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  • L’énigme russe

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    Que font les Russes en Géorgie? Ils se sont retirés, mais pas vraiment complètement puisqu’ils semblent devoir conserver une présence dans la zone du port de Poti, point stratégique naval (la Flotte de la Mer Noire y avait des droits d’escale jusqu’en 1998); l’on débat sur l’ampleur des diverses “zones de sécurité” ou autres. Il a semblé et continue à sembler, depuis les deux semaines qui nous séparent de l’acceptation du cessez-le-feu, que les Russes s’accommodent assez bien de provoquer des réactions hostiles du côté occidental (Europe et USA), voire même qu’ils n’hésitent pas une seconde à les susciter. Poursuivent-ils un but local ou régional, en assurant des positions stratégiques? C’est possible et, de toutes les façons, cela n’empêche pas d’autres objectifs et d'autres explications.

    D’autres récents développements, dans un domaine stratégique plus large, montrent que les Russes ne rechignent certainement pas à élargir la crise, à l’aggraver. Aucun signe de compromis chez eux, plutôt une poussée massive d’affirmation, non seulement conceptuellement (“la puissance russe est de retour”) mais de façon très concrète, alimentant la tension de la crise. Citons deux cas du jour, parmi d’autres.

    • Les Russes élargissent la crise à l’Afghanistan, en activant leur position menaçante de la rupture de la voie de renforcement des forces de l’OTAN en Afghanistan par la Russie. C’est plus qu’une mesure de rétorsion, c’est une mesure offensive d’élargissement de la crise.

    • Le Parlement russe demande, à l’unanimité, la reconnaissance de l’indépendance des territoires de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Certains ont pondéré aussitôt cette décision. Le Guardian cite un expert russe: «One analyst said it was unlikely that the Kremlin would unilaterally recognise South Ossetian and Abkhazian independence. “This would be more troublesome and problematic for Russia,” said Fyodor Lukyanov, the editor-in-chief of the journal Russia in Global Affairs. […] “My guess is that this vote is a means to achieve better conditions for international negotiations,” he added.» Las, les choses furent aussitôt mises au point par la signature du président Medvedev, reconnaissant effectivement l'indépendance des deux régions. L'émotion est générale dans nos vertueuses capitales.

    Les Russes ont partout durci le ton et l’on peut presque parler, pour qualifier leur attitude dans certains domaines, d’une réelle intransigeance nullement dénuée de provocation. D’une certaine façon, on pourrait considérer cette attitude comme une surprise, tant les Russes nous ont habitués à manœuvrer et à adoucir les affirmations volontaires par les nuances prudentes des positions politiques. L’attitude générale d’intransigeance des Russes, même nuancée de certaines manœuvres, constitue un facteur important de la crise. On pourrait même considérer la chose comme une énigme si l’on s’en tenait au jugement que ce comportement est abrupt et trop peu nuancée. On observera aussitôt que l’absence de nuance et une certaine brutalité peuvent dans certains cas constituer la poursuite de l’habileté politique par d’autres moyens.

    LIRE LA SUITE http://www.dedefensa.org/article-l_enigme_russe.html

  • NOS CAMARADES SONT DE RETOUR DE MISSION !

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     LIRE LA SUITE : http://cercle-bourgogne.hautetfort.com/

  • Sophie Scholl : Die Weiße Rose

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    Le groupe de La Rose blanche ( Die Weiße Rose ) était composé de cinq étudiants et d'un de leurs professeurs. Après avoir lancé des tracts dans la cour intérieure de l’université de Munich, Sophie Scholl est dénoncée à la Gestapo et est arrêtée avec son frère Hans le 18 février 1943. Conduite devant le« Tribunal du peuple », elle est condamnée à mort après un procès mené en trois heures seulement. Au cours du procès, Sophie dont la défense touchante sonne comme un appel au courage civil "Zivilcourage" en allemand , fait face avec un courage inébranlable et déclare :

    « Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas l’exprimer. »

    C'est Freisler lui-même, le chef du Tribunal du peuple, venu spécialement de Berlin, qui annonce la sentence pour faits de « haute trahison, propagande subversive, complicité avec l'ennemi et démoralisation des forces militaires ». Elle sera guillotinée le jour même le 22 février1943 à Munich, et cela malgré la législation allemande qui imposait un délai de 99 jours avant l'exécution d'un condamné.

    « Le local d'exécution était situé à l'abri des regards et des intrus. La guillotine (die Fallschwertmaschine) était cachée derrière un rideau noir, et en état de marche. A 17 heures, deux gardiens amenèrent la condamnée. »

    «Le préposé à l'exécution rappelle son identité et lui lit la sentence, puis la remet entre les mains du bourreau. Les employés du bourreau la conduisent devant la guillotine et la font glisser sous le couperet.»

    Le procès-verbal mentionne aussi que « la condamnée était tranquille et sereine ». Sophie Scholl, héroïne de 20 ans, exemplaire de courage et de foi mérite d'être connue, aimée, admirée.

  • Dix parachutistes français tués en Afghanistan

     

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    Reuters

    Dix parachutistes français ont été tués en Afghanistan lors d'une embuscade à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, apprend-on de source militaire française. Il s'agit de la plus grosse perte enregistrée dans les rangs de forces françaises depuis le début de leur intervention en Afghanistan, en 2001.

    L'information a été confirmée à Kaboul de source militaire afghane. Les soldats étaient engagés dans un violent combat, qui a éclaté lundi, avec des talibans, a déclaré un responsable militaire afghan.

    Vingt-et-un autres militaires français ont été blessés, a précisé à Paris un responsable militaire français sous le sceau de l'anonymat.

    Les victimes appartiennent au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn).8RPIMa_pins.jpg

    Une conférence de presse était prévue mardi après-midi au ministère de la Défense, à Paris.

    Près de 2.000 Français sont déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'Otan. Nicolas Sarkozy avait annoncé en avril, lors du sommet de l'Otan, le renforcement des effectifs militaires français en Afghanistan, décision vivement critiquée par l'opposition. Lors de la conférence internationale d'aide à l'Afghanistan, organisée en juin à Paris, le chef de l'Etat avait affirmé que la France assurerait une présence militaire dans le pays "aussi longtemps que ce sera nécessaire".

    Services France et International, édité par Pascal Liétout

  • Sarkozy : tribune au « Figaro»

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    Le moment viendra où l'enchaînement des faits et des responsabilités pourra être établi de façon incontestable et impartiale : les semaines de provocations et d'escarmouches le long de la ligne qui sépare l'Ossétie du Sud du reste de la Géorgie ; l'intervention militaire irréfléchie de la Géorgie à l'intérieur de la province rebelle dans la nuit du 7 au 8 août ; la réponse brutale et disproportionnée des troupes russes refoulant la petite armée géorgienne d'Ossétie du Sud, la délogeant d'Abkhazie  l'autre province séparatiste où elle avait repris pied en 2006  , avant d'investir une partie du reste du territoire géorgien.

  • De la Géorgie à l’Iran, le plan d’une guerre globale

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    Scénario catastrophe. Nombre de commentateurs et d’experts militaires, usant de la liberté de la blogosphère, qualifient la guerre en Géorgie de “diversion stratégique”, en vue d’un conflit imminent contre l’Iran. Affabulation ou analyse perspicace ? Retour sur les éléments troublants du drame en train de se jouer.

    Sourires affichés, complicité évidente : George Bush et Vladimir Poutine ont l’air étrangement ravi, en ce vendredi 8 août 2008, alors que se déroulent les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques, quelques heures après le début de l’offensive russe en Géorgie. La diplomatie d’apparat relativise ce jour-là à Pékin la gravité de la situation : l’allié inconditionnel des Etats-Unis et l’ex-République soviétique, la Géorgie, subit le retour de bâton de la part de la Russie, à la suite de ses incursions répressives en Ossétie du Sud, province pro-russe.

    Lire la suite : http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/15/de-la-georgie-a-l%e2%80%99iran/

  • Guerre Russie-Géorgie : Vers la fin du nouvel ordre mondial ?

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    Pour la première fois depuis la chute de l’URSS et l’avènement du nouvel ordre mondial, la Russie mène une opération militaire hors de ses frontières, dans un pays voisin et souverain et ce afin de défendre des citoyens russes. Le jeudi 7 août 2008 restera dans les annale car l’opération militaire russe actuellement en cours va modifier à "jamais" les relations internationales.

    Comment en est-on arrivé là et pourquoi cette petite bande de territoire semble avoir tellement d’importance pour Moscou, Tbilissi, Washington ou encore l’UE ? Et quelles sont les perspectives ?

    La Géorgie est un vieux pays du Caucase occupé par les Arabes (VIIe au XIe siècle), puis par les Mongols et la Horde d’or (du XIIe au XVe) puis partagé entre Ottomans et Perses (XVIe) avant de recevoir la protection de la Russie en 1783. La libération des terres géorgiennes se fera au long du XIXe siècle et sera achevée en 1864. La Géorgie déclara son indépendance en 1918, avant d’être occupée par l’Armée rouge en 1921 et de devenir la République socialiste soviétique de Géorgie en 1936. A la chute du l’URSS, la Géorgie se retrouve face à sa destinée, et à ses régions russophiles d’Ossétie et d’Abkhazie, une région de l’Empire byzantin incorporée de force à la Géorgie au XVIe siècle. Le nouveau gouvernement géorgien fait face à un conflit avec ces provinces et notamment l’Ossétie du Sud dès 1991. Celle-ci déclarera son indépendance en 1994 et en 2006, par référendum. Néanmoins la communauté internationale ne daignera jamais reconnaître cette indépendance, sauf la Russie de Vladimir Poutine et la situation restera très tendue entre la province et l’Etat géorgien, ce jusqu’en 2003 où le gouvernement d’Edouard Chevardnadzé tombe, remplacé par celui de Mikhail Saakachvili.

