30.09.2008
Mondialisation : Un choix entre la peste et le choléra ?

La leçon n’est plus à faire sur les guerres de rapines nécessaires à la survie de ce que l’on nomme pudiquement l’économie de marché au moment même où le « marché » , malgré son cortège d’aventures militaires calculées, s’écroule dans une crise financière d’ampleur mondiale et quémande aux humbles, aux honnêtes gens, aux « non possédants » de se saigner encore plus pour combler ses déficits abyssaux.
Cependant, ce qu’il faut bien mesurer, c’est la contradiction pas si claire à détecter , entre les apparences d’aujourd’hui et la réalité de demain.
Certains commencent à expliquer ( et comment les en blâmer?) qu’à l’évidence, nous arrivons au « seuil d’incompétence » de la mondialisation; Les petites guerres ne suffisent plus pour huiler les vieux systèmes de production féodaux de Washington, les outils bancaires sont caduques, la vision archaïque de l’économie libérale s’estompe pour laisser la place au réalisme social: le capitalisme nationalise ! Après le national bolchevisme voici venir l’heure du bolcho capitalisme. Les lendemains chantent. Les affairistes de Wall Street déclinent le Dow Jones en lisant le Capital de Karl Marx ! Certes, la souffrance et la faim peuvent pousser les peuples à se mettre à espérer un « autre possible » et il est de l’intérêt de leurs dirigeants de les encourager à se gaver d’espoirs opiacés…Cependant, ce que nous démontrent les événements, c’est le déroulement logique et implacable de la nécessité pour le capitalisme d’un choc frontal de système à système contre les sociétés qui refusent la normalisation nécessaire à toute dictature de l’argent.
Tout totalitarisme exige la capitulation sans condition des insoumis. La solution pour survivre aux tensions sociales et financières, n’est pas et n’a jamais été l’alimentation de petits foyers, mais bien le déclenchement d’une grande guerre mondiale sans laquelle précisément, la mondialisation périclitera.
Parlons clair. Les banksters de New York ont réussi à établir les preuves de liaisons insupportables pour eux: l’axe Moscou-New Delhi-Pékin-Téhéran-Caracas (nouveau missile hypersonique indo-russe BrahMos-2, cap sur le Venezuela pour la Marine de guerre russe, construction de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran par la compagnie russe Atomstroyexport, augmentation du "fonds stratégique"pour le Venezuela créé il y a moins d'un an, doté de 4 milliards de dollars déposés par la Chine.)
C’est le premier cercle de résistance. Il couvre un deuxième cercle immédiatement plus explosif et plus complexe: l’axe Islamabad- Kaboul- Bagdad.
La guerre chaude y distribue son lot quotidien de cadavres déchiquetés. Cela se voit. Mais les humiliations et les frustrations accumulées font, qu’à l’intérieur même des appareils d’état, en apparence collaborateurs dociles de l’Oncle Sam , se sont développés des systèmes secrets, opaques, capillaires, qui contournent les politiques de coopération, infiltrent les armées nationales alliées de l’Empire, sabotent les opérations de pacification : échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, multiplication des pôles d’opposition à « l’Occident » au sein du parlement afghan ( progressistes post-communiste, centralistes royalistes, nationalistes pachtounes, islamistes conservateurs), document de La Mecque concernant l’Irak signé entre les chiites et les sunnites rappelant « la défense de l'unité de l'Irak et de son intégrité territoriale » .
Ne nous y trompons pas, le Pentagone n’ignore rien de ces « trahisons » et de ces alliances, au final, funestes pour leurs objectifs. Ce n’est pas par hasard que les destroyers de l'US Navy venus "ravitailler" la Géorgie mouillent désormais à quelques encablures de la base navale russe de Gudauta.
Ce n’est pas à une multiplication de guerres régionales qu’il faut s’attendre de la part des grands brigands impérialistes, mais bien à une marche à la guerre mondiale à cadence forcée.
