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  • LE SANG...ET LA HONTE

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    Le 14 juillet 1789, les Français prenaient d’assaut la Bastille, parce qu’ils ne voulaient plus jamais connaître la misère, le mépris, le mensonge et l’humiliation…

    Le 5 juillet 1830, les Français, portés par le concert des nations européennes, débarquaient sur une terre d’inhumanité pour mettre fin à la domination de l’Homme par l’Homme, abolir l’esclavage, détruire un nid de pirates ottomans, recueillir les survivants d’une barbarie permanente, décimés, non seulement par la famine et les luttes tribales, mais aussi par de redoutables pandémies qui les laissaient pantois comme des cadavres au fil de l’eau…

    Les Français ont retroussé leurs manches, ils ont relevé et soigné les humains, ils ont défriché et fertilisé la terre, ils ont fait d’un cloaque infâme un pays prospère dont tous les habitants, depuis le Sénatus-consulte du 15 juillet 1865 sont devenus des nationaux français et se sont conduits comme tels.

    Si ces nationaux français ont versé leur sang dans tous les conflits menés par la France, ils l’ont fait en tant que Français, avec une vaillance exemplaire et pour prouver leur attachement, non seulement à la France, mais aussi à leur terre française.

    Lors de l’insurrection de 1954, fomentée et soutenue par l’étranger, et perpétrée par « quelques meneurs ambitieux », les Français d’Algérie de souche nord-africaine ont souffert bien davantage que les Français d’Algérie de souche européenne, car il s’agissait, pour les meneurs de ce djihâd, de les rallier à leur cause par la terreur, ce qu’ils n’ont jamais pu faire, tant que la France les a soutenus, malgré huit ans d’un terrorisme d’une cruauté inhumaine !

    S’il s’était agi, comme le prétendent, aujourd’hui, les égarés et les menteurs, en Algérie comme en France, du soulèvement massif de tout un peuple, la « guerre d’indépendance » n’aurait pas duré huit ans, car la meilleure armée de la terre, à moins d’utiliser la bombe atomique, n’aurait pas pu résister à la pression de dix millions d’hommes. fetd010sm9.jpg

    Or, pour les Français musulmans d’Algérie, leur dignité était celle de rester Français, tout comme la dignité des soldats français était celle de se battre contre le terrorisme pour défendre une terre française.

    Comment ne pas suffoquer d’indignation et de dégoût devant le discours prononcé le 14 juillet 2008 à Alger par l’Ambassadeur de France, M. Bernard BAJOLET, discours d’un ignare, qui n’a aucun scrupule à manier le mensonge pour mieux dénigrer, à l’étranger, l’œuvre de son propre pays ! Malheureux pays que le nôtre où tous ceux qui devraient avoir pour mission la défense de son honneur, n’hésitent pas à le traîner dans la boue ! Voici un extrait des falsifications de M. BAJOLET.

    « La relation franco-algérienne a été soudée, pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le sang que des milliers d’Algériens ont versé pour notre liberté pendant les deux guerres mondiales, le sang de l’injustice versé par tant d’Algériens pendant la période coloniale, mais aussi, le sang des soldats français versé pour une cause qui n’était pas la leur, les larmes des milliers de Pieds Noirs arrachés à la terre natale qui les avait vus naître, qu’ils aimaient, et qu’ils avaient travaillée avec tant d’ardeur. »

    · Ce ne sont pas des milliers « d’Algériens », mais des milliers de « Français d’Algérie » toutes ethnies confondues qui ont versé leur sang pour la France, pendant les deux guerres mondiales.

    · Pendant la période dite, aujourd’hui coloniale, la civilisation, l’humanisme et, surtout la paix, ont été apportées aux populations affamées, ravagées, terrorisées, et incultes du pays.

    · Pendant la dite « guerre d’indépendance » les soldats français se sont battus contre l’hydre naissante du terrorisme, et ont du faire face à la barbarie la plus cruelle, selon les ordres donnés par la France pour défendre les départements français d’Algérie. Si demain, dans les Alpes Maritimes ou la Savoie (dont le rattachement à la France était ultérieur à celui de l’Algérie) les ressortissants français étaient attaqués par des hordes féroces, l’Armée française considérerait-elle que la cause de ces victimes n’est pas la sienne ? L’affirmation de l’Ambassadeur de France nous donne la nausée !

    · Les Pieds Noirs n’ont pas seulement versé des larmes en quittant leur terre natale et les tombes de leurs proches immédiatement profanées. Ils ont aussi versé leur sang, le sang de leurs enfants et des plus innocents d’entre eux, victimes d’atteintes barbares et sadiques dans le bled, d’attentats à la bombe dans les villes, d’enlèvements, de tortures, de carnages, de disparitions, de répression sanglante comme celle de la rue d’Isly à Alger, de début de génocide, avec la complicité du Chef de l’État français, le 5 juillet 1962 à Oran, et la liste de leurs épreuves seraient trop longue à énumérer…

    Que l’Ambassadeur de France à Alger n’évoque surtout pas les Pieds Noirs, ils se sentiraient souillés par l’infamie qui transperce de ses paroles !

    Monsieur Bajolet, ou bien, vous êtes un thuriféraire inculte, incompétent et stupide, ou bien, ce qui est plus grave, vous vous faites volontairement le complice d’un mensonge d’État qui suffit, à lui seul, à déshonorer la France, sans qu’il soit utile d’en rajouter, mensonge élaboré par des politiciens délinquants, vipérins et malintentionnés envers leur propre patrie pour cacher encore que Charles De Gaulle a laissé perdre : l’espace, l’honneur et l’espérance de la France !

    Le premier Président de la Vème République, par ses engagements « au nom de la France », puis ses infâmes palinodies illégales et anticonstitutionnelles, a enseigné à ses successeurs le viol de toutes les valeurs républicaines, il a fait des hommes politiques français de véritables culs-de-jatte, il a découragé les Français d’être fiers d’être français, il leur a enfoncé dans le cœur le désarroi d’être eux-mêmes, et le dédain de leur image dans la glace…

    Quant à nous, Français d’un autre monde et d’un autre pays qui fut un morceau de France, nous ne pouvons pénétrer le sens de la dhimmitude actuelle. C’est un noir mystère contre lequel nous nous insurgeons sans bien comprendre les mobiles de la forfaiture actuelle.

    Alors que la France s’humilie, se flagelle, s’agenouille, et vilipende notre œuvre en Algérie, voici ce qu’écrit, à notre sujet, Boualem Sansal, un Algérien lucide et clairvoyant, défenseur de la vérité historique que notre pays bafoue : « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi. Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants. ».

    Anne CAZAL

  • Slavicis!

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    SLAVICIS jest stroną poświęconą Słowiańszczyznie i Panslawizmowi. Naszym celem jest propagowanie ideii kulturowej i językowej jedności Słowian.

    SLAVICIS это сайт, который просвещён славянизму и панславянизму. Наша цель заключается в распространении идеи культурного и лингвистического единства славян.

    SLAVICIS je blog věnovaná Slovanům a Panslavismu. Naší snahou je prosazovat myšlenku kulturní a jazykové jednoty všech Slovanů.

    SLAVICIS је интернет презентација посвећена славизму и панславизму. Циљ нам је да развијамо идеју културног и лингвистичког јединства свих Славена.

    SLAVICIS е блог посветен на Славянството и Панславизма. Нашата цел е да съдействаме за pазпространяването на културно-езиковото единство на всички славяни

    SLAVICIS Наша ідея полягає у тому, щоб просувати ідею культурного і лінгвістичного об'єднання слов'ян

    SLAVICIS is the blog devoted to Slavdom and Panslavism. Our aim is to promote the idea of cultural and linguistic unity of all the Slavs.

    SLAVICIS est dedié à la slavitude et au panslavisme. Notre mission est de propager l'unité culturelle et linguistique des slaves.

    HTTP://SLAVICIS.PL

  • Le Triomphe de Saint-Cyr Coëtquidan

    Le triomphe de Saint-Cyr, nous y étions pour saluer les galons de Lieutenant des nôtres et de leurs camarades ...

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  • Pourquoi pas ?

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    Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
    par Thierry Meyssan

    Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.
  • اضعف الايمان - إيران بديل من إسرائيل

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    «إيران اليوم هي صديقة الشعب الأميركي والشعب الإسرائيلي. ما من أمة في العالم هي عدوتنا وهذا فخر لنا». هذه العبارة وردت على لسان نائب الرئيس الإيراني اسفنديار رحيم مشائي، وهو بالمناسبة والد زوجة نجل الرئيس احمدي نجاد.

    هذا التودد لإسرائيل والولايات المتحدة ليس جديداً. تجاوزت طهران مرحلة التودد إلى إقامة اتصالات وعلاقات مع واشنطن وتل أبيب على رغم كل «الكره» المعلن، فخلال حربها مع العراق عقدت إيران صفقة عسكرية مع إسرائيل، وتلقت دعماً عسكرياً، وهي اليوم في طريقها للتفاهم مع واشنطن حول ترتيب الملف الأمني في المنطقة. نجحت إيران في ممارسة الشيء ونقيضه منذ قيام الثورة، من خلال استخدام ما يسمى تعدد مراكز القوى السياسية، واستطاعت إقناع بعض العرب أن السياسة الإيرانية تخضع لتعدد في صنعة القرار السياسي، وتجاذبات داخلية بين الحكومة و «الحرس الثوري»، لتبرير هذه الازدواجية في ممارستها السياسية.

    إن حديث نائب الرئيس الإيراني عن صداقة طهران لإسرائيل والولايات المتحدة ليس خبرا جديدا. فسعي واشنطن وتل أبيب للإبقاء على إيران كقوة إقليمية في منطقة الشرق الأوسط جزء من استراتيجية حماية امن إسرائيل ومصالح واشنطن. لكن الجديد في تصريحات نائب الرئيس الإيراني انه كشف للمرة الأولى سبب الحرص في المحافظة على القوة الإيرانية. فمشائي قال في حديث خاص الى «الحياة» أن «الجمهورية الإسلامية في إيران تشكل مطلبا أميركياً».

    الأكيد أن النظام الإسلامي في إيران بات مطلباً أميركيا، فهو عنصر التشتيت للقوة الإسلامية في منطقة الشرق الأوسط. وطهران في عهد الشاه هي إيران في عهد الثورة الإسلامية، دولة تسعى الى النفوذ والهيمنة. والفارق بين العهدين أن الشاه كان يرفع شعار الأمة الفارسية للوصول إلى أهدافه، والعهد الجديد استخدم الدين والصراع المذهبي لتنفيذ المهمة. ووجدت واشنطن أن النهج الإيراني الجديد يشكل مصدر ضعف وتشتيت للقوة الإسلامية، فضلاً عن ان التاريخ يؤكد، منذ الشاه وحتى اليوم، أن إيران غير معنية في شكل فعلي بالصراع العربي مع إسرائيل، وسياستها في العراق والمنطقة تؤكد حرص الأميركيين على المحافظة على وجودها قوية، فالتصدي لأطماعها بالنسبة الى العرب بات بديلاً من الصراع مع إسرائيل. وهنا تكمن أهميتها.

    Randa Al Fayçal - Dubaï

    L’Iran remplacera-t-il Israël dans la stratégie américaine ?

    Traduction de Randa Al Fayçal ( MAI )

    Sans détour, Daoud Al-Sheryane, chroniqueur du quotidien Al Hayat, souligne que l’Iran est toujours un atout dans la politique américaine. Depuis le Shah jusqu’à la République islamique, rien ne semble changer dans la stratégie de Washington : un Iran puissant est indispensable pour protéger Israël.

    Daoud Al-Sheryane s’appuie dans sa démonstration sur les récentes déclarations du vice-président iranien chargé du tourisme, Esfandiar Rahim Mashaie. Mashaie, qui n’est autre que le beau-père du fils du Président Ahmadinedjad, a affirmé le 20 juillet, que « l’Iran est l’ami des peuples israélien et américain, et que c’est une fierté nationale iranienne ». Bien que ces déclarations aient été condamnées par des responsables conservateurs iraniens, elles n’apportent aucune nouveauté. Au contraire, souligne le chroniqueur, « elles confirment le double langage iranien que justifie la multiplication des centres de décisions à Téhéran. Pendant la guerre entre l’Iran et l’Iran, Téhéran avait conclu des accords avec Israël et bénéficié de son soutien militaire (armements), et l’Iran cherche aujourd’hui un arrangement avec Washington sur le partage d’influence dans la région ».

    L’auteur ajoute : « Les déclarations de Mashaie confirment aussi que la stratégie de Washington consiste à garder un Iran puissant pour protéger Israël et servir les intérêts américains dans la région. Mashaie avoue en privé que la République islamique en Iran est une nécessité américaine. La puissance iranienne est utile car elle divise la nation islamique et l’affaiblit. Si le Shah s’était appuyé sur le nationalisme perse pour rayonner, les mollahs utilisent le confessionnalisme et la religion (chiites) pour étendre leur influence. La lutte contre Israël n’est pas une réelle priorité iranienne. La présence d’un Iran puissant et hégémonique sert au contraire à détourner les préoccupations des Arabes, qui craignent désormais davantage la menace iranienne qu’israélienne. D’où l’utilité de la République islamique », conclut-il.

  • Le retour du "renard rouge"

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    Un grand merci Jean . Un très beau cadeau au retour de vacances ... 

    La politique de V. Poutine s’inscrit elle dans la tradition soviétique ?

    " A l’étoile rouge du Che, Notre vrai berger…’’

    Jean Géronimo

    vendredi 25 juillet 2008

    Docteur en Sciences économiques

    Spécialiste de l’URSS et des questions russes

    Université Pierre Mendès France, Grenoble

    CREPPEM

    Centre des Recherches Economiques sur la Politique Publique en Economie de Marché

    Mail : Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr

     

    Abréviations :

    ABM : Anti Ballistic Missile

    BM : Banque Mondiale

    CEI : Communauté des Etats Indépendants

    CMI : Complexe militaro-industriel

    EAE : Etat, Atome, Energie (normes soviétiques de la puissance)

    ECP : Economie Centralement Planifiée

    FMI : Front Monétaire International

    GUAM : Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie

    PCUS : Parti Communiste d’Union Soviétique

    UE : Union européenne

    "Les blocs de béton et les pierres du Mur de Berlin sont depuis longtemps des souvenirs. (…)

    Or, maintenant, on s’efforce de nous imposer de nouvelles lignes de démarcation

    et de nouveaux murs’’.

