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  • Mondialisation : Un choix entre la peste et le choléra ?

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    La leçon n’est plus à faire sur les guerres de rapines nécessaires à la survie de ce que l’on nomme pudiquement l’économie de marché au moment même où le « marché » , malgré son cortège d’aventures militaires calculées, s’écroule dans une crise financière d’ampleur mondiale et quémande aux humbles, aux honnêtes gens, aux « non possédants » de se saigner encore plus pour combler ses déficits abyssaux.

    Cependant, ce qu’il faut bien mesurer, c’est la contradiction pas si claire à détecter , entre les apparences d’aujourd’hui et la réalité de demain.

    Certains commencent à expliquer ( et comment les en blâmer?) qu’à l’évidence, nous arrivons au « seuil d’incompétence » de la mondialisation; Les petites guerres ne suffisent plus pour huiler les vieux systèmes de production féodaux de Washington, les outils bancaires sont caduques, la vision archaïque de l’économie libérale s’estompe pour laisser la place au réalisme social: le capitalisme nationalise ! Après le national bolchevisme voici venir l’heure du bolcho capitalisme. Les lendemains chantent. Les affairistes de Wall Street déclinent le Dow Jones en lisant le Capital de Karl Marx ! Certes, la souffrance et la faim peuvent pousser les peuples à se mettre à espérer un « autre possible » et il est de l’intérêt de leurs dirigeants de les encourager à se gaver d’espoirs opiacés…Cependant, ce que nous démontrent les événements, c’est le déroulement logique et implacable de la nécessité pour le capitalisme d’un choc frontal de système à système contre les sociétés qui refusent la normalisation nécessaire à toute dictature de l’argent.

    Tout totalitarisme exige la capitulation sans condition des insoumis. La solution pour survivre aux tensions sociales et financières, n’est pas et n’a jamais été l’alimentation de petits foyers, mais bien le déclenchement d’une grande guerre mondiale sans laquelle précisément, la mondialisation périclitera.

    Parlons clair. Les banksters de New York ont réussi à établir les preuves de liaisons insupportables pour eux: l’axe Moscou-New Delhi-Pékin-Téhéran-Caracas (nouveau missile hypersonique indo-russe BrahMos-2, cap sur le Venezuela pour la Marine de guerre russe, construction de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran par la compagnie russe Atomstroyexport, augmentation du "fonds stratégique"pour le Venezuela créé il y a moins d'un an, doté de 4 milliards de dollars déposés par la Chine.)

    C’est le premier cercle de résistance. Il couvre un deuxième cercle immédiatement plus explosif et plus complexe: l’axe Islamabad- Kaboul- Bagdad.

    La guerre chaude y distribue son lot quotidien de cadavres déchiquetés. Cela se voit. Mais les humiliations et les frustrations accumulées font, qu’à l’intérieur même des appareils d’état, en apparence collaborateurs dociles de l’Oncle Sam , se sont développés des systèmes secrets, opaques, capillaires, qui contournent les politiques de coopération, infiltrent les armées nationales alliées de l’Empire, sabotent les opérations de pacification : échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, multiplication des pôles d’opposition à « l’Occident » au sein du parlement afghan ( progressistes post-communiste, centralistes royalistes, nationalistes pachtounes, islamistes conservateurs), document de La Mecque concernant l’Irak signé entre les chiites et les sunnites rappelant « la défense de l'unité de l'Irak et de son intégrité territoriale » .

    Ne nous y trompons pas, le Pentagone n’ignore rien de ces « trahisons » et de ces alliances, au final, funestes pour leurs objectifs. Ce n’est pas par hasard que les destroyers de l'US Navy venus "ravitailler" la Géorgie mouillent désormais à quelques encablures de la base navale russe de Gudauta.

    Ce n’est pas à une multiplication de guerres régionales qu’il faut s’attendre de la part des grands brigands impérialistes, mais bien à une marche à la guerre mondiale à cadence forcée.

    La mort héroïque de Malalaï Kakar, la Sophie Scholl afghane, musulmane qui dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar illustre tragiquement les futures limites d’un simple positionnement « humaniste » dans la défense du droit des identités et "du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" face à la politique d’agression menée par l’impérialisme US , outil du capitalisme trans-national. Ne nous restera-t-il que le choix entre l’obscurantisme religieux et la machinerie Mac Do Coca à décerveler les peuples? C’est le cadeau empoisonné de la mondialisation . Il est à craindre que cela soit notre sale héritage, notre traité de Versailles pour le XXI ème siècle .

    Jean-Marc DESANTI

    http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/3542/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://librafrique.com/index.php?option=com_alphacontent&section=1&cat=1&task=view&id=459&Itemid=99999999

    http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/30/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nationspresse.info/?p=9849

    http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-23267189.html

    http://www.marcfievet.com/article-23269122.html

    http://www.houmous.net/2008/10/02/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nation.be:80/web/article.php3?id_article=1813

    http://be.novopress.info/?p=4332

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2418&Itemid=116

    http://www.eric-dillies.fr/archive/2008/10/19/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera.html

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    Merci à F Galéa dont UN DES TABLEAUX SERA EXPOSE AU GRAND PALAIS à PARIS EN NOVEMBRE 2008....SALON DES ARTISTES FRANCAIS...
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  • Ukraine: l’exécutif philo-atlantiste est dissous

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    La coalition philo-atlantiste, au pouvoir à Kiev, a été dissoute. Le président du parlement ukrainien, Arseny Yatseniouk, l’a annoncé, en même temps  que la fin du gouvernement formé naguère par les putschistes de la révolution orange. La coalition avait été composée par le parti “Notre Ukraine” du président Viktor Youchtchenko et par le “Bloc” (BYUT) de Ioulia Tymochenko, l’actuel premier ministre. Les déclarations du président du Parlement ont confirmé le divorce entre les deux partis du gouvernement, celui de Youchtchenko et celui de Tymochenko, tous deux alliés lors de la fameuse “révolution orange” mais devenus, ces derniers temps, des rivaux absolus. Malgré toute cette effervescence, le président ukrainien a néanmoins manifesté son espoir de voir la majorité orange se reconstituer. La coalition, espère-t-il, pourrait se voir élargie aux centristes de Vladimir Litvine qui, pourtant, avait déclaré récemment, qu’il ne serait disponible que pour une coalition formée avec le “Parti des Régions”  de l’ancien chef de l’exécutif, le pro-russe Viktor Yanoukovitch, et avec le BYUT.

     

    Lire la suite (Euro-Synergies)...

  • Assassinat de Malalaï Kakar : le sacrifice d'une femme afghane

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    Malalaï Kakar, la policière la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée aujourd'hui, devant son domicile, à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan.

    "Malalaï Kakar a été la cible de tirs d'hommes armés ce matin, entre 7 heures et 8 heures, devant sa maison, alors qu'elle se rendait à son travail. Elle est morte sur le coup et son fils a été blessé", a déclaré à l'AFP Zalmay Ayoobi, porte-parole du gouverneur de Kandahar.

    Un porte-parole des talibans a revendiqué cet assassinat. "Malalaï Kakar était l'une de nos cibles et nous avons aujourd'hui réussi à l'éliminer", a déclaré à l'AFP par téléphone, Yousuf Ahmadi.

    Malalaï Kakar, âgée de près de 40 ans, était mère de six enfants. Elle avait le grade de capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 1980, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, qui avaient interdit aux femmes de travailler, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime, fin 2001.

    Elle avait fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. "Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée à Kandahar, on savait qu'elle était très courageuse", a indiqué une source de la police de Kandahar qui a requis l'anonymat.

    Son prénom renvoie d'ailleurs à une héroïne afghane légendaire de la guerre contre les Britanniques, à la fin du XIXe siècle.

    Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'intérieur. La police afghane compte environ 82 000 policiers, dont seulement quelques centaines de femmes.

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  • SYRIE : Attentat meurtrier à Damas. Le bilan provisoire fait état de 17 morts

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    L’attentat le plus meurtrier depuis les années 1980 a frappé la Syrie, tôt ce matin. Une voiture bourrée de plus de 200 kilogrammes d’explosif a visé une permanence des forces de l’ordre, sur la route de l’aéroport international de Damas, au sud de la capitale.