La mort héroïque de Malalaï Kakar, la Sophie Scholl afghane, musulmane qui dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar illustre tragiquement les futures limites d’un simple positionnement « humaniste » dans la défense du droit des identités et "du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" face à la politique d’agression menée par l’impérialisme US , outil du capitalisme trans-national. Ne nous restera-t-il que le choix entre l’obscurantisme religieux et la machinerie Mac Do Coca à décerveler les peuples? C’est le cadeau empoisonné de la mondialisation . Il est à craindre que cela soit notre sale héritage, notre traité de Versailles pour le XXI ème siècle .
Jean-Marc DESANTI
http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/3542/mondiali...
http://librafrique.com/index.php?option=com_alphacontent&...
http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/30/mondialisatio...
http://www.nationspresse.info/?p=9849
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-23267189.html
http://www.marcfievet.com/article-23269122.html
http://www.houmous.net/2008/10/02/mondialisation-un-choix...
http://www.nation.be:80/web/article.php3?id_article=1813
http://be.novopress.info/?p=4332
http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=co...
http://www.eric-dillies.fr/archive/2008/10/19/mondialisat...

18:37 Ecrit par Ivan dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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28.09.2008
Ukraine: l’exécutif philo-atlantiste est dissous

La coalition philo-atlantiste, au pouvoir à Kiev, a été dissoute. Le président du parlement ukrainien, Arseny Yatseniouk, l’a annoncé, en même temps que la fin du gouvernement formé naguère par les putschistes de la révolution orange. La coalition avait été composée par le parti “Notre Ukraine” du président Viktor Youchtchenko et par le “Bloc” (BYUT) de Ioulia Tymochenko, l’actuel premier ministre. Les déclarations du président du Parlement ont confirmé le divorce entre les deux partis du gouvernement, celui de Youchtchenko et celui de Tymochenko, tous deux alliés lors de la fameuse “révolution orange” mais devenus, ces derniers temps, des rivaux absolus. Malgré toute cette effervescence, le président ukrainien a néanmoins manifesté son espoir de voir la majorité orange se reconstituer. La coalition, espère-t-il, pourrait se voir élargie aux centristes de Vladimir Litvine qui, pourtant, avait déclaré récemment, qu’il ne serait disponible que pour une coalition formée avec le “Parti des Régions” de l’ancien chef de l’exécutif, le pro-russe Viktor Yanoukovitch, et avec le BYUT.
19:59 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Assassinat de Malalaï Kakar : le sacrifice d'une femme afghane

Malalaï Kakar, la policière la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée aujourd'hui, devant son domicile, à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan.
"Malalaï Kakar a été la cible de tirs d'hommes armés ce matin, entre 7 heures et 8 heures, devant sa maison, alors qu'elle se rendait à son travail. Elle est morte sur le coup et son fils a été blessé", a déclaré à l'AFP Zalmay Ayoobi, porte-parole du gouverneur de Kandahar.
Un porte-parole des talibans a revendiqué cet assassinat. "Malalaï Kakar était l'une de nos cibles et nous avons aujourd'hui réussi à l'éliminer", a déclaré à l'AFP par téléphone, Yousuf Ahmadi.
Malalaï Kakar, âgée de près de 40 ans, était mère de six enfants. Elle avait le grade de capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 1980, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, qui avaient interdit aux femmes de travailler, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime, fin 2001.
Elle avait fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. "Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée à Kandahar, on savait qu'elle était très courageuse", a indiqué une source de la police de Kandahar qui a requis l'anonymat.
Son prénom renvoie d'ailleurs à une héroïne afghane légendaire de la guerre contre les Britanniques, à la fin du XIXe siècle.
Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'intérieur. La police afghane compte environ 82 000 policiers, dont seulement quelques centaines de femmes.

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27.09.2008
SYRIE : Attentat meurtrier à Damas. Le bilan provisoire fait état de 17 morts

L’attentat le plus meurtrier depuis les années 1980 a frappé la Syrie, tôt ce matin. Une voiture bourrée de plus de 200 kilogrammes d’explosif a visé une permanence des forces de l’ordre, sur la route de l’aéroport international de Damas, au sud de la capitale.
