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27.03.2008
Le djihad irakien des jeunes du 19e
C'est souvent par un coup de téléphone anonyme ou au détour d'une connexion Internet qu'elles ont appris la nouvelle : la mort de leur enfant en Irak comme djihadiste. Pas de cercueil, pas d'effets personnels renvoyés pour ces familles. A peine quelques détails sur les circonstances du décès : un bombardement américain pour l'un, un accident obscur pour un autre, le "martyre" dans un attentat-suicide à la voiture piégée pour le troisième.
Depuis le 19 mars, au tribunal correctionnel de Paris, on ne juge pas les morts. Les familles de ces trois djihadistes tués au combat ne sont pas partie civile. Sous les boiseries sombres de la 14e chambre, jusqu'au 28 mars, bien loin de la chaleur du désert et de la fureur des détonations, on tente de faire le procès de la "filière irakienne du 19e arrondissement de Paris". Une organisation qui, entre 2003 et 2005, aurait incité une dizaine de jeunes gens, tous français, âgés de moins de 25 ans et domiciliés dans ce quartier, à partir combattre en Irak.
On juge le prédicateur musulman qui les aurait enrôlés, le faussaire qui leur aurait fourni de faux papiers. Mais surtout, pour comprendre, on écoute : le récit de ceux qui sont revenus, valides ou blessés, l'histoire de ceux qui voulaient partir mais ont échoué.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/03/26/le-djiha...
12:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, islamisme, djihad france




Commentaires
L’Islam, à la différence du Christianisme, exprime un projet global, à la fois religieux, culturel, social et politique et s’est imposé par la force d’une domination politique . Il ne faut donc pas s’étonner du fait que l’usage de la violence occupe une place centrale dans la tradition musulmane, ainsi que le révèle le recours fréquent au terme de djihad dans de très nombreux documents. Même si certains chercheurs, surtout occidentaux, soutiennent que par djihad, on ne doit pas entendre nécessairement la guerre (sainte) mais plutôt la lutte spirituelle, l’effort intérieur, l’usage de ce terme dans la tradition musulmane, et l’usage qui en est fait aujourd’hui, est substantiellement univoque et indique la guerre faite au nom de Dieu pour défendre l’Islam, guerre qui est une obligation pour l’ensemble des musulmans adultes de sexe masculin .
Qui soutient donc que l’acception de djihad en tant que guerre sainte constitue une sorte de déviation par rapport à la véritable tradition musulmane ne dit pas la vérité et l’histoire démontre malheureusement que la violence a caractérisé l’Islam depuis ses origines et que Mahomet lui-même a organisé et conduit de manière systématique des razzias contre les tribus qui ne voulaient pas se convertir et accepter sa domination, soumettant de cette manière les tribus arabes l’une après l’autre.
Ecrit par : rimone | 27.03.2008
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