Le système de la Françalgérie est sans doute un des secrets les mieux gardés de la ve République. C’est un système complexe dont le cœur est l’argent, celui des « commissions » prélevées par les généraux du « cabinet noir » sur les échanges commerciaux avec l’étranger.
Depuis 1999, le voile d’opacité recouvrant l’atroce guerre civile qui ensanglante l’
Algérie depuis 1992 commence à se déchirer. Après les documentaires de France 2 sur le massacre de Bentalha et de Canal Plus sur l’assassinat du chanteur
Matoub Lounès [1], après les livres de
Nesroulah Yous et du lieutenant
Habib Souaïdia [2], d’autres témoignages ont confirmé, et au-delà, ce qu’attestaient déjà ces documents : la responsabilité écrasante, dans cette tragédie interminable, des hauts responsables de l’armée (dirigée par le
général Mohammed Lamari) et des services secrets (le Département de renseignement et de sécurité, DRS, successeur de la Sécurité militaire
[3], dirigé par les généraux
Mohamed Médiène, dit « Tewfik », et
Smaïl Lamari, dit « Smaïn »). Avec les généraux
Larbi Belkheir et
Khaled Nezzar, les véritables « parrains », ce sont eux que l’on a appelé les « janviéristes », car ils ont été les organisateurs du coup d’État de janvier 1992.
Commentaires
fort de ces réalités, l'Algérie aura t'elle le courage de reconnaître que les tueries entre Musulmans après l'indépendance ont fait nettement plus de victimes que les morts au cours de la guerre dite d'indépendance.
Ecrit par : Guillem | 03.05.2008
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