    V. Poutine (10 février 2007 Discours à la Conférence de Munich sur la sécurité )

    Depuis sa mise en œuvre en 2000, la politique de Vladimir Poutine est suspectée de ‘’retour au soviétisme’’. Dans son essence, cette affirmation politiquement orientée n’est pas neutre. Et surtout, elle masque une position idéologique radicale, ouvertement anti-russe, dans le prolongement de l’anti-soviétisme de la guerre froide. La lutte contre le communisme n’a pas disparu avec la chute du mur de Berlin. Elle n’a pas non plus disparu avec la fin de l’histoire, ardemment souhaitée - et programmée - par la vague du néo-libéralisme messianique encensée par F. Fukuyama (1992). D’autant plus que depuis la disparition de l’URSS, l’Amérique s’est autoproclamée gendarme du monde, s’autorisant par ce biais le droit arbitraire d’utiliser la force. Avec une certaine arrogance, Z. Brzezinski (2004, p. 7), ancien conseiller du président Carter, a ainsi reconnu que ‘’la puissance de l’Amérique (…) est aujourd’hui l’ultime garant de la stabilité internationale’’. Cela est ouvertement dénoncé par le discours russe : ‘’les Etats-Unis se sont arrogés le droit exclusif de déterminer quel pays menaçait la sécurité internationale, et de décider eux-mêmes s’il fallait ou non employer la force à son encontre. En même temps, ils ont proclamé leur ferme volonté d’exporter la démocratie dans des pays dont le régime ne leur convient pas.’’

    Aujourd’hui, l’esprit de guerre froide tend à être consciemment réactivé par le discours provocateur de l’élite dirigeante américaine, encline à reconstituer une structure conflictuelle de nature idéologique. Dans son essence, cette conflictualité idéologique apparait comme une variable régulatrice de l’équilibre des grandes puissances à l’échelle planétaire et dans le même temps, une variable structurante des rapports de force issus du post-communisme. Cette montée des tensions est illustrée par la surprenante affirmation du chef du Pentagone, R. Gates, soulignant la menace présentée ‘’par le cheminement incertain de la Chine et de la Russie’’. Désormais, les plus ardents défenseurs du libéralisme intégral - les néoconservateurs - voient ‘’des rouges partout’’ et, en conséquence, considèrent V. Poutine comme un héritier de la révolution bolchevique d’Octobre 1917. Un temps prisonnier des oubliettes libérales de l’histoire, ‘’l’homo-soviéticus’’ serait-il donc de retour ?

    Une question sous-jacente est l’objectif réel du nouveau premier ministre de la Russie, récemment nommé par le président Medvedev. V. Poutine ne viserait t’il pas, d’une certaine manière, à restaurer l’ancien Ordre social soviétique, sous le contrôle d’une nouvelle élite auto-proclamée ‘’avant-garde’’ du grand peuple russe ? Et au-delà, l’orientation politique russe actuelle, principalement en matière de stratégie extérieure et sécuritaire - en zone post-communiste - serait-elle marquée par l’existence d’inerties soviétiques ? Brzezinski (2000) a lui-même regretté que la Russie n’ait ‘’accompli qu’une rupture partielle avec son passé (…)’’. De manière implicite, cela pose le problème du statut de la zone post-soviétique - l’actuelle CEI - dans la perception russe et, en dernière instance, du statut de l’arme nucléaire. Or depuis 2000, sous l’impulsion de V. Poutine, la ligne stratégique russe a connu un revirement spectaculaire, intégrant la politique extérieure américaine - et son bras armé otanien - comme une réelle menace. En effet, afin de conforter sa domination en Eurasie, l’Amérique tente de bloquer toute velléité de reconquête russe en zone post-communiste. Dans ce but, elle privilégie 5 leviers : l’extension de l’Otan (qui ‘’dépasse les limites de sa compétence’’ selon V. Poutine), l’élargissement de l’UE, la fragilisation de la CEI, la formation de coalitions ouvertement anti-russes (du type GUAM) et la neutralisation stratégique de la Russie (via le bouclier anti-missile ABM). Dans le prisme stratégique russe, cette configuration traduirait un comportement de guerre froide. Il s’agit là d’une donnée expliquant l’actuel positionnement de Moscou sur la scène internationale, sous la houlette de V. Poutine, dans la perspective de défendre ses intérêts nationaux et à cette fin, mettre en œuvre une stratégie de puissance. Cette offensive américaine a conduit V. Poutine à exiger, dés 2005, une réactualisation de la doctrine stratégique russe. En définitive, cela est confirmé - sous la houlette de D. Medvedev - par l’inflexion de la politique étrangère russe contre les velléités hostiles de l’Occident sur sa périphérie eurasienne. Il est notamment souligné que ‘’ l'Otan qui ne doit pas assurer sa sécurité aux dépens de la sécurité de la Russie (…)’’.

    Dans ce schéma, il conviendrait de s’interroger sur l’homme Vladimir Poutine lui-même, dans ses composantes politico-psychologiques, qui fondent sa stratégie politique et motivent in fine ses décisions majeures. En tant que spécialiste de l’économie soviétique et de la transition post-communiste, je voudrais présenter un point de vue purement personnel sur la ‘’ligne Poutine’’ dont je revendique, par définition, la seule responsabilité.

    Le poids de la culture soviétique

    L’ancien président russe (2000 – 2008) est issu de la filière du KGB soviétique, au sein de laquelle il a assumé de hautes responsabilités, en particulier comme lieutenant colonel. Son accession à la tète de l’Etat russe est étroitement liée à sa carrière au sein de l’appareil du KGB qui, en quelque sorte, lui a servi de tremplin politique. Tel un renard, Poutine a intelligemment profité des opportunités politiques offertes par sa fonction au KGB. Mais son engagement vis-à-vis de l’Etat russe est sincère et loyal. Son éducation, renforcée par une formation rigoureuse au sein des structures du KGB, l’a fortement imprégné des valeurs de l’Ordre politique soviétique, notamment dans le domaine de la rigueur morale et disciplinaire. Cela peut expliquer son double attachement d’une part, à l’ordre et à l’obéissance et d’autre part, au stricte respect des lois et directives des supérieurs. Autrement dit, V. Poutine est resté fidèle au principe de soumission hiérarchique, sacralisé sous l’ère communiste, en tant que principe régulateur de l’économie centralement planifiée (ECP) et du système politique qui assurait sa direction. Une caractéristique du modèle socialiste était, en effet, la stricte soumission de la sphère économique (via le plan) aux directives politiques du PCUS, expression supérieure de la structure monolithique du pouvoir. L’omniscience de l’Etat-parti (autrefois soviétique, aujourd’hui, fédéral) est alors justifiée par sa conscience sociale supérieure et son infaillibilité décisionnelle. Dans ce cadre, la soumission à la ligne centrale – définie par l’Etat-parti – devient une obligation politique.

    Ainsi V. Poutine a forgé son caractère et ses valeurs sous le régime communiste, qui implose officiellement en décembre 1991, avec la démission présidentielle de Mikhaïl Gorbatchev, dernier premier secrétaire du PCUS. Des rumeurs - encore actuelles - l’ont fait passé pour un ‘’agent communiste’’ s’inspirant des méthodes du KGB et avide de rétablir une dictature plus ou moins éclairée sous la direction d’une élite nomenklaturiste plus ou moins mafieuse. Certains lui ont aussi reproché d’utiliser une rhétorique verbale manipulatrice dans le plus pur style brejnévien. De telles affirmations, au-delà de leur caractère mensonger, trahissent une méconnaissance totale de l’histoire du communisme de type soviétique et en définitive, de la véritable personnalité de V. Poutine qui, pour être comprise, doit dépasser une simple lecture conjoncturelle.

    L’héritage structurel du communisme permet d’ailleurs d’expliquer l’orientation stratégique de la Russie moderne. Fondamentalement, à l’instar de l’Union soviétique, la Russie a gardé une pensée stratégique de grande puissance, recentrée sur la défense de ses intérêts nationaux, depuis l’arrivée au pouvoir de V. Poutine et en rupture avec le suivisme occidental de la politique de l’ancien président B. Eltsine: ‘’Les intérêts nationaux de la Fédération de Russie dans la sphère internationale consistent en la garantie de la souveraineté, dans la consolidation des positions de la Russie en tant que grande puissance et qu’un des centres influents du monde multipolaire (…)‘’. Et dés l’année 2000 est confirmée, sous l’influence décisive de Poutine, ‘’son rôle important dans les processus mondiaux, en vertu (notamment : jg) de sa position stratégique unique sur le continent eurasien.’’ Mais il s’agit surtout de souligner, à l’instar d’I. Facon, que la politique de V. Poutine reposant sur la défense de l’indépendance, de la souveraineté russe et sur la primauté de l’intérêt national apparait comme une orientation structurelle, s’inscrivant dans la durée. Cette orientation a d’ailleurs été reprise par D. Medvedev. Le nouveau Concept de politique étrangère russe, entériné par le président Medvedev, rappelle en effet que ‘’La Russie mène une politique ouverte et pragmatique qui protège ses intérêts nationaux’’. En réalité, cette inflexion radicale de la politique extérieure russe a été initialement opérée dés 1996 par E. Primakov, alors ministre russe des affaires étrangères et qui s’inscrit dans l’héritage de la ligne soviétique. En 2007, Primakov a reconnu que V. Poutine a ‘’adopté une ligne qui conjugue la défense ferme des intérêts nationaux de la Russie avec la volonté d’éviter toute confrontation avec les autres pays’’. Dans ce schéma, il s’agit de souligner la forte propension idéologique de V. Poutine à s’inspirer de la ligne stratégique de l’ex-URSS, qui a permis à cette dernière de se maintenir comme grande puissance et surtout, d’équilibrer la surpuissante Amérique.

    Selon une lecture plus structurelle, intégrant les valeurs inertielles de l’homo-soviéticus, on peut insérer la politique de V. Poutine dans une stratégie cohérente de longue période, présentant une certaine rationalité. Celle-ci est alimentée par l’instinct de survie organique du système soviéto-russe, défini par A. Zinoviev (1991, p. 234) comme un ‘’instinct social de conservation’’. Particulièrement surdimensionné sous le communisme - en raison de la guerre latente contre le capitalisme - cet instinct de conservation a été repris, dans ses grandes lignes, par les dirigeants russes actuels, du fait des velléités agressives croissantes du néo-impérialisme américain en zone post-communiste, qui reste la ‘’chasse gardée’’ de Moscou. Cette stratégie de survie héritée du communisme vise, dans le cadre d’un rapport de force initialement défavorable, à organiser dans un premier temps le repli stratégique de l’Etat post-soviétique pour, dans un second temps, élaborer les bases permissives du ‘’retour russe’’.

    Dans un remarquable ouvrage, Guy Bensimon avait, dés 1996, fait l’hypothèse d’un repli temporaire et purement tactique de l’Etat russe. Ainsi, Bensimon (1996, p. 259) a souligné, à propos de la nouvelle Russie, la faible probabilité qu'une réforme puisse jamais ‘’y défaire les relations communistes. La ligne historique du capitalisme n'a traversé ce pays que sur une période relativement brève, et elle n'y a pas été dominante. Les rapports communistes y sont bien ancrés, le pays est massif, et si sa vocation historique est d'être une puissance mondiale, c'est incontestablement grâce au système communiste qu'elle l'a réalisée. Elle a perdu la guerre froide, mais elle n'est pas détruite pour autant. Dans une perspective historique, on peut considérer la période actuelle comme celle d'une retraite stratégique de la Russie, pendant laquelle elle tente de consolider et accroître ses forces avec l'aide de son adversaire occidental’’. Cette analyse de Bensimon montre une rare lucidité intellectuelle, au sens où il anticipe une réalité géopolitique désormais dominante à l’échelle du vaste Echiquier eurasien. La Russie post-communiste, d’abord encline à se reconstruire pour retrouver des forces s’est, par la suite, efforcée de redéfinir une structure identitaire en adéquation avec sa volonté de retrouver le statut prestigieux (officiellement regretté) de l’Union soviétique, contre son ennemi historique : l’Amérique.

    Tel le renard à l’affût dans son terrier, il s’agit pour Poutine d’éviter l’affrontement en situation de faiblesse, pour guetter sa proie et se jeter sur elle au moment opportun. Autrement dit, le renard russe s’est placé dans une situation d’attente afin de choisir le lieu et le moment du combat final. On peut donc comparer la stratégie de V. Poutine à celle d’un renard, harcelé par un ennemi surarmé (le chasseur américain) et contraint, dans un premier temps, à une attitude défensive. Dans ce cadre, la tendance de V. Poutine à reproduire un comportement typique du communisme justifie l’expression du ‘’renard rouge’’. Cette inertie comportementale, héritée de l’histoire soviétique, a été conceptualisée par A. Zinoviev à travers la notion de ‘’coefficient systémique’’. Dans cet axe, G. Bensimon (1996, p. 245) a mis en évidence à propos de la Russie, en raison de son statut d’héritière historique de l’URSS, l’existence d’un effet-système. Globalement, il s’agit de la propension du modèle socialiste à peser sur la logique du nouveau modèle fédéral. Pour reprendre la terminologie de B. Chavance (1994, p. 189), cet ‘’héritage systémique’’ tend à orienter - voire à ‘’verrouiller’’ - la trajectoire historique du modèle russe. En ce sens, on peut parler d’une forme de déterminisme systémique.

    Globalement, selon une approche zinovienne, on peut définir ce coefficient systémique comme la tendance du nouveau système russe (fédéral) à reproduire une partie - évaluée par un coefficient (%) compris entre 1 et 0 - du comportement de l’ancien système russe (soviétique). Ce coefficient traduit donc une inertie structurale issue de l’idéologie communiste qui a forgé, de 1917 à 1991, la rationalité des décideurs soviétiques. En ce sens, Poutine apparait comme un sous-produit partiel de l’homo-soviéticus, formaté par la culture communiste. Une hypothèse implicite est que la rationalité décisionnelle des élites russes actuelles reste, en partie, verrouillée par les anciennes normes communistes.

    Tendanciellement, V. Poutine s’est appuyé sur les valeurs extérieures de la politique de l’ex-URSS et de sa stratégie de puissance, élaborée en phase de guerre froide contre le bloc de l’Otan. Depuis l’ère stalinienne, les 3 variables privilégiées par la stratégie de puissance soviétique ont été l’Etat, l’Armée (surtout l’atome militaire) et l’Energie. Autrement dit, l’ancienne URSS fondait son pouvoir géopolitique sur la capacité d’un Etat fort et centralisé (E=Etat) à utiliser son potentiel nucléaire (A=Atome) et énergétique (E=Energie) comme instrument de pression – donc de pouvoir - sur la scène internationale. Sur longue période, cette instrumentalisation des variables EAE (Etat/Atome/Energie) se présente pour Moscou comme le vecteur de la puissance projetée et, surtout, perçue par son environnement géopolitique. En phase de guerre froide, la variable centrale dans la structuration du rapport de force Est-Ouest était l’image projetée – et non l’image (la puissance) réelle. Aujourd’hui, l’objectif latent de l’Etat russe est d’utiliser cette stratégie d’inspiration soviétique pour rebondir sur le Grand échiquier eurasien et se reconstruire une image de puissance majeure, redoutée et respectée.

