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  • LA FIN DE LE PEN ?

     

    1843593422.jpgLe Pen ,désavoué au sein de son propre parti par sa fille et le numéro 3 du mouvement ,est doucement et fermement poussé vers la sortie.

    Mais il résiste !

    M. Le Pen a suscité un tollé et s’est attiré des menaces de nouvelles poursuites judiciaires en qualifiant à nouveau les chambres à gaz de "détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale", dans un entretien au magazine "Bretons" publié vendredi. Encore les Juifs ,encore la Shoah : Le Pen ne pense qu’à ça apparemment comme si en France les sujets d’actualité manquaient !

    Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a précisé lundi que les propos de Jean Marie Le Pen sur la seconde guerre mondiale "n’engagent pas le Front national. Ils ne constituent en aucun cas une ligne politique", écrit M. Aliot dans une tribune rendue publique par le FN.

    Un cadre du FN déclare au journal « Le Parisien » : « Cela fait la troisième fois qu’il nous fait le coup et il est indéfendable, soupire un cadre. Soit c’est effectivement de la provocation gratuite pour faire parler de lui, ou alors il est obsédé. En tout cas, les gens en ont marre et, à un moment où on est à 6 % et où lui va fêter ses 80 ans, tout cela est vraiment minable. »

    Romain Marie, ancien cadre dirigeant du FN déclare : « Par quelque aspect qu’on les considère, politique, historique, psychanalytique, les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française, qui n’ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres

    concentrationnaires du troisième Reich allemand. »

    Marine Le Pen a tenu à se démarquer de propos qui réduisent à néant sa stratégie de dédiabolisation. « Je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père », a-t-elle souligné sur BFM TV.633577214.jpg La vice-présidente du FN avait déjà pris ses distances en janvier 2005, lorsque Le Pen avait jugé que l’occupation allemande en France n’avait pas été si inhumaine. Louis Aliot, proche de Marine Le Pen de préciser : « Dans cette période délicate où se pose la question de l’existence même de la France, nous devons, plus que d’autres, resserrer les rangs et repartir au combat dans l’ordre et la discipline. »

    « Ce que dit Aliot est approuvé par 90 % des cadres du FN qui ne sont ni antisémites ni révisionnistes », assure un membre du comité central.

    Le sujet de la seconde guerre mondiale "ne constitue pas pour nous une ligne de fracture", précise cependant M. Aliot. "Cela n’enlève rien à la confiance, l’estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie Le Pen", écrit-il. Subtilement Le Pen rappelle la religion juive d’un des parents de Louis Aliot en déclarant : "j’ai la confiance de l’immense majorité des cadres à l’exception peut-être des gens frileux ou directement concernés par les remous de ce problème".

    Prié de dire s’il envisageait des sanctions contre Louis Aliot, le président du FN a précisé qu’il y aurait un débat au bureau politique "pour rappeler à M. Aliot que ce n’est pas lui qui donne la ligne du Front national."

    Ce qui est révélateur dans cet affrontement entre le N°1 et le N°3 du Front National ,c’est que l’autorité de Le Pen n’est plus la même qu’auparavant. Aliot se permettant de déclarer que les propos de Le Pen "n’engagent pas le Front national" à la veille du défilé national du Front National. Le procès en mégrettisme d’Aliot risque d’être instruit très rapidement mais Aliot n’est pas homme à se laisser abattre sans rien faire.

     

    LDJ

  • Le 4 mai 2008 marquera le trentième anniversaire de l’assassinat d’Henri Curiel

    412766688.jpgMilitant de la cause de la libération des peuples dans le monde, assassiné à Paris par des tueurs professionnels que l’enquête policière et l’instruction judiciaire ont échoué à identifier.

    Né le 13 septembre 1914 en Egypte. Le pays – une monarchie corrompue avec une population paysanne pressurée par des propriétaires fonciers – est militairement occupé par les troupes britanniques. En 1943, Henri Curiel crée une organisation communiste qui, en 1947, constituera avec les principales organisations de l’époque, le Mouvement démocratique de libération nationale MDLN. Le parti communiste soudanais en est également issu.
    Dès le premier conflit israélo-arabe, Henri Curiel prend des positions qui le conduiront avec ses camarades en prison et, plus tard, à devenir l’un des pionniers du nécessaire dialogue entre Palestiniens et Israéliens. Il est expulsé par le roi Farouk en 1950 et perd sa nationalité égyptienne.

    A Paris où il vit dans la clandestinité, il continue de militer en direction de l’Egypte et du Soudan avec un groupe d’exilés. En 1957, il s’engage dans le soutien en France au FLN, en collaboration avec le "réseau Jeanson" puis, après les arrestations de celui-ci, il en prendra la relève à la demande de la Fédération de France en créant ce qui sera connu sous le nom de "réseau Curiel". En octobre 1960, il est arrêté et détenu à la prison de Fresnes.

    Libéré à la fin de la guerre, il reçoit le statut d’apatride. Il crée alors avec d’autres l’organisation qui s’appellera plus tard Solidarité et qui regroupera des militants d’horizons divers : communistes, prêtres ouvriers, des pasteurs, des syndicalistes et des personnalités de gauche d’horizons divers. Il s’agit de faire bénéficier les mouvements de libération nationale et les réseaux antifascistes (dans l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et de Caetano, et dans la Grèce des colonels) de l’expérience acquise dans le soutien aux combattants algériens. Pendant quinze ans, dans le respect absolu des choix des organisations concernées, une aide efficace fut ainsi apportée à des mouvements aussi divers que l’ANC de Mandela et la résistance chilienne à Pinochet. Ce soutien était prodigué dans un esprit de solidarité internationale pour la libération des peuples opprimés.

    A partir du début des années 70, Solidarité aide à la formation d’un groupe de Blancs afrikaans pour aider l’ANC sur place. Parallèlement il poursuit une action d’établissement de contacts entre Israéliens et Palestiniens dans le but de créer les conditions de la création d’un Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967..

    En juin 1976, une campagne de diffamation de son action est lancée par le journaliste Georges Suffert dans Le Point. Deux ans plus tard, il est assassiné.

    Cette action militante constante et désintéressée valut à Henri Curiel l’exil, la prison et la mort.

     

    Les Amis D'Henri Curiel

    Lire " Henri Curiel, citoyen du tiers-monde" par Gilles Perrault

    http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/PERRAULT/10239

  • Le pasteur Wright, un ami encombrant pour Obama

    883704279.jpgIls se connaissent bien, et depuis longtemps. Le révérend Wright a même été un guide spirituel pour Barack Obama, prétendant sérieux à l’investiture démocrate… Mais les discours sulfureux du pasteur noir de l’église Trinity Church of Christ de Chicago pourraient devenir un obstacle sur le chemin de la Maison-Blanche.

    "Que Dieu maudisse l'Amérique"
    Le pasteur Jeremiah Wright a notamment estimé que le "terrorisme" américain était responsable des attaques du 11 septembre. Et que les Noirs américains devraient dire "Que Dieu maudisse l'Amérique" au lieu de "Que Dieu bénisse l'Amérique" en raison du traitement infligé, selon lui, aux Noirs vivant aux Etats-Unis. 

    Dans un sermon prononcé à la fin de l'année dernière, Wright a expliqué pourquoi il pensait que les électeurs allaient soutenir Clinton plutôt qu'Obama. "Barack sait ce que ça veut dire d'être noir dans un pays et une culture contrôlés par des blancs riches", a déclaré Wright. "Hillary! Hillary ne peut pas le savoir. Hillary ne s'est jamais fait traiter de nègre."

    http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/usa2008/actu.asp?id=468365

  • Un mythe contemporain: le dialogue des civilisations

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    « Dialogue » et « civilisaton » sont à redéfinir

    Le dialogue d’abord, n’a de sens que si il met en relation des gens qui pensent différemment: il faut donner et recevoir, et non s’autocongratuler sur la démocratie et les droits de l’homme.

    Ensuite, « culture » désigne chez nous la culture de l’esprit, le travail personnel d’un individu sur lui-même (ministère de la culture ou lieux de culture). Etymologiquement, il se situe entre culte et agriculture. Une civilisation désigne une réalité collective plus profonde car elle comprend à la fois un état de société, un mode de vie, une religion et un ensemble de pays (l‘islam est une civilisation car il existe une organisation des états islamiques (OCI), contrairement au christianisme). Selon Régis Debray, il faut entendre par culture tout ce qu’une société s’accorde à tenir pour réel car nous ne donnons pas le même degré de réalité aux mêmes choses et cet indice dépend du prisme formé par l’ensemble des relations d’un groupe d’homme.