    La Géorgie, pion du grand échiquier

    En novembre 2003, la Géorgie a été victime d’un « coup d’Etat démocratique » : la Révolution des roses, une des Révolutions colorées organisées par la CIA et des officines « proches » afin de renverser des régimes des Etats jugés trop proches politiquement de Moscou ou ceux sur des emplacements stratégiques. Ont principalement été visés des Etats comme la Serbie, l’Ukraine ou encore la Géorgie (lire à ce sujet mon article).

    La Serbie parce que alliée de la Russie dans les Balkans, l’Ukraine et la Géorgie parce que stratégiques dans la volonté d’encerclement (containment) de la Russie, ces deux Etats étant membres actifs du GUUAM.

    Depuis la prise de pouvoir de Mikhail Saakachvili, la Géorgie est devenue un allié indéfectible de Washington, le président a lui-même été formé par Georges Soros, l’homme derrière les Révolutions colorées d’Europe centrale, l’investisseur du groupe Carlyle... Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie qui atteint aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël, lire à ce sujet cet article extrêmement bien documenté. À la mi-juillet, les troupes états-uniennes et géorgiennes ont tenu un exercice militaire commun dénommé « réponse immédiate » impliquant respectivement 1 200 États-Uniens et 800 Géorgiens.

    J’ai déjà également traité de l’importance de la guerre énergétique en cours et notamment du pipeline BTC. Ce pipeline devant permettre de passer outre la Russie, et de desservir l’Europe du Sud via la Géorgie, la Turquie et Israël, qui souhaite par ce biais jouer un rôle essentiel dans la région bien sûr, en contournant la Russie, mais surtout dans la ré-exportation du pétrole vers l’Asie ! La revue russe Kommersant ne titrait-elle pas le 14 juillet 2006 que : « Le pipeline BTC a considérablement changé le statut des pays de la région et cimenté une nouvelle alliance pro-occidentale. Ayant influé pour la construction de l’oléoduc vers la Méditerranée, Washington a pratiquement mis en place un nouveau bloc avec l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et Israël. »

    Ces coups d’Etats fomentés par la CIA aux frontières de la Russie, l’extension à l’est de l’Otan, l’installation du système de radars américains en Europe centrale, les négociations d’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan (bloquées fort heureusement par l’Allemagne), mais surtout l’extension de l’UE (désormais sur la mer Noire) et la terrible affaire du Kosovo ont été considérées par la Russie comme autant d’agressions indirectes et de viol du droit international qu’on lui prétend lui « opposer » pourtant officiellement partout.

    Juillet / août 2008

    Le 12 juillet 2008, une annonce du ministère géorgien de la Défense déclarait que les troupes états-uniennes et géorgiennes « s’entraînent durant trois semaines sur la base militaire de Vaziani » près de la capitale géorgienne, Tbilissi (AP, 15 juillet 2008). Ces exercices, qui se sont achevés à peine une semaine avant l’attaque du 7 août, étaient la répétition générale évidente d’une opération militaire qui, selon toute probabilité, avait été planifiée en étroite coopération avec le Pentagone.

    Dans un premier temps, la Géorgie, puissamment armée et entraînée par l’Amérique et Israël, a contesté l’organe chargé de régler le conflit – la Commission mixte de contrôle – qui est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l’Ossétie du Nord et l’Ossétie du Sud.

    Le 7 août, coïncidant avec la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Beijing, le président de Géorgie ordonne d’attaquer militairement tous azimuts la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali. Une attaque militaire d’assez haute intensité pour « rétablir l’ordre constitutionnel ». La Russie a alors réagi comme se doit de réagir un Etat souverain chatouillé sur sa frontière et dont les citoyens sont menacés militairement. Elle a répliqué afin de chasser les soldats géorgiens et de protéger ses citoyens. L’attaque contre l’Ossétie a abouti à l’affrontement direct avec les forces russes.

    Ces cinq derniers jours, les combats ont été extrêmement violents, ce soir, mardi, l’armée géorgienne a été repoussée hors d’Ossétie et les combats entre troupes russes et géorgiennes se seraient rapprochés de l’est du pays, vers la capitale Tbilissi. Comme l’affirme Alexandre Lomaia, le chef du Conseil national de sécurité géorgien, «  Nous n’avons pas capitulé, notre armée reste en bon ordre malgré les pertesJe peux vous assurer que nous recevons une aide militaire de l’étranger… Et nous la recevrons jusqu’à ce que nous ayons chassé les Russes du pays. »

    Le Kremlin a ouvertement accusé l’Amérique de « favoriser » la Géorgie. Comme le Premier ministre, Vladimir Poutine, l’a dit lui-même : « Ce n’est pas le cynisme des politiques (américains) qui étonne (...) mais c’est le niveau de ce cynisme, la capacité à présenter ce qui est blanc en noir, ce qui est noir en blanc, la capacité à présenter l’agresseur en victime de l’agression » «  Saddam Hussein devait être pendu parce qu’il a détruit quelques villages chiites, mais les autorités géorgiennes actuelles doivent être défendues alors qu’elles ont rayé de la Terre en une heure des dizaines de villages ossètes, qu’elles ont écrasé vieillards et enfants avec leurs chars et qu’elles ont brûlé vif les gens dans leurs maisons ». Pourtant malgré l’aide internationale l’armée russe est en train de « très sérieusement » affaiblir la force militaire géorgienne, afin de simplement éviter qu’une opération d’une telle ampleur ne puisse se reproduire.

    «  Qu’est-ce qui peut empêcher les Russes d’aller jusqu’à Tbilissi ? … Saakachvili a pensé qu’il allait pouvoir regagner du terrain par la force. Imaginer que cette petite avancée tactique serait acceptée par la Russie est le calcul de quelqu’un de stupide », reconnaissait hier un diplomate européen plein d’amertume. Effectivement, si l’on regarde les forces en présence, on ne peut comprendre le geste de folie de Mikhail Saakachvili, sauf si ce dernier a naïvement cru que le fait d’être dans les bonnes grâces des Occidentaux lui donnait tous les droits…

    Jugez vous-même :

    RUSSIE : 1 000 000 d’hommes / 23 000 tanks / 26 000 pièces d’artillerie / 1 802 avion de combats / 1 932 hélicoptères.

    GEORGIE : 32 000 hommes / 128 tanks / 109 pièces d’artillerie / 8 avions d’attaques / 37 hélicoptères.

    Comment dans ces conditions et sans l’aval de certains le Petit Poucet géorgien pouvait-il penser faire tomber l’ogre russe, ce dernier bénéficiant en plus de l’appui des milices ossètes et des volontaires cosaques ! Les vrais responsables des tragiques événements ne sont pas la Russie, qui ne fait que défendre des citoyens russes victimes d’une agression militaire de l’armée géorgienne, mais bel et bien la politique de fou de l’Amérique dans cette partie du monde, Amérique qui a fait miroiter à Saakachvili tout et n’importe quoi, de l’Union européenne à l’Otan, celui-ci n’ayant en fait servi que de marionnette pour permettre la création du pipeline BTC sus-cité, et servir de fusible pour chatouiller l’ours sur sa frontière…

    Comme tout fusible, ce dernier va finir par brûler et ce sont les civils géorgiens et ossètes qui vont et ont déjà commencé à en faire les frais. Parallèlement, un second front s’est ouvert en Abkhazie. La Géorgie vient tout simplement de disparaître en tant qu’Etat souverain.

    De l’Ossétie au Kosovo, l’échec de l’Otan

    Derrière le conflit qui aboutira sans doute à la partition territoriale de l’Ossétie et de l’Abkhazie, comment ne pas voir un des ricochets de la politique irrationnelle de Washington dans les Balkans et notamment la sombre affaire du Kosovo ? Certes, les cas de figures sont différents, certes les Ossètes n’ont pas envahi l’Ossétie comme les Albanais le Kosovo, mais puisque les Américains ont prouvé que l’on pouvait modifier les frontières des Etats sans aucune raison au mépris des peuples et de toutes les règles de droit international, pourquoi ce qui serait valable pour les Kosovars ne le serait pas pour les Ossètes ou les Abkhazes ? Vladimir Poutine avait parlé de l’Amérique dans des termes "post-guerre froide", comparant ce pays à : "un loup affamé qui mange et n’écoute personne"… Au début de cette année, le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, avait prévenu son homologue américain que : "la reconnaissance du Kosovo constituerait un précédent pour l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud". Mais celui-ci n’a pas été écouté.

    Naïvement, Saakashvili a pensé que d’être dans les bonnes grâces du Pentagone lui conférait un blanc-seing et le droit de recourir à la force sans aucune raison. En ce sens, un parallèle est faisable entre le viol de la souveraineté territoriale de la Serbie (à savoir la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, alors que la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU - qui réaffirmait sans ambiguïté la souveraineté de la Serbie sur ce territoire) et l’agression militaire contre l’Ossétie de jeudi dernier.

    Néanmoins, s’il est facile d’agresser un voisin faible, il l’est beaucoup moins contre un voisin fort, à savoir la Russie. Cette dernière affirme en outre que près de 2 000 civils auraient péri dans les combats, que 30 000 réfugiés auraient fui en Ossétie du Nord et parle habilement et ouvertement de génocide à l’encontre du peuple ossète, des termes qui rappellent ceux utilisés par l’Otan pour justifier sa campagne de bombardements en Serbie en 1999.

    En ce sens, la réaction russe de ces derniers jours est non seulement parfaitement justifiée, mais elle est saine pour l’Europe et l’humanité tout entière : elle prouve que l’Otan ne peut impunément violer les règles de droit international sans que personne ne s’y oppose. Si l’implication de Washington semble évidente pour les Russes, il semble certain que les premiers qui le nient ont lourdement sous-estimés la capacité de réaction russe.

    Vers la fin du nouvel ordre mondial

    L’opération militaire en cours a un sens bien plus important que le seul affrontement russo-géorgien. En effet, pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, la confrontation Russie-Amérique vient de tourner à l’avantage des Russes. Pour la première fois, un coup d’arrêt clair et net est imposé a l’aigle, par un ours réveillé et en colère. Pour la première fois surtout, la Russie vient de s’opposer militairement et de façon "indirecte" à l’Amérique en dehors de ses frontières. Il ne faut pas se tromper sur le sens réel des événements et essayer de comprendre la démonstration de forces des Russes. Le trio "Medvedev-Poutine-Lavrov" vient simplement de mettre fin au système unilatéral agencé par l’Otan pendant la guerre du Golfe de 1991.