    Reconstruction identitaire de la Russie post-soviétique

    Dés l’origine, Poutine a fondé sa politique sur certaines valeurs normatives de l’ère soviétique. Sous sa présidence, on peut en effet remarquer une montée en puissance des valeurs socio-politiques du soviétisme, principalement marquées par le retour de l’Etat sur la base d’un centralisme autoritaire et d’un interventionnisme économique ciblé, subordonnés à la réalisation d’un grand projet politique. Le statut de ce projet, dans le prolongement du messianisme de l’idéologie communiste, sera déterminant dans la capacité du nouveau système fédéral à se restructurer et à se rassembler sur un objectif commun, porteur de la légitimité de l’élite dirigeante.

    En fait, comme ses prédécesseurs soviétiques - donc, hors B. Eltsine - Poutine a cherché à rendre à la Russie sa ‘’fierté’’ et surtout, à lui redonner son statut de ‘’Grande puissance’’. Dans l’inconscient politico-psychologique du peuple russe, cette soif de reconnaissance internationale est prégnante. Elle se présente avant tout comme une réaction spontanée à un retrait géopolitique traumatisant pour un Etat russe blessé par l’arrogance et l’unilatéralisme du bloc américain. Cette domination politico-militaire des Etats-Unis est remise en cause, officiellement, par le Concept de sécurité russe de 2000 (toujours en vigueur) sous l’influence de Poutine. Sont ainsi considérées comme ‘’menaces principales’’ contre la sécurité nationale russe : ‘’le renforcement de blocs et alliances militaro-politiques, en premier lieu l’élargissement de l’Otan à l’Est, l’apparition potentielle de bases militaires et de contingents étrangers à proximité directe des frontières de la Russie (…)’’. Sept ans plus tard, dans son célèbre discours de Munich de février 2007 officialisant une nouvelle ère de tension américano-russe, ce néo-impérialisme libéral sous leadership américain a été ouvertement dénoncé par V. Poutine. Celui-ci a notamment regretté que l’Etat américain cherche à imposer par la force ses règles et son idéologie à la planète entière, dans le but ultime de jeter les bases d’un monde unipolaire, rendant sa domination infaillible et surtout, totalitaire : ‘’Nous sommes témoins d’un mépris de plus en plus grand des principes fondamentaux du droit international. Bien plus, certaines normes et, en fait, presque tout le système du droit d’un seul Etat, avant tout, bien entendu, des États-Unis, a débordé de ses frontières nationales dans tous les domaines : dans l’économie, la politique et dans la sphère humanitaire, et est imposé à d’autres États.’’ Au-delà, l’Amérique est suspectée – via l’Otan – de structurer selon ses seuls intérêts le système de sécurité internationale, en vue d’une domination globalisante qui nie toute légitimité à l’ONU, dont le ‘’rôle central et coordinateur’’ dans l’ordre mondial a été pourtant reconnu par Moscou. Cela est attesté par l’avertissement du directeur du Département de la coopération européenne du ministère russe des Affaires étrangères (MID), Sergueï Riabkov, le 16 mai 2008 : ‘’'L’OTAN cherche à jouer un rôle global en matière de sécurité internationale’’.

    L’Occident est suspecté d’avoir contribué au chaos de la transition post-soviétique, en imposant une reforme libérale - issue du ‘’consensus de Washington’’ - fondamentalement inadaptée aux besoins de l’économie russe et surtout, déstructurante par son impact désastreux sur son tissu social. Renouant d’une certaine façon avec le mythe du ‘’complot stalinien’’, certains leaders russes pensent que cette politique a été volontairement biaisée de façon à empêcher un retour prématuré de la puissance russe et à la maintenir comme ‘’puissance pauvre’’, pour reprendre le titre de l’excellent ouvrage de G. Sokoloff (1993). Depuis la transition post-communiste, amorcée en 1992, la Russie - alors en situation de faiblesse - a subi les pires humiliations de la part d’un Occident américanisé, donneur de leçons, et avide de sanctionner sa victoire finale de la guerre froide. Le plus inquiétant pour Moscou est de voir cette politique anti-russe relayée par certaines institutions internationales politiques, économiques ou militaires (BM, FMI, G8, OTAN, OMC, OSCE). Et surtout - suprême provocation - de voir cette politique insidieuse, catalysée par la double extension de l’Otan du bouclier ABM aux ex-Etats socialistes, s’étendre à l’espace post-soviétique de la CEI, cœur historique de la domination russe. Avec l’intégration programmée de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Alliance atlantique, un point de non retour sera définitivement franchi. Le chef de l'Etat-major général des Forces Armées de Russie, Iouri Balouïevski a ainsi indiqué qu'en cas d'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN, la Russie serait obligée d'adopter (notamment) des mesures militaires pour garantir sa propre sécurité. En dernière instance, la Russie a le sentiment d’avoir été trahie par une Amérique n’hésitant pas à renier ses promesses. Le 7/05/2008, M. Gorbatchev a notamment déclaré : ‘’Les Américains avaient promis que l'OTAN ne s'étendrait pas au-delà des frontières de l'Allemagne après la Guerre froide. Résultat, la moitié des Etats d'Europe centrale et orientale sont désormais membres de l'Alliance, et l'on se demande bien ce que sont devenues ces promesses issues du post-communisme. Cela prouve qu'on ne peut pas leur faire confiance’’.

    Aujourd’hui, la Russie se sent encerclée et en conséquence, menacée sur ses frontières périphériques, comme l’a rappelé V. Poutine à Munich : ‘’l’Otan rapproche ses forces avancées de nos frontières’’. Plus récemment, le 6/06/2008, S. Lavrov a déclaré que ‘’l’elargissement de l’Otan, qui se poursuit ces derniers temps, pousse la Russie à avoir des doutes sur la véritable mission de l’Alliance (…)’’. E. Primakov a, lui, souligné que ‘’l’extension de l’Otan s’accompagne d’une rhétorique anti-russe ainsi que d’une politique offensive des Etats-Unis dans les ex-républiques soviétiques’’. Désormais, les risques de déstabilisation de l’Eurasie post-soviétique sont énormes, du fait de cette stratégie expansive destinée à éroder l’influence russe. Car jusqu’à présent, celle-ci a joué le rôle de verrou sécuritaire, donc stabilisateur, dans une région politiquement sensible. Or, quels qu’en soient les coûts, Washington a un intérêt objectif à maintenir la Russie en état de faiblesse, voire à la ‘’rejeter en arrière’’ pour reprendre la vieille expression de Lénine. Ainsi, dans les premières années difficiles de la Russie bolchevique, cette stratégie de compression de la puissance russe était déjà au cœur de la ligne occidentale, comme l’atteste cette observation pleine d’actualité de Lénine en 1923 : ‘’(…) la situation internationale fait que la Russie est aujourd’hui rejetée en arrière (…). Les puissances capitalistes de l’Europe occidentale, partie sciemment, partie spontanément, ont fait tout leur possible pour nous rejeter en arrière, pour profiter de la guerre civile en Russie en vue de ruiner au maximum notre pays.’’

    Le retour de la Russie sur la scène internationale n’est pas réellement souhaité par Washington, car en tant que contre-pouvoir virtuel, elle menace son hégémonie. Ce retour suppose la reconstruction des bases militaro-industrielles de la puissance russe en vue de rééquilibrer son rapport de force avec les Etats-Unis qui restent, quoi qu’on en dise, une sorte d’ennemi héréditaire dont le système soviéto-russe a besoin pour se réguler et, en dernière instance, justifier le maintien d’une force nucléaire impressionnante. Cela semble d’autant plus vital que le pouvoir des élites militaires et des lobbies liés au CMI dépend étroitement de cette surcapacité nucléaire. Selon une logique de balancier stratégique structurée en phase de guerre froide, la Russie poutinienne tend donc à structurer son identité contre l’Amérique et par ce biais, à égaliser sa puissance.

    Sur un plan historique, ce principe d’opposition est un élément clé du métabolisme interne du système russe, pour reprendre une approche à la fois systémique et thermodynamique. En ce sens, l’antagonisme idéologique est le régulateur d’une société russe doublement définie par sa dimension impériale et centralisée. La Russie reste un empire multinational à la dimension d’un continent. Et sa survie exige un pouvoir central fort, doté d’une légitimité quasi-messianique, comme levier de sa cohésion unitaire. Autrement dit, la nature dirigiste et autoritaire du régime politique russe répond d’abord – et avant tout – à une contrainte de survie systémique et non, comme l’ont affirmé à tort certains célèbres politologues, à une obscure volonté de dictature. Cela peut justifier l’affirmation récente du président Medvedev : ‘’Malgré tout le respect que j'ai pour la démocratie parlementaire, je crois qu'un tel système en Russie signifierait la mort de la Russie en tant que pays’’. La renaissance des structures étatiques, détruites par le chaos post-communiste, passe par une recentralisation s’inscrivant dans la tradition soviétique. Dans ce but, Poutine a divisé le territoire russe en super régions et nommé par décrets sept ‘’super préfets’’. Lors de sa réélection en mars 2004, Poutine a justifié sa politique autoritaire en déclarant que ‘’la survie de notre nation est menacée’’. Chercher à imposer les normes démocratiques libérales, dans le cadre d’une décentralisation politique plus poussée, est un non-sens au regard des contraintes géopolitiques pesant sur l’espace russe et davantage, conduirait à une dangereuse déstabilisation de la région. En fait, l’idée même d’une démocratisation libérale relève d’une rhétorique occidentale anti-russe, dont la réalisation permettrait de facto, d’éroder la domination russe et par ce biais, de favoriser la progression américaine.

    La structure de son environnement international, par nature hostile, condamne ainsi le système russe à une ‘’veille stratégique’’ permanente. Dans cette optique, l’attention du système russe est structurellement focalisée contre l’ennemi central. Et surtout, sa capacité à l’affronter et à afficher sa supériorité conditionne sa légitimité et par ce biais, sa survie politique. L’existence d’une menace latente, plus ou moins virtuelle, est donc nécessaire à la stabilité de long terme du régime russe. En cela, on peut parler ‘’d’ennemi systémique’’ faisant cohérence, depuis Lénine, avec le mode de régulation interne de la société russe.

    Retour de ‘’l’esprit de puissance’’ (derjavnost)

    Dans le but d’accélérer son retour international et son intégration au nouvel Ordre mondial, V. Poutine a donc admis comme priorité première la reconstruction géopolitique de la puissance russe. En cela, il est revenu à une forme de réalisme stratégique s’inspirant d’une part, du pragmatisme léniniste des années 20 composant avec la réalité socio-politique et d’autre part, de la ‘’Real Politik’’ ouest-allemande dominante dans les années 70. Cette politique fut, à l’origine, initiée par l’ancien chancelier (1969-1974) de la République fédérale d'Allemagne (RFA) W. Brandt, dans le cadre d’une ‘’coexistence pacifique’’ Est/Ouest. Celle-ci, fondée sur l’Ostpolitik, a marqué une évolution fondamentale dans le rapprochement politique des deux blocs antagonistes.

    Ainsi, sur la base d’une ‘’nouvelle pensée’’ (novoe mychlenie) plus réaliste - définie par Poutine comme une forme de ‘’pragmatisme idéologique’’ - et prenant en compte les nouveaux rapports de forces dans le monde, V. Poutine s’est efforcé de redonner à la Russie sa grandeur passée. Dans ce but, il a appuyé sa politique globale d’une part, sur les valeurs ‘’capitalistes’’ sur le plan interne (économique) et d’autre part, sur les valeurs ‘’communistes’’ sur le plan externe (géopolitique). A terme, un objectif implicite est de créer une sorte d’Economie sociale de marché, fortement encadrée par l’Etat et réhabilitant le facteur humain dans une structure concurrentielle soumise aux normes libérales d’un marché désormais mondialisé. E. Primakov a utilisé l’expression ‘’d’économie à option sociale’’.

    Sur le plan interne, il s’agit de préserver un Etat centralisé et volontariste, impulsant les orientations fondamentales du développement, à partir d’une action permanente sur le tissu économique (via les moyennes entreprises) et sur un ensemble de programmes prioritaires (via les grandes entreprises). L’objectif de V. Poutine est de créer une économie mixte centralement régulée au niveau des branches stratégiques (politiquement sensibles) et s’appuyant, à la périphérie, sur une structure industrielle régulée par le libre marché. Comme le dernier président soviétique, M. Gorbatchev (1985-1991) auteur d’une reforme radicale de restructuration politique et économique (Perestroïka) en vue d’un ‘’socialisme de marché’’, V. Poutine est donc à la recherche d’une ‘’troisième voie’’, entre les modèles libéral et dirigiste. En effet, M. Gorbatchev voyait dans le ‘’Socialisme à visage humain’’ – selon l’expression de A. Dubcek en 1968 – une possible troisième voie du développement. A travers l’héritage de Gorbatchev, la culture soviétique est donc encore particulièrement présente dans certaines orientations de la politique économique russe, qui revient vers une forme de dirigisme étatique de marché. Dans sa quête d’un modèle de développement idéal, Poutine a construit une sorte de système hybride s’inspirant des pratiques capitaliste et communiste dans l’optique d’une efficacité économique optimale intégrant certaines normes sociales, spécifiques au contexte russe. Pour reprendre la terminologie zinovienne, il s’agit en quelque sorte d’une ‘’efficacité sociale’’ de l’économie.

    L’enjeu sous-jacent à cette question est la définition d’un modèle alternatif de développement dont pourraient s’inspirer certains Etats marginalisés par la mondialisation libérale ou même, certaines puissances nouvellement émergentes. A terme, et dans le prolongement du soviétisme, Moscou cherche à reprendre le leadership moral et politique du Tiers monde exploité. Dans son discours de Munich de février 2007, V. Poutine a ainsi revendiqué ‘’un système plus démocratique et plus équitable de rapports économiques qui donne à tous une chance et une possibilité de développement’’. Implicitement, il s’agit surtout de créer un contrepoids géopolitique à l’unilatéralisme hautain et à l’excès de puissance de la vertueuse Amérique. Dans l’optique de contrebalancer l’omniscience américaine en Eurasie, Poutine a essayé de se rapprocher de la Chine et de l’Inde pour former une alternative idéologique crédible. En cela, on peut parler d’un retour de l’idéologie.

