31.10.2008

Les États-Unis se préparent à des troubles intérieurs majeurs

Le 30 septembre 2008, The Army Times révélait que la 1ère brigade de combat de la 3ème division d’infanterie US [1] avait été rapatriée d’Irak et affectée au maintien de l’ordre intérieur aux États-Unis [2]. Devant le tollé général, le journal a publié un démenti de son propre article.

Cependant tout laisse à penser que l’Administration Bush, inquiète des conséquences sociales de la crise financière et du Plan Paulson, envisage une répression brutale en cas d’émeutes.

Après avoir été traitée avec dérision dans la presse nationale, l’information a ému l’American Civil Liberties Union (ACLU), la puissante association de défense des droits de l’homme. Celle-ci a engagé une procédure FOIA pour se faire transmettre les documents officiels précisant les attributions exactes de cette unité militaire d’élite en matière de police [3].

De source diplomatique, on indique que Washington semble particulièrement craindre de mauvaises nouvelles économiques et des troubles civils durant la période de transition entre les deux présidents (4 novembre-20 janvier). Des démarches ont même été entreprises auprès des autorités financières des pays alliés pour envisager la possibilité de fermeture simultanée des Bourses en cas de crise politique aux États-Unis.

Source : Réseau Voltaire

[1] Site officiel

[2] « Brigade homeland tours start Oct. 1 », par Gina Cavallaro, Army Times, 30 septembre 2008.

[3] « ACLU Demands Information On Military Deployment Within U.S. Borders », communiqué de l’American Civil Liberties Union, 21 octobre 2008.

SOURCE : MECANOPOLIS*** http://www.mecanopolis.org/?p=1967

המכה היהודית היהודית Through the Eyes of the Amona Protestors

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Thousands arrived Tuesday and camped out, by Wednesday morning's Supreme Court decision, most have packed up their tents and sleeping bags and headed for the nine building slated for destruction.

Protestors continue to stream toward Amona, having cut through local Arab villages and back roads. They are met by a line of Border Police with clubs who chase after and beat anyone who attempted to cross the line. Many succeeded nonetheless. Musician sings and encourages protestors following the announcement that the Supreme Court rejected the Yesha Council's offer to destroy the houses on their own and that thousands of troops are on their way. Protestors choosing passive-resistance locked arms and surrounded the homes. Whole families came together to protest, not imagining the level of violence that would be used by the police...

Click "play" below to watch the video of police brutality
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29.10.2008

"L'Europe frigide", d'Elie Barnavi : amis européens, arrêtez de pleurnicher !

Faut-il être israélien pour être - encore - européen ? Ce regard excentré est-il nécessaire pour défendre un projet que ses bénéficiaires eux-mêmes ne paraissent plus capables de porter ? C'est la démonstration paradoxale qu'administre Elie Barnavi, avec une chaleur, une énergie et une conviction que, sur ce sujet, l'on n'avait plus rencontrées depuis belle lurette.

Historien, ancien ambassadeur d'Israël à Paris, initiateur du Musée de l'Europe à Bruxelles, l'auteur n'est pas du genre à mâcher ses mots, tant le désolent ou l'agacent la neurasthénie