Selon les télévisions « Al Jazeera » et « Al Arabiya », le bilan de l’explosion est de 17 morts et de 14 blessés, mais ce bilan pourrait s’alourdir, certains blessés sont gravement atteints.
Les autorités syriennes affirment que toutes les victimes sont des civils. L’agence SANA précise que la voiture a explosé sur une route qui mène également à la tombe de Sayyeda-Zeinab, un lieu de culte chiite très fréquenté par les pèlerins (très souvent Iraniens, Irakiens et Libanais.
Il est permis de s’interroger sur l’identité des commanditaires de cet attentat, en attendant les résultats de l’enquête qui ne seront probablement jamais communiqués. En effet, Damas avait promis de rendre publiques les conclusions de l’enquête sur l’assassinat du responsable du Hezbollah Imad Maghnieh, tué en février dernier. Mais sept mois après les faits, aucune information n’a encore filtré sur cet assassinat. De même, l’exécution du conseiller du président Bachar Al-Assad, le général Mohammed Sleimane, tué à Tartous début août, reste un mystère, de même que la liquidation de deux responsables du Hamas, proches de Khaled Mechaal, morts dans des conditions suspectes.
De ce fait, la Syrie serait le théâtre d’une guerre secrète qui voit s’affronter plusieurs pays et de nombreux services secrets. Ils utilisent avec le régime syrien les mêmes moyens qu’il a lui-même développés et utilisés à leur encontre, à savoir le terrorisme. Ainsi, l’Irak, Israël, l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Etats-Unis, la Jordanie, le Liban... font partie des accusés, sans oublier les mouvements terroristes islamistes liés à Al-Qaïda. A ce lot s’ajoute l’Iran qui n’apprécie pas l’ouverture syrienne sur l’Occident et ses négociations avec Israël. Le Hezbollah peut aussi avoir un compte à régler avec Damas, soupçonné d’avoir sacrifié Imad Maghnieh sur l’autel de son rapprochement avec l’Occident.
Il convient aussi de préciser que l’attentat survient à quelques semaines du lancement du Tribunal international pour juger les commanditaires de l’assassinat de Rafic Hariri. Plusieurs responsables syriens impliqués dans cet assassinat, directement ou indirectement, ont été liquidés, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Ghazi Kanaan et son frère, Imad Maghnieh et Mohammed Sleimane. De ce fait, l’attentat de ce matin pourrait avoir visé d’autres responsables, comme Rustom Ghazalé par exemple (pour mémoire, lire nos informations du 27 mars 2007), dans l’objectif d’effacer définitivement leurs témoignages et de sauver le régime. L’identité des victimes permettrait de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse.
L’autre hypothèse qui retient l’attention des spécialistes est liée à l’appel lancé hier par le Hamas depuis Gaza, invitant les Palestiniens à multiplier les attentats à Jérusalem. La réponse israélienne serait ainsi venue directement aux commanditaires du Hamas, les Syriens.
Une autre hypothèse ne devrait pas être écartée, à savoir celle liée à la prise d’otages en Egypte. Le Caire, qui soupçonne la Syrie de manipuler le terrorisme dans l’ensemble de la région, peut avoir riposté à l’enlèvement des touristes sur son territoire par un commando venu de « nulle part ».
En tout état de cause, la seule chose est certaine, aujourd’hui, c’est que la Syrie commence à déguster les affres du terrorisme aveugle qu’elle a développé et exploité depuis des décennies au Liban, en Irak, en Israël, voire même en France et dans le Golfe.
MediArabe.info
13:09 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains : le chef d'état-major américain appelle au calme
WASHINGTON - Le chef d'état-major américain, l'amiral Michael Mullen, a cherché vendredi à apaiser les tensions entre Washington et Islamabad après un incident entre leurs armées jeudi à la frontière afghano-pakistanaise, en appelant au "travail d'équipe" et au "calme".
"Aujourd'hui plus que jamais est le temps du travail d'équipe, du calme" dans la lutte contre les talibans et Al-Qaïda, qui selon Washington et nombre d'experts ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.
