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LE PARTISAN

  • Sécurité privée, guerre économique et principe de réalité

     

     

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    Quel est le cinéphile qui ne connait le film de Sydney PollackLes Trois Jours du Condor ? Joseph Turner agent d'une unité spéciale de la CIA est une sorte d'encyclopédie vivante. Son emploi consiste à lire toute la littérature d’espionnage mondiale, livres, thèses, afin d’y découvrir d’hypothétiques messages codés qui impliqueraient de possibles menaces extérieures à l’encontre des États-Unis . Il effectue donc une veille permanente de tous les écrits édités à travers le monde et grâce à ses excellentes connaissances, il élabore des scénarios utiles à l'Agence, trouve des fuites dans ses méthodes et éventuellement de nouvelles sources de renseignements.

    Or, un jour, après être allé faire des courses pour la pause déjeuner, Turner retrouve tous ses collègues assassinés. S'engage alors une course contre la montre pour savoir qui a commis ces meurtres et comment leur échapper. Mais il comprend très vite que c'est un groupe secret, agents de la CIA, « Shadow cabinet », véritable état dans l'état, qui est à l'origine du drame. Sans le vouloir vraiment son unité avait commencé à démasquer la véritable source du pouvoir.

    Même logique pour Ali Kazancigil qui écrit dans son dernier ouvrage La gouvernance pour ou contre le politique « Loin de soumettre la gouvernance à la raison politique, la démocratie et l'état souverain se sont laissés pénétrer par sa logique marchande et gestionnaire. Nous assistons à la domination de la rationalité instrumentale du marché et de la défaite de la raison politique. » Tout le monde en effet peut constater que la gouvernance « est une modalité technocratique et privatisée de l'action publique ».

    Dans les deux cas, comme citoyen, chacun peut s'en féliciter ou s'en offusquer : décrypter ce jeu tentaculaire c'est déjà commencer à saisir la complexité et comprendre l'abandon des anciens droits et devoirs régaliens des états, mais comme acteur « économique » de la sécurité, ne devons-nous pas tenir compte de cette évidente réalité ?

    Les directions des entreprises internationales se doivent donc désormais, non seulement d'adapter leurs politiques de développement au contexte local mais aussi leur « risk management » à tout type de situation. Il ne s'agit plus seulement de « sécuriser » au maximum leurs activités donc leurs profits, lorsque l'entreprise est implantée dans un pays sensible ou continuellement en crise, mais aussi de développer des structures de défense à l'intérieur même des nations mères. Les services de sécurité privés ne sont pas des amicales de mercenaires mais bien des pompiers qui palliant au déficit des structures d'états affaiblies agissent, en coopération avec elles, en temps et en heures pour éteindre les incendies conformément aux besoins légitimes des acteurs économiques majeurs, de leurs employés et de leurs usagers dans une authentique « guerre économique ».

    Bien que la formule de « guerre économique » suscite toujours incompréhension et contresens, elle n’en recouvre pas moins une réalité. En effet, depuis vingt ans, la globalisation des marchés et l’émergence d’une compétition mondiale, sans règles stables, se traduisent par une concurrence sans retenue entre les pôles financiers et industriels.

    Ali Laïdi définit la guerre économique comme « la stratégie économique agressive d’une entreprise ou d’un État pour atteindre un objectif : conquérir ou protéger un marché ». Elle apparaît ainsi comme un instrument belliqueux au service de la puissance des États et peut revêtir plusieurs formes : le benchmarking offensif, la contrefaçon, le débauchage concurrentiel, la guerre de l’information, le social learning, etc. La sémantique du concept de « guerre économique » est sujette à polémique. Nombreux sont les spécialistes qui rejettent l’emploi du vocable martial, car la « guerre économique » ne repose pas sur le recours à la force armée. Ils préfèrent évoquer l’hyperconcurrence ou l’hypercompétition à laquelle se livrent les entreprises et les États. D’autres encore nient purement et simplement le durcissement des relations. Ainsi, Patrick Viveret, philosophe et magistrat, estime que la guerre économique est un prétexte pour faire accepter aux citoyens la disparition des avantages sociaux au nom d’une société toujours plus libérale. Quoiqu'il en soit, il est impossible de ne pas reconnaître que les rapports commerciaux entre les acteurs économiques se sont nettement radicalisés depuis la chute du Mur de Berlin.

    La globalisation du marché, n’a pas pacifié le monde des affaires, mais pousse de plus en plus les états comme les entreprises à durcir leur politique de compétitivité. Dans cet affrontement, ce qui reste de l’État est à la fois juge et partie. Juge lorsqu’il encadre de manière minimale le fonctionnement des marchés et partie lorsqu’il utilise toute sa force pour soutenir ses champions économiques. Si le principe de la libre concurrence empêche les États de mettre en place une certaine politique industrielle, ces derniers s’efforcent de contourner cette interdiction et utilisent leur administration, et particulièrement « leurs services de renseignement », pour soutenir leurs fleurons industriels. Le rôle de l’État dans la compétition économique est d’autant plus important à l’heure où la crise financière frappe l’économie mondiale. Tous, même les ultralibéraux, se tournent vers lui pour sauver « le système ». Des États-Unis à la Russie en passant par la Grande-Bretagne, les fonctionnaires des différents pays se transforment en véritables « guerriers du business ». Et comme dans le même temps les états effectuent des coupes brutales dans les budgets de sécurité, ils se tournent naturellement vers le traitement privé de celui-ci ou ne laissent aucun autre choix aux entreprises pour se protéger.

    Dans ce cadre,  « l ’intelligence » économique privée est rapidement apparue comme l’outil indispensable à la pérennité, au dynamisme et au développement économique durable des entreprises. La permanence et l'importance de « la veille » des « services privés » à l'intérieur des entreprises font désormais partie de ce principe de réalité définitivement admis. Dans la modernité du troisième millénaire, les milieux économiques doivent porter à la fonction publique le plus grand intérêt et réciproquement, afin de recueillir le maximum de renseignements vitaux pour la survie et l’expansion de ceux-ci ... Les phénomènes de « spy drain » (concept de transfert d'agents des service de renseignements publics vers les services de renseignements privés), privatisation et « outsourcing » sont amenés à se développer de façon exponentielle. Tout le problème réside alors dans l'encadrement par des professionnels pouvant harmonieusement négocier ces transferts dans l’efficacité, la rapidité et la mise à niveau concernant les exigences et les perspectives des entreprises.

    Jean-Marc DESANTI

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  • Sécurité : identifier l’ennemi

     

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    « De leurs ennemis les sages apprennent bien des choses. » (Aristophane)

     

    Un ennemi invisible est pire qu’un ennemi visible. Le plus difficile pour assurer une sécurité maximale de haute valeur est l’identification dans toutes sortes d’environnement des structures techniques des réseaux auxquels le professionnel se trouve confronté. Agir au moment de l’action néfaste est déjà un signe de faiblesse voire d’échec. Cela signifie l’aveu pour les acteurs de la sécurité de n’avoir pas su frapper avant le déclenchement des hostilités. Or, il est toujours tentant et rassurant de croire qu’il est impossible de dégager un logiciel unique « d’appréhension ». C’est la légitimation parfaite de la préférence d’une intervention spectaculaire musclée, justifiant les émoluments demandés. Cependant, il est préférable d’opter pour une neutralisation discrète dans tout types de situation. Le responsable de la sécurité doit toujours avoir l’initiative. Seule une identification précise de l’architecture et des hiérarchies des réseaux peut permettre l’annihilation de ceux-ci avant le début de leurs actes. Ainsi, même si nous devons évidemment « ajuster » notre traitement de données à chaque type de situation, les rôles qu’on retrouve dans tous les réseaux sont au nombre de sept. Un même individu peut en jouer plus d’un. Nous devons repérer :

     

    1) Les organisateurs qui forment le noyau assurant la direction du réseau.

     

    Ce sont eux qui déterminent l’échelle et l’ampleur des activités ainsi que l’orientation et

     

    l’impulsion nécessaires à la mise en œuvre de ces activités.

     

    2) Les isolateurs qui sont des individus ou des groupes qui se chargent d’isoler le noyau du réseau des menaces posées par l’infiltration ou les compromis auquel il est exposé. Ces acteurs transmettent les directives et les orientations venant du noyau en direction de la périphérie. Ils s’assurent aussi que les flux de communication venant de la périphérie ne contribuent en rien à compromettre le noyau.

     

    3) Les communicateurs , sont les individus qui s’assurent que les flux de communication transitent efficacement d’un acteur à l’autre à travers l’ensemble du réseau. À la différence des isolateurs, ils doivent recueillir du « feedback » à propos des directives qu’ils transmettent aux autres acteurs du réseau. Il peut y avoir des conflits entre ceux qui jouent des rôles d’isolateurs et ceux qui jouent des rôles de communicateurs, les mêmes individus peuvent jouer les deux rôles à la fois de façon à éviter ces conflits.

     

    4) Les gardiens qui se chargent de la sécurité du réseau et prennent les mesures requises pour minimiser sa vulnérabilité à des infiltrations ou à des attaques venant de l’extérieur. Leur rôle consiste aussi à veiller sur le recrutement qui se fait dans le réseau et à s’assurer de la loyauté des recrues au moyen d’un mélange de serments rituels et de coercition latente exercé sur les nouveaux membres et leur famille. Les gardiens cherchent à empêcher qu’il y ait défection de la part des acteurs du réseau et à minimiser les dommages quand des défections se produisent.

     

    5) Les prolongateurs dont le rôle est d’étendre le réseau grâce au recrutement de nouveaux membres, mais aussi de négocier des collaborations avec d’autres réseaux et d’encourager des collaborations venant du monde des affaires, du gouvernement ou de la justice. Les tactiques utilisées à cette fin sont variées. Elles vont du recrutement volontaire au moyen de pots-de-vin ou de corruption, jusqu’au recrutement involontaire au moyen de la coercition, appuyé à l’occasion par des incitations et des récompenses.

     

    6) Les surveillants voués à l’efficacité du réseau et dont les responsabilités consistent à fournir des renseignements aux organisateurs sur les faiblesses et les problèmes existants dans le réseau, de façon à ce que les organisateurs puissent y remédier. Les surveillants font en sorte que le réseau soit capable de s’ajuster à des circonstances nouvelles et maintienne un haut degré de flexibilité, ce qui est nécessaire pour déjouer la loi.

     

    7) Les « agents doubles » qui font partie d’un réseau criminel, mais qui continuent de travailler dans des organisations de nature licite, qu’elles soient gouvernementales, financières ou commerciales. À ce titre, ces personnes fournissent de l’information précieuse et contribuent à la protection du réseau.

     

    Ainsi, les isolateurs, les gardiens, les surveillants et les agents doubles contribuent à protéger les réseaux contre ceux qui cherchent à les neutraliser . Nous ajouterons quelques considérations sur les mesures d’auto-protection utilisées par ces réseaux.

     

    Ces mesures d’auto-protection concernent principalement le noyau du réseau.

     

    L’infiltration de la périphérie est possible, mais celle du noyau est beaucoup plus difficile non seulement parce qu’il est mieux protégé mais aussi parce que les membres de ce noyau sont unis par des liens forts et un degré élevé de confiance mutuelle et de loyauté.

     

    De plus, l’infiltration ou la mise en accusation de certaines parties de la périphérie ne pose pas des problèmes trop sérieux au réseau, dans la mesure où ces parties de la périphérie peuvent être coupées du réseau ou encore remplacées par le recrutement de nouveaux membres. Le fait que l’information de nature stratégique soit compartimentée dans la périphérie contribue également à limiter les dommages.

     

    Nous devons ajouter que dans les réseaux criminels fondés sur des bases  ethniques les mécanismes défensifs sont tout particulièrement efficaces. Dans ces réseaux la confiance mutuelle et la loyauté sont encore plus grandes dans le noyau et le renouvellement des parties atteintes dans la périphérie est plus facile étant donné les liens forts existant dans les milieux ethniques et le peu de visibilité de ce qui s’y passe.

     

    Depuis des années et sans attendre le choc du 11 septembre l’histoire constate qu’une haute technicité ne saurait remplacer l’infiltration, le noyautage et la réduction des réseaux grâce à la parfaite connaissance des processus de mécanique qui les animent.

     

    Focalisée sur un type précis de comportement humain, cette connaissance n’a d’autre choix que d’accepter l’interdisciplinarité, dans le but d’étude du phénomène criminel « à anticiper », au sens large : crimes, délits, mais également témoignages, méthodologie de recherche, étude pénale, épidémiologie et sémiologie… Tous les aspects du crime, de la personne criminelle (sa psychologie, ses droits, les causes de son comportement) aux explications plus profondes sur « les groupes » permettent cette indispensable identification de l’ennemi sans laquelle la notion même de « sécurité » se trouverait gravement remise en cause.

     

    Jean-Marc DESANTI

  • Sociétés nébuleuses et linguistique

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    Interpréter des informations, c’est d’abord et avant tout savoir lire, porter son regard sur un texte puis sur des mots et s’en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s’y fondre.

    Il est indispensable avant même de saisir le fonctionnement de s’attacher au sens des définitions lexicales concernant les Sociétés Privées de Logistique, les Sociétés Privées de Gardiennage, les Sociétés Militaires Privées et les Sociétés de Sécurité Privée.

    Les Sociétés Privées de Logistique assurent des missions « périphériques » avec une importance vitale pour l’efficacité des forces armées. Une fois la guerre commencée, elles poursuivent leurs missions à l’arrière du front, après avoir signé, comme récompense, des contrats dans le cadre des projets de reconstruction. Ainsi, par exemple, avant le début des opérations américaines en Irak en avril 2003, plusieurs entreprises privées sont déjà présentes au Qatar afin de préparer l’arrivée des premières troupes. Elles ont transporté du matériel militaire, des fournitures diverses et, sur place, installé les camps provisoires mis à disposition de l’armée américaine par les autorités qataries.

    Les Sociétés Privées de Gardiennage quant à elles, ne fournissent pas de services militaires. La plus importante est la danoise G4S Falck-Securicor  . Elles assurent des missions à finalités civiles, comme le transfert de fonds, le contrôle de visiteurs dans les bâtiments officiels, ou la télésurveillance ainsi que la sécurisation des lieux de résidence des employés de différents sites.

    Avant 2001, il est aisé de différencier les Sociétés de sécurité privées des Sociétés militaire privées.

    Les Sociétés de sécurité privées sont spécialisées dans l’analyse des risques, l’établissement de plans de réformes des armées, de plans de lutte contre le terrorisme, de doctrines militaire.

    Les Sociétés militaire privées fournissent des services plus « opérationnels » comme la protection physique de personnalités ou de convois, la sécurisation de sites civils ou militaires, ou l’entraînement de policiers et de militaires au combat de situations extrêmes. Blackwater (Elle a adopté le nom de Xe le 13 février 2009) a été sans conteste la meilleure société dans ce domaine, utilisant son propre matériel de pointe, de la flotte d’hélicoptères au matériel d’armement.

    Cependant, au début des années 2000 et encore plus à la suite du 11 septembre 2001, les Sociétés de sécurité privées s’attaquent au marché des Sociétés militaire privées et vice-versa. Il est alors difficile de distinguer les deux catégories d’un point de vue uniquement fonctionnel. Plus encore, le terme de Société militaire privée s’étend au domaine de la logistique et du gardiennage, si bien qu’il devient le terme unique le plus couramment employé. Les leaders mondiaux du secteur militaro-industriel ont procédé au rachat de sociétés militaires privées dans une vague de fusions-acquisitions, ou ont, au moins, pris part à l’actionnariat de celles-ci . Ces entreprises maîtrisent ainsi la quasi-totalité de la chaîne de services aux armées, de la conception à la mise en pratique sur le terrain. Nombre d’entre elles sont cotées en bourse.

    Les Sociétés Militaires Privées ont des stratégies marketing proches des grandes firmes multinationales. Dès lors, leurs méthodes de recrutement sont comparables à toute société. Elles effectuent un appel d’offres au sein de relations soigneusement établies, voire parfois au sein d’associations d’anciens militaires. Les annonces de recrutement sont diffusées dans des revues spécialisées consacrées aux chroniques d’opérations militaires, aux descriptions d’unités spéciales ou aux méthodes de combats modernes, ou via des bourses d’emploi créées sur Internet. En général cependant, l’embauche fait intervenir des réseaux de relations. Les procédures de recrutement peuvent donc être très légères, car informelles. Il est courant que les parties se mettent d’accord par téléphone ou par e-mail.

    Les Sociétés Militaires Privées recrutent d’anciens militaires, bien formés et bien entraînés, particulièrement des membres des forces spéciales, John Geddes en est un exemple : ancien des forces spéciales britanniques, il était parmi les premiers Occidentaux à se rendre en Irak pour travailler comme contractor. Pour mieux comprendre les profils type de Sociétés Militaires Privées , l’étude d’une société américaine, MPRI et d’une société française Secopex est éclairante. Fondée en 1988 par huit généraux, la société Military Professionnal Rand Inc. est située à Alexandria, en Virginie. Elle se présente comme « la plus grande entreprise d’expertise militaire du monde ». En novembre 2000, elle crée l’Alexandria Group, chargé du secteur « formation-entraînement », dirigé par Joseph Wolfinger, l’ancien directeur de la formation du FBI. La société a à sa tête le général Carl E. Vuono, ancien chef d’état major de l’armée américaine, qui a joué un rôle important dans la planification de la guerre du Golfe. Son premier client est le Département de défense américain qui lui demande d’élaborer des cours pour ses colonels. En juin 2000, MPRI est rachetée par L3 Communication qui fusionne elle-même avec Titan Inc. La société new-yorkaise est spécialisée dans l’électronique et les communications militaires. La Military Professionnal Rand Inc. est l’illustration parfaite du phénomène de fusions-acquisitions, rachats et rapprochements qui s’opèrent dans la nébuleuse des Sociétés Militaires Privées. L3-Titan dispose alors d’une branche armée, allant de l’assistance au soutien aux forces armées, en passant par des opérations humanitaires. Secopex est l’unique société française qui se définit elle-même comme une société militaire privée « de type anglo-saxon ». Rappelant que ce ne sont pas des activités mercenaires, Pierre Marziali, président directeur général de la société, tué à Benghazi dans la nuit du 12 au 13 mai 2011 expliquait qu’ils « assurent des missions de formation et de conseil militaire, ainsi que des opérations en milieu hostile à l’étranger ». Les clients sont des États souverains ou des entreprises pétrolières ou gazières, entre autres, pour des contrats de droit français. La société comptabilise environ 1 500 à 2 000 employés, anciens militaires pour la plupart, exerçant des métiers de pilote d’hélicoptère à nageur de combat . Active depuis 2003, elle revendique immédiatement le statut de Société d’appui stratégique et opérationnel. Comme tout autre entreprise, elle propose des stages de formation, nécessitant quelques pré-requis, qu’il est possible de financer par les aides du Pôle Emploi ou de l’ANPE. Le stage proposant la formation de contractor est accessible aux personnes issues du Ministère de Défense ou de l’Intérieur, qui ont exercé le métier d’Agent de Protection Rapprochée (formation aussi proposée), ont suivi une formation initiale dans la protection et sont titulaires d’une licence de tir de plus d’un an.

    Comme toute société compétitive, les Sociétés Militaires Privées évoquent leur « transparence », et tentent d’offrir un visage apte à séduire leurs actionnaires et à rassurer leurs clients. Elles disposent de leurs propres services de marketing et de relations publiques, participent à des conférences, et se regroupent parfois en associations professionnelles.

    Jean-Marc DESANTI

  • Vers les guerres du pain et de l’eau ?

    "Quand les temps seront venus, – Aucune famille – N’aura plus d’enfants pieds-nus,
    Traînant la guenille. – Tout le monde aura du pain, – Vive la Commune, – Enfants"
    ( Eugène Chatelain )

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    Qui ne se rappelle aujourd’hui encore le slogan qui voyageait de New-York à Berlin et de Londres à Rome pendant la crise de 1929 : « le pain et la liberté ! » ? Ces mots avaient été les mêmes en 1905 et 1917 en Russie, en 1956 lors du soulèvement de Poznan en Pologne et en 1953 et 1989 en Allemagne de l’Est avec les conséquences que l’on connait …

    Or aujourd’hui encore plus qu’hier, le problème des émeutes de la faim , cette manifestation des besoins physiologiques de survie élémentaire (manger, boire, dormir, respirer), est à la base de bien des enjeux planétaires.

    La sécurité alimentaire est le point de rencontre de trois vecteurs mondiaux instables :

    • La géophysique (les changements environnementaux à grande échelle, dont l’urbanisation et les changements climatiques).

    • La géoéconomie (le déplacement du centre de gravité économique vers l’Asie et l’émergence du capitalisme chinois prenant la forme, par exemple, d’investissements de fonds souverains visant des terres agricoles).

    • La géopolitique (les rapports nouveaux et incertains entre l’Orient, l’Occident ).

    Ces trois facteurs influent sur la sécurité alimentaire.

    À titre d’exemple, les vagues de chaleur qu’a connues la Russie en 2010 ont contribué à la sécheresse et donc aux incendies qui ont détruit les récoltes. Or, pour sa propre stabilité, la Russie doit veiller à conserver des réserves intérieures de blé à un coût abordable. Elle a donc décidé d’interdire les exportations de blé, qui est devenu un bien stratégique nécessaire à la sécurité intérieure plutôt qu’une denrée échangée sur le marché libre. Le retrait du blé russe du marché a favorisé la spéculation et exacerbé le prix déjà exorbitant des aliments à l’échelle mondiale.

    L’un des plus gros importateurs de blé de la Russie est l’Égypte.

    Le gouvernement égyptien devant, lui aussi, fournir des denrées à un prix abordable dans l’intérêt de la sécurité intérieure, subventionnait fortement le pain depuis longtemps. Privée du blé russe et devant la hausse des prix sur le marché, l’Égypte n’a pu faire autrement que d’augmenter le prix du pain. Ainsi, le coût du blé sur le marché mondial ayant augmenté de 80 % dans l’année, le prix du pain en Égypte augmenta de 30 % dans la même période. Cette hausse suscita le mécontentement populaire et contribua aux bouleversements politiques en Égypte et au « Printemps arabe » dans le reste du monde arabe. Mais le soulèvement de ses habitants affaiblit la position de l’Égypte face à ses voisins, ce qui ouvrit la porte aux autres États du réseau hydrographique du Nil, dont le Soudan, pour exiger un accès accru à cette eau, si vitale aussi.

    Le Soudan n’a-t-il pas déjà conclu un partenariat avec la Chine pour la construction de barrages qui risquent de faire éclater des conflits, ce qui pourrait avoir un effet considérable sur la stabilité dans la région et au delà ?

    Dans un monde où l’interdépendance s’accroît sans cesse, l’approvisionnement alimentaire à prix abordable devient rapidement l’un des secteurs les plus critiques de conflits éventuels.

    L’occident, lui, se croit à l’abri de troubles liés au prix des aliments. Pourtant, dans les pays riches, le recours aux banques alimentaires augmente et la nourriture devient un enjeu politique.

    La sécurité alimentaire est une manifestation omniprésente et tangible du célèbre « effet papillon ».

    Déjà, et ce sans même qu’il y ait eu d’attaque délibérée contre le système alimentaire mondial, la sécurité du système et la sécurité fournie par le système sont chancelantes. Il suffit d’évoquer la possibilité d’une attaque contre un maillon critique de la chaîne d’approvisionnement alimentaire pour que l’utilité de stratégies alimentaires nationales devienne évidente.

    Une stratégie globale « de défense » tiendrait compte, non seulement, des trois « vecteurs » mais elle prendrait, aussi, en considération les politiques, l’économie et les ressources naturelles d’aujourd’hui, mais encore leurs projections dans l’avenir.

    Certains États ont une longueur d’avance dans l’élaboration d’une stratégie de sécurité alimentaire. Il en va ainsi de la politique de l’enfant unique en vigueur en Chine. Cela a eu pour effet de réduire la demande de nourriture et d’autres ressources. Parallèlement, le gouvernement chinois tente de s’assurer un approvisionnement fiable sur les marchés, cherche à faciliter l’achat de terres agricoles à l’étranger, à investir ses fonds souverains et à établir des relations avec des États qui, comme le Zimbabwe, sont isolés politiquement, mais riches en ressources naturelles. Les épigones de Pékin savent bien que, pour se sentir en sécurité, ils doivent fournir à la majorité de la population de la nourriture à un prix abordable.

    En Chine comme en Russie, les denrées alimentaires sont ainsi considérées comme des biens stratégiques plutôt que des produits de base. Les pays industrialisés exportateurs de produits alimentaires ont encore tendance à considérer la nourriture comme une denrée « ordinaire ».

    Par ailleurs, les investissements considérables faits par les pays du Golfe, entre autres, dans les terres agricoles à l’étranger pourraient, par exemple, renforcer l’incertitude quant au prix du blé et, par ricochet, toucher les producteurs des pays riches de l’hémisphère nord.

    Alors que de plus en plus de pays entreprennent des évaluations stratégiques de la propriété, de la vulnérabilité et de l’accessibilité du système alimentaire mondial et élaborent des stratégies alimentaires nationales (en janvier 2010, la Russie a mis en œuvre sa doctrine de sécurité alimentaire), les retardataires, que nous sommes, pourraient être acculés à des choix de plus en plus limités nous menant à des chocs et à des situations de crise.

    Jean-Marc DESANTI 

  • Le Corsisme, un nouveau front Bolivarien

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    La Corse est à la France ce que Bolivar et Chavez sont aux Yankees. L’Amérique du Sud a toujours été l’arrière-cour de l’impérialisme. Après l’opération Condor et ses coups d’état, l’assassinat de responsables politiques et syndicaux, le sud de l’Amérique, aujourd’hui, donne ses latinos aux Marines pour la survie de l’empire US.

    La Corse, au XX° siècle a donné 20% des cadres de l’administration coloniale, 22% des soldats, 6% des officiers coloniaux et près de 30000 morts en 1914 1918. Elle a payé très cher le prix du sang des hommes et pire encore avec le sang de sa terre. Après l’exode et le sacrifice de ses fils au service de l’empire français, entre 1850 et 1930 les surfaces cultivées diminuèrent de plus de 50%. Même après le martyre de Fred Scamaroni et l’insurrection en 1958 de l’île en faveur de Charles De Gaulle, il y avait, à la fin des années 1950 plus de corses hors de l’île qu’à l’intérieur. Qu’on le veuille ou non, ce territoire et ses habitants ont subi un sort comparable aux latinos : la masse destinée au carnage militaire ou économique et quelques « idiots utiles » bachagas corrompus, jouant l’exotisme sous les ors d’une république, au fond méprisante. Ce constat, perçu comme une « des heures les plus sombres de notre Histoire » ne porte-t-il pas le levier même de la résurrection de la nation corse : le Corsisme.

    Le Corsisme comme le bolivarisme trouve sa justification dans l’injustice persistante. Les corses sont un peuple avec une langue et un territoire mais un peuple sans état alors que la France est un état sans peuple !