    Sur le plan externe, il s’agit de redonner à la Russie son aura internationale par restauration de sa puissance, triplement fondée sur les potentiels énergétique, économique et militaire. Dans un premier temps, la Russie a repris la main dans le ‘’grand jeu’’ qui l’oppose aux puissances occidentales pour le contrôle des ressources énergétiques et de leur transport, au cœur de l’Asie centrale, zone historique de domination. Le retour en force du Complexe militaro industriel - dont la moitié de la production est aujourd’hui destinée au secteur civil - s’inscrit dans ce contexte. Dans la tradition soviétique, le CMI retrouve un rôle central comme levier catalyseur (et secteur moteur) de la croissance économique. En outre, sous l’impulsion de Poutine, la Russie a durci sa doctrine militaire et redonné une certaine vigueur à son armée en déliquescence accélérée sous le régime Eltsine. Dans cet axe, on note un recentrage de la stratégie militaire russe sur la force dissuasive du nucléaire et l’utilisation préventive de l’atome militaire dans des conflits régionaux.

    Cette inflexion de la ligne nucléaire est très nette à partir de 2000, comme l’atteste le Concept de sécurité 2000 de la Russie, qui reste un élément majeur de sa doctrine stratégique : ‘’L’objectif essentiel de la Fédération de Russie est la réalisation de la dissuasion en vue de prévenir une agression de n’importe quelle envergure, y compris avec l’emploi de l’arme nucléaire, contre la Russie et ses alliés’’. Le rôle de l’atome sera d’ailleurs renforcé dans la future doctrine militaire de la fédération de Russie, présentée par le général Gareev, le 20 janvier 2007 : ‘’Pour la Russie, étant donné un rapport des forces qui lui est extrêmement défavorable sur tous les axes stratégiques, l’arme nucléaire demeurera capitale, le plus sûr moyen de dissuasion stratégique d’une agression extérieure et le plus sûr moyen de garantir sa propre sécurité.’’ Mais au-delà et dans la tradition brejnévienne, l’atome tend à être instrumentalisé (avec l’énergie) comme vecteur de la politique extérieure russe. Dans le même temps, on note une influence croissante des élites militaires dans le processus de décision politique, dans la continuité des anciens lobbies soviétiques du CMI. En dernière instance, Poutine a mis en œuvre une reforme visant à moderniser et rationaliser la technologie militaire russe pour faire face aux nouvelles menaces et aux nouveaux défis imposés par l’expansionnisme américain sur sa proche périphérie. Dans le prolongement de la ligne extérieure soviétique, cette orientation stratégique privilégie donc la projection de force comme levier de la puissance russe. Ainsi, selon T. Gomart, la Russie serait en train de vivre ‘’un moment néo-impérial que sous-tend une classique volonté de puissance’’.

    La zone post-soviétique comme priorité

    Depuis la chute du régime communiste en 1991, la Russie post-soviétique a essuyé de profonds revers politiques, économiques et stratégiques. Désormais, la Russie ne veut plus reculer au cœur même de son espace historique ouvertement menacé par l’impérialisme américain. Encouragé par le chaos russe du post-communisme, cette progression du néo-impérialisme américain est aujourd’hui relayée par ses doubles bras otanien et européen. A terme, l'objectif latent de Washington est d'intégrer certains ex-Etats socialistes à l'UE et à l'Otan en vue de comprimer la zone d'influence russe et surtout, renforcer l'orbite euro-atlantique. Ceci est explicite dans le discours stratégique américain : ‘’L'Union européenne et l'Otan doivent travailler à leur élargissement ou perdre le bénéfice de la victoire de la guerre froide (...). L'extension de l'orbite euro-atlantique rend impérative l'inclusion de nouveaux Etats indépendants ex-soviétiques et en particulier l'Ukraine’’.

    Or Moscou considère l’avancée de l’Amérique, de l’Otan et de l’Europe sur sa périphérie eurasienne comme une véritable menace pour ses intérêts nationaux et en définitive, pour sa sécurité. Cela est clairement affirmé dans sa doctrine stratégique (en cours de réactualisation) et à l’origine, mentionnée dans son Concept de sécurité. Dans la vision russe, cette ingérence est issue d’une pratique de guerre froide et vise à réduire sa zone-tampon sécuritaire assurant une ‘’profondeur stratégique’’ (Romer, 1999) dans l’optique de la fragiliser. Cette avancée occidentale en zone post-soviétique est d’autant plus provocante que Moscou n’a pas renoncé à ‘’l'idée d'une intégration dans cet espace’’, selon la nouvelle conception de la politique étrangère russe. Moscou redoute une tentative occidentale de compression de sa puissance sur ses zones périphériques, en particulier dans son ‘’étranger proche’’. A cet égard, on peut suspecter l’extension est-européenne du bouclier anti-missiles américain de chercher à neutraliser la puissance nucléaire russe : ‘’les zones de positionnement de l'ABM américain sont déployées à des endroits qui sont loin d'être optimaux pour intercepter des missiles en provenance d'Iran ou de Corée du Nord, mais, en revanche, étonnamment propices à l'interception de missiles tirés depuis le territoire russe en direction des Etats-Unis’’. Mais le plus inquiétant pour Moscou est la capacité de l’Otan à violer les règles internationales - dont onusiennes - pour imposer ses choix unilatéraux, laissant par ce biais planer une menace constante sur d’éventuelles incursions en zone post-communiste. La direction des affaires étrangère russe (MID), à travers la position de S. Riabkov, a récemment réitéré cette crainte : ‘’L'alliance déclare de plus en plus fort qu'elle peut effectuer ses opérations sans mandat du Conseil de Sécurité de l'ONU, en manifestant sa foi dans le droit international sans aucun soutien des autres Etats. Ce n'est rien d'autre que la volonté de l'OTAN de s'arroger le droit de prendre des décisions unilatérales dans la sécurité international’’.

    Dans son essence, cette offensive américaine – instrumentalisant les institutions internationales - s’inscrit dans la ligne anti-russe de Z. K. Brzezinski (2000), le ‘’faucon yankee’’, qui cherche à renforcer la domination de Washington sur le continent eurasien, via la déstabilisation, l’encerclement et l’érosion de la puissance russe. Le maintien de la suprématie mondiale de l’Amérique se joue désormais en Eurasie et, en ce sens, elle fait de ce continent ‘’l’enjeu géopolitique principal’’, selon l’expression de Brzezinski (2004). Ce dernier souligne qu'une préoccupation majeure de l'Amérique sera donc de contrôler les principaux acteurs de l'Echiquier eurasien : ‘’La longévité et la stabilité de la suprématie américaine sur le monde dépendront entièrement de la façon dont ils manipuleront ou sauront satisfaire les principaux acteurs géostratégiques présents sur l'échiquier eurasien (...)’’. Sous la bienveillance américaine, la création du GUAM, alliance ouvertement antirusse, s’inscrit dans cette stratégie. A terme, l’objectif sous-jacent est de lézarder la cohésion de la CEI pour accélérer le déclin russe dans son ‘’étranger proche’’ et surtout, saper les fondements de son espace politique – qui, en définitive, définit sa zone potentielle d’intervention.

    Or la CEI reste un espace stratégique pour la Russie et surtout, fait partie de sa sphère d’intérêts vitaux. Cela explique qu’elle soit devenue la priorité de la politique extérieure russe. En effet, Moscou utilise la CEI comme un levier d’influence sur ses anciennes républiques et, pour cette raison, prône une intégration maximale : ‘’Le potentiel d’intégration (de la CEI : jg) n’est pas épuisé’’, a réaffirmé D. Medvedev, le 15/07/2008. En outre, dans la perception historique russe, la CEI exprime un lien symbolique fort avec son ancien statut (soviétique) de superpuissance et en ce sens, elle est partie intégrante de ses fondements identitaires – d’autant plus qu’elle a permis de préserver une certaine unité politique avec ses ex-républiques, principalement en Asie centrale. Enfin, de manière tendancielle, l’influence russe en CEI joue un rôle de stabilisateur géopolitique. Autrement dit, la CEI est perçue par Moscou comme une zone sécuritaire intégrée à sa stratégie globale de défense. Dans ce contexte, toute érosion de l’influence russe en CEI - et a fortiori, toute déstabilisation éventuelle de cette zone - est considérée comme une menace pour la structure sécuritaire de l’Etat russe. Sont ainsi mentionnées comme menaces majeures ‘’l’affaiblissement des processus d’intégration dans la CEI ; l’apparition et l’escalade de conflits prés des frontières d’Etat de la Fédération de Russie et des frontières extérieures des Etats membres de la CEI ; les prétentions à l’encontre du territoire de la Russie’’.

    L’objectif central de la ligne Brzezinski est de stabiliser le leadership américain sur l’espace eurasien et à cette fin, empêcher l’émergence de puissances potentiellement hostiles ou concurrentes. Zbigniew Brzezinski (2000, pp. 253-254) précise notamment que ‘’Par le biais de manœuvres politiques et de manipulations, on pourra ainsi prévenir l'émergence d'une coalition hostile qui pourrait chercher à contester la suprématie des Etats-Unis (...)’’. Cela explique l’hostilité américaine à tout rapprochement radical entre l’Europe et la Russie et à fortiori, à toute reconstitution de la structure impériale russe, qui remettrait en cause la légitimité de son leadership. Dans ce but, Washington tend à instrumentaliser l’effervescence nationaliste et indépendantiste, sous-tendue par des mouvements religieux radicaux. Dans le passé, cette politique a été parfaitement appliquée dés 1979 en Afghanistan (avec l’aide des talibans, pour renverser le pouvoir pro-soviétique de l’époque) et récemment, dans les Balkans eurasiens, au Kosovo (avec le soutien de la résistance de l’UCK pro-albanaise, pour renverser le régime pro-russe de Milosevic). De manière implicite, la stratégie de Brzezinski considère le contrôle la zone post-soviétique comme la pierre angulaire du contrôle de l’Eurasie. A terme, il s’agit notamment de créer une Grande Asie centrale (GAC) inféodée aux intérêts nationaux américains. Dans cette optique, le facteur religieux (surtout islamique) est utilisé par Washington comme un vecteur de délégitimation de l’autorité russe dans sa zone de domination traditionnelle, autrefois impériale.

    Dans une large mesure, cette instrumentalisation politique des crises ethno-religieuses a pris une tournure dangereuse en zone post-soviétique, notamment dans les espaces caucasien et centre-asiatique et in fine, dans le grand Sud musulman de la Russie. Le soutien américain des extrémismes religieux, comme levier d’une ligne anti-russe, a été une pratique structurelle de l’ère post-communiste comme l’a montré, avec pertinence, Victor Loupan (2000). Cela a été illustré, de manière spectaculaire, par la radicalisation de la crise tchétchène, où l’ingérence insidieuse de Washington a été déterminante. Dans cet axe, l’influence de Washington (via Brzezinski ou de douteuses ONG) a été également décisive dans les révolutions libérales et ‘’colorées’’ en Géorgie (1983) et en Ukraine (1984), permettant à ces républiques de l’ex-URSS de s’émanciper de la domination russe au profit de la tutelle (politique) américaine et bientôt, de la tutelle (militaire) de l’Otan. Dans l’ex-Yougoslavie, la manipulation américaine des nationalismes religieux a fait le nid de l’indépendance programmée et illégale du Kosovo, autorisant désormais le rêve d’une ‘’grande Albanie’’.

    Ainsi, dans le prolongement de la stratégie anti-soviétique de guerre froide, Washington joue de nouveau sur le ‘’facteur islamique’’ - selon le terme de M. Appakova - en vue de comprimer la puissance russe. De manière troublante, N. Burns, sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires politiques, a déclaré au lendemain de l’indépendance auto-proclamée du Kosovo, que les Etats-Unis considéraient ‘’comme très positif le fait qu’un Etat musulman, un Etat à majorité musulmane, ait été crée aujourd’hui’’. En réponse, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dénoncé dans le quotidien Rossiiskaïa Gazeta l’immoralité de la ligne américaine : ’’Encourager les tendances séparatistes est à mon avis immoral’’. En définitive, la parcellisation de l’ex-Yougoslavie a jeté les bases finales du recul russe dans l’Est-européen au profit de l’avancée américaine, sanctionnée par la construction de nouvelles bases militaires et la future implantation du bouclier anti-missiles (en Pologne et en République tchèque). En déstabilisant les régimes en place, ce détournement politique de la question nationale (donc religieuse) a transformé l’espace multi-ethnique post-soviétique en une véritable bombe à retardement. Les leçons de l'histoire n'ont servi à rien.

    L’avertissement posthume de Lénine

    De manière prophétique, sur son lit de mort, Lénine avait pourtant averti du danger de ne pas distinguer le nationalisme d’une petite nation opprimée de celui d’une grande nation opprimante. La question nationale, avait-il alors solennellement lancé à l’adresse de Joseph Staline, ne doit pas être instrumentalisée à des fins politiques. Or, plus de huit décennies plus tard, la question nationale a été sacrifiée par la politique de G.W. Bush sur l’autel du libéralisme messianique et au nom d’une guerre idéologique entre le ‘’bien’ et le ‘’mal’’. Mais au-delà, l’enjeu politique du contrôle de l’Eurasie - cœur stratégique du monde selon Brzezinski - est renforcé par la triple dimension énergétique (contrôle du pétrole et du gaz), stratégique (extension du bouclier nucléaire américain) et nationaliste (surfant sur les revendications religieuses) de cette lutte d’influence implacable entre les deux anciens ennemis de la guerre froide.

    Aujourd’hui, la Russie de Poutine se retrouve à la croisée des chemins (perekrestock). En effet, elle doit faire des choix politico-stratégiques cruciaux, qui détermineront son avenir et sa position sur la scène internationale et par ce biais, son statut géopolitique. Dans le but de contrebalancer le surpuissant axe Otan/Etats-Unis, Moscou est tentée de reconstruire un axe eurasien par le biais de diverses structures politico-militaires, sans pour autant renoncé à ses valeurs européennes et à son ouverture vers l’Occident. Mais à terme, face à la progression inquiétante d’un leadership américain tentaculaire, Moscou serait encline à tourner le dos à un Occident excessivement inféodé à Washington. Ainsi, comme Lénine il y très longtemps, dans une Russie communiste en reconstruction et face à la menace insidieuse de l’Occident profitant de sa faiblesse temporaire, V. Poutine - et à sa suite, D. Medvedev - se retrouve au cœur d’un redoutable dilemme.