    La culture divise alors que la technique universalise

    Le monde technique (toujours nouveau) s’oppose à la multiplicité des mondes culturels (toujours le même). La culture fractionne l’espèce humaine en personnalités non inter changeables alors que la technique l’unit, en rendant nos objets inter opérables. Les téléphones portables, les 4x4, les satellites ou les codes barres voyagent partout alors que les calendriers, les manuels d’histoire ou les lieux de mémoires favorisent l’ethnocentrisme. Il y a 3000 langues parlées dans le monde mais une seule organisation de l’aviation civile internationale (OAC), avec un code technique anglais.666579487.jpg

    Ainsi, nous habitons une culture, non une technique. Nous habitons une langue mais nous nous servons d’un mac.

    La technique ne veille pas sur la mondialisation

    Internet structure le monde comme un réseau mais structurer le réseau comme un monde est une autre affaire: un réseau d’autoroute et de chemin de fer était indispensable pour faire l’Europe mais absolument insuffisant pour créer un quelconque sentiment d’identité. Un système technique ne crée pas un sentiment d’appartenance: il est universel mais n’a aucune saveur ni peau.

    La mondialisation des objets s’accompagne de la tribalisation des sujets

    La mondialisation techno-économique s’avère être une balkanisation politico-culturelle. Comme si à chaque bon en avant dans les outillages, correspondait un bon en arrière dans les réflexes. Jamais les outils de communication n'ont été aussi performants et jamais les replis identitaires n'ont été si puissants: jamais les murs de séparation n'ont autant proliféré (Israël, Etats-Unis, Irak, Espagne, Irlande, Inde, etc.). On voit se multiplier des réflexes quasi-immunitaires, une volonté nouvelle de sauvegarde identitaire (par exemple en France le ministère de l'Intégration, de l'Identité nationale et de l'Immigration).

  • LES ENFANTS D’ ISRAEL

    Un petit cadeau pour tous les antisémites qui pensent encore que tous les juifs, les sionistes ou les israéliens sont mondialistes et pro-américain… Qu’ils écoutent attentivement les paroles ! Pour les autres un moment de joie pure.

    Que ceux qui ont des oreilles entendent .


  • Les frères séparés. Drieu La Rochelle, Aragon, Malraux face à l'histoire

    1148390966.jpgIl existe une vaste littérature, en France et dans le monde entier, sur l'œuvre, l'action politique et l'héritage de Drieu La Rochelle, d'Aragon et de Malraux.
    Mais aucune étude connue, qui se propose d'analyser leurs itinéraires croisés d'un point de vue chronologique et thématique à la fois, sur fond des " guerres civiles " européennes de leur temps. C'est le pari tenté par Maurizio Serra. II a relu ce moment capital de " l'idéologie française" du vingtième siècle, où s'affrontent révolution et anarchie, communisme et fascisme, surréalisme et décadence, Résistance et Collaboration, patriotisme et " parti de l'étranger ", gaullisme et internationalisme à travers le destin extraordinaire de trois intellectuels "furieusement" engagés.
    Trois hommes unis et lacérés par leurs contradictions, leurs passions, leurs démons intérieurs. Paru en Italie en 2006, Les Frères séparés a été entièrement revu par l'auteur pour cette version française.

    On peut lire sur le site BibliObs.com un premier article sur cet ouvrage:

    "Trois jeunes soldats", par D. Fernandez.

  • Sexualité de l’homme couvert de femmes

     

    127282708.jpgUn inédit de Pierre Drieu La Rochelle vient de paraître : Notes pour un roman sur la sexualité (95 pages, 11 euros, Gallimard). Ne vous fiez pas au titre, il signifie précisément le contraire de ce qu’il annonce. A une nuance près : c’est bien de notes dont il s’agit. Des fragments retrouvés. Non pas de ces notes de blanchisserie dont seuls les généticiens de la littérature peuvent faire leur miel. De vrais morceaux retrouvés que les amateurs connaissaient en partie pour les avoir autrefois entrevus dans la grande biographie de Frédéric Grover et Pierre Andreu. S’il ne s’agit pas de la préparation d’un roman sur la sexualité, de quoi s’agit-il alors ? De la confession de Pierre Drieu La Rochelle sur les débuts de sa vie sexuelle et, partant, sur l’ombre portée sur son œuvre par cette misère si lourde à porter.

    Il avait déjà écrit ses mémoires politiques et littéraires à la première personne, mais pour ce qui touche à l’intime, il doit encore se réfugier derrière le voile de la troisième personne, même s’il se doute bien que nul n’en serait trompé. Si Je est un autre, Il n’est autre que moi-même. Le récit de sa vie sexuelle n’en est pas moins désolant. Blennorragie, syphilis, morpions, dysenterie, défécation et compagnie. Dans son imaginaire, la femme est vierge ou putain, propre ou sale ; un homme, un vrai, se doit de refuser toute passivité au profit d’une « virilité positive ».

    http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/15/du-sexe-de-drieu/

    ( Merci Jo )

  • Pour que le vent se lève…

    967755979.jpgSombre la France. Sombre le corps, sombre l’esprit.

    Plusieurs fois dans l’histoire fut annoncée la chute. Et la vieille nation put néanmoins toujours - Par quel miracle ? Mille efforts conjugués ?- se relever. Pathétique dégringolade, magistrale glissade. L’inimaginable aujourd’hui. Trahison. Gouffre. La fin ?

    « Mille ans et plus… pas deux » souffle le prophète petit.

    La France étalée, à poil, désincarnée, comme catin vulgaire, au vent des opportunités. « Mais ce n’est plus la France! » Susurre le Monde entier en écho au silence de Nous pauvres français. Mille fois dans l’Histoire, la France fut trahie. La République comme la Monarchie.

    Et toujours, sur l’étranger s’appuya l’ennemi. Les Bourguignons, livrant Jeanne la bonne Lorraine à l’ennemi Anglois. La Fronde de Conde, Conti sur les Ibériques voisins. Le Marquis de Limon et son manifeste de Brunswick appuyé par l’Autriche… Les Versaillais pour mâter la Commune, s’alliant aux funestes Prussiens.

    Plus près de nous encore, « Toutes ces intrigues chez nous même de 1933 à 1939 en faveur de l’axe Rome Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés » (Marc Bloch). «La France n’a pas été simplement vaincue en cinq jours par la Wehrmacht invincible ; le haut patronat l’a sacrifiée à son plan de réforme de l’État copié sur les voisins fascistes (…) C’est bien la France des grands intérêts économiques et financiers qui dicta le choix de l’Allemagne ! »

    Militaires, politiciens, journalistes, hommes d’affaires surtout, la Banque de France, le Comité des Forges … sales trahisons de la France que « Le choix de la défaite »(Lacroix-Riz) !

    Qui ne voit qu’aujourd’hui le choix est identique ?

    Une politique magistrale d’alignement et de privilèges. De reniement et de corruption spirituelle ! Tout obéit à ce même et magistral projet : soumettre la France, en renier le dessein premier. L’entreprise de manipulation subtile ne doit pas nous échapper !

    Toutes les forces du CAC 40 ont pactisé. Toutes ont salué l’arrivée du vainqueur à l’Elysée.

    1958 ? Une tragédie grecque ! 2007 ? Une sale farce !

    De tous les milieux financiers, une seule - à l’écart — a dû être achetée : Bettencourt ? 260 millions de ristournes fiscales : « J’en suis ravie, je n’ai rien demandé » susurre la brave dame âgée.

    Voilà qu’on dépouille la France : A Bouygues, à TF1 ? La publicité télévisée ! A Lagardère et sa presse régionale ? France 3 à la découpe bientôt cédée ! Les vieux meubles encore bien côtés sont emportés ? Pas seulement.

    Il faut détruire la France. Le cirque n’a que trop duré ! Il faut la désacraliser.

    Le Fouquet’s faussement improvisé ; le Yacht de Bolloré pour être visité, de nuit, et être remercié… Mais par qui ? Un salaire faramineux pour mieux insulter ces ploucs et modestes français ! De fréquents allers-retours aux States pour ne rien improviser ! Et en guise de dessein magistral une peopolisation forcément outrancière: Cécilia, Carla…les bagues, les SMS.

    L’écriture est subtile : le Storytelling d’envergure. Il s’agit de capter les émotions et les

    désirs. Tout est écrit : « Il suffit de mettre l’accent sur une simple régularité, réelle ou artificielle, ou présenter au monde une image puzzle dont les solutions ont été choisies à l’avance » (Salmon). Nous voilà dans l’ère post-politique où « la performance consiste à faire prendre une émotion pour un engagement ». Voilà le triomphe annoncé de « l’Etat séducteur » (Régis Debray) ! Et tous ces bons serviteurs, ces hommes frustrés : Guaino, qui se l’a joue Malraux ! Gallo, à la vulgaire épée, dedans l’Académie promise, après son crime, immérité !