    Les comparaisons avec la Bretagne et le Pays Basque, qui ont beaucoup donné pour une patrie ingrate, sont pertinentes, cependant la position éminemment stratégique de la Corse place celle-ci dans une situation particulière. Elle est un enjeu au cœur d’un ouragan car, petite plateforme de l’Italie, porte des Balkans (vieille frontière entre Islam et Chrétienté), elle demeure le point de contrôle des relations Nord-Sud, osons le mot, des tensions entre l’Occident et l’Orient…

    En Corse, environ 10% de la population est d’origine maghrébine. L’histoire du travail est indissociable de l’histoire des migrations. Le capitalisme, c’est l’enrôlement de l’homme comme force de travail. C’est une réquisition avec son corollaire, la mobilisation : rendre mobile.

    Rendre mobile de façon inéluctable, interprétation économiste et utilitariste des comportements humains, alibi pour entériner les misères du tiers-monde et abandonner toute politique de coopération d’envergure, indifférence pour tous les hommes dont les destins ont été broyés par le déracinement et dont les corses gardent les cicatrices purulentes.

    Certains musulmans veulent rester eux-mêmes luttant avec ténacité contre les séductions superficielles d’un Occident déculturé et atomisant. On ne peut que leur rendre hommage. Mais à qui veut-on faire croire que si les corses sont dans la même démarche, ils ont pour visée un même objectif ?

    Veut-on transformer, tôt ou tard, le Monte Cinto en Massada où les derniers corses s’immoleront plutôt que de capituler devant les exigences de flux migratoires immaîtrisables par les fonctionnaires mondialistes irresponsables de Bruxelles ?

     La Corse est chaleureuse et accueillante Plus elle sera forte, moins elle sera violente.

    Le Corsisme c’est la volonté de doubler les 281000 habitants de l’île en instituant « une loi du retour » pour les corses de la diaspora : de doubler !

    La Sicile a plus de 5 millions d’habitants et Malte près de 400000 !

    Le Corsisme c’est la prise en compte que la patrie réelle est nécessairement complétée de la Corse rêvée par tous ceux qui, un jour, ont dû la quitter.

    « Demain à Sartène ou à Aullène, à Rogliano ou Bonifacio » est, au moins, autant légitime que le « demain à Jérusalem » des juifs en diaspora…

    Le Corsisme est un projet politique historique et humaniste qui propose aux insulaires et aux corses de la diaspora , réunis dans une même nationalité, de reconquérir l’île, de se réapproprier chaque village et chaque terrain, au-delà de l’image d’une économie touristique et agro-pastorale.

    Le Corsisme, c’est la Nation en armes, dans une Force de Défense capillaire implantée et disséminée dans le moindre recoin du « Macchia ».

    Le Corsisme c’est la prise de conscience que la Corse , cette montagne dans la mer, est une forteresse qui ne sera défendue que par des patriotes corses.

    Le corsisme c’est de ne plus tuer par l’oubli les paroles de Jean-Jacques Rousseau dans Le Contrat Social : « Il est encore un pays, en Europe, capable de législation; c’est l’île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté méritent bien que quelque homme sage lui apprit à la conserver ! ».

    Le Corsisme c’est l’établissement d’un axe Moscou-Jerusalem-Caracas-Alger-Ajaccio contre cet Occident qui n’est plus qu’une immense machine à mettre en mouvement les hommes, les techniques et les capitaux en arasant différences et identités…. Et l’on verra si la Corse est incapable de se défendre militairement !

     Les chants polyphoniques ne sont pas des gémissements de folklore. Ce sont les voix des enfants de Sparte qui se mêlent avant l’assaut.

    Les corses sont différents, ils sont autres et veulent le rester car comme l’écrivait le normand Jean Mabire : « Jamais un Bouriate ne sera un Kalmouk ni un Blanc un Jaune. Et pourtant ils peuvent se battre côte à côte, justement pour faire régner dans le monde la différence nécessaire entre les peuples et entre les hommes. C’est cela le sens de mon combat : la revanche de l’individu. Je hais l’égalité. C’est le mensonge des prophètes. Pas un peuple ne ressemble à un autre peuple. Pas un homme à un autre homme. J’aime les étrangers justement parce que ce sont des étrangers. ».

    La seule bonne politique est la politique de sa géographie. Aujourd’hui, la base de la coexistence est le positionnement économique et éthique, le rapport entre économie globale et économie régionale, c’est-à-dire l’intérêt des peuples corse,italien,maghrébin,israélien, palestinien et libanais à un développement « écologique » harmonieux par une coopération économique, mutuellement équitable. Pour cela il est indispensable d’admettre une fois pour toute que l’Occident n’est pas la seule boussole. La Corse est la clé de dialogue de civilisation à civilisation de part et d’autre de la Méditerranée .
    La Corse c’est l’Europe en Orient.
    Laissons les américains se perdre, plaignons leurs soldats latinos qui meurent pour rien, ou plutôt pour le capitalisme sauvage, les pétroliers cyniques, les roitelets corrompus.
    La culture corse est un espoir de civilisation qui lève le voile sur ce que Péguy prévoyait: « la lutte mortelle entre le monde de l’argent d’une totale et absolue matérialité et tous les autres mondes ensembles ( le monde des philosophies et le monde des religions) qui sont de quelque spiritualité et dont les sorts sont liés, les fortunes conjointes »

    Jean-Marc DESANTI

     

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  • Jean de Brem : Notre mémoire

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    Colline Ste-geneviève, près du Panthéon, le 18 avril 1963, un jeune homme de 27 ans tombe sous les balles de policiers parisiens. Pour lui arracher les secrets qu'il venait d'avaler, ils lui percent la gorge sans plus de façon. La presse ne trouva rien à redire.

    Etudiant, Jean de BREM avait milité au mouvement des jeunes indépendants. Après une brillante campagne en Algérie, lieutenant parachutiste, il participe à l'opération de Suez. Démobilisé, il entre en journalisme. Convaincu du déclin de notre civilisation, il rejoint l'OAS-Métro dès sa création. Mais déjà il ne voit d'issue que dans l'union étroite des nations européennes.

    Plongeant alors sa plume dans la lave de l'histoire du continent blanc, il rédige le " Testament d'un européen ". Il y exprime la force du destin qui est le nôtre, dans une épopée grandiose restée inachevée. Telle quelle, cependant, elle témoigne de talent, de ferveur et d'un souffle prometteur.

    Proche, par les convictions et la spiritualité de Jean Bastien-Thiry, Jean de Brem tombe 37 jours après l'exécution de son ami. 37 jours, le temps qui a séparé l'exécution de Brasillach de la mort de Drieu…

    0ba427b63bd42baba59a5dafc87712c0.jpg« Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. Je suis le prince débile issu d’une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s’amassent à l’Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. Je vais mourir. Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien. Depuis cinquante ans j’ai dispersé l’héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n’aurais pas d’héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu’un message : l’histoire, la très belle histoire d’une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d’hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu’importe. Voici comme un dernier cri de rage et d’amertume. »

    « Taxez-moi de romantisme, qu'importe !
    Pour moi, le trésor du monde, c'est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique.
    C'est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne.
    C'est le Romancero du Cid, ou le visage hugolien de "l'enfant grec".
    C'est un tombeau des Invalides, ou le Grand Aigle de Schönbrunn, l'Alcazar de Tolède, ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres, ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la Porte de Brandebourg devenue le poste frontière de l'Europe mutilée.
    Pour toutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l'héroïsme et du génie de nos pères, pour notre terre menacée d'esclavage et le souvenir d'un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine.
    Frêle Geneviève de Paris, patronne de l'Europe, seule contre les hordes mongoles, tu symbolises notre esprit de résistance.
    Et toi, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix milles fidèles, Alexandre, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et le sens de l'Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l'Europe impériale
    . »

    Avant-propos de Jean de Brem dans Le testament d’un Européen

    2044810829.jpgQuelques mois plus tôt : 6 juillet 1962, 3 heures 56 du matin. Une salve secoue la brume. Au même instant, sur l'autoroute du sud, la France, insouciante, part en vacances.

    Pourtant, à quelques centaines de mètres à peine, un second coup de grâce claque et fait tressaillir l'homme qui tient dans sa main un petit drapeau tricolore. Le sang coule sur sa tenue léopard. Il souffre, il souffre dignement.
    Devant ce militaire que la mort hésite à prendre, à l'écoute des plaintes émises par le blessé, un colonel déclare froidement que ce sont là les spasmes de l'agonie. Maître Tixier-Vignancour et Maître Denise Macaigne, soutenus par l'aumônier de la prison de Fresnes, s'opposent à cette honteuse constatation et forcent les autorités à appeler un médecin. Ce dernier confirme bien les affirmations des avocats :" l'homme vit toujours". Alors, alors il faut l'achever.

    A 4 heures 04, l'adjudant - bourreau- tire par trois fois sur l'officier blessé, mais ses mains tremblent et les trois coups de grâce ratent leur but. Armé d'un autre revolver qu'il est allé chercher, le sous-officier revient . Il est 4 heures 08, la boucherie a pris fin.

    Le corps est placé dans un cercueil en bois blanc. Le pouvoir vient d'obliger son armée à accomplir un nouveau meurtre. Après 11 minutes de calvaire, frappé d'une seule balle sur les 11 tirées par le peloton d'exécution d'une armée française, le lieutenant Roger Degueldre, officier au Premier Régiment Etranger de Parachutistes, est mort au 6ème coup de grâce, en criant : "Vive la France". Mais ce cri qu'il a poussé ne peut être entendu par la France dont il souhaite la vie au moment même où elle lui donne la mort.

    La France, allongée sur les plages de l'Atlantique et de la Méditerranée ne se soucie nullement de regarder ceux qui l'entourent, ceux que l'on juge, que l'on condamne, que l'on assassine, ceux qui pleurent, qui ragent et qui désespèrent.

    La France, égoïste, dort... au soleil. Ce soleil qui apporte aux estivants la chaleur qui manque à ceux que l'exode vient de jeter brutalement en Métropole : les pieds-noirs.

    Ils sont seuls, les pieds-noirs. Pourtant dans leurs maigres bagages - un glorieux passé baigné de sang - ils observent la récompense de leur patriotisme : l'apaisement de leurs vicissitudes, le cadeau de bienvenue du pouvoir, il est là : c'est le cadavre d'un officier français, le corps criblé de balles, c'est Delta. Delta ! L'homme qui avait quitté l'armée parce que trop militaire, il refusait de s' écarter du chemin de l'honneur, l'homme qui les avait défendus, réconfortés, aidés à reprendre espoir, le lieutenant Roger Degueldre qui, quelques minutes avant sa mort leur avait transmis son ultime message en déclarant : " Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ".

    L'officier parachutiste mort en chantant la Marseillaise rejoignait ses compagnons de combat, victimes eux aussi des balles françaises. D'abord Claude Piegts, un des plus nobles exemples des Français d'Algérie, mort à 27 ans, victime de la ferveur patriotique au cri de : "Visez au coeur, Vive l'Algérie française"
    Et Albert Dovecar, sergent-chef au 1er REP, mort à 25 ans, Dovecar qui, à l'audience, déclarait encore: "J'ai trouvé à la Légion tout ce qui me manquait dans le civil : une maison, des camarades". Mais la maison était détruite et les camarades étaient morts.

  • Les coqs de la grande muette

    Hier soir, en rentrant chez moi, je passais Avenue Victor Hugo, devant  le campus européen de Sciences Po, au moment précis où une kyrielle d' officiers de nos trois armées, chamarrés, jeunes et fringants se disséminaient comme une flopée de moineaux femelles.

    Un colloque, sans doute ou une bonne parole à porter, ou encore un rituel de séduction pour l'élite future de l'Europe mondialisée, ils étaient plusieurs à orchestrer un curieux ballet, tortillant de l'arrière- train avec de larges gestes étudiés, parsemés de sourires béats et satisfaits.

    Brutalement une chose me frappa. Sur leurs uniformes impeccables sentant l'obsession de l'élégance convenue, exigée d'un maître tailleur, se dessinaient des dizaines de décorations. Tous, officiers de l'armée de terre, de la marine ou de l'air ressemblaient à ces bedonnants maréchaux soviétiques, ces roitelets africains ou colonels sud-américains qui semblent manquer de place pour pouvoir accrocher leurs hochets.

    Une question à l'odeur désagréable me vint à l'esprit : d'où tenaient-ils ces décorations ?

    Ma génération eut des chefs qui connurent les combats de la France Libre, de l'Indochine et de l'Algérie. Cependant, ils semblaient se contenter d'une ou deux rangées de médailles mais il est vrai avec citations et palmes.

    J'ai présenté les armes à Bigeard, venu visiter mon régiment, le 6° Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine, son ancien 6° Bataillon de Parachutistes Coloniaux de l'Indochine. « Bruno » n'avait qu'un imperméable bleu …

     

    Mais ceux-là, des couleurs de Carnaval pour afficher sans complexe l'agonie de ma patrie, la fin de l'indépendance de ma nation. On les connait leurs Campagnes : la guerre du Golfe, les bombardements de la Serbie, le Rwanda, Kaboul … et aujourd'hui la Libye.

    Si l'on excepte l'Afghanistan où nos jeunes camarades tombent dans des conditions pitoyables , pour faire de la « présence », mais avec honneur et courage, tous les autres engagements sont traités par de petits fonctionnaires internationaux, « beaux comme des américains », au service de sigles vagabonds : ONU, OTAN …

    Certes, on peut incriminer les politiques ectoplasmiques au service des diktats de l'Empire.

    Mais il faut y ajouter, et avant tout réclamer, l'obéissance inconditionnelle des hommes, de ces chefs, ces « soldats » qui, plus que jamais, méritent leur appellation indigne et vulgaire dérivée de « solde ».

    Où sont nos grands Capitaines, guerriers, à l'époque du zéro mort, pour les puissances de l'Hémisphère Nord ?

    Après tout, aujourd'hui, on risque plus sa peau sur la route, lors des accidents domestiques, en étant douanier ou policier qu'en faisant carrière dans l'armée.

    D'ailleurs, « la carrière » d'officier mène inévitablement chez Areva, Elf ou dans les cabinets ministériels, les piou-piou , eux, finiront au RMI.

    Nous sommes loin de Servitude et Grandeur militaires où Vigny écrivait : « Il n'y a au monde que deux classes d'hommes : ceux qui ont et ceux qui gagnent. Les premiers se couchent, les autres se remuent. »

    Depuis une semaine on nous fait vibrer d'inquiétude pour nos glorieux pilotes qui attaquent la Libye en expliquant eux-mêmes qu'ils ne courent aucun danger... Ils ont une frustrante heure de gloire où Juppé, l'inénarrable, les félicite d'avoir détruit six ou sept blindés …. A 350.000 euros le missile AASM , c'est sûrement tragique et malheureusement comique ! Pauvres gosses immatures pleins de rêves à la Mermoz, mais passés trop vite du jeu vidéo à la guerre virtuelle ... qui fait des morts.

    Voyez-vous, ces cadavres libyens, victimes « du droit d'ingérence » ne seront pas très embarrassants. Ce sont eux, de mauvais arabes. Ils habitent Tripoli ou Ajdabiya , pas de chance , les bons demeurent à Benghazi.

    Personne ici ne pleurera Kadhafi à qui Sarkozy proposa des « Rafales » et une centrale nucléaire, clés en main. Mais tout de même, entre-nous, une « coalition alliée » d'une force titanesque contre un pays aride de six millions d'âmes, sombrant dans une guerre civile ….

    Les « insurgés », une poignée de pauvres bougres ou on peut, par exemple, trouver des royalistes nostalgiques du régime d'Idris I, nous aiment, parait-il.

    « Vive Sarkozy et vive la France » hurlent-ils devant une télévision made in China.

    La voilà donc la faute du tyran lifté : avoir proposé de commercer avec la Chine et surtout d'envisager des contrats de matières premières avec le grand dragon du millénaire.

    Mon cher Mouammar , il ne suffit pas de combattre « les islamistes », de bloquer les mouvements migratoires colossaux venant d'Afrique ou de réparer financièrement les préjudices subis par les victimes du terrorisme pour continuer de parader avec tes amazones. Il fallait surtout casser ton addiction au jeu. On ne joue pas au poker menteur avec Oncle Sam. On est toujours perdant. Entends-tu ? Toujours. Les « compagnies » vont piquer le pétrole de « ton » peuple. Pauvre naïf … Pour un ancien agent émancipé du MI6 , diplômé du British Army Staff College de Camberley, tu t'es fait avoir comme un gamin romantique.

    Mais, au moins, dans cette triste histoire, à épisode, de spoliation de richesses des peuples, il y aura au ciel contaminé de la planète des cons heureux de promener leurs barrettes, cordons et croix, de colloques en terrain de tennis, où là, enfin, ils entendront les balles siffler.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

     

     
    http://www.politique-actu.com/osons/coqs-grande-muette-jean-marc-desanti/251512/
    http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2011/03/29/Les-coqs-de-la-grande-muette

     

  • IRAN – USA : la grande parodie par Desanti Jean-Marc

    «  Le pouvoir n'existe plus que comme parodie  »

    (Jean Baudrillard )

     

    Il n'existe pas entre états stables de tensions irréductibles car il n'y a pas entre gouvernements de relations établies «  une fois pour toutes  ». Les adversaires d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui et les alliés de demain, parce que la nature même de tout pouvoir est de survivre en développant une politique prioritairement conforme à ses intérêts, c'est à dire, en termes moins élégants, de tout faire pour durer.

    Les USA et l'Iran ont , officiellement, connu une amitié réciproque jusqu'à la chute du Shah, puis en apparence, depuis vingt ans, de violentes tensions qui semblaient se cumuler durant le conflitIran-Irak. En réalité l'administration américaine de Reagan misa très concrètement sur Téhéran en organisant des livraisons massives d'armes par l'intermédiaire d'Israël. Ce qu'on nomma « l'Irangate » apparaissait comme incompréhensible aux yeux de beaucoup de « spécialistes », l'explication était pourtant simple : Face au « matérialisme » soviétique l'islamisme était favorisé. En vendant des armes aux iraniens les États-Unis faisaient d'une pierre deux coups.

    D'une part ils se servaient des profits engrangés pour soutenir « les contras » qui combattaient lesSandinistes soutenus par l'URSS au Nicaragua et d'autre part nourrissaient la lutte armée contre l'Irak, faisant plus de 500 000 morts, qui avait le soutien de Paris et de Moscou.

    Puis, les évènements continuèrent à resserrer les liens très discrets mais très étroits entre Washington et Téhéran. En 1998, 70 000 hommes des forces terrestres et aériennes iraniennes, appartenant aux pasdaran (gardiens de la révolution) et aux bassidji (milices islamiques) se massèrent à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane en menaçant d'intervenir pour écraser les talibans. C'est à cette époque que La Vevak ( services secrets iraniens ) établit des contacts avec le commandant Massoud. C'est à cette époque aussi que la Vevak et la CIA s'entendirent sur le plan de soutien et de secours aux forces de Massoud. Téhéran était, d'ailleurs, déjà engagé dans le conflit, ses avions ravitaillant en vivres et en armes depuis des moisl'Hazarajat, une région du centre de l'Afghanistan, tenue par les milices chiites hazaras, alliées de Massoud et que les talibans n'avaient pas encore conquises.

    Aussi lorsque le premier décembre 2001 l'US Air Force commença les bombardements sur Tora Bora, elle put bénéficier de l'ouverture de l'espace aérien iranien pendant deux mois.

    Mieux encore, en 2003, l'armée américaine est partie du Koweit vers Bagdad, via le désert deNassiriyah, les brigades de l'organisation Badr avec leurs 15000 hommes ( réfugiés et transfuges chiites irakiens ayant combattu avec les iraniens pendant la guerre irano-irakienne ) étaient déjà entrées depuis la côte d'Al Imara et de Sa'd Algharbi pour protéger les arrières de l'armée américaine. C'est à ce moment-là aussi que les iraniens proposèrent aux Etats-Unis le fameux accord 6+6 , les six pays frontaliers de l'Irak, plus les USA et les pays du Conseil de sécurité, plus l'Égypte... Ce qui fut appliqué, dans les faits, malgré les dénégations embarrassées des diplomates US.

    Pour le Pentagone, les iraniens sont des gens censés avec lesquels on peut faire « de bonnes affaires », la réciproque est vraie.

    Depuis une dizaine d'années, il n'est pas de mois où l'on n'annonce une attaque américano-israélienne ou israélienne ou américaine contre l'Iran. Les experts les plus avisés nous exposent avec précision le déroulement des opérations futures, escomptant bien qu'avec le temps , ils auront forcément un jour raison …

    Mais il n'en est rien et pour cause.

    Les américains ont pu, grâce au puissant allié chiite, pacifier l'Irak, c'est à dire morceler le pays en le laissant sous forte influence iranienne.

    Les iraniens, toujours inquiets et en opposition face au monde arabe sunnite, ont réussi par Gi interposés à détruire Bagdad l'orgueilleuse et même, par ricochet, à s'introduire et à remporter de grandes victoires en imposant le Hezbollah dans le jeu compliqué entre le Liban, la Syrie et Israël.

    Le reste, recette médiatique rabâchée de l'intox et de la peur, n'est qu'un rideau de fumée , des gesticulations à usage interne.

    Le USA PATRIOT Act n'est-il pas indispensable au capitalisme d'état américain pour expliquer ses atteintes aux droits fondamentaux face à l'apocalypse d'un nucléaire iranien ?

    De même la répression de toute opposition par les bassidji ne trouve-t-elle pas sa parfaite justification dans les manœuvres supposées destructrices du « grand Satan » ?

     

    Mais observons, de plus près, les dernières trouvailles des deux présumés protagonistes.

    On parle de plus en plus du PJAK, groupe révolutionnaires armé kurde créé en 2004, d'inspiration marxiste et féministe ( la moitié des combattants sont des femmes ).

    Ce groupe perpétrerait des attentats à la frontière de l'Irak et de l'Iran.

    Le 4 Février 2009, Barrack Obama décréta le PJAK , comme groupe international terroriste. Cet acte gouvernemental américain n'est-il pas un soutien direct au gouvernement iranien ?

     

    Quel genre de conception est-ce ? Pourquoi le président américain prend-t-il cette décision et choisit-il de ne pas soutenir la démocratie et les droits des groupes minoritaires en Iran comme les Kurdes, les Azéris, les Assyriens, les Juifs ou les Arabes ? 

    Le gouvernement américain sait pourtant bien que les droits des Kurdes n'ont pas été reconnus pendant un siècle. Comment se fait-il alors que le président Obama s'oppose aux droits fondamentaux tels que le respect de toute culture et le libre apprentissage de sa langue maternelle ?

    Ce volontarisme politique soutient-il le gouvernement iranien pour lui permettre de continuer son « alliance » avec le Pentagone, et le gouvernements turc afin que la Turquie puisse rester membre de l'OTAN ? 

     

    Le régime iranien craint-il les militants du PJAK parce qu'ils sont pour la démocratie ?

    Il semble, curieusement, que l'administration Obama ne supporte pas la lutte pour la démocratie en Iran.

    De même, elle montre une patience peu commune et une prudence inhabituelle dans ses commentaires, concernant les évènements sanglants en Syrie. Le peuple kurde qui a vécu en Syrie des milliers d'années, avant même l'arrivée des Arabes au Moyen-Orient, n'a pas obtenu la citoyenneté syrienne, et est le premier à payer le prix du sang aujourd'hui.

    Est-ce donc la raison pour laquelle on laisse la répression durer et se renforcer encore ?

     

    « Nous avons des rapports de nos frères à l'intérieur de l'appareil de sécurité iranien qui démontrent que des généraux turcs sont venus en Iran pour préparer l'écrasement du PJAK et faire porter, à l'organisation,la responsabilité d'actes terroristes réalisés par des provocateurs », a déclaré Amir Karimi, membre du Comité de coordination du PJAK. 

    « Ce plan de terreur fait partie de leur tentative pour obtenir de l'Union européenne de rallier les États-Unis afin de répertorier le PJAK comme un groupe terroriste ».

    Pendant ce temps, en Europe, le régime iranien a envoyé quelques tueurs à gages en l'Allemagne pour abattre le secrétaire général du PJAK, Rahman Haji Ahmadi

    « La police allemande a appelé la semaine dernière Ahmadi pour l'avertir que trois tueurs iraniens, utilisant des passeports turcs, avaient emménagé dans un appartement près de l'endroit où il vit  », a déclaré le porte-parole du PJAK . « Ils lui ont demandé d'être prudent, mais ne lui ont offert aucune protection  ».

    Comment comprendre de telles circonvolutions ?

    Il nous suffit de regarder une carte du «  grand Moyen -Orient », projet US machiavélique déjà largement engagé.

    Ainsi, si on y voit un Kurdistan « libre » avec pour capitale Kirkouk, où les kurdes représentaient les trois quarts de la population en 1897, avant d'être massacrés dès 1980 par le régime arabe d'Hussein, avec l'aide et la complicité des turcs et des iraniens, on observe aussi que l'Iran débarrassé au nord – ouest des kurdes, récupérerait, au sud-ouest, une vaste zone appelée «  états arabes chiites  », entourant le Koweït et ayant une frontière commune avec les «  territoires intérieurs saoudiens indépendants  », une partie de l'Arabie saoudite démembrée.

     Il est à craindre qu'une fois de plus, ayant toujours besoin de barbouzes pour leurs opérations très spéciales, la NSA, avec l'aide du MIT turc ( Millî İstihbarat Teşkilatı ) et de la Vevak n'ait encore créé, un nouveau Al Qaida ou une nouvelle UCK, manipulables à souhait, qu'elle agite , qui parfois lui échappe, mais qui donne l'impression, l'illusion fausse qu'il se passe « quelque chose » , que demain peut-être les rapports de force basculeront.

    Mais tout est sous contrôle. Le logiciel suit sa progression. Tous les paramètres ont été rentrés, les hypothèses élaborées sont testées et corrigées en temps réel.

    N'oublions pas, Oncle Sam ne sort de son grand chapeau que le meilleur scénario possible à ses yeux.

    Pour les petits James Bond obéissants comme Oswald, Diem, Bakhtiar, Moro, Kabila ou Ben Laden , leurs destinées, nous le savons, est de finir truffés de plomb car les états ne s'opposent jamais. Il peut y avoir, seulement, des changements d'équipes, des rotations de mafias ( pour ceux qui transgressent les règles du Monopoly mondial ). On sort les « caves » de la salle de jeu pour ne garder que les « affranchis ».

    Les états sont, ne l'oublions pas, le « game », le casino, la banque.