    Selon les télévisions « Al Jazeera » et « Al Arabiya », le bilan de l’explosion est de 17 morts et de 14 blessés, mais ce bilan pourrait s’alourdir, certains blessés sont gravement atteints.

    Les autorités syriennes affirment que toutes les victimes sont des civils. L’agence SANA précise que la voiture a explosé sur une route qui mène également à la tombe de Sayyeda-Zeinab, un lieu de culte chiite très fréquenté par les pèlerins (très souvent Iraniens, Irakiens et Libanais.

    Il est permis de s’interroger sur l’identité des commanditaires de cet attentat, en attendant les résultats de l’enquête qui ne seront probablement jamais communiqués. En effet, Damas avait promis de rendre publiques les conclusions de l’enquête sur l’assassinat du responsable du Hezbollah Imad Maghnieh, tué en février dernier. Mais sept mois après les faits, aucune information n’a encore filtré sur cet assassinat. De même, l’exécution du conseiller du président Bachar Al-Assad, le général Mohammed Sleimane, tué à Tartous début août, reste un mystère, de même que la liquidation de deux responsables du Hamas, proches de Khaled Mechaal, morts dans des conditions suspectes.

    De ce fait, la Syrie serait le théâtre d’une guerre secrète qui voit s’affronter plusieurs pays et de nombreux services secrets. Ils utilisent avec le régime syrien les mêmes moyens qu’il a lui-même développés et utilisés à leur encontre, à savoir le terrorisme. Ainsi, l’Irak, Israël, l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Etats-Unis, la Jordanie, le Liban... font partie des accusés, sans oublier les mouvements terroristes islamistes liés à Al-Qaïda. A ce lot s’ajoute l’Iran qui n’apprécie pas l’ouverture syrienne sur l’Occident et ses négociations avec Israël. Le Hezbollah peut aussi avoir un compte à régler avec Damas, soupçonné d’avoir sacrifié Imad Maghnieh sur l’autel de son rapprochement avec l’Occident.

    Il convient aussi de préciser que l’attentat survient à quelques semaines du lancement du Tribunal international pour juger les commanditaires de l’assassinat de Rafic Hariri. Plusieurs responsables syriens impliqués dans cet assassinat, directement ou indirectement, ont été liquidés, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Ghazi Kanaan et son frère, Imad Maghnieh et Mohammed Sleimane. De ce fait, l’attentat de ce matin pourrait avoir visé d’autres responsables, comme Rustom Ghazalé par exemple (pour mémoire, lire nos informations du 27 mars 2007), dans l’objectif d’effacer définitivement leurs témoignages et de sauver le régime. L’identité des victimes permettrait de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse.

    L’autre hypothèse qui retient l’attention des spécialistes est liée à l’appel lancé hier par le Hamas depuis Gaza, invitant les Palestiniens à multiplier les attentats à Jérusalem. La réponse israélienne serait ainsi venue directement aux commanditaires du Hamas, les Syriens.

    Une autre hypothèse ne devrait pas être écartée, à savoir celle liée à la prise d’otages en Egypte. Le Caire, qui soupçonne la Syrie de manipuler le terrorisme dans l’ensemble de la région, peut avoir riposté à l’enlèvement des touristes sur son territoire par un commando venu de « nulle part ».

    En tout état de cause, la seule chose est certaine, aujourd’hui, c’est que la Syrie commence à déguster les affres du terrorisme aveugle qu’elle a développé et exploité depuis des décennies au Liban, en Irak, en Israël, voire même en France et dans le Golfe.

    MediArabe.info

  • Tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains : le chef d'état-major américain appelle au calme

    avi_ar_100207.jpgWASHINGTON - Le chef d'état-major américain, l'amiral Michael Mullen, a cherché vendredi à apaiser les tensions entre Washington et Islamabad après un incident entre leurs armées jeudi à la frontière afghano-pakistanaise, en appelant au "travail d'équipe" et au "calme".

    "Aujourd'hui plus que jamais est le temps du travail d'équipe, du calme" dans la lutte contre les talibans et Al-Qaïda, qui selon Washington et nombre d'experts ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

    Il a par ailleurs indiqué avoir "reçu des assurances de la part des dirigeants militaires pakistanais qu'il n'existe aucune intention ou projet de tirer sur les forces armées américaines", lors d'une rencontre la semaine dernière avec le chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, et a dit qu'il n'avait pas de raison de croire que ces relations avaient changé depuis.

    Ces propos interviennent au lendemain d'échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, après des tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains. Les Etats-Unis assurent qu'ils étaient en territoire afghan et n'ont jamais franchi la frontière, Islamabad jure lui qu'ils étaient au Pakistan.

    "Personne ne peut tirer profit de malentendus entre nous, ou d'une rhétorique dure ou d'un conflit ouvert. Nous combattons tous le même ennemi", a insisté l'amiral Mullen.

    "Je reste persuadé que les chefs militaires pakistanais comprennent la nature du problème et travaillent dur pour l'éliminer", a souligné l'amiral Mullen, en saluant les récents efforts entrepris par l'armée pakistanaise pour déloger les insurgés de leur côté de la frontière.

    Les militaires ont affirmé vendredi avoir tué plus d'un millier de combattants islamistes, dont cinq de leurs chefs, depuis le lancement en août d'une grande offensive dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, frontalières avec l'Afghanistan.

    L'amiral Mullen a rappelé que l'état-major avait entrepris "un examen de notre stratégie militaire dans la région frontalière, côté afghan mais aussi côté paksitanais, pour identifier les problèmes mais aussi trouver des solutions multilatérales".

    "Nous travaillons dur pour améliorer la coordination des deux côtés de la frontière", et "nous avons eu des réunions tripartites" entre Américains, Pakistanais et Afghans, a souligné le chef d'état-major américain.

    Il s'est dit "encouragé" par la proposition du minsitre afghan de la Défense d'établir une force conjointe afghano-pakistanaise pour patrouiller à la frontière. "C'est précisément le genre de coopération dont nous avons besoin", a-t-il dit.

    Il a toutefois affirmé que la solution n'était pas uniquement militaire, mais aussi économique, alors que le Pakistan est en difficultés.

    L'incident de jeudi a avivé les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant son allié-clé dans sa "guerre contre le terrorisme", ce dernier accusant les forces américaines en Afghanistan de multiplier ces derniers temps les tirs de missiles par des avions sans pilote (drones) sur son territoire contre les talibans et des combattants d'Al-Qaïda, en violant sa souveraineté.

    ©AFP

  • "Fusionman" survole la Manche

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    Équipé d'une aile individuelle et de quatre réacteurs, le Suisse Yves Rossy - alias "Fusionman" - a réussi sa première traversée de la Manche, vendredi. Cet ancien pilote militaire de Mirage III s'est fait larguer de Calais à partir d'un petit avion, entre 2.500 et 3.000 mètres d'altitude au-dessus de la Manche, avant de déployer ses ailes et de mettre les gaz en direction des côtes anglaises. Il a couvert les 35 kilomètres en une dizaine de minutes, avant d'atterrir non loin de Douvres dans un champ, côté anglais, après avoir déployé un parachute.

    L'aile en carbone de "Fusionman", d'une envergure de trois mètres, qui ne permet de voler qu'une dizaine de minutes, compte tenu de la petite taille du réservoir de kérosène (30 litres), peut permettre d'atteindre des pointes à 300 km/h.

    Actuellement pilote de ligne, Yves Rossy, âgé de 49 ans, est devenu en 2004 le premier homme à voler avec une aile en carbone munie de quatre réacteurs fixée sur son dos . Amateur de sensations fortes, il a plus de 1.000 sauts en parachute, skysurf et autres prototypes à son actif.

  • Soros : la crise n'est pas finie !

  • George W. Bush : " une longue et douloureuse récession"

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    Face aux réticences du Congrès sur son plan de sauvetage de l'industrie financière, George W. Bush met en garde contre un scénario catastrophe qui se terminerait par une "longue et douloureuse récession" aux Etats-Unis.

