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30.04.2008

LA FIN DE LE PEN ?

 

1843593422.jpgLe Pen ,désavoué au sein de son propre parti par sa fille et le numéro 3 du mouvement ,est doucement et fermement poussé vers la sortie.

Mais il résiste !

M. Le Pen a suscité un tollé et s’est attiré des menaces de nouvelles poursuites judiciaires en qualifiant à nouveau les chambres à gaz de "détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale", dans un entretien au magazine "Bretons" publié vendredi. Encore les Juifs ,encore la Shoah : Le Pen ne pense qu’à ça apparemment comme si en France les sujets d’actualité manquaient !

Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a précisé lundi que les propos de Jean Marie Le Pen sur la seconde guerre mondiale "n’engagent pas le Front national. Ils ne constituent en aucun cas une ligne politique", écrit M. Aliot dans une tribune rendue publique par le FN.

Un cadre du FN déclare au journal « Le Parisien » : « Cela fait la troisième fois qu’il nous fait le coup et il est indéfendable, soupire un cadre. Soit c’est effectivement de la provocation gratuite pour faire parler de lui, ou alors il est obsédé. En tout cas, les gens en ont marre et, à un moment où on est à 6 % et où lui va fêter ses 80 ans, tout cela est vraiment minable. »

Romain Marie, ancien cadre dirigeant du FN déclare : « Par quelque aspect qu’on les considère, politique, historique, psychanalytique, les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française, qui n’ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres

concentrationnaires du troisième Reich allemand. »

Marine Le Pen a tenu à se démarquer de propos qui réduisent à néant sa stratégie de dédiabolisation. « Je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père », a-t-elle souligné sur BFM TV.633577214.jpg La vice-présidente du FN avait déjà pris ses distances en janvier 2005, lorsque Le Pen avait jugé que l’occupation allemande en France n’avait pas été si inhumaine. Louis Aliot, proche de Marine Le Pen de préciser : « Dans cette période délicate où se pose la question de l’existence même de la France, nous devons, plus que d’autres, resserrer les rangs et repartir au combat dans l’ordre et la discipline. »

« Ce que dit Aliot est approuvé par 90 % des cadres du FN qui ne sont ni antisémites ni révisionnistes », assure un membre du comité central.

Le sujet de la seconde guerre mondiale "ne constitue pas pour nous une ligne de fracture", précise cependant M. Aliot. "Cela n’enlève rien à la confiance, l’estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie Le Pen", écrit-il. Subtilement Le Pen rappelle la religion juive d’un des parents de Louis Aliot en déclarant : "j’ai la confiance de l’immense majorité des cadres à l’exception peut-être des gens frileux ou directement concernés par les remous de ce problème".

Prié de dire s’il envisageait des sanctions contre Louis Aliot, le président du FN a précisé qu’il y aurait un débat au bureau politique "pour rappeler à M. Aliot que ce n’est pas lui qui donne la ligne du Front national."

Ce qui est révélateur dans cet affrontement entre le N°1 et le N°3 du Front National ,c’est que l’autorité de Le Pen n’est plus la même qu’auparavant. Aliot se permettant de déclarer que les propos de Le Pen "n’engagent pas le Front national" à la veille du défilé national du Front National. Le procès en mégrettisme d’Aliot risque d’être instruit très rapidement mais Aliot n’est pas homme à se laisser abattre sans rien faire.

 

LDJ

BLOC IDENTITAIRE : Communiqué du 30 avril 2008

1003364326.jpgIl faudrait entretenir une agence de communication avec trois employés à temps plein si l'on voulait réagir aux attaques quotidiennes contre la France, les Français ou les Blancs qui paraissent dans les médias de notre pays. Nous ne parlons évidemment pas d'attaques en provenance de pays étrangers mais d'attaques de personnes disposant d'une carte d'identité française.