    Le lieu où se décident les règles à suivre impérativement, les pauses, les clients qui gagnent un peu, les mensonges, les stratégies et les trahisons, bref ce qui fait que la banque ne perd jamais.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

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  • Les leçons du 18 juin par Desanti Jean-Marc

    « Avant de dire qu’il y a de la grandeur dans un peuple, il faut attendre qu’il ait subi l’épreuve de l’adversité. Pour les nations comme pour les individus le véritable héroïsme consiste dans le sacrifice de soi. » ( Pascal Paoli )

    Juin, mois si particulier, avec son avant goût de vacances, qui adoucit de ses parfums nostalgiques les plus affreux des reîtres.

    Au sacre du 7 juin 1654 de Louis XIV à Reims répond la formation du gouvernement Blum du 4 juin 1936, et comme un caprice de l’Histoire, le décret de Prairial du 10 juin 1794, marquant le début de la grande Terreur, semble donner la clé des raisons pour lesquelles le Front Populaire ne sut s’imposer comme tournant révolutionnaire radical.

    Juin des années sombres illuminé par les explosions de couleurs des bombes, des projectiles et des obus du débarquement allié du six, où 177 fusiliers marins du commando Kieffer se sont illustrés, combattant, aux coude-à-coude avec les anglo-américains, dans des sanglants Corps à corps contre les troupes allemandes d’occupation. Juste et suite logique d’un grand moment, le 18 juin 1940, l’appel de Londres du général de Gaulle.

    Pourtant dans cette dernière séquence mémorielle bien française, passent souvent à la trappe, au moins deux jours de juin : le 14, entrée des allemands à Paris et le 17 juin 1940, demande de l’armistice par le maréchal Pétain.

    Remarquons qu’on abuse, par trop, du terme « historique », concernant bien de ces évènements.

    Le 18 juin historique ? Certes, surtout pour raconter une histoire conforme, comme il se doit, à l’honorabilité et l’héroïsme du camp des vainqueurs.

    Mais pour bien mesurer, non pas le caractère historique, mais les causes et les conséquences des faits, essayons d’imaginer un échange des discours. C’est la grande permutation, Pétain appelle à la résistance. Nous sentons immédiatement l’impossibilité et le ridicule de la situation parce que le 17 juin la capitale est réduite, les soldats en déroute, les généraux en fuite. Il eût été grandiose d’ appeler chaque homme et chaque femme à se faire tuer sur place, plutôt que de reculer, à édifier partout des barricades, à brûler les villes et les villages pour ne pas ravitailler l’ennemi et faire de chacun un partisan saboteur.

    Mais qui dans l’Histoire demanda un tel sacrifice ? Pas même Napoléon mais Adolf Hitler, nous le constatons.

    Le 17 juin fut ce lâche soulagement d’un peuple de Quarante millions de pétainistes . Pétain, comme tous les « grands hommes » ne fut rien.

    Ni de Gaulle qui ne manqua pas de souligner qu’à Londres à cette époque, lui le maurrassien hautain était entouré « de juifs, de Canaques, de pauvres types, les marins de l’île de Sein et de francs-maçons ».

    C’était approprié à la période et à la loi de l’Histoire universelle : une minorité qui résiste et une majorité qui veut survivre, quitte à vivoter, au mieux en se retirant dans un exil intérieur, au pire en collaborant. Et qui serions-nous pour les en blâmer ?,

    En Pologne aussi, une majorité de juifs, respectueux des « lois », obéissait aux ordres des SS et s’opposait à une minorité de « terroristes » sionistes. Il en sera ainsi jusque dans l’insurrection du ghetto de Varsovie. Sur 71 000 personnes restantes après les déportations massives ( au départ plus de 450 000 juifs ), selon Marek Edelman, seul commandant rescapé, il n’y eut que 220 combattants filles et garçons fors l’honneur : « My nie chcemy ratować życia. Żaden z nas żywy z tego nie wyjdzie. My chcemy ratować ludzką godność » (« Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine »).

    Minorité contre majorité. Concept abstrait contre instinct de survie. Fors l’honneur ! Dans le Pacifique, le 17 juin 1944 les américains s’emparent de l’île de Saïpan. Bloqués par la mer et refusant le déshonneur d’une occupation 8000 civils se jettent du haut des falaises. Tout le monde n’est pas japonais …

    On trouva en France, pour réconcilier le peuple du désastre, ce merveilleux fabliau de l’épée et du bouclier : de Gaulle et Pétain. Cela évita de conter une réalité moins épique.

    Le pauvre général, bien conscient des choses humaines, eut par la suite des jugements pour le moins cruels sur le peuple français. Il alla même jusqu’à tolérer la stupéfiante campagne traitant les chefs de l’OAS de nazis pour camoufler le fait que si nous étions passés du Piou Piou au Poilu en 1916, fin 1962, la plupart des appelés était devenu des bidasses.

    Nazis les chefs de l’OAS ? Bidault, président du CNR après la mort de Jean Moulin ? Chateau-Jobert, commandant de SAS parachutistes des FFL ? Degueldre résistant communiste FTP à 17 ans ? Godard , commandant du groupe de bataillons du plateau des Glières ? Jouhaud, chef d’Etat-Major des FFI pour la région de Bordeaux ? Soustelle patron du BCRA de la France libre ?

    On voit jusqu’où peut mener cette simple évidence : Quitter le troupeau c’est devenir minoritaire et le minoritaire est toujours un paria, ce n’est en rien une question idéologique mais un trait de caractère.

    Aujourd’hui encore des histrions décernent des labels de « gaullisme ». Le général botté de quarante , mille fois oui, mais le retraité de 1958, venant au secours du système pour finir par déclarer en 1969 : « La France est une grande chose mais les français ? La France , en vérité, est un espace surnaturel. Elle est très grande ou très petite, c’est selon, mais parler des français c’est toujours, plus ou moins un abus de langage … ».

    Sage vérité qui nous renvoie à cette confidence faite à François Mauriac en mai 1968 : « La machine à laver,la télévision, la deux-chevaux sont devenues les signes visibles d’un paradis qui se manifeste durant les trois semaines des congés payés. Non certes, les français ne sont pas devenus un peuple sans Histoire, mais un peuple sans histoires et qui n’a d’autres soucis en tête que de n’en plus avoir jamais. »

    A-t-il fallu tout ce temps à l’homme du 18 juin pour prendre conscience de la précarité de ces rêves de France , de cette « certaine idée » ?

    On peut, au contraire, croire que la désillusion sur les français accompagna chez lui une conscience claire et désespérée de la condition humaine.

    On peut se demander alors pourquoi, progressivement, son choix se porta du côté si conformiste de la majorité.

    L’OAS ou les contestataires de mai 68, en apparence si irréversiblement dissemblables, exprimaient, cependant, l’irruption de la révolte contre le sens de l’Histoire, présenté comme inéluctable. Un sursaut de vie iconoclaste dans l’ordre parfaitement agencé de la fourmilière.

    On apprend, aujourd’hui, que régulièrement la gendarmerie déloge, sans ménagement, les « indignés » de la Bastille. Nos néo-gaullistes au pouvoir devraient méditer cette adresse de Maurice Clavel, le libérateur de Chartres à la tête des FFI, au général le 10 juillet 1968 : « Mon général, chacun a voulu « être » à l’heure même où notre société de voitures et de réfrigérateurs, que vous flétrissez tant, allait finir de l’annihiler. Et si je vous disais que ce mal salutaire fut si violent et minoritaire parce que ces révolutionnaires « ressucitants » s’accordent avec la nature spirituelle de notre patrie, ne concevriez-vous pas quelque regret ou remords de votre médication par voie de police ou de passé ? »

    En 2011, il apparaît, comme le note Bernard Conte « que ce sont les élites au pouvoir qui ont bâti l’asservissement par la dette. La sortie de l’esclavage et de sa logique de tiers-mondisation impliquera forcément le changement des élites qui ne se fera certainement pas sans violence. »

    Alors lorsque nous voyons une certaine jeunesse rejeter l’immonde maxime capitaliste « tout est à vendre, ce n’est qu’une question de prix » et préférer la phrase de Nietzsche : « tout ce qui a un prix n’a que peu de valeur. »; ne devons-nous pas nous demander : « ne sont-ils pas des gaullistes minoritaires de 1940 ? »

    Je refuse le Bon Pasteur, déguisé en mondialiste, parce que je ne suis pas un mouton. Tel pourrait être leur crédo et notre crédo, à nous tous, résistants modernes condamnés aux catacombes. « Malin » signifie « apte à faire le mal », mais a pris le sens « d’intelligent ». « Benêt » signifie « bienfaisant » mais a pris le sens « d’idiot ». Le divorce entre nos valeurs théoriques et nos valeurs réelles est évident.

    La Libération est encore à l’ordre du jour.

    Il serait inconfortable de se compter, nous serons toujours trop peu car comme disait Céline Rien n’est gratuit en ce bas monde.. Tout s’expie, le bien comme le mal, se paient tôt ou tard. Le bien c’est beaucoup plus cher … forcément ».

    Les risques existent, ils sont considérables mais hormis les coups, il y a un monde à gagner.

     

    « Quoi qu’il arrive, la force intérieure de la résistance des Français ne doit pas faiblir »

     

    Jean-Marc DESANTI

     

    LIRE AUSSI SUR :  http://www.armees.com/Les-lecons-du-18-juin,43509.html

     

                                   http://ripostelaique.com/les-lecons-du-18-juin.html

      

                                   http://www.legaulois.info/2011/06/les-lecons-du-18-juin-par-jean-marc.html

     

                                    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-lecons-du-18-juin-95848

     

                                    http://simone-le-baron.blogspot.com/2011/06/les-lecons-du-18-juin-jean-marc-desanti.html

                                   

                                    http://www.gaullisme.biz/article-tribune-libre-76677470.html

     

                                    http://www.voxfnredekker.com/archives/2011/06/14/21401922.html

     

                                    http://www.veteransjobscenter.com/vjc/le-coin-des-chronique/les-lecons-du-18-juin-.html

     

                                    http://omertamarseillaiseliberee.hautetfort.com/archive/2011/06/14/les-lecons-du-18-juin.html

     
  • Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya » par Jean-Marc DESANTI

      

     

    Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya » par Jean-Marc DESANTI

    « Peuple, toi que l'on craint, que l'on flatte et que l'on méprise; toi souverain reconnu, qu'on traite toujours en esclave, souviens-toi que partout où la justice ne règne pas, c'est que le peuple a changé de chaînes et non de destinées ! » Robespierre dernier discours 8 Thermidor AN II

    ***

    Surtout en parler le moins possible.

    Tel semble être le mot d'ordre de la classe politico-médiatique concernant le mouvement des Indignés.

    Après la Grèce, où de très violentes manifestations rythment, désormais, la cavalcade du gouvernement vers l'abime, le Portugal, c'est au tour de l'Espagne de voir pousser des campements sauvages de citoyens. Le mois de Mai est ensoleillé, il fait chaud et les « indignados » sont plutôt jeunes. Cela rassure les experts des polices européennes qui expliquent que pour l'instant nous naviguons entre Woodstock et Mai 68. Pas de quoi , en effet , affoler les parvenus qui scrutent avec délice la venue de l'enfant Sarkozy. Notre monarchie se porte à merveille, un héritier nous est promis. Carlitta l'italienne s'apprête à mettre au monde un nouveau roi de Rome au royaume de Napoléon le petit, dirait Hugo, dans l'enfer de Néron disent les  "Jovenes sin futuro", les jeunes sans avenir . Tout va bien. On croit en l'essoufflement du petit peuple.

    Sauf que.

    Sauf que, la police, à la Puerta del Sol, a très violemment dispersé les 15000 puis 25000 personnes qui selon El Païs déployaient leurs slogans «  Somos ciudadanos y tenemos derecho indignamos », « indignamos y organisados ! ».

    Sauf qu'on veut étouffer la parole qui se libère : « Nous sommes la jeunesse de l'Europe de demain ? Oui avec 35% de chômeurs et la précarité comme horizon ».

    Mais voilà qu'à Athènes 15000 grecs se retrouvent devant le siège du parlement aux cris de « Espagne, nous sommes réveillés! Quelle heure est-il ? L'heure qu'ils s'en aillent ! » , «  Voleurs ! Dehors la junte du FMI  ! »

    A Paris, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Grenoble des comités de liaison s'organisent. Venus de Tunisie et d'Espagne des jeunes gens font remonter la révolte du printemps des peuples vers le Nord. Ils expliquent que la lutte continue au Maghreb, que rien n'a changé, que les manipulateurs des agences mondialistes répriment dans le silence des médias, en toute impunité cette fois-ci.

    Alors on déploie des banderoles jusqu'à Rennes où 300 personnes hurlent devant la mairie: « Ils prennent l'argent ? Prenons la rue ! »

    Alors le pouvoir use de jeux de masques. Le faux bipartisme des « socialistes » et des « libéraux » cache le vrai pouvoir des banques et du marché, véritables dictateurs de lois iniques de paupérisation : Germinal de Zola triomphe encore au vingt et unième siècle.

    On comprend l'élan romantique de ces « Misérables » pour faire tomber l'Ancien Régime. Donc s'attaquer aux grands bourgeois du G8 de Deauville puis prise d'assaut de Bruxelles, de la city de Londres, de Wall Street et enfin de Washington ?

    Brider de court les fous, qui se prétendant les successeurs légitimes des grands hommes, veulent entraîner la civilisation dans l'abîme de la ruine et de la barbarie ?

    N'est-il pas là le piège ? Montrer l'ampleur d'une tache impossible ? Expliquer que frapper à la tête est insurmontable parce que tout est hors de portée ? Winston Churchill répondrait : « Agissez comme s'il était impossible d'échouer ! ». Car la vraie question est celle-ci : « Que veut-on ? ».

    Les traditions ont largement évolué compte tenu d’une déconsidération pour les valeurs culturelles locales. La culture est de moins en moins transmise aux nouvelles générations, préférant les biens de consommation modernes. Nous sommes pourtant, encore et toujours, dans une logique de développement « matérialiste », et de préférence hédoniste,sans changer le modèle économique actuel qui passe par une croissance économique (que d’aucuns considèrent comme infinie) liée à une consommation de biens de plus en plus forte. Nous ne pourrons cependant plus ignorer très longtemps la notion de décroissance soutenable, de dématérialisation ou, plus simplement, de moindre consommation.

    Fait-on une grande révolution pour plus ou moins d'écrans plats, pour plus ou moins de « portables », pour plus ou moins de bruits, pour plus ou moins de silence ? Savons-nous qu’il faut 0,9 kWh pour produire une canette en aluminium, soit l’énergie nécessaire pour faire fonctionner une lampe économique de 15W pendant 60 heures ? Que les émissions de gaz à effet de serre dues à la production d’un kg de bœuf équivalent à celles d’un parcours de 70 km en voiture ? Que fabriquer une voiture d’une tonne produit 5500 kg de CO2 ?

    Voulons-nous vraiment être libre, manger à notre faim et investir notre énergie dans l'éducation qui ne rapporte rien ? L'agriculture française et européenne peut alors réaliser ce programme. Mais convenons alors que nous ne serons pas bien « riches » et que notre République deviendra une sorte de socialisme autogestionnaire où l'industrie du luxe n'aura pas sa place.

    Nous serons une nation de paysans-soldats, isolée, en but au risque « d'interventions étrangères », aux sabotages, aux déstabilisations, aux contre-révolutions financées par des agents à la solde des ploutocrates.

    Le veut-on ?

    En ont-ils pleinement conscience les braves indignados ?

    Sommes-nous prêts à faire le coup de feu derrière les barricades dans un premier temps puis à organiser des milices populaires dans les villes, les campagnes et les montagnes ?

    Sommes-nous prêts à déployer notre armée en maquis opérationnels sur tout le territoire ?

    Sommes-nous prêts à construire des abris et des tunnels pour, si besoin est, nous enterrer et ainsi permettre une défense farouche contre les mondialistes ?

    Notre jeunesse est-elle prête à cheminer, en armes, sur les routes et les sentiers , nuit et jour, par tous les temps et en toutes saisons ?

    Sommes-nous prêts au scoutisme d'état ? Tout un peuple, jeunes et vieux qui campe sur sa terre, par rotation.

    Sommes-nous prêts à accueillir les révolutionnaires du monde entier dans des camps de formation et de devenir les maudits résistants à l'ordre mondial ?

    Sommes-nous prêts à être plus Suisse que les suisses et plus viets que les vietnamiens ?

    Si la réponse est oui, alors c'est possible car personne ne veut mourir pour Georges Tron ou Nicolas Sarkozy. Il ne faudra alors pas plus de trois semaines pour que les marionnettes nous rejouent la fuite à Varennes …

    Mais si c'est non, il est à craindre que les cyniques comme Poutine, qui soutiennent Christine Lagarde et abandonnent la Libye aux prédateurs, puissent contempler avec un méchant rictus de jeunes leaders singer Cohn-Bendit en attendant de vieillir en Bernard Tapie.

    Un peuple prêt à supporter toutes les humiliations et à perdre tous ses droits pourvu qu'il n'est pas à prendre les armes et à risquer sa vie, se trouve à son dernier soupir.

    Une authentique révolution ne laisse pas en héritage une nostalgique mode vestimentaire ou des posters « made in USA » pour des bipèdes en mal d'acné. Elle laisse des têtes comme Maximilien Robespierre. Pour l'instant on loue le pacifisme et l'esprit de responsabilité des indignados de tous les pays. On voit le résultat des  « révolutions arabes ». Les mercenaires de l'empire encore plus puissants. 

    Ce n'est pas avec des fleurs que l'on va se payer l'OTAN, le FMI, l'UE, l'OMC et la NSA.

    Oh que non ! Car il s'agit bien de ça !

    No pasaran !

    La libertad o la muerte ! La libertad y la muerte !

    Jean-Marc DESANTI

  • Le Liban clé de l'abandon de SION par les USA ?

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    Comment Obama et ses conseillers « juifs américains » osent-ils leur funeste projet de destruction d’Israël en imposant un état palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale « négociée » ?

    Durant la Guerre Froide, Israël était devenu une tête de pont des USA au Proche-Orient. Devant préserver cette région des éventuelles avancées du communisme, l’État a reçu une aide financière et militaro-économique considérable. « Sentinelle de l’Occident » face à un monde arabo-musulman pouvant basculer du côté de l’URSS, il a vécu quasiment sous perfusion constante des États-Unis. La sécurité d’Israël et sa fonction de gardien de l’ordre régional justifiaient, avec le contrôle des ressources pétrolières, la présence constante américaine dans cette région. 

    Débarrassée de son rival soviétique au début des années 90, l’unique super-puissance avait les mains libres pour redessiner la carte du Proche-Orient selon ses intérêts. Cela débuta par la Première Guerre du Golfe en 1991 avec l’aval des autorités internationales, puis l'intervention en Afghanistan  et en 2003, l'invasion de l’Irak sous le prétexte de restaurer la « démocratie ». Aujourd’hui la menace est dirigée vers la Syrie, par l’intermédiaire des « révolutions arabes » …. Mais plus contre l’Iran dont les USA ont sollicité l‘aide précieuse en Irak pour une alliance avec les chiites contre les « sunnites irakiens » .

    La dernière opération contre le Liban en 2006 a été commanditée par les États-Unis pour accélérer l’instauration de son projet de « Nouveau Proche-Orient ». Bush avait demandé à Israël d’ouvrir un front contre le Hezbollah, prélude à un soi-disant bombardement US contre les installations nucléaires de l’Iran. Cette opération s’inscrivait dans la guerre de 10 ans annoncée par Bush au lendemain du 11 septembre 2001 et qui vise à la mise en place du Grand Proche-Orient: Plan états-unien de division de la région en entités maintenues artificiellement en conflit les unes avec les autres sur des bases ethniques, religieuses ou économiques, mais toutes dépendantes des États-Unis par leur soumission aux diktats de l’OMC et du FMI. Israël a hérité alors du rôle de gendarme chargé de la répression de toutes les résistances nationales. Pour cela, Israël a obtenu de fixer lui-même ses frontières. Une première phase fut le redéploiement en Cisjordanie après l’évacuation de Gaza, puis la construction du mur. L’invasion du Liban visait à contrôler la zone du fleuve Litani convoitée depuis longtemps pour les ressources hydrauliques qu’il représente et sa position stratégique. 

    L’attaque contre le Hezbollah a offert à Israël l’occasion de prouver son utilité à son puissant protecteur. En apportant une contribution majeure à la guerre contre « le Terrorisme », il voulait montrer sa puissance et son efficacité. Cependant le Hezbollah avait connu deux évolutions majeures. 

    En premier lieu, il a été équipé de matériels très modernes, par la Syrie et l’Iran. Il dispose en particulier des missiles à longue portée, capables de frapper les grandes villes israéliennes. 

    Il a ensuite intégré le gouvernement libanais. Les élections de juin 2005 lui ont donné 11% de suffrages et 14 députés, au sein d’une coalition chiite qui en obtient 35 (sur 128) . Cela lui permit d’obtenir un ministère, celui de l’énergie, auquel il faut ajouter officieusement ceux des affaires étrangères et du travail, confiés à des proches du mouvement. Cette implication dans la vie politique libanaise, l’appel au dialogue, le renoncement, au moins officiellement, à l’idée de république islamique, la volonté de se financer de manière autonome apparaissaient à beaucoup d’analystes comme des signes d’une réelle volonté de se démarquer du tuteur iranien. Pour d’autres, au contraire, le renforcement de son arsenal et la présence de nombreux conseillers iraniens en son sein prouvent que le Hezbollah reste l’émanation de l’Iran. Cette conjonction d’une puissance militaire autonome au Liban, de l’influence de l’Iran et de l’infiltration dans les rouages de l’État, rendaient et rendent le Hezbollah particulièrement dangereux. 

    Le Hezbollah est dirigé par un Conseil consultatif exécutif de 7 membres, présidé par Nasrallah. Ce conseil est secondé par un très grand nombre d’organes, dont la Convention Générale qui fait fonction de Parlement. Cette Convention est elle-même dirigée par un Conseil exécutif de 12 membres. 

    Le Hezbollah est organisé en trois branches interdépendantes qui lui permettent d’agir presque simultanément dans toutes les facettes des conflits modernes. Il est à la fois une milice, un parti politique et une organisation socio-économique. Il comprend une branche militaire, détaillée plus loin, une branche de propagande et du recrutement et une très importante branche sociale (baptisée «Organe de la Sainte Reconstruction»). Premier employeur du Liban, l’organisation gère directement des écoles, des hôpitaux, des orphelinats et une chaîne de télévision (Al-Manar) 

    Le financement du mouvement provient de sources très variées. La Syrie et surtout l’Iran sont les principaux donateurs avec peut-être plusieurs centaines de millions de dollars par an. Mais le Hezbollah peut bénéficier aussi de dons privés, directs ou indirects par le biais d’organisations non gouvernementales. Il dispose de sociétés privées qui lui fournissent des fonds et servent de relais avec l’étranger. Grâce à sa représentation parlementaire, le Hezbollah parvient aussi à faire financer certains projets par de l’argent public. 

    La branche paramilitaire du mouvement est divisée entre un appareil de sécurité et un appareil de combat. Le premier comprend un service de protection des dirigeants du parti (le cheikh Nasrallah vit chaque jour dans un villa différente), un service de «sécurité centrale» (le service de renseignement) et un service de «sécurité opérationnelle» pour les actions clandestines. 

    Alors que Tsahal est une armée qui s’est créé et développée pour faire face à des armées arabes conventionnelles, la «Résistance islamique», l’appareil de combat, s’est construite dans l’opposition à Tsahal .Elle comprend deux composantes. 

    La première est une force purement défensive à base d’infanterie. Celle-ci est forte avant tout de ses deux à quatre mille soldats permanents, souvent vétérans de la guerre civile ou de la lutte contre la présence israélienne. Ces hommes, aidés par plusieurs dizaines de conseillers iraniens, disposent d’armements et d’équipements individuels de grande qualité (gilets pare-balles, casques, appareils de vision nocturne, masques à gaz, équipements miniaturisés de radio et de téléphonie). Complétée éventuellement par une dizaine de milliers de «réservistes», cette infanterie est organisée de manière rigoureuse, du trinôme au bataillon de 250 hommes. Elle est parfaitement incrustée dans le terrain et la population et donc largement invisible à la multitude de capteurs dont dispose Tsahal. Grâce à un équipement léger, une parfaite organisation du terrain et l’utilisation cynique de la population, l’armée du Hezbollah atteint un haut niveau de furtivité, prouvant ainsi que cette notion de furtivité n’est pas forcément synonyme de haute technologie. 

    Deux lignes de défense («Nasser» et «Badr») ont été édifiées sur les lignes de crête parallèles à la frontière. Pour faire échec à la suprématie aérienne israélienne, ces lignes s’appuient sur une multitude de villages fortifiés et un réseau souterrain de bunkers, de caches d’armes, de poste de commandement, etc.…reliés par des tunnels. 

    A partir de ce réseau de type «Viet-Cong», qui descend parfois à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, les sections d’infanterie (15-20 hommes) pratiquent un combat très décentralisé fondé sur des attaques à très courte portée à l’arme légère ou au lance-roquettes, suivis de disparitions soudaines .Les miliciens chiites sont aussi passés maîtres dans l’emploi des mines et engins explosifs. 

    La particularité du Hezbollah, par rapport aux Tchétchènes ou aux rebelles irakiens par exemple, est que ce combat défensif «en essaim»  est appuyé par une puissante «artillerie portable» à base de missiles antichars. L’arsenal est impressionnant, allant des vénérables AT-3 Sagger 2 jusqu’aux très modernes AT-13 Metis-M, AT-14 Kornet-E en passant par les AT-4, AT-5 ou même des versions iraniennes des Dragon et TOW américains. Le Kornet-E est le plus redoutable de tous puisqu’il peut percer jusqu’à 1200 mm de blindage réactif grâce à une charge tandem de grande puissance et ce jusqu’à 5000 m. Le Hezbollah dispose aussi de nombreux RPG-29, capables de lancer une charge tandem de 4-5 kg à 450 m . 

    Cette organisation, soutenue par une profonde motivation, permet de défendre des positions avec une grande efficacité mais elle est forcément statique. Le Hezbollah ne peut prétendre effectuer de grands mouvements offensifs, ni se replier, sans être soumis à des feux massifs. Cette donnée est pleinement acceptée et l’infanterie du Hezbollah n’a pour seule mission que de freiner les troupes israéliennes (en lui infligeant des pertes) et couvrir ainsi la deuxième composante, offensive cette fois, constituée par les lance-roquettes et les missiles à longue portée. 

    Le Hezbollah dispose d’un stock de 14 à 16 000 roquettes ou missiles. 

    Ces projectiles sont insuffisamment précis pour frapper autre chose que des localités ou de larges infrastructures. 

    La très grande majorité de ces projectiles sont des roquettes de 122 mm (10 000 exemplaires) à 240 mm (Fajr-3), dont la portée ne dépasse pas 45 km, ce qui suffit à frapper Haïfa. Les charges explosives vont de 6 à 45 kg. Ces engins sont mis en œuvre par salve depuis des camions (le lanceur du Fajr-3 peut en lancer 14) ou individuellement depuis n’importe quel point, y compris depuis l’intérieur de bâtiments civils. La procédure de tir est extrêmement rapide et permet de changer facilement de positions. 