    Attisant le sentiment d'urgence, le président américain est intervenu mercredi soir à la télévision pour demander aux parlementaires d'agir le plus vite possible pour sauver l'économie américaine.

    "Notre économie toute entière est en danger", a lancé George Bush qui entendait montrer que l'heure est grave. "Sans action immédiate du Congrès, l'Amérique risque de céder à la panique financière et un scénario alarmant se déroulerait", a-t-il averti dans une allocution de 12 minutes depuis la Maison Blanche. "Nous ne pouvons pas laisser arriver cela".

    Le président américain a donc pris l'initiative inédite d'inviter jeudi à la Maison Blanche les candidats à la présidentielle John McCain et Barack Obama et les principaux responsables républicains et démocrates des deux chambres du Congrès, pour travailler à un compromis sur le plan de sauvetage de l'économie présenté en fin de semaine dernière par le gouvernement.

    Ce plan sans précédent de 700 milliards de dollars (475,8 milliards d'euros) destiné à racheter les actifs douteux des banques entre autres, a rencontré le scepticisme des parlementaires, notamment au sein du propre parti de George W. Bush.

    Nombre de conservateurs républicains s'étranglent devant le coût de l'opération et le principe d'une intervention aussi massive du gouvernement dans le secteur privé. Même si chacun s'accorde sur la nécessité d'agir pour enrayer la crise financière, l'administration Bush a été forcée d'accepter chaque jour de nouvelles modifications, exigés par les parlementaires de droite comme de gauche.

    Peu habitué d'ordinaire à faire ainsi pression sur le Congrès, George W. Bush s'est efforcé mercredi soir de rassurer les conservateur, soulignant sa réticence à engager l'argent du contribuable pour aider des compagnies ayant pris de mauvaises décisions. Il a expliqué que le plan de sauvetage n'était pas destiné à aider des entreprises particulières mais l'économie et promis que leurs patrons ne seraient pas récompensés.

    "Devant une situation chaque jour de plus en plus précaire, j'étais face à un choix: intervenir avec une action spectaculaire du gouvernement ou rester en retrait et laisser les actions irresponsables de quelques-uns miner la sécurité financière de tous", a justifié le président, se transformant en professeur d'économie pour expliquer la crise en remontant jusqu'aux origines une décennie plus tôt.

    Le président a expliqué qu'il fallait aider le gouvernement à racheter les actifs dévalorisés pour que le robinet du crédit puisse être rouvert, afin que l'économie reparte de l'avant.

    S'il a reconnu que des décisions risquées et peu avisées avaient été prises, George Bush s'est gardé de montrer du doigt des responsables précis, qu'il s'agisse de son administration, des géants du crédit hypothécaire comme Fannie Mae ou Freddie Mac ou des firmes de Wall Street ayant bâti des fortunes en spéculant sur des titres fondés sur des crédits hypothécaires à risque. Il a ainsi parlé de banques d'investissement qui "se sont retrouvées plombées" par ces actifs pourris que le gouvernement propose aujourd'hui de racheter et de banques "qui se sont retrouvées" avec des comptes douteux.

    Canadian P

  • Chavez expulse et tente d’étêter l’hydre

    Vendredi dernier, pour « ingérence dans les affaires intérieures », le gouvernement d’Hugo CHAVEZ a expulsé 2 membres de Human Rignts Watch : le directeur exécutif de la division américaine, José Miguel VIVANCO, chilien, et le conseiller de cette même division Daniel WILKINSON.

    Hugo CHAVEZ, lors d’un rassemblement, a décrit VIVANCO : « Un de ces personnages qui vont dans le monde entier faire le sale boulot reçu des ordres de l’empire américain ».

    Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas MADURO a déclaré : « Nous n’allons pas tolérer la venue de tout étranger qui tenterait de salir la dignité ».

    L’Assemblée Nationale met en avant le fait que HRW fait partie du plan de déstabilisation visant à créer une mouture d’opinion favorable à un climat d’instabilité.

    HRW est accusée, sous couvert de préoccupations « humanitaires », d’avoir un lien avec la volonté d’impérialisme capitaliste et de favoriser les coups d’état.  En 2003, l’ONG HRW avait entamé une campagne contre la loi de Responsabilité sociale à la Radio et à la Télévision et avait même demandé au président CHAVEZ d’intervenir dans le législatif pour faire retirer la loi. Elle est également intervenue pour jeter le trouble quand CHAVEZ a consulté le peuple sur la Constitution.

    HRW ne dit rien, ne répond pas, au sujet des coups d’état. Par contre, elle s’oblige à préciser qu’elle ne reçoit aucune aide de gouvernement ! 

    HRW fut créé en 1978 comme instrument de propagande anti-soviétique et son influence pesa lourdement sur la partition de la Yougoslavie entre 1991 et 1995.

    HRW est financée en grande partie par Georges SOROS, le méga-spéculateur qui sait toujours renforcer ses positions capitalistiques à travers le monde, grand défenseur de la dépénalisation de la drogue, qui a su étendre ses tentacules de l’Afghanistan en Amérique Latine où, en avril dernier, il a financé directement la « Commission latino-américaine pour la drogue et la démocratie », présidée par Fernando CARDOSO, président du Brésil de 1995 à 2003. Cette commission part du fait que l’éradication des cultures ayant échoué, que le coût en est exorbitant, il est plus intéressant de décriminaliser (terme plus doux que légaliser) la drogue.

    CHAVEZ a aussi trouvé Georges SOROS sur un autre terrain : il a eu fort à faire avec le mouvement étudiant d’opposition qui a des liens avec l’organisation serbe CANVAS (ex-OTPOR) que SOROS avait financé pour faire tomber le dictateur serbe Slobodan MILOSEVIC en 2000.

    Et pendant ce temps, SOROS, avance ses pions sur l’échiquier du monde.

    JO

  • Obama et McCain sont les figurants du roi Henry Paulson

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    À J - 43 de l'élection présidentielle, la crise financière qui continue de secouer les États-Unis, et qui a entraîné lundi la plus forte chute de la Bourse de New York en une seule journée (- 372.75 points) a déjà eu une conséquence pour le moins paradoxale. Depuis le week-end, un visiteur débarquant d'une autre planète pourrait être excusé de faire erreur sur la personne du principal dirigeant du pays. George W. Bush, président en titre, a pratiquement disparu de la circulation et son vice-président, Dick Cheney, est invisible. Les deux rivaux qui se disputent la place de Bush, Barack Obama et John McCain, ont l'air de figurants qui ne sont d'ailleurs pas très sûrs du rôle qui leur est dévolu dans le drame qui se joue. Leurs colistiers, Joe Biden et Sarah Palin, sont hors de vue. Celui que l'on voit et entend sur tous les écrans, dont le nom et les propos sont cités à tout propos, et qui est visiblement en charge du gouvernement dans la tempête qui fait rage, est l'homme dont le visage s'étale à la une de l'hebdomadaire Newsweek qui l'a couronné comme "le roi Henry", aussi connu sous le nom de Hank Paulson.

    Le naufrage de Wall Street et la menace d'une Grande Dépression qui continue de peser sur la première économie de la planète (et par extension sur l'ensemble de l'économie mondialisée) a fait du 75e secrétaire au Trésor l'homme le plus puissant des États-Unis, et la face visible d'une dyarchie dont l'autre tête est Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale (la Fed). "Nous voilà entrés dans l'administration Paulson-Bernanke", remarquait dès dimanche l'éditorialiste conservateur du Washington Post , George Will.