Pourtant, il est des cas qui mérite une réaction. Celui de la championne d'heptathlon Eunice Barber en est un. Cette éternel espoir de médaille, toujours écrasée par la scandinave Karolina Kluft, vient de déclarer à propos des JO de Pékin : "Humanitairement, ce n'est pas la France qui va donner des leçons à la Chine. Il y a tellement de Noirs et d'Arabes qui se font incendier en France. Là, les humanitaires ne se lèvent pas."

Nous ne savons pas dans quel monde virtuel vit Eunice Barber. Dans le nôtre, bien réel, nous savons que les "noirs" et les "arabes" du monde entier n'aspirent qu'à une chose, pour beaucoup d'entre-eux : venir en France ou en Europe.

Alors, il y en assez, vraiment assez, de ces jérémiades incessantes, et ce d'autant plus quand elles sont le fait de sportifs ultra-chouchoutés par la France et ses contribuables. Si Eunice Barber compare la France à la Chine communiste, alors qu'elle fasse ses valises et aille s'entraîner Freetown. Nous sommes prêts à soutenir son action en faveur de l'identité et du développement du Sierra Léone.

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Le 4 mai 2008 marquera le trentième anniversaire de l’assassinat d’Henri Curiel

412766688.jpgMilitant de la cause de la libération des peuples dans le monde, assassiné à Paris par des tueurs professionnels que l’enquête policière et l’instruction judiciaire ont échoué à identifier.

Né le 13 septembre 1914 en Egypte. Le pays – une monarchie corrompue avec une population paysanne pressurée par des propriétaires fonciers – est militairement occupé par les troupes britanniques. En 1943, Henri Curiel crée une organisation communiste qui, en 1947, constituera avec les principales organisations de l’époque, le Mouvement démocratique de libération nationale MDLN. Le parti communiste soudanais en est également issu.
Dès le premier conflit israélo-arabe, Henri Curiel prend des positions qui le conduiront avec ses camarades en prison et, plus tard, à devenir l’un des pionniers du nécessaire dialogue entre Palestiniens et Israéliens. Il est expulsé par le roi Farouk en 1950 et perd sa nationalité égyptienne.

A Paris où il vit dans la clandestinité, il continue de militer en direction de l’Egypte et du Soudan avec un groupe d’exilés. En 1957, il s’engage dans le soutien en France au FLN, en collaboration avec le "réseau Jeanson" puis, après les arrestations de celui-ci, il en prendra la relève à la demande de la Fédération de France en créant ce qui sera connu sous le nom de "réseau Curiel". En octobre 1960, il est arrêté et détenu à la prison de Fresnes.

Libéré à la fin de la guerre, il reçoit le statut d’apatride. Il crée alors avec d’autres l’organisation qui s’appellera plus tard Solidarité et qui regroupera des militants d’horizons divers : communistes, prêtres ouvriers, des pasteurs, des syndicalistes et des personnalités de gauche d’horizons divers. Il s’agit de faire bénéficier les mouvements de libération nationale et les réseaux antifascistes (dans l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et de Caetano, et dans la Grèce des colonels) de l’expérience acquise dans le soutien aux combattants algériens. Pendant quinze ans, dans le respect absolu des choix des organisations concernées, une aide efficace fut ainsi apportée à des mouvements aussi divers que l’ANC de Mandela et la résistance chilienne à Pinochet. Ce soutien était prodigué dans un esprit de solidarité internationale pour la libération des peuples opprimés.

A partir du début des années 70, Solidarité aide à la formation d’un groupe de Blancs afrikaans pour aider l’ANC sur place. Parallèlement il poursuit une action d’établissement de contacts entre Israéliens et Palestiniens dans le but de créer les conditions de la création d’un Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967..

En juin 1976, une campagne de diffamation de son action est lancée par le journaliste Georges Suffert dans Le Point. Deux ans plus tard, il est assassiné.

Cette action militante constante et désintéressée valut à Henri Curiel l’exil, la prison et la mort.