    En effet, il y a 84 ans, face à l’offensive agressive de l’impérialisme occidental, Lénine aspirait déjà à établir une coalition Chine/Inde/Russie comme barrage à une nouvelle forme de totalitarisme idéologique. En 1923, dans son article posthume, Lénine a ainsi écrit : ‘’(…) le capitalisme lui-même instruit et éduque pour la lutte, l’immense majorité de la population du globe. L’issue de la lutte dépend finalement de ce fait que la Russie, l’Inde, la Chine… forment l’immense majorité de la population du globe. Et c’est justement cette majorité de la population qui, depuis quelques années, est entrainée avec une rapidité incroyable dans la lutte pour son affranchissement ; à cet égard, il ne saurait y avoir une ombre de doute quant à l’issue finale de la lutte à l’échelle mondiale.’’.

    Ainsi, l’espace d’une révolution, l’histoire semble se répéter avec, pour enjeu final, le leadership mondial. Sur le grand Echiquier eurasien, une nouvelle forme de guerre tiède ressurgie des abimes libéraux de l’histoire, tend désormais à s’imposer. Bien que sur le point de réussir son retour et d’achever sa reconstruction identitaire, la Russie poutinienne redoute dans le même temps la montée de l’instabilité politique au cœur de son ancien empire. Alors pour reprendre l’expression historique de Lénine, ‘’que faire’’ ?

    Bibliographie

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    Fontanel J. (1998) : ‘’L'économie russe, ou la transition douloureuse’’ in ‘’L'avenir de l'économie russe en question’’, PUG (sous la direction de), pp. 5-9.

    Fukuyama F. (1992) : ‘’La fin de l'histoire et le dernier homme’’, éd. Flammarion.

    Géronimo J. (1998) : ‘’Légitimité et rôle du Parti communiste dans la régulation du système économique soviétique’’, Thèse de doctorat en Economie Appliquée, UPMF Grenoble 2.

    Gorbatchev M. (1990) : ‘’Perestroïka - Vues neuves sur notre pays et le monde’’, J'ai Lu.

    Kornaï J. (1996) : "Le Système Socialiste, L'économie politique du socialisme", PUG Grenoble - Pour l'ouvrage en anglais, voir Kornaï (1992),"The Socialist System, The Political Economy of Communism", Oxford University Press.

    Loupan V. (2000) : ‘’Le Défi Russe’’, éd. des Syrtes.

    Mélèse J. (1972) : "L'analyse modulaire des systèmes", éd. Hommes et Techniques.

    Romer J.C. (1999) : ‘’Géopolitique de la Russie’’, Economica.

    Sapir J. (1990) : "L'économie mobilisée - Essai sur les économies de type soviétique", La Découverte.

    Sokoloff G. (1983) : "L'économie de la détente : l'URSS et le capital occidental", PFNSP

    Sokoloff G. (1993) : ‘’La Puissance pauvre – une histoire de la Russie de 1815 à nos jours’’, éd. Fayard.

    Zinoviev A. (1977) : ‘’Les Hauteurs Béantes’’, éd. L’Age d’Homme.

    Zinoviev A. (1983) : "Homo-soviéticus", Julliard/l'Age d'Homme.

    Zinoviev A. (1991) : ‘’Perestroïka et contre-Perestroïka’’, éd. Olivier Orban.

  • 23 octobre 1983 – 14 juillet 2008

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    25 années se sont écoulées depuis l’attentat du Drakkar à Beyrouth, où 58 jeunes paras (appelés volontaires et engagés) des 1er et 9e Régiments de Chasseurs Parachutistes ont trouvé la mort.

    Bien sûr, l’enquête n’a jamais réussi à identifier les coupables, mais il ne fait aucun doute que la Syrie et les Services secrets Syriens ont joué un rôle, parmi d’autres, dans la préparation ou la réalisation de cet attentat sordide.

    Lundi 14 juillet, jour de la Fête nationale, M. SARKOZY fera défiler une partie de l’Armée française, celle qu’il projette de réduire à l’état de supplétif des Etats-Unis en réintégrant l’OTAN, devant le fils de l’ancien Président Syrien HAFEZ-EL-ASSAD. Pourtant, jamais la Syrie, en 25 ans, n’a fourni ni la moindre explication, ni la moindre excuse !

    Combien de fois, nos soldats, trop souvent transformés en soldats-cibles, ont-ils séjourné au Liban, accomplissant là bas des prouesses, pour contenir les Gardiens de la Révolution islamique et du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa et ce dans l’indifférence parfois tout juste apitoyée de la presse et même de nos politiques ?

    On nous parlera d’un pseudo intérêt d’État ou de commerce… c’est dégueulasse !

    Je pense aux familles de mes 58 camarades assassinés là bas, je pense aux blessés qui encore aujourd’hui souffrent des séquelles de leurs blessures. Et tout cela fait monter mon dégoût, pour celui qui lundi acceptera l’inacceptable présence sur les Champs Elysées ! Je pense alors à CHURCHILL et à cette terrible phrase « Vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre, vous aurez le déshonneur et la guerre !».

    Quand sortirons-nous de ce mauvais rêve et de la petitesse démocratique, quand retrouverons nous le chemin de l’honneur ? Et puisque nous parlons d’honneur, une question M. SARKOZY, à quel titre proposez vous Me BETANCOURT pour la Légion d’Honneur, je serais curieux de le savoir ??? Et encore, comment peut-on accepter la présence de M. BOUTEFLIKA sur les Champs Elysées ? Quelle triste Fête nationale !

    Christian PEREZ

    Ancien Sous-officier au 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes

    Président du Parti Populiste

  • Terrorisme contre Israël : évolution en 2007 et orientations en 2008

    Cette étude analyse les caractéristiques du terrorisme anti-israélien au cours de l’année 2007, et a exercé une influence majeure et persistante sur l’agenda politique du gouvernement israélien ; elle inclut l’examen des attentats terroristes et le modus operandi des diverses organisations et réseaux terroristes (notamment du Hezbollah et du Jihad mondial )…Lire le rapport

  • IRAN : Nouveaux tirs de missiles

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    Malgré une mise en garde lancée par les États-Unis, l'Iran a procédé, aujourd'hui, à une nouvelle série d'essais de missiles dans le cadre d'exercices militaires qui font monter la tension dans la région depuis maintenant trois jours.

    Selon la télévision iranienne, les Gardiens de la Révolution ont testé jeudi plusieurs missiles sol-mer, mer-sol et sol-sol dans le golfe Persique. L'Iran a également procédé à l'essai de la torpille iranienne à grande vitesse Hout.

    Mercredi, les Gardiens de la Révolution, qui sont les troupes d'élite de la République islamique, ont testé neuf missiles, dont un Shahab 3, capable d'atteindre Israël et des bases militaires américaines au Proche-Orient.

    Washington hausse le ton

    De passage à Tbilissi, en Géorgie, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a averti Téhéran que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans la région pour y assurer la sécurité et défendre leurs alliés, dont Israël.

    « Nous défendrons les intérêts américains et les intérêts de nos alliés. Nous prenons très au sérieux nos obligations de défendre nos alliés et nous avons l'intention de le faire », a déclaré Rice.

    La chef de la diplomatie américaine a ajouté que Washington était déterminé à « empêcher l'Iran de menacer nos intérêts ou les intérêts de nos amis et alliés [...]. Je ne pense pas que les Iraniens se posent trop de questions sur la capacité et la puissance des États-Unis pour faire cela ».

    Cette mise en garde de Washington survient à la suite d'un regain de tensions dans le golfe Persique en raison de cette série d'exercices militaires, baptisés Grand Prophète 3.

    Ces exercices, qui comprennent l'essai de plusieurs types de missile à courte et moyenne portée, surviennent alors que la tension est vive entre l'Occident et Téhéran, qui refuse de suspendre son programme nucléaire et qui multiplie les menaces à l'endroit d'Israël.

    Les États-Unis et Israël menacent régulièrement d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran si Téhéran refuse de coopérer avec la communauté internationale. Des discussions particulièrement difficiles à ce sujet sont en cours.

    « Le but de ces exercices est de montrer que nous sommes prêts à défendre l'intégrité de la nation iranienne », a déclaré mercredi le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, à l'agence Al-Alam. « Nos missiles sont prêts à être lancés n'importe où, n'importe quand, vite et avec précision ».

    En plus du Shahab 3, d'une portée d'environ 2000 kilomètres, des missiles Zelzal, d'une portée de 400 km, et Fateh, d'une portée d'environ 170 km, ont également été testés lors de ces manoeuvres militaires, baptisées Grand Prophète 3. Tous les missiles iraniens étaient armés de charges conventionnelles lors de ces exercices.

  • Pour empêcher la guerre, ou la retarder, l’Iran allume un contre-feu régional grâce au terrorisme سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,

    2ddcc44a-1237-11dd-b282-4e91f263cfff.jpgAu moment où les Gardiens de la Révolution (سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,)  organisaient d’importantes manœuvres maritimes et terrestres en Iran, pour prouver leurs capacités à riposter contre toute attaque israélienne ou américaine, la région connaît une flambée de violence tous azimuts. L’Iran en serait l’organisateur dans un double objectif.

    Parallèlement à la montée de la tension entre la communauté internationale et l’Iran dans le dossier nucléaire, tension marquée ces derniers jours par les manœuvres américaines dans le Golfe, suivies d’exercices iraniens et de tirs de missiles de longue portée, les opérations terroristes se sont multipliées dans la région, notamment dans les pays où la République islamique possède de l’influence, directement par les antennes locales du Hezbollah, ou indirectement par Al-Qaïda dont les dirigeants sont hébergés en Iran et exploités par ses Services.

    Ainsi, au Soudan, une attaque contre les forces africaines stationnées au Darfour a fait ce mercredi cinq morts et une quinzaine de disparus ; en Turquie, une fusillade visant le consulat américain a fait six morts ; en Irak, les attentats se succèdent avec leurs lots de victimes. Le dernier en date vient de frapper Mossoul, ce mercredi, faisant sept morts et une vingtaine de blessés... Vue sous cet angle, l’attaque qui a visé l’ambassade d’Inde à Kaboul, faisant 41 morts et 140 blessés, pourrait avoir été fomentée par Téhéran, d’autant plus que l’Afghanistan l’a attribuée aux Services d’un pays voisin. Après le démenti du Pakistan, l’Iran reste le principal suspect.

    Il s’agit d’une démonstration de force réalisée par les Iraniens pour prouver leurs capacités de nuisance en cas d’attaque contre leurs sites nucléaires. Ils avaient promis de brûler Tel-Aviv, de détruire la flotte américaine dans le Golfe et de s’en prendre aux intérêts américains dans la région. A travers le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Turquie, au Soudan et dans d’autres pays et monarchies du Golfe, ainsi qu’à Gaza et en Egypte, au Liban et bien au-delà, Téhéran cherche à déstabiliser ses adversaires régionaux et à dissuader Washington et Tel-Aviv de s’aventurer dans un conflit armé. Les Iraniens rappellent aussi que leur bras est long, et qu’il est capable de déstabiliser l’ensemble de la planète. Le président syrien, Bachar Al-Assad, l’avait promis lui aussi à Ban Ki-Moon. Aujourd’hui, réhabilité par la France, Assad délègue sa sale mission à Mahmoud Ahmadinedjad. Assad aura donc tout le loisir et le plaisir de se consacrer à « caresser » la France et à l’endormir, pour mieux la berner. Il pousse son machiavélisme à son comble et projette de nommer à Paris son futur ambassadeur à Paris en la personne de Haïtham Staïhi, membre du commandement du Baas syrien [En outre, la France aurait accordé 75 visas à la délégation syrienne qui doit accompagner le Président Assad au sommet de l’UPM, le 13 juillet. Parmi les dirigeants syriens qui « honoreront » la France, le 14 juillet, figure notamment le beau-frère Assef Chawkate. Son épouse (sœur du Président) Bouchra Al-Assad serait déjà à Paris depuis trois jours. Elle s’affaire à mettre à jour sa garde-robe, profitant des soldes parisiens, ont ironisé des sites syriens]. Cette évolution était prévisible. Les stratèges syriens l’avaient planifiée et dévoilée à travers l’interview de Bachar Al-Assad à « France 2 », en mars 2007.

    Khaled Asmar ( MAI )

  • LE PRESIDENT ALGERIEN A PARIS

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    APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT EN MEMOIRE DES FRANCAIS D'ALGERIE VICTIMES DES ACCORDS D'EVIAN DU 19 MARS 1962

    DIMANCHE 13 JUILLET A 15 HEURES

    PARVIS DES LIBERTES ET DES DROITS DE L'HOMME - PARIS

    (Place du Trocadéro - Métro Trocadéro)

     

    "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois"

    Nicolas SARKOZY, le 31 mars 2007 devant les représentants des Harkis et leurs enfants réunis au siège de l'UMP.

    **************

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    des Associations

    AJIR - CNFA - JPN - UNHAS - UNLAS

    ( Communiqué commun ouvert à toutes les associations qui souhaitent soutenir cette demande collective nationale - Nous contacter. )

    Le Président Algérien doit faire des excuses aux Français et aux Harkis

    Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, le Président de la République a invité à Paris les chefs d’états des pays riverains de la méditerranée, parmi lesquels le président algérien Abdelaziz Boutéflika.

    Les Français, dont les Harkis, dans leur ensemble, n’ont pas oublié ses déclarations lors de sa visite officielle en juin 2000. Dans le JT de 20 heures de France 2, il avait qualifié les Harkis de « collabos » sous-entendant par là que les Français s’étaient conduits en Algérie comme les nazis le firent en France durant la seconde guerre mondiale.

    Cette diatribe, iconoclaste et inutile dans le cadre d’une visite officielle avait suscité de nombreuses réactions dont celle du président de la République, Jacques CHIRAC, qui s’était déclaré « choqué » par les propos de son homologue algérien lors de son interview du 14 juillet 2000.

    La présence de Monsieur BOUTEFLIKA en France n’est pas souhaitable tant qu’il ne sera pas revenu sur ses propos scandaleux de juin 2000 et présenté des excuses circonstanciées aux Français ainsi qu’aux Harkis et à leurs familles.

    Les séquelles de la guerre d’Algérie provoquent encore aujourd’hui des réactions fortes des deux côtés de la méditerranée et c’est se conduire en irresponsable que de jeter encore de l’huile sur le feu. C’est pourquoi les peuples algériens et français doivent dépasser les passions du passé et se tourner résolument vers l’avenir afin d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

    Se tourner vers l’avenir n’implique pas l’oubli du passé bien au contraire ! Des deux côtés de la méditerranée, un travail sérieux et impartial doit être entamé pour rétablir la complexité de la guerre d’Algérie ainsi que les responsabilités des uns et des autres.