    Ah ! Les titres, l’or, la lumière… La comédie humaine. Proust et Balzac, unis, concurrencés.

    Et l’épouse première, étalée avec vulgarité, dans tous les tabloïds de l’Europe amusée !

    Comment s’en étonner ? Ce Neuilly de la vulgarité est à la bourgeoisie française ce que Courchevel est à la Mafia Russe ! On crache sur la France, comme on a craché un certain mois de Mai – 68, Cohn-Bendit – à l’Arc de Triomphe, sur la tombe de l’inconnu français ! Ô pauvre France !

    Et au sursaut encore vous croyez ?

    Les institutions — elles-mêmes — sont atteintes au plus haut degré ! Les plus hautes juridictions sont gangrenées comme la plus haute administration. La servilité ! Le silence acheté ! Le mensonge qui confond intelligence avec malignité ! Plus de lieu en somme où se conserve un peu de ce devoir, de cet esprit français !

    Et quelle opposition !

    La Gauche, servile, au Marché se soumet. A Versailles, la voilà qui se couche, rassemblée ! Trahison du bon peuple français. Combien d’efforts, de travail a-t-il fallu à ce parti donné gagnant à la présidentielle un an plus tôt (en avril 2006, 65% des français voulaient un président de gauche pour 2007) pour finir à 47% des voix. Hollande ? Honteuse forfaiture !

    Alors oui ! Plus que jamais, « la Gauche est un cadavre à la renverse et qui pue » (Sartre).

    Les syndicats français ? A la base ? Des militants ! Au sommet ? Tous achetés. Déjà, on les imagine du haut de l’escalier, aux marches du palais, la mine déconfite, attristés… « Il faut savoir cesser la grève » ! Des prébendes, on ne peut se passer !

    Et le facteur Trotskiste ? Doux rêve inespéré de l’Élysée ! Cinquante ans de pouvoir pour la droite assuré. Et dire que les français se laissent abuser ! Faut-il donc ignorer les lois de cette secte ? Quand le parti aura suffisamment grossi et qu’il faudra parler démocratie, on citera le bon père Trotski : « Ce sont nos dirigeants et nous n’en voulons pas d’autres » ! Fermez le ban. Circulez, y a rien à voir ! La chanson, on la connaît !

    Pas de Gauche ! Plus de Droite ?

    Même la Droite nationale a voté Washington ! Pauvre entreprise familiale Le Pen ! Tant il est vrai qu’un bretteur d’estrade n’a jamais fait un instituteur de la France. De cette droite là, rien à espérer. Qui ne le savait ? Alors ? Fin de la France ?

    Mais où est donc passé, le Feu Sacré Français ? Il n’est plus au Prytanée, pas plus à la Boulé ! Où est-il donc passé, ce bel esprit français ?

    A chaque trahison de la France , à chaque tempête, il vrai, un homme s’est levé ! Jeanne d’Arc, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle … des erreurs ? Mais combien de grandeur !

    Qui aujourd’hui va donc nous fédérer ? Inventer une réalité ? Réapprendre la France ? Reconstruire un modèle français ? Faut-il donc se réduire à tout abandonner ? Nous sentons bien, pourtant, la France bat en nous ! En nous, brûle le Feu sacré ! Tant il est vrai que « le peuple seul est assez profond. Le peuple seul est assez terre » (Peguy)

    Il suffirait d’un signe pour réinventer une nouvelle espérance que la France pourrait porter. Car jamais la France n’a été plus grande qu’en portant de grands projets.

    Dans ce monde défait et guerrier qui nous est imposé, la France se grandirait à proposer une véritable alternative : un projet pour émanciper, retrouver plus de liberté !

    Les mots sont bien sûr galvaudés. Une « politique de civilisation » — la vraie — celle d’Edgard Morin et de Sami Naïr — permettrait de créer cet élan, de porter un vaste projet devant l’humanité.

    « Enrichie de l’expérience des échecs du communisme et des insuffisances de la socialdémocratie, nous pourrions travailler à civiliser la part barbare de notre civilisation. Il faudrait alors réformer les esprits, pour intégrer le non calculable, la souffrance, l’amour, le bonheur, le malheur alors que notre politique est mise à la remorque du calcul économique. »

    Il s’agirait de remplacer la quantité par la qualité (…) d’accompagner nos mutations techniques par des mutations sociales, car le développement capitalistique a entraîné le développement de la marchandisation généralisée, détruit le tissu de la convivialité et rétréci la part du service gratuit, du don, c'est-à-dire de l’amitié et de la fraternité. Il nous faudrait passer du mal être au bien vivre, reconstruire la confiance, développer la responsabilité. Les impératifs d’une politique de civilisation peuvent alors se décliner : « Solidariser contre l’atomisation et la compartimentation ; ressourcer contre l’anonymisation ; convivialiser contre la dégradation de la qualité de la vie ; moraliser contre l’irresponsabilité et l’égocentrisme. » (Edgard Morin)

    N’est-il pas là, le grand projet que la France s’honorerait de porter ?

    Voilà ce que serait un vrai ressourcement français, qui pourrait dès aujourd’hui se décliner en multiples mesures à concrétiser ! Voilà ce que serait ce projet porteur d’élan, de participation et d’espérance. Qui peut le refuser ?

    Mais que nous sommes bien loin d’un tel projet, aligné sur les forces de Washington, forces de destructions, de mort, de soumissions. Nous devons d’ores et déjà travailler à ce nouvel élan français. Dans chaque usine, chaque université, chaque quartier, chaque escalier, il est des femmes et des hommes de bonne volonté : deux ou trois suffisent pour lancer un si vaste projet. Partout réuni en assemblées, en collectifs rassemblés, il nous faut organiser la Nation en « Comité de libération », en comité de civilisation, réapprendre l’humain et décliner cette réalité comme centrale et supérieure Vérité. La République à réinventer ! Puis ensemble — tous ensembles — se fédérer …« Pour que le vent se lève » !

    Bientôt, la France connaîtra des soubresauts multiples.

    Quand la France est trompée, violée, salie, vilipendée, le temps de la révolte n’est plus trop éloignée tant il est vrai que la France n’est pas — par hasard — terre insoumise, terre de liberté.

    Et nous verrons alors bientôt — en des temps qui approchent — la place se vider et le pouvoir, s’enfuir — lâche, honteux — comme pour Louis XV, qu’on enterra de nuit afin qu’ainsi le peuple ne danse et ne fasse la fête ! C’est pour bientôt, heureux français ! Alors, vite ! Tenons-nous prêts !

     

    Jean-Luc Pujo, Président des clubs « Penser la France »

    Il publie un premier roman politique « Les chemins de terre » premier tome d’une trilogie française — Edition l’Harmattan, Juin 2008.

  • Les hérétiques

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    Il y a « les jeunes », ceux qui volent, violent, trafiquent,tabassent à dix contre un, écoutent du rap, ont l’accent des banlieues, roulent en BMW,se vautrent dans leur éternel survêtement et au moindre bobo, vont pleurer dans le giron ranci de SOS racisme ou du MRAP. Ce sont les voyous d’une société mondialisée déliquescente .

    Et il y a les jeunes européens qui préfèrent l’effort aux combines, la marche éprouvante aux vapeurs de l’alcool et l’ascension vers les sommets aux volutes des dérivés du cannabis.

    Ils se préparent aux combats futurs contre les barbares et sont les dignes héritiers de Jean de Brem , de Jean Moulin et de Robert Dun.

  • La lumière bleue

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    Leni Riefenstahl est née en 1902 dans une famille aisée où elle put assouvir amplement ses intérêts intellectuels et physiques considérables. Jeune femme, elle aimait la danse, préférant les formes de danse spontanées et romantiques conçues pour « libérer l'âme », introduites en Allemagne par l'Américaine Isadora Duncan. Riefenstahl était une lectrice avertie qui s'intéressait aux écoles d'art moderne, notamment aux expressionnistes. Elle était moins intéressée par la théorie et combinait ses inclinaisons vers le romantisme et le mysticisme en littérature et en art avec un intérêt terre-à-terre pour les questions pratiques et techniques. Lorsqu'une blessure au genou mit fin à sa carrière de danseuse, Riefenstahl s'adonna au ski.