 

Les Amis D'Henri Curiel

Lire " Henri Curiel, citoyen du tiers-monde" par Gilles Perrault

http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/PERRAULT/10239

Le pasteur Wright, un ami encombrant pour Obama

883704279.jpgIls se connaissent bien, et depuis longtemps. Le révérend Wright a même été un guide spirituel pour Barack Obama, prétendant sérieux à l’investiture démocrate… Mais les discours sulfureux du pasteur noir de l’église Trinity Church of Christ de Chicago pourraient devenir un obstacle sur le chemin de la Maison-Blanche.

"Que Dieu maudisse l'Amérique"
Le pasteur Jeremiah Wright a notamment estimé que le "terrorisme" américain était responsable des attaques du 11 septembre. Et que les Noirs américains devraient dire "Que Dieu maudisse l'Amérique" au lieu de "Que Dieu bénisse l'Amérique" en raison du traitement infligé, selon lui, aux Noirs vivant aux Etats-Unis. 

Dans un sermon prononcé à la fin de l'année dernière, Wright a expliqué pourquoi il pensait que les électeurs allaient soutenir Clinton plutôt qu'Obama. "Barack sait ce que ça veut dire d'être noir dans un pays et une culture contrôlés par des blancs riches", a déclaré Wright. "Hillary! Hillary ne peut pas le savoir. Hillary ne s'est jamais fait traiter de nègre."

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/usa2008/actu.as...

29.04.2008

Un mythe contemporain: le dialogue des civilisations

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« Dialogue » et « civilisaton » sont à redéfinir

Le dialogue d’abord, n’a de sens que si il met en relation des gens qui pensent différemment: il faut donner et recevoir, et non s’autocongratuler sur la démocratie et les droits de l’homme.

Ensuite, « culture » désigne chez nous la culture de l’esprit, le travail personnel d’un individu sur lui-même (ministère de la culture ou lieux de culture). Etymologiquement, il se situe entre culte et agriculture. Une civilisation désigne une réalité collective plus profonde car elle comprend à la fois un état de société, un mode de vie, une religion et un ensemble de pays (l‘islam est une civilisation car il existe une organisation des états islamiques (OCI), contrairement au christianisme). Selon Régis Debray, il faut entendre par culture tout ce qu’une société s’accorde à tenir pour réel car nous ne donnons pas le même degré de réalité aux mêmes choses et cet indice dépend du prisme formé par l’ensemble des relations d’un groupe d’homme.

La culture divise alors que la technique universalise

Le monde technique (toujours nouveau) s’oppose à la multiplicité des mondes culturels (toujours le même). La culture fractionne l’espèce humaine en personnalités non inter changeables alors que la technique l’unit, en rendant nos objets inter opérables. Les téléphones portables, les 4x4, les satellites ou les codes barres voyagent partout alors que les calendriers, les manuels d’histoire ou les lieux de mémoires favorisent l’ethnocentrisme. Il y a 3000 langues parlées dans le monde mais une seule organisation de l’aviation civile internationale (OAC), avec un code technique anglais.666579487.jpg

Ainsi, nous habitons une culture, non une technique. Nous habitons une langue mais nous nous servons d’un mac.

La technique ne veille pas sur la mondialisation

Internet structure le monde comme un réseau mais structurer le réseau comme un monde est une autre affaire: un réseau d’autoroute et de chemin de fer était indispensable pour faire l’Europe mais absolument insuffisant pour créer un quelconque sentiment d’identité. Un système technique ne crée pas un sentiment d’appartenance: il est universel mais n’a aucune saveur ni peau.

La mondialisation des objets s’accompagne de la tribalisation des sujets

La mondialisation techno-économique s’avère être une balkanisation politico-culturelle. Comme si à chaque bon en avant dans les outillages, correspondait un bon en arrière dans les réflexes. Jamais les outils de communication n'ont été aussi performants et jamais les replis identitaires n'ont été si puissants: jamais les murs de séparation n'ont autant proliféré (Israël, Etats-Unis, Irak, Espagne, Irlande, Inde, etc.). On voit se multiplier des réflexes quasi-immunitaires, une volonté nouvelle de sauvegarde identitaire (par exemple en France le ministère de l'Intégration, de l'Identité nationale et de l'Immigration).