    Pour leur part, les Harkis réclament que toute la vérité soit faite sur le massacre de 150 000 personnes, femmes et enfants compris, par le FLN dans sa quête de revanche au lendemain du cessez-le-feu du 19 mars 1962.

    Ce n’est qu’à ce prix que les relations franco-algériennes pourront s’apaiser et se normaliser.

    CONTACTS PRESSE

    Saïd MERABTI : 06 20 27 23 14

    Bernard COLL : 06 80 21 78 54 - Alain MARTIN : 06 24 46 16 55

     

     

    NON A LA VISITE DU PRESIDENT ALGERIEN

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    du Cercle Algérianiste

    Abdelaziz BOUTEFLIKA présent à Paris pour le 14 juillet
    Quel prix la France a-t-elle payé ?

    Le Président algérien Abdelaziz BOUTEFLIKA vient d'annoncer sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée prévu à Paris le 13 juillet prochain et probablement au défilé du 14 juillet. Ainsi, celui qui insulte notre pays depuis plusieurs années déjà en le comparant à l'occupant nazi, en exigeant que la France reconnaisse les crimes de la colonisation, en qualifiant de génocide la présence française en Algérie sera reçu avec tous les honneurs dus à son rang. C'est une triste nouvelle pour les Français d'Algérie, Pieds Noirs ou Harkis, qui ne sauraient oublier les outrances, les dérapages verbaux et le discours de haine de ce sinistre personnage. Nos compatriotes s'interrogent aujourd'hui légitimement sur le prix que la France et le Président Sarkozy sont prêts à payer pour s'assurer d'une telle présence. S’agit-il d'une repentance officielle de la France ? Cette présence raisonne comme une insulte envers tous ceux qui se sont sacrifiés pour l'œuvre de la France Outre-mer, envers tous ceux qui ont été victimes d'assassinats et d'enlèvements du F.L.N., envers tous les anciens combattants qui s'estiment aujourd'hui bafoués dans leur honneur. Cette présence est une véritable insulte à la France.

    Thierry Rolando - Président national

  • DECLARATION DE LA COORDINATION POPULAIRE COLOMBIENNE A PARIS

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    Ingrid Bétancourt est libre.  

    La Coordination populaire colombienne (CPCP) à Paris s’en  réjouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comités qui l'ont soutenue. C'est un épilogue heureux après plus de six ans d'attente.

    Le peuple colombien est toujours otage.  

    Le « triomphe » des militaires et du gouvernement d'Uribe n'est pas une bonne nouvelle pour nous : C'est une légitimation de la logique guerrière et des pratiques totalitaires. Une bulle médiatique de plus qui permet d'occulter la para militarisation du régime, la violation quotidienne des Droits de l'Homme, les assassinats systématiques des opposants politiques, syndicalistes, journalistes, défenseurs des Droits de l'Homme.

    Nous ne pouvons oublier que, en Colombie, près de quatre millions de personnes ont été déplacées de force à l'intérieur du pays, en majorité à cause des groupes paramilitaires. Ces groupes, qui agissent seuls ou avec des membres des forces armées, ont fait disparaitre au moins 15.000 personnes ; ils les ont enterrées dans plus de 3.000 fosses communes ou ils ont jeté leurs cadavres dans les fleuves. Ils ont assassinés plus de 1.700 indigènes, 2.550 syndicalistes et plus de 5.000 membres de l'Union Patriotique. Régulièrement, ils torturent leurs victimes avant de les tuer. 

    Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres et ils ont volé plus de six millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur supposée "démobilisation", ils ont assassiné 600 personnes chaque année. Ils ont réussi à contrôler 35% du Parlement. De 2002 à aujourd'hui, des soldats de l'Armée régulière ont commis plus de 950 exécutions, la plupart en "maquillant" des paysans en guerrilleros. Récemment, en janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides alors que l'Armée a perpétré 16 exécutions extra-légales. Depuis le début de cette année, 28 syndicalistes ont été assassinés. 

    Lire la suite : http://coordinadora.popular.googlepages.com:80/

  • Statistiques mondiales en temps réel

    http://www.worldometers.info:80/fr/

  • Désormais, les Etats-Unis ne sont plus une république

    Press TV : Nous entendons dire que Michael Mukasey est le dernier en date des Procureurs Généraux du Président (Bush) à être mis en examen… Cette fois-ci, il est question de ses conversations avec Bush et Cheney. Cela démontre-t-il que le Congrès parle sérieusement, lorsqu'il envisage de demander des comptes à l'exécutif ?

    Gore Vidal : Non, le Congrès n'a jamais été aussi pleutre, ni aussi corrompu qu'à l'heure actuelle. Tout ce que Bush a à faire, c'est de s'assurer que certaines sommes d'argent vont bien dans les poches de certains membres importants du Congrès, et que cela mettra un terme définitif à toute enquête sérieuse. Certes, il y a bien un Congressistes extrêmement courageux (l'exception confirmant la règle), Denis Kucinich, qui a déposé un projet de loi d' « impeachment » [une procédure permettant de déclarer le président des Etats-Unis inepte (oups : inapte) à poursuivre l'exercice de ses fonctions, ndt] devant la Chambre des Représentants. Mais ladite Chambre devrait en premier lieu exprimer sa défiance envers le président, et ce n'est qu'en second lieu que la procédure serait le cas échéant transmise au Sénat, en vue d'un procès. Toutefois, rien de tout cela n'adviendra, parce qu'il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé, mis à part M. Kucinich, qui a le courage de s'attaquer à un président en exercice qui n'est rien d'autre qu'un mafioso.

    Lire la suite : http://www.alterinfo.net:80/-Desormais,-les-Etats-Unis-ne-sont-plus-une-republique-,-affirme-Gore-Vidal_a21295.html?preaction=nl&id=8017594&idnl=36659

  • ZEITGEIST

  • Massacre à l'ambassade d'Inde à Kaboul

    a06241c2-4bf6-11dd-9a06-914802768189.jpg Un attentat suicide a fait 41 morts et 139 blessés dans la capitale afghane. L'Afghanistan accuse «les milieux du renseignement de la région» d'avoir participé à l'attaque.

    Jusqu'alors épargnée, Kaboul est devenue depuis deux ans le théâtre d'une série d'attentats suicide sanglants. Lundi matin, juste après 8h30 (6 heures à Paris), un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée contre la grille d'entrée de l'ambassade d'Inde en plein centre ville. La puissante explosion a immédiatement libéré une épaisse colonne de fumée noire et le sol était jonché de membres mutilés et de morceaux de chair humaine. Les vitrines des magasins ont été soufflées à plusieurs centaines de mètres à la ronde. «Nous marchons sur des décombres», a précisé un responsable de l'ambassade à Kaboul, la police ayant bouclé le quartier. «L'ambassade a été sérieusement endommagée», a-t-il ajouté.

    La déflagration a fait 41 morts et 139 blessés. La plupart des victimes sont des civils afghans venus chercher un visa. L'attaché militaire indien --un général--, un autre diplomate, deux gardes de sécurité indiens et six policiers afghans ont également péri. Il s'agit du bilan le plus élevé d'un attentat à la bombe dans la capitale afghane depuis le début de l'insurrection des talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition militaire emmenée par les Etats-Unis.

    Qui est responsable de l'attentat ?

     

    Le gouvernement indien a «fermement condamné» cet attentat suicide, de même que les Etats-Unis et la Commission européenne. Mais qui est derrière l'attaque ? Depuis plusieurs mois, la capitale, est la cible des talibans, qui concentraient auparavant leurs attaques dans leurs bastions du sud et de l'est du pays.

    Lire la suite : http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/07/01003-20080707ARTFIG00340-un-attentat-frappe-l-ambassade-de-l-inde-a-kaboul.php

    AFGHANISTAN •  Al-Qaida n'a pas dit son dernier mot

    Depuis deux ans, d'anciens militaires et insurgés pakistanais sont venus grossir les rangs des islamistes. Inspirés par les méthodes de guérilla vietnamiennes, ils prépareraient un nouvel 11 septembre en Europe.

    Jusqu'à l'an dernier, les renseignements américains avaient eu vent de plusieurs projets d'Al-Qaida comparables aux attentats du 11 septembre 2001 à New York. Ces plans avaient pour but de renforcer l'impact de l'insurrection talibane en Afghanistan et de la rébellion encadrée par Al-Qaida en Irak. Les détails des prochaines opérations combinées des talibans et d'Al-Qaida sont si jalousement gardés que la plupart des services secrets de la planète ne disposent que de peu d'informations à leur sujet. Il semble toutefois que ces attaques soient inévitables, dans le sillage des récents succès des talibans en Afghanistan.

    Lire la suite : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=87461

  • Entretien avec Alain de Benoist sur la politique de civilisation du Président ‎Sarkozy

    20071018-benoist.jpgComment expliquez-vous la politique de civilisation dont a ‎parlé, tout récemment, le Président français, Nicolas Sarkozy ? ‎
    C'est un peu difficile à dire, parce qu'on ne sait, véritablement, pas ‎ce que Nicolas Sarkozy a voulu dire, en parlant de la politique de ‎civilisation. Parler de politique de civilisation est, finalement, une ‎chose assez banale et n'importe qui peut être d'accord pour une ‎politique de civilisation. Mais, on ne sait pas de quelle civilisation, ‎ou de quelle politique il s'agit. Et il est, donc, difficile de réagir. ‎Nicolas Sarkozy a employé cette expression sans donner aucune ‎précision de ce qu'il entendait par là. Donc, parler de désaccord ou ‎d'unanimité me parait un peu bizarre, parce qu'on ne sait pas ce ‎qu'il a voulu dire. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il conçoit une ‎politique de civilisation, selon ses options personnelles, qui sont ‎bien connues. C'est une ouverture des relations plus étroites avec ‎les Etats-Unis d'Amérique et c'est une politique méditerranéenne ‎plutôt favorable à Israël. ‎
    S'il d'agit d'une telle ouverture quelle en sera la conséquence ? ‎
    La conséquence en sera que la France perdra son indépendance ‎nationale et qu'elle sera de moins en moins crédible dans le monde ‎arabo-musulman et qu'elle perdra toute sa spécificité et sa capacité ‎d'action pour devenir aux ordres des Etats-Unis. Je dois dire, ‎également, un mot à propos de la politique de civilisation, c'est on ‎peut, peut-être, l'approcher de la rhétorique du choc de ‎civilisations, qui a été théorisé par Samuel Hantignton, dans un ‎article et dans un libre qui ont fait le tour du monde. La théorie de ‎Hantington, c'est d'opposer les civilisations, d'affirmer que ‎l'Europe occidentale fait peut-être du même ensemble atlantique ‎que les Etats-Unis. Ce sont des théories qui ont été, ‎passionnellement, discutées, et très souvent, réfutées. ‎
    L'annonce d'une telle politique intervient alors que la ‎civilisation française existe depuis des siècles ? ‎
    Oui, mais, on peut en dire autant à propos de la civilisation ‎européenne qui a eu ses grandes œuvres et également, ses pages ‎noires. Encore une fois, n'importe qui peut prendre positon en ‎faveur d'une politique de civilisation et moi-même, je suis, tout à ‎fait, favorable à une politique de civilisation. Mais, ce n'est, ‎certainement, pas la même que celle de Nicolas Sarkozy. A mon ‎sens, une véritable politique de civilisation est de faire de l'Europe, ‎à la fois, une puissance autonome, qui puisse apporter quelque ‎chose au reste de la terre et entrer dans un dialogue constructif ‎avec les autres cultures et les autres civilisations. ‎
    Le Président Sarkozy dit vouloir faire de la France, qui va ‎prendre au deuxième semestre de l'an 20008, la présidence de ‎l'union européenne, l'âme de la renaissance du vieux ‎continent, comment l'expliquez-vous ? ‎
    Je pense que ce sont des phrases creuses qui sont utilisées pour ‎séduire l'opinion. Je n'attache pas, énormément, d'importance aux ‎mots lorsqu'ils ne sont pas suivis d'effets. Vous savez que Sarkozy ‎n'écrit pas ses discours. On l'avait vu, d'ailleurs, durant sa ‎campagne électorale, faire usage d'une rhétorique qui est destinée ‎à séduire un électorat, plutôt, situé à droite, mais ce sont des faits ‎qui comptent. ‎

    Rédaction française de l'IRIB

  • Fabrice Robert devant l'Eurocalypse

    Suite à la publication d’Eurocalypse, le collectif Solon avait offert un exemplaire à Fabrice Robert. Le président du Bloc Identitaire a lu notre bouquin. Et comme Alain Soral il y a quelques semaines, il a bien voulu en parler avec nous.

    Scriptoblog : Fabrice Robert, nous vous avons passé « Eurocalypse ». Il s’agit d’un roman de politique-fiction rédigé sur le site scriptoblog.com par un comité de cinq auteurs.

    Thème général : 2038, la France n’existe plus, l’Europe est devenue une sorte de nouvelle Union Soviétique « eurocorporative », c’est-à-dire à la fois néolibérale et étatiste – les multinationales se sont fédérées pour former un nouvel Etat. Le territoire est divisé en europrovinces, elles-mêmes divisées en intrazones, riches et fliquées, ambiance Fahrenheit 451, et extrazones, pauvres et violentes, ambiance Soleil Vert. A la suite d’une manipulation qui tourne mal, le système déraille, et c’est… l’eurocalypse ! Ambiance : un mélange « Camp des Saints », « Ravages », « Villa Vortex », en proportions instables.

    Vous nous avez fait l’honneur de jeter un coup d’œil à ce travail. Nous aimerions avoir votre opinion – pas tellement sur la forme, l’intrigue n’est qu’un prétexte, il y aurait plein de trucs à reprendre pour en faire un roman au sens classique du terme. C’est sur le fond que nous voudrions votre avis, sur les grandes thèses que nous avons retenues.

    Compte tenu des rapports de force et malgré le combat que nous allons évidemment livrer à vos côtés, les dissidents ne pourront pas empêcher le démantèlement des Etats-nations et la création d’un empire du capital mondialisé, organisé en trois pôles à la fois concurrents et alliés : Alliance Panaméricaine, Union Eurocorporative, Sinosphère. Telle est la thèse retenue dans Eurocalypse. Pensez-vous que ce monde soit notre avenir (hélas), et quel scénario géopolitique alternatif pourriez-vous imaginer ?