Il a par ailleurs indiqué avoir "reçu des assurances de la part des dirigeants militaires pakistanais qu'il n'existe aucune intention ou projet de tirer sur les forces armées américaines", lors d'une rencontre la semaine dernière avec le chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, et a dit qu'il n'avait pas de raison de croire que ces relations avaient changé depuis.
Ces propos interviennent au lendemain d'échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, après des tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains. Les Etats-Unis assurent qu'ils étaient en territoire afghan et n'ont jamais franchi la frontière, Islamabad jure lui qu'ils étaient au Pakistan.
"Personne ne peut tirer profit de malentendus entre nous, ou d'une rhétorique dure ou d'un conflit ouvert. Nous combattons tous le même ennemi", a insisté l'amiral Mullen.
"Je reste persuadé que les chefs militaires pakistanais comprennent la nature du problème et travaillent dur pour l'éliminer", a souligné l'amiral Mullen, en saluant les récents efforts entrepris par l'armée pakistanaise pour déloger les insurgés de leur côté de la frontière.
Les militaires ont affirmé vendredi avoir tué plus d'un millier de combattants islamistes, dont cinq de leurs chefs, depuis le lancement en août d'une grande offensive dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, frontalières avec l'Afghanistan.
L'amiral Mullen a rappelé que l'état-major avait entrepris "un examen de notre stratégie militaire dans la région frontalière, côté afghan mais aussi côté paksitanais, pour identifier les problèmes mais aussi trouver des solutions multilatérales".
"Nous travaillons dur pour améliorer la coordination des deux côtés de la frontière", et "nous avons eu des réunions tripartites" entre Américains, Pakistanais et Afghans, a souligné le chef d'état-major américain.
Il s'est dit "encouragé" par la proposition du minsitre afghan de la Défense d'établir une force conjointe afghano-pakistanaise pour patrouiller à la frontière. "C'est précisément le genre de coopération dont nous avons besoin", a-t-il dit.
Il a toutefois affirmé que la solution n'était pas uniquement militaire, mais aussi économique, alors que le Pakistan est en difficultés.
L'incident de jeudi a avivé les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant son allié-clé dans sa "guerre contre le terrorisme", ce dernier accusant les forces américaines en Afghanistan de multiplier ces derniers temps les tirs de missiles par des avions sans pilote (drones) sur son territoire contre les talibans et des combattants d'Al-Qaïda, en violant sa souveraineté.
©AFP
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26.09.2008
"Fusionman" survole la Manche


Équipé d'une aile individuelle et de quatre réacteurs, le Suisse Yves Rossy - alias "Fusionman" - a réussi sa première traversée de la Manche, vendredi. Cet ancien pilote militaire de Mirage III s'est fait larguer de Calais à partir d'un petit avion, entre 2.500 et 3.000 mètres d'altitude au-dessus de la Manche, avant de déployer ses ailes et de mettre les gaz en direction des côtes anglaises. Il a couvert les 35 kilomètres en une dizaine de minutes, avant d'atterrir non loin de Douvres dans un champ, côté anglais, après avoir déployé un parachute.
L'aile en carbone de "Fusionman", d'une envergure de trois mètres, qui ne permet de voler qu'une dizaine de minutes, compte tenu de la petite taille du réservoir de kérosène (30 litres), peut permettre d'atteindre des pointes à 300 km/h.
Actuellement pilote de ligne, Yves Rossy, âgé de 49 ans, est devenu en 2004 le premier homme à voler avec une aile en carbone munie de quatre réacteurs fixée sur son dos . Amateur de sensations fortes, il a plus de 1.000 sauts en parachute, skysurf et autres prototypes à son actif.
16:22 Ecrit par Ivan dans Figures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.09.2008
Soros : la crise n'est pas finie !
19:23 Ecrit par Ivan dans document choc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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George W. Bush : " une longue et douloureuse récession"

Face aux réticences du Congrès sur son plan de sauvetage de l'industrie financière, George W. Bush met en garde contre un scénario catastrophe qui se terminerait par une "longue et douloureuse récession" aux Etats-Unis.
Attisant le sentiment d'urgence, le président américain est intervenu mercredi soir à la télévision pour demander aux parlementaires d'agir le plus vite possible pour sauver l'économie américaine.