    Le ski fut sa première véritable introduction aux attraits et aux mystères des montagnes. Son adresse au ski et sa belle apparence furent remarquées par le géologue alpiniste et cinéaste Arnold Fanck. Ce dernier l'engagea comme actrice principale pour son film muet la Montagne sacrée (1926). Fanck était à l'origine d'un nouveau genre cinématographique dans les années 1920, les films alpestres, qui gravitaient autour d'un thème populaire du romantisme allemand ­ le combat de l'individu contre les forces de la nature.1610867075.jpg

    Riefenstahl profita de son expérience avec Fanck pour faire son propre long métrage la Lumière bleue (1932), dont l'action se déroule également dans les montagnes. Certains de ses premiers penchants romantiques sont évidents dans la Lumière bleue. La lumière bleue est le reflet de la pleine lune sur les maisons dans les montagnes. Elle incarne la beauté et la plénitude, mais en même temps ses dérangeantes conséquences. L'intrigue du film gravite autour d'un cristal doté de pouvoirs magiques. Lorsque des paysans du coin tentent de sortir le cristal de la grotte qui le renferme en pensant que cela les sauveraient d'une vie de pauvreté, le cristal perd ses pouvoirs magiques. Le manque de foi des paysans et leur mauvaise volonté à vouloir affronter les épreuves de la vie leur font subir des conséquences catastrophiques.

    La papauté à Rome fut évidemment impressionnée par le film. Riefenstahl rapporte que le film « fit une grande impression au Vatican. Plus que tout, le mysticisme du film interpellait le clergé ».

     

     

     

  • Afrique du Sud : On est femme de la tribu blanche et on reste !

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  • La mémoire de la Shoah mine-t-elle Israël ?

    1346473419.jpgLa Shoah est devenue le pilier théologique de l'Israël moderne... Cela mine les relations entre Juifs et Arabes... Nous voyons des nazis partout... Nous sommes toujours "menacés d'anéantissement"... L'État israélien impérial est un cauchemar... » Qui prononce de telles sentences ? Un antisioniste forcené ? Un rescapé d'une extrême gauche israélienne engloutie ? Non, Avraham Burg, ancien président de la Knesset et vice-président du Congrès juif mondial. Et fils d'un des anciens dirigeants du Parti national religieux. Publié l'an dernier en Israël, Vaincre Hitler est un livre révolté, plein de tristesse et d'inquiétude. Mais aussi de propositions pour la reconquête d'un « judaïsme plus humaniste et universaliste ». Au passage, il interpelle Alain Finkielkraut, admettant avec lui que le monde est probablement hypocrite dans sa critique d'Israël, que « nous ne sommes pas aussi mauvais qu'on nous dépeint », mais cependant « beaucoup moins innocents que nous ne voulons le dire ». L'ex-politicien israélien et l'intellectuel juif français ont accepté de se rencontrer. La polémique a débuté autour de ce titre provocateur...

    Avraham Burg : ...Vous le trouvez dérangeant ? Sachez que j'avais même prévu d'intituler mon livre Le Triomphe de Hitler. J'étais en colère. Le trau­matisme de la Shoah, qui dicte plus que jamais nos comportements en Israël, me semblait une maladie incurable. Et puis une conversation avec ma mère, peu de temps avant sa mort, m'a redonné de l'espoir. Elle dont la moitié de la famille a été assassinée à Hébron en 1929 par les Palestiniens remerciait Dieu pour tout l'amour qui lui avait été donné. Une autre fois, devant les bombardements à Gaza, elle m'a dit : « Je suis si contente que mon petit-fils ne soit pas pilote de chasse et ne puisse bombarder des innocents. » C'est pour moi le véritable héroïsme : vaincre, grâce à l'espoir, l'horreur rencontrée au cours de sa vie. Et c'est ce qui devrait inspirer Israël.

    Alain Finkielkraut : Mais Hannah Arendt nous rappelle que l'amour n'est pas une catégorie politique ! En politique, l'injonction « connais ton ennemi » est fondamentale. J'admets que les Israéliens ont une difficulté à connaître leur ennemi, qu'ils sont toujours tentés de voir l'ombre de Hitler se propager sur le Moyen-Orient. Il reste que l'État juif a bel et bien des ennemis, dont la haine n'est pas la conséquence directe de son usage de la force. Israël s'est désengagé de Gaza mais Gaza ne s'est pas désengagé d'Israël, comme le montrent les tirs de roquette sur des villes situées à l'intérieur des frontières de 67. Ce n'est pas en se regardant aimer l'autre, mais en regardant les choses en face qu'on aboutira peut-être un jour à la paix. Ce qui me gêne dans votre livre, c'est l'idée selon laquelle tous les malheurs d'Israël procéderaient de la psychologie israélienne. Vous exhor­tez vos compatriotes à surmonter Hitler pour retrouver la belle essence morale du judaïsme nomade. Or, moi qui viens aussi d'une famille de rescapés, mes parents et tous les survivants que j'ai pu rencontrer m'ont dit : oui, nous allons revivre, nous allons reprendre nos activités dans le monde où Auschwitz a eu lieu, mais la seule chose que nous exigeons du monde, c'est de ne pas reporter sur Israël les anciennes malédictions dont les Juifs étaient l'objet. Or, ces anciennes malédictions revoient le jour, et c'est la pire des déceptions pour tous ceux qui ont survécu à l'Holocauste.

    Avraham Burg : Je ne suis sans doute pas un bon philosophe, mais je ne suis pas ignorant en amour. L'amour, c'est la capacité de faire confiance à l'autre, sans laquelle vous ne pouvez ni donner ni recevoir. C'est cela qui manque en Israël, la capacité à faire confiance, quel que soit l'autre : partenaire politique, compatriote israélien, voisin arabe... Je n'ai pas votre obsession de l'antisémitisme. Cette obsession de ce que « les autres pensent de nous » est emblématique de la façon dont beaucoup de Juifs ont besoin d'être définis par les autres. Moi, je n'ai besoin de personne pour me définir. Peut-être cela vient-il du fait que je suis né dans un pays souverain. Le point de vue de l'autre m'importe, mais il ne me définit pas, parce que mon histoire, continuation de l'antique identité juive, est mon histoire, indépendamment de ce que les autres en disent.

    Alain Finkielkraut : La confiance est un pari difficile, elle ne peut pas naître simplement du sentiment que nous vivons dans un univers radieux où nous sommes tous frères. Mon « obsession » tient justement au fait que l'antisémitisme est devenu une des modalités essentielles de l'antiracisme. A quoi tient ce paradoxe ? Eh bien, il faut remonter en effet à l'Holocauste. Pour les nations démocratiques, la mémoire de l'Holocauste fonde la nouvelle religion de l'humanité : nous sommes des hommes, et les frontières doivent être subordonnées à cette identité première ; l'humanité est plus forte que la nationalité. Mais pour les Juifs, la mémoire de l'Holocauste est tout autre, elle renvoie à la question de l'assimilation : les Juifs, rappelle l'écrivain Aaron Appelfeld, « étaient en marche vers les royaumes enchantés du rejet de soi quand une main satanique les ramena aux fondements de l'existence tribale ». La mémoire de la Shoah, pour un Juif, c'est qu'il n'échappe pas à son identité juive. Levinas appelle cela « l'irrémissibilité de l'être juif ». Longtemps complémentaires, ces deux mémoires, la mémoire démocratique et la mémoire juive, s'opposent donc aujourd'hui violemment, parce que, d'un côté, on a une humanité en route vers le grand brassage des identités et, de l'autre, ces Juifs « de génération en génération », pour lesquels la généalogie compte et qui, par conséquent, apparaissent comme les successeurs de Hitler. La démocratie métissée se répand, et au milieu il y a, non pas le beau village d'Astérix, mais ce village völkisch [du peuple, de la race, NDLR] qui porte le nom d'Israël et auquel les Juifs sont coupables d'être beaucoup trop attachés...

    Avraham Burg : Nos parents ont fait les uns et les autres l'expérience du rejet – ma mère avec le massacre de sa famille à Hébron, mon père en quittant l'Allemagne en septembre 39 –, mais nos éducations ont produit des choses différentes. Pour vous, l'antisémitisme est unique. Je le vois très différemment, peut-être d'une manière plus sévère, puisqu'on assiste à une fusion entre l'antisémitisme religieux classique et une nouvelle xénophobie d'extrême droite, les deux coopérant avec l'extrême gauche anti­américaine et antisioniste. Mais je pense que l'antisémitisme n'est plus un phénomène unique, il est le révélateur de la qualité morale d'une société. Quand il s'exprime dans une société démocratique, il s'accom­pagne d'autres expressions de haine et de xénophobie : contre les musulmans, les étrangers, les immigrants. Donc, mon rôle, en tant que Juif et être humain, ce n'est pas de dire « attention, ils me détestent davantage », c'est d'essayer de créer une sorte de coalition mondiale qui va défier la haine et la xénophobie plutôt que la confisquer et la monopoliser.

