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30.04.2008

LA FIN DE LE PEN ?

 

1843593422.jpgLe Pen ,désavoué au sein de son propre parti par sa fille et le numéro 3 du mouvement ,est doucement et fermement poussé vers la sortie.

Mais il résiste !

M. Le Pen a suscité un tollé et s’est attiré des menaces de nouvelles poursuites judiciaires en qualifiant à nouveau les chambres à gaz de "détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale", dans un entretien au magazine "Bretons" publié vendredi. Encore les Juifs ,encore la Shoah : Le Pen ne pense qu’à ça apparemment comme si en France les sujets d’actualité manquaient !

Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a précisé lundi que les propos de Jean Marie Le Pen sur la seconde guerre mondiale "n’engagent pas le Front national. Ils ne constituent en aucun cas une ligne politique", écrit M. Aliot dans une tribune rendue publique par le FN.

Un cadre du FN déclare au journal « Le Parisien » : « Cela fait la troisième fois qu’il nous fait le coup et il est indéfendable, soupire un cadre. Soit c’est effectivement de la provocation gratuite pour faire parler de lui, ou alors il est obsédé. En tout cas, les gens en ont marre et, à un moment où on est à 6 % et où lui va fêter ses 80 ans, tout cela est vraiment minable. »

Romain Marie, ancien cadre dirigeant du FN déclare : « Par quelque aspect qu’on les considère, politique, historique, psychanalytique, les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française, qui n’ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres

concentrationnaires du troisième Reich allemand. »

Marine Le Pen a tenu à se démarquer de propos qui réduisent à néant sa stratégie de dédiabolisation. « Je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père », a-t-elle souligné sur BFM TV.633577214.jpg La vice-présidente du FN avait déjà pris ses distances en janvier 2005, lorsque Le Pen avait jugé que l’occupation allemande en France n’avait pas été si inhumaine. Louis Aliot, proche de Marine Le Pen de préciser : « Dans cette période délicate où se pose la question de l’existence même de la France, nous devons, plus que d’autres, resserrer les rangs et repartir au combat dans l’ordre et la discipline. »

« Ce que dit Aliot est approuvé par 90 % des cadres du FN qui ne sont ni antisémites ni révisionnistes », assure un membre du comité central.

Le sujet de la seconde guerre mondiale "ne constitue pas pour nous une ligne de fracture", précise cependant M. Aliot. "Cela n’enlève rien à la confiance, l’estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie Le Pen", écrit-il. Subtilement Le Pen rappelle la religion juive d’un des parents de Louis Aliot en déclarant : "j’ai la confiance de l’immense majorité des cadres à l’exception peut-être des gens frileux ou directement concernés par les remous de ce problème".

Prié de dire s’il envisageait des sanctions contre Louis Aliot, le président du FN a précisé qu’il y aurait un débat au bureau politique "pour rappeler à M. Aliot que ce n’est pas lui qui donne la ligne du Front national."

Ce qui est révélateur dans cet affrontement entre le N°1 et le N°3 du Front National ,c’est que l’autorité de Le Pen n’est plus la même qu’auparavant. Aliot se permettant de déclarer que les propos de Le Pen "n’engagent pas le Front national" à la veille du défilé national du Front National. Le procès en mégrettisme d’Aliot risque d’être instruit très rapidement mais Aliot n’est pas homme à se laisser abattre sans rien faire.

 

LDJ

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