    Le duo Paulson-Bernanke a pris le commandement de la plus vaste opération de nationalisation de l'histoire, et d'une véritable "révolution de septembre" qui a fait passer le pouvoir financier de New York à Washington, des marchés de Wall Street au gouvernement de Pennsylvania Avenue, l'axe central de la capitale américaine sur lequel donnent le département du Trésor et la Réserve fédérale, sis de part et d'autre de la Maison-Blanche. Paulson et Bernanke ont présenté samedi au Congrès un plan de sauvetage de l'économie en forme d'ultimatum. Les élus sont pressés de l'entériner d'ici vendredi, sous peine de voir l'Amérique sombrer dans la Dépression...
    LIRE LA SUITE : http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/obama-et-mccain-sont-les-figurants-du-roi-henry-paulson/1447/0/276197

  • Bush comme vous ne l'avez jamais vu... The crazy president of USA

    Pékin 2008 : George W. Bush, ivre, évacué de la tribune officielle

    Le président des États-Unis n’a pas immédiatement réagi à l’attaque surprise de l’Ossétie du Sud par la Géorgie pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin 2008. Ses « conseillers » n’avaient guère eu de difficultés à le neutraliser le temps voulu pour le placer en face du fait accompli.

    Sur ces photos d’Associated Press et de Getty Images, on voit George W. Bush, en état d’ébriété avancée, faire le pitre dans la tribune officielle. Ne parvenant plus à tenir debout, même appuyé à la rambarde, il est évacué par ses gardes du corps.

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  • Saakashvili comme vous ne l'avez jamais vu... The crazy president of Georgia Saakashvili eats (Нэ выдэшь? я кушаю!.. и выпывайу нимножка)

  • Afrique du Sud : de la légende aux tripotages ?

     

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    (Paris) - Nous en avions tous tant rêvé de cette Afrique du Sud, symbole d’une nation arc-en-ciel. Nous avions été si joyeusement émus ce 11 février 1990 lorsque nous vîmes Madiba, surnom donné à Nelson Mandela eu égard à sa tribu d’origine, le poing levé en compagnie de son épouse Winnie dont il était séparé depuis vingt-sept ans ! Nous n’étions pas nés ce 21 mars 1960 lorsque soixante-neuf personnes périrent, fauchées par les balles de la police blanche de l’apartheid à Sharpeville. Nous avions tellement espéré quand Madiba devint le premier président noir de la république d’Afrique du Sud et prêta serment le 10 mai 1994 à Pretoria… 

    Après cinq années de présidence, lui qui évita au pays de sombrer dans le sang, Nelson Mandela annonce en janvier 2005 que son fils aîné Makegatho vient de mourir du sida. Dans un pays qui comptait cinq millions de séropositifs, où les malades étaient traités en pestiférés, où cette infection était considérée comme le pire des châtiments inavouables, Madiba avait osé. Le dire et critiquer ouvertement son successeur Thabo Mbeki, qui niait publiquement le lien entre VIH et sida…

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    Jeudi 25 septembre, Thabo Mbeki, successeur de Nelson Mandela à la tête du pays, quittera ses fonctions de président de la république, renvoyé par son propre parti, le Congrès national africain (ANC), sous l’accusation d’avoir influencé la justice contre son rival Jacob Zuma. Kgalema Motlanthe devrait assurer l’intérim jusqu’aux élections générales du deuxième trimestre 2009.

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    La renaissance africaine, ce grand dessein que Thabo Mbeki désirait pour l’Afrique, s’est arrêtée aux portes de son propre parti. Lui, qui se voyait en meneur et guide, fédérant derrière l’Afrique du Sud les pays frères de tout le continent, a oublié les townships. Contrairement à ses compagnons de lutte, enfermés dans les geôles de l’apartheid, Thabo Mbeki vivait en exil, loin des cailloux du pénitencier de Robben Island. C’est peut-être durant ces années de séparation de la terre natale que s’immisça le poison de l’altération des dures réalités sud-africaines.

    Et demain ? Mandela, Mbeki et probablement Zuma. Ancien membre actif de la branche armée de l’ANC, Umkhonto We Sizwe, le fer de lance de la nation, Jacob Zuma, autodidacte qui a appris à lire et écrire à Robben Island, est inculpé de corruption, de fraude, de blanchiment d’argent… dans l’enquête impliquant le groupe d’armement Thales, ex-Thomson CSF. Le procès devrait s’ouvrir en décembre 2008, à quelques mois de l’élection présidentielle…

    http://africamix.blog.lemonde.fr/2008/09/23/afrique-du-sud-de-la-legende-aux-tripotages/

  • Zeitgeist

     

  • "Avec la guerre en Afghanistan, il existe un risque d'effondrement indo-pakistanais"

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    Dans un chat au Monde.fr, mardi 23 septembre, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, analyse la guerre en Afghanistan et ses débordements au Pakistan. Pour lui, cette "guerre ne peut être gagnée", la solution n'est pas militaire. il faut revenir à l'essentiel : la société afghane...

    leonard : La coalition de l'OTAN peut-elle encore gagner la guerre, alors que depuis sept ans les Afghans n'ont pas vu leur condition s'améliorer, qu'ils ne se sentent pas en sécurité et que la coalition perd du coup le soutien de la population ?

    Bertrand Badie : De l'avis presque général, cette "guerre" ne peut pas être gagnée. Encore faudrait-il, d'ailleurs, s'entendre sur les mots : le mot "guerre" est employé avec prudence, précaution, et souvent rejeté, au profit d'autres formules bien plus obscures. Nous ne sommes pas dans une logique de guerre dans la mesure où ne s'affrontent pas deux coalitions d'Etat, où le caractère asymétrique de son conflit tient au fait que, de plus en plus, la coalition de l'OTAN a face à elle, sinon une société, du moins des acteurs sociaux profondément enracinés dans le tissu social afghan. Ce type de situation, qui rappelle, mais seulement en partie, les guerres coloniales, s'est durablement installé dans la mémoire comme forme de conflit qui ne donne jamais le dernier mot à la puissance. On peut même redouter l'inverse : un renforcement mal contrôlé des moyens militaires de la coalition alimente ce conflit ainsi que la force même des talibans et de tous ceux qui leur sont associés.

    LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3216,55-1096106,0.html

  • Lutte contre le terrorisme : le Parlement approuve le maintien et le renforcement du dispositif français en Afghanistan

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    Dans la guerre - toutes les guerres - il ne peut y avoir des victoires nettes et tranchantes, sans bavures et sans pertes ou dégâts. Pour gagner une guerre, il ne suffit pas de la déclarer, mais il faut se donner les moyens de la livrer, avant de prétendre de la gagner. Il faut s’investir et être prêt à payer le prix. La France semble avoir compris cette équation. Elle vient de décider le maintien et le renforcement de son dispositif en Afghanistan.

    La télévision « Al Arabiya » souligne en effet que la France (débat parlementaire sur le sujet) vient d’annoncer le renforcement de ses troupes en Afghanistan. Paris a enfin compris qu’il faut des sacrifices pour gagner la guerre contre le terrorisme. Et que ces sacrifices seront plus importants dans le futur, si la France décide de se replier devant le terrorisme. Al-Qaïda, comme tous les mouvements terroristes dans le monde, sont des parasites qui se nourrissent des faiblesses des autres. En se retirant d’Afghanistan, la France aurait pris le risque d’ouvrir ses portes aux terroristes pour l’attaquer sur son propre sol. Mais son maintien en Afghanistan ne signifie nullement que la France se met définitivement à l’abri du terrorisme. Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique vient en effet de réitérer ses menaces contre la France et l’Occident, et d’inviter les musulmans au Maghreb de s’éloigner des intérêts étrangers qui seront prises pour cibles. Ces propos ont été réitérés dans un enregistrement audio de 28 minutes, mis en ligne sur les sites islamistes, le 21 septembre 2008.

    Chawki Freïha (MAI)

  • De nouveaux moyens pour les soldats français en Afghanistan

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    La France dépêchera dans les prochaines semaines des moyens militaires supplémentaires pour ses soldats déployés en Afghanistan, a annoncé aujourd'hui François Fillon.

    "Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'appui", a dit le Premier ministre lors d'une déclaration en préambule du débat sur la présence française en Afghanistan à l'Assemblée.

    "Ces moyens seront sur place dans quelques semaines. Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes", a-t-il précisé.

    François Fillon a déclaré que l'exécutif tirait ainsi les enseignements de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août à l'est de Kaboul.