    Les pièces maîtresses sont cependant les roquettes frappant au-delà de 45 km et, surtout, les missiles d’origine iranienne de type Zelzal qui peuvent projeter plusieurs centaines de kilos d’explosifs sur Tel-Aviv .La dernière version du Zelzal est même capable de toucher n’importe quel point au nord du désert du Néguev, c’est-à-dire dans tout l’Israël «utile». La mise en œuvre des ces missiles est cependant assez longue et laisse une forte signature thermique. 

    Au moment où débuta la dernière « guerre», le Hezbollah disposait également d’une batterie de missiles sol-mer C-802 Noor, version iranienne du missile chinois Silkworm. Ce missile, guidé par radar, peut envoyer à vitesse subsonique (mach 0,9) une charge de 165 kg à plus de 120 km. 

    Le Hezbollah possède aussi une petite flotte d’une dizaine de drones de type Mirsad-1 ou Ababil-3 Swallow. 

    Deux d’entre eux ont même survolé le nord de la Galilée, en mars 2004 et en avril 2005, sans que Tsahal puissent les intercepter. De leurs bases au Sud Liban, les miliciens chiites ont pu voir en détail le dispositif adverse. 

    Le Hezbollah dispose enfin de quelques armements antiaériens, SA-7 et SA-14 MANPADS (manportable surface-to-air missile system), mais aussi des SA-16 et des SA-18 (version améliorée du SA-14, portant à 3500 m d’altitude sur 5 km de rayon). Mais il n’y a là rien qui puisse vraiment menacer la suprématie aérienne israélienne. 

    Le renseignement israélien estime que les armements les plus sophistiqués, missiles balistiques, drones, missiles sol-mer ou sol-air sont mis en œuvre, à partir d’un poste de commandement enterré, par des Iraniens du corps des Gardiens de la révolution islamique. Un centre de renseignement commun à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah existe aussi à Damas, à l’ambassade d’Iran. Le Hezbollah a mis en place aussi un réseau de communications, combinant le très ancien, comme d’archaïques téléphones de campagnes enfouis dans le sol, et le très moderne, capable de résister aux intrusions et au brouillage. 

    L’ampleur de cette organisation mise en place depuis 2000 a échappé en partie au haut commandement israélien : défaut de renseignement ou d’assimilation des donnée? Avant de lancer leur dernière offensive, Tsahal avait cependant une bonne image des capacités du Hezbollah en termes de roquettes et missiles, la menace principale. On a en revanche nettement sous-estimé la capacité de résistance de l’infanterie du Hezbollah. 

    Ce « match nul » a déçu les américains qui s’étaient pourtant investis dans les préparatifs de l’invasion. Les conséquences ont été fulgurantes : Top départ donné aux fausses révolutions arabes. Accélération du contrôle total du Moyen-Orient. Extension du système capitaliste et sacrifice à très court terme de l’État d’Israël, désormais sans grande utilité dans un ordre nouveau « où tout le monde est démocratisé », en réalité « balkanisé». Les dirigeants israéliens n’ont rien vu venir trop occupés à ne jamais trop mécontenter leur puissant allié manipulateur. On peut parier, sans aucun risque, que le droit international capitaliste les mènera, pour toute récompense, devant un quelconque TPI. On leur réserve, à Washington, le sort des colonels grecs, des dictateurs argentins, ou des putschistes chiliens. leurs survies, aujourd’hui, dépend plus que jamais, malheureusement, de cette « alliance » , ou plus exactement de cette soumission. 

    En réalité le projet de l’administration américaine est calqué sur la destinée tragique de l’Afrique du Sud. 

    Il est grand temps que la politique israélienne se décide en Israël. Il est certain que seul le retour au sionisme historique, basé sur le volontariat des combattants et la lutte pour l'indépendance, pourra encore sauver des vies juives. Nous en sommes là. 

    Il serait criminel de ne pas le dire haut et fort. C’est l’heure des volontaires de toutes origines dans des brigades internationales, déployées sur le territoire actuel d’Eretz, pour défendre les valeurs de « liberté » autres que celles maudites du fric et du profit. 

    Qui peut avoir confiance dans les USA ? 

    Les manipulations répugnantes de la CIA avec les islamiques bosniaques, les services pakistanais, et les terroristes du Hamas et du Hezbollah devraient ouvrir définitivement les yeux des américanolâtres qui transforment régulièrement les jeunes israéliens en victimes, mercenaires de l’Oncle Sam . 

    Israël, c’est Massada et Massada c’est la lutte contre l’Empire 

     

    Jean-Marc DESANTI 

     

    Lire aussi sur : http://www.europe-israel.org/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par-les-usa-par-jean-marc-desanti/

                          http://www.armees.com/info/articles/divers/le-liban-cle-de-l-abandon-de-sion-par-les-usa,42907.html

                          http://www.politique-actu.com/debat/liban-abandon-sion-jean-marc-desanti/269015/

                          http://www.legaulois.info/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par.html

                          http://www.terrepromise.net/?p=8510

                          http://mplbelgique.wordpress.com/2011/05/23/le-liban-cle-de-l%E2%80%99abandon-de-sion-par-les-usa/#more-11876

                          http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=9217&Itemid=218

     

        EN GREC     http://infognomonpolitics.blogspot.com/2011/05/blog-post_1841.html

  • Commémorer hier ou combattre demain ?

    Nous vivons une époque épique. Mesurons-nous la chance que nous avons de partager des moments historiques tels que les commémoration de quatre années de Nicolas Sarkozy ou la célébration des trente ans du 10 mai 1981 ?

    Et encore nous l'échappons belle ! Imaginons que Charles de Gaulle soit mort une année plus tard … Quoique.

    Se trouveraient alors réunis en une messe laïque et baroque le gaullisme qui sauva l'honneur de la France en 1940 pour le perdre en 1962 à Alger; le mitterrandisme qui porta toutes les espérances des travailleurs en 1981 pour les trahir, de politique de rigueur en cohabitation, pendant 14 ans et le sarkozysme qui fait de notre pays un protectorat américain après s'être fait élire dans les costumes de Barrès, Jaurès et Clémenceau.

    Le peuple de France après avoir été amputé de ses meilleurs fils durant les deux guerres mondiales, la campagne d'Indochine et les « évènements » d'Algérie n'a cessé depuis de se donner une série de grandes gueules à la tête de ce qui restait de nation. Mais une grande gueule, même gesticulante et tonitruante sur un corps invalide, c'est pitoyable et grotesque comme un pantin désarticulé.

    Louis XVIII, gras dès sa jeunesse, attaqué par la goutte, obèse au point de pouvoir à peine se déplacer, faisant allusion à son successeur le comte d'Artois fringant mais « de cervelle point », dit un jour à ses conseillers : «  Vous vous plaignez d'un roi sans jambes, vous verrez ce que c'est qu'un roi sans tête ».

    Heureux mortels que nous sommes, nous avons les deux.

    Singulièrement, depuis la V° république comme disait l'ermite de Colombey : « ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein. » En effet, nous n'avons pas manquer et ne manquons pas de prétendants pour « porter le chapeau ».

    Président de la république française : Valorisant peut-être ? Le sommet de la réussite à la Guizot : « Enrichissez-vous ! » ? Un lieu de bon plaisir ? Le triomphe d'une pathologie de l'orgueil ?

    Mais pour nous citoyens, être dirigés par des névropathes à la solde de l'étranger ou par des vieillards en naufrage, nous fait passer de l'anorexie à la phase terminale. Ne nous y trompons pas : les gesticulations de tel ou tel n'empêchent en rien les barbares de piller et terroriser Marseille, ni les postures politiciennes hypocrites d'arrêter la destruction programmée, dans une lâche résignation, de l'identité française.

    De Gaulle, Mitterrand ou Sarkozy ou plutôt Croquignol , Filochard et Ribouldingue ont ramassé les lambeaux que, très démocratiquement, le peuple français leur a abandonnés. N'en déplaisent aux tenants paranoïaques du « complot » , c'est bien en étant élus que nos présidents président.

    C'est une galéjade de croire qu'il en sera autrement demain. Si, par exemple, DSK, l'expert en … Porsche, gagne la présidentielle , ce sera si une majorité de français le veulent , si et seulement si.

    Manquent-ils d'informations ces compatriotes ? Sont-ils idiots ? Veules ?

    Certainement pas, c'est en toute conscience qu'il font et feront leur choix, malgré toutes les conséquences catastrophiques prévisibles sur leur vie quotidienne. Bien sûr, les politologues assermentés, les sociologues médiatisés, les spécialistes autoproclamés, les psychologues de Secret story trouveront toutes les explications convenues et rassurantes incluant la nécessaire et inévitable évolution des temps, la sainte prise de conscience de l'utilité sans faille de la mondialisation, le respect des droits de l'homme, la victoire de la diversité.

    Mais le peuple des catacombes, le plus éclairé, car vivant dans la nuit de l'abandon et de la pauvreté, y verra des réalités plus dérangeantes : la paresse, le conformisme et la peur.

    La paresse de se reconstruire une identité contre les médias, nouveaux professeurs Diafoirus d'un totalitarisme où comme écrivait corneille :  « Les visages souvent sont de doux imposteurs, et où de beaux semblants cachent des âmes basses ! ».

    Le conformisme avec comme idéal premier de naître avec les pompes funèbres payées d'avance et se fondre dans la masse des zombis, surtout sans se faire remarquer, pour suivre sa petite route avec sa petite auto jusqu'à sa petite maison préférant la chaleur bourgeoise du foyer à l'air pur des glaciers.

    La peur de combattre dans nos rues les armes à la main pour conserver, oui conserver contre les assauts des vandales, les valeurs ancestrales de nos lignées.

    Au fond ces commémorations, sans vergogne, des hontes d'hier, préparant celles de demain, sont une façon déguisée pour casser les rotules à l'animal et mépriser la loi naturelle.

    Aucune bête au monde ne se laisserait manipuler, tourmenter ou martyriser, depuis des décennies comme notre peuple a pu l'accepter.

    Les coups de griffes auraient jailli, les crocs auraient déchiqueté.

    Aucune bête sauf le chien, ce loup brisé, apprivoisé, domestiqué comme esclave.

     

    Sándor Petőfi, poète et âme de la révolution hongroise de 1848 qui trouva la mort au combat écrivit deux textes un pour les chiens l'autre pour les loups.

    Les chiens : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige

    Filles jumelles de l’hiver. Que nous importe, il fait si doux dans notre coin de cuisine, notre bon maître qui nous aime a permis que nous y restions. Aucun souci de nourriture quand finit le repas du maître, il reste toujours à sa table des reliefs qu’il nous abandonne … Le fouet il faut le reconnaître claque parfois sur nos échines. Cela fait mal, évidemment, mais plaie de chien se cicatrise. Une fois tombée sa colère, le maitre à nouveau nous appelle et nous venons lécher, ravis,la semelle de ses souliers. »

    Les loups : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige

    Filles jumelles de l’hiver. Ici règne la désolation et un désert nous environne. Il n’y a même pas un petit buisson qui nous protège. Au dehors il y a le froid et la famine en dedans. Double ennemi, double tourment qui nous harcèle sans répit. Mais encore un ennemi, le chasseur et son fusil. Voyez la neige rougie par notre sang qui s'enfuit. Nous avons froid, nous avons faim et le flanc transpercé de balles. Voilà notre sort horrible, mais vivons et mourrons libres. »

     

    A chacun librement de choisir quel sorte d'animal français nous voulons être.

    Alors, au lieu, la larme à l'œil , de commémorer, de gémir, de regretter ou d'encenser, nous redeviendrons ce peuple fauve, renversant les idoles de mauvais plâtre.

    Nous crierons de nouveau l'adresse du Commandant Changarnier à ses hommes le 24 novembre 1836 : «  Soldats, ils sont six mille, vous êtes trois cents. La partie est donc égale. Regardez-les en face et tirez juste. »

    Peu importe notre couleur de peau, notre religion, notre origine sociale et notre cosmogonie, nous repartirons ensemble à la conquête de l'Histoire.

     

    Jean-Marc DESANTI 

     

    Lire aussi sur -----> http://www.armees.com/info/actualites/commemorer-hier-ou-combattre-demain,42276.html

                                     http://voxfnredekker.canalblog.com/archives/2011/05/08/21088049.html

                                     http://www.legaulois.info/2011/05/commemorer-hier-ou-combattre-demain-par.html

                                     http://jean-marielebraud.hautetfort.com/archive/2011/05/10/le-billet-de-jean-marc-desanti.html

                                      

     
  • ben Laden ou l'autodafé d'un roman hérétique

     

    « Le roman est une méditation sur l'existence vue au travers de personnages imaginaires. »

    Milan Kundera

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    Il y a les apparences et ce à quoi nous invite notre condition d'homme, la traversée des apparences,long voyage initiatique , the voyage out.

    L'opération « Géronimo » a donc été un grand succès. Opération, nous dit-on, menée par des phoques ( les seal de l'US Navy ) mais plus vraisemblablement par le JSOA , le service des opérations conjointes, comprenant les bérets verts de l'US army, le groupe d'action psychologique ( PSYOPS ), trois bataillons de rangers et diverses unités « fantômes » de l'US Air Force. Bref, les les Forces spéciales se sont entraînées quelque part entre San Diego, en Californie, Norfolk en Virginie et Fort Bragg en Caroline du Nord, le tout planifié par les logiciels de la NSA à Fort Meade dans le Maryland.

    Le scénario, cependant, laisse un peu à désirer : A quelques mois du dixième anniversaire du 11 septembre, l'ingénieur milliardaire saoudien Oussama ben Laden, qui venait de fêter ses 54 ans, vivant depuis 5 ou 6 ans dans sa retraite de luxe au Pakistan, à cent kilomètres d'Islamabad, près d'une académie militaire, est malheureusement tué en se protégeant avec sa nouvelle jeune épouse. Miracle de la science, son identité est attestée par des tests ADN en quelques minutes et on balance son corps dans la mer à plus de mille kilomètres du lieu de l'attaque. De plus, le directeur de la CIA indique que les Etats-Unis n'ont pas informé le Pakistan de l'opération car ce pays "aurait pu alerter" le chef d'Al-Qaïda de l'imminence du raid.

    Nous pourrions nous contenter de ces explications et des rebondissements spectaculaires à prévoir ne serait-ce que pour ne pas gâcher la joie bien compréhensible, quoique parfois puérile, de certains new yorkais. Cependant ce tintamarre médiatique peut aussi nous pousser à remettre en ordre les séquences d'une histoire que l'on cherche à nous simplifier jusqu'à la nausée.

     

    Alain Marsaud, président de la fédération UMP de la Haute-Vienne, Ancien magistrat, notamment ancien chef du Service central de lutte antiterroriste au Parquet de Paris, a déclaré le 2 mai sur la chaine LCP :«  les américains racontent n'importe quoi et vous journalistes vous reprenez ces informations ».

    Et si nous essayions de sortir de ce « n'importe quoi » ?

    S'il n'est pas envisageable de minimiser dans l'épopée ben Laden, sa participation à la lutte, dans la fin du vingtième siècle, avec les USA contre « le communisme mondial », on ne saurait s'en contenter pour accéder à une compréhension contemporaine des mécanismes mis en place par la « nébuleuse » Al Qaida et qui , aujourd'hui encore, présentent un intérêt indéniable pour mieux saisir les coulisses de la marche du monde.

    Durant la guerre froide, les USA ont développé partout dans le monde une « contre idéologie » s'opposant au  « communisme athée ».

    C'était logique. Le capitalisme américain ne pouvait présenter une doctrine humaniste enthousiasmante seulement basée sur « la théorie de l'accumulation ». C'était idéologiquement pauvre, historiquement catastrophique et philosophiquement désespérant. Aussi, il investit le champ religieux. Tout d'abord avec GLADIO et CONDOR, il accorda diverses « aides » aux structures chrétiennes de droite jouant sur leurs positions politico-sociales communes.

    On le vit en France, en Italie, en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Amérique du Sud évidemment.

    Concernant le « monde arabo-musulman », il se contenta longtemps du double verrou : l'Iran du Shah et Israël. Mais il ne trouvait pas d'allié fiable dans le monde sunnite. Or en 1979 il se trouva confronté à un double séisme : la victoire de la révolution islamique à Téhéran et la prise de Kaboul par les soviétiques.

    Sa réaction fut autant surprenante qu'admirable, nous devons bien l'admettre, stratégiquement et tactiquement parlant. Là où beaucoup d'autres auraient considéré qu'il fallait négocier ou faire une pause dans la guerre, il y vit la meilleure occasion d'abattre l'empire soviétique.

    Le capitalisme et son complexe militaro-industriel , les USA n'avaient pas à chercher, pour une fois, des mercenaires ou à engager des troupes au sol pour atteindre leurs objectifs, car vinrent à eux les partisans du Djihad, non seulement les combattants mais aussi les capitaux.

    Au milieu des années 80, le mariage de convenance entre les USA et le fondamentalisme sunnite se mua en un pacs à trois : direction américaine, argent saoudien et gestion pakistanaise. Le Pentagone injectait de fortes sommes dans la guerre mais cela ne suffisait jamais. Alors il entérina, par l'intermédiaire de la CIA, un accord politique avec Oussama ben Laden, acceptant ainsi une totale « privatisation » du financement de la guerre soviéto-afghane gérée par les islamistes des services secrets pakistanais de l'Inter-Services Intelligence ( l' ISI ).

    Le Pakistan voyait tout l'avantage d'entrer dans cette alliance pour aider les tribus sœurs d'Afghanistan.

    Mais aussi, mais surtout, grâce aux généreux donateurs et volontaires islamistes, la miraculeuse possibilité de contrôler et de disposer, en toute quiétude, des immenses bénéfices financiers générés par le commerce de la production d’opium tiré du pavot, le trafic de la résine d’opium brute et des dérivés narcotiques plus forts, comme la morphine, la codéine et l’héroïne, devenus des facteurs clé de l’économie de guerre , le tout blanchi par les banques et les œuvres charitables, sous la haute main de ben Laden.

    L'ISI détourna ainsi une partie des ressources destinées à la guerre antisoviétique au profit du conflit séculaire opposant Inde et Pakistan au Cachemire et de la haine religieuse des islamistes contre l'hindouisme majoritaire en Inde.

    Plus encore, l'ISI se servit et se sert encore du Cachemire comme base arrière du terrorisme pour déstabiliser la société indienne.

    A Langley, au QG de la CIA, on se félicitait de cette réussite sur tous les plans, surtout qu'on ne faisait pas confiance au géant indien si indifférent et « non aligné » mais dangereusement proche des soviétiques. On invita même le fidèle allié israélien à apporter une contribution substantielle à l'armée islamique afghane. Le prix à payer fut lourd. Les nombreux combattants palestiniens anticommunistes, antisoviétiques donc anti-fatah devinrent plus tard les fondateurs du Hamas. C'est au Pakistan que ben Laden rencontra puis finança Abdallah Azzam l'inspirateur du Hamas, qui considérait l'OLP comme des laïques vendus au Satan soviétique. C'est aussi au Pakistan que ben Laden fit la connaissance, à la mosquée Binoori de Karachi, d'un jeune religieux blessé grièvement au combat dans les montagnes afghanes, qui deviendra le chef des Talibans : le mollah Omar et dont il épousera la fille.

    Bien que ben Laden fit un cours séjour dans une unité militaire islamiste où il fut blessé dans la vallée du Laghmân, il était essentiellement le grand organisateur de l'intendance, un technicien de grande qualité pour les montages financiers et un fédérateur des mouvements islamistes mondiaux. On pourrait revenir sur ses actions en Algérie, Égypte, Tunisie, aux Philippines avec son ami Abu Sayyaf ou au Yemen dont sa famille était originaire. Contrairement à l'idée légèrement méprisante qu'il ne fut qu'un simple symbole pour des musulmans intégristes, il fut, avant tout, le créateur d'une véritable internationale, comparable au Komintern, avec ses groupes dissidents, ses actions « ponctuelles », ses luttes de pouvoir.

    C'est précisément dans ce développement d'une organisation puissante, autonome et très structurée qu'il faut chercher le point de rupture apparent avec les USA.

    Vu depuis Langley, le « programme » suivait les principes classiques et rassurants de la CIA. Les forces spéciales américaines et « alliés » forment les formateurs. Dans ses écoles et ses camps l'ISI entraîne la masse des simples moudjahidin et les convoie au combat, ben Laden se chargeant du trafic, de la distribution des armes ainsi que du convoyage et des émoluments des agents ( recruteurs ou provocateurs ), la CIA supervisant l'ensemble.

    En réalité la Centrale s'aperçut qu'après une bonne dose de corruption, beaucoup d' armes remises à l'ISI se retrouvaient aux mains de groupes internationaux de fanatiques musulmans formés à la guérilla et au terrorisme urbain.

    Ben Laden et l'ISI s'étaient progressivement émancipés de la tutelle US pour poursuivre ses propres buts de guerre.

    D'ailleurs une fois l'URSS forcée à retirer ses troupes, il apparut que ben Laden et l'ISI voulait assoir leur pouvoir sur l'Afghanistan. Bien qu'une extension de pouvoirs sunnites prêts à en découdre avec un Iran chiite ne déplaisait pas, à priori, à Washington, il semble que les premiers sérieux craquements se firent entendre.

    Le nouvel ennemi était devenu la Chine mais paradoxalement l'ISI et ben Laden semblaient ne plus prendre en compte le caractère  « communiste-athée » du grand Dragon. Et pourquoi donc ?

    Parce que la Chine, en conflit de puissance régionale avec l'Inde avait rapidement entamé une guerre révolutionnaire larvée, qui ne cesse de s' étendre, en soutenant des groupes maoïstes dans les provinces indiennes de Jharkand, Chhattisgarh ainsi que dans le Bengale occidental.

    Les américains de leur côté, en lutte pour l'hégémonie sur la planète avec Pékin, s'étaient rapprochés de l'Inde et surtout avaient engagé toutes leurs forces pour l'asphyxie du géant chinois, par le contrôle total des ressources de gaz et d'hydrocarbures. Un nouveau siècle commençait, celui des guerres du pétrole et du pillage néo-colonial.

    Il y eut le 11 septembre et les USA désignèrent ben Laden et la conspiration mondiale islamiste. On sait aujourd'hui où cela nous conduisit. Des alliances s'écroulèrent, les amis d'hier devinrent des ennemis, on abandonna les dictateurs.

    Et si ce dernier point était la clé de la compréhension de la fin du chapitre Oussama ? Si les « révolutions arabes » , l'appel à la « démocratie » , au modèle universel et indépassable de l'économie libérale capitaliste anglo-saxonne marquaient le début d'une autre forme de combat ?

    Si pour gérer et marginaliser la Chine, il était préférable, et finalement suffisant, de parler de « liberté », de « démocratie » et surtout de « bien-être » ?

    Au fond, Al Qaida ne promettait-il pas que seul le véritable bonheur se trouvait dans l'Au-delà ? Le combat, la guerre, la mort et l'héroïsme, c'est par trop antique et hypothétique pour une jeunesse fut-elle « arabe » à qui on a fini par faire préférer plutôt « le vin d'ici … que l'Au-delà » ….

    D'un point de vue Marketing, nous dirions que ben Laden était mal positionné sur le marché géopolitique, trop en décalage avec les aspirations de sa « cible » jeune. Il fallait donc en finir avec ce produit d'un autre siècle, d'un autre millénaire. Oussama plus vendeur, trop coûteux pour de lourds investissements qui ne rapportaient plus. On a retiré le produit de la vente. De toute façon, il était en rupture de stock depuis plusieurs années. Et puis les publicitaires commençaient à manquer d'idées. Il faut savoir terminer une grève, une guerre ou une propagande.

    Il y aura encore des attentats car les frustrations et les injustices demeurent mais on pourra désormais aisément les qualifier de résidus d'un autre age. Et le temps passera. On s'apercevra, un jour, c'est certain mais trop tard, que ben Laden était un roman car le roman est l'art de créer un homme. On écriera alors, peut-être, une vraie biographie car la biographie est l'art de ressusciter.

    Mais si ce jour arrive, si l'on ose affronter l'impensable, l'inénarrable, l'inimaginable alors nous nous ferons peur. Car selon le mot d'Aragon ce personnage pour toujours insaisissable « est la clef des chambres interdites de notre maison ».

    Jean-Marc DESANTI

  • Orient : le capital à la manœuvre

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    « L’expansion généralisée qui mènerait de grands espaces à l’ordre global, des états mondiaux à l’État universel, ou, pour mieux dire à l’Empire Universel, est inséparable de la crainte que désormais la perfection ne se fige en formes définitives, aux dépens du libre arbitre » (Ernst Jünger)

     

    Printemps pour le capitalisme, hiver pour les peuples… Jasmin pour la finance, chrysanthèmes pour une jeunesse héroïque.

    Oui, au Caire, comme à Tunis ou Alger, en Jordanie comme au Yémen, de jeunes musulmans se battent et meurent pour la justice sociale, l’indépendance de la pensée philosophique et culturelle étouffée par l’instrumentalisation du religieux.

    Non, là-bas, on ne meurt pas pour plus d’Arabic McDonald’s, ou pour devenir le cinquante et unième ou cinquante deuxième état des USA.

    Et pourtant ce processus apparemment si « soudain » et « populaire », visiblement en décrochage par rapport à l’Occident, fait partie d’une étape parfaitement programmée (avec la collaboration de « l’Islam des marchands ») du logiciel américain « Grand Moyen-Orient » , terminal des réserves énergétiques eurasiennes.

    Le développement de la production capitaliste a nécessité et nécessite toujours une phase historique de transition du féodalisme au capitalisme.

    La constitution des monopoles internationaux est une des formes du rapprochement économique des différentes régions du globe, ce à quoi incite la division du travail entre les pays.

    Ce « rapprochement » que l’on nomme « mondialisation » se fait parce que les puissances impérialistes les plus évoluées exploitent les pays retardataires de tous les continents.

    Un tel « rapprochement » a pour seul objet l’union, de gré ou de force, de tous les pays sous le pouvoir d’un trust universel unique. Il existe des cartels ou des consortiums nationaux que l’on tolère provisoirement car ils ne sont rien d’autre en réalité, qu’un armistice dans la guerre industrielle. Le développement économique mondial va dans le sens d’un seul et unique trust mondial absorbant, sans exception, toutes les entreprises et les états . Cette association mondiale « ultra-impérialiste » des capitaux financiers nationaux ne peut s’opérer qu’avec des contradictions idéologiques, des conflits et des bouleversements économiques, sociaux, politiques et nationaux d’une violence inouïe et continue .

    L’impérialisme occidental, affaibli face au capitalisme Chinois en expansion spectaculaire, tente d’établir sa domination le plus rapidement possible.