"Notre économie toute entière est en danger", a lancé George Bush qui entendait montrer que l'heure est grave. "Sans action immédiate du Congrès, l'Amérique risque de céder à la panique financière et un scénario alarmant se déroulerait", a-t-il averti dans une allocution de 12 minutes depuis la Maison Blanche. "Nous ne pouvons pas laisser arriver cela".
Le président américain a donc pris l'initiative inédite d'inviter jeudi à la Maison Blanche les candidats à la présidentielle John McCain et Barack Obama et les principaux responsables républicains et démocrates des deux chambres du Congrès, pour travailler à un compromis sur le plan de sauvetage de l'économie présenté en fin de semaine dernière par le gouvernement.
Ce plan sans précédent de 700 milliards de dollars (475,8 milliards d'euros) destiné à racheter les actifs douteux des banques entre autres, a rencontré le scepticisme des parlementaires, notamment au sein du propre parti de George W. Bush.
Nombre de conservateurs républicains s'étranglent devant le coût de l'opération et le principe d'une intervention aussi massive du gouvernement dans le secteur privé. Même si chacun s'accorde sur la nécessité d'agir pour enrayer la crise financière, l'administration Bush a été forcée d'accepter chaque jour de nouvelles modifications, exigés par les parlementaires de droite comme de gauche.
Peu habitué d'ordinaire à faire ainsi pression sur le Congrès, George W. Bush s'est efforcé mercredi soir de rassurer les conservateur, soulignant sa réticence à engager l'argent du contribuable pour aider des compagnies ayant pris de mauvaises décisions. Il a expliqué que le plan de sauvetage n'était pas destiné à aider des entreprises particulières mais l'économie et promis que leurs patrons ne seraient pas récompensés.
"Devant une situation chaque jour de plus en plus précaire, j'étais face à un choix: intervenir avec une action spectaculaire du gouvernement ou rester en retrait et laisser les actions irresponsables de quelques-uns miner la sécurité financière de tous", a justifié le président, se transformant en professeur d'économie pour expliquer la crise en remontant jusqu'aux origines une décennie plus tôt.
Le président a expliqué qu'il fallait aider le gouvernement à racheter les actifs dévalorisés pour que le robinet du crédit puisse être rouvert, afin que l'économie reparte de l'avant.
S'il a reconnu que des décisions risquées et peu avisées avaient été prises, George Bush s'est gardé de montrer du doigt des responsables précis, qu'il s'agisse de son administration, des géants du crédit hypothécaire comme Fannie Mae ou Freddie Mac ou des firmes de Wall Street ayant bâti des fortunes en spéculant sur des titres fondés sur des crédits hypothécaires à risque. Il a ainsi parlé de banques d'investissement qui "se sont retrouvées plombées" par ces actifs pourris que le gouvernement propose aujourd'hui de racheter et de banques "qui se sont retrouvées" avec des comptes douteux.
Canadian P
15:11 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.09.2008
Chavez expulse et tente d’étêter l’hydre
Vendredi dernier, pour « ingérence dans les affaires intérieures », le gouvernement d’Hugo CHAVEZ a expulsé 2 membres de Human Rignts Watch : le directeur exécutif de la division américaine, José Miguel VIVANCO, chilien, et le conseiller de cette même division Daniel WILKINSON.
Hugo CHAVEZ, lors d’un rassemblement, a décrit VIVANCO : « Un de ces personnages qui vont dans le monde entier faire le sale boulot reçu des ordres de l’empire américain ».
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas MADURO a déclaré : « Nous n’allons pas tolérer la venue de tout étranger qui tenterait de salir la dignité ».
L’Assemblée Nationale met en avant le fait que HRW fait partie du plan de déstabilisation visant à créer une mouture d’opinion favorable à un climat d’instabilité.
HRW est accusée, sous couvert de préoccupations « humanitaires », d’avoir un lien avec la volonté d’impérialisme capitaliste et de favoriser les coups d’état. En 2003, l’ONG HRW avait entamé une campagne contre la loi de Responsabilité sociale à la Radio et à la Télévision et avait même demandé au président CHAVEZ d’intervenir dans le législatif pour faire retirer la loi. Elle est également intervenue pour jeter le trouble quand CHAVEZ a consulté le peuple sur la Constitution.
