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01.05.2008

Résister et Agir pour la défense de nos identités

Étant allée défendre l’identité de la France française au cours des débats organisés dans le cadre du Festival du Film à Douarnenez, en Finistère (18-24 août 2007) sur le thème « colonies, portraits de colonisés… » et ayant confirmée l’indignation et les accusations que j’avais exprimées de vive voix au cours de ces journées dans une lettre ouverte « J’ACCUSE… », celle-ci a conduit le juge d’instruction Richard Foltzer du tribunal de Grande Instance de Quimper a me mettre en examen (18/04/2008) en raison de la plainte déposée pour diffamation par le journaliste Olivier Legrand Maison et les cinéastes René Vautier et Mehdi Lallaoui.

Les débats auxquels j’avais participé dans le cadre de ces journées avaient pourtant le caractère politique que souhaitaient les organisateurs, eux au nom d’une « démarche citoyenne » de dénonciation de l’œuvre civilisatrice de la France d’outre-mer et d’outre Méditerranée, et moi, au nom du refus de l’obligatoire repentance et ce dans le cadre démocratique de la liberté d’expression d’un pays civilisé.

Me Frédéric Pichon du barreau de Paris assurera ma défense mais je compte également sur le réseau des amitiés patriotes pour profiter de cette tribune afin de crier la vérité en disant pourquoi nous ne demandons pas pardon, fiers du rôle que nous impose notre "blanchitude".

Claudine Dupont-Tingaud

Présidente de Réagir

A propos du Festival du Cinéma à Douarnenez....

488432962.jpgJ'ACCUSE ses organisateurs, les cinéastes et conférenciers invités, de FALSIFICATION DE NOTRE HISTOIRE COLONIALE :

car les films de René Vautier et Medhi Lallaoui, notamment, sont des films de propagande gauchiste et de « kollaboration » anti-française.

Pour des intervenants, tel Olivier Le Cour Grandmaison ou Odile Taubler, la colonisation ne fut que « spoliation, humiliation et violence » envers les populations indigènes... Routes, écoles, hôpitaux réservés « aux blancs ».... Populations locales affamées, « condamnées au travail forcé »....Richesses locales exploitées au seul profit des colons...

Bref : le refus sans aucune concession de ce que même les historiens ou hommes politiques les plus critiques à l'égard de notre présence outre-mer, les plus favorables aux luttes pour les « indépendances » de nos anciennes colonies ou départements, n'ont jamais contesté... Tel Ferhat Abbas, président du « Gouvernement Provisoire de la République Algérienne » (GPRA) reconnaissant que « la France n 'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a fondée ! » ou Aït Ahmed, chef historique du FLN, déplorant les conditions dans lesquelles les Européens avaient été contraints de quitter l'Algérie en 1962, et paraphrasant Talleyrand « .. Ce fut pire qu’un crime, une faute ! »

J'ACCUSE le cinéaste René Vautier de mensonge délibéré dans ses « films culte » « 20 ans dans les Aurès » et «Afrique 50 » où, lui-même en faisant l'aveu, des images prises hors contexte sont présentées comme prises sur le vif pour rendre plus «saignante sa caméra citoyenne » et plus convaincante son idéologie manipulatrice....

J'ACCUSE le professeur Olivier Le Cour Grandmaison de « négationnisme » - au sens primaire du terme - en niant l'œuvre positive de notre civilisation alors qu'il peut constater comme nous que des milliers de colonisés quittent chaque jour, au péril de leur vie, leur continent d'origine pour rejoindre le pays des colonisateurs.... et en refusant de se souvenir que dans un article récent, un responsable politique de Centre-Afrique lui rappelait que les Gaulois avaient, eux aussi, étaient colonisés... par les Romains, et que nous n'en demandions pas compte... aux Italiens !

J'ACCUSE le cinéaste Mehdi Lallaoui de vouloir, en nous imposant la « tyrannie de la repentance » instiller en nous la haine de notre Histoire commune, alors qu'il sait fort bien que la conquête de l'Algérie en 1830 a libéré les populations d'Afrique du Nord du joug des Barbaresques de l'Empire Ottoman !... Et que ce sont massacres, tortures, viols exercés contre la population algérienne, toutes religions confondues, par un FLN fanatisé et un De Gaulle impatient de l'abandonner, qui a condamnée l'Algérie, privée des hommes qui en faisaient la richesse, à vivre la misère qu'elle connaît aujourd'hui.

J'ACCUSE enfin les organisateurs de cette mascarade partisane financée par des fonds publics de ne m'avoir consenti qu'une brève contradiction aux thèses racistes anti-françaises, et de perpétrer ainsi, en n'ouvrant porte, micros et écrans qu'à une version hémiplégique de notre Histoire, un véritable génocide culturel au seul bénéfice des néo-colonialistes « humanitaires ».

 

Demain l’Europe …

En 1974, à la tribune de l’ONU, le président de la République Algérienne, Houari Boumediene, a déclaré : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C'est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire ».