    Seule la possession complète de toutes les sources de matières premières déjà découvertes mais aussi des sources possibles donne aux USA et à ses satellites une petite garantie de succès contre les hasards de la lutte avec son grand rival asiatique.

    D’où leur inévitable tendance à élargir leurs territoires économiques et leurs visées militaires et stratégiques de conquêtes territoriales.

    Leur expansion « coloniale » est d’autant plus forte qu’ils y cherchent une issue aux contradictions de classe qui, chez eux (USA, France, Angleterre,Irlande, Grèce, Islande, Italie, Espagne, pays baltes) vont en s’aggravant.

    Les impérialistes occidentaux veulent contrôler, au plus près, les pays arabes débarrassés de leurs tyrans, d’un autre âge, en leur proposant le libéralisme économique et politique. Ainsi, en échange des libertés formelles bourgeoises traditionnelles , les « arabes » pourront contribuer encore plus « librement » par la participation de leur force de travail et de leurs richesses au grand jeu de Monopoly géré par Oncle Sam, ne gardant comme dit le proverbe arabe « que l’oreille du chameau »

    Les USA ont pris dans les filets de la dépendance financière, militaire et politique, la totalité des pays du monde « occidental », mais devant la concurrence quasiment insurmontable de la Chine (le capital est chinois, la dette américaine), il leur faut au plus vite accroître leur production, leur productivité et leurs débouchés à la vente par le pillage mieux organisé des pays structurellement économiquement arriérés. Ce n’est pas par idéalisme, amour de la liberté pour les « arabes » qu’ils établissent à marche forcée un système libéral, mais bien par nécessité vitale. Ils ne peuvent survivre qu’en réagissant dans l’extrême urgence. Pour eux c’est une course contre la mort. Liberté économique et politique leur permettra, grâce à leur amis « musulmans » (Moncef Marzouki, Mohamed Ghanouchi, El Baradei) , formés chez eux ou chez leurs « alliés », contrôlés par leurs services, et convertis à l’économie de marché destructrice des nations, d’accélérer la modernisation et la rentabilité de leurs « pays-usines » en Méditerranée.

    Georges Corm écrit justement : « Cette politique impériale a été faite par le Pentagone et nullement par le lobby sioniste à qui on accorde une importance démesurée (frisant l’antisémitisme). Si nous regardons les déploiements de l’armée américaine et celui des alliés de l’OTAN dans le monde depuis l’effondrement du bloc soviétique, nous constatons qu’il s’est fait comme un grand S autour de la Russie, de la Chine et de l’Iran. Ce déploiement dispose d’une formidable base arrière constitué par le stationnement d’un dispositif militaire dans la péninsule Arabique et le golfe Arabo-Persique qui permet aussi un meilleur contrôle des flux pétroliers vitaux … »

    Le capitalisme a toujours vaincu le féodalisme insuffisamment productif au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Comme forme de domination politique et de totalitarisme, le concept de soft power ou puissance douce développé par Joseph Nye, satisfait pleinement les agents du Electronic Crimes Task Forces (ECTFs) chargés de déstabiliser et de remodeler par les moyens techniques les plus modernes les pays « à la traîne » du « système ».

    En effet dès le début du XX° siècle les « monopoles » s’enrichissaient grâce aux commandes de l’État et faisaient en sorte d’influencer conformément à leurs intérêts égoïstes la législation douanière, le crédit d’État,la fiscalité …

    Mais aujourd’hui nous sommes passés à un système où la reproduction élargie du capital se fait essentiellement sans l’intermédiaire ni la participation directe de l’État. Les États n’ont plus qu’une vocation de milices armées au service d’une économie parasite. Pour elle, tous les moyens sont bons pour écraser les « concurrents », y compris celui de dilapider les deniers publics. On comprend mieux alors qu’il est préférable pour l’économie mondialisée de récupérer à son avantage les immenses fortunes détournées par les derniers féodaux.

    L’impérialisme Américano–Occidental a besoin pour réaliser ses visées ambitieuses d’hégémonie mondiale et d’anéantissement des identités nationales de se faire « les alliés » de tous les pays , mais il ne faut pas oublier qu’il ne peut être « à la tête » qu’en assujettissant totalement les gouvernements de ces nouvelles zones d’influence. Depuis toujours il a comme adage la maxime de Nietzsche: « L’injustice ne se trouve jamais dans les droits inégaux, elle se trouve dans la prétention à des droits égaux. ».

    On ne peut alors s’étonner que, devant ce chaos géopolitique organisé, les hommes libres d’Europe ne puissent rapidement concevoir une réaction morale d’envergure pour refuser de continuer à servir une mécanique inhumaine et sans honneur.

    On ne peut que souhaiter que, devant le constat ubuesque du double soutien sans faille apporté par les USA à Israël et au wahhabisme saoudien, le peuple israélien balaye ses dirigeants corrompus et accède enfin à la liberté dans un État véritablement indépendant.

    La clé de la rupture de ce « nœud gordien » se trouve entre les mains des fils de Mélusine et de YHWH. Qui, mieux qu’eux, peuvent se révolter et vaincre devant le triomphe en marche de Thanatos si admirablement exprimé par Hervé Juvin dans le Renversement du monde ? : « l’idéologie mondialiste a engagé une guerre contre la diversité des sociétés humaines car elle est l’œuvre des maitres du marché qui rêvent de la fabrication en série d’individus, purs sujets de leur désirs, indéfiniment mobilisables par le couple revenu-dépense, indéfiniment mobilisés par la croissance infinie ».

    L’Europe n’est pas l’Occident.

    Seul « le retour du sacré » (l’Humanisme Judéo-Chrétien historiquement allié à l’Islam des lumières) peut écraser le Léviathan qui avance comme un somnambule, porteur maudit de forces destructrices.

    Jean-Marc Desanti

  • Gaullistes et Islamistes

     « Les algériens crient : « Vive de Gaulle ! » comme le font d'instinct tous les français quand ils sont plongés dans l'angoisse ou emportés par l'espérance.

    Les français d'Algérie donnent la meilleure preuve qu'ils ne veulent pas, ne veulent à aucun prix, se séparer de la Métropole. Car on ne crie pas : «Vive de Gaulle ! » quand on n'est pas avec la nation » Charles de Gaulle, le 19 mai 1958.

     

    « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » Charles de Gaulle, le 5 mars 1959.

    On peut saisir dans la confrontation de ces deux textes, non pas toute la duplicité du général, mais plus exactement toute la difficulté dans la gestion des contradictions qu'amène une conscience aiguë des réalités.

    Au-delà du cadre historique particulier, nous avons là un éclairage particulier sur la tendance lourde et longue de l'influence pétainiste dans la politique extérieure française.

    Ce qui amène le général à refuser la confrontation militaire avec l’Islam, c'est sa perte absolue de confiance dans le génie français.  Le général,  à l'image de son ex maître,  confiera que le soldat français n'est plus le même parce que le français est différent. Il ne veut plus se battre. Alors la solution sera double, tout d'abord une cessation des combats justifiée par le développement d'autre chose : la dissuasion nucléaire. L'arme inutile par excellence pour les peuples qui ont une identité et qui sont prêts à la défendre. Les  palestiniens comme les irakiens ou les afghans le prouvent chaque jour. Puis l'erreur magistrale de penser que l'économie suffira à normaliser les relations entre l'Europe et les pays musulmans.

    « Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » La réponse se dévoile peu à peu sous nos yeux n'est-ce-pas ?

    Et là encore, faute d'avoir tenu, il y a cinquante ans, nous sommes invités par les « gaullistes » à apprendre à « négocier ».

     Alain Juppé, a proposé un dialogue aux mouvements islamistes dans le monde arabe « dès lors que les principes, les règles du jeu démocratique, sont respectés »

     Sans blague ?

    La France aurait pu démonter la pertinence des positions de leurs diplomates à maintes reprises,  précisément en Algérie, et ceci, au moins, depuis la victoire politique du F.I.S aux élections législatives de décembre 1991. On connait le soutien politique, financier et militaire des « gaullistes » au FLN dans cette affaire.

    Alors quoi ? Une illumination subite ? L'impatience de se couler dans le statut si enviable de dhimmi ?

    La réalité est évidemment plus terriblement banale et écœurante. Après avoir soutenu, partout, du Maghreb auMachrek , contre les islamistes, les mafias économico- politique des généraux , notre diplomatie, toujours à l'affut des marchés indispensables à sa survie comme Nomenklatura , comprend que le nouveau monde « démocratique » arabo-musulman, faute de culture « d'opposition » et d'alternative crédible se tourne vers la seule force organisée et structurante pouvant se porter garante de l'ordre si nécessaire pour conclure de bonnes affaires.

    Il va être éclairant alors de suivre les circonvolutions de nos élites pour se placer dans la file d'attente des boutiquiers tout en ménageant leur anciens alliés.

    Quid de la nouvelle Turquie et de l'AKP « islamiste » après sa collusion avec le Hamas  « islamiste » dans l'affaire du Mavi-Marmara, ses premières manœuvres aériennes avec la Chine et son opposition toute nouvelle aux sanctions contre l'Iran « islamiste » ? Nos « gaullistes » se contenteraient-ils de la mise à disposition de la base d'Incirlik permettant le transfert d'Irak vers l'Afghanistan des forces militaires de nos alliés US ?

    Quid alors de l'Iran ?

    Il y a peu on soulignait les tensions persistantes avec nos alliés américains et l'Arabie Saoudite ( Souvenons-nous wikileaks : Le roi Abdallah souhaite faire « couper la tête au serpent iranien » )

    En apparence nos « gaullistes » semblent se réjouir des propos d'Obama considérant que l'Occident a du temps pour négocier, car le programme nucléaire iranien rencontre des « problèmes techniques » ( Les US faisaient  référence aux vieilles centrifugeuses vendues par le Pakistan).

    Ignorent-ils qu'en réalitél'Iran a reçu un véritable missile informatique ?

    Les services israéliens ( l'unité 8200 ) ont conçu le virus STUXNET   puis collaboré avec les USA pour faciliter la mise en place d'un test « grandeur nature » . Ce test fut mis en place dans le désert du Négev à la centrale « secrète » de Dimona. L'introduction du virus a été rendu possible par l'intermédiaire d'ingénieurs russes ( malgré eux ) via une clé usb qui permit d'injecter un code malveillant sur chaque programme d'un progiciel utilisé par la firme allemande Siemens,  dans les sites iraniens de Natanz et Bouchehr.

    Résultats : destruction des centrifugeuses (trop grande vitesse de rotation devenue incontrôlable ).S'inspirant de ces faits, on souhaiterait que notre diplomatie développe, bien évidemment, son  désir de paix et de dialogue MAIS après avoir mené, par exemple, ce type d'opération plus efficace qu'une frappe militaire. On apprend au rugby que la franche camaraderie avec l'adversaire se nourrit aussi de bourrades viriles.

    Nous allons aussi observer avec un brin d'inquiétude, quelle sera la position de nos « chargé d'affaires » concernant le contentieux lié à la récente découverte par Israël dans la « mare nostum » du « léviathan » , de gigantesques réserves de gaz, plus de 700 milliards de mètres cubes , mais dont le Hezbollah affirme qu'il se situerait « plutôt » dans les eaux libanaises. Dans cette querelle nos amis turcs soutiennent le Hezbollah.

    Mais peut-être que la volonté programmée de l'ONU de déclarer unilatéralement la création d'un État Palestinien sans négociation sur "les frontières" de 1967 aura-t-elle   rendue l'escalade vers la guerre dans la région irréversible ?

    Zbigniew Brzezinski précisant l'analyse de son livre The Crisis of Américan super power  déclare : « Le discours du Caire d'Obama était essentiellement destiné à changer la façon de penser des « américains ». Obama n'a pas réussi encore en Israël car tout a été fondé sur l'idée que le processus de paix devait venir de l'intérieur, d'un arrangement entre Israéliens et Palestiniens. En réalité le processus doit être imposé de l'extérieur, et il n'y a que les USA qui peuvent le faire »

    On ne peut être plus clair…

    D'où le discours de Barack Obama  en septembre 2010 à l'ONU :« Quand nous reviendrons l'an prochain, nous aurons un accord qui amènera un nouveau membre aux Nations-Unies : L'État souverain de PALESTINE vivant en paix avec Israël » …. Puis échec de Georges Mitchell pour imposer ce dictat à Israël …. Puis , comme par hasard, "révolutions arabes" et chute de "la maison Moubarak". Donc pour les USA et l'UE ( à la botte des USA ) ça devient parfait et imparable : La "Démocratie" s'impose en Orient, et Israël ne peut plus avancer qu'il est le seul état démocratique au Moyen-Orient … Commencez-vous à saisir le but de la manœuvre ? Dans le déclin économique, financier et monétaire de l'Occident, il faut le contrôle absolu de nouveaux marchés … Alors Israël …..

    Au fond les américains sont aussi des gaullistes, à moins que les gaullistes malgré leurs dénégations aient toujours favorisé les intérêts américains …

    L'intervention en Libye semble confirmer cette complicité. Nous choisissons les insurgés islamistes anciens djihadistes en Afghanistan mais qui ne cessent de nous promettre des « accords économiques ».

    La realpolitik gaulliste : c'est un bordel monstre chez « les arabes », alors  soyons diplomates … affirmons notre force de frappe … financière.

    On peut bien faire mourir, rarement, mais pour n'importe quelle cause, le soldat français puisque désormais c'est un professionnel. D'un côté la loi du profit, le bourgeois calculateur et gestionnaire, de l'autre une armée plus que jamais mercenaire, endurant son calvaire masochiste, mettant le culte du sacrifice de serviteur bien plus haut que le culte de la victoire, que le service des français.

    Les gaullistes ont dompté la fougue et l'honneur de notre armée en 1962 en la faisant collaborer avec les islamistes dans l'abandon de l'Empire rappelant la prise de Rome par les barbares.

    Ils ont fusillé Degueldre mais bien plus encore, en exterminant les guerriers de l'OAS, ils ont « dévirilisé » toute une nation. C'est le sens de la remarque de Jean-Claude Perez : « Mais il est une chose qu’il ne faut pas oublier : à cette époque-là, si nous voulions vivre, il nous fallait mordre ! Si nous arrêtions de mordre, nous étions morts politiquement, spirituellement, avant de l’être physiquement. Et on ne peut mordre que ce qui se situe à portée de ses crocs.

    Voilà des hommes qui avaient manifesté pendant des années leur hostilité à la France. Ils avaient semé la graine du rejet de notre patrie dans les esprits d’une jeunesse qu’ils ont engagée contre la France l’Europe et l’Occident. Des hommes qui, en même temps, préparaient leur avenir dans le cadre de l’Algérie indépendante ».

    Nous payons, nous patriotes français et européens, le refus pathologique des Gaullo-pétainistes à envisager le réarmement moral de notre patrie, la nécessité de combattre pour la survie de notre identité tous nos ennemis, c'est à dire les islamistes déguisés en « modérés ».

    Ils finiront par faire de nous des vaincus, comme Brasillach, tout juste bons devant l'ampleur du désastre de nos terres ravagées à prononcer les vers faustiens du Psaume IV :

    « Seigneur voici couler le sang de nos garçons

       il a tout recouvert la patrie déchirée.

       Quand verrons-nous jaillir, ô tardive saison

       De tout ce sang versé la moisson désirée ? »

    Nous ne cessons de reculer, de céder du terrain. Le bassin méditerranéen se transforme en une petite piscine pour de pauvres boatpeople maghrébins. Oui c'est un crève cœur, oui c'est déchirant mais la guerre civile est à nos portes. Ces foules très pauvres ne sont pas nécessairement dans une logique de haine contre un  « Occident riche et perverti » comme on voudrait nous le faire croire. Mais elles avancent comme tous les miséreux des grandes invasions, la faim au ventre et une détermination sans faille pour imposer leur loi et leurs valeurs.

    Les israéliens mènent ce dernier combat contre ces grands mouvements millénaires venus d'Orient. Nous, nous pensons, qu'au final, nos supermarchés et notre « laïcité » suffiront à conjurer le mauvais sort. Cela  s'appelle au pire la politique de Montoire actualisée, au mieux la nouvelle devise assumée de nos régents « gaullistes » américanisés : « Leave and let die ». Vivre et laisser mourir.

    Jean-marc DESANTI

  • Blitzkrieg ou Game Over

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    La France se trouve engagée, au moins dans trois guerres ou « opérations militaires d’envergure », Afghanistan, Libye et Côte d’Ivoire.
    Il est bien « humaniste » que la position première soit de se prononcer contre ces guerres, et évidemment « contre toutes les guerres ». Soit.
    Je suis contre ces guerres, contre la faim dans le monde, contre le SIDA, contre la neige en été, contre le racisme et les calvities précoces. On me dit « Indignez-vous ! », alors je m’indigne et tempête. C’est fait.
    Maintenant, tentons d’installer une position moins « humaniste » mais plus tristement humaine.
    La politique, c’est moche et violent. Et, comme le rappelle Carl von Clausewitz : « La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens, On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, « une certaine forme » de paix ».
    C’est ainsi, encore plus moche et plus violent.
    Mais, hormis le fait de jouer les Robinson en une île paradisiaque, si nous refusons de nous préoccuper de la politique, la politique,elle, s’occupe de nous jusqu’à la mise en guerre.
    On nous abreuve d’images de soldats, professionnels ou rebelles, de colonnes de blindés, en mouvement ou en cendres, de morts civils ou militaires, d’incendies, de bombardements. C’est du « déjà-vu ». Un quotidien de cruauté dans les relations internationales avec de très courts répits qu’exprimait parfaitement Valéry « et l’on nomme paix cet effort de tous contre tous ! »
    Nous en prenons acte et laissons aux pasteurs de nos âmes le sublime courage de réconcilier « des hommes et des dieux ».
    La question centrale et déterminante pour l’avenir des citoyens de notre pays n’est pas d’ordre métaphysique mais politique, mais pas de cette politique des évidences consternantes : « les talibans sont des égorgeurs, Kadhafi est cruel, Gbagbo n’était pas un vrai démocrate ».
    Allons plutôt au fond des choses dérangeantes : «  Pourquoi bombarder tel camp et pas tel autre ? Pourquoi tuer ces enfants, ces femmes et ces vieillards et pas ceux d’en face ? Comment se fait-il que l’ami d’hier devienne l’ennemi d’aujourd’hui ? ».
    La réponse est immédiate :« la communauté internationale unanime ……. condamne ». Traduisez, nous faisons la politique de notre allié, plus exactement nous sommes une force supplétive de notre puissant allié.
    Et pourquoi pas ? Ami des USA ce n’est pas « en soi » choquant. Il est préférable de choisir la force contre la faiblesse, de préférer la victoire à la défaite. Encore faut-il ne pas se tromper de monture et de destination. C’est précisément là le cœur de l’erreur. Les États-Unis d’Amérique sont une puissance en déclin.
    Devant la Chine, l’Inde et le Brésil, elle se disperse et comme tous les empires déclinants, pris de panique, jette ses forces dernières dans des guerres de rapines. Les brigands courent au pillage et raclent les fonds de tiroir avant la banqueroute.
    Ça à l’air, disent les médias sondeurs, de recueillir l’assentiment des européens.
    Vraiment ? Ces enfantillages de cours de récréation ? Ces conflits de pendard ? Ces turpitudes de malandrins gagne-petit ?
    Voulons-nous vraiment sauver l’Occident ? L’Hémisphère Nord ? L’Europe ? Sommes-nous vraiment lassés de ce bordel innommable ?
    Oui ? Alors d’accord, accrochons-nous au mât , ça va tanguer.
    1. Union militaire d’urgence entre l’UE et ce qui reste des USA et de la Russie.
    2. Écrasement total de la caste dirigeante Chinoise par tous les moyens.
    3. Destruction totale des organisations fondamentalistes sunnites ( pas des sunnites ! ) , ces gauchistes verts internationalistes, fauteurs de terreur, y compris « les monarchies pétrolières arabes »
    4. Alliance politique et militaire avec l’Iran, les chiites et leur clergé nationaliste ( Charbonnier est maitre chez soi ).
    5. Rétablissement de la pax romana Christiana au Moyen-Orient par la remise au pouvoir des chrétiens, au Liban, et la destruction de toutes les milices et de leurs pourvoyeurs.
    6. Annexion définitive de Gaza et de la Cisjordanie par Israël en contrepartie d’un statut juridique de Jérusalem, comparable au Vatican et de la création d’une CEM ( communauté économique méditerranéenne ) reposant sur un partenariat Israélo-Libano-Egyptien, s’inspirant du couple franco-allemand de la CEE.
    7. Autonomie politique totale de l’Amérique du Sud, en échange au Nord d’un repeuplement démographique d’Européens « de souche », de l’Atlantique à l’Oural.
    8. Indépendance absolue de l’Afrique subsaharienne, en échange de l’établissement d’une entité, lointaine cousine Indo-européenne, par la refondation du royaume berbère d’Afrique du Nord.
    9. Exfiltration des tribus blanches d’Afrique noire contre le retour en Afrique des tribus noires de l’Europe blanche.
    10. Élaboration d’un projet de survie écologique mondial, d’inspiration « solidariste »
    Alors Français, européens et peuples de la planète, voulez-vous un nouveau type de guerre ou la continuation de la chienlit ? Voulez-vous ensemble et pour une fois, d’une manière originale et radicale remettre de l’ordre face à la violence ou accompagner la décadence et la mort de notre Histoire commune ?
    On vous a imposé la barbarie contre le socialisme « à visage humain », il ne vous reste comme choix que La blitzkrieg ou le Game Over.
    Par Jean-Marc DESANTI – JSSNews
  • Les patriotes européens nos frères d’armes !

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    Il faut que ça cesse ! A défaut d’être l’invitée des élites politico-médiatiques autoproclamées, Marine Le Pen est décrétée d’accusation publique et pire encore, elle est présumée coupable. Bien des magistrats parlent avec plus de considération à des prévenus présumés « innocents » violeurs assassins.

    Pour faire assaut de testostérone, c’est à celui ( ou celle ) qui la traitera, le plus, avec mépris, vulgarité et agressivité. On se doit de l’humilier tout en claironnant qu’au fond, elle est la fille de son père ( dixit Duhamel ) et que donc « mauvais sang » ne saurait mentir !

    En dehors du fait que cet argument est d’une sottise incommensurable, cette bouillie vomitoire qui sert de pensée s’apparente surtout « aux heures les plus sombres de notre histoire ». On navigue en eaux contaminées en compagnie d’Alexis Carrel et de Walther Darré. Quoi donc ? Vous êtes une Le Pen ? Soyez maudite comme Lévy, Cohen ou Malka jusqu’à la fin des temps. De vous entendre, il ne peut être question, d’une simple écoute nous ne vous gratifierons pas.

    Laissons plutôt s’exprimer les nouveaux antisémites de gauche ou de la gauche extrême qui condamnent « la politique criminelle d’Israël » et manifestent aux côtés des islamistes. C’est la Démocratie ça, mes camarades ! Avez-vous enfin compris ?

    Alors, osons aller au fond des choses ! Jean-Marie Le Pen aurait commis de si grands crimes que sa fille jamais ne pourrait s’en purifier ? Le lieutenant Le Pen, officier au 1°REP, est tellement anti-israélien que lui, le 6 novembre 1956, il risque sa peau, aux côtés de Tsahal, lorsque son régiment débarque à Port Saïd et Port-Fouad dans le cadre de la crise du Canal de Suez. A cette époque, il était un exemple pour les « affreux » sionistes. Et puis, il serait devenu brusquement antisémite ? Vraiment ? Il « faut tout dire ou se taire ! ». Alors disons ! A partir du moment où Le Pen Jean-Marie, avant tout le monde, alerta les européens du danger des flux migratoires, volontairement incontrôlés ( pour créer rapidement un prolétariat facilement malléable par le Patronat ), provoquant la baisse du coût de la main d’œuvre ; les médias à la botte, les « nouveaux philosophes » , les mondialistes dont une bonne partie de juifs égarés,suicidaires, naïfs et psychotiques ont sorti l’arme fatale : l’ultima Reductio ad Hitlerum.

    C’est rapide,efficace,définitif ( On a fait aussi le coup à nos frères serbes patriotes, défendant leur terre ancestrale contre l’invasion islamiste). On le vit aujourd’hui avec Eretz Yisrael ! Alors « le Vieux » en bon breton, marchant plus au calva qu’à la "marie-jeanne" a piqué une colère sans limite. Il est monté au baston ne pouvant ravaler son égo.

    Le cinéaste Claude Chabrol dit un jour, scandalisant, les mous du bide : « antisémite Jean-Marie ? C’est un fout-la-merde magnifique, voilà un homme sincère ! Il ne ment pas ! c’est un type très costaud, très buveur aussi. s’il devient président de la République, je serai ministre de la Culture et de l’Agriculture, car il ne faut pas séparer les deux… Quand on pense ... c’est apocalyptique, mais à la fois d’une telle drôlerie ! Mais, ne nous y trompons pas... les “déçus du socialisme” n’ont que ce qu’ils méritent. » N’oublions pas, aussi, de brûler Serge Moati : « Le Pen, c’est un type marrant sympa et cultivé ».

    Je me permets, en si bonne compagnie, de relater une anecdote personnelle. En 1974 le « Menhir » vint donner une conférence de presse en province. Jeune nationaliste judéo-pied-noir, je m’y rendais, avec d’autres camarades, chargés de la protection du bonhomme ( Le Pen n’était pas encore la célébrité Le Pen ).

    Nous nous attendions à voir arriver un mec en blouson d’aviateur et le cheveu ras. A notre grande surprise, débarqua devant nous, un grand échalas hilare,en costume Mao brique avec des bottes à la Rastapopoulos, les cheveux bouclés encadrés de rouflaquettes à la rastaquouère … Il nous dit « Ne restez pas devant la porte , venez bouffer avec nous, si les cocos nous cherchent, ils nous trouveront ensemble au coude à coude » La conversation s’engagea, je découvris un type marrant sympa et cultivé et grand admirateur d’Israël. Depuis lors, des coreligionnaires névrosés, parlant abusivement au nom de la communauté, lui ont porté des coups. Il a répondu ... pas intelligemment. Une provocation en entraîne une autre. Mais alors que dire de l’interview d’Ariel Sharon par Amos Oz ? : "You can call me anything you like. Call me a monster or a murderer. Just note that I don’t hate Arabs. On the contrary. Personally, I am much more at ease with them, and especially with the Bedouin, than with Jews. Those Arabs we haven’t yet spoilt are proud people, they are irrational, cruel and generous. It’s the Yids that are all twisted. In order to straighten them out you have to first bend them sharply the other way. That, in brief, is my whole ideology".