    Fabrice Robert : Je n’ai pas la prétention d’être un devin, ni - encore moins - un prophète. Je me garderai donc bien de prédire avec certitude quel sera l’avenir géopolitique de la planète. Je ne suis pas certain que le découpage que vous évoquez sera aussi simple et se limitera à ces trois empires. L’Alliance panaméricaine pourrait bien être contestée par un continent sud-américain fatigué, comme beaucoup, de subir la Pax Americana et il n’est pas impossible que le B olivarisme y revienne en force. En outre, que restera-t-il des Etats-Unis tels que nous les connaissons aujourd’hui, compte tenu de la montée en puissance des latinos ? Enfin, si la Chine poursuit sa conquête rampante d’un certain nombre de pays d’Asie, il n’est vraiment pas certain qu’elle n’ait pas, elle aussi à subir des contestations de ses vassaux.

    Quid de l’Inde ? Plutôt qu’une « partie à trois », il est aussi possible d’envisager un jeu bien plus ouvert donc bien plus instable…

    J’ai aussi le sentiment que l’on va, certes, vers un démantèlement des Etats-Nations mais avec, comme corollaire, une (re)constitution d’ethno-nations en partie détachées de leur base géographique. Dans un monde atomisé et sans repères, un afro-américain, un beur ou un euro-américain pourraient se raccrocher un peu plus à la culture, à l’histoire ainsi qu’à la terre de leurs ancêtres. Le processus est d’ailleurs déjà en marche de nos jours lorsqu’on voit que l’échec des politiques d’intégration aboutit à une communautarisation des sociétés modernes. Citons l’exemple de ces nord-africains qui vivent sur notre sol, profitent des avantages liés à la citoyenneté française et qui vont chercher leur femme au Bled.

    J’imagine qu’en cas de crise majeure (si tant est que cette notion ne soit pas un mythe incapacitant comme a pu l’être celle de « grand soir »), les populations vont se raccrocher à ce qui leur est proche, d’un point de vue géographique comme d’un point de vue ethno-culturel et religieux.

    Lire la suite : http://www.scriptoblog.com/scriptoblog/index.php?option=com_content&task=view&id=490&Itemid=1

  • Abdelmalek Droukdal accorde une entrevue au New York Times

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    Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb, Abdelmalek Droukdal, qui a l’habitude de s’exprimer au moyen de communiqués, a accordé une entrevue au prestigieux journal américain The New York Times.
    Les questions lui ont été transmises à l’avance par écrit. Ses réponses sont contenues dans un enregistrement audio, publié en partie sur le site du quotidien américain.

    Il n’y a rien de vraiment nouveau dans les réponses d’Abdelmalek Droukdal. Il confirme son allégeance à Al-Qaïda d’Ousama ben Laden et considère cette affiliation comme une nécessité religieuse et naturelle.

    Dans ses réponses, le chef d’Al-Qaïda au Maghreb est resté très vague sur les moyens humains et matériels de son organisation ainsi que sur sa stratégie.

    Il a déclaré qu’il était légitime pour son organisation d’attaquer les États-Unis sur son territoire. Il reproche aux États-Unis d’avoir « construit des bases militaires dans le sud de l’Algérie, d’effectuer des manoeuvres militaires, de voler le pétrole […] d’ouvrir un bureau du FBI à Alger et de mener une campagne d’évangélisation en Algérie dans le but de créer des minorités ». Il accuse également l’ambassade américaine à Alger de mener les mêmes missions que celles des ambassades américaines à Kaboul et à Bagdad.

    Pour toutes ces raisons, Abdelmalek Droukdal considère que cibler les intérêts des États-Unis dans le monde devient légitime pour son organisation.

    Sur la question des troupes, M. Droukdal affirme que son organisation regroupe des membres marocains, libyens, tunisiens, mauritaniens, maliens et nigériens. Mais il précise que l’écrasante majorité des membres sont algériens. Il affirme également que son organisation a des sympathisants en Europe.

    Sur les objectifs de son organisation au Maghreb, le chef d’Al-Qaïda affirme qu’il veut instaurer l’application de la charia et renverser les régimes « criminels qui ont trahi leur religion et leur peuple ».

    http://www.qmagreb.org

  • Ingrid est rentrée !

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    A en croire le battage partisan auquel se livrent la famille, le gouvernement français et la presse française, comme d’habitude, on est porté à croire que la libération des 15 otages des FARC en Colombie a été le résultat de leur «lutte pour la liberté». Et si les premiers mots de la franco-colombienne Ingrid Betancourt ont été pour remercier l’armée colombienne, en revanche, les rejetons français n’ont pas daigné prononcer le nom du président de la Colombie comme s’ils avaient peur que cela leur brûle la langue…

    Certes, la libération de cette femme politique colombienne, française par un mariage suivi d’un divorce, a eu une grande importance pour ses enfants et sa mère. Sachant cependant qu’elle avait quitté la France après son divorce d’avec son mari, diplomate français, pour se lancer dans la bataille politique en Colombie, devenir sénateur, solidement ancrée dans la gauche locale, elle qui descend d’une famille de la grande bourgeoisie colombienne, on pourrait se poser la question «que fait la France dans cette affaire» ?

    Certes, dans le discours d’investiture de Sarkozy, la libération d’Ingrid Betancourt était annoncée comme un objectif prioritaire. Pas exactement comme l’augmentation du pouvoir d’achat des masses laborieuses mais… en bonne place, comme, d’ailleurs, la libération des infirmières bulgares des geôles du Colonel Kadhafi. Mais déjà depuis 2002, date du kidnapping de Mme Betancourt, la France était le pays le plus en pointe pour œuvrer en faveur de sa libération. Les élites, de droite et de gauche, comme Monsieur de Villepin ou des leaders socialistes, ne pouvaient pas laisser tomber une ancienne amie, camarade d’études, eux qui se sont trouvés en même temps sur les bancs de Sciences Po. Si ce n’était que cela…

    Mais ce n’était pas que cela. La France, adepte de l’apaisement et de la discussion avec les terroristes de tout bord, avec un zèle digne de causes plus nobles, a pris pratiquement le parti des kidnappeurs contre le pouvoir démocratique colombien. Par delà les épisodes burlesques (avion militaire de transport envoyé à Manaus, au Brésil, sans prévenir les autorités brésiliennes…) ou le déroulage de tapis rouges pour Chavez, clone vénézuélien de Fidel Castro, hissé au rang de «négociateur» avec les terroristes, la France demandait à l’Etat colombien d’accepter les revendications d’une bande de narcomarxistes. Elle demandait, plus ou moins ouvertement, à la Colombie de démembrer son territoire pour accorder un sanctuaire d’environ un tiers de sa superficie aux preneurs d’otages, pardon… aux «révolutionnaires marxistes», et de céder aux revendications diverses et multiples de ces bandits abrités par la jungle depuis 40 années, avec le support matériel des autres «socialistes» d’Amérique Latine (Venezuela, Equateur, Bolivie en particulier), et des gauches mondiales au motif que le président de la Colombie est un homme de droite…

    Lire la suite : http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=332

  • Ingrid est libre !

    ingrid-betancourt.jpgIngrid est libre !!!!! Le slogan passe en boucles sur nos médias. Ingrid ? Ah oui, Ingrid Betancourt, la «franco-colombienne» comme disent nos avisés préposés à la désinformation. «Franco» surtout parce qu’elle épousa un citoyen français, pour d’ailleurs, peu d’années plus tard, le limoger.

    Cette fille de Gabriel Bétancourt, ex ministre colombien de l’éducation, conseiller de Kennedy, directeur adjoint de l’Unesco à Paris, bonne bourgeoise de la haute société locale, n’a, à part ce mariage, rien fait de particulier pour la France et les Français. Francophile, elle fit ses études à Paris où elle passa une bonne partie de sa jeunesse. Ce fut une illustre inconnue jusqu’au jour où les adeptes de la révolution cocaïno-marxiste l’enlevèrent ainsi que son assistante. A l’époque, candidate à la présidence de la Colombie, créditée de 2 ou 3% des voix, probablement pour casser son absence de notoriété, elle avait décidé malgré les avis négatifs de se rendre dans une région contrôlée par les adorateurs du communisme fraternel dont elle croyait peut-être à l’époque partager certaines «motivations».

    Chacun connait la suite. Ceci aurait pu en rester là, elle n’était qu’une otage de plus parmi des centaines. Seulement, le hasard de l’existence voulut qu’elle rencontra lors de ses études parisiennes un futur ex premier ministre dénommé Dominique de Villepin. Comme disent les commentateurs, ils furent très proches. Notre impétrant devenu Premier Ministre de la glorieuse France et du non moins glorieux Chirac mobilisa alors les services de l’Etat pour voler au secours de son ex étudiante. Il s’ensuivit une campagne de mobilisation de la bobocratie, à l’époque en quête d’une cause morale à défendre sans prendre trop de risques, si ce n’est passer à la télé et relancer des carrières branlantes.

    Il faut dire que pour nombre de ces nouveaux héros, la Colombie n’était pas inconnue. Elle leur évoquait sans doute l’exotisme des produits consommés lors de soirées branchées. Ce furent donc des campagnes de presse et des trémolos médiatiques, il faut avouer qu'entre bourgeois on sait s'entraider. Malgré ses efforts, l’admirateur de Bonaparte échoua dans sa tentative de libérer Dulcinée. Un nouveau locataire arriva à l’Elysée, bien qu'ennemi intime de son prédécesseur et de notre prof de fac si proche de ses élèves, il prit à son compte cette cause.

    Lire la suite : http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=331

  • The inside story of Ingrid Betancourt's rescue

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    Months of careful intelligence work led to the dramatic rescue of Ingrid Betancourt and 14 other hostages held by Colombian guerrillas. The Colombian government's triumph is a blow to FARC rebels, Venezuelan President Hugo Chavez and France's Nicolas Sarkozy.

    It was almost as if those six years of captivity had left her untouched. The torture, the stress, the illness and depression, the loss of the will to live that she had described in her last letter to her family. All that seemed to have evaporated. It was as if the nightmare had turned into a Hollywood happy ending.

    The Isabel Betancourt who emerged on the gangway of the aircraft that flew her to the Catam military base in Bogota was full of life, cheerful, confident and obviously in good health. She carried a heavy rucksack on her back, her eyes shone almost impishly beneath a huge camouflage sunhat. Wearing a Colombian army uniform, Betancourt's voice was steady as she thanked her liberators in Spanish and French.

    The book she wrote eight years ago, "Until Death Do Us Part," which had described her crusade against the political elite in her Colombian homeland, now seemed a distant memory. Back then she had been derided as the black sheep of her prominent family and another rebellious middle class kid, but now she has now grown into the role of the great reconciler.

    She embraced her mother Yolanda Pulecio, who had fought tirelessly for her daughter's release. Then she thanked her one-time political foe, President Alvaro Uribe, the man who had been accused of being hard-hearted and ruthless and who was now celebrating his great success.

    Betancourt's mother hates Uribe, who she blames for the hostage crisis. She had repeatedly chosen to instead praise Venezuela's President Hugo Chavez and Senator Piedad Cordoba. The latter had presented herself as a mediator but then information on the laptop of the assassinated FARC commander Raul Reyes seemed to show that she was in fact a FARC accomplice: Cordoba is said to have asked the rebels to release Betancourt last, as she was the most important bargaining chip they had.

    On Wednesday Betancourt made sure to thank Chavez and his Ecuadorian counterpart Rafael Correa for their efforts but she also pointed out that the Colombians had elected Uribe and that their democracy should be respected. She said her release was a "sign of peace."

    'Operation Checkmate'

    She could turn out to be right. FARC, the oldest guerrilla group in Latin America, looks as though the end is nigh. And "Operation Checkmate," the name given to the dramatic rescue of the 15 hostages, shows just how far FARC has fallen.

    Officially, Colombian government officials have always assured journalists that it was impossible to trace the movements of guerrillas beneath the forest canopy using intelligence satellites. That, though, appears not to have been the whole story. Since the beginning of this year, the Colombian military was -- using ultra-modern American spy technology -- able to pinpoint the location of the hostages and their guards. Still, an operation to free the prisoners had long seemed too risky.

    The result was Plan B. Colombian military intelligence agents were able to infiltrate the highest levels of FARC -- the group of leaders known as the "secretariat." At the beginning of March, one of those spies provided the decisive tip as to the location of Raul Reyes, number two in the FARC leadership. While the resulting military strike on his headquarters across the border in Ecuador set off a mini-crisis in the region, it also led to a treasure falling into Colombian hands: Reyes' laptop complete with his correspondence, secret strategies, maps and FARC's international contacts.

    American and Colombian specialists, said Colombian military commander Freddy Padilla on Wednesday, were able to use the saved e-mails and other information on the computer's hard drive to reconstruct the entire leadership structure of the guerrilla organization as well as its channels of communication. A number of FARC leaders either turned themselves in or were shot in the ensuing weeks.

    Falsified Orders

    Even worse for the guerrillas, Manuel Marulanda, the legendary leader of FARC, died at the end of February. It is still not clear if he died a natural death or if he fell victim to a military operation. Either way, the collapse of Colombia's guerrilla organization seemed only a matter of time.

    A side-effect of FARC's recent rough patch has been that, in recent weeks, rebel groups spread out across Colombia have had difficulties communicating with each other -- a situation that made it relatively easy for the Colombian military to falsify orders from the FARC secretariat. They ordered, for example, groups holding hostages separately to bring their prisoners together in order to present them to the new FARC head Alfonso Cano. A helicopter arrived to pick them up -- and it was only when the helicopter was once again in the air that the undercover Colombian military personnel on board revealed their true identities, overpowered the FARC guards and flew the hostages to safety.

    The question now is how the guerrillas will react. FARC still has some 700 hostages in its possession. Even as thousands of rebels have deserted in recent months, security experts still estimate that the group has some 5,000 to 6,000 armed guerrillas. The government now wants to surround all those rebels holding hostages and lay siege until they release their prisoners.

    Family members of the remaining hostages, though, are worried. Now that the well-known Betancourt and the three American contractors -- who were flown to a military hospital in Texas on Thursday -- are free, they are concerned that interest in the remaining prisoners will evaporate. But the collapse of the FARC seems to have developed its own momentum of late. Rewards for desertion could encourage even more rebels to turn over their hostages and turn themselves in. "We are not going to let the rest of the hostages rot in the jungle," said President Uribe on Wednesday.

    The message Uribe is conveying is that any rebel who is willing to put down his weapons should be given a chance to rejoin Colombian society. The Colombians want peace, he says.

