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29.04.2008
Du néo-fascisme à la mairie de Rome
Surfant sur la vague Berlusconi, le candidat du centre droit à la mairie de Rome a ravi ce fief tenu par la gauche depuis 1989. "Nous sommes la pluie qui va nettoyer Rome, laver Rome de l'affairisme, de clientélisme, des groupes de pouvoir qui ont bloqué et paralysé notre ville" a-t-il promis.
Giovanni Alemanno, 49 ans, a mené une campagne très virulente pour battre son adversaire, l'ancien maire de Rome et ministre de la Culture sortant, Francesco Rutelli. Alemanno a axé ses attaques sur des sujets porteurs : l'insécurité et l'immigration. Il a promis l'expulsion de 20 000 immigrés clandestins ayant eu affaire à la justice : "Rutelli ment sciemment, l'essentiel des responsabilités incombe au gouvernement Prodi. La Roumanie est entrée dans l'UE le 1er janvier 2007. Le gouvernement Prodi avait 6 mois pour faire le moratoire sur les entrées d'immigrants."
Cet ex-ministre de l'Agriculture de Berlusconi, issu de l'ancien parti MSI, héritier du mouvement "fasciste", avait participé avec Gianfranco Fini, au recentrage politique d'Alliance Nationale. Sous les pressions de la communauté juive de Rome, Alemanno a refusé une alliance avec la Destra, une scission du parti de Fini se revendiquant du fascisme, pour gagner la municipalité.
17:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, italie, gianni alemanno, mairie de rome




Commentaires
Rome, de Mussolini à Alemanno.
Du fascisme d'extrême-droite au post-fascisme recentré.
Et entre-temps, refondations, fusions, coalitions, scissions, des listes d'ex-(...), de néo-(...), de post-(...), manoeuvres qui ne sont, du reste, l'apanage d'aucun parti en particulier.
Ecrit par : lenatalia | 02.05.2008
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