    …. Ou des propos de Rav Dynovisz : “Blancs, défendez vous !” Et puis nous nous devons de rappeler que sont reçus en Israël Filip Dewinter (chef de file du parti flamand « Vlaams belang ») ainsi que deux parlementaires du FPÖ autrichien. Ils y côtoient des élus « populistes » suédois et danois ainsi que René Stadtkewitz, le leader de la nouvelle formation allemande Freiheit Partei. Marine, comparée à ces sbires c’est Blanche-Neige contre Dark Vador !   Alors attention, pas de contradictions mortelles entre patriotes israéliens et européens ! Il ne peut être question de cautionner une dialectique du genre : là- bas, « on » s’arme et on s’allie avec des nationalistes européens mais en Europe « on » les désarme. Nous sommes les génies de la politique, du « diviser pour mieux régner ».

    Non et non, camarades, amis, sœurs et frères ! Ou nous sommes avec les « collabos » et nous percevons déjà notre fin programmée ou nous sommes avec la Résistance européenne. Pas de double jeu ! Nous ne leur demandons rien d’autres, que d’être, avec nous, de bons soldats et d’être à leurs côtés de fraternels et fiables combattants. Il ne manquerait plus d’exiger d’eux une circoncision « cachère » ...Non ? Quant à « nos juifs » traitres, à nous de nous en occuper, sans les ménager, au prétexte qu’ils seraient … juifs.

    Jean-Marc DESANTI

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  • La stratégie du déclin

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    On connaît la maxime d’Arréat : « On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes. » Vision philosophique assez désespérée de la nature humaine certes, mais aussi d’une lecture plus prosaïque concernant la pratique politicienne. On aurait donc voulu, devant l’agonie de  notre nation que deux ou trois choses puissent changer, en profondeur. Mais que constatons-nous ?

    Le Président est toujours président, le Premier Ministre reste, la ministre de l’économie, le ministre du budget aussi, le ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de l’éducation nationale… et le ministre de l’intérieur. Dans toute société totalitaire ce sont là les postes clés du commandement, de la propagande et des décisions. On ne touche pas aux structures mises en place par les Case Officer ( officiers traitants ) du mondialisme. Mais peut-on objecter Juppé à la Défense et Alliot-Marie aux Affaires étrangères ?

    Des chiraquiens ! C’est-à-dire des impuissants, ils sont les marqueurs de la politique de patronage : Nous nous rappelons des grands chantiers de Chirac ( cancer et violence routière ), Sarkozy marquera son siècle par son action sur la « dépendance ». Sans doute que faute de créer une politique familiale d’envergure, il est préférable de transformer la France en gigantesque maison de retraite où les vieux gaulois se feront changer leurs couches par de jeunes exploités, venus d’ailleurs, acceptant de misérables salaires.

    Juppé, avec sa tête de croque-mort, succédant à un type ahuri à l’élocution incertaine conviendra mieux pour disserter sur les turpitudes de l’action militaire aux services d’intérêts financiers transnationaux.

    Il nous expliquera, à n’en pas douter, le pourquoi des buts de guerre : Le commerce mondial américain perturbé par le manque de débouché, provoque partout le chômage, les troubles sociaux, les faillites monétaires.  Les capitaux vagabonds en sont réduits à chercher, de place en place, à travers le monde, un abri toujours provisoire et en fin de compte, comme à leurs malsaines habitudes, les armements leur apparaissent comme le seul moyen de suppléer aux commandes civiles défaillantes. Si bien que leurs guerres ne sont qu’un expédient nécessaire et une diversion destinée à masquer la faillite.

    Le « gaulliste » Juppé nous dira ce que la Chine, qui possède à elle seule la plus grande réserve de dollars et d’actifs US, comptera faire des 790 milliards en bons du Trésor américain qu’elle possède. En d’autres termes, quand la Chine pourra-t-elle ruiner les USA si ça lui chante ?

    Le « gaulliste » Juppé nous expliquera combien de temps les américains vont occuper le Moyen-Orient pour encercler la Chine et contrôler les sources de matières premières nécessaires à Pékin pour continuer leur croissance spectaculaire ( le PIB a été multiplié par 9 à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par 10).

    La guerre dévoile toujours ses symptômes avant de se déclarer… Les USA savent que d’ici 20 à 30 ans, la Chine et l’Inde vont prendre le dessus économiquement. La Chine est l’alliée de la Corée du nord (qui possède la bombe atomique), de la Russie, qui elle même est l’alliée de l’Iran, qui lui aussi cherchera, tôt ou tard, à produire la « bombe ».

    Le « gaulliste » Juppé nous dévoilera donc que nos soldats meurent pour la masse des capitalistes imprudents qui ont placé leurs fonds en valeurs américaines et qui savent qu’une défaite US entraînerait la chute de tous leurs « avoirs » et l’effondrement de leurs fortunes.

    Le « gaulliste » Juppé nous révèlera, alors, pourquoi nous soutenons les gouvernements corrompus d’Irak et d’Afghanistan. Pourquoi nous sommes dans la même position que les Émigrés de l’ Ancien Régime combattant dans l’Armée des Princes contre leur propre pays. Avec cette différence toutefois que les premiers avaient laissé leurs biens en France, où la Révolution ne manqua pas de les confisquer.

    Mais c’est affaire de Président dira-t-on. Juppé n’est là que pour préparer la réélection de Nicolas.

    Et Nicolas … Il dodeline, fait dans l’humilité, parle de Carla qui est si intelligente …

    Parfois, trop rapidement, il fait allusion au G20 où il évoquera la réforme du système monétaire dès ce mercredi avec Dominique Strauss-Kahn.

    DSK -Sarko quel théâtre ! Des comédiens complices nous jouent leur pièce et le pays est si bon public …. Mais peut-on lui reprocher d’ignorer ce qui se trame dans les coulisses et de se contenter d’une fiction lourde de menaces voilées ?

    « Que les apparences soient belles car on ne juge que par elles. » disait avec ironie et cruauté Bussy-Rabutin. Il parlait de la cour du roi Louis XIV. Il fut embastillé. Aujourd’hui, au sommet de l’état où règnent des Gauleiter, on se contente de minauder, de jouer à la marelle des ego et aux chaises musicales.

    La répression contre le peuple ? Jusqu’ ici tout va bien : les syndicats se sont montrés responsables. Et puis pour les faux opposants, les faux révolutionnaires, bref les vrais traîtres, il y a toujours le divan rouge du consensuel Michel Drucker.

    Jusqu’ ici tout va bien… Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

    Jean-Marc DESANTI

  • France : île des lumières pour l’Islam ?

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    Au moment où ces lignes sont écrites, la France connaît une de ses plus importantes crises sociales. Malgré le vote « solennel » de la loi sur les retraites par les deux assemblées, de manifestations en « opérations coup de poing », la flamme de la révolte de la majorité des citoyens vacille mais ne s‘éteint pas. Personne, à ce jour, ne peut prévoir jusqu’où nous mènera le divorce entre l’État et le peuple, mais aussi la cassure entre les directions syndicales et les travailleurs sur le terrain.

    Comme si les enjeux réels n’étaient pas suffisamment affectés par les barbouilleurs des médias affamés de déclarer, chaque jour, que « c’est la fin de la grogne » ; les clameurs de la colère des cortèges se trouvent polluées par le vacarme de brigands casseurs qui vont, pour certains, jusqu’à brandir sur nos monuments des drapeaux étrangers où le vert de l’Islam côtoie le croissant. Pour une fois, si les informations nationales taisent cette forfaiture, les journaux régionaux osent enfin non seulement donner les informations, mais aussi publier les photos. De même des rapports alarmants de la DCRI indiquent que, mimant une Intifada fantasmée, les « jeunes » ponctuent « d’Allah Akbar » leurs agressions, leurs pillages et leurs jets de matériau sur les forces de l’ordre. D’autre part, de jeunes officiers font part de leur volonté « de balayer la racaille avec des pelotons blindés, avant de partir pour l’Afghanistan », pour ne pas laisser à l’arrière une « cinquième colonne » de l‘AQMI parrainé par Ben Laden.

    Nous le voyons, nous sommes au comble de l’effervescence et de la confusion. A ce stade, il convient de préciser et de rappeler les réalités. La guérilla urbaine n’est pas menée par les séides d’Al-Qaida mais par des « sauvages urbains », organisés en mafias ethniques, formes visibles de regroupements qui reconstituent les noyaux tribaux ancestraux.

    La cause en est désespérément simple : la saturation de l’environnement où ils évoluent ( la cité : pas assez d’espace ; le chômage : pas assez de ressources ) ; la destruction systématique de la spécificité française ( les fondements de 1789 et du CNR ) qui les poussent, à chaque coin de rue à la prédation primaire. Cependant la nature a horreur du vide sidéral et de l’inorganisation. Tous ceux qui travaillent sur et dans les banlieues savent que ce « lumpenprolétariat » est la proie prioritaire des musulmans fondamentalistes. Tant que la casse se fait sur les boutiques et le mobilier urbain cela indique que le niveau idéologique religieux reste bas mais ignorer ou faire semblant que, dans le même temps, se préparent des troubles insurrectionnels bien plus graves que n’importe quelle grève franco-française, c’est un aveuglement impardonnable pour chaque patriote soucieux de la pérennité de la nation.

    Il nous faut affirmer alors que notre devoir de patriote français passe par une pédagogie qui suscite à tenir en horreur la tyrannie exercée sur les âmes. Pédagogie du savoir pour décider en toute conscience !

    Il est du plus grand intérêt d’avoir à l’esprit et d’enseigner que l’art islamique donne à représenter le Dieu d’abstraction par la symétrie, la régularité, l’ordonnancement .Ainsi les philosophes et les théologiens de l’ Hégire cherchèrent aussi à percer le mystère de l’infinie répétition duplicative de l’univers par le développement de l’algèbre et les progrès considérables des sciences, des techniques et de la médecine. Nous vivions alors la démarche originelle de la traduction du message coranique dans la vie quotidienne. La révélation se faisait Incarnation. La religion devenait révolution. Dès le dixième siècle, Bagdad dépassait le million d’habitants.

    La philosophie grecque, oubliée de l’Occident, trouvait en Orient, un nouvel essor jusqu’aux confins de l’Asie. Mais cette pensée si riche de curiosité, insatiable et d’audacieuses initiatives allait entrer en conflit avec le dogme de la foi. Al-Ghazali, contre Avicenne ou Averroès, réduisait toute spéculation à une scolastique permettant le triomphe d’une orthodoxie qui interdisait et veillait à ce que nul siècle de lumières ne pût se lever en Islam.

    On ne trouva plus un Voltaire, si peu homme de foi fut-il, mais qui pouvait déclarer : « Ce n’est plus aux hommes que je m’adresse, c’est à toi Dieu de tous les êtres. Fais que nous nous aidions mutuellement, que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution. » Il ne s’agissait pas de caprices de pure pédanterie ou de victoire provisoire de tel courant mystique sur tel autre. Nous entrions là dans l’Islam immuable. Les docteurs de la foi considéraient que le message divin était porteur, à la lettre près, de la certitude de l’atteinte inespérée à la perfection. Ainsi le nouveau, la modernité ne pouvaient être tolérés que dans le respect de ce qui était déjà, de ce qui avait déjà été : « la doctrina sacra ». Depuis lors, toute cléricature islamique contrôla que toute avancée philosophique ou théologique n’était que la reproduction actualisée des modèles du passé. Le texte sacré devint alors le pré-texte à l’inhibition rituelle. Le blasphème fut la réponse portée, comme un coup, pour chaque émancipation de la doxa.

    Mais, si depuis des siècles, les masses musulmanes sont victimes de l’hypnose collective des oulémas , chaque croyant sait , au fond de lui, que rien n’est plus trompeur que cette apparente conquête facile des territoires de la connaissance. Le « djihad » ne permet pas seulement la libération « légale et légitime » de pulsions violentes contre les « infidèles », le mot signifie,aussi, en profondeur, le chemin que doit emprunter le pénitent pour se purifier, par lui-même, se perfectionner et, ce faisant, se rapprocher de son Dieu. C’est alors la grande « djihad », la guerre sainte contre soi-même qui seule permet d’établir un rapport avec la transcendance, le retour sur soi, puis le dépassement de sa faible personne par l’humilité : « le chemin vers la perfection ».

    En Islam, comme partout ailleurs, rien n’est définitif. La question qui est en débat pour chaque croyant est la suivante : Dois-je continuer de me durcir au-dedans et défier l’infidèle dans une guerre toujours plus infinie parce que nostalgique d’un passé magnifié mais irrémédiablement « dépassé » ? Ou comme me l’ordonne le message, bien compris aux temps prophétiques, d’un dieu de l’Universel, sortir de l’hostilité méprisante pour les êtres différents de moi mais fils aussi de mon créateur ?

    Est-ce encore l’heure de venir, comme une avalanche, s’écraser aux portes de l’Occident ? Dois-je perpétrer la haine contre Darwin ou me mêler avec mes connaissances et la spécificité de ma culture aux débats du 21° siècle ? La France, pays laïque, est la patrie des droits de l’homme mais chacun sait que c’est en pays chrétien que les droits de l’homme ont acquis droit de cité. En effet, dans l’Évangile, la notion de respect de l’autre a pris une dimension spirituelle remarquable, remplaçant ou contrecarrant celle quasi universelle du respect de la puissance. C’est cette dimension qui, précisément, permit le dépassement de la « tradition » pour cheminer vers les « lumières » parfois hostiles à la religion avec Diderot, d’Alembert, d’Holbach, Helvétius … La balle est dans le camp de l’Islam. Sa montée vers la réforme a été interrompue il y a dix siècles, rien, fondamentalement, ne s’oppose à la reprise de cette marche en avant.

    De notre côté, nous avons été tolérants, accueillants et compréhensifs. Nous avons même prié à Tibéhirine, dans l’ombre, à genoux aux côtés des djihadistes.

    Mais attention, il ne faut pas confondre l’humilité et la soumission. Le père fondateur de notre nation s’appelle Clovis et il nous enseigna pour toujours à Soisson qu’une humiliation peut se payer par une tête tranchée fusse un an plus tard. La vengeance est un plat qui se mange froid.

    Cependant « ce cher et vieux pays » est celui de l’invincible espérance. Il n’est pas dit que jamais ne viendra le jour où, de barricades en barricades, courront dans une même communion de destin avec les jeunes européens juifs, chrétiens ou païens de jeunes musulmans en fredonnant : « Je suis tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ». Le grand historien Jules Michelet écrivit dans son magnifique ouvrage Le Peuple : « Quand nos paysans gaulois lors du soulèvement des bagaudes vers 280 chassèrent un moment les Romains, et firent un Empire des Gaules, ils mirent sur leur monnaie le premier mot de ce pays ( et le dernier ) : Espérance. »

    Jean-Marc DESANTI

  • Et le déshonneur et la guerre !

     

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    « Des gouvernements de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. »

    Charles de Gaulle

    On a donc annulé l’Apéro géant Saucisson et Pinard de La Goutte d’Or !

    Il est donc impossible pour un citoyen européen, de festoyer avec les produits de son terroir, dans la lignée de Bruegel quand la rue et la place étaient des lieux de rendez-vous et de divertissements  : jeux d’hiver, carnaval, procession et kermesse, danses ou rites campagnards.

    L’État français sait parfaitement qu’aucun participant à cet évènement n’aurait physiquement agressé un allogène . Il sait tout aussi bien que la réciprocité n’est pas vrai. Le risque considéré était de voir de violentes altercations meurtrières ayant leurs origines chez les habitants de ces quartiers qui considèrent nos lieux publics comme leur espace privé, avec leurs propres lois, étrangères à nos principes républicains. On peut toujours invoquer, dans les médias aux ordres, une manipulation nécessairement occulte de « l’extrême droite ». On connaît le proverbe « quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage », mais là on dépasse toute mesure dans l’abjection. En effet ce ne sont pas moins de 23 associations, mouvements, organisations ou formations politiques qui avaient appelé à « teuffer » français, dont excusez du peu :

    • Cercle d’étude de réformes féministes, association pour « la défense des intérêts des femmes, l’étude et la promotion de réformes féministe »

    • Debout la République

    • La Droite libre, « mouvement libéral-conservateur associé à l’UMP »

    • Free World Academy, « think tank » de « diffusion d’études, d’essais et de concepts destinés aux décideurs et aux intellectuels du monde libre »

    • les Jeunes Pour la France (JPF), mouvement de jeunes du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villier

    • Rassemblement pour l’indépendance de la France présidé par Paul-Marie Coûteaux, ancien député au Parlement européen

    • Résistance républicaine, organisation de « défense de la République et de ses fondamentaux hérités de l´histoire et des lumières », présidée par Christine Tasin

    • Riposte laïque, « journal des esprits libres, pour l’égalité hommes-femmes, pour la République sociale », dirigé par Pierre Cassen

    • Union des athées

    • l’Union gaulliste, association ayant pour but de « de redonner vie à la démocratie en réaffirmant que celle-ci n’a de sens que si elle s’incarne dans la souveraineté du peuple, dans la solidarité du peuple, dans la solidarité de la Nation, et dans les valeurs républicaines »

    • Vérité Valeurs & Démocratie, association ayant pour but de défendre « la démocratie, la laïcité et les droits de l’Homme »

    Oui, en effet, de dangereux fascistes n’est-ce-pas ?

    Bien sûr que non ! L’inquiétude de nos gouvernants hypocrites était de vivre en direct, la démonstration de la rupture totale et irrémédiable entre les patriotes laïques et les « indigènes de la république ». En d’autres termes de ne plus pouvoir cacher que ce ne sont pas de simples tensions communautaires qui agitent notre pays, mais bien la mise en place, sur notre sol, de notre part, nous français des lumières, d’une véritable lutte anticoloniale. Nous refusons l’occupation de notre terre, la persécution de notre population, les atteintes intolérables au premier des droits : celui d’aller et venir librement partout en France.

    Il est assez facile de parler de la ligne de démarcation et de la Résistance de 1940, mais en 2010, ici et maintenant, des rues de France, des quartiers sont occupés et finalement annexés car nos us et coutumes y sont interdits.

    Parce que c’était quoi un collaborateur en 1940 ? C’était celui qui tolérait et encourageait par ses actes la destruction de la singularité, de l’identité française, celui qui faisait de « l’intelligence avec l’ennemil’état de fait », qui croyaient encore aux valeurs de la république malgré un gouvernement de soumission, qui combattaient l’acceptation de la politique économique et sociale de la tonte du mouton français pour nourrir le loup irrespectueux, conquérant et Souilleur d’âmes. ». Et, en face , qui résistait ? C’était celles et ceux qui refusaient «

    Le président Sarkozy commémore. Il s’est même rendu à Londres ! Plût-il à Dieu qu’il y restât pour organiser la Résistance contemporaine ! Les décisions d’interdiction, comme d’ailleurs la scandaleuse réforme des retraites, sont de véritables oukases où se confondent vitesse et précipitation. C’est toujours la marque des pouvoirs, exécutants provisoires de causes étrangères.

    Les résistants d’aujourd’hui sont bien semblables à l’armée des ombres de la Bataille du rail et du Vercors. On les insulte, les raille, on les traque et certains refusant de baisser les yeux sont poignardés à mort.

    Il ne faut pas s’inquiéter si pour l’instant rien ne bouge vraiment. La canaille, morne plaine, est toujours du côté du pouvoir légal … Jusqu’au moment où celui-ci s’effondre.

    Alors pour faire oublier sa coupable léthargie, on sort les piques pour y accrocher de tristes trophées : les têtes grotesques et sanguinolentes des collaborateurs … leurs anciens maîtres.

    Jean-Marc DESANTI

  • Les peuples : nos seuls camarades

     

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    L’histoire que l’on enseigne dans les prestigieuses universités par les faiseurs d’opinions se pare de la vertu de la cohésion, de la logique et de la science. Au bout du compte tout s’expliquerait d’une manière rationnelle. Par exemple, il fallait écraser l’Allemagne nazie comme le Japon Impérial- c’est-à-dire aussi des peuples innocents – par le fer et par le feu. Il était normal que le pacte germano-soviétique se rompit et que l’URSS s’accoquinât avec l’impérialisme américain, Stalingrad effaçant Une journée d’Ivan Denissovitch de Soljenitsyne. On se devait de soutenir la juste lutte des peuples colonisés, mais en fermant les yeux sur les atrocités commises, aussi, par les indépendantistes. Bref, on nous fait et refait sans cesse, le coup «du sens de l’Histoire» sans s’inquiéter des racines des malheurs des temps et du prix exorbitant à payer par les populations. Déjà, nous pouvons prévoir qu’on éduquera les futurs robots des espérances planétaires dans l’idée qu’il était finalement souhaitable de démanteler l’Irak, de persécuter les afghans ou demain de faire disparaître Israël de la carte, sans doute pour marquer, comme il se doit dans une perspective historique « correcte », le triomphe définitif sur les patries charnelles, du libéralisme économique mondialisé, cette fin de l’Histoire.

    Les idéologues manipulateurs «de renom» ne se contentent pas d’être des conformistes obéissants et d’acter le passé. Ils en font une philosophie du déterminisme : Puisque c’est arrivé, c’est que le phénomène était aussi inévitable et naturel que la nuit succédant au jour. Il y a eu des massacres de peuples, des destructions massives mais après vient toujours le temps de la «reconstruction» économique. En réalité triste jeu télévisé où l’animateur, employé par Big Brother, un petit carton rempli de réponses, qui lui confère l’autorité cathodique, joue les encyclopédistes en répétant la ritournelle des doctes : « Mais oui, bien sûr ! Vous ne le saviez pas ? »

    Savoir quoi ? Que les gentils deviennent très méchants mais qu’ils ont toutes les excuses ? Que les méchants finissent par nous apitoyer devant le spectacle hideux de leurs enfants agonisants ? Qu’à la fin c’est toujours le gros riche dont le fric pue les cadavres immolés qui tire son épingle du jeu sanguinaire et conserve son magot ?

    Que le seul vainqueur c’est celui qui sait être boutefeux à l’hôtel Bilderberg au début, cynique, pendant, à Londres et new-yorkais modéré de l’ONU, à la fin ?

    Nous le connaissons ce grand seigneur et saigneur par procuration. Il est toujours là pour rebâtir et faire des affaires. C’est l’affairiste «marchand de gloire» poussant le mutilé médaillé sur scène, et des coulisses lui soufflant son discours.

    C’est Barras le mandataire corrompu du Directoire, c’est le carpetbagger nordiste, profiteur de la guerre de Sécession, c’est Poincaré décidant l’occupation de la Ruhr, c’est Alfred Krupp, membre de la SS dès 1931, arrêté, jugé puis acquitté, et finalement libre en 1951, c’est le chinois nouveau en Afrique et le trader américain partout.

    Mais nous connaissons aussi les vaincus, les foules des misérables, des minables détritus jetés en paquets sur les routes des exodes ou qu’on oublie à la Kolyma, dans les Laogaï, qu’on persécute à Dachau et exécute à Auschwitz. ou dans les villes ghettos , Varsovie, Cracovie, Lodz hier, aujourd’hui les favelas, Gaza et demain Beíer Sheva, Lod, Afula, Hébron ou Tel Aviv.

    Il n’y a aucune logique.

    Ceux qui résistent, les frères Bielski dans la région de Lida et de Novogrudok en 1942, les jeunes tchétchènes, kabardes, tcherkesses, ingouches ou lezguiens aujourd’hui, les chrétiens d’Orient, les tibétains … Eux ne seront jamais riches, et ne seront plus là pour témoigner. Pour eux parleront des témoins faussaires, des résistants de la dernière heure, des intellectuels réfugiés à l’étranger tous des roublards encostumés d’anciens Topaze, qui, par veulerie auront épousé, à temps, les valeurs de la « haute ».

    Et les gueux qui n’ont droit qu’aux monuments funéraires gravés à leurs noms ne verront jamais les fruits de leur sacrifice. Et, pour une fois, ils ont bien de la chance, cela leur évite de côtoyer avec nous la pourriture de la récolte.

    Ce sont eux, les damnés de la terre, qui sont nos camarades, ceux à qui les propriétaires de Rolex font croire que l’autre est leur ennemi. Ceux qui n’ont pas voulu admettre qu’il n’existe qu’une dialectique désespérante : celle des exploiteurs et des sacrifiés, des voleurs et des spoliés, des bourreaux et des victimes, des banquiers et des naïfs.

    Depardieu, tout bouffi de viande grasse et d’alcools de luxe peut impunément traiter de cons « les ouvriers qui ne se révoltent pas », il est vrai qu’il ne se risque d’être Jean Valjean que dans des films de fiction.

    Alors il ne reste, à tous ceux qui n’ont comme seul bien que la terre de leur patrie de se devoir assistance et fraternité. C’est en s’enracinant sur leur sol, en cultivant leur singularité, en préservant leurs héritages qu’ils résisteront le mieux aux folies messianiques des fossoyeurs des identités, lissés au botox.

    Chaque patrie préservée, chaque peuple debout est une digue contre la déferlante babélienne. Soyons fiers d’être européen, africain ou asiatique. Aimons chez l’autre sa beauté brute et non caviardée. Nous ne devons pas aimer l’Islam mais le musulman dans l’Islam et le musulman comme le juif n’ont pas à aimer le christianisme mais Jésus le rabbin prophète… Et que l’athée se contente de saluer le cheminement chaotique et grandiose de la pensée humaine dans le religieux.

    Peuples, nos seuls camarades, traduisez vos livres dans la langue de l’autre, accueillez l’étranger en transhumance, émerveillez-vous des odeurs et des couleurs inconnues, apprenez de vos frères de passage et retournez à vos champs.

    Et si des individus tombent en amour devant une de vos civilisations, laissez-le épouser vos fils et vos filles et devenir un des vôtres, le meilleur d’entre vous, mais en reniant à jamais sa culture première, en oubliant pour toujours cet autre qu’il fut, en déchirant son passé sans jamais vous en reprocher la douleur : La paix est à ce prix.