    The man with the iron fist has succeeded in gaining the support of the Colombian people, and now he's experiencing the zenith of his triumph. The political scandal surrounding allegations that votes were bought for a constitutional amendment that allowed for his re-election will be forgotten -- at least for the time being.

    And he has easily secured a place for himself in history. Now, it seems, would be the appropriate time for Uribe to step aside and clear the path for the next generation. But can he be a big enough person to resist the temptation of running again? Potential candidates to succeed him are already lining up in the wings, with Defense Minister Juan Manuel Santos emerging as a leading contender. Ingrid Betancourt, the new wild card of Colombian politics, will also no doubt play an important role in the political and moral renewal of the political system.

    By stepping aside, Uribe would be doing more than a service to his country's democratic culture -- he would also get another chance to disgrace his power-thirsty antagonist Hugo Chavez. Compared to the chaos of Venezuela, plagued as it is by crime and supply shortages, today's Colombia feels like a bastion of stability.

    Sarkozy Caught by Surprise

    Indeed, it is Chavez who has been the big loser as a result of the positive developments in his neighboring country. With the fall of FARC, he has lost an important ally. His dream of a cross-border Bolivian revolution has failed, and at home he is fighting for his political survival.

    There's a second loser in this drama: Nicolas Sarkozy. The French appeared to have been just as surprised as Chavez to hear about Betancourt's release on Wednesday. Paris had only just managed to establish fresh contact with the new FARC leader Alfonso Cano. Sarkozy had hoped that the French could score a coup by negotiating Betancourt's release and flying her directly to Paris. Colombian government officials had spoken reproachingly about what they often deemed to be politically motivated attempts at intervention on the part of the French.

    Betancourt will no doubt soon travel to her second home in France. But she won't be landing in Paris as a broken and needy ex-hostage. Instead she will arrive as a self-confident politician. And who knows? At some point she may even visit as the Colombian president.


    William John Hagan

  • Betancourt : Un espion infiltré sauve les otages

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    «C'est une opération sans précédent et qui restera dans l'Histoire pour son audace», expliquait mercredi soir sur le tarmac de Catam, le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos. Il semble effectivement que la libération des quinze otages n'ait été possible que grâce à un stratagème digne des plus grands films d'espionnage.

    L'armée colombienne a réussi «grâce à divers subterfuges à placer au moins un de leurs hommes au sein du secrétariat des Farc», a révélé le ministre. Le militaire infiltré est parvenu à convaincre les geôliers de transférer les quinze otages qui faisaient partie d'un groupe de 39 captifs dits «politiques» que les rebelles voulaient échanger contre 500 des leurs, détenus par les autorités colombiennes.
    «Nous nous sommes coordonnés pour les réunir au même endroit afin de faciliter leur transfert vers le sud du pays en prétendant qu'il fallait les remettre à Alfonso Cano», le nouveau chef des Farc, a précisé Juan Manuel Santos.

    Les otages ont pris place dans un hélicoptère qui appartenait en fait à l'armée, piloté par des hommes expérimentés des services de renseignement. Une fois la porte fermée, le pilote a pu révéler à Ingrid Betancourt et ses compagnons leur vraie identité. «Ils nous ont dit qu'ils étaient l'armée colombienne et qu'on était libre, a déclaré Ingrid Betancourt mercredi soir devant les journalistes. L'hélicoptère a failli tomber parce qu'on s'est tous mis à sauter de joie et à s'embrasser

    http://www.20minutes.fr/article/240561/Monde-Un-espion-infiltre-sauve-les-otages.php

     

  • EUROPE RÉELLE CONTRE EUROPE LÉGALE

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    Après les Irlandais, ce sont les Polonais qui s’en mêlent ! Décidément, tout ne va pas pour le mieux en Union européenne et pour Nicolas Sarkozy en particulier, au moment où la France accède à la Présidence de celle-ci.
    Ce n’est certes pas la première crise, ni sans doute la dernière, bien sûr. Au moins, les crises européennes se règlent-elles désormais sinon à l’amiable, du moins en simples crispations, suivi d’accords plus ou moins durables plutôt qu’à coups de canons. Cela évite toujours les routes jonchées de cadavres, on ne s’en plaindra pas.
    Certains responsables de l’UE s’insurgent donc contre ces pays, tels l’Irlande et la Pologne, qui ont largement bénéficié des mannes financières de l’UE et mettent la pagaille en refusant de signer le Traité de Lisbonne, pis-aller de feu la giscardienne constitution européenne, précédemment enterrée, elle, par les Pays-Bas et la France.
    Pour les dirigeants de l’UE, cela semblait pourtant aller de soi : nous payons, vous signez ! Mais aucune clause ne stipulait que l’un n’allait pas sans l’autre. Une colossale erreur, incompréhensible de la part de vieux chevaux de retours de la politique, de hauts fonctionnaires blanchis sous le harnais des échanges internationaux.
    Incompréhensible sauf d’admettre… ce qu’eux-mêmes ne pourront jamais comprendre pour cause de formatage idéologique, certains qu’ils sont de détenir, eux et eux seuls, la seule et unique vérité. Cette folle prétention les empêche d’envisager tout avis contraire.
    La construction européenne telle que la conçoit cette caste d’arrogants – telle qu’on leur a appris à la concevoir – peut ne pas être forcément, automatiquement, du goût de tous. Elle pourrait même ne pas l’être du tout pour une majorité d’Européens.
    Faire fi de l’histoire des peuples, de leurs particularités régionales, de leurs sensibilités nationales, culturelles ou religieuses, vouloir imposer comme une évidence le rouleau-compresseur d’une pensée politique unique, d’une administration totalitaire autant qu’anonyme, de décrets incessants, incompréhensibles, d’ukases insupportables, et surtout la morgue en permanence affichée de leur douteuse supériorité auto-proclamée, déclenche un inévitable et bien naturel sentiment de rejet…
    Vouloir imposer de force des traités, via des politiciens toujours plus jaloux de leur pouvoir légal, mais toujours plus coupés du pouvoir réel, ne peut que susciter d’inévitables déconvenues.
    De la même façon, le royaliste Charles Maurras critiquait déjà, voilà près d’un siècle, le régime républicain et ses administrations hyper-centralisées, ses partis politiques et ses soutiens idéologiques qui formaient, pour lui, un « masque grotesque, tyrannique et inefficace », superposant artificiellement le « pays légal » au « pays réel », le pays qui « travaille et qui vit », que l’on appellerait aujourd’hui la société civile.
    Les blocages de l’Union européenne proviennent bien davantage de cet état d’esprit largement faussé de dirigeants persuadés d’être les propriétaires du destin des peuples européens… que de l’ingratitude de ces derniers.
    Les claques à répétition qui leur sont administrées parviendront peut-être à fissurer leur terrifiante armure de certitudes…

    © Philippe Randa www.philipperanda.com

  • Chrestomathie d'Annunzienne

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    La dernière fois que j’ai croisé Gabriele d’Annunzio, c’était à Fiume le 22 septembre 1919. Je m’en souviens comme si c’était hier, car c’est hier ou presque que j’ai relu l’inoubliable relation qu’Albert Londres a fait de leur rencontre. L’envoyé spécial d’Excelsior voulait poser quelques questions à celui que les Italiens, subjugués par son éloquence, tenait pour un oracle. Venu interroger le commandante de la Squadra de San Marco, il se laissa également envoûter par tous les d’Annunzio que le soldat abritait en lui, le romancier, le dramaturge, le journaliste et le poète. Il avait donc franchi les barrages et bravé le blocus pour retrouver l’homme coulé vivant dans sa statue de bronze à Fiume, où d’Annunzio s’était retranché avec ses hommes afin d’éviter que la ville forgée d’héroïsme, attribuée à la Yougoslavie par le Congrès de Paris, ne fût mise à sac par les Croates. La suite dans les papiers d’Albert Londres que vous retrouverez dans le gros volume de ses Câbles et reportages publié il y a deux ans (Arléa). Si j’y pense à nouveau, c’est que vient de me parvenir Poèmes d’amour et de gloire (édition et traduction de l’italien de Muriel Gallot, 238 pages, 15 euros, Cahiers de l’Hôtel de Gallifet). Un mot d’abord de l’éditeur, dont le nom doit paraître assez mystérieux : il s’agit en fait de l’Istituto Italiano di Cultura de Paris qui a pris l’heureuse initiative de rééditer à sa façon des textes majeurs (Calvino, Bassani, Alfieri…) dans une présentation bilingue.

    Lire la suite : http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/06/28/chrestomathie-dannunzienne/

  • Le général Elrick Irastorza chef d'état-major de l'armée de terre

    390851-480066.jpgLe général Elrick Irastorza est nommé en conseil des ministres, ce mercredi matin, chef d'état-major de l'armée de terre. Actuellement major général de l'armée de terre - c'est-à-dire numéro deux - il sera remplacé à ce poste par Pierre-François Joly, un sapeur qui était jusqu'à présent gouverneur militaire de Lyon et commandant de la Région Terre Sud-Est (RTSE).

    Elrick Irastorza est né le 29 septembre 1950 à Maillezais (Vendée),il est marié et père de 2 enfants.

    Parcours militaire

    Sa carrière s’est partagée entre des responsabilités opérationnelles en métropole et outre – mer, des responsabilités dans le domaine de la formation et enfin, des responsabilités dans le domaine des ressources humaines.

    Cursus académique militaire :

    Écoles militaires préparatoires d’Autun et d’Aix (1961 – 1970),
    École Spéciale Militaire de Saint Cyr en septembre 1970, il choisit l’Infanterie de Marine,
    École d’Application de l’Infanterie à Montpellier,
    DEA de défense et de relations internationales (1986),
    École supérieure de guerre (1987),
    Brevet d’études militaires supérieures générales (1989).

    Responsabilités opérationnelles :

    1973 : Chef de section de combat au 3e régiment d’infanterie de marine à Vannes ( 3e RIMA ), puis au 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à la Réunion ( 2e RPIMA ),
    1980 : Commandant de compagnie au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à Castres ( 8e RPIMA ),
    1989 : Chef du bureau « Opérations » au régiment d’infanterie de marine du pacifique Nouvelle Calédonie ( RIMAP ),
    1991 : Chef de corps du 8e RPIMA,
    2004 : Adjoint au Général commandant la force d’action terrestre à Lille.

    Opérations : « TACAUD » au Tchad en 1979 et commandant du 1er bataillon français de l’Autorité Provisoire des Nations – Unies au Cambodge (APRONUC) en 1992. Commandant de la Force LICORNE en juin 2005.

    Responsabilités de formation :

    1982 : Chef du Centre d’Instruction de Préparation Militaire ( Montpellier ),
    2002 : Commandant l’École d’Application de l’Infanterie ( Montpellier ) .

    Responsabilités de gestion des Ressources Humaines :
    1993 : Officier rédacteur et Adjoint au Bureau Organisation Effectifs à l’état – major de l’armée de terre à Paris,
    1996 : Chef de bureau à la Direction du Personnel Militaire de l’armée de terre (DPMAT) à Paris,
    2000 : Sous – Directeur à la DPMAT, chargé du recrutement.

    Divers :

    1985 : Officier rédacteur à l’État – Major de la 3e région militaire à Rennes au bureau logistique.
    Il est officier de la Légion d’Honneur et commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec deux citations.

  • Joan Brossa

     

    brossa.gifJoan Brossa est né à Barcelone en 1919, il y est décédé en 1998. Il a commencé à écrire pendant la guerre civile espagnole alors qu’il combattait sous le drapeau de l’armée républicaine. Ses premiers livres sont écrits dans la veine du néo-surréalisme. Il a donné vie à ses textes en employant la voie théâtrale. En 1946, il participe à la rédaction de l’unique numéro de la revue Algol sous-titrée « revue diabolique » rédigée sous la férule d’amateurs d’art appartenant tous à une génération issue de la guerre et manifestant un esprit avant-gardiste. Algol fut à l’origine de la revue Dau al Set (1948-1951) qui eut, au départ, des points communs avec le surréalisme, pour se rapprocher ensuite du « réalisme magique » tout en s’aventurant sur le terrain de la fantasmagorie. Littéralement, « Dau al Set » signifie « septième face du dé », expression qui résume le rôle souhaité par les concepteurs, les peintres Joan Ponç, Antonio Tapiès, Modest Cuixart, Joan-Josep Tharrats et le philosophe Arnau Puig, : le hasard serait créatif. En 1949, Joan Brossa publie de la poésie. Ses discussions avec le poète d’origine brésilienne Joâo Cabral de Melo font évoluer sa littérature dans une nouvelle direction et dès 1950, il se consacre à une œuvre d’engagement social, à travers poésie et théâtre. En 1951, ses poèmes écrits en catalan sont confisqués par la police. Mais il peut présenter « Rencontres nocturnes » au Théâtre Olimpo de Barcelone, commence à créer des œuvres de poésie visuelle et de « poésie objet ». Il intègre alors le monde des arts plastiques. Pendant les années soixante, il se consacre à des actions-spectacles, à l’écriture de scénarios de films et à la création de sextines –une forme médiévale de poèmes-, création qu’il exploitera au moins jusqu’en 1987. Entre 1970 et 1983, il publie des recueils d’écrits de poésie. A partir de 1986 et jusqu’à sa mort en 1998, il enchaîne expositions et réalisations d’objets. Ses poèmes-objets dépassent les objets surréalistes de Duchamp et Ray ; ils sont un apport à notre culture visuelle, rassemblent éléments linguistiques et images et, avec humour, s’attaquent à ce qui aliène. Sa seule langue de création a été la langue catalane. Son message fut patriotique, politique et social.

    JO

     

    ( D’après « 1947-2007 BARCELONE », juillet 2007, exposition à la Fondation Maeght / 06570 Saint-Paul ).

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  • La Pologne refuse de ratifier le traité de Lisbonne

    58b85522-472e-11dd-b22a-c0e466ddee57.jpgLe président Lech Kaczynski estime que le non irlandais a rendu le traité «sans objet». Un sévère coup au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne.

    Le président polonais Lech Kaczynski ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Pour lui cette question est pour le moment « sans objet ». Et d'ajouter, dans une interview au quotidien Dziennik que « l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse ».

    Cette défection est un sérieux coup porté au premier jour de la présidence française de l'Union, alors que Nicolas Sarkozy a souligné que sa priorité était de « circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire en sorte que les autres pays européens « continuent de ratifier ». Un objectif qui s'éloigne avec le refus polonais, qui s'ajoute au problème tchèque, où la ratification est loin d'être acquise, en raison de l'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir à Prague, à commencer par le président Vaclav Klaus. Le président polonais a d'ailleurs mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande. «Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution», a-t-il dit.

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