    Quelque 2.600 militaires français sont déployés sur le sol afghan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias), sous le commandement de l'Otan.

    Sophie Louet

  • AFGHANISTAN : Rapport secret de l'OTAN sur la mort des paras français French soldiers unprepared for Taliban ambush: report

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    A secret NATO review obtained by The Globe and Mail shows that the French who were killed in August did not have enough bullets, radios and other equipment. By contrast, the insurgents were dangerously well prepared

    It was mid-afternoon when a tribal elder invited a U.S. military commander for a quiet chat in a garden. His village was surrounded by foreign troops, hunting around the mountain valley in search of infiltrators from Pakistan rumoured to be lurking in the barren hills.

    Thirty soldiers from a French airborne platoon wandered farthest from the village, exploring a steep slope covered with rocks and scrubby vegetation under a high ridge.

    That hill would soon become a killing ground, scene of the deadliest ambush against international forces since 2001, and the latest troubling sign that the insurgents are mastering the art of guerrilla war.

    A NATO report on the incident obtained by The Globe and Mail provides the most in-depth account so far of an attack on Aug. 18 that shook the countries involved in the increasingly bloody campaign. The NATO report, marked “secret,” reveals woefully unprepared French troops surprised by well-armed insurgents in a valley east of Kabul. Ten soldiers were killed, the report concludes, but the other soldiers were lucky to escape without more deaths.

    LIRE LA SUITE : http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080919.wparatroopers20/BNStory/International/home?cid=al_gam_mostview

  • Afghanistan : La CIA trafique, les soldats trinquent

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    Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…

    Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.

    Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.

    Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.

    Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.

    Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.

    Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.

    Du passé croit-on ? Non.

    Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques «  made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain …

     

    Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l'université d'Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.

    En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.

    Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.

    Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai . »était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans

    Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

    Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

    L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.

    Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.

    L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan» À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan..

    L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »

    Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.

    Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al Quaeda.

    Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.

    Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.

    Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.

    Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.

    En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.

    Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.

    L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».

    Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.

    Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…

    Ben Laden? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.

    Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.

    Jean-Marc DESANTI

  • Les défis de Tzipi Livni

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    Élue mercredi à la tête du parti Kadima par une faible majorité, Tzipi Livni a plusieurs défis de taille à relever avant de devenir la deuxième première ministre d'Israël depuis Golda Meir. Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d'Ehoud Olmert, Mme Livni a obtenu 43,1 % des votes contre 42 % pour son principal adversaire, le vice-premier ministre Shaul Mofaz.

    Plus de 74 000 membres du parti Kadima étaient appelés aux urnes mercredi pour élire un nouveau chef après l'annonce de la démission imminente d'Ehoud Olmert, impliqué dans plusieurs affaires de corruption.

    Du pain sur la planche

    Selon les règles qui régissent la politique israélienne, Tzipi Livni disposera de 42 jours à la démission du premier ministre Ehoud Olmert pour forger une nouvelle coalition à la Knesset.

    Elle devra pour ce faire convaincre le Parti travailliste d'Ehoud Barak de soutenir son gouvernement en plus des orthodoxes du Shass qui menacent de ne pas se joindre à sa coalition si le statut de Jérusalem demeure au menu des discussions avec les Palestiniens.

    Si Tzipi Livni échoue, elle pourra désigner un député qui disposera, lui, de 28 jours, pour former une coalition gouvernementale, faute de quoi, des élections générales anticipées seront déclenchées dans le pays.

    Tzipi Livni est perçue comme une politicienne modérée et pragmatique face aux dossiers épineux auxquels fait face Israël, comme le processus de paix avec les Palestiniens, les relations avec la Syrie et la question du nucléaire iranien.

    Pour ses adversaires, elle n'a pas la trempe de Golda Meir, qui a conduit le pays d'une main de fer dans les années 60 et 70.

    Des félicitations d'Ehoud Olmert

    Le premier ministre Ehoud Olmert, qui a sévèrement critiqué Mme Livni pendant la campagne d'investiture, a néanmoins félicité la nouvelle chef de Kadima et l'a assurée de son entière coopération mercredi, avant même la confirmation de sa victoire.

    Les Palestiniens partagés

    Du côté palestinien, le Fatah du président Mahmoud Abbas a salué l'élection de Mme Livni, qu'il considère comme un signe de continuité. Le mouvement politique islamique Hamas considère quant à lui l'élection de Tzipi Livni comme « la poursuite de la politique d'agression contre le peuple palestinien exercée par les dirigeants sionistes qui l'ont précédé ».

    http://voline.over-blog.com/article-19651572.html

  • Quelle Europe ? Américaine, russe, européenne ?

    spieler-2.jpgLes récents événements de Géorgie ont le mérite de poser clairement la question : quelle Europe voulons-nous ?

     

    Les petites gesticulations de Sarkozy ont démontré la parfaite faiblesse d'une Europe qui singe la puissance, sans en avoir les moyens ni la volonté. Le caricaturiste de Libération a parfaitement résumé la situation en croquant Sarkozy sous les traits d'un petit écolier colérique à qui un Poutine, impérial, tourne le dos.

     

    Les Russes ont quasiment annexé l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. Et alors ? Ces régions ont la volonté d'acquérir leur autonomie et de se rapprocher de la Russie, et non d'un Etat géorgien inféodé aux Américains et aux Israéliens, et qui rève d'intégrer l'OTAN. J'avoue une grande "Schadenfreude" (mot allemand qui signifie le plaisir de voir la souffrance de l'autre) quand je vois ceux qui ont permis la partition du Kossovo et le bombardement de la Serbie, au nom du droit des peuples à disposer de leur avenir, user aujourd'hui de l'argument de l'intégrité territoriale pour refuser aux Ingouches et aux Ossètes ce qu'ils avaient imposé aux Serbes.

     

    Russie, USA ?

     

    L'émergence de la nouvelle puissance russe ne manque pas d'inquiéter certains pays, tels les pays baltes et la Pologne qui ont eu à subir le joug communiste. D'aucuns évoquent aussi la dépendance énergétique de l'Europe vis à vis de la Russie. On imagine cependant mal la Russie envahir la Pologne, ou les pays baltes, dès lors que ceux-ci s'ancrent résolument dans la construction d'une Europe de la puissance, notamment sur le plan militaire. Cette construction passe forcément par le retrait des Européens de l'OTAN, inféodé aux intérêts américains qui ne sont pas toujours, loin s'en faut, ceux de l'Europe. Elle passe par le refus de voir s'installer des bases de missiles américains, en Pologne notamment, destinés soit-disant à contrer la très fantaisiste perspective d'une attaque iranienne, mais dirigés en réalité contre la Russie. La Pologne avait déjà manifesté le peu de cas qu'elle faisait des intérêts européens en achetant des avions militaires américains plutôt qu'européens, quelques jours après son adhésion à l'Union européenne, se liant ainsi pour 30 ans à la technologie américaine. La Pologne veut-elle être européenne ? A elle de répondre !

     

    Pour ce qui est de la dépendance énergétique, elle est une réalité. Aujourd'hui 32% du gaz européen est d'origine russe, et dans 30 ans nous en serons à 53% du fait du tarissement des réserves norvégiennes. La relation avec la Russie n'est cependant nullement déséquilibrée, celle-ci ayant un besoin vital de la technologie européenne. La dépendance de l'Europe est surtout une réalité par rapport aux Etats-Unis. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui ont bombardé la Serbie imposant la partition du Kosovo et créant ainsi une enclave musulmane et maffieuse en Europe. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui oeuvrent ouvertement pour l'intégration de la Turquie dans l'UE, dans le but de rendre impossible l'émergence de l'Europe de la puissance. Que je sache, l'impérialisme culturel et financier que subit l'Europe n'est pas davantage le fait des Russes.

     

    Il est parfaitement compréhensible que les Américains défendent leurs intérêts. Il me parait parfaitement souhaitable que nous défendions les nôtres.

     

    Afghanistan ?