    Après la décennie de l’effondrement (de 1990 à 1999), la décennie de l’extension à l’est de l’Otan et parallèlement du réveil russe (de 1999 à 2008), il est fort plausible que nous entrions dans la décennie du reflux à l’Ouest et du regain d’influence russe sur les anciennes marches de l’Empire.

    Eltsine n’avait rien pu faire face à l’endormissement de l’ours, Poutine l’a réveillé, celui-ci est désormais éveillé et attentif. Alors que se tendent les relations russo-américaines via l’Europe de l’Est et le Caucase, se dessinent sensiblement de nouvelles frontières du monde de demain.

    Plus qu’un message à l’humanité, la Russie a montré sa détermination et sa capacité à répondre désormais à toute agression injustifiée. Pour les Européens qui se cherchent toujours une réelle politique militaire, l’heure approche où il faudra prendre position pour ou contre la Russie et par conséquent devoir imaginer à très court terme de se séparer de l’Otan pour former la grande alliance continentale pré-esquissée par le général de Gaulle et souhaitée par Vladimir Poutine aujourd’hui : l’alliance continentale Euro-Russe, seule garante de la paix sur notre continent.

    Dans le cas contraire, l’Europe se coupant de la Russie et de ses voisins se suiciderait littéralement, condamnée à ne rester que la vassale de l’Amérique, en froid avec son principal fournisseur énergétique.


    Alexandre Latsa http://alexandrelatsa.blogspot.com/

  • Le monde d’aujourd’hui… ( point de vue israélien sur la guerre Russo-géorgienne )

    La Géorgie vient de faire les frais du monde d’aujourd’hui. Il paraitrait que les russkov viennent de déclarer la fin des hostilités : « Le président russe Dimitri Medvedev a ordonné mardi la fin de l’action militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont puni la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud. Le gouvernement géorgien a pour sa part affirmé quelques heures plus tard que les bombardements des avions russes continuaient. » 

    Les russes ont donc « puni » la GéorgieIls ne les ont surement pas puni de vouloir régler les problèmes dans leurs provinces indépendantistes, sinon la Russie ne punirait pas ses propres provinces indépendantistes, logique. Les auraient-ils punis de s’être « attaqué » à cette soit disant « force de maintient de la paix russe » présente en Ossétie, sur le sol géorgien donc, comme une armée d’occupation ? Probablement pas non plus. Non, et c’est évident, les russes ont punis les géorgiens pour leur rapprochement avec l’occident, le monde libre, en opposition à la dictature russe. 

    Le pire dans tout ca n’est pas la Russie, semblable à elle-même, sauf pour les grands naïfs de la gauche bien pensante. Le pire, ce sont les Etats-Unis qui, bien qu’accusé par les medias russes d’avoir supporté la Géorgie dans son « agression », n’ont pas fait grand-chose pour montrer comment ils supportaient un allié.

    LIRE LA SUITE :  http://www.houmous.net/2008/08/12/le-monde-d%e2%80%99aujourd%e2%80%99hui%e2%80%a6/

  • أميركا: اعتقال عناصر ينتمون لحزب الله في العراق

    بغداد: قال الجيش الأميركي في العراق ان قواته اعتقلت خلال ال24 ساعة الماضية تسعة عناصر ينتمون الى تنظيم حزب الله في العراق خلال مداهمات نفذت شمال العاصمة العراقية بغداد.

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    وذكر بيان للجيش الأميركي وزع اليوم ان قواته قامت بناء على معلومات من سجناء عراقيين باعتقال احد زعماء التنظيم وهو متورط بقيادة خلية ارهابية تعمل جنوب البصرة وبتهريب الاسلحة من ايران الى العراق مشيرا الى ان عملية الاعتقال طالت كذلك ثلاثة من شركاءه.

    وفي عملية منفصلة تم اعتقال شخص اخر مع اثنين من مساعديه من نفس التنظيم في شمال بغداد قرب قاطع الاعظمية حيث تقع منطقة الشعلة موضحا ان المعتقلين متورطين بصناعة العبوات الناسفة وتنفيذ الهجمات الصاروخية.

    وفي حادثة ثالثة اعتقلت القوات الأميركية عنصرا من حزب الله في العراق متورط بتصميم الموقع الالكتروني للتنظيم وتنسيق العمل الدعائي لهم ولم يكشف البيان عن تفاصيل اعتقال العنصر التاسع في التنظيم. يذكر ان الجيش الأميركي يقول ان حزب الله في العراق يتلقى الدعم والتمويل من ايران مشيرا الى ان عمل التنظيم مشابه لعمل الجماعات الخاصة في العراق من ناحية استخدام الصواريخ والعبوات الناسفة.

    L’armée américaine annonce l’arrestation de combattants du Hezbollah en Irak

    L’organisation "mère" du Hezbollah est l’une des pièces maitresses du régime des mollahs en Iran, qui leur permet d’exporter la Révolution chiite de Khomeïny. Sa présence ne se limite pas au Liban, mais touche aussi le Koweït, le Bahreïn et l’Irak, sans parler de l’infiltration de l’Afrique et de l’Amérique latine. Les Américains viennent d’arrêter neuf membres de l’antenne irakienne, ce qui ne manque pas de tendre davantage les relations avec l’Iran.

    Le site « Elaph.com » cite l’agence koweïtienne « KUNA » pour affirmer que l’armée américaine a arrêté, durant les dernières 24 heures, neuf membres du Hezbollah, dans des perquisitions menées en Irak, notamment au nord de Bagdad. Ces opérations, réalisées sur la base d’informations fournies par des terroristes arrêtés, ont permis l’arrestation du chef d’une cellule du Hezbollah et de trois de ses lieutenants. Ils sont responsables du trafic d’armes depuis l’Iran, et très actifs dans la région de Bassorah. Les autres terroristes étaient chargés de la fabrication d’engins explosifs dans le quartier d’Al-Azamiya. Il leur est attribué plusieurs tirs de missiles... Enfin, un membre du Hezbollah, chargé du site internet du mouvement et responsable de la propagande, figure parmi les terroristes arrêtés.

    L’antenne irakienne du Hezbollah avait été mise en place, armée et financée par l’organisation mère du Hezbollah en Iran, et ses combattants avaient été entraînés par des instructeurs du Hezbollah Libanais. Imad Maghnieh était l’un des plus importants coordinateurs de l’installation du Hezbollah en Irak.

    Traduction et synthèse de Chawki Freïha ( MAI )

  • Les leçons de la Guerre Russo-géorgienne

    Si on en juge par le déroulement des événements en Géorgie et le rôle considérable joué par les blindés et d’une manière plus générale par les schémas classiques où la notion de BLITZKRIEG reste valable, Nicolas Sarkozy et ses épigones devraient revoir le livre blanc et la réduction programmée du nombre de chars Leclerc. A l’Ouest, la notion de BLITZKRIEG est devenue synonyme de mauvaise stratégie. Les russes en revanche, ont depuis longtemps pris conscience et hautement estimé les possibilités du BLITZKRIEG, lorsque cette stratégie est mise en œuvre de façon correcte. Une guerre importante en Europe peut être gagnée rapidement et en n’utilisant que des armes conventionnelles.

    Il s’agit donc de

    - porter des coups inattendus à partir d’attaques aériennes et terrestres, par l’emploi de l’artillerie, des chars et d’une puissance de feu inattendue.

    - manœuvrer avec rapidité et décision et devancer l’ennemi dans ses propres mouvements pour gêner sa riposte.

    - tromper l’ennemi sur ses propres intentions en le laissant croire qu’il a la maîtrise de l’attaque.

    - choisir avec soin les axes de déplacements, d’acheminement , de ravitaillement et les dates probables choisies par l’adversaire ( en l’occurrence le jour de l’ouverture des J.O ) pour le contrer par une contre attaque imprévisible.

    Bref, les russes ont croqué le petit pain d’épices géorgien en intégrant toute une série de paramètres qui devaient inévitablement conduire au développement de diverses manœuvres sur plusieurs axes , puis à la fusion simultanée en une seule offensive stratégique provoquant la déroute complète de l’adversaire.

    C’est la théorie du «  volcan éteint » : le danger ne bouge pas, au bout d’un moment la méfiance du plus prudent est endormie car la source du danger devient un élément du paysage, une chose connue, normale, donc sans risques.

    Entre outre, il n’est pas nécessaire d’attaquer le premier pour profiter de l’effet de surprise. Celui-ci est toujours parfaitement efficace si chez l’adversaire les responsables, au plus haut niveau, sont dupes des manœuvres de l’ennemi potentiel.

    En période de guerre, ces responsables sont les chefs d’État-major mais en période de paix , ce sont les hommes politiques.

    Le problème n’est pas de savoir vers quel pays notre sympathie personnelle nous pousse aujourd’hui mais de réaliser combien les autorités politiques de notre pays ou de ce qu’il en reste doivent reconsidérer au plus vite le principe unique de la « guerre asymétrique » avec comme couverture politico-militaire l’OTAN ou l’ONU c’est-à-dire les USA. Pour paraphraser Brecht : « Celui qui ne sait pas est un imbécile mais celui qui sait et ne fait rien est un criminel ».

    Sauf à considérer que le Président, le gouvernement ou notre État-major sont des imbéciles et des criminel, nous devrions , peut-être voir les choses évoluer. Sans quoi, au-delà de la perte de l’indépendance nationale, c’est la sécurité même des citoyens qui se trouverait mortellement menacée.

