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21.04.2008
L'Italie après les élections législatives et sénatoriales des 13-14 avril 2008
Entretien avec Roberto d’Alimonte : Professeur de sciences politiques à l'Université de Florence.
1.Les 13 et 14 avril, les Italiens ont été appelés aux urnes pour renouveler les deux chambres du Parlement. Pourquoi le président Giorgio Napolitano a-t-il dû convoquer des élections anticipées ?
Le 6 février dernier, le président Giorgio Napolitano a dû convoquer des élections législatives et sénatoriales anticipées après la démission du gouvernement Prodi, qui n'avait pas obtenu le vote de confiance au Sénat. Le président de la République avait alors confié au président du Sénat, Franco Marini, la mission de former un nouveau gouvernement chargé notamment de mettre en place une modification de la loi électorale. Toutefois, l'opposition de Silvio Berlusconi à cette réforme a conduit à l'échec de M. Marini et le président Napolitano a été contraint de dissoudre le Parlement.
2.Silvio Berlusconi a été élu pour la 3ème fois au poste de Président du Conseil. Après avoir été quasiment absent de la scène politique pendant deux ans, comment expliquez-vous ce regain de popularité ?
Silvio Berlusconi n'a pas été absent de la scène politique, même si c'est l'impression que l'on peut avoir eu en France. Il a toujours été très présent et donc l'issue du scrutin de ces élections anticipées était connue. La seule incertitude était de savoir s'il allait obtenir une solide majorité au Sénat, ce qui a été le cas car la gauche radicale (Arc-en-ciel) n'a pas obtenu le seuil des 8% de voix nécessaires pour être élue au Sénat.
18:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, italie, silvio berlusconi, élections législatives en italie




Commentaires
Mention excellent pour votre nouveau design graphique.
Très classe, ça compense l'effet “noir“ menaçant.
Mais attention aux textes gris foncé sur gris médium très peu lisibles.
Ecrit par : Cicéron | 22.04.2008
Oui, le paysage politique italien est constitué de 2 grands partis qui, récents, ne présentent pas de caractère bien déterminé (211 députés et 116 sénateurs Pd Veltroni - 272 députés et 144 sénateurs Pdl Berlusconi), mais aussi d'un bout moyen de parti (60 députés et 25 sénateurs Lega Nord/Coal.Berlusconi à l'idéologie ancrée), de 2 petits bouts de partis (28 députés et 14 sénateurs Di Pietro Idv/Coal.Veltroni à l'idéologie fluctuante, 36 et 3 sénateurs Udc centriste aux idées molles) et d'un tout petit bout de parti (8 députés et 2 sénateurs Mov.Aut.All.per il Sud/Coal.Berlusconi -vive la Sicile!-). Qui, parmi eux, cessera d'appliquer les plans de l'U.E. qui attaquent les retraites, les contrats collectifs et qui imposent les coupes budgétaires (écoles, santé...) ? Qui, parmi eux, se préoccupera du doublement de la surface de la base de l'US Air Force de Vicenze ? Les ouvriers se rappellent leur résistance d'octobre 2007 face à la destruction des retraites envisagée par Prodi qui n'a fait que poursuivre la politique de Berlusconi.
Ecrit par : lenatalia | 28.04.2008
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