    Alain Finkielkraut : Mais de quelle haine parle-t-on ? Hannah Arendt, très présente dans votre livre, s'est interrogée sur la spécificité de l'antisémitisme moderne. Elle dit que ce n'est pas seulement une passion, une opinion, c'est une explication du monde. Et Maurras confirme à titre de symptôme cette intuition en écrivant « Tout paraît difficile sans cette providence de l'antisémitisme, par elle tout s'arrange, s'aplanit et se simplifie ». On explique le cours de l'histoire par les manoeuvres des Juifs. Et au­jourd'hui, ça recommence : le lobby sioniste, tireur de ficelle de la politique mondiale, c'est un discours en vogue, et pas seulement chez les djihadistes.

    Avraham Burg : Chacun son obsession. Moi, c'est la montée du religieux qui m'inquiète, en Israël comme ailleurs. Quand le président de la République française veut réintroduire Dieu dans l'équation, ça m'ennuie vraiment. Il est tellement important que la France soit le champion de la laïcité pour l'équilibre mondial, quand on voit par exemple l'impact du fondamentalisme sur le président américain. Le monde n'est pas divisé entre les démocraties et l'Islam, mais entre la civilisation théocratique et la civilisation démocratique. On trouve le même Dieu dans le judaïsme, le christianisme et l'islam. Et une coalition voit le jour entre certains des adeptes de ces trois religions contre certains d'entre nous... Moi, si le dalaï-lama et le rabbin raciste Kahane tombent à l'eau et que je ne peux en sauver qu'un, je sauve le dalaï-lama, parce qu'il est mon frère dans le système de valeurs qui est le mien. Si vous regardez le monde de cette manière, la question de l'antisémitisme n'est plus la même.

    Alain Finkielkraut : Sauf que cet anti­sémitisme antiraciste dont les Juifs sionistes et les Israéliens font aujour­d'hui les frais est à la fois nouveau et ancien : le christianisme des origines était fondé sur une opposition entre le Juif selon la chair et le Juif selon l'esprit. Le Juif selon la chair est celui de l'hérédité, fidèle à l'Ancienne Alliance. Le Juif selon l'esprit, c'est l'universaliste. Ce qu'on attend de nous, c'est que nous devenions des Juifs selon l'esprit. Quand nous répondons à cet appel, nous sommes couverts d'éloges, on nous adore. Eh bien, à cette invitation, je ne céderai pas. Je resterai un Juif selon la chair, non pour préférer le rabbin Kahane au dalaï-lama, mais pour pouvoir dire comme Yitzhak Rabin au moment du carnage d'un extrémiste juif au Caveau des patriarches : « J'ai honte ». Il a dit cela parce qu'il était juif. Autrement, il aurait dit « je suis scandalisé ». C'est ainsi que marche l'humanité : nous sommes de quelque part, nous appartenons à un peuple ou une nation, et ce que nous pouvons faire pour l'humanité c'est en tant que membres de ce peuple ou de cette nation.

    Avraham Burg : Il n'y a pas de contradiction entre la chair et l'esprit. Longtemps je me suis considéré comme simplement israélien, avant de comprendre que je n'étais pas loyal à mon être intérieur. Mon nom indique que je suis juif. Mon prénom, israélien. Mais ma famille, c'est l'humanité. Il y a des contradictions entre les trois, j'essaie de trouver un équilibre. Et à l'injonction d'Ariel Sharon venu en France avec son sionisme catastrophiste – « Il y a de l'antisémitisme ici, venez en Israël ! » – je substitue : venez si vous pensez que vous y serez bien, mais pas parce que vous êtes rejetés. Israël n'est pas la poubelle de l'histoire européenne. Si 100 % des Juifs venaient en Israël, l'Europe deviendrait Judenrein, et ce serait l'accomplissement de l'antisémitisme hitlérien.

    Alain Finkielkraut : Je n'ai jamais pensé que l'avenir de tous les Juifs c'était Israël. Et je ne vais pas répudier le judaïsme diasporique qui est le mien. Mais je constate un danger pour la Diaspora, ce que j'appelle le judaïsme vestimentaire : le judaïsme comme un magnifique costume, le costume du persécuté, de l'exilé, du nomade. Je connais des Juifs qui voient Israël comme une tache sur leur costume. Moi, j'aime cette tache, non que j'approuve toute la politique israélienne - souvenez-vous, la dernière fois que je vous ai vu, c'est en décembre 2003 lorsque vous avez signé les accords de paix de Genève, auxquels j'apportais mon soutien. Mais je ne supporte pas cette nazification rampante qui accable Israël. Certes, Israël s'est mis dans un mauvais pas en pratiquant une politique de colonisation et devra démanteler la plupart de ses implantations en Cisjordanie, mais croyons-nous vraiment que le conflit israélo-arabe se réduit à cette domination ? Soit les journalistes attribuent le blocus de Gaza à la monstruosité des Israéliens, soit ils admettent qu'il s'agit d'une réponse, peut-être exorbitante, à des tirs de roquette qui n'ont pas cessé depuis le désengagement. Alors pression pourrait être faite sur les uns et sur les autres, et l'on pourrait enfin sortir de l'ornière.

    Avraham Burg : Nous avons les mêmes idées sur les frontières. Mais j'irai plus loin : le compte à rebours pour la solution de deux États est avancé. Pendant des années, on a pensé qu'on pourrait régler le problème entre nous, mais il nous faut une intervention internationale beaucoup plus forte. En ce qui concerne notre polémique, j'attends le jour où vous ne réserverez plus votre intelligence à la mise en garde, à l'alarme, mais où vous la tournerez en pouvoir créatif pour proposer des solutions constructives. Vous critiquez la façon dont je traite la société israélienne ; mais il n'est pas possible pour moi de ne pas vouloir humaniser cette société. Et lorsque vous dites que la menace qui pèse sur Israël et sur les Juifs est toujours là, vous ne facilitez pas mon travail, car vos paroles ont un impact, là-bas, en Israël. Ce pays est pour moi une réalité qui doit m'assurer que je ne serai plus jamais persécuté. Mais mon judaïsme universaliste est ce qui doit me permettre de ne pas être un persécuteur. Les deux sont pour moi une nécessité...

    Propos recueillis par Vincent Remy

  • Retour dans dix jours ...

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    En route pour le Sud, je vous laisse la « boutique ». Parlez, exprimez-vous librement ! Polémiquez ! Les espaces de Liberté ne sont pas si fréquents …

  • La symbolique politique du Loup

    2048742268.jpgCes jours-ci, on conteste l’authenticité de la découverte récente, à Rome, d’une grotte où, prétend-on, l’on honorait les fondateurs de l’Urbs, Romulus et Remus. C’est un coup supplémentaire pour la Ville porteuse de tant de mythes, après que l’on ait nié l’authenticité de la Louve Capitoline, qui n’aurait pas d’origines dans l’Antiquité mais n’aurait été inventée qu’au cours de notre moyen âge. Quoi qu’il en soit, les enfants légendaires de la Louve sont tels qu’on les a toujours imaginés : paisibles sous le ventre du fauve, s’abreuvant à ses tétons.

    Le choix de la Louve, comme mère de substitution, n’est nullement dû au hasard et s’explique en référence au père des jumeaux : Mars, le Dieu de la Guerre, qui se manifestait accompagné du Loup, emblème de son être intime, relevant de la même nature que l’animal totémique. Les Romains ont su exploiter ce lien Mars/Loup et utiliser le symbole du Loup dans leurs armées et sous de multiples variantes. Aux temps auroraux de la Ville, le Loup était l’emblème des légions et, jusqu’à l’ère impériale, les légions alignaient une partie de leurs effectifs, les vélites, légèrement armés, vêtus de peaux de loup et arborant des crânes de l’animal. Bon nombre de porte-drapeaux portaient également des peaux de loup. On peut aisément supposer qu’aux temps de Rome demeurait une réminiscence des très anciennes « compagnies du Loup », depuis longtemps oubliées, même au moment où Rome est sortie des ténèbres de la proto-histoire pour émerger dans la lumière des temps connus. Leur simple présence dans l’héritage romain rappelle l’existence de compagnies ou communautés similaires chez d’autres peuples indo-européens.

    L’historien Georg Scheibelreiter nous signale, dans son œuvre, qu’aucun autre nom d’animal n’est aussi fréquent dans les noms ou prénoms personnels que celui du loup : du védique « vrka-deva », signifiant probablement « Dieu-Loup », en passant par le grec « Lykophron » (« Conseil de Loup ») ou le celtique « Cunobellinus » (« Chien ou Loup de Belenos »), jusqu’aux prénoms germaniques Wolf, Wulf, Wolfgang, Wolfram, Wolfhart. Lorsque l’on donnait un nom à un enfant, il n’y avait pas que la sympathie individuelle que l’on éprouvait à l’endroit de l’animal qui jouait, mais aussi le souhait de conférer à l’enfant ses qualités. Principalement, toutefois, jouaient des représentations religieuses, où l’on pensait obtenir une métamorphose rituelle en l’être vivant choisi pour le nom/prénom.