    Jean-Marc Desanti

  • Gaza : Les mercenaires d’Obama

     

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    L’arraisonnement de la flottille d’activistes pro-palestiniens aura fait au moins 10 morts dans les rangs de ces derniers et blessé au moins six soldats israéliens dont deux gravement. Il semble bien que l ‘action menée par les Commandos Marines israéliens a rapidement dérapé dans une série d’erreurs techniques … On indique à la tête de l’État Major de Tsahal qu’on ignore qui a donné les ordres de feu tout en précisant que défendre sa vie est aussi valable dans les eaux internationales. Les informations, on peut s’en douter seront, de toute façon, d’un côté comme de l’autre totalement contradictoires et le sympathisant de telle ou telle cause prendra évidemment, pour argent comptant, les informations de son camp. Il n’en reste pas moins qu’en dehors des scènes macabres médiatisées et des conséquences désastreuses pour l’image d’Israël et sur le terrain à Gaza, la résolution nécessairement politique de la question palestinienne n’avancera pas d’un pouce.
    Nous avons, plus que jamais, un gouvernement bicéphale déchiré, une diarchie où s’opposent dans la plus grande cruauté deux pouvoirs inconciliables le Fatah laïque et le Hamas islamique. On semble oublier dans cette pitoyable et tragique affaire, comme l’indiquait  Mark Regev , que les activistes pro Hamas «  prétendent militer en faveur des droits de l’Homme mais restent silencieux dès lors qu’il s’agit d’attaques du Hamas délibérément ciblées contre des civils israéliens ou des brutalités de ce régime envers ses propres citoyens en vue d’anéantir toute opposition politique, de supprimer tout média indépendant, ce qui a entraîné l’arrestation  ou l’exécution de centaines d’opposants politiques.
    S’ils s’intéressaient sincèrement et surtout honnêtement au bien-être de la population de Gaza, ils souligneraient les 15 000 tonnes d’aide humanitaire  expédiées chaque semaine y compris par l‘État d‘Israël. » On pourrait se contenter de se nourrir  des tragédies de ce matériel humain, juifs ou musulmans,  jeté en pâture aux politiques débordés des deux camps.
    Cependant, ne convient-il pas de poser, une fois encore, les questions qui dérangent ?
    Pourrions-nous prendre connaissance des télex secrets, génialement cryptés, entre Ankara et Jérusalem via Washington ?
    Quels sont les derniers ordres de mission donnés à la confrérie religieuse turque "Nurcus" par la CIA  qui a permis à celle -ci et aux fonctionnaires du Département d’État,  grâce à leurs madrasas, d’opérer clandestinement dans les nouvelles républiques turcophones d’Asie Centrale, dont l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Russie ?
    La Turquie a armé, approvisionné,entraîné, dirigé la flottille et couvert la coque du navire de tête - au cas où nous n’aurions pas compris- d’un gigantesque drapeau turc.
    Invraisemblable retournement de situation ?
    Quoi ? L’allié turc, indéfectible ami de Sion prenant le commandement d’un convoi voulant forcer le blocus de Gaza territoire ennemi d’Israël ?

    Oui mais dira-t-on de deux choses l’une : Ou la Turquie n’avait pas totalement l’aval des USA pour mener une telle opération aventureuse et ceci indique, à n’en plus douter, qu’elle est devenue une véritable république islamique autonome ou bien la Turquie avait bien le feu vert US et elle joue le rôle de puissance régionale faisant pression sur Israël pour le compte des USA qui ne digèrent plus le turbulent, incontrôlable et imprévisible Ex allié.

    Compte tenu de l’histoire et de la méfiance envers les dirigeants sionistes, les USA ont réalisé qu’ils ne pourraient pas obtenir le contrôle direct de la région, et auraient par conséquent besoin d’utiliser un mandataire pour faire passer cette zone « sous contrôle », rapidement et effectivement. La Turquie est ce parfait mandataire : membre de l’OTAN, candidat à l’entrée dans l’UE … De parfaits mercenaires pour l’Oncle Sam.
    Les deux hypothèses se confondent donc. Un pays islamique sert les intérêts US pour écraser un résistant au Nouvel Ordre Mondial qui ne peut s’imposer qu’après l’écrasement de tous les nationalismes.
    Oui ! On nous refait le coup du Kosovo pour écraser l’identité nationale serbe !
    Dites-vous bien, humanistes bien intentionnés pour les misérables populations Gaza ouis que vous aurez bientôt, d’une manière ou d’une autre, directement ou indirectement, le plaisir de voir l’Air Force bombarder, faire bombarder ou laisser bombarder Tel Aviv, Herzlia, Netanya, Ashdod ou  Haïfa ...
    Mais si, aujourd’hui, nous, nous pleurons tous les morts, c’est ne prendre aucun risque que d’affirmer que les morts israéliens n’obtiendront de votre part qu’un rictus malsain de dégoût satisfait.
    Satisfait que les youpins s’en prennent encore plein la gueule !
    Alors nous n’aurons plus rien à nous dire et plus rien à faire que de plaindre votre logorrhée antisioniste pauvre paravent hypocrite de l’antisémitisme qui vous colle à la peau comme une lèpre.
    Vous aurez définitivement choisi votre camp. Celui des mercenaires d’Obama, des mercenaires de l’Empire, des idiots utiles et couards. Il n’y aura plus d’Israël pour vous protéger pauvres crétins et vous vous gorgerez, obligatoirement, la peur au ventre, de Mac Do Hallal entourés de Hidjab.

    A moins que l’Odyssée manipulée de la  petite armada vers Gaza ne marque le début d’une prise de conscience de chacun : arabes, juifs, chrétiens et que de cette misère naisse une nouvelle Ligue, cette fois trois fois sainte qui infligera à l’Empire et à ses épigones une nouvelle Bataille de Lépante.


    Jean-Marc DESANTI

    http://www.resiliencetv.fr/?p=7086

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1681

  • On meurtrit l’innocence ! On tue nos filles !

    aurelie-fouquet.jpgElle s’appelait Aurélie Fouquet, jeune mère de famille, touchée mortellement par une rafale de Kalachnikov … Elle avait 26 ans.

    Oh , nous ne sommes pas des inconscients, nous ne faisons plus dans l’angélisme depuis fort longtemps et nous savons que ce monde est injuste structurellement . Il est même malheureux par essence . IL n’y a pas d’ordre naturel mais plutôt un désordre naturel. Il s’agit non seulement d’expurger, à court terme, la violence de la cité, mais aussi à moyen terme, d’anticiper les mouvements menaçants et de contrôler les débordements criminels des âmes et des corps ...

    Et si nous serons toujours, pour reprendre le mot de Céline, «  du côté des pauvres concierges , ces femmes qui se grattent les jambes poilues, parce que c’est bien du plaisir pour pas cher quand on a des varices et que l’on est pauvre … » .

    Si nous savons que la laideur et la beauté, comme la souffrance et le bonheur sont aléatoires … et qu’il faut bien corriger le tir de ces pitoyables injustices.

    Si nous approuvons Picasso ou Kandinsky, George Grosz, Marc Chagall, Otto Dix et Paul Klee les victimes de l’exposition "Entartete kunst - L’art dégénéré tel que le voyaient les nazis" de nous montrer un monde grotesque de personnages déformés qui suintent la maladie, la névrose, la graisse et le désespoir au grand amusement cruel de faux aristo et vrais grands bourgeois, repus et carnassiers, qui font passer jeunes secrétaires, petites bonnes et lapins de chasse à la casserole, après s’être acheté les plus belles épouses écervelées, pour cacher, derrière leur beauté radieuse de Marie-Antoinette, leurs petites affaires mesquines de gros sous.

    Nous savons aussi et surtout qu’Aurélie avait fait don de sa jeunesse, de son intelligence et de son dévouement pour précisément être aux côtés de ces damnés de la terre.

    Elle était notre sentinelle, la gardienne des clés de notre hémisphère Nord en danger, car ses femmes sont considérées comme des putes et ses hommes comme des pédérastes castrés par certains fauves prédateurs, venant des masses migratoires, qu’on entasse dans les banlieues de non-droit.

    Les « jeunes » des gangs barbares de ces cités cloaques portent le survêtement, signe distinctif , pour eux, que la vie contemporaine est une compétition malhonnête, impitoyable et demande une excellente condition physique.

    Ils terrorisent d’autres désœuvrés « souchiens », bidochons alcoolisés, mais qui ne mettent des baskets que pour courir plus vite et s’enfuir quand le danger devient sérieux. En 1914, les françaises encourageaient , le cœur au bord des lèvres, nos paysans à monter au front… Mais aujourd’hui nos citadines houspillent leur « mec » à les accompagner au supermarché le samedi matin !

    Il y a encore plus d’allure chez une fille de tchétchènes que chez une de ces bourgeoises acculturées et castratrices qui ne rêvent que de prochains aménagements à faire dans son pavillon à 300 000 Euros…

    Aurélie, c’était aussi cette blondeur de l’enfance à peine quittée qui nous rappelle le Nord, les oies sauvages, la Grèce comme l’Antique Rome , le nombre d’or et sa perfection des formes . En assassinant Aurélie c’est aussi la Renaissance, «  cette beauté de l’infini dans le fini » que ces salopards nous ont aussi volée.

    Aurélie policière municipale esseulée, sacrifiée car haut symbole de proximité, d’échanges, de prévention, de tolérance et de paix civile dans une arène d’intolérance et de guerre civile.

    Nous prévenons un petit peu à l’avance, pour garder encore quelques lambeaux de charité chrétienne, que du jour au lendemain, tous ces amputés du coeur , leurs thuriféraires , leurs potes, leurs psys compréhensifs, leurs avocats véreux, leurs alliés sans honneur, leurs collaborateurs apeurés connaîtront le sort des indiens d’Amérique, des japonais de 1945 ou des habitants de Jérusalem le jour de la prise de la ville par les croisés !

    Elle s’appelait Aurélie Fouquet, jeune mère de famille, touchée mortellement par une rafale de Kalachnikov …Elle avait 26 ans.

    JEAN-MARC DESANTI

    >>> http://www.armees.com/On-meurtrit-l-innocence-On-tue-nos-filles,33347.html

    >>> http://www.resiliencetv.fr/?p=7040#more-7040

    >>> http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1674

  • Mercure contre Sion

     


    «Oui Je vous entends dire Sion Jeruscialaïm …

    Mais, ô peuple, ce sont des mots vides de sens que vous murmurez là.

    Égarés, sans guide ni lumière, nous errons

    Perdus parmi les foules.

    Nous ne sommes que le fantôme de notre ancienne nation …

    Nous ne sommes plus rien ! »

    Flora Randegger

    «L’exilé est un mort sans tombeau. »

    Publius Syrus

     

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    On ne dira jamais combien la complexité inhérente à toute vie, à toute société, à toute civilisation nous prive , non seulement du plaisir que serait de déguster ensemble, toutes individualités confondues, la simplicité des choses et des gens, mais aussi combien ce paradigme de la réalité peut causer, dans le contrat social, autant de dommage que de préjudices irréparables. L’Homme aime les choses élémentaires, les modèles théoriques qui roulent encore, par leurs simples forces d’inertie, sur les rails d’une pensée rudimentaire, rustique mais opérante. Yuri Slezkine dans son ouvrage Le siècle juif nous invite à un voyage subtil dans la tourmente du vrai savoir de cette connaissance que Nietzsche nomma Die fröhliche Wissenschaft, la gaya scienza.

    Abandonnons le « superficiel » « au troupeau », qui se nourrit de certitudes satisfaites et affrontons le tragique de l’existence … La délivrance de notre condition de dévot viendra de cette recherche de la vérité, cependant, intrinsèquement mortelle, contre toute illusion intrinsèquement vitale parce que si rassurante.

    Que nous enseigne Slezkine ? Il nous rappelle tout d’abord la permanence dans toute civilisation de l’opposition structurale entre guerriers « apolliniens » et nomades fonctionnels « mercuriens », vivant de leur « agilité d’esprit ». Le début de l’ouvrage nous comble. Le juif est bien ce mercurien nomade qui deviendra un capitaliste moderne et même, dans la tradition babélienne, un messianique sentencieux pendant la révolution russe. Nous voilà rassurés. Les choses sont si simples. Seulement Slezkine pour nous aider comme Thésée à ne pas se perdre dans le Labyrinthe continue de détricoter le fil d’Ariane : « Hier peuple élu par Dieu, les juifs sont devenus le peuple élu par les nazis, et ce faisant, le peuple élu par le monde occidental ( …) En créant un Etat-nation de type européen, le projet sioniste a donné naissance au plus excentrique de tous les États européens. Cela explique le degré de liberté et d’action qui prévaut en Israël mais aussi l’isolement croissant de l’État juif. La liberté par rapport aux conventions est à la fois cause et conséquence de l’isolement. »

    Fukuyama comme Hegel, en son temps, nous annoncèrent « la fin de l’Histoire » car nous sommes parvenus au consensus universel sur la démocratie libérale qui met un point final aux conflits idéologiques. Mercure triomphe. Big Brother lui vole sa place. Tirons le rideau.

    Seulement Slezkine sort sa botte secrète … On ne peut avoir eu, durant trois mille ans, des ancêtres qui ont été torturés, battus, humiliés, ruinés, exclus, parce que dans leur prières, ils répétaient sans cesse «  l’an prochain à Jérusalem  », et demander après, aux héritiers, de faire abstraction de cette volonté. Du désert au désir . Les adolescents qui ont survécu à l’Holocauste n’avaient pas pour objectif, en théorie, de tuer en eux « le vieux juif gênant  »- mais ne l’avait-il vraiment pas ? La nature des commandements du Sionisme polarisa la pénible intégration de ces jeunes dans une vie difficile, faite d’un travail éreintant sur un sol aride et de préhension vitale de la langue hébraïque, tout cela sur fond de razzias incessantes d’indigènes ulcérés… Hier mercuriens exemplaires dans un monde d’apolliniens, les juifs devenus, pour certains d’entre eux, israéliens sont aujourd’hui des apolliniens dans un monde occidental acquis au règne universel de Mercure. Ils incarnent la violence justicière et le nationalisme ethnique en un temps eschatologique ( A’harit HaYamim ) qui ne leur accorde plus aucune valeur. Ils représentent l’acceptation par chacun , de la responsabilité pour chacun, du destin des autres ( Kol Yisrael Arevim Zeh Lazeh )

    C’est ce caprice de la destinée historique qui nous désoriente. Une religion, une terre, un peuple, une exclusion . L’Europe en Orient ? D’un côté des jeunes filles qui bronzent nues sur des plages. De l’autre des femmes en tchador qui ne peuvent pas toujours faire des études et qui sont condamnées au « petits boulots ingrats ». Volonté post Saint-Simonienne humaniste contre théocratie identitaire musulmane. Imagine-t-on un bus d’amis arabes et juifs allant, ensemble, visiter La Mecque ?

    Quoi donc ? Nous assistons au découplage de l’alliance indéfectible entre les USA et Israël ? Des juifs américains comme Alan Sabrosky ( professeur à l’US Army War Collège ) peuvent déclarer : « j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majorité des juifs américains donnent leur allégeance à un pays étranger. Ils peuvent avoir la citoyenneté américaine, mais leur allégeance va à Israël. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique. ils sont des traîtres. » et de réclamer rien moins, que la destruction d’Israël. Des juifs, présentés comme des « progressistes » de gauche, embauchés par la Maison Blanche préconisent la paix avec tout le monde, mais font leurs guerres, obligent Israël à suivre un processus catastrophique comparable à l’Afrique du Sud pour une seule raison : le triomphe des affaires. La finance est juive, arabe, protestante, chinoise, athée … Elle est apatride et s’apprête à sacrifier Israël comme elle domine l’Europe en osant, par un véritable coup d’État, placer sous tutelle économique seize pays de la zone euro. Mais il est très vraisemblable que ces actions, pour nous encore, largement incompréhensibles, marquent l’absolue puissance obscène des victorieux mercuriens. Ils eurent besoin d’Israël pour mieux régner sur ce Moyen-Orient, autrefois position stratégique pour tenir le monde islamique, bénéficier de son pétrole et contrôler le sud de la Russie. Mais aujourd’hui, à quoi bon une telle charge, à l’heure où les élites planétaires immorales se mélangent à Dubaï, pôle « du tourisme d’affaires », première destination mondiale du « luxe », réincarnation de Sodome et Gomorrhe ? A quoi bon aujourd’hui où la puissance technologique US a permis de piéger les systèmes informatiques russes de défense nucléaire et d’imposer ainsi la sécurité de la « double clé » ?

    Les médias simples outils de propagande nous repassent en boucle des images de terroristes résistants au Nouvel Ordre Mondial, histoire de dérouler, devant nos yeux désespérés et apeurés, la possibilité que quelque chose se passe … Espérez encore braves gens, l’Histoire se fracasse mais la vieille carcasse frémit encore !

    La disparition programmée d’Israël représente-t-elle seulement une défaite juive ou bien plus fondamentalement une autre version de la défaite de la civilisation ? C’est une parabole de la fin de la survivance que nous commençons à vivre. Tous les peuples libres et de quelque identité sont manipulés menacés et finalement annihilés.

    Notre optique se doit d’être infiniment plus large et de cerner la « maladie », ou dans une autre sémantique « l’anomalie », de tous les petits d’homme en diaspora qui perdent leur âme, en quêtes vaines, à se noyer dans la diversité d’un monde sans autres frontières que Coca ou Pepsi.

    Le juif en exil comme le palestinien, l’africain, l’européen ou l’asiatique sont les victimes du chaos mercurien, de l’holocauste spirituel, ce processus contemporain en pleine accélération.

    Jean-Marc Desanti

  • « Paris sous les bottes de l’ALN ? » Tribune libre de Jean-Marc DESANTI

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    On dit de notre diplomatie qu’elle est sans imagination, mesquine, peu généreuse et « à la remorque ». C’était compter sans notre ambassadeur à Alger Monsieur Xavier Driencourt qui a proposé, selon le magazine Le Point, au Président de la République, d’inviter l’armée algérienne à défiler sur les Champs-Élysées le 14 juillet 2012 (cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ).

    Pour avoir une pareille idée, sans doute, le pauvre homme a-t-il dû craindre d’être frappé d'un coup d'éventail comme le consul de France, le 30 avril 1827, ou peut-être lui a-t-on promis son poids en pâtisserie orientale ?

    Nous pourrions alors en retour comme le suggère fort justement Mme Taouès TITRAOUI, Membre du Haut Conseil des Rapatriés faire défiler l'armée française le 5 juillet 2010 à Alger pour marquer le 180e anniversaire de la libération de la "Barbarie" de l'occupation turque le 5 juillet 1830 ?

    En effet, nul n’ignore que l'Algérie française est, comme l'Algérie algérienne, une création hexagonale, ce pays n'existant pas avant la présence française. C'était un "pays sans nom" comme l'a si bien écrit Marcel AMROUCHE "L'Algérie un pays sans nom?".

    Quoique … Il convient de lire ce que nous enseignent les « historiens » algériens : http://www.algerian-history.info/algerian-history/index.html


    « Après des combats acharnés et de lourdes pertes subies de part et d'autre, le gouvernement Algérien capitula le 5 Juillet 1830. Le chef de l'état algérien, le dey, et le maréchal de Bourmont, commandant en-chef de l'armée française, signèrent la convention d’Alger. L'article 5 de cet accord garantissait le libre exercice de la religion musulmane, la liberté de toutes les classes d’habitants, leur religion, leurs propriétés, leur commerce, leur industrie, et enfin le respect absolu des femmes algériennes. L’article 2 spécifiait que les coutumes algériennes seraient respectées, et interdisait en particulier aux soldats français d’entrer dans une mosquée Algérienne. »

    Notons, tout d’abord, que les articles 2 et 5 marquèrent la volonté jamais démentie de refuser de traiter les indigènes d’Algérie comme furent traités les indiens d’Amérique, c’est-à-dire par le génocide.

    Chacun ici se réjouit d’une telle décision, à caractère humaniste et juridique, conforme au génie propre de la France, héritière de 1789.

    Mais rappelons cependant que le dey était le représentant direct de la milice turque de l’Empire Ottoman. Ankara devrait alors au plus vite réclamer le rattachement de leur belle province perdue. Et sans doute aucun, les algériens n’y verront aucune insulte de la part de leurs anciens maîtres musulmans. Car ces mêmes historiens replacent la lutte pour l’indépendance dans son vrai contexte : le combat Islam- Occident : « Le FLN diffuse en 1954 une émission radiophonique invitant les musulmans d'Algérie à s'associer dans une lutte nationale pour la restauration de l'État algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes de l'Islam : reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l'Algérie une terre française en déni de l'histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien. »

    Notons aussi, pour l’Histoire, que les jeunes soldats français partirent en 1830 dans un combat contre les barbaresques pour que cessent la piraterie et le paiement injurieux du tribut. Le grand socialiste, Louis Blanc écrivit : « La délivrance de la Méditerranée était une nécessité glorieuse. En forçant la barbarie dans son dernier asile, la France se montrait fidèle une fois de plus à son rôle historique; elle abritait la civilisation ».

    Bon, nous ne sommes pas naïfs, nous ne feindrons pas d’ignorer les enjeux économiques et financiers souterrains de l‘époque, mais aussi les moyens militaires disproportionnés employés contre une population civile entre 1954 et 1962. Si l’Algérie c’était la France, pouvait-on envoyer des avions bombardant au napalm les villages « rebelles » ? Mais pouvait-on aussi répéter les mêmes actions criminelles contre les quartiers « rebelles » OAS ? Nous savons et disons tout cela …de plus la citation de Louis Blanc ressemble par trop à du très mauvais Kouchner s’évertuant, en besogneux, à disserter maladroitement sur « le droit d’ingérence ».

    Mais si nous voulons analyser honnêtement, cette période complexe et si douloureuse pour tous de notre l’Histoire commune, nous attendons aussi de la part du gouvernement algérien une attitude similaire.

    Quand ce gouvernement reconnaîtra-t-il la violation des accords d'Evian du 19 mars 1962, dont le Parlement a reconnu la réalité par l'article 2 de la loi du 23 février 2005 ?

    Quand les Pieds-noirs, qui le désirent, pourront-ils récupérer leur nationalité algérienne ?

    Quand ce gouvernement reconnaîtra-t-il le massacre des harkis et de la population européenne après la proclamation de l’indépendance ?

    Quand ce gouvernement, conformément aux règles du droit international et de l’honneur portera-t-il réparation pour ces crimes ?

    Poutine agenouillé à Katyn … L’image d’un homme d’État, voulant réparer solennellement un crime d‘État.

    N’y aurait-il aucun homme d’État à Alger ? Les dictatures, il est vrai, cultivent souvent des serviteurs au cœur sec.

    Mais surtout, quand ce gouvernement prétentieux, vaniteux et pusillanime cessera-t-il d’éduquer sa jeunesse dans la haine de la France et de pousser le ridicule et le cocasse, dans le même temps, à se faire soigner dans nos meilleurs hôpitaux ?

    Je sais qu’il existe des chauffeurs de bus, d’origines algériennes, musulmans, fiers de leur double appartenance et qui se font caillasser par des racailles. Je connais des policiers, des pompiers, des enseignants, des médecins, des entrepreneurs honnêtes et loyaux envers la patrie. Ils n’en ont que plus de mérite. Ils doivent leur condition à l’éducation de leurs parents et à leur vive intelligence. Mais ils n’ont rien appris de respectueux et de grand des dirigeants algériens. Algérie qu’as-tu fait de ta jeunesse ?

    Elle te fuit pour l’ancien colonisateur sans en respecter l'histoire, la géographie, la langue, la religion et les mœurs…

    Nous sommes pour la réconciliation et le racisme n’est pas de notre côté, car nous avons appris de Robert Sabatier « qu’il est une façon de déléguer à l'autre le dégoût qu'on a de soi-même ».

    Nous sommes même pour l’ALN sur les Champs (si vous nous accordez notre poids en pâtisserie orientale) …. Après tout, si nous considérons les humiliations, les massacres, les atrocités et les injustices que nous infligea l’Allemagne et que nous avons pardonnés, alors l’Algérie a encore une certaine marge …

    Seulement plus jamais de drapeau vert et blanc au sommet du capitole, plus jamais de drapeau français souillé, plus jamais de Marseillaise sifflée, plus d’insultes envers la Nation !

    Oui à l’Union pour la Méditerranée et oui aussi, au projet d’une université euro-méditerranéenne ! Mais si vous voulez être respectés, commencez par être respectables, car sachez, mes frères algériens, que la construction de l'âme d’un peuple est conscience et respect avant tout, conscience de la fraternité et de l‘amour dûs envers tous les autres peuples, respect du message dont est porteur sa Nation, avec ses trois composantes : compassion, liberté, vérité.

    Jean-Marc DESANTI

    http://www.politique-actu.com/osons/aln-algerie-france-desanti/115226/

    http://www.resiliencetv.fr/?p=6964

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1656

  • "La Corse : Un juste destin universel" de Jean-Marc DESANTI

    Arrii.jpgMonsieur Maxime Cohen, président de la communauté juive de Corse,a entamé une procédure pour que l’île soit le premier territoire au monde à obtenir le statut de «Juste» concernant son rôle joué dans la protection des juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.
    L’enjeu n’est pas mince . Cela reviendrait à concevoir qu’il existât un peuple corse, une langue corse, un territoire corse, une nation corse qui ont permis de sauver, protéger, cacher des juifs.
    Oui, il serait effectivement « juste »  de rappeler  qu’en 1732, au couvent d'Orezza, une Consulta des patriotes proclama l'indépendance de l'île de Corse. Et que Paoli rédigea un projet de constitution dont le préambule décrétait, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité :
    " Les hommes naissent libres et égaux en droit ".
    Il serait « juste » de reconnaître, qu’après avoir donné au monde la première constitution, cet héritage juridique et moral ne cessa de couler dans les veines de chaque corse  d’une  manière naturelle et vitale comme le sang qui irrigue le corps.
    Oui, les corses ont sauvé massivement des juifs précisément parce que nos anciens ont choisi de faire vivre les qualités de chevalerie, de droit et de bonté. La protection des faibles est inspirée par l’ancestral christianisme insulaire ( « Le royaume élit pour sa protectrice l’immaculée conception de la Vierge Marie …Dio vi Salvi » ) qui a su se nourrir aux sources d’autres cultures. Les corses ont beaucoup voyagé, marins, guerriers ou lointains fonctionnaires dans les colonies françaises. Ils en ont rapporté l’expérience de l’altérité et la connaissance des savoirs indigènes .On aime à décrire notre population comme d’orgueil ombrageuse alors qu’elle pratique encore la pudeur qui sied aux peuples « qui ont la plus longue mémoire », ceux qui enracinés ou en diaspora ont cultivé et médité l’adage : « lorsque tous trahiront, nous resterons fidèles ».
    L’Omerta, si étrange et étrangère aux individualismes des « sans famille » est, en réalité, une mise à distance du conformisme et de l’autoritarisme d’État, une réflexion, une interrogation mais aussi une certitude que les solutions d’honneur viennent de la tradition séculaire de chaque peuple qui veut survivre. Les corses n’avaient rien à apprendre, à attendre, à emprunter des occupants de l’île. La vue de l’injustice, de l’imbécile cruauté frappant les innocents ont suffi. Nos compatriotes n’ont jamais voulu et ne veulent en rien parler de leur héroïsme. Bon sang ne saurait mentir…
    Le dossier suit son cours à Yad Vashem et nul ne doute que l’issue soit favorable avant deux ans. Alors, peut-être qu’en dehors de toute polémique politicienne, la Nation corse sera honorée à la face du monde et enfin perçue pour ce qu’elle est : un heureux compromis historique, géographique et éthique entre ombres et lumières. Pour René Goscinny, issu d’une famille d’origine polonaise de confession juive, Astérix le breton, représentait l’archétype du petit, résistant à l’Empire … Il existait un autre îlot : la corse. Relisons avec délice Astérix en Corse.
    Si le vingtième siècle fut « le siècle juif » - comme le décrit admirablement Yuri Slezkine dans son ouvrage - voyant l’opposition structurale des « apolliniens », paysans et guerriers et d’une minorité de « mercuriens », nomades « fonctionnels »; gageons que ce siècle à l’exemple de notre île soit le siècle des petites patries, des terres familiales, des valeurs de la Restonica et des lacs où l’autorité des pères, forgée à l’enclume de l’Humanisme et du courage, sert de boussole aux enfants égarés.
    Que les solidarités des villages et des montagnes s’imposent contre l’indifférence glacée des mégapoles sans âme.
    Cultivons les symboles de la résistance d’un peuple face à l’ouragan déchaîné et aveugle de la mondialisation et  ses crimes.
    Résister contre le « colonialisme français », c’est un peu court  i mio  fratéllu …Nous risquons de manquer d’air et de nous y étouffer.
    Nous devons, comme nos frères grecs, petit peuple mais grande nation, jouer dans la cour des grands. Nous sommes la Nation des « justes ». Mettons haut, bien haut la barre : Contre l’Empire !
    Nous avons, hier, dans notre Maquis combattu les fascismes et dressé une barrière infranchissable entre le bourreau et ses victimes. Aujourd’hui, au nom de l’héritage imprescriptible que nous devons à l’humanité pour demain, nous devons mener une lutte aussi titanesque.
    Elle nous conduit à nous lever, encore une fois, pour abattre les théocraties ou les dictatures fardées en démocrates mondialistes, qui écrasent les patries charnelles de l’Europe aux mille drapeaux et osent poser leurs pieds sanglants sur le sol sacré de notre terra corsa tant'amata .

