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08.05.2008

Il y a 60 ans : Yom Haatsmaout

Tensions entre le Hezbollah et le gouvernement libanais

104027130.jpgLa violence armée semble gagner du terrain au Liban entre les autorités officielles et le Hezbollah. L'organisation terroriste vient de prendre une initiative qui risque d'envenimer ses relations avec le régime en place en paralysant les activités du seul aéroport international du pays, à Beyrouth. Pour cela, elle a bloqué les voies d'accès au terminal et des artères de la capitale libanaise.

Réagissant à ces mesures, la compagnie aérienne nationale du Liban, Middle East Airlines, a annoncé qu'elle interrompait tous ses vols pendant 12 heures, "en attendant des développements positifs" comme elle l'a précisé dans le communiqué officiel qu'elle a publié.

Le Hezbollah a effectué cette démarche hostile pour protester contre l'attitude du gouvernement en place, soutenu par les Etats-Unis et par d'autres pays occidentaux. Les leaders de l'organisation terroriste ont indiqué qu'ils envisageaient d'autres actions du même genre en guise de protestation contre la politique des autorités. De son côté, le gouvernement libanais a décidé de sanctionner le Hezbollah en refusant par exemple de permettre le fonctionnement de son réseau d'informations  à travers le Liban.

Autre motif de conflit entre le Liban et le Hezbollah: l'organisation terroriste a été accusée par les autorités d'avoir photographié en secret différents vols en partance de l'aéroport de Beyrouth. Le gouvernement libanais craint que ces clichés soient utilisés par la suite pour la préparation d'un attentat. Le porte-parole du Hezbollah a bien entendu réfuté ces allégations, prétendant qu'il s'agissait de "médisances trahissant les frayeurs du pouvoir".

Claire Dana Picard ( arouts 7)

Le 8 mai de Leclerc

205773501.jpgLe 8 mai 1945 que nous commémorons aujourd’hui comme un jour de Paix, fut aussi un jour de joie et de fierté pour les authentiques héros de la résistance au Nazisme et pour les peuples de notre continent, victimes de l’atroce guerre civile qui marquera, brutalement, le début de la décadence de l’Europe et l’extension de la double barbarie américano-soviétique.

Un exemple du paradoxe de la victoire du 8 mai nous est donné par l’attitude de Leclerc.

Contre les lois de la guerre, contre les lois de l’honneur, le général Leclerc, qui dans quelques mois sera responsable de la lutte contre le stalinisme en Indochine fera fusiller ce jour douze volontaires français partis combattre le régime stalinien sur le front de l’est.

En effet, dans les premiers jours du mois de mai 1945, une douzaine de Waffen SS français se rendent à l'armée américaine. Fatigués ou blessés ils sont issus du régiment "Hersche".

Ils sont, avec d'autres prisonniers allemands, internés dans une caserne de Bad reichenall (ancienne caserne des chasseurs de montagne). Le 6 mai 1945, la 2ème DB de Leclerc occupe la ville. Ils sont placés sous surveillance et seront par la suite questionnés par Leclerc. Comme il leur reproche d'avoir revêtu l'uniforme allemand, les prisonniers rétorquent qu'il porte lui-même un uniforme américain. Le général Leclerc, devant cette « attitude insolente », décide de faire fusiller les douze français, sans aucun jugement !

L'exécution aura lieu, par trois groupes de quatre hommes le 8 mai 1945 (!). Les prisonniers sont conduits à Karlstein ou plus exactement au lieu-dit Kugbach ou Kugelbach, là ils apprendront qu'ils devront être exécutés dans le dos ce que les SS refusent.

C'est un lieutenant plutôt affolé et en désaccord avec l'ordre qui doit commander l'exécution. Les Waffen SS français s'écroulent par groupe de quatre l'un après l'autre sous les balles aux cris de "vive la France !".Les corps sont laissés sur place conformément aux ordres.

Trois jours après, ils seront finalement enterrés, le nom des fusillés sera porté sur des croix par des militaires américains . Le 6 décembre 1948, une enquête est ouverte suite à la demande des familles, sans aucune suite judiciaire. Le 2 juin 1949, les corps des SS seront transférés dans le cimetière communal de Sankt Zeno, à Bad reichenhall. La tombe commune se trouve dans le "gruppe 11, reihe 3, nr 81 et 82".

Le père Maxime Gaume, ancien missionnaire au Dahomey et aumônier dans la division Leclerc, est le seul témoin connu de l'exécution. Son témoignage a été communiqué aux familles des victimes identifiées.