Communique de l'Ambassade d'Israel : Enquête de Tsahal

209677581.jpgLundi 28 avril, une mère palestinienne et ses 4 enfants ont été tués dans la bande de Gaza. Après enquête de Tsahal, il s’avère que la famille n’a pas été tuée par l’armée israélienne, mais par les explosifs que transportaient 2 terroristes.

Durant l’opération dans le nord de la bande de Gaza visant les lanceurs de roquettes, l’armée de l’air a visé deux hommes armés qui tiraient sur les soldats au sol et s’approchaient d’eux, en portant sur leur dos de grands sacs. Suite à ce tir ciblé, une large explosion a eu lieu en raison de la présence de bombes et explosifs dans les sacs que transportaient les deux hommes. C’est cette explosion qui a touché une maison à proximité et  coûté la vie à la famille palestinienne.

Encore une fois, le Hamas et les autres organisations terroristes qui fabriquent, transportent et tirent depuis des zones habitées par des civils, portent la responsabilité de ces victimes.

Israël respecte le principe de distinction posé par le droit international, et refuse de se laisser prendre en otage par des terroristes sans scrupules qui utilisent leur population comme bouclier humain pour viser une autre population civile, israélienne.

Droit international, principes de distinction, cibles humaines, boucliers humains…lire (mars 2008)

Du néo-fascisme à la mairie de Rome

1906391597.jpgSurfant sur la vague Berlusconi, le candidat du centre droit à la mairie de Rome a ravi ce fief tenu par la gauche depuis 1989. "Nous sommes la pluie qui va nettoyer Rome, laver Rome de l'affairisme, de clientélisme, des groupes de pouvoir qui ont bloqué et paralysé notre ville" a-t-il promis.

Giovanni Alemanno, 49 ans, a mené une campagne très virulente pour battre son adversaire, l'ancien maire de Rome et ministre de la Culture sortant, Francesco Rutelli. Alemanno a axé ses attaques sur des sujets porteurs : l'insécurité et l'immigration. Il a promis l'expulsion de 20 000 immigrés clandestins ayant eu affaire à la justice : "Rutelli ment sciemment, l'essentiel des responsabilités incombe au gouvernement Prodi. La Roumanie est entrée dans l'UE le 1er janvier 2007. Le gouvernement Prodi avait 6 mois pour faire le moratoire sur les entrées d'immigrants."

Cet ex-ministre de l'Agriculture de Berlusconi, issu de l'ancien parti MSI, héritier du mouvement "fasciste", avait participé avec Gianfranco Fini, au recentrage politique d'Alliance Nationale. Sous les pressions de la communauté juive de Rome, Alemanno a refusé une alliance avec la Destra, une scission du parti de Fini se revendiquant du fascisme, pour gagner la municipalité.

Agitation

J’ai reçu hier ce courriel d’Alain. Point n’est besoin de dire qu’il faut être d’accord sur tout pour relayer des textes de valeur, surtout lorsqu’il s’agit de traiter du droit au blasphème. Mes origines et mes engagements ( cf commentaires Les enfants d’Israël ) me pousse à avoir plus d’une divergence avec Soral, sauf que je place, avant tout, le droit à la Libre expression. Je ne connais aucune autre défense contre les totalitarismes protéiformes.

Jean-Marc

1825060812.jpgMonsieur Le Pen a tort, la chambre à Gaz n'est pas un détail. Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine. Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ.

Pourtant, ou justement pour ça, au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme « un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix.
Que ce soit celle d'hier ou d'aujourd'hui, le citoyen libre se doit de lutter contre toutes les inquisitions et leurs cortèges sanglants de bûchers et d'abjurations. Nous, européens, n'avons pas mis trois siècles à nous émanciper du pouvoir temporel du Pape pour en arriver là !