Dans le Figaro du 19 décembre 2006, notre grand ami Mouammar Kadhafi déclarait : « Sans épée, sans fusil, sans conquêtes, les 50 millions de musulmans en Europe la transformeront bientôt en continent musulman ! » 
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Médaille de la famille "française" : les lauréates d'Epinal

 

Cette photographie provient de la Liberté de l’Est, presse régionale qui couvrait la remise de la médaille de la famille française à Épinal, ville UMP où une gigantesque mosquée va être construite sur 8000m2 de terrain.   On comprend mieux les prétentions de l’Islam dans la ville lorsque l’on voit que sur 7 mères de familles médaillées par la mairie, 5 portent le voile et 6 sont arabes. Mme Dairi a élevé avec courage 7 enfants, Malika  Etassi 6, Yeza Sohbani 6, Khaddouj Karim 6, Djamila Beynée 5, Fatna El Bour 5. La seule française, invitée pour le symbole, Françoise Skorynnée, a elle 4 enfants. Le droit du sol fera le reste. C’est ainsi… Et la supposée « extrême droite » n’y est pour rien.

L’ « extrémisme », sans doute, consiste à prévenir nos compatriotes de ce qui les attend : Un pays où les français d’origine européenne seront minoritaires. Les démographes indépendants prévoient ce basculement pour le milieu du XXIè siècle.

Est-ce bien cette France que vous souhaitez pour vos enfants ?

Souvenez vous de ce qui est arrivé au KOSOVO où par immigration les Serbes perdirent la majorité puis perdirent la Province ( elle s’est déclaré indépendante le 17 février 2008, avec l’appui de l’Union Européenne -France y compris- et des Etats-Unis ).

Quand les soixante-huitards passent à l’autre bord…

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Ils couraient au pas de charge dans les rues de Berlin, de Paris et même de Vienne en scandant des slogans d’extrême gauche, prenaient d’assaut les auditoires des universités, se battaient sauvagement contre la police dans les rues. Et de fait, en l’année 1968, le monde semblait sorti de ses gonds. Et pas seulement parce que des étudiantes, en signe de protestation, exhibaient leurs seins nus au visage de professeurs médusés et désarçonnés ! Mais surtout parce que la classe politique dominante, dans la portion d’Europe qui n’était pas sous la férule communiste soviétique, a sérieusement redouté que les peuples n’accepteraient plus, à terme, la coopération militaire avec les Etats-Unis, grande puissance protectrice à l’époque de la Guerre Froide. Les rapports sur la manière, dont les troupes américaines menaient leur guerre en Indochine ex-française, et sur les crimes qu’elles y commettaient, servaient de prétexte à toute une jeunesse pour se réclamer non seulement de l’anticapitalisme, mais aussi de l’antiaméricanisme et de l’anti-impérialisme.

2056577030.jpgEn République Fédérale allemande, tout un éventail d’organisations, situées idéologiquement à la gauche de la gauche, émergeaient dans le paysage politique, en marge de l’établissement. Parmi elles, le SDS ou « Sozialistischer Deutscher Studentenbund », qui, entendait, sur le long terme, renverser l’établissement politique, bouleverser les certitudes et conventions de la société. Dans un premier temps, cette jeunesse s’était dressée contre « tout le moisi (« Muff ») de mille ans d’âge accumulé sous les robes (des professeurs d’université) ». Elle avait pris pour armes intellectuelles les livres de la « théorie critique » de l’École de Francfort. Aujourd’hui, ces révolutionnaires de la fin des années 60 sont sur le point de prendre leur retraite. L’APO annonçait une « longue marche » à travers les institutions et ses porte paroles de l’époque imaginaient que cette pérégrination combattante prendrait plus de temps : rapidement, les trublions ont réussi à occuper les postes qu’ils briguaient. Dans tous les domaines clefs des sociétés ouest-européennes, soit dans l’éducation, l’art, la culture, les médias, on les a accueillis avec bienveillance ; ce fut pour eux le succès assuré et ils ont donné le ton. Tous ceux qui n’ont pas franchi la limite fatale en s’engageant dans la clandestinité armée, le terrorisme de la « Rote Armee Faktion » de Baader, ont réussi en politique dans le cadre du parti des « Verts », ont reçu des titres de docteur et de docteur honoris causa, sont devenus ministres ou conseillers, avec, à la clé, des honoraires plantureux.