    Jean-Marc DESANTI


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    PS : Seule une nouvelle révolution française et l’établissement d’une hyper république renforcera la double  identité de notre patrie corse car la corse ne porte pas en elle la haine de la France mais le dégoût de l’injustice. Pourquoi respecter un Ordre aux ordres de la tyrannie de l’argent roi ? Où sont et qui sont les modèles « de la grande nation française » ?
    L’Homme doit vivre libre, c’est le principe de base de la DDH, et par conséquent craindre plus que tout l'esclavage. Quel est le républicain « français » qui oublierait que la Corse est apparue , aux yeux des philosophes encyclopédistes, notamment Rousseau et Voltaire, comme le premier État démocratique de l'Europe des lumières ? Quel historien ignore qu’avant d’être victime de trahisons, Paoli rallié à la révolution française est accueilli par Lafayette et est reçu le 22 avril 1790 à l'Assemblée nationale puis, le 26, par le Club des Jacobins, alors présidé par Robespierre, qui l'admet à l'unanimité en son sein …
    Le sujet du débat n’est pas politique pour les corses ( Il ne s’agit pas de discuter de l’indépendance que la France octroierait  à l’île ) mais bien de conclure une dissertation philosophique … Où comme dirait mon ami Marc : « Pour que la corse donne enfin, son indépendance à la France. »
    Selon la phrase célèbre de Simonde de Sismondi : «  L'indépendance du gouvernement et les droits politiques font les peuples ; la langue et l'origine commune font les
    nations. »
    On ne décrète pas le génie du Jacobinisme. Avoir une origine commune dépasse une quelconque analyse littéraire où se disputeraient les valeurs concédées à la cosmologie ou l’épistémologie ! Le lieu de création de la fraternité franco-corse s’est dissout avec la souillure des valeurs de la République !
    Redressons l’impartialité de l’État et nous verrons alors les combattants du juste combat pour l’indépendance de la Corse entrer VOLONTAIREMENT dans l’armée des patriotes luttant pour l’indépendance de la France.
    On dit chez nous : « Una lingua si cheta, un populu si more. » ( Une langue qui se tait, c’est un peuple qui meurt.) et aussi « Aceddu in cabbia S'eddu un canta d'amori Canta di rabbia » ( L'oiseau en cage : s'il ne chante pas par amour, il chante de rage. ).
    C’est dans l’armée de Libération, contre l’Empire que se forgera le chant de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. La nouvelle armée du Rhin partira d’Ajaccio, de Bastia et de Sartène …

    http://www.politique-actu.com/osons/corse-desanti/110468/

  • « NICOLAS ET LE MAQUIS » par Jean-Marc DESANTI

     

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    C dans l’air comme on dit. La France malade de son monarque se découvre un réseau «Vercors», «Réunissant – Magistrats, Officiers d’active, hauts fonctionnaires, militants et syndicalistes – le Réseau opérationnel «VERCORS» s’inscrit dans la vieille tradition française – celle des comités de Salut public, des Comités insurrectionnels et des Comités de grèves générales – »

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-vercors-cnr/104120/

    Bien, mais là, rien de surprenant. Il existe déjà le Comité Valmy, l’Arc Républicain de Progrès, ainsi que la réactualisation du CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE … Il semble cependant qu’un pas de plus est franchi vers l’affrontement «musclé» entre le peuple qui souffre et ses souverains.

    Jusqu’où cela ira-t-il ?

    Qui pensait en 1789 que les têtes du roi et de la reine tomberaient ?

    Qui prévoyait en 1917 le crime atroce de la famille impériale russe à Iekaterinbourg ?

    Celui qui, à cette heure, nourrirait une pulsion quelconque de massacre concernant Nicolas, Carla, François ou les autres n’aurait sa place que dans un asile d’aliénés.

    Chacun sait que les braves gens veulent parler, espèrent que «là-haut» on les entendra et ne souhaitent jamais, a priori, occire, voler, violer ou piller. Ils veulent que le président «aille au peuple» sans gardes du corps et sans médias parasites collés à lui. Ils souhaitent parler «d’homme à homme» pour vérifier si ce président peut proposer comme espoir autre chose que le pire de l’Amérique : quelque chose entre le Brésil, la Colombie et Harlem mâtiné de Miami.

    Il veulent vraiment savoir si celui-ci ne s’étonne pas des riches vivant de plus en plus reclus, à l’abri «des classes dangereuses» derrière leurs alarmes, leur codes confidentiels, leurs caméras de surveillance pendant que dans nos cités dortoirs de terreur et d’extermination les dents des gosses se pourrissent, les peaux se rident à 25 ans, les caves font peur et les murs sentent l’urine.

    Il suffirait donc de parvenir au pouvoir ? D’être un parvenu ? C’est là une parade mortelle pour la nation que d’avoir seulement pour chef un portrait dans les mairies et de se contenter de jouer les statues du Commandeur.

    Que reste-t-il de Chirac ? Un gars un peu voyou mais sympa ?

    Que restera-t-il de Nicolas Sarkozy ? Une parole de derviche à la place du glaive indispensable ? Les mots de Guaino pour guérir la détresse du petit peuple ? Rien ou la volonté de vider la France de sa substance et le génie de gérer ce vide.

    Pourtant, le président semblait avoir chaussé les bottes de l’homme du 18 juin. Mais voilà notre drame politique : il se déplace avec les bottines à talonnettes d’un chanteur à minettes. Nous nous sommes assoupis sous la protection du grand Charles mais nous nous éveillons bercés par les rengaines d’un petit « Cloclo ».

    Mais que diable ! Que nous importe sa taille ou sa rhétorique ! Nous voulons un patriote !

    Allende avec son ventre rond, sa démarche de gauche cassoulet, sa dégaine de pas de couilles mains moites, a su tenir une arme dans la Moneda et défendre l’indépendance de son pays au prix de sa vie !

    C’est l’odeur de la poudre aussi que Bonaparte sentit à Arcole et non pas la douce brise d’une croisière pour pré-retraités à Rolex.

    Je suis français et comme mes compatriotes je ne suis pas irrespectueux et chahuteur par «nature». En des temps affreux nos anciens suivirent un gars mal fagoté, tout petit, tout vieux mais les deux bottes dans la boue : Clemenceau.

    Il est presque minuit dans ce siècle nouveau mais il n’est pas encore trop tard pour détourner la barbarie «qui est entrée dans Paris». A l’Horloge de l’Histoire, le président peut encore marquer son temps.

    C’est la guerre nous dit-on. A l’intérieur et à l’extérieur. Alors qu’il agisse en guerrier !

    Qu’il partage le vin rouge chaud sur les piquets de grève avec les ouvriers épuisés, délocalisés, désespérés.

    Qu’il mobilise chaque citoyen au service du peuple dans l’armée du peuple à la campagne comme à la ville.

    Qu’il ne transige plus avec la laïcité et qu’il écrase toutes velléités communautaristes.

    Qu’il engage le processus de sortie de l’euro, de taxation des profits spéculatifs, de la suppression du bouclier fiscal.

    Qu’il installe un pôle judiciaire de 300 magistrats pour réduire la corruption et la prévarication dans les sphères de l’État, seule condition crédible pour écraser les trafiquants des cités.

    Qu’il ordonne de quitter l’OTAN.

    Qu’il exige de nos armées de se déployer dans l’unique souci de la défense de nos intérêts stratégiques.

    Qu’il demande à notre diplomatie de se situer dans l’axe Caracas-Paris-Berlin-Moscou.

    Bref qu’il soit enfin le digne fils de la Commune et des partisans des Glières qu’il affectionne tant.


    Il le peut. Il en a l’énergie et l’intelligence.

    Nous verrons alors notre peuple, son peuple à ses côtés.

    Sinon selon l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

    Puissent les dieux le protéger alors, car personne ne pourra maîtriser le courroux impitoyable et sacré de la Patrie.

    Jean-Marc DESANTI

    PHOTO : ALLENDE dans le Palais de la Moneda

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-resistance/104911/

    http://www.ripostelaique.com/Que-reste-t-il-de-Nicolas-Sarkozy.html

  • DUBAÏ : « Through the Looking-Glass, de l'autre côté du miroir … » par Jean-Marc DESANTI


    img091.jpgDans notre village monde , on peut considérer que rarement la partie visible des évènements est suffisante pour la compréhension des mécaniques politiques qui ne se produisent jamais, indépendamment, sans provoquer une cascade de conséquences.
    L’affaire de Dubaï en est un des exemples les plus probants. L’objectif poursuivi par le service exécutant n’était pas, seulement, contrairement aux apparences, de liquider un trafiquant d’armes tout en jetant le trouble à l’intérieur du Hamas et en accentuant la division avec le Fatah.
    Le  Cha’man,  l’Organe de collecte de l'AMAN et ses forces spéciales se sont livrés à une véritable exhibition médiatique publique : Une leçon de choses.

    Lire la suite : http://www.politique-actu.com/dossier/dubai-jean-marc-desanti/76745/

    ou >>>> http://www.armees.com/Through-the-Looking-Glass-de-l.html

  • Judaïsme et Humanisme

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    Un des disciples et traducteurs de Heidegger en France écrivit à Heidegger juste après la deuxième guerre mondiale et le questionna sur la possibilité de restaurer un humanisme dans l’ Europe ravagée par la guerre et par le nazisme. Heidegger répondit dans une longue lettre, en fait un opuscule connu sous le nom de Lettre sur l’humanisme:je ne crois pas que le problème soit de restaurer l’humanisme, je ne crois pas qu’il faille restaurer l’humanisme“. Et il ajouta : “parce que l’humanisme est plutôt ce qui est la cause de nos maux. Nous confondons les choses en voulant parler d’humanisme“. Que voulait-il dire par là ?

    Quand il écrit cela, Heidegger a en vue l’humanisme au sens du relativisme : l’homme est la mesure de toutes choses. Or si, effectivement, l’homme est la mesure de toutes choses, il n’y a aucun point de vue extérieur auquel accrocher un univers de valeurs, un univers de significations relativement stables. Les choses changent à tout moment, selon ce que les hommes disent qu’elles sont et selon aussi ce qui se passe dans les sociétés humaines. Qu’est-ce qui nous permet de condamner radicalement le mal ou du moins ce que nous percevons comme mal ? c’est bien l’idée qu’il pourrait exister quelque part une échelle de valeurs, sinon intangible, du moins extérieure à nous-mêmes, une référence à laquelle nous pourrions mesurer les actions humaines, à laquelle nous pourrions mesurer notre être et nos pensées. Si nous sommes dans une perspective totalement relativiste, il semble bien que nous ne disposions plus de cette possibilité de référence. Ce serait là, selon Heidegger, le risque, l’écueil et même l’échec de l’humanisme.

    C’est ce type de pensée-là que Heidegger vise dans sa Lettre sur l’humanisme en disant : ces gens-là ont raté quelque chose ; ce qu’ils ont raté, au-delà de cette vision qu’ils nous proposent de l’humanisme, de l’autonomie de l’homme, de l’autonomie du sujet, c’est précisément le fait que l’homme ne peut être le dernier mot. Le dernier mot c’est l’Être. Selon une des formules les plus connues de Heidegger, “l’homme est le berger de l’Être“, l’homme doit veiller à quelque chose qui le dépasse et qui est ce qu’il appelle l’Être.

    Cette idée que l’homme est le berger de l’Être, qu’il faut rompre avec une posture trop centrée sur les pouvoirs de l’homme, nous la retrouvons dans toutes les critiques de la modernité technologique, du prométhéisme de la domination de l’homme sur la nature, critiques qui nous disent : attention, nous ne sommes peut-être que les gardiens et pas simplement les maîtres et possesseurs de la nature. Il y a donc une descendance écologiste de la pensée de Heidegger. C’est exactement ce que nous retrouvons dans le premier monothéisme : le Judaïsme.

    Au cœur de toutes les découvertes et de toutes les exigences de l’Humanisme, il y a l’affirmation que, dans toute culture, la personne est identique et en devenir. Le propre des humanistes est de considérer que la dignité de l’homme coïncide avec sa liberté et que sa raison fait de lui un être divin : une imago Dei. Cette dignité, l’homme la doit aussi à la possibilité de gouverner sa vie et de se constituer historiquement, en opposant à la puissance de la Fortune la Vertu industrieuse, ou pour mieux dire créative. C’est encore la dignité de l’homme que d’exercer activement, contre toute contrainte, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de questionnement.

    Si l’humaniste se défie, sans tomber dans le relativisme, de toute “hiérarchisation” des civilisations, c’est qu’à ses yeux l’homme possède, partout et toujours, les mêmes vertus essentielles. Bien plus, l’Humanisme propose une osmose entre ces vertus : c’est-à-dire une convergence des pensées, des institutions et des conquêtes de toutes les cultures passées et contemporaines. De ce projet témoignent les points de concordance qu’il établit entre les civilisations de l’Orient, du Judaïsme, du Christianisme, de l’Islam et entre toutes les autres expériences humaines connues : aussi l’Humanisme est-il un creuset. Il repose aussi sur l’idée, exprimée par Dante principalement, selon laquelle ce qui est impossible pour l’homme individuel ne l’est pas pour l’humanitas : c’est-à-dire pour la coordination, idéale et effective, des facultés humaines. Sans une telle vision, l’humanité serait demeurée foncièrement statique ; ni la poésie ni la science n’auraient pu voir le jour. Si elle venait à perdre une telle vision, la science moderne, pourtant fille de l’Humanisme, ne serait plus un instrument de connaissance et de libération, mais un scientisme, un anéantissement de l’esprit et donc de l’éthique.

    Ainsi, l’Homme que véhicule, par exemple, le hassidisme est un modèle d‘Humanisme. Le Hassid se caractérise par son authentique religiosité – qui lui permet d’accéder à D. par l’amour de l’humanité. À la différence de l’érudit talmudique, qui vit en dehors du monde réel, le Hassid visionnaire est doté de joie de vivre, de naïveté et de simplicité. Autre personnage , le Halutz ascétique – le pionnier qui consacre sa vie à l’édification de Sion. Le Halutz est un «nouveau type d’homme», mû par une vocation à la fois nationale et sociale.
    cependant ni le Halutz ni le Hassid ne peuvent être pris totalement comme « finalités » pour l’Humanisme . La mission du Halutz dans l’édification d’une patrie du peuple Juif a pris fin avec la création de l’État d’Israël – et avec le renforcement des particularismes au détriment des éléments universels. Le même constat vaut pour le hassidisme institutionnalisé qui, a dégénéré au fil du temps. «L’humanisme hébraïque» ou «biblique» demeure,cependant,l’idéal que toute éducation doit se proposer d’atteindre.

    C’est en effet à l’«humanisme hébraïque» – dans lequel cherche à s’ancrer le sionisme, – que l’on peut attribuer la plus haute valeur humaniste. Le sionisme se conçoit comme «le chemin de la sainteté», par opposition à «l’égoïsme sacré» du monde. La question de l’attitude d’Israël à l’égard de ses voisins arabes n’est pas seulement d’ordre politique; elle fait aussi partie intégrante du judaïsme. De même que l’antisémitisme met en question la crédibilité des principes chrétiens, devenant de ce fait un problème chrétien, de même l’attitude juive envers les Arabes est une mise en question du judaïsme et devient par là même un problème juif.

    L’héritage juif classique – «la force de la mémoire vivante» – est la principale source du judaïsme. Il fonde son enseignement essentiellement sur les valeurs universelles du grand texte de l’antiquité juive – la Bible : Ce que la Bible nous enseigne avec tant de simplicité et de force, et qui ne peut s’apprendre dans aucun autre livre, c’est qu’il y a la vérité et le mensonge et que l’existence humaine se tient inexorablement du côté de la vérité; c’est qu’il y a la justice et l’injustice et que le salut de l’humanité réside dans le choix de la justice et le rejet de l’injustice.

    La notion de «ligne de démarcation» est l’une des contributions majeures à la réflexion sur l’Humanisme. L’injustice est inhérente à la vie même – en particulier dans les rapports entre communautés. Confronté à cette tragique réalité, l’être humain est contraint de se déterminer constamment au regard du minimum de mal qu’il doit commettre pour assurer sa survie et du maximum de bien qu’il doit faire pour préserver son image d’être humain. Pris dans cette contradiction entre le souhaitable et le réalisable, l’être humain doit sans cesse tracer une ligne de démarcation entre des exigences impératives et la possibilité – forcément relative – de les satisfaire dans la vie quotidienne. A l’heure des décisions fatidiques, nous devons nous demander quelle est la dose de mal absolument indispensable à la survie de la communauté: tout ce qui se situe au-delà ne doit pas être toléré.

    Cette notion de ligne de démarcation prend toute sa pertinence lorsqu’on l’applique au combat acharné qu’a mené Israël pour sa survie sur la terre biblique. Le triomphe de la cause sioniste entraîne inévitablement une certaine injustice à l’égard des Arabes de Palestine; mais ces torts doivent être limités au strict minimum. Tiraillé entre la nécessité de sauver le peuple « porteur de lumière »et le souci éthique de ne pas commettre d’injustice envers les Arabes de Palestine, il s’agit de vivre sur place avec les Arabes, et non pas à leur place. Déjà Buber déclarait: «Nous n’aspirons pas à rentrer dans notre antique patrie pour en chasser un autre peuple ni pour le dominer».

    Mais dira-t-on : pourquoi avoir élu un peuple qui doit lui observer tous les commandements de la Thora ?
    Pourquoi demander plus, toujours plus aux juifs ?
    Pour que ce peuple puisse conduire l’humanité, par son exemple, vers un plus haut degré de spiritualité et de moralité. Tâche en partie remplie, en inspirant le christianisme et l’Islam, qui bien que n’étant pas parfaits, représentent un net progrès par rapport aux croyances qui les ont précédés.

    Reste la question d’Amalek qui serait la « preuve » de la totale impossibilité de l’Humanisme juif …

    En réalité,Amalek est LA question suprême .

    « Où donc est le D. d’Israël ? »

    Terrible question .

    Il y a 35 siècles quand, massacrant et pillant, Amalek s’en prit aux plus faibles, aux plus démunis des Hébreux qui venaient d’être les témoins de l’exemplaire sanction de D. en Égypte, ces Hébreux du Miracle crièrent eux aussi : « Pourquoi ? » Où était donc ce D. mystérieux qui, la veille, les avait sauvés ? Pourquoi, maintenant, permettait-Il à Amalek de les tailler en pièces ?

    Pouvaient-ils deviner l’enseignement de la Haggadah, qu’en « chaque génération, l’homme doit se considérer comme s’il était lui-même sorti d’Égypte » ? D. a crée l’Histoire pour apprendre aux hommes que, s’ils ont le courage et la volonté de l’entreprendre, la guerre contre le mal peut être victorieuse. C’est ainsi que le Psaume 115, comme la fin du Hallel, unit à la « Maison d’Israël », les Craignant-Dieu, les foules de Gentils qui, sans se convertir au judaïsme, en acceptaient l’exigence morale et monothéiste.

    Israël fut libéré d’Égypte mais dut combattre Amalek, parce que c’est aux hommes et non à Dieu qu’incombe la lutte contre le mal et les malfaisants. Quand le jour finit, Amalek avait perdu la bataille. Se considérer comme étant soi-même sorti d’Égypte, comme ayant soi-même combattu Amalek, c’est dire et croire qu’Amalek peut perdre la guerre en chaque génération.

    Quand les hordes de pogromistes massacraient et violaient, quand les bottes d’Amalek martelèrent le sol d’Allemagne puis de l’Europe entière, la Haggadah faisait entendre d’autres pas : ceux des esclaves libérés d’Égypte marchant vers la Terre promise. Les Haggadot le proclamaient en leur dernière page : « L’an prochain à Jérusalem ».

    La renaissance de l’État d’Israël n’est pas la réponse au « Pourquoi ? » La question demeure inchangée. Mais ce que l’État d’Israël proclame, c’est la victoire toujours renouvelée de l’Humanisme par l’échec d’Amalek.

    Jean-Marc DESANTI

  • DE L’IDENTITE NATIONALE

     

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    Peut être, quand on s’appelle Farida schera Bakhouche, qu’il est plus facile que pour d’autres de parler de l’identité nationale, tout simplement parce que l’on a eu besoin de définir sa place très tôt dans la communauté Nationale et donc de réfléchir à qui l’on est par rapport au pays dans lequel on vit. La France est une Idée. Il n’était pas écrit de toute éternité que les hommes vivant à l’intérieur de ses frontières naturelles formeraient une seule nation. Jules César le notait déjà, les peuples qui habitaient la Gaule étaient des peuples divers, qui différaient par la langue, les coutumes et les lois et dont seule une partie était celte et les autres étaient d’origine germanique ou ibérique. C’est pour cette raison que je me reconnais dans cette idée, admirable dans son absurdité même, selon laquelle il y a 2000 ans mon pays s’appelait la Gaule et mes ancêtres s’appelaient les gaulois. L’Identité française ce n’est pas un sentiment d’appartenance à un groupe ethnique, une religion, une idéologie, encore moins à une race. L’identité française c’est se sentir une communauté de destin avec d’autres hommes vivant sur le territoire national définit par ses frontières naturelles. Au moment où nous célébrons l’Amitié franco-allemande il faut avoir en tête que nous avons entre nos deux peuples une différence fondamentale : pour un allemand, là où est l’homme allemand, là est la terre allemande, pour un français, là où est la terre de France, là est l’homme français. Droit du sang, Droit du sol. L’Identité Nationale est donc basée sur l’adhésion individuelle de chaque Français à des Valeurs communes, quelle que soit son origine ou celle de ses parents. Rien n’est plus étranger à notre Identité Nationale que la notion de « communauté », de quelque nature qu’elle soit, qui enferme chacun dans un groupe en le prédéterminant collectivement sans lui laisser la Liberté de choix en tant que personne. Il ne s’agit pas de nier et donc de se priver de l’apport que constituent nos différences, (elles enrichissent bien au contraire notre Identité Nationale), mais elles ne doivent pas devenir à ce point discriminant qu’elles permettent à un groupe de s’autoriser à se croire autonome vis-à-vis du destin collectif. Alors, bien entendu et c’est ce qui fait l’actualité de ce débat, l’Identité Nationale française n’est pas une chose figée, elle évolue, non pas dans ses composantes mais dans leur importance relative. En 2009, en Europe, et d’ailleurs dans le monde, la France n’a pas l’exclusivité d’être un état de Droit, une Démocratie, un pays pacifique, prospère, ou les citoyens bénéficient de la protection sociale, de l’enseignement gratuit, de la Liberté de penser, de pratiquer ou non la religion de leur choix, d’en changer s’ils le veulent, de s’associer, d’entreprendre, un pays de l’égalité des droits entre hommes et femmes. Ceci ne veut pas dire que tout soit toujours, tout le temps, et totalement parfait. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faille pas en permanence être vigilant en ces matières. Être citoyen français ne signifie pas non plus que nous soyons les seuls à être les héritiers d’une grande Histoire, d’une grande Culture, d’autres Nations peuvent aussi s’en prévaloir. Mais dans le contexte de la mondialisation quelques heures d’avion suffisent pour se rendre compte de notre chance d’être les Citoyens d’un tel pays. Parler d’Identité nationale, c’est par nature parler de ce que sont nos spécificités par rapport aux autres nations et pour ma part j’en retiendrai trois. Tout d’abord la passion française de l’Intelligence qui se matérialise par le culte du diplôme et par le goût des débats d’idées à tout propos qui fascine les autres peuples où le pragmatisme à l’anglo-saxon est la règle plutôt que l’exception. Certes, c’est souvent un handicap en termes d’efficacité, mais je voudrais rappeler que le grand père d’un Prix Nobel de physique français prit la décision de quitter son ghetto de Lituanie à la fin du 19ème siècle car il pensait qu’un pays capable de s’enflammer et de s’entre-déchirer pour préserver l’Honneur d’un petit capitaine juif inconnu serait le seul pays où il pourrait vivre dignement. La deuxième caractéristique identitaire française me semble être la passion de l’Égalité avec son corollaire qui est le refus du privilège qu’il soit social ou de naissance car seuls les avantages obtenus par le talent le travail et l’esprit d’entreprise sont tolérés en France dans ce qu’on appelle le Mérite Républicain. La troisième caractéristique identitaire française tellement spécifique qu’elle n’a d’équivalence dans aucun pays ni même de traduction dans aucune langue étrangère est le principe de Laïcité. La Laïcité est à mes yeux la pierre angulaire du pacte Républicain non seulement parce qu’elle affirme la neutralité de l’État en matière religieuse mais surtout parce qu’en confinant à l’espace privé et au libre examen individuel le domaine de la foi, elle préserve la sérénité des rapports citoyens. La Laïcité c’est bien sûr le principe du Citoyen libre dans une société libre, mais c’est aussi le principe de respect que chacun se doit de porter aux croyances ou à l’absence de croyance en une transcendance chez les autres. La Laïcité c’est l’idée que la vie des Citoyens français, les règles du vivre-ensemble qu’ils se donnent librement et d’une façon générale la Politique de la Nation ressortent du débat démocratique à l’exclusion de quoi que ce soit d’autre sauf si des Représentants légitimes du pays ont conclu des traités qui nous font obligation, ratifiés par le libre examen des citoyens comme c’est le cas dans la construction Européenne à laquelle notre pays prend la place qui lui revient c’est-à-dire très souvent en avant-garde. Bien sûr, comme toute médaille a son revers, ces caractéristiques identitaires ont aussi leurs limites, leurs travers, leurs ridicules parfois, mais ce sont les nôtres, celles de la Nation, celles qui font que nous sommes heureux et fiers d’être français.

    Farida Schera Bakhouche

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