    Jusqu’aux temps modernes, on a appelé « Werwolf » (loup-garou), les hommes qui avaient la capacité de se muer en loups ou étaient contraints de le faire. Ce mythème s’enracine vraisemblablement dans l’apparition d’individualités ou de communautés entrant en transe, vêtues de peaux, pour se transformer en bêtes échevelées. Les cultures préchrétiennes s’étaient déjà distanciées de tels phénomènes, même si les Romains avec Mars, ou les Grecs avec Zeus et Apollon honoraient des dieux accompagnés de loups. L’attitude dominante était un mélange de vénération et d’effroi, où ce dernier sentiment finissait toutefois par dominer : un loup, nommé Freki, suivait également le dieu germanique Wotan/Odin, mais les Germains croyaient aussi qu’au crépuscule des dieux, Odin lui-même allait être avalé par le loup Fenrir, aux dimensions monstrueuses. Dans l’Edda, l’Age du Loup correspond à l’Age sombre qui précède le Ragnarök.

    Tous ces faits mythologiques expliquent pourquoi le loup, après la christianisation, ait perdu toute signification symbolique positive. Il était non seulement un indice de paganisme mais aussi et surtout la manifestation du mal en soi. Cette vision du loup s’est perpétuée dans nos contes. Le loup disparaît également des emblèmes guerriers de l’Europe ou n’y fait plus que de très rares apparitions.

    En dehors de l’aire chrétienne, le loup n’a pas subi cet ostracisme. Il m’apparaît important de relever ici la vénération traditionnelle du loup chez les peuples de la steppe. Après l’effondrement de l’Union Soviétique, Tchétchènes et Gagaouzes se sont donné des drapeaux où figure le loup. Les Gagaouzes appartiennent à la grande famille des peuples turcs, qui ont, depuis des temps immémoriaux, considéré le loup comme leur totem. En Turquie, les Loups Gris, formation nationaliste, ont évidemment le loup comme symbole et saluent en imitant une tête de loup avec les cinq doigts de la main. Les Loups Gris professent l’idéologie pantouranienne qui entend rassembler tous les peuples turcs au sein d’un Empire uni.

    Officiellement, l’organisation des Loups Gris a été interdite et dissoute en 1980, ce qui n’a diminué en rien la charge affective et l’attractivité du symbole du loup. Cette fascination pour le loup concerne également les Turcs émigrés en Europe, où personne n’est capable d’interpréter correctement cette symbolique. En Allemagne, personne ne comprend le sens réel de la chanson « Wolfszug » (= « Cortège du Loup ») du rappeur Siki Pa, frère de Muhabbet, qui a attiré récemment toutes les attentions sur lui :

    « Fürchtet um euer Hab’ und Gut
    Werdet brennen im Feuer…
    Pakt der Wölfe zieht mit dem Wolfszug
    Blutiger Horizont, der Tod friedlich ruht“.

    („ Craignez pour vos avoirs, pour vos biens,
    Vous brûlerez dans le feu…
    La meute de loups s’engage dans le cortège du Loup,
    L’horizon est de sang et la mort repose en paix »).
     Karlheinz Weissmann
    Junge Freiheit

  • L’asservissement ou quand l’Europe sera esclave

    Pour des raisons difficiles à cerner, mais qui se rattachent toujours à l’angélisme américain exacerbé par le souhait de l’Administration Bush de laisser sa marque dans la pacification et la «démocratisation» du Proche-Orient, le monde entier, et surtout l’Europe, assistent au forcing visant la création d’un état palestinien. A supposer que cela soit possible, après les quelques années nécessaires pour que cet état sorte de ses limbes, les Etats-Unis se trouveront devant un Iran nucléaire et une Europe asservie. Cassandre ?

    L’Administration Reagan avait averti l’Europe qu’elle allait se trouver devant un chantage permanent de la part de la Russie si elle lui accordait la place de premier fournisseur pour ses approvisionnements en gaz et pétrole. «L’Histoire nous apprend que prendre nos désirs pour des réalités et rechercher naïvement la conciliation avec nos adversaires n’est que folie. Cette attitude reviendrait à trahir notre passé et à dilapider notre liberté» disait-il au cours de son discours sur «L’Empire du Mal» en 1983.

    25 ans après, la Russie occupe la place de premier fournisseur de gaz de l’Europe avec un total qui représente le quart de ses besoins, mais plus de la moitié de ses importations. Les crises à répétition entre l’Ukraine et la Russie ont montré la capacité de chantage de cette nouvelle démocratie avec laquelle l’Europe s’est acoquinée. Encore que, ces crises sont de très courte durée. En effet, la capacité de la Russie de stocker le gaz qu’elle ne livre pas ne dépassant pas l’équivalent de trois ou quatre jours de production normale, elle est obligée de reprendre ses livraisons car autrement ses installations en pâtiraient ! Mais ce à quoi l’Europe se prépare, ce sont des crises de longue durée à partir du moment où les principaux gazoducs l’alimentant ne passeront plus par l’Ukraine. Le pays en pointe pour arriver à ce premier asservissement, c’est l’Allemagne, dont 45 % des besoins sont fournis par la Russie, qui construit avec elle le «gazoduc de la dépendance» sous la houlette de Gazprom, bras séculier de la Russie pour la domination des marchés de l’énergie. Le président du conseil de surveillance de Gazprom n’est autre que l’ancien chancelier Gérard Schröder, l’ami de Monsieur Poutine… Il est utile de rappeler que l’excédent commercial de la Russie avec l’Europe dépassait en 2006, avant la flambée des prix des produits énergétiques, les 50 milliards d’euros !

    http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=314

  • Le sort quotidien des fermiers blancs d'Afrique du Sud

    AVERTISSEMENT

    Nous avons reçu ce document de la part de citoyens d’Afrique du Sud. Il contient les investigations filmées par la police sur une scène de crime. Son contenu peut paraître choquant pour certaines âmes. On pourrait rétorquer que l’on voit bien pire tous les soirs aux journaux télévisés « en famille ». Ce n’est pas notre vision. Le « sensationnel » n’a aucun sens ( surtout dans la société du spectacle) s’il ne s’impose pas comme un révélateur d’une situation particulièrement scandaleuse et cachée. Tous les racismes sont une abomination absolue et il s’agit de montrer que personne n’y échappe !

    Le désespoir de la tribu blanche des fermiers d’Afrique du Sud qui crie au monde entier son besoin d’aide ne peut nous laisser insensible comme lorsque les tribus noires, au temps de l’apartheid, réclamait, avec justice notre aide et notre compassion.  

  • 65ème anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie

    250762272.jpgDimanche 6 avril 2008
    Le 19 avril 1943, lorsque les troupes allemandes pénètrent dans le ghetto de Varsovie pour liquider les 50 à 60 000 Juifs qui y résident encore, les groupes de combattants de la résistance juive ouvrent le feu. L’insurrection se poursuit jusqu’au 16 mai 1943. Le soulèvement était au sein du ghetto l’ultime acte de lutte contre la barbarie et pour la sauvegarde de la dignité. Il a été l’inspirateur d’autres actions de résistance armée.

    14h
    Projection
    Dernière Pâque juive à Varsovie
    d’Alain Jomy (France, documentaire, 1993, couleur, 37 min)
    La vie, l’organisation de la résistance, le soulèvement et la destruction finale du ghetto de Varsovie racontés par ses survivants. En présence d’Alain Jomy.

    15h15
    Projection

    The Last Fighters
    de Ronen Zaretzky et Yael Kipper Zaretzky (Israël/Pologne, documentaire, 2006, 76 min, couleur, vostf)
    Lors du 60e anniversaire de l’insurrection du ghetto de Varsovie, les six derniers combattants se retrouvent. Ils évoquent les différentes composantes et étapes du soulèvement.
    En présence de Jean-Charles Szurek, directeur de recherche au CNRS.

    17h30
    Cérémonie

    En présence de Éric de Rothschild, président du Mémorial de la Shoah, Richard Prasquier, président du CRIF, S.E.M. Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, Stepha Skurmik, représentantes des organisations du monde yiddish, Me Samuel Pisar, ancien déporté, avocat international, Féliks Tych, président de l’Institut historique juif de Varsovie. Prières par le rabbin Mévorah Zerbib, Chants interprétés par Talila.

    Lieu : Parvis du Mémorial

    Mardi 22 avril 2008
    20h
    Théâtre
    Hannah K.
    D’après Les deux morts de Hannah K. de Renaud Meyer.
    Ghetto de Varsovie, 1941. Hannah, comédienne renommée, trouve, grâce au théâtre, les ressources de sa survie et résiste à sa manière. Elle relate dans trois petits carnets sa vie quotidienne, son opposition à son père collaborateur, son amour et ses peurs pour son mari et son fils…
    Interprété par Marianne Epin.