     

    Certains de mes amis, que je respecte, arguent du fait que le combat contre les islamistes se joue en Afghanistan. Je ne partage pas cet avis. Outre le fait qu'il est impossible de contrôler cet immense pays montagneux et truffé de grottes, les Anglais l'ayant constaté à leur dépens au XIXème siècle et les Soviétiques au XXème, la véritable base islamiste se trouve dans les régions tribales de l'ouest pakistanais, à la frontière afghane. Ces régions, qui constituent le "hinterland" des islamistes afghans sont incontrôlées par l'armée pakistanaise qui y a subi récemment plusieurs revers. Sauf à envisager de raser ces territoires à coup de bombes atomiques, une victoire militaire est totalement impossible. Ajoutons à cela le fait que le problème majeur que pose aujourd'hui l'Afghanistan à l'Europe n'est pas tant l'islamisme que la production de pavot. Le paradoxe est que jamais cette production n'a été aussi massive que depuis la présence occidentale dans ce pays. Les Talibans avaient, quant à eux, commencé l'éradication de la production de drogue. Cherchez l'erreur...

     

    Alors, que faire ? Il y a des problèmes qui n'ont pas de solution. Et quand un problème n'a pas de solution, mieux vaut s'en retirer.

     

    L'Europe que j'espère.

     

    L'Europe que j'espère doit être européenne. Certains se reconnaissent dans le concept d'Occident. Je ne partage pas leur avis. Les Etats-Unis et Israël font partie de l'Occident mais leurs intérêts peuvent diverger de ceux de l'Europe. Faudra-t-il demain, au nom de la solidarité occidentale participer aux bombardements de l'Iran, ou à une guerre contre la Syrie ? Certainement pas.

     

    La Russie est-elle européenne ? Non, pour des raisons historiques, culturelles et géopolitiques. Un partenariat renforcé, notamment sur le plan économique est en revanche souhaitable. La constitution d'un espace économique Europe / Russie protégé peut permettre de sortir de la logique libérale et mondialiste qui tue les emplois et les industries européennes. Pour faire simple : les Chinois n'acheteront plus d'Airbus au prétexte que leurs machines-outils (qu'ils ont copiées) seront soumises à de lourdes taxes ? Et alors ? Dès lors que le nouvel espace européen élargi achètera, devra acheter, Airbus et européen...

     

    Je ne défend évidemment pas un quelconque néo-collectivisme. Je suis attaché à la liberté d'entreprendre, je rejette le matraquage fiscal, mais pour autant j'exige que cette liberté ne soit pas en contradiction avec l'intérêt et la survie de nos peuples. Ainsi, les banquiers de la Banque de l'Union Européenne ont à se soumettre à la volonté des peuples, et non à imposer la leur.

     

    L'immigration est la conséquence du libéralisme, forcément égoiste et mondialiste. Dans les années 70, on est allé chercher dans les douars d'Afrique du Nord des "travailleurs" supposés être corvéables et malléables à merci. Alors que le Japon, confronté à la même problématique de production, choisissait, par refus de perdre son identité, la modernisation de son outil de production et la robotisation, le patronat français choisissait, dans un souci de profits à court terme, la pire des solutions, l'immigration, qui allait mettre en péril, avec la complicité des politiciens du système, la substance même de notre peuple. Il est tout à fait légitime qu'un chef d'entreprise recherche le profit. Il est tout aussi légitime que la société se protège des dérives, des excès et des conséquences de cette logique.

     

    Pour conclure, je ne suis pas naïf au point d'imaginer que le nécessaire renversement de valeurs et la création d'une Europe de la puissance sera chose facile. Il passe forcément dans un premier temps par la création d'une Europe à deux vitesses. D'une part ceux qui veulent de l'Europe de la puissance, forcément identitaire, de l'autre, ceux qui n'en veulent pas encore, mais qui ont vocation à la rejoindre plus tard. Partout en Europe des mouvements identitaires et patriotes émergent, avec maintes difficultés face à de puissants adversaires. C'est autour de ces mouvements que l'Europe libre peut et doit se construire, certes pas dans une relation de vassalisation envers quiconque. L'Europe sera européenne ou ne sera pas.

    Robert Spieler

  • Louis Rossel contre Thiers !

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    À Aix en Provence, de manière récurrente, la question du nom des rues de la cité est révélatrice de l’idéologie de classe, réactionnaire et bourgeoise, de madame Maryse Joissains, maire sarkozyste de la ville.

    Voilà qu’elle a trouvé un nouveau héros bien dans l’esprit du pouvoir actuel, dont il est urgent, pense t-elle, de redorer le blason : Adolphe Thiers. Le « boucher de la Commune de Paris ».

    « Une comparaison en vogue fait de Nicolas Sarkozy la projection de Napoléon III, cet autocrate populiste dans le sillage duquel prospéra une bourgeoisie financière avide et qui, par orgueil et bêtise, précipita en 1870 le pays dans le désastre militaire de Sedan. Passons sur le décalage historique : l’appétit d’enrichissement d’une nouvelle classe possédante, avec Guizot en gourou des marchés, est plus à mettre au compte de la Monarchie de Juillet que du Second Empire. En fait, le livre que Georges Valance vient de consacrer à Adolphe Thiers suggère moins d’analogies avec “Badinguet”, le surnom de l’empereur, qu’avec “Foutriquet”, le sobriquet attribué par les Communards à l’objet de cette captivante biographie. » (Jean-Michel Helvig Rue 89)

    Cette comparaison pertinente permet de mieux saisir certaines affinités qui ont amené la municipalité d’Aix en provence à décider pour le 20 septembre 2008, une commémoration de celui que Marx traitait de “nabot monstrueux” et dont il qualifiait la conduite de sanguinaire. Autour du personnage Thiers (1797-1877), tel sera le thème de cette opération municipale hagiographique que le Comité Valmy dénonce fermement.

    Adolphe Thiers fut un tyran aux ordres de la bourgeoisie financière de son époque et le premier président de la 3ème République. Au cours de la « semaine sanglante », du 22 mai au 29 mai 1871, il dirigea la répression par les forces versaillaises de la Commune qui fut « la première insurrection prolétarienne autonome ». Cette répression barbare fit selon les sources entre 40000 et 60000 morts. Thiers décida, entre autres, l’assassinat du colonel Louis Rossel qui avait rejoint le camp du peuple, et qu’il fit exécuter. Le général de Gaulle rendit hommage à Louis Rossel à propos duquel le Comité Valmy suggère que son nom pourrait remplacer, de façon plus populairement consensuelle celui de Thiers, pour cette rue d’Aix en Provence, si elle était judicieusement débaptisée par les citoyens.

    La Commune fut une expression du patriotisme du peuple de Paris et de France, en même temps que d’internationalisme. « Le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. Ses martyrs seront enclos dans le grand cœur de la classe ouvrière. »

    Comité Valmy

  • Le sinistre de Wall Street, le message d'Obama et la diversion de McCain

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    À J - 49 de la présidentielle américaine, le sinistre continue à Wall Street, où le gouvernement américain joue les pompiers pour tenter de le circonscrire et éviter qu'il ne gagne l'ensemble du système financier américain, et même international. Mais d'ores et déjà, le film d'horreur que les médias ont baptisé "Cauchemar à Wall Street" a changé la dynamique de la campagne, au profit du démocrate Barack Obama. "Ce qui se passe à Wall Street a fermé la parenthèse Palin et placé l'économie au centre de la campagne", note le sondeur démocrate Stan Greenberg. "Et les démocrates ont un avantage, d'entrée, sur les républicains quand il s'agit d'économique. Les Américains se souviennent des années Clinton comme d'un âge d'or... "

    La situation commence à sentir en effet le roussi pour John McCain, qui craint à juste titre que son envol dans les sondages, consécutif à l'apparition de sa colistière Sarah Palin, n'ait été qu'un feu de paille et s'effondre aussi rapidement que le cours des actions de Lehman Brothers, la grande banque d'investissements qui a fait faillite cette semaine. Mardi soir, alors que les électeurs n'avaient pas encore eu le temps de digérer la nouvelle de la plus grosse banqueroute de l'histoire des États-Unis, les informations télévisées étaient entièrement dominées par le sort d'un géant encore plus formidable que Lehman : AIG (American International Group).