Aujourd'hui, dans ce climat de judéomanie délirante - une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l'esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l'amour des hommes - plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !
50 millions de morts, russes, communistes, polonais, anglais, américains, civils, résistants, japonais et mêmes allemands et, parmi eux, 500 mille morts Français, ce n'est presque plus rien face à la chambre à gaz, ou aux 28 mille enfants juifs que certains voudraient faire assumer pour l'éternité aux écoliers de France innocents.

Dans ma famille de Résistants savoyards où la guerre nous a coûté six morts et la ruine - comme elle coûta son père au petit Jean-Marie -, nous avons nous aussi sauvé des vies ; seulement c'était des Espagnols. Il faut dire qu'en ce temps là si on sauvait des juifs, on ne le faisait pas pour sauver le peuple élu mais pour sauver des êtres humains tout court, menacés par la méchanceté et la violence des hommes... À l'époque, on ignorait que 60 ans plus tard ne seraient plus comptabilisés que les sauvés marqués d'une étoile, et que sur le marché des Justes, ça ne vaudrait plus rien les Espagnols !
De vous à moi, combien cette relecture de la seconde guerre mondiale, cette réécriture théo-différentialiste, à la limite de l'inégalité raciale, va-t-elle encore durer ?
Combien de temps encore la Mémoire va-t-elle empêcher l'Histoire ?
Au moment du Darfour, de la Palestine, de l'Irak, du Tibet... n'y a-t-il pas d'autres combats à mener pour le salut des hommes ? De massacres, de génocides, d'ethnocides à condamner, à empêcher ?
Au moment où la montée en puissance de l'Inde et de la Chine est sur le point de remettre en cause le leadership de notre confortable et dominateur monde post-méditerranéen, les querelles intra-monothéistes sont-elle vraiment notre priorité ?

Qui aura le courage de dire, dans cet inquiétant climat de lynchage pour une petite phrase réitérée dans un obscur follicule breton, que le problème ce n'est pas le détail de Jean-Marie Le Pen. Une petite phrase plus taquine que méchante qui lui a déjà coûté 120 briques (et à ce prix là, on peut comprendre que le peu dispendieux Le Pen ait envie de l'utiliser deux fois). Une petite phrase inattaquable - dois-je le rappeler ? - aux Etats unis d'Amérique, qui ne sont pourtant pas le pays de l'antisémitisme, parce que là-bas le 1er amendement garantit à tous, et pas seulement à Finkielkraut et ses sorties sur les « antillais qui filent un mauvais coton » ou « l'équipe de France black-black-black qui serait la risée de l'Europe », la liberté de pensée et d'opinion...
Qui aura le courage, à l'heure où même ses supposés proches : identitaires jaloux et autres apparatchiks en embuscade se désolidarisent du vieux chef comme on se détourne d'un pestiféré, que le problème ce n'est pas le « détail » mais la loi Gayssot ?
Cette loi d'exception contraire à tous les principes démocratiques et républicains, de l'aveu même de tous les politiques et historiens qui comptent, de Simone Veil à feux Vidal-Naquet...
Une loi d'exception qui, en instituant par le délit l'Histoire officielle, interdit toute recherche historique et l'Histoire. Dubito ergo sum res cogitans... Nous savons pourtant bien, dans ce pays qui vit naître Descartes, qu'en interdisant le doute, c'est la pensée qu'on interdit. Loi inique, de surcroît fratricide, puisqu'en inaugurant la concurrence des mémoires - et par la jurisprudence dont se réclament déjà les arméniens, les africains, les maghrébins, en attendant les vendéens et les gays... -, elle incite au communautarise victimaire généralisé, tuant la fraternité française et son universalisme républicain...
Trois siècles de haute philosophie, deux siècles de sécularisation du religieux et un siècle de séparation des Églises et de l'État pour en arriver là ? À ce retour en douce d'une Inquisition qui ne dit pas son nom ? Qui criminalise la dissidence, l'insoumission, le relativisme, le décalage, l'ironie... obligeant le rebelle à l'abjuration sous peine de ruine et de prison ?