    Jeudi 15 mai 2008
    19h
    Rencontre exceptionnelle avec les combattants du soulèvement du ghetto de Varsovie En présence de Simha Rotem-Kazik, Pnina Grinspan-Frimer, témoins, anciens combattants de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Animée par Henri Minczeles, historien et journaliste.
    Parution : Mémoires d’un combattant du ghetto de Varsovie (éd. Ramsay, 2008) de Simha Rotem-Kazik.

    Dimanche 6 avril à 17h30
    Mémorial de la Shoah
    17, rue Geoffroy-l'Asnier, 75004 Paris
    Tel : 01 42 77 44 72

         
  • MORT DE JEAN MARIE BALESTRE

     

    1410359517.jpgLe dirigeant le plus controversé de l’histoire française des sports automobiles s’est éteint ce vendredi. Jean-Marie Balestre, président de la FIA entre 1985 et 1991, est décédé à l’âge de 87 ans.

    Avec la guerre, commence la période la plus trouble de la biographie de Jean-Marie Balestre : en 1940, réfugié à Toulouse, il adhère aux organisations d’extrême droite « Jeunes du Maréchal » puis « Jeune Front », où il fait la rencontre de Robert Hersant qui en est l’un des dirigeants.

    Il s’engage en 1942 dans la « NSKK » (Nationalsozialistische Kraftfahrkorps, ou unité nazie des forces motorisées) puis dans la Waffen-SS française (17 mai 1943) Il prend ses fonctions dans l’Ersatzkommando de la SS française, matricule 10.248, avec le grade de deuxième classe (Schütze).

    Il lance le 18 novembre 1942 le journal « Jeune Force de France » et collabore à « Devenir », le journal des SS français. Ces faits, révélés par le journaliste Pierre Dubreuil dans son ouvrage Des bolides en or paru en 1984 ne seront pas démentis par le principal intéressé

    Alors qu’Hersant parlera ensuite “d’erreurs de jeunesse”, Balestre niera ce passé et prétendra avoir été un agent de la résistance infiltré (invérifiable, vu que les personnes qui auraient fait parti de sa cellule ont toutes été capturées et exécutées.)

    Il a obtenu la carte de déporté en 1954, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1979, il est nommé dans l’Ordre National du Mérite en 1990

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article264

  • Dans un nouvel enregistrement d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri répond à cent questions

    1787177623.jpgLes sites islamistes liés à Al-Qaïda mettent en ligne, cette nuit, un nouvel enregistrement du N°2 de l’organisation, dans lequel Ayman Al-Zawahiri répond à près de 90 questions qui lui avaient été adressées, en janvier dernier, lors d’une "rencontre ouverte" par internet. Al-Zawahiri affirme que les Algériens qui sont morts dans les attentats suicides en Algérie ne sont pas des musulmans, mais es soldats du tyran, qui tuent les musulmans depuis 1992. Il rapelle que les attentats suicides en Algérie ont visé des casernes, des bâtiments publics et le siège de l’ONU... Il compare l’attentat contre l’ONU à ALger à celui qui a visé l’organisation internationale en Irak, et qui a permis l’expulsion de l’ONU du pays et de l’empêcher de justifier l’occupation de la Mésopotamie par les Croisés. En Algérie, il justifie la mort de musulmans qui s’allient aux impies, aux descendants de la France, aux Britanniques et aux Américains. Ces derniers étant les protecteurs d’Israël...

    Ensuite, Al-Zawahiri s’en prend au cheïkh Youssef Al-Qaradaoui, qui a justifié avec d’autres oulémas, l’engagement de soldats musulmans dans l’armée américaine contre les musulmans en Irak et en Afghanistan. Puis il accuse Al-Qaradaoui de défendre le régime algérien et le président Bouteflika qui tend la main à Israël à travers les Etats-Unis. Tout en défendant la QJMI (ex-GSPC), et en lui accordant toute sa confiance, Al-Zawahiri rappelle que Youssef Al-Qaradaoui s’est dit accepter la reconnaissance de l’Etat d’Israël et la normalisation avec lui quand un Etat palestinien viable verra le jour. Ce qui vaut à Qaradaoui une vive diatribe, car Al-Zawahiri refuse toute reconnaissance de l’Etat juif sur la terre palestinienne. Ensuite, le N°2 d’Al-Qaïda s’en prend à Qaradaoui pour avoir défendu le régime égyptien, depuis 19 ans, en lui accordant une couverture islamique. Pourtant, ajoute Al-Zawahiri, Qaradaoui oublie que le pouvoir de Hosni Moubarak a signé la paix avec Israël et contribue à l’encerclement et à la mort des musulmans à Gaza...

    Al-Zawahiri évoque également la situation en Palestine, et renouvelle ses critiques à la direction politique du Hamas, qui a accepté le jeu démocratique et participé aux élections, avant de signer les accords de la Mecque, qui livre l’essentiel de la Palestine à Israël. Le Hamas a accepté la constitution palestinienne laïque, et a toléré l’abandon des quatre cinquièmes de la Palestine... Cependant, Al-Zawahiri distingue entre la direction politique du Hamas, et les combattants du mouvement. La direction s’est jetée dans les bras de l’Iran et de la Russie, oubliant les tueries que commettent les Russes contre les musulmans en Tchétchénie. Par contre, Al-Zawahiri défend tous les résistants palestiniens, y compris ceux du Hamas et appelle les tribus du Sinaï à les soutenir et à combattre à leurs côtés.

    Ensuite, Al-Zawahiri revient sur la situation en Egypte, et affirme que le changement ne peut venir que du mouvement islamiste en général, et djihadiste en particulier. Il critique la succession dynastique des Moubarak, et souligne que le transfert du pouvoir de Hosni Moubarak à son fils Gamal a eu l’aval des Américains, et l’alternative est l’instauration d’un pouvoir islamique. Il appelle les islamistes à assassiner les officiers de la Sûreté de l’Etat (égyptien) chargés de la lutte contre les islamistes. Leur assassinat peut être concerté ou mené à titre individuel. Al-Zawahiri affirme en outre que, malgré la purge effectuée par le régime, après l’assassinat du président Sadate, l’armée égyptienne compte encore beaucoup de militaires et d’officiers qui rejettent la politique de la bande des Moubarak au pouvoir et attendent l’opportunité pour se soulever contre le système corrompu et allié aux Croisés.

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    Traduction et synthèse de Chawki Freïha MediArabe.info

  • L'APOCALYPSE RUSSE. DIEU AU PAYS DE DOSTOÏEVSKI

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    Ce livre s'ouvre sous le ciel septentrional des îles Solovki, cette monumentale banquise voisine du cercle polaire qui fut l'archipel de la "Russie glorieuse", avant d'être celui de la "Russie recluse". Pointe avancée de la grande tradition orthodoxe d'inspiration byzantine, elle devient bagne sous le règne des soviets : "Cellules monastiques et cachots se superposent, le knout dispense du cilice, les râles succèdent aux psalmodies (...). Le fleuron de l'orthodoxie russe devient l'orgueil du goulag communiste", écrit Jean-François Colosimo.

    Aucun autre ouvrage récent en langue française, dans ce style à la fois savant et frémissant d'émotion, ne traduit aussi bien l'"identité schizoïde" de la Russie. Converti à l'orthodoxie, écrivain, chroniqueur, éditeur, Jean-François Colosimo fut le disciple de Jean Meyendorff (1926-1992) et de cette génération disparue des grands théologiens de la diaspora russe en France (Lossky, Florovsky, Berdiaev qu'il égratigne). Il enseigne la philosophie et la patristique à l'Institut Saint-Serge à Paris. Auteur de Dieu est américain (Fayard, 2006), un livre déjà remarqué, il poursuit en Russie sa quête sur les rapports du religieux et du politique à travers le monde.

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/04/01/l-ame-russe-hantee-par-l-apocalypse_1029672_3260.html?xtor=RSS-3260

  • Vers un gouvernement mondial ?