«Après que la décision eut été prise à I'état-major de la division de fusiller les prisonniers sans jugement, le père Fouquet, aumônier divisionnaire, me donna I'ordre d'assister ceux-ci dans leurs derniers moments. Le jeune lieutenant qui reçut l'ordre de commander le peloton d'exécution n'appartenait d'ailleurs pas à mon unité et était complètement affolé d'avoir à exécuter un pareil ordre, se demandant même s'il n'allait pas refuser d'obéir. II résolut alors de faire au moins tout ce qui était en son pouvoir pour adoucir les derniers instants des victimes - et communia même avec eux avant l'exécution. Un seul refusa les secours de la religion; trois d'entre eux déclarèrent n'avoir aucun message à faire transmettre à leur famille. La fusillade se fit en trois fois: par groupe de quatre, de sorte que les derniers virent tomber leurs camarades sous leurs yeux. Tous refusèrent d'avoir les yeux bandés et tombèrent bravement aux cris de « Vive la France». »

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Prochaine visite de Sarkozy au Mexique

1492379926.jpgLe MEDEF et Sarkozy sont à la recherche de Mexicains au fort taux de labeur pour les faire gagner moins que les ouvriers des pays de l’Est pourtant « à faibles coûts ».

La section internationale du MEDEF a effectué une visite au Mexique du 2 au 6 octobre 2007, au cours de laquelle elle a pu s’entretenir avec le président Caldéron et le ministre des transports et des communications, entre autres.

Début avril, les membres du GHN (Groupe de Haut Niveau, créé à la demande des présidents du Mexique et de la France pour renforcer la coopération entre les 2 pays dans les domaines économique et commercial) ont tenu leur deuxième réunion de travail à Paris, la première rencontre ayant eu lieu les 28 et 29 janvier au Mexique.

Le président français réalisera une visite au Mexique les 14 et 15 mai prochains. Il s’agira là de son premier déplacement dans un pays latino-américain. Le 5 juin 2007, il avait reçu Felipe Caldéron ; c’est la première fois que le président Sarkozy a reçu un chef d’État du continent américain.

à Martin Jolicoeur-Le journal des affaires / 02-05-08 :

Le Mexique nouvel eldorado aéronautique?

En matière d'aérospatiale, il n'y a pas que les québécoises qui se tournent vers le Mexique. Les européennes aussi, si on en juge par l'accélération de leurs investissements.

Des entreprises aussi connues que Daher, Zodiak, Messier Services et Safran, de France, et Eaton Aerospace ou GKN, du Royaume-Uni, s'y sont installées ces dernières années, souligne Luc Beaudoin, vice-président de The Everest Group, à Mexico, spécialisée dans la délocalisation d'entreprises au Mexique.

Confirmant cet engouement, le président français Nicolas Sarkozy se rendra au Mexique à la mi-mai pour y inaugurer un pôle de compétitivité franco-mexicain en aérospatiale.

Le phénomène est relativement récent pour les entreprises du Vieux Continent, plus enclines depuis dix ans à impartir ou carrément délocaliser leurs activités dans les pays de l'Est (Pologne, République tchèque, Hongrie).

Mais l'augmentation des salaires des travailleurs dans ces pays jadis considérés "à faibles coûts" les forcent à chercher ailleurs. Sans compter que leurs marges bénéficiaires s'effondrent : celles des transporteurs à cause de la flambée du prix du pétrole, et celles de avionneurs à cause de la faiblesse du dollar américain.

"Certes, pour les Européens, le Mexique n'est pas la porte à côté. Mais à la différence de l'Inde, de la Chine, et même du Maghreb, explique M. Beaudoin, il offre l'avantage de se trouver à mi-chemin entre les grands donneurs d'ordres américains et la grappe qui s'est constituée autour de la brésilienne Embraer."

Et pendant ce temps, le peuple mexicain se mobilise autour de la défense du pétrole national. En 1938, le général Lazaro Cardenas avait exproprié les compagnies pétrolières étrangères malgré les menaces des représailles américaines. Cardenas avait pris le soin d’inscrire dans la constitution la propriété nationale imprescriptible des ressources du sous-sol. Le président Caldéron veut toucher à cet héritage à travers le projet néolibéral d’ouvrir au capital privé la compagnie d’État PEMEX (Petroleos de Mexico) et il a cru pouvoir régler rapidement cette question au Parlement. C’était sans compter 1/sur les tensions induites par ce sujet sensible à l’intérieur du PRI, Partido Revolucionario Institucional, allié parlementaire du PAN, Partido Accion Nacional, de Caldéron, 2/sur l’occupation du Sénat et de l’assemblée nationale par les élus de l’opposition, 3/sur la mobilisation de milliers d’ouvriers et paysans pour défendre l’industrie nationale du pétrole.

Il est intéressant de noter que la stratégie de l’opposition est de confier aux femmes le soin de mener les manifestations de rue grâce à la constitution de brigades « Les Adelitas ». « Le pétrole du Mexique appartient au peuple mexicain ». A qui appartient la main d’œuvre mexicaine ?

 

JO

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