Devant l'ignoble lynchage des bien pensants et les discrets lâchages, moi le libre penseur, pour rester du côté des opprimés et des faibles dont le sort change avec l'Histoire, j'affirme mon soutien à Le Pen le relaps ; relaps comme Jeanne d'Arc et Giordano Bruno... Par principe, au nom du droit à la liberté jusqu'à la mal-pensance, au nom du petit doigt d'honneur levé devant les puissants botteurs de derches et ses cohortes de lèches culs, de faux culs, j'affirme mon soutien à l'insoumis.
Car ma peur, ma vraie peur, ce ne sont pas les provocations ou les lubies d'un vieil homme, mais la peur bien plus grande de voir ce pays sombrer chaque jour plus bas dans l'obscurantisme totalitaire.
Un pays de soi-disant culture et de liberté où la horde des veules, faux courageux, vrais tartuffes et autres pétaino-gaullistes éternellement dans le sens du vent se réjouissent déjà, à l'unisson, au nom bien sur de la démocratie du bon et du bien, que le pays de Voltaire se promette de jeter demain en prison un vieux monsieur de 80 ans parce qu'il refuse de se dédire, parce que têtu jusqu'à la déraison, il refuse de baisser la tête et de faire comme un chien, à coups de pieds au cul comme eux tous, là où on lui dit de faire...

En tant qu'intellectuel français dissident, moi, Alain Soral, qui ne bénéficie même pas des soutiens d'un Soljenitsyne du temps de sa splendeur dans le Vermont (va savoir pourquoi ça s'est gâté depuis), par ce simple texte, je réclame haut et fort, face aux désapprobations tonitruantes et aux silences gênés, le droit au blasphème pour tous, pas seulement pour Houellebecq ou Philippe Val de Charlie Hebdo...
Et, au nom de ce droit sacré en terre laïque, malgré tout ce qui nous sépare : âge, parcours, origine politique..., je veux rendre hommage à un grand résistant. Pas un rentier de la Résistance à francisque. Un résistant à cette démocratie totalitaire qui tue la liberté, l'esprit d'indépendance, le sens de l'honneur et de la fidélité. Un résistant à cette République qui, à coup de devoir de mémoire forcé, de repentance obligatoire et autres criminalisations des automobilistes et des fumeurs, transforme peu à peu l'esprit français en catéchisme et le peuple français en bétail.

C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !

Vive la France libre !

Alain SORAL

28.04.2008

Les leçons de l’engagement des forces spéciales en Afghanistan

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La constitution des détachements « Operational mentoring and liaison team (OMLT) », a rappelé une nouvelle fois l’importance de la maîtrise des savoir-faire fondamentaux de chaque spécialité de notre métier de militaire.

L’engagement des OMLT, au feu, dans des opérations de type contre-guérilla impose aux unités une préparation spécifique et minutieuse à partir des acquis tactiques et techniques propres à chaque fonction opérationnelle. Ainsi, les soldats engagés dans ces missions sont des soldats sélectionnés, ont reçu un complément ciblé de formation et détiennent un haut niveau opérationnel. A l’échelon de la brigade, le personnel désigné a été l’objet d’une sélection rigoureuse. Il a suivi une préparation de plusieurs mois (4 mois minimum sont nécessaires). La sélection des détachements s’est notamment appuyée sur les spécialistes du groupement commando montagne (GCM) dont l’instruction poussée les prépare naturellement à ce type de mission. Le personnel s’est spécialement concentré lors de la préparation sur la connaissance du théâtre, la maîtrise parfaite des matériels et des missions tactiques de base du niveau équipe, groupe, section, sur l’apprentissage de l’anglais (procédures opérationnelles). En raison de l’engagement au feu de ces détachements et de la nécessaire compétence des individus en tant que conseillers, la préparation se doit d’être la plus efficace possible. Il est évident que la lutte contre des mouvements armés et organisés de guérilla requiert des savoir-faire spécifiques. Ainsi les missions tactiques, les connaissances techniques, les savoir-faire particuliers doivent s’étudier avec la plus grande rigueur. De plus, un niveau suffisant de connaissance de la langue anglaise, soit comme langue d’échange avec l’étranger, soit comme langue utilisée pour les procédures OTAN, est indispensable. En outre, une préparation psychologique et morale à ce type de mission difficile (compétence entraînant confiance en soi) est indispensable. A partir du personnel entraîné et aguerri de chaque corps de la brigade, du personnel du GCM pour la 27e BIM, la formation d’experts spécialistes de ce domaine du “mentoring” est réalisable. La spécificité montagne, la spécificité infanterie (contrôle du terrain) prédisposent les hommes à ce type de missions où seuls des compléments de formations très spécifiques sont nécessaires (langue, IED, ECAS, …). La formation d’un vivier d’experts (infirmier, transmetteur, instructeur combat, pilote d’engin, tireur, sapeur, …) au sein des unités est à rechercher et ne peut que renforcer la capacité opérationnelle. Mais pour être efficaces, les équipes de spécialistes doivent créer les conditions d’une forte cohésion, se connaître parfaitement, se compléter, ce qui impose qu’elles s’entraînent dans une structure adaptée, spécialisée. Ainsi, pour former et entraîner ces experts, maintenir et contrôler cette formation, il faut disposer d’un centre de formation spécialisé.