    Jean-Marc DESANTI

  • Le conflit Russie-Géorgie heure par heure

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    Un conflit militaire multimodal doublé d'une redoutable bataille médiatique. Lepoint.fr vous propose de prendre connaissance des principales informations du jour entre Géorgiens, Russes et la communauté internationale : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/le-conflit-russie-georgie-heure-par-heure/924/0/266269

     

  • Les chars russes doivent rouler dans les rues de Tbilissi !

    douguine.jpgLes huit années de règne de Poutine se sont terminées le 7 août dernier, au moment de l’attaque géorgienne contre Tskhinval. Poutine a rendu sa souveraineté à la Russie, souveraineté à laquelle elle avait renoncé durant la période Gorbachev-Eltsine, mais il a évité tout conflit armé avec les USA et leurs marionnettes dans ce qui avait été l’URSS. Le président Medvedev a accédé au poste suprême comme un compromis afin de ne pas provoquer Washington avec un troisième mandat.

    Jusqu’à récemment (juillet 2008) les USA jouaient au chat et à la souris avec Moscou. Furtivement, et de manière pragmatique, ils menaient divers projets clandestins et de basse intensité. Le 7 août, a été un point de rupture. Poutine et Medvedev doivent donner un réponse claire : qu’est-ce qui est le plus important à leurs yeux ? Est-ce la souveraineté de la Russie ou la sauvegarde de bonnes relations avec les USA ?

    Les Américains nous ont posé un ultimatum en ordonnant aux Georgiens d’attaquer Tskhinval. Le temps des décisions difficiles et déplaisantes est venu. C’est la guerre. La troisième guerre mondiale vient peut-être de débuter.

    A midi, le 8 août, Moscou n’a pas encore pris de décisions. Nos autorités n’arrivent pas à se décider, elles ne croient pas encore que ce qui se passe est la réalité et non pas un rêve. Mais il est impossible d’éviter plus longtemps de faire un choix, sinon quelqu’un d’autre le fera à notre place.

    Alors, quels sont les choix et quelles sont les positions possibles entre lesquels Poutine (et Medvedev) doivent choisir.

    Le choix de la trahison

    Si la Russie décide de ne pas entrer dans le conflit (c’est la position que défendent les agents américains dans les hautes sphères du pouvoir) et se contente de se plaindre et de protester contre l’attitude contraire aux normes des Georgiens et la catastrophe – ce sera un choix, un choix fatal. Il signifiera que la Russie a renoncée à sa souveraineté.

    En fait, le choix cette position reviendrait à admettre que les huit années de Poutine n’ont été que du bluff et du temps perdu. La Russie retournerait aux années 1990 en un instant. La Russie et les observateurs extérieurs réaliseraient qu’elle ne serait plus d’aucune aide et qu’il ne servirait à rien de la prendre en considération. Le résultat serait aisé à prévoir : une nouvelle étape dans la désintégration de la Russie, commençant par le Caucase. Nos partenaires au sein de la CEI se détourneraient alors de nous en réalisant qui est le maître. Et Washington serait ce maître.

    La Russie perdrait non seulement son statut de grande puissance mais aussi celui de puissance régionale. Ce choix serait l’équivalent d’un coup d’État ou d’une révolution orange, cette fois-ci en Russie. La démission de Poutine de son poste de Premier ministre et la désintégration de l’appareil d’État serait l’étape suivante sur cette voie.

    Le choix de l’honneur

    Qu’elle est l’alternative ? La voici : la déclaration d’indépendance de l’Ossétie du Sud (et de l’Abkhazie), et le pas suivant, son rattachement à la Russie. Dans le même temps l’entrée de la 58ème armée en Ossétie du Sud et la guerre contre la Georgie jusqu’à ce que nos troupes entrent dans Tbilissi et dictent à son gouvernement notre paix.

    Si cela se produit, la Russie s’affrontera violemment avec les USA et l’Europe occidentale. Ce sera le début d’un long processus de blocus et d’isolement de la Russie de la part du gouvernement des USA. Mais la Russie prouvera ainsi que son statut n’est pas uniquement celui d’une puissance régionale mais aussi d’une grande puissance. La Russie prouvera qu’elle est capable de lancer un défit aux USA et au Nouvel ordre mondial. Cela signifiera que la Russie est revenue dans l’arène mondiale, qu’elle est de retour dans l’Histoire.

    A la veille de la guerre (la Russie est en danger)

    Il est possible de comparer la situation actuelle avec celle du 22 juin 1941. Nous avons été attaqué sans qu’il y ait de déclaration de guerre, nous avons été attaqué alors qu’on nous faisait une « déclaration de paix ». Il est possible d’éviter la guerre, mais seulement en capitulant devant l’ennemi. L’Ossétie du Sud est une partie de la Russie par sa civilisation et par son choix politique. Si nous abandonnons l’Ossétie du Sud, n’importe qui pourra s’emparer ne n’importe lequel de nos territoires.

    Nous sommes dans la même situation qu’en 1991-1993. A ce moment aussi la Russie était face à un choix radical.

    En août 1991, le sort de l’URSS s’est décidé. Le Comité d’État des situations extraordinaires n’a pas résisté, l’URSS a éclaté en morceau, les « marionnettes » américaines ont accédé au pouvoir.

    En 1993, le gouvernement a tenté de redonner à la Russie une politique de souveraineté nationale. Il était évident qu’Eltsine et les réformateurs vendaient notre pays aux Américains. Eltsine a renversé le gouvernement et notre État a atteint le niveau suivant dans la désintégration : celui du séparatisme dans le Caucase du Nord (Tchétchénie, Daghestan, etc.)

    En 1999, Poutine a gagné, mais il n’a pas emporté la décision finale.

    Les Russes ont fait leur choix, l’élite ne l’a pas encore fait.

    Actuellement, la situation est la suivante : soit la Russie existe et devient plus forte, soit elle se résout à n’être qu’un mirage.

    Ce n’est pas un choix acceptable par un Russe responsable. « Nos chars doivent rouler dans les rues de Tbilissi ! », voici la réponse de notre Histoire.

    Malheureusement, notre élite est encore irresponsable. Le réseau des agents de l’Occident s’étend dans tout l’appareil d’État de la Russie. Poutine n’a pas fait de purges sérieuses. Cela peut nuire à notre nation. Ainsi est-ce dans un moment comme maintenant que nous pouvons déterminer qui est des nôtres et qui ne l’est pas !

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EkEluVVZZywJmbFwEf.shtml

  • « Les Russes veulent un État faible à leur porte »

    N1GE03C_20080811_apx_470__w_ouestfrance_.jpgSalomé Zourabichvili.Franco-géorgienne, elle a été ambassadrice de France à Tbilissi. Puis ministre des Affaires étrangères de Géorgie, de 2004 à 2005. Elle dirige à présent un parti d'opposition et publie Les cicatrices des nations (Bourin éditeur).

    Avez-vous été surprise par le déclenchement de ce conflit ?

    Surprise, non. Les bruits de bottes se faisaient entendre depuis plusieurs semaines, mais c'était davantage lié à la situation en Abkhazie. Ce qui est une surprise, c'est l'extrême violence de cette guerre. La Russie, pour la première fois depuis la fin de l'Union soviétique, attaque un État indépendant. Elle viole son espace aérien, bombarde les environs de la capitale, occupe son espace maritime. C'est une véritable agression.

    Toutefois, en attaquant l'Ossétie, le président géorgien a pris une lourde responsabilité ?

    Tant qu'on est en état de guerre, je ne commenterai pas la politique des autorités géorgiennes. Je ne donnerai sûrement pas des arguments qui pourraient être repris par la partie russe.

    Les Russes demandent le départ de M. Saakachvili.

    Ce n'est pas à la Russie de le décider. C'est à la population géorgienne, qui aura sûrement des comptes à demander à ses autorités sur ce qui s'est passé, mais c'est une affaire intérieure géorgienne. En outre, je ne suis pas sûre qu'un Saakachvili affaibli et discrédité ne soit pas finalement, pour la Russie, tout aussi confortable qu'un nouveau dirigeant. Les Russes veulent surtout un État faible à leur porte, voire un État fantoche.

    Craignez-vous une contagion à toute la région ?

    Chacun sait, depuis les généraux de l'Empire russe, que celui qui contrôle Tbilissi contrôle le Caucase ou a la main sur ce qui s'y passe. Donc, c'est non seulement l'indépendance et la stabilité de toute cette région qui est en cause, mais c'est, à l'avenir, son utilité pour l'Europe comme zone de transit fiable, stable et pacifique, qui est en jeu.

    Qu'attendez-vous de l'Europe ?

    Ce qu'elle est en train de faire aujourd'hui. Négocier très rapidement avec la Russie, d'abord un cessez-le-feu. Puis entamer une négociation politique. Les Européens doivent faire comprendre à Moscou que l'Union ne peut pas accepter que l'indépendance d'un État souverain soit remise en cause. Si l'Europe avait mené une politique de voisinage plus affirmée dans cette région, avec des exigences démocratiques plus claires, on n'en serait peut-être pas là. C'est elle qui bénéficie en premier de l'approvisionnement énergétique venant d'Asie centrale. Malheureusement, elle en prend acte une fois la crise déclenchée.

    Recueilli par Laurent MARCHAND. ( Ouest-france )

  • « Saakachvili a voulu tester Moscou »

    L'académicienne Hélène Carrère d'Encausse, spécialiste de l'ex-URSS, dont le père était Premier ministre géorgien en 1921, donne son point de vue géopolitique avec un temps de recul. Cousine germaine de Salomé Zourabichvili qui conduit l'opposition géorgienne, elle considère que tout le Caucase est aujourd'hui instable, d'où une situation à la fois compliquée et grave à la charnière de l'Europe et de l'Asie.

     

    - Pensez-vous que le président géorgien a joué avec le feu ?

    « À mon avis, oui. Pour lui, c'était l'occasion de tester les Russes. Et il est servi. Il a effectivement joué avec le feu. Quand les pays baltes s'étaient émancipés, j'avais dit au président lituanien que les Russes n'allaient pas bouger. Si Saakachvili m'avait posé la même question la semaine dernière, il n'aurait pas eu la même réponse. »

     - L'Ossétie et l'Abkhazie sont-elles des territoires géorgiens ?