    La plus grande société d'assurances au monde avait vacillé toute la journée et le gouverneur de New York, David Paterson annonçait sa faillite inéluctable si une bouée de sauvetage de plusieurs dizaines de milliards de dollars ne lui était pas lancée avant la fin de la journée. Chose faite à 19 h 30 quand on a appris que la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) prenait le contrôle de 80 % d'AIG en échange d'une injection de 85 milliards de dollars. Sauvetage en forme de quasi-nationalisation, de la même manière que le département du Trésor (ministère des Finances) avait pris il y a une semaine le contrôle des deux géants du crédit hypothécaire en train de sombrer, Fannie Mae et Freddie Mac.

    LIRE LA SUITE : http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/le-sinistre-de-wall-street-le-message-d-obama-et-la-diversion-de/1447/0/274564

  • Tempête financière : la "socialisation" des pertes

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    DE ROBERTO ( merci à toi ) 

    Les points de repères manquent... Même pour les dirigeants de la FED

    La semaine dernière leur priorité affichée était « to Big To Fail » ; trop gros pour tomber, leur démarche était donc de sauver les banques les plus importantes. Ils sauvèrent alors avec de l’argent public, Freddy Mac et Fannie Mae qui annonçaient pourtant des déficits de 5 300 Milliards de Dollars, vous lisez bien, 5 300 Milliards (soit près de 20 fois le budget de l’État Français). Freddy Mac et Fanny Mae sont deux géants du refinancement du crédit immobilier aux Etats-Unis. A eux deux, ils représentent pratiquement la moitié de l'encours des prêts immobiliers aux Etats-Unis, soit 5 300 milliards de dollars ! Leur dépôt de bilan aurait des conséquences dramatiques

    Cette semaine, ils (la FED) ont abandonné une des plus grosses Banque (Lehman Brothers qui affichait 613 milliards de dettes pour 639 milliards d’actifs), et demain peut être le premier assureur Mondial (AIG) qui annonce un besoin de recapitalisation de 80 Milliards de Dollars.

    Alan Greenspan, l’ancien président la Banque centrale américaine, la Fed, déclarait : « Je n’ai jamais rien vu de pareil. Ce n’est pas encore fini et cela prendra du temps

    Pourtant, en Avril 2008 les pays du G8 avaient appelé les Banques à annoncer toutes les pertes Réelles, sous 100 jours !

    Un mini ultimatum qui fin Juin 2008 ne verra aucun bilan annoncé par les grandes Banques, bien au contraire...

    Il s'agit donc de sauver désormais les banques d'investissements qui sont aussi, souvent, nos banques de dépôt !!!

     Les Banques centrales inondent le marché de Liquidités pour faire face à l’appétit de crédit du Marché, pour combler tous ces gouffres !

    Les opérations des Banques centrales, pour combler des vides colossaux suffiront-elles à rassurer les Marchés ?

    La faillite de plus de 5 000 Banques et assimilés (annoncée par certains) est-elle commencée ?

    Les banques centrales ont injecté massivement des liquidités après la faillite de Lehman Brothers

    Pour calmer les marchés, la Fed a injecté ce lundi 70 milliards de dollars, la Banque centrale européenne 30 milliards d'euros et la Banque d'Angleterre (BoE), 5 milliards de livres, qui se sont très vite arrachés. (NDLR : et quasiment autant ce Mardi 16/09 !!!, pour ne répondre qu’à environ 20 % de la demande .) Pour calmer les marchés et notamment le marché monétaire après la faillite de Lehman Brothers, les banques centrales sont intervenues massivement . En première ligne, la Fed, la Réserve fédérale américaine, a injecté les liquidités dont les banques avaient besoin pour se refinancer à la hauteur de 70 milliards de dollars via deux opérations de refinancement au jour le jour. La première était de 20 milliards face à une demande de 160 milliards, la seconde de 50 milliards pour une demande de 109,5 milliards de dollars.

    Sur ce total de 70 milliards, 48,742 milliards ont été alloués en échange de titres adossés à des crédits immobiliers, à l'origine de la crise financière actuelle avec les fameux crédits hypothécaires à haut risque dit "subprime".

    De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté lundi 30 milliards d'euros de liquidités sur le marché monétaire de la zone euro. La demande a été forte: 51 établissements ont demandé des crédits pour un montant total de 90,27 milliards d'euros, selon un communiqué de la BCE destiné aux marchés.

    De son côté, la Banque d'Angleterre (BoE) n'est pas restée inactive. Elle a offert lundi 5 milliards de livres (6,3 milliards d'euros) au taux directeur actuel de 5% aux marchés financiers pour répondre à l'inquiétude des marchés, et ils se sont arrachés. Avec cette somme, la banque centrale n'a en effet pu servir que 20,75% de la demande (24,1 milliards de livres).

    Cette opération dite de "réglage fin" (fine tuning), qui consiste à mettre des livres sterling aux enchères dans un délai limité, est à échéance de trois jours et doit permettre de calmer les tensions sur le crédit avant l'opération hebdomadaire, jeudi, de refinancement. "Cette action a été entreprise en réponse aux conditions du marché du crédit à court terme (...) La Banque s'assurera que le taux au jour le jour est proche du taux directeur et surveillera de très près les évolutions du marché", a commenté la BoE dans son communiqué.

  • Géorgie : le point de non retour ... Une déstabilisation programmée

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    Une fois de plus un grand merci Jean pour ton analyse et cette marque de confiance...
    La crise géorgienne est au cœur d’une lutte d’influence entre les puissances russe et américaine, les deux anciens ennemis de la guerre froide. Désormais, chaque acteur cherche à se repositionner sur le grand échiquier eurasien en vue de contrôler le cœur politico-économique du nouveau monde et d’y stabiliser une forme nouvelle de domination. La ‘’guerre tiède’’, que nous avions annoncée, il y a peu, est là…

    Mais cette crise est surtout un retour de bâton, s’appuyant sur le précédent du Kosovo. Le processus douteux de l’indépendance du Kosovo - en violation des principes onusiens - peut en effet, à lui seul, justifier l’indépendance autoproclamée des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie. Avec une certaine légitimité - et dans le cadre des règles internationales - la Russie a profité de l’agression géorgienne pour renforcer ses positions, montrer sa capacité à défendre ses "nationaux" (ossètes et abkhazes) et surtout, empêcher un génocide programmé. V. Poutine a ainsi confirmé, le 8/09/2008, que la Russie s’est conduite au cours de cette crise ‘’de façon tout à fait morale, dans le cadre du droit international’’. En d’autres temps et d’autres lieux - en ex-Yougoslavie, lors de l’intervention meurtrière de l’Otan en 1999 - on aurait appelé cela le ‘’devoir d’ingérence humanitaire’’. Il s’agit donc d’éviter une lecture du droit international à géométrie variable, présentant la Russie comme un agresseur et digne héritier de l’axe (communiste) du mal.

    Depuis la chute du communisme en 1991, la Géorgie apparaît comme un double symbole géopolitique : d’une part comme celui de l’avancée américaine en zone post-soviétique, d’autre part, comme celui du déclin de la puissance russe dans sa zone de domination historique. Globalement, la Géorgie est le symbole de l’extension post-guerre froide de la sphère euro-atlantique, doublement centrée sur la compression de la puissance russe et le contrôle des ressources énergétiques. Cela s’inscrit, sur long terme, dans une stratégie américaine structurellement anti-russe et visant à réduire l’influence eurasienne de Moscou par l’intégration des ex-républiques soviétiques. Cette stratégie offensive a été théorisée par Zbigniew Brzezinski : ‘’L’extension de l’orbite euro-atlantique rend impérative l’inclusion des nouveaux États indépendants ex-soviétiques (…)’’. Longtemps marginalisée et blessée, l’orgueilleuse Russie est à la recherche d’une identité perdue et surtout, désireuse de revanche. La crise géorgienne, suite à l’attaque délibérée du 8 août 2008, en a été le catalyseur.