2072355916.jpgA l’instar du CENZUB pour le combat urbain, du CENTAC pour le combat haute intensité, le complexe d’aguerrissement des Alpes présente toutes les conditions pour assurer la formation des experts “lutte anti-guérilla” et “mentoring” d’unités étrangères du type des interventions actuelles en Afghanistan. L’environnement, le casernement, l’infrastructure permettant le tir, le combat en localité, le combat en montagne, éventuellement la formation ECAS dans le grand champ de tir des Alpes (GCTA), constituent un complexe exceptionnel où les cadres spécialistes de l’aguerrissement peuvent étendre leurs compétences.

L’armée de terre pourrait ainsi créer un centre national, voire européen, d’expertise au combat contre-guérilla sur le modèle du centre d’Hohenfeld.

La mission de “mentoring” avec engagement dur replace le militaire dans le coeur de son métier. Cette mission, étendue aux missions plus générales de contre-guérilla, représente très certainement un domaine d’excellence, notamment des brigades légères et globalement de l’armée de terre ( y compris, voire surtout, pour un engagement sur le territoire national ).

Lieutenant-colonel Th de F

Amérique latine: Chavez promet d'"enterrer les Etats-Unis" au XXIe siècle

1400049371.jpgMEXICO - RIA Novosti. Suite au passage le long des côtes vénézuéliennes du porte-avions USS George Washington, le président vénézuélien Hugo Chavez a à nouveau violemment fustigé la politique américaine et promis "d'enterrer les Etats-Unis" au XXIe siècle.

"Quand les Américains ordonnent à leur flotte et au porte-avions USS George Washington de passer près de nos côtes, il ne faut pas perdre de vue que ceci se produit au moment où nous créons conjointement avec le Brésil un Conseil de sécurité de l'Amérique latine", a déclaré Hugo Chavez lors d'un meeting transmis par la télévision locale.

"Au cours du XXIe siècle, nous enterrerons le vieil empire de Washington et vivrons main dans la main avec le peuple américain, étant donné que plus de 40 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté aux Etats-Unis", a ajouté le leader vénézuélien.

Selon lui, l'Amérique latine est entrée dans une nouvelle ère, qui se caractérise par l'arrivée au pouvoir de partis de gauche en Argentine, en Bolivie, à Cuba, au Venezuela, en Equateur, au Nicaragua, au Chili et au Brésil.

"Notre bloc est composé de deux femmes, Christina Kirchner en Argentine et Michelle Bachelet au Chili, d'un travailleur (le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva) et de trois révolutionnaires: Fidel et Raul Castro à Cuba et Daniel Ortega au Nicaragua. Il compte aussi dans ses rangs un soldat Vénézuélien (M. Chavez lui-même) et même un ancien évêque, Fernando Lugo, qui vient de remporter l'élection présidentielle au Paraguay", a-t-il conclu.

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