    « Oui, cela ne fait aucun doute au point vue géographique et historique. En fait, c'est le principe des républiques autonomes décrété par l'URSS qui pose problème aujourd'hui. On le voit bien avec la Tchétchénie. »

    - En faisant cela, Staline avait-il joué à court terme ?

    « Effectivement. Il maîtrisait son pouvoir en morcelant l'immensité du territoire. C'était autant de bombes à retardement qui explosent une à une aujourd'hui avec ces revendications autonomistes. »

    - Une avenue George-W.-Bush relie l'aéroport au centre de Tbilissi où, devant le Parlement, flotte le drapeau européen. C'est ambigu...

    « C'est peu de le dire. Cette avenue Bush est une idiotie. Le président Bush est en fin de mandat. Nous n'avons aucune visibilité à propos de qui sera le futur président américain et ce qu'il fera dans cette région. Les Américains ont vite fait de laisser tomber un pays. Ils l'ont fait avec le chah d'Iran, qui est un grand pays. Aussi, avec la petite Géorgie, cela ne leur poserait pas un gros cas de conscience. »

    - C'est peut-être l'occasion et le moment pour l'Union européenne de se positionner ?

    « Oui. Mieux vaut pour la Géorgie l'Union européenne que l'OTAN. Pour autant, je ne vois pas Nicolas Sarkozy faire fléchir Medvedev à Moscou. Les Russes ont réagi brutalement et ils ne feront pas marche arrière facilement. L'Union européenne doit se positionner rapidement et s'affirmer. La présidence de Saakachvili est une catastrophe. »

    - Quel rôle peut jouer votre cousine aujourd'hui ?

    « Salomé Zourabichvili est géorgienne à cent pour cent. Elle a une légitimité. Aujourd'hui, elle déclare qu'elle demandera des comptes après les événements. Elle joue la carte de la solidarité dans un réflexe nationaliste que je comprends face à une telle machine de guerre. »

    - La situation dans le Caucase est-elle préoccupante ?

    « C'est comme dans les Balkans à une certaine époque. Il est très dangereux de jouer de la sorte dans le Caucase. Vous additionnez Tchétchénie, Daguestan, Abkhazie, Ossétie, Géorgie, puis les pays limitrophes, et cela don- ne une zone extraordinairement instable dans le contexte actuel. »

    PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI DUDZINSKI ( La Voix du Nord )

  • Géorgie: repli pour défendre la capitale Tbilissi

    Les forces russes ont pénétré en territoire géorgien et se sont emparées de Gori, la plus grande ville géorgienne près de l'Ossétie du Sud. Les soldats géorgiens se replient quant à eux près de Mtskheta, situé à 24 km de Tbilissi.

    "Les forces armées géorgiennes ont reçu l'ordre de quitter Gori et de fortifier les positions près de Mtskheta pour défendre la capitale" géorgienne, a précisé le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien. L'agglomération de Gori, ville natale de Joseph Staline, est considérée comme un noeud stratégique en Géorgie, pays montagneux du Caucase.

    Près de 80% de ses habitants ont fui par peur des bombardements russes dans la zone, a annoncé un porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Habituellement, plus de 50'000 personnes y résident.

    Peu avant, le président russe Dmitri Medvedev avait annoncé que les opérations militaires en Ossétie du Sud étaient "en grande partie terminées". Il avait assuré que la capitale de cette région séparatiste géorgienne, Tskhinvali, était "sous le contrôle du contingent renforcé des forces russes de maintien de la paix".

    Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu côté géorgien, les tirs à l'arme lourde et automatique ont été nourris à Tskhinvali. Six hélicoptères de combat géorgiens ont bombardé des cibles aux abords de la ville. L'armée russe a signalé des bombardements de l'aviation et de l'artillerie géorgiennes.

  • Les Européens tentent de convaincre les Russes d'accepter un cessez-le-feu

    TBILISSI — Les Européens tentent de convaincre les Russes d'accepter un cessez-le-feu dans le conflit en Ossétie du Sud. Les chefs des diplomaties française et néerlandaise comptaient gagner lundi Moscou, après Tbilissi où le président Saakachvili a signé l'accord dans la matinée. Mais pour l'heure l'armée russe continue de bombarder le territoire géorgien et exige que les forces géorgiennes désarment en bordure de l'autre province séparatiste d'Abkhazie.

    Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, et son homologue finlandais Alexander Stubb, qui préside l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE), ont fait signer le document à Mikhaïl Saakachvili.

    Selon le président géorgien, les médiateurs européens comptaient se rendre à Moscou dans la journée pour tenter de convaincre les autorités russes d'accepter l'accord. Alors que l'Elysée a annoncé dimanche soir que Nicolas Sarkozy se rendrait à Moscou "dans les prochains jours", l'ambassadeur de Géorgie en France, Mamouka Koudava, a par ailleurs affirmé lundi sur France Info que le président Nicolas Sarkozy se rendrait mardi à Tbilissi avant d'aller à Moscou.

    Alors les troupes géorgiennes se sont retirées dimanche d'Ossétie du Sud, cédant face à la puissance de feu russe, Moscou a accusé Tbilissi de ne pas respecter ses promesses de cessez-le-feu. Et la Russie exige désormais également que la Géorgie désarme ses forces en bordure de l'autre province séparatiste d'Abkhazie.

    Toutefois, le président russe Dimitri Medvedev a estimé que la Russie a achevé "une large partie des efforts pour contraindre les autorités géorgiennes à la paix en Ossétie du Sud", ce qui laisserait entendre que Moscou pourrait accepter l'accord de cessez-le-feu.

    En attendant, le chef de la diplomatie française s'est rendu à Gori, où un raid russe a fait plusieurs morts samedi. Bernard Kouchner a pu voir les bâtiments détruits par les bombardements, avant d'être rejoint par le président géorgien.

    L'aviation russe n'a pas relâché ses bombardements sur la Géorgie. D'après les autorités géorgiennes, ses appareils ont frappé lundi un radar à la périphérie de la capitale Tbilissi, pilonné un terrain d'aviation et visé également le port de Poti, sur la mer Noire, sans faire de victimes. D'après le président géorgien, un bombardement a visé la région de l'aéroport juste une demi-heure avant l'arrivée des émissaires européens.

    Selon le chef du Conseil de sécurité géorgien Alexandre Lomaïa, jusqu'à 50 avions russes ont été recensés en même temps dans le ciel géorgien.

    Les autorités russes assurent que les frappes aériennes visent des lignes de ravitaillement et des installations militaires et ne prennent pas directement pour cible les civils, même si un raid russe sur la ville de Gori a fait plus de 20 morts et de nombreux blessés samedi.

    Le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur Chota Outiachvili a expliqué que les chars russes tentaient de progresser en direction de Gori, en dehors de l'Ossétie du Sud, mais avaient été repoussés par les forces géorgiennes. La ville de Gori, qui compte 50.000 habitants, se trouve sur le principal axe est-ouest du pays.

    Le chef d'état-major adjoint de l'armée russe, le général Anatoli Nogovitsine, a affirmé lundi que la Russie n'avait pas l'intention de s'avancer plus loin en territoire géorgien. Mais dans le même temps, a-t-il expliqué, elle exige que la Géorgie désarme la police de Zugdidi, près de l'Abkhazie, autre région séparatiste protégée par Moscou.

    Le gouvernement géorgien interprétait cette exigence comme la menace d'une offensive russe dans cette région et d'une nouvelle escalade dans le conflit.

    Dimanche, le gouvernement séparatiste d'Abkhazie avait mobilisé l'armée et rappelé les réservistes promettant de repousser les forces russes de la partie nord des gorges de Kodori, la seule région d'Abkhazie encore sous contrôle géorgien.

    Là encore, la Russie envoie des renforts: selon les médias russes, le général Sergueï Chaban a précisé que 9.000 soldats supplémentaires et 350 véhicules blindés étaient arrivés en Abkhazie pour soutenir les forces russes de maintien de la paix. Il a ajouté que les forces russes étaient également prêtes à aider au désarmement des forces géorgiennes dans les gorges.

  • Свободу Караджичу! Танки на Тбилиси! : Political meeting in Moscow

    10 августа в Москве в Новопушкинском сквере прошёл митинг, поводом к которому послужили сразу два трагических события: арест и передача в Гаагский трибунал сербского героя Радована Караджича и начало войны между Россией и Грузией. В мероприятии в общей сложности приняло участие около тысячи молодых людей - из молодёжных патриотических организаций Евразийский Союз Молодёжи, Россия Молодая и "Русский Образ" - аналога сербской радикальной организации "Образ". С трибуны к присутствующим обратились с речами лидер Международного «Евразийского Движения» Александр Дугин, лидер "Русского Образа" политолог Дмитрий Тараторин, депутат Госдумы России, лидер "России Молодой" Максим Мищенко, лидер ЕСМ Валерий Коровин, деятели науки, культуры, представители казачества. 

    Все они говорили о глубокой неслучайности совпадения двух тем мероприятия, поскольку на обоих направлениях - балканском и кавказском сегодня происходит столкновение русской цивилизации с врагом в лице атлантизма и США. Именно изощрённые стратегии последних по глубокому убеждению выступавших являются причинами трагедий сербского и осетинского народов. Для того, чтобы противостоять этому напору, народам, входящим в круг евразийской цивилизации необходимо мужество, историческая память и, главное, решимость политического руководства, которой так часто не достаёт России. "Свободу Караджичу!", "Танки на Тбилиси!", "Слава России! Слава Империи!", "Один за всех и все за одного!" - скандировали собравшиеся.

    Freedom to Karadjich! Tanks to Tbilisi! - the meeting in Moscow

    Today, at the 10th of August, there has been a political meeting in Moscow on the occasion of two tragic events - serbian hero Radovan Karadjich had been put under arrest and delivered to military tribunal in Hague and the war broking out between Georgia and Russia. There have been about 300 young men from Eurasian Youth Union, Young Russia and "Russian Way" taking part in this meeting. The Leader of The Internetional Eurasian Movement Alexander Dugin, the leader of "Russin Way" Dmitrij Taratorin, the delegate of State Dume Maxim Mishenko, the leader of ESM Valery Korovin, cultural workers, representatives from the Cossacks have spoken at a meeting.