    Aujourd’hui, cet État post-soviétique se retrouve au cœur d’une lutte pour le contrôle de l’Eurasie, zone stratégique pour la domination du monde. Cela explique l’instrumentalisation politique de l’Otan comme vecteur d’influence, dans l’axe de la ligne Brzezinski focalisée contre les intérêts russes en Eurasie : ‘’le champ d’action stratégique de l’Alliance atlantique est appelé à s’élargir à l’ensemble eurasien’’. Sur ce point, Z. Brzezinski précise, en particulier, que ‘’la responsabilité de la stabilisation du Caucase’’ devrait échoir ‘’pour une part déterminante, à l’Otan’’ ( !). Le célèbre stratège n’hésite pas à prôner un ‘’pacte de stabilité pour le Caucase’’ - verrouillé par l’Otan - sur le ‘’modèle du pacte de stabilité dans les Balkans’’ ( !). Or l’histoire récente montre que de tels ‘’pactes’’ servent de levier à l’influence politique américaine. Dans ce schéma, on peut comprendre l’ingérence américaine en Géorgie, place stratégique du Caucase.

    La Géorgie apparaît véritablement comme un pivot géopolitique dans la stratégie américaine du ‘’rôle back’’ (reflux) de la puissance russe, prônée par Brzezinski. En d’autres termes, elle est une pièce clé de l’échiquier eurasien. L’objectif implicite de Washington est de détacher la zone post-soviétique (CEI) de la domination russe, en vue d’y instaurer un ‘’pluralisme’’ politiquement orienté. Or cet objectif a été partiellement réalisé par la main mise de Washington sur le Caucase sud (principalement l’Azerbaïdjan et la Géorgie) et l’Ukraine, par le biais d’une triple ingérence politique, économique et militaire. De suspectes ‘’révolutions de couleur’’ (libérales) ont précipité ce basculement dans le camp occidental. En fait, ces révolutions politiques ont été ‘’encouragées’’ (et planifiées) par le vertueux État américain, porteur du ‘’flambeau de la liberté’’, au nom d’une mission libérale confiée par l’histoire et destinée à étendre la ‘’paix démocratique’’.

    Désormais, ces stratégies politiquement insidieuses, à visée manipulatrice, sont perçues par le discours stratégique russe comme des ‘’menaces principales’’. Cela est attesté par le général d’armée Makhmout Gareev, président de l’Académie des sciences militaires de Moscou, lors de sa présentation des grandes lignes de la nouvelle doctrine militaire russe, le 20 janvier 2007 : ‘’L’expérience de la désagrégation de l’URSS, de la Yougoslavie, des ’’révolutions colorées’’ en Géorgie, en Ukraine, en Kirghizie et dans d’autres régions du monde est là pour nous convaincre que les principales menaces sont mises à exécution moins par des moyens militaires que par des moyens détournés’’. Or, à terme, ces stratégies d’ingérence géopolitique ont fini par exacerber l’instabilité nationaliste des zones caucasienne et centre-asiatique. En quelque sorte, une déstabilisation programmée.

    Aujourd’hui, les crises nationalistes en zone post-soviétique tendent à être instrumentalisées par les deux super-puissances dans leur stratégie d’influence. L’État américain les a notamment utilisé pour déstabiliser l’autorité russe dans la région et se substituer à cette dernière. De son coté, en réaction, la Russie n’hésite pas à surfer sur ces instabilités pour accélérer son retour. Mais il s’agit là d’une réponse légitime à une politique américaine agressive menaçant ses intérêts nationaux et ses prérogatives historiques, dans l’optique finale d’éroder sa puissance. Ainsi Igor Chouvalov, vice-premier ministre de la Russie, a reconnu que ‘’certains tentent actuellement de freiner notre puissance’’. Il y a, pour Moscou, des lignes rouges à ne pas franchir. Car la Géorgie se trouve au cœur du glacis sécuritaire - l’actuelle CEI - que la Russie s’est efforcée de construire, tout au long des siècles, pour faire face aux menaces extérieures latentes.

    La Géorgie (avec l’Ukraine et l’Azerbaïdjan) espère bientôt intégrer le bloc occidental par le biais des institutions de l’UE et de l’Otan. Et c’est surtout cette intégration à l’Otan que redoute Moscou, dans la mesure où elle élargirait la zone d’intervention potentielle de l’Otan - bras armé de l’Amérique - aux portes de la Russie. Cela est dénoncé, sans ambages, par l’ancien Premier ministre russe, E. Primakov : ‘’L’extension de l’Otan s’accompagne d’une rhétorique anti-russe ainsi que d’une politique offensive des Etats-Unis dans les ex-républiques soviétiques’’. Il s’agit donc d’une véritable provocation, au cœur même d’un espace post-communiste défini par Moscou comme partie intégrante de ses ‘’intérêts vitaux’’. Cela explique la ferme réaction du ministre russe des affaires étrangères, S. Lavrov : ‘’Nous ferons tout pour empêcher l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan et prévenir ainsi une inévitable dégradation de nos relations avec l’Alliance, ses principaux membres et nos voisins’’. Par ailleurs, cette intégration permettrait à la fois l’extension des bases militaires américaines et celle (éventuelle) du bouclier anti-missile ABM. Autrement dit, cela concrétiserait l’encerclement stratégique de la puissance russe, la conduisant à se sentir comme une cible potentielle. Un véritable cauchemar pour cette dernière, d’autant plus que la Géorgie est au centre des couloirs énergétiques contrôles par l’Amérique en vue de contourner et isoler Moscou.

    En soutenant l’indépendance (reconnue le 28 août) des républiques d’Ossétie du sud et d’Abkhazie, Moscou cherche à garder une présence politico-militaire dissuasive en Géorgie et à freiner l’expansion provocante de l’Otan à son Etranger proche (la CEI), perçue comme un réflexe de la guerre froide – et comme une violation des promesses occidentales. D’autant plus que l’Etranger proche, défini comme sa zone d’influence politique, reste la première priorité de sa politique extérieure et le vecteur de sa stratégie de puissance. Ce faisant, la Russie veut montrer à l’Occident ‘’qu’elle n’est pas la Serbie’’ et qu’elle est prête à défendre ses intérêts nationaux, jusqu’au bout. Ce durcissement de la politique russe est considéré par Washington comme une résurgence de l’impérialisme soviétique. ‘’Le but de la Russie est de retrouver l’influence du temps de l’URSS’’ a ainsi récemment affirmé le vice président américain, Dick Cheney. Avec une troublante certitude, Z. Brzezinski a confirmé que la Russie n’a pas ‘’entièrement rompu avec ses ambitions impériales’’. Se sentant trahie par l’Occident et estimant qu’elle a trop reculé depuis l’implosion de l’URSS, la Russie a retrouvé ses forces (économique et militaire) et sa fierté nationale. Et elle veut faire de la Géorgie une preuve éclatante de son retour sur la scène internationale. L’enjeu, sous-jacent, est de retrouver une certaine crédibilité géopolitique.

    En définitive, c’est le statut post-impérial de la Russie qui se joue. Depuis la phase post-communiste, la Russie cherche d’une part à s’insérer dans le nouvel Ordre mondial qu’elle espère ‘’plus juste’’ et d’autre part, à reconstruire son identité internationale. Mais face à l’hostilité américaine, elle veut garder un droit de regard sur son espace périphérique, source potentielle d’instabilités politique et sécuritaire. Cela explique et justifie son acharnement à défendre les causes ossète et abkhaze, au nom de principes moraux supérieurs et ce, quels qu’en soient les coûts. Sa survie, et son retour comme grande puissance, en dépendent.

    Jean Géronimo , Docteur en Économie. ( Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr )

    mardi 16 septembre 2008

  • Les femmes parachutistes russes prêtent serment

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    La première section féminine de cadets a prêté serment à l'Ecole militaire supérieure des troupes aéroportées de Riazan

  • Notre Terre ...

    Merci beaucoup à Patricia et Serge qui nous ont envoyé cette merveille :

    À visualiser en plein écran !!!

    http://video.thesecret.tv/windowsmedia/planet_earth.wmv