  • A lire d'urgence ! Oran 5 Juillet 62

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    http://www.oranhlmcitedesjardins.com/jfpaya/1cinjuilletoran.htm

  • Kriegspiel

    Je sais que l’émotion est mauvaise conseillère mais il se trouve que j’ai porté le béret rouge assez longtemps pour que certaines victimes du Drakkar évoquent chez moi plus que des noms : des visages connus ,des rires , l’indicible union des paras . J’en fais donc une affaire personnelle . J’essayerais, cependant, d’aller au-delà …
    Au-delà donc, de la condamnation légitime du Hezbollah, il convient de se demander pourquoi « les diplomates » tiennent tellement compte du poids du Hezbollah ?
    Le Hezbollah a évolué d'une posture de milice communautaire islamiste (chiite) dans les années 1980-90 vers un nationalisme pan libanais depuis 10 ans environ . En effet, la majorité actuelle issue de la mort de R. Hariri (Mouvement du 25 mars) et rassemblant les sunnites, certains druzes et les chrétiens des Forces Libanaises et ex-Phalanges est très conflictuelle dans ses relations avec l'Arabie Saoudite et le djihadisme sunnite tendance Al-Qaeda...
    555478351.jpgIl n'est pas certain que la présence résiduelle d'un groupe de palestiniens proches « d'Al Qaeda en Irak » dans le nord du Liban soit un phénomène indépendant de la politique intérieure libanaise. Depuis 2001-2002 (chute des Talibans), 2003 (chute de S.Hussein) et l'été 2006 (guerre Liban-Israël), l'Iran et le chiisme a le vent en poupe...
    En effet, l'Iran débarrassée de la puissance ses ennemis voisins et les pertes infligées à Israël (civiles et militaires) ont fait de H. Nasrallah la nouvelle icône de la rue "arabe" loin devant Ben Laden... En même temps, l'alliance nouée entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre (CPL) du général Aoun est un signe fort de la nouvelle place du Hezbollah et de son évolution vers la "Libanité", conçue au-delà des rivalités communautaires dont le Pays du Cèdre a souffert depuis 1975. Cet accord, voulu par le général Aoun a pour but de réduire les tensions entre Chrétiens et Chiites libanais et de dépasser les clivages communautaires pour mettre en place un vrai Etat-nation sur le modèle européen . Le Hezbollah n'a pas trahi l'accord, puisque l'agression qu'il a commise contre Israël fut légitimée par le CPL (plus de 50% des Chrétiens libanais se reconnaissaient en lui) .
    Personne au Liban n'a oublié l'opposition d'Aoun à Israël entre 1982 et 1989 et la Guerre de Libération qu' il mena - il était alors Premier Ministre intérimaire - contre l'armée Syrienne entre 1989 et 1991. Si aujourd'hui il a fait la paix et noué un accord politique avec un parti jugé "prosyrien" alors que la Syrie fut son grand ennemi c'est parce qu'il pense qu'il faut cesser les querelles vieilles de vingt ans. Quant aux liens avec l'Iran que l'on attribue au Hezbollah, ils sont réels, mais de moins en moins politiques et surtout d'ordre religieux. Les fonds du Hezbollah viennent en grande partie de la riche diaspora libanaise chiite (Amérique latine et Afrique de l'ouest) et de moins en moins de l'Iran. Son évolution vers un nationalisme pan libanais pourrait être le garant d'une limitation de l'influence syrienne et iranienne à terme. De plus, le Hezbollah est le meilleur contrepoids au djihadisme sunnite (wahhabite ou Frères musulmans) tendance Al Qaeda.
    En Irak, l'Armée du Mahdi de Moqtada al Sader (résistance chiite) évolue comme le Hezbollah vers le nationalisme irakien non communautaire (opposition à AL Qaeda, et aux influences saoudiennes et même... iranienne). Il a tendu la main avec succès aux résistants sunnites (ex-baasistes et tribus locales). 1026224231.jpg
    Aujourd'hui , le chiisme est moins menaçant que le djihadisme sunnite, qui lui est internationaliste, cherche un conflit de civilisations et nie les réalités culturelles et nationales des pays où il agit (Égypte, Maghreb Soudan... ).
    Le chiisme est converti au nationalisme de par son histoire, le sunnisme radical dans sa version Al Qaeda est une organisation terroriste à l'échelle planétaire .
    Les monarchies sunnites conservatrices (Arabie Saoudite surtout) sont de facto alliés contre l'émergence iranienne et chiite au Moyen Orient, il est évident que la présence d'islamistes sunnites au nord Liban permettrait de contrebalancer l'influence du Hezbollah. De même qu'en Irak, les terroristes d'Al Qaeda tuant bien plus de civils chiites que de soldats US servent indirectement la cause des États de la région hostile à l'Iran...
    Le Hamas et le DJihad islamique palestiniens, les résistants sunnites irakiens et l'Alliance du Nord afghane ainsi que les Talibans depuis peu sont devenus des adversaires à la politique d'Al Qaeda, tout comme le Hezbollah et Al Sader en Irak. L'Iran et le chiisme rassemble au-delà du camp chiite, en accueillant des sunnites et des chrétiens, ainsi que des nationalistes arabes laïcs.

    Projet national contre projet internationaliste…A suivre. Mais pour Israël, pas question de baisser la garde… Les fronts se multiplient.

    Jean-Marc DESANTI

  • Le Kosovo : passé et avenir de l’Europe

    1631115766.jpgL’événement qui a marqué le début du XXIe siècle, l’entrée dans un nouveau millénaire (entrée qui se charge toujours d’une signification beaucoup plus large que celle d’une simple addition mécanique des années), n’a pas – malgré sa brutalité, sa soudaineté et ses conséquences – été le 11 septembre 2001. Certes, ce terrible événement, qui frappait les Etats-Unis chez eux et anéantissait, en un instant[1], des symboles d’un pouvoir jusque-là censé presque invincible, tragédie humaine éveillant la compassion des étrangers et provoquant chez les Américains le rejaillissement d’un intense sentiment de solidarité humaine et nationale, cet événement a naturellement troublé beaucoup d’esprits et bouleversé l’idée qu’on avait pu se faire, assez naïvement, d’une époque de tranquillité, de sécurité, voire d’harmonie globale. Il a paru révélateur, il l’est sûrement, de la condition humaine hantée par l’insécurité et la vulnérabilité, par l’imprévisible tragique, d’une humanité toujours déchirée par des conflits irréconciliables, par des incompatibilités sous le rapport des mentalités, voire des civilisations, révélateur encore de la trame des forces politiques et militaires planétaires.

    L’événement qui signalait, en réalité, le commencement du XXIe siècle, événement encore plus révélateur, car mettant à nu non pas seulement des rapports de force mais des conflits d’ordre spirituel autrement graves, qu’un regard encore ébloui par la chute spectaculaire du communisme, espérant en un renouveau spirituel européen (prise de conscience, retour en arrière, réflexion nouvelle) comme suite à cette chute, n’avait pas encore décelés, cet événement a été la guerre de l’OTAN dans un coin d’Europe, coin obscur, tombé dans l’oubli – oubli d’autant plus intéressant et moins innocent que la mémoire en était constitutive non pas uniquement d’un seul peuple mais de la conscience de soi de l’Europe : le Kosovo[2]. C’est cette guerre qui a constitué l’événement le plus profond, le plus significatif, et le plus révélateur du temps, l’événement qui définissait à lui seul l’essence de l’époque post-communiste et dévoilait l’orientation mentale politique et la destinée historique des peuples à peine affranchis du communisme.

    Tandis que décembre 1989 marquait un renversement des choses, une rupture, une brèche, la présence (au moins potentielle) d’une liberté où l’homme peut choisir son chemin, la décennie qui a suivi, a, peu à peu, fait entrevoir la continuité fondamentale des deux périodes – continuité dans les idées, dans le fonctionnement des systèmes, similitude dans les intentions et les comportements politiques, ce qui n’est pas sans rappeler l’image, que nous donne le livre de l’Exode, des eaux de la mer qui “ se fendirent ” pour un moment, permettant le passage, et qui revinrent par la suite, quand “ le vent d’est ” cessa (Ex 14,21-28).

    Dix ans après la chute du communisme, la guerre de l’OTAN contre la Serbie : guerre opposant une force militaire gigantesque (la force de 19 Etats, pour la plupart des pays avancés, ayant joui d’un demi-siècle de paix et d’abondance matérielle, la force de la seule Superpuissance à l’heure actuelle) aux possibilités de défense naturellement minces d’un petit Etat, et, qui plus est, d’un pays en crise, pas encore guéri des blessures d’un passé récent odieux (le communisme) et d’un présent pas moins douloureux[3] ; guerre dépourvue d’appui légal (sans mandat des Nations unies) et constituant une violation évidente des principes tant modernes qu’anciens du droit international[4] ; guerre revêtant de surcroît une dimension spirituelle à part : commencée les 23-24 mars 1999, poursuivie pendant 78 jours, la guerre de l’OTAN contre la Serbie s’est déroulée pendant le Carême et la fête de la Résurrection du Seigneur. Le fait que les bombardements américains se sont prolongés pendant les Pâques n’est pas seulement significatif en lui-même, il l’est d’autant plus par comparaison au respect que les Américains ont tenu à manifester pour le sentiment religieux des musulmans d’Irak, interrompant les hostilités pendant le Ramadan[5].

    http://www.rastko.org.yu/rastko/delo/12234