     

    All sreakers have indicated the perfect coincidence between two causes of the meeting - in the direction of Balkan both of the Caucasus there is collision between russian civilization and enemy in the person of USA and Atlanticism. They also said, that operations of USA are the causes of Serbian and Ossetian people tragedy. People of Eurasia must have courage, historical memory and determination of political power to resist the the enemy pressure. Here are the slogans of meeting: "Freedom to Karadjich!", "Tanks to Tbilisi!", "For the glory of Russia! For the glory of Empire!", "All for one and one for all!"

  • Ossétie du Sud: les Etats-Unis déplacent des troupes géorgiennes depuis l'Irak vers la Géorgie

     

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    WASHINGTON, 11 août - RIA Novosti. Les Etats-Unis ont procédé dimanche à un déplacement partiel de troupes géorgiennes depuis l'Irak vers la Géorgie par avions militaires de transport, a annoncé lundi la chaîne américaine NBC se référant au commandement de l'armée américaine.

    Selon des médias américains, environ 2.000 militaires géorgiens se trouvent actuellement en Irak. Compte tenu la détérioration de la situation en Ossétie du Sud, le gouvernement géorgien a pris la décision de rappeler une partie de ses soldats d'Irak pour les transférer vers la Géorgie.

    Les Etats-Unis sont en contact étroit avec des militaires russes pour éviter toute confrontation aérienne au cours de cette opération militaire de transport, soulignent des sources officielles américaines.

    Les autorités géorgiennes se sont adressées aux Etats-Unis et au commandement de la coalition militaire internationale en Irak pour effectuer ce transfert de troupes, a noté la chaîne NBC.

  • La guerre vue de Moscou : РТР. Вести. Война на Кавказе продолжается. Заявления российского правительства.

                          

     

  • Caucase : la crainte d'un conflit Est-Ouest

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    Le déclenchement des hostilités en Ossétie du Sud éveille des craintes d'un affrontement Est-Ouest dans la poudrière du Caucase même si ni la Russie ni les Occidentaux ne semblent avoir d'appétit pour une guerre en Géorgie, soulignent samedi les analystes.

    Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a demandé samedi aux parties en conflit en Géorgie de retirer leurs troupes.

    «Ce n'est rien moins qu'une guerre qui menace (...) Nous nous trouvons devant le danger d'un incendie dangereux» risquant de s'étendre dans la région, a-t-il prévenu dans une interview au journal populaire Bild am Sonntag à paraître dimanche.

     

    Le président George W. Bush, qui se trouvait à Pékin, s'est inquiété de la «dangereuse escalade» dans le conflit et a demandé la cessation immédiate des combats. Il a appelé la Russie à oeuvrer en vue de la fin de la crise. «Je suis profondément inquiet face à la situation en Géorgie. Les Etats-Unis prennent cette affaire très au sérieux», a-t-il déclaré.

    Plusieurs milliers de victimes selon les Russes

    Le président américain a eu une conversation téléphonique avec son homologue russe, Dmitri Medvedev,  qui a dénoncé les «actions barbares» de la Géorgie qui ont fait des «milliers de victimes», a rapporté le Kremlin. Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili annonçant de son côté s'être également entretenu au téléphone avec M. Bush, qui a, selon lui, «réitéré son soutien à la Géorgie».

    «La partie géorgienne a commis une agression contre des habitants pacifiques et des soldats russes chargés du maintien de la paix», a dit Dmitri Medvedev à son homologue américain, selon un communiqué du Kremlin. «Ces actions barbares planifiées et accomplies par la direction géorgienne ont fait de nombreuses victimes - il est question de milliers -, des dizaines de milliers de réfugiés, des destructions massives et ont bafoué le droit à la vie d'un peuple entier», a ajouté M. Medvedev.

    Dans cette conversation, le président russe a une nouvelle fois jugé qu'il fallait avant toute chose que Tbilissi procède au «retrait de ses formations armées de la zone de conflit». Le président géorgien Saakachvili a qualifié de «mensonges flagrants» des informations faisant état de 1.500 morts - un bilan évoqué notamment par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov -, affirmant qu'il n'y avait «pratiquement pas de civils tués».

    La maîtrise du pétrole de la mer Caspienne

    Le conflit alarme les Etats-Unis et l'Europe, notamment parce que la Géorgie est un débouché clef pour le pétrole de la Caspienne. Selon le Premier ministre géorgien, Lado Gourgenidze, l'aviation russe aurait effectué samedi un bombardement à proximité de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) qui n'a pas été endommagé. Long de 1 774 km, le BTC achemine le pétrole des champs pétrolifères azerbaïdjanais de la mer Caspienne vers le port turc de Ceyhan sur la Méditerranée avec une capacité de 1,2 million de barils/jour.

    «Les Occidentaux sont à la fois divisés et préoccupés par autre chose. Les Américains seront furieux s'il se confirme que des avions russes ont bombardé une base où le Pentagone avait des conseillers militaires», observe Edward Lucas, auteur de «La Nouvelle Guerre froide». Mais George W. Bush, «un président en fin de règne ne va pas risquer la Troisième guerre mondiale pour la Géorgie», alors qu'il doit déjà faire face aux conflits irakiens et afghans, écrit-il dans une tribune pour le Times samedi.

    La réponse massive des forces russes à une tentative géorgienne de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud vendredi, avec des bombardements bien au delà de la région séparatiste, a poussé le président géorgien Mikhaïl Saakachvili à déclarer «l'état de guerre». Ces affrontements dans un pays pro-occidental, candidat à l'Otan et l'Union européenne, qui a largement bénéficié de l'aide militaire américaine, menacent directement les intérêts occidentaux. Et Tbilissi montre de son côté des signes favorables à une internationalisation du conflit. Mais le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov conteste l'état de guerre et affirme que la Russie cherche à rétablir le statu quo dans la région disputée.

    «Personne n'a intérêt à une escalade militaire»

    Michael Denison
    , professeur associé au centre de recherche en relations internationales Chatham House, juge aussi qu'il est encore trop tôt pour parler de guerre ouverte. «Les Russes ont pénétré sur le territoire géorgien et cela est très réel, mais je ne pense pas que l'objectif des Russes soit de détruire complètement les capacités militaires de la Géorgie. C'est une démonstration côté russe visant à affaiblir les capacité des Géorgiens», estime M. Denison.

    «L'escalade militaire est possible, mais je ne suis pas sûre qu'elle soit inévitable, parce que personne n'y a vraiment intérêt. La Russie n'a pas intérêt à une escalade tout simplement parce qu'il y a un Caucase du Sud, mais il y a aussi un Caucase du Nord, avec un risque de contagion, d'engrenage», souligne de son côté Laure Delcour, directrice de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris.  «Ni l'Union européenne ni les Etats-Unis n'ont envie d'envoyer des forces dans la région», renchérit Michael Denison.

    Pourtant, souligne Christopher Langton, analyste de L'Institut stratégique pour les recherches internationales (IISS), ce conflit est autant «une affaire entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud, qu'entre les Etats-Unis et la Russie». «La Russie est violemment opposée à ce que la Géorgie devienne membre de l'Otan et les Etat-Unis sont allés à la confrontation avec la Russie sur ce sujet», souligne-t-il. Et «si la Géorgie tombe (sous l'influence russe), alors les espoirs européens d'une indépendance énergétique de la Russie s'écrouleront», ajoute Edward Lucas, soulignant que la Géorgie, par où passe l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), est l'unique voie pour acheminer le pétrole de la Caspienne échappant au monopole des routes d'exportations russes.

    Laure Delcour souligne aussi le risque d'un embrasement du Caucase, qui compte d'autres conflits gelés comme l'Abkhazie, autre région séparatiste de Géorgie, ou le Nagorny Karabakh, région disputée entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

    Leparisien.fr avec AFP

  • Les relations entre la Russie, la Géorgie et l'Ossétie du Sud en quelques dates

    Rappel chronologique des relations entre la Russie, la Géorgie et l'Ossétie du Sud:

    LIRE  : http://www.latribune.fr/info/Les-relations-entre-la-Russie--la-Georgie-et-l-Ossetie-du-Sud-en-quelques-dates-310-~-AP-GEORGIE-OSSETIE-RUSSIE-CHRONOLOGIE-$Db=News/News.nsf-$Channel=Monde

  • Conflit en Ossétie du Sud: la Géorgie se déclare en "état de guerre"

     

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    GORI (Géorgie) (AFP) — La Géorgie a déclaré samedi être en "état de guerre", accusant la Russie d'avoir bombardé son territoire, l'armée russe affirmant de son côté s'être emparée de Tskhinvali, la capitale de la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud.

    "J'ai signé un décret sur l'état de guerre", a annoncé le président géorgien Mikheïl Saakachvili au cours d'une réunion du Conseil national de sécurité filmée par la télévision.

    "La Géorgie est en état d'agression militaire totale: par la marine, l'aviation russes, avec des opérations de grande échelle sur le terrain", a-t-il ajouté.

    Cet état de guerre peut être assimilé à une loi martiale, a expliqué à l'AFP le secrétaire du Conseil national de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa.

    "Cela ne peut pas être interprété comme une déclaration de guerre à la Russie. Ce serait ridicule. Nous faisons face à une agression militaire de la Russie et décrétons la loi martiale", a souligné M. Lomaïa.

    L'armée russe a "complètement libéré Tskhinvali des forces militaires géorgiennes", a, quant à lui, affirmé à la mi-journée de Vladikavkaz, dans la république russe d'Ossétie du Nord, le général Vladimir Boldyrev, commandant en chef des forces terrestres.

    L'artillerie géorgienne a de nouveau ouvert le feu samedi vers 13H55 (09H55 GMT) sur Tskhinvali, a rapporté l'agence Interfax citant son correspondant sur place.