Quelques figures de proue de la révolte étudiante, comme Klaus Rainer Röhl, l’ex-mari de la terroriste ouest-allemande Ulrike Meinhof, à l’époque éditeur de l’organe central du mouvement extra-parlementaire, la revue « konkret », posent aujourd’hui un jugement très négatif sur le mouvement de 68. Leurs jugements sont en effet fort sévères et partiellement, dois-je dire, moi, qui n’ai pas un passé de gauche, injustifiés dans leur dureté. Certes, il est de bon ton de dire que, dans l’histoire allemande, il n’y a eu qu’une et une seule phase, où tout fut carrément mauvais et même atroce ; il n’en demeure pas moins que l’après-guerre avait généré une atmosphère terriblement viciée (« Mief »), où la société était satisfaite d’elle-même, où l’hypocrisie petite-bourgeoise étouffait tous les élans et où dominait une sous-culture sans relief faite de loisirs à deux sous et de variétés d’une épouvantable platitude ; tout cela a contribué à donner à la jeune génération un sentiment général d’asphyxie. Nous étions évidemment dans l’après-guerre, après 1945 qui avait sonné le glas de l’idéal national-socialiste de la « Communauté populaire » et il n’aurait pas été opportun de quitter, tant sur le plan politique que sur le plan social, le droit chemin du juste milieu, de la moyenne, de la médiocrité. Pour bien comprendre ce que je veux dire ici, rappelons-nous ce qu’a dit Günter Grass l’an passé, lui qui fut pendant plusieurs décennies le thuriféraire de la SPD, sur son engagement dans la Waffen SS qu’il avait auparavant si soigneusement occulté ; c’était, a-t-il déclaré, l’esprit « anti-bourgeois » de cette milice du parti national-socialiste qui l’avait fasciné.

Après le miracle économique de la RFA, il n’y avait plus de place dans la nouvelle société allemande pour une armée « anti-bourgeoise », quelle qu’en ait été l’idéologie. Certes, quand on voulait se détourner des choses purement matérielles, on avait le loisir de lire les existentialistes français, et c’était à peu près tout. Ces existentialistes, regroupés autour de Sartre, niaient la religion et développaient une anthropologie particulière, où l’homme n’était plus qu’un être isolé dans un monde insaisissable et dépourvu de sens. Des livres comme « L’homme révolté » ou « Le mythe de Sisyphe » d’Albert Camus étaient les références cardinales de cette époque, pour tous ceux qui pensaient échapper à la culture superficielle des années 50 et 60.

La plupart des faiseurs d’opinion actuels, qui tiennent à s’inscrire dans la tradition de 68, affirment, sans sourciller, que l’intelligence est à gauche, et à gauche uniquement, ce que prennent pour argent comptant tous les benêts qui n’ont jamais eu l’occasion de connaître des figures comme Martin Heidegger, Ernst Jünger, Helmut Schelsky, Carl Schmitt ou Arnold Gehlen, dont les idées ne sont certainement pas classables à gauche.

757312049.jpgIl est un dicton courant qui nous dit : celui qui, à vingt ans, n’est pas à gauche, n’a point de cœur, et celui qui l’est toujours à quarante ans n’a pas de cervelle. Parmi les anciens dirigeants du mouvement extra-parlementaire de 68, nombreuses sont toutefois les personnalités qui se sont éloignées de l’extrémisme de gauche.

Je viens de citer Klaus Rainer Röhl. Il fait bien évidemment partie de cette brochette d’esprits libres qui ont tourné le dos à leurs anciens engouements, parce qu’ils sont restés fidèles à l’idéal même de critique, un idéal qui ne peut tolérer les ritournelles, les figements. Röhl fait partie désormais de la petite phalange d’intellectuels qui critiquent avec acribie les mutations sociales de masse, que les idées de 68 ont impulsées. Bernd Rabehl, figure de proue du SDS étudiant, ainsi que de l’APO, en appelle, sans jamais ménager ses efforts, à l’esprit critique pour que l’on brise bientôt tous les liens par lesquels l’héritage intellectuel de 68 nous paralyse. Günter Maschke, jadis animateur pétulant de la « Subversive Aktion », est devenu, au fil du temps, journaliste en vue du principal quotidien allemand, la « Frankfurter Allgemeine Zeitung », avant d’abandonner cette position et de s’adonner pleinement à l’exégèse de l’œuvre immortelle de Carl Schmitt.

Cette liste de dissidents de la dissidence, devenue établissement, est bien sûr plus longue. Nous ne donnons ici que quelques exemples. Dépasser le marxisme, dont la logique est si fascinante, est un dur labeur intellectuel. Seuls les esprits vraiment forts peuvent avouer, aujourd’hui, qu’ils se sont trompés ou mépris dans leurs meilleures années, à l’époque de cette haute voltige intellectuelle dans nos universités.

La question se pose aujourd’hui : y a-t-il des passerelles voire des points de réelle convergence entre les idées du mouvement de 68 et le conservatisme (révolutionnaire ou non) ? La critique de la culture de masse abrutissante qui nous vient principalement des Etats-Unis, la critique de la folie consumériste et de la saturation qu’elle provoque, mais aussi la volonté de préserver l’environnement naturel de l’homme, sa « Heimat », sa patrie charnelle, sont autant de thématiques, d’idées et d’idéaux que l’on retrouve, sous d’autres appellations ou formules, dans l’héritage intellectuel du conservatisme ou des droites. Ni Maschke ni Rabehl ni Röhl ni les autres ni a fortiori un Horst Mahler ne sont devenus des intellectuels « bourgeois » aujourd’hui. Loin s’en faut ! Mais, si l’on réfléchit bien, au temps de leur jeunesse, un Ernst Jünger ou un Carl Schmitt seraient-ils allés siroter un p’tit kawa avec une Angela Merkel… ?

 

Dimitrij Grieb

Article paru dans l’hebdomadaire viennois « zur Zeit », trad. franç. : Robert Steuckers

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