HRW ne dit rien, ne répond pas, au sujet des coups d’état. Par contre, elle s’oblige à préciser qu’elle ne reçoit aucune aide de gouvernement !
HRW fut créé en 1978 comme instrument de propagande anti-soviétique et son influence pesa lourdement sur la partition de la Yougoslavie entre 1991 et 1995.
HRW est financée en grande partie par Georges SOROS, le méga-spéculateur qui sait toujours renforcer ses positions capitalistiques à travers le monde, grand défenseur de la dépénalisation de la drogue, qui a su étendre ses tentacules de l’Afghanistan en Amérique Latine où, en avril dernier, il a financé directement la « Commission latino-américaine pour la drogue et la démocratie », présidée par Fernando CARDOSO, président du Brésil de 1995 à 2003. Cette commission part du fait que l’éradication des cultures ayant échoué, que le coût en est exorbitant, il est plus intéressant de décriminaliser (terme plus doux que légaliser) la drogue.
CHAVEZ a aussi trouvé Georges SOROS sur un autre terrain : il a eu fort à faire avec le mouvement étudiant d’opposition qui a des liens avec l’organisation serbe CANVAS (ex-OTPOR) que SOROS avait financé pour faire tomber le dictateur serbe Slobodan MILOSEVIC en 2000.
Et pendant ce temps, SOROS, avance ses pions sur l’échiquier du monde.
JO
17:56 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Obama et McCain sont les figurants du roi Henry Paulson

À J - 43 de l'élection présidentielle, la crise financière qui continue de secouer les États-Unis, et qui a entraîné lundi la plus forte chute de la Bourse de New York en une seule journée (- 372.75 points) a déjà eu une conséquence pour le moins paradoxale. Depuis le week-end, un visiteur débarquant d'une autre planète pourrait être excusé de faire erreur sur la personne du principal dirigeant du pays. George W. Bush, président en titre, a pratiquement disparu de la circulation et son vice-président, Dick Cheney, est invisible. Les deux rivaux qui se disputent la place de Bush, Barack Obama et John McCain, ont l'air de figurants qui ne sont d'ailleurs pas très sûrs du rôle qui leur est dévolu dans le drame qui se joue. Leurs colistiers, Joe Biden et Sarah Palin, sont hors de vue. Celui que l'on voit et entend sur tous les écrans, dont le nom et les propos sont cités à tout propos, et qui est visiblement en charge du gouvernement dans la tempête qui fait rage, est l'homme dont le visage s'étale à la une de l'hebdomadaire Newsweek qui l'a couronné comme "le roi Henry", aussi connu sous le nom de Hank Paulson.
Le naufrage de Wall Street et la menace d'une Grande Dépression qui continue de peser sur la première économie de la planète (et par extension sur l'ensemble de l'économie mondialisée) a fait du 75e secrétaire au Trésor l'homme le plus puissant des États-Unis, et la face visible d'une dyarchie dont l'autre tête est Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale (la Fed). "Nous voilà entrés dans l'administration Paulson-Bernanke", remarquait dès dimanche l'éditorialiste conservateur du Washington Post , George Will.
Le duo Paulson-Bernanke a pris le commandement de la plus vaste opération de nationalisation de l'histoire, et d'une véritable "révolution de septembre" qui a fait passer le pouvoir financier de New York à Washington, des marchés de Wall Street au gouvernement de Pennsylvania Avenue, l'axe central de la capitale américaine sur lequel donnent le département du Trésor et la Réserve fédérale, sis de part et d'autre de la Maison-Blanche. Paulson et Bernanke ont présenté samedi au Congrès un plan de sauvetage de l'économie en forme d'ultimatum. Les élus sont pressés de l'entériner d'ici vendredi, sous peine de voir l'Amérique sombrer dans la Dépression...
LIRE LA SUITE : http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/obama-et-mcca...
17:39 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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