    Le chef du gouvernement pro-russe d'Ossétie du Sud Iouri Morozov a confirmé la "libération totale" de la cité, "avec le soutien des forces spéciales de l'armée russe".

    Le président Dmitri Medvedev avait quelques heures auparavant fait savoir qu'une opération militaire des forces russes était en cours.

    "Nos soldats des forces de maintien de la paix et unités qui y ont été ajoutées (des renforts envoyés par Moscou, ndlr) effectuent à l'heure actuelle une opération en vue de contraindre la partie géorgienne à la paix", a dit le chef de l'Etat russe au cours d'une réunion au Kremlin.

    Côté géorgien, la télévision a fait état d'un bombardement samedi matin par l'aviation russe de la ville de Gori, dans le nord de la Géorgie, qui aurait tué un nombre indéterminé de civils et détruit des immeubles d'habitation.

    A l'entrée de la ville, une correspondante de l'AFP a vu une base militaire et deux immeubles d'habitation touchés, desquels des personnes s'enfuyaient, portant des sacs sur leurs épaules, ainsi que de la fumée et des flammes dans la cité même.

    Les forces aériennes russes ont en outre "complètement dévasté le port de Poti sur la mer Noire, site clef pour le transport de ressources énergétiques de la mer Caspienne" vers l'Europe, a assuré le ministère géorgien des Affaires étrangères.

    L'armée russe, qui a reconnu la perte de deux avions de combat, a démenti pour sa part que ses appareils aient visé des "populations civiles en Géorgie". Tbilissi a affirmé de son côté avoir abattu au moins six avions russes.

    Mille six-cents personnes ont été tuées à Tskhinvali à la suite de l'offensive géorgienne, a affirmé de son côté une responsable de ce territoire séparatiste de Géorgie, Mme Irina Gagloïeva.

    Les Géorgiens ont démenti un tel bilan, M. Saakachvili parlant de "mensonges flagrants": il n'y a "pratiquement pas de civils tués", a-t-il martelé.

    Des milliers d'autres habitants d'Ossétie du Sud ont été blessés, toujours d'après les autorités séparatistes.

    Et plus de 30.000 personnes auraient fui l'Ossétie du Sud, franchissant la frontière avec la Russie, d'après le vice-Premier ministre russe Sergueï Sobianine.

    L'ensemble des 2.000 hommes du contingent géorgien se prépare à quitter l'Irak d'ici à trois jours, a par ailleurs annoncé samedi à l'AFP son chef, le colonel Bondo Maïssouradze.

    Le président américain George W. Bush devait faire une déclaration sur le conflit en Ossétie du Sud, samedi à 18H50 heure locale (10H50 GMT) à Pékin.

    Quant au diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, il poursuivra samedi ses consultations internationales.

  • Танки на Тбилиси ! Les Tanks à Tbilissi !

    Конец путинской восьмилетки

    Путинская восьмилетка кончилась 7 августа 2008 года в момент массированной атаки грузин на Цхинвал. Эта восьмилетка была основана на компромиссе: Путин возрождал сувернитете России, почти утраченный в эпоху Горбачева-Ельцина, но уклонялся от лобового столкновения с США и их марионетками на постсоветском пространстве. Даже Медведева избрали в рамках этого компромисса – чтобы не раздражать Вашингтон третьим сроком.

    До последнего (июль 2008) США играли в кошки мышки с Москвой, подсовывая в качестве дымовой завесы разные проекты снятия напряженности и прагматического поиска общих целей. 7 августа наступил момент истины. Путин и Медведев должны дать ясный ответ: они за суверенную Россию или за сохранение отношений с США?

    Этот ультиматум, этот шах сделали американцы, дав отмашку грузинским щенкам атаковать Цхинвал. Время оттяжки самого неприятного и трудного решения для Путина и его курса истекло. Стрелки часов показывают войну. ВОзможно третью мировую.

    На 8 августа полдень никакого решения Москвой до сих пор не принято. Тянут до последнего, видимо еще не веря, что это не сон. Но дальшое уклоняться от выбора невозможно, иначе его сделают за нас.

    Что это за выбор и каковы позиции, между которыми Путин (и Медведев) должен выбирать?

    Выбор предательства

    Если Россия решит не втягиваться в конфликт (как советует пятая колонна проамериканских агентов влияния на верхних этажах власти), и ограничится всхлипами и протестами по поводу безобразий, чинимых грузинами и гуманитарной катастрофы, это будет выбор. Фатальный. Он будет означать, что Россия отказывается от суверенитета.

    Фактически, это все равно, что признать путинскую восьмилетку блефом и пустым пиаром. Россия мгновенно скатится в 90-е и конец 80-х. Все наблюдатели и внутри России и вне ее тут же поймут, что о Москву можно вытирать ноги, что это пыжащийся импотент. В результате нетрудно предсказать следующий виток распада России, начиная с Северного Кавказа и дальше по графику. Про Севастополь можно забыть, а кроме того наши партнеры по СНГ окончательно от нас отвернутся, так как поймут, кто в доме хозяин. И этим хозяином будет Вашингтон.

    Россия лишается не только статуса мировой, но даже региональной державы. Такой выбор равнозначен государственному перевороту или «оранжевой» революции – на сей раз в России. Одним из следущих шагов будет отставка Путина с поста премьера и распад государственности. По сути, это бует конец России.

    Выбор верности

    Какова альтернатива? Признание независимости Южной Осетии (и Абхазии) с последующим включением их в состав России, введение 58 армии, приказ о поражении всех воздушных целей над Южной Осетией со стороны наших систем ПРО, развернутых в Абхазии, ведение войны с Грузией вплоть до взятия Тбилиси, с тем, чтобы потом можно было бы торговаться, на каких условиях его отдать назад.

    В результате этого выбора, Россия жестко ссорится с Вашингтоном и Западной Европой. Начинается международная блокада и изоляция со стороны США. Вместе с тем, Россия доказывает свой статус не только региональной, но мировой державы, способной бросить вызов США и однополярному миру. Это означает возврат России в историю.

     

    Накануне большой войны (Россия под угрозой)

    Можно сравнить сегодняшнюю ситуацию с 22 июня 1945. На нас напали. Без объявления войны. Даже с «объявлением мира». Избежать войны можно. Если сдаться врагам. Южная Осетия – часть России по цивилизационному и политическому выбору. Если мы отдаем ее, у нас каждый может взять, что что угодно.

    Повторяется ситуация с 1991 и 1993 годами. Тогда Россия тоже становилась перед радикальным выбором.

    В августе 1991 решилась судьба СССР. ГКЧП не удержал удара и отступил. В результате распался Советски Союз. К власти в Москве пришли америкакнаские марионетки.

    В 1993 Парламент пытался вернуть Россию к суверенной политике, видя, что Ельцин и реформаторы сдают страну американцам. Ельцин расстрелял Парламент, и страна перешла к очередному циклу распада – воплощенному в северо-кавказском сеператизме (Чечня, Дагестан и т.д.)

    Путин в 1999 отыграл назад. Но окончательного решения не принял.

    Русские сделали выбор, элиты еще нет

    Сейчас снова или-или. Или Россия есть и усиливается, либо она оказывается миражом.

    Для каждого вменяемого россиянина – такого выбора нет. Танки на Тбилиси! – это голос нашей национальной истории.

    Но, увы, наша политическая элита сплошь и рядом по прежнему невменяема. Сети агетов влияния Запада пронизывают российскую власть включая самые болевые центры. Никаких серьезных чисток Путин проводить не стал. Это может сейчас сказаться самым фатальным образом. Сейчас мы увидим, кто чего стоит.

    Кремль.Орг Александр Дугин Aleksandr Dugin Union de la Jeunesse Eurasiatique HTTP://ROSSIA3.RU

  • La Géorgie a perdu le contrôle d'une partie de la capitale ossète (Tbilissi)

     

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    TBILISSI, 8 août 2008 ( AFP ) - La Géorgie a "perdu le contrôle d’une partie" de Tskhinvali, la capitale de la république séparatiste d’Ossétie du Sud, qu’elle avait annoncé avoir repris, a déclaré vendredi à l’AFP le porte-parole du ministre géorgien de l’Intérieur, Chota Outiachvili.

  • Ossétie : la Russie envoie des renforts, Tskhinvali tombé selon Tbilissi

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    La Russie a envoyé aujourd'hui des renforts en Ossétie du Sud, la Géorgie affirmant de son côté avoir pris le contrôle de la capitale de la province séparatiste, Tskhinvali, et avoir abattu deux avions de combat russes.

    Une colonne militaire russe est entrée à partir de la Russie dans la région indépendantiste d'Ossétie du Sud en Géorgie, ont annoncé les agences russes citant des témoins.

    Une journaliste de l'AFP a vu une cinquantaine de chars lourds ainsi que des camions de transport de troupes et de matériel se dirigeant de Vladikavkaz, capitale de la république russe d'Ossétie du Nord, vers l'Ossétie du Sud.

    La Russie a confirmé peu après avoir envoyé des "renforts pour venir en aide aux soldats de la force de maintien de la paix dans la région et contribuer à un arrêt des hostilités", dans un communiqué du ministère russe de la Défense cité par les agences.

    Plus de dix soldats russes des forces de maintien de la paix ont été tués à Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud, dans l'offensive géorgienne, a annoncé vendredi le ministère russe de la Défense, selon les agences russes.

    La Géorgie et la Russie seront "en état de guerre" s'il se confirme que des troupes et des armements russes sont entrés en Ossétie du Sud, a mis en garde le secrétaire du Conseil national de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa, à l'AFP.

    Lire la suite : http://www.lepoint.fr/actualites/ossetie-la-russie-envoie-des-renforts-tskhinvali-tombe-selon/914/0/265833

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  • La CIA peut pavoiser : guerre Géorgie-Russie !

    TSKHINVALI, 7 août - RIA Novosti. La Géorgie a lancé une vaste agression contre l'Ossétie du Sud, a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité de la république non reconnue, Anatoli Barankevitch.

    "De nombreuses unités d'armée géorgiennes se dirigent vers la frontière (de l'Ossétie du Sud)", a-t-il annoncé.

