08.10.2008
Ich hatte einen Kameraden : Nicolas Kayanakis

Nicolas Kayanakis est décédé dans la nuit de dimanche à lundi.
Il était né en Tunisie le 1er mai 1931 d'un père français employé des Chemins de fer de Tunis et d'une mère sicilienne.
Parallèlement à ses études à Sciences Po, il milite au sein de l'Action française ; il occupe alors les fonctions de secrétaire général des étudiants d'Action française. S'étant engagé dans l'armée, il est au coeur des troubles durant "l'affaire algérienne". Commandant en second au 14e RCP (Régiment de chasseurs parachutistes), il prend fait et cause pour l'Algérie française et contre les trahisons gaullistes. Chef du réseau de résistance OAS-Métropole Jeunes, il est arrêté définitivement en 1962 : après une première arrestation, il était parvenu à s'évader de la prison de Mont-de-Marsan, le 2 décembre 1961, en compagnie de Jean Caunes notamment et avec l'aide de Bertrand de Gorostarzu.
Libéré après 4 ans de prison, il commencera une carrière de consultant international, sans abandonner la politique. Il militera par la suite au sein du Mouvement jeune révolution puis de la Nouvelle Action française. Après avoir été secrétaire général puis vice-président du Centre royaliste d'Action française, il occupait lors de son décès les fonctions de directeur administratif et financier de la revue royaliste Les Epées, lors de son décès.
Auteur en 1966 d'un roman, Derniers châteaux en Espagne, il soutint une thèse d'histoire à Science Po en 1997 sur l'action psychologique et propagande de l'armée française puis publie Algérie 1960 : la victoire trahie ...

16:53 Ecrit par Ivan dans Amis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : algérie française, oas, nicolas kayanakis, 14e rcp |
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Commentaires
Adieu au Revoir Kaya....
Ecrit par : antoine de saint sauveur | 19.10.2008
Répondre à ce commentaireOfficier de sécurité aérienne à l’Ecole de Chasse de Meknès, il demande l’Algérie et rejoint au printemps 1956 la Base opérationnelle de Telergma dans le Constantinois. Détaché pour l’opération de Suez à la 3e Escadre de chasse de Reims, il est envoyé en mission à Brindisi (Italie), en civil, et sous l’apparence d’un officier italien du 2e Bureau, il assure le passage vers Chypre des troupes métropolitaines et surtout des escadres françaises de chasse et de reconnaissance, -ainsi que les vols clandestins des avions et des pilotes français prêtés à Israël. Muté sur sa demande dans l’Infanterie, il rejoint en 1959, le 14e RCP pour y commander en second la compagnie portée.
Dès 1959, il participe à la création des réseaux Armée-Nation. En 1960, en stage d’observateur-pilote à Dax il prend part aux préliminaires du putsch d’avril (il en fera le récit dans Derniers Châteaux en Espagne, à la Table Ronde), puis à l’action de l’OAS dans le Sud-Ouest (sous le pseudo de Kakos). Arrêté en 1961, il s’évade trois mois après de Mont-de-Marsan. En cavale à Paris, il lance et commande l’OAS-Metro-Jeunes (OMJ) dont les réseaux survivront des années à sa seconde arrestation en mai 1962.
Condamné à dix ans de rétention criminelle, et perdant donc ses galons, il se voit alors assimilé à la promotion de Saint Cyr Laperinne par ses camarades de cette promotion avec lesquels il avait fait son école d’Infanterie. Nommé délégué des prisons par le CNR-OAS, son action pour la fidélité au combat mené le fera muter de prison en prison dont il fera un tour de France : Fresnes et La Santé, Toul, Les Baumettes, Ré.
Libéré en 1966, il demeurera, auprès de Pierre Sergent (Philippe), membre du Directoire du CNR-OAS, chargé du Bureau politique sous le couvert d’une agence de presse : Méditerrannée Nord-Sud, fonctions exercées jusqu’à l’auto dissolution du Directoire en 1968.
Après sa libération, il est Ingénieur en Chef à la SEMA au département « Direction Intermédiaire », puis dirigeant libre d’entreprises généralement en difficultés. Président, Directeur Général ou Gérant successivement et parfois simultanément de plusieurs sociétés industrielles, dans des activités aussi diverses que l’électronique, la mécanique, l’orfèvrerie, les matériaux de construction ou la verrerie (il sera ainsi administrateur de Daum). Déployant en parallèle une activité de consultant ou d’Ingénierie, il sera amené à implanter en Arménie soviétique une ligne industrielle mettant en œuvre une méthode innovante de fabrication du verre en première mondiale, marché « soufflé » aux spécialistes de Bohême.
En 1997, il devient Docteur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, pour une thèse sur « La doctrine française de guerre psychologique et la pacification de l’Algérie ».
Un condensé de sa thèse à été publié sous le titre « Algérie 1960, la victoire trahie, par les Editions Atlantis ».
Reprenant simultanément en 1997 du service à l’Action Française, il en a été depuis secrétaire général puis vice-président. Sa présence a contribué à accentuer la collaboration de l’Action Française, hors de toute exclusive, au mouvement souverainiste dont la jeunesse d’Action Française est le fer de lance. En 2002, il collabore à « La Gazette », bulletin politique de Monseigneur le Comte de Paris puis à la revue « Les Epées ».
Renaud Kayanakis
Ecrit par : AF | 19.10.2008
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