    La situation dans la zone du conflit osséto-géorgien s'est notablement aggravée ces deux derniers jours. Tskhinvali accuse les forces géorgiennes de tirer contre des localités sud-ossètes.

    "Le pilonnage du village de Khetagourovo avec des canons de 152 mm dure depuis deux heures. Le village est en flammes. 27 batteries Grad sont concentrées à Gori, du côté géorgien. Le long de la frontière, l'armée géorgienne entre en mouvement; ce sont autant de témoignages du lancement, par la Géorgie, d'une vaste agression contre notre république", a déclaré M. Barankevitch.

  • « L’esprit de Munich domine le XXe siècle » d’Alexandre Soljenitsyne

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    « Un jour, Dostoïevski a laissé échapper cette énigmatique remarque : « La beauté sauvera le monde. » Qu’est-ce que cela veut dire ? Pendant longtemps, j’ai pensé que ce n’étaient que des mots. Comment était-ce possible ? Quand donc, au cours de notre sanglante Histoire, la beauté a-t-elle sauvé quiconque de quoi que ce soit ? Ennobli, exalté, oui. Mais qui a été sauvé ?

    Il existe, toutefois, une certaine particularité dans l’essence même de la beauté et dans la nature même de l’art : la conviction profonde qu’entraîne une vraie oeuvre d’art est absolument irréfutable, et elle contraint même le coeur le plus hostile à se soumettre.

    On peut parfaitement composer un discours politique apparemment bien fait, écrire un article convaincant, concevoir un programme social ou un système philosophique, en partant d’une erreur ou d’un mensonge. Dans ce cas, ce qui est caché ou déformé n’apparaît pas immédiatement. Un discours, un article ou un programme exactement contraires et un système philosophique construit d’une façon entièrement différente rallieront l’opposition. Et ils sont tout aussi bien construits, tout aussi convaincants. Ce qui explique à la fois la confiance et la défiance qu’ils provoquent.

    Mais une oeuvre d’art porte en soi sa propre confirmation, les oeuvres d’art qui ont cherché la vérité profonde et nous la présentent comme une force vivante s’emparent de nous et s’imposent à nous, et personne, jamais, même dans les âges à venir, ne pourra les réfuter.

    Ainsi cette ancienne trinité que composent la vérité, la bonté et la beauté n’est peut-être pas simplement une formule vide et flétrie, comme nous le pensions aux jours de notre jeunesse présomptueuse et matérialiste. Si les cimes de ces trois arbres convergent, comme le soutiennent les humanistes, mais si les deux troncs trop ostensibles et trop droits que sont la vérité et la bonté sont écrasés, coupés, étouffés, alors peut-être surgira le fantastique, l’imprévisible, l’inattendu, et les branches de l’arbre de beauté perceront et s’épanouiront exactement au même endroit et rempliront ainsi la mission des trois à la fois.

    Alors, la remarque de Dostoïevski « La beauté sauvera le monde » ne serait plus une phrase en l’air, mais une prophétie. Après tout, il est vrai qu’il eut des illuminations fantastiques. Et, dans ce cas, l’art, la littérature peuvent vraiment contribuer à sauver notre monde.

    En plusieurs occasions et dans divers pays, on a assisté à des débats animés, passionnés, subtils, sur la question de savoir si l’artiste doit être libre de vivre pour lui-même ou s’il doit toujours avoir à l’esprit ses devoirs envers la société et s’il doit toujours se mettre à son service. Le discours d’Albert Camus, à l’occasion de la remise de son prix Nobel, est un des plus brillants qui aient été prononcés à ce sujet, et je suis heureux de souscrire à ses conclusions. En fait, depuis plusieurs décennies, la littérature russe s’est gardée de se perdre dans une attitude contemplative, elle a évité les spéculations frivoles. Je n’ai pas honte d’avoir respecté cette tradition, du mieux que j’ai pu. L’idée qu’un écrivain peut faire beaucoup pour la société où il vit et que c’est un devoir pour lui de le faire est depuis longtemps familière à la littérature russe.

    Notre XXe siècle a prouvé qu’il était plus cruel que les siècles précédents, et sa première moitié n’a pas encore effacé ses horreurs. Notre monde est toujours déchiré par les passions de l’âge des cavernes : la cupidité, l’envie, l’emportement, la haine, qui, au cours des ans, ont acquis de nouveaux noms respectables, comme la lutte des classes, l’action des masses, le conflit racial, le combat syndical.

    L’esprit de Munich ne s’est certainement pas estompé dans le passé : ce n’était pas une simple péripétie. Je me risquerais même à dire que l’esprit de Munich domine le XXe siècle.

    Un monde civilisé et timide n’a rien trouvé d’autre à opposer à la renaissance brutale et à visage découvert de la barbarie, que des sourires et des concessions. L’esprit de Munich est une maladie de la volonté chez les peuples nantis. Un état d’âme permanent chez ceux qui se sont abandonnés à la poursuite de la prospérité à tout prix, ceux pour qui le bien-être matériel est devenu le but principal de leur vie sur terre. Ces gens-là - et il y en a beaucoup dans le monde aujourd’hui - ont choisi la passivité et la reculade, afin de prolonger un peu leur train-train quotidien, afin d’éluder la difficulté aujourd’hui. Et demain, vous verrez, tout ira bien. Mais rien n’ira bien. Le prix de la lâcheté est toujours le mal. Nous ne récolterons la victoire que si nous avons le courage de faire des sacrifices.

    Un écrivain n’est pas le juge indifférent de ses compatriotes et de ses contemporains. Il est le complice de tout le mal commis dans son pays ou par ses compatriotes. Si les tanks de son pays ont inondé de sang les rues d’une capitale étrangère, alors les taches brunes, marqueront son visage pour toujours. Si, par une nuit fatale, on a étrangle son ami endormi et confiant, les paumes de ses mains porteront les traces de la corde. Si ses jeunes concitoyens, proclamant joyeusement la supériorité de la dépravation sur le travail honnête, s’adonnent à la drogue, leur haleine fétide se mêlera à la sienne.

    Aurons-nous la témérité de prétendre que nous ne sommes pas responsables des maux que connaît le monde d’aujourd’hui ?

    Et qui, sinon nous, les écrivains, pourra porter un jugement sur nos gouvernements défaillants, et aussi sur le peuple, lui-même, sur sa lâche humiliation, sur sa faiblesse satisfaite ? Qui pourra porter un jugement sur les écarts inconsidérés de la jeunesse et sur les jeunes voyous qui brandissent leurs couteaux ?

    On nous dira : que peut la littérature contre la ruée sauvage de la violence ? Mais n’oublions pas que la violence ne vit pas seule, qu’elle est incapable de vivre seule : elle est intimement associée, par le plus étroit des liens naturels, au mensonge. Et le simple acte de courage d’un homme simple est de refuser le mensonge. Que le monde s’y adonne, qu’il en fasse même sa loi - mais sans moi.

    Les écrivains et les artistes peuvent faire davantage. Ils peuvent vaincre le mensonge. Dans le combat contre le mensonge, l’art a toujours gagné, et il gagnera toujours, ouvertement, irréfutablement, dans le monde entier. Le mensonge peut résister à beaucoup de choses. Pas à l’art.

    Et dès que le mensonge sera confondu, la violence apparaîtra dans sa nudité et dans sa laideur. Et la violence, alors, s’effondrera.

    C’est pourquoi, mes amis, je pense que nous pouvons aider le monde en cette heure brûlante. Non en nous donnant pour excuse de ne pas être armés, non en nous adonnant à une vie futile, mais en partant en guerre.

    Les Russes aiment les proverbes qui ont trait à la vérité. Ceux-ci expriment de façon constante et parfois frappante la dure expérience de leur pays : « Une parole de vérité pèse plus que le monde entier. » »

  • The sins of their fathers

    A relative of Hitler is now Jewish and living in Israêl. So is the son of a Waffen-SS man. Tanya Gold talks to the descendants of Nazis who have embraced Judaism ...

    Two years ago I read a strange little story in an obscure American magazine for Orthodox Jews, claiming that a descendant of Adolf Hitler had converted to Judaism and was living in Israel. I had heard rumours in Jewish circles for years about "the penitents" - children of Nazis who become Jews to try to expiate the sins of their fathers. Could it be true? I dug further and discovered that a man with a family connection to Hitler does indeed live in Israel as an Orthodox Jew. Virtually unnoticed in the English-speaking world, he was exposed seven years ago in an Israeli tabloid. Then he sank from sight. I went to Israel to meet him - and on the way I was plunged into the strange subculture of the Nazi-descended Jews.

    I am walking through the alleys of the Old City of Jerusalem, to meet Aharon Shear-Yashuv. He is the son of a Nazi. And yet he was a senior rabbi in the Israeli armed forces. He lives in an apartment in the Jewish quarter, near the Western Wall. I walk through a pale gold alley; Orthodox Jewish men in long black coats and round fur hats dart past. He opens the door and looks like every other rabbi I have ever met - a black suit, a beard, a questioning shrug. He takes me into his study, settles into a chair, and says, in a thick German accent: "My father was in the Waffen-SS."

    Lire la suite : http://www.guardian.co.uk/world/2008/aug/06/judaism.secondworldwar

    Un des descendants d'Hitler s'est converti au judaïsme

    C'est le quotidien britannique The Guardian qui a retrouvé ce descendant d'Hitler, dont la présence en Israël et la conversion demeuraient une sorte de légende urbaine dans les pays occidentaux. Pas en Israël, curieusement, où un tabloïd avait sorti l'histoire voilà 7 ans. En découle une longue enquête, décortiquée en longueur dans les pages du journal, pour retrouver l'arrière- petit fils du demi-frère d'Hitler. Il ne donnera pas son nom, mais raconte son histoire au journal. Ses parents étaient contre la politique menée par le Führer, lui même s'est senti "embarrassé" quand il a lu Mein Kampf. "Comment les gens ont pu élire quelqu'un qui a écrit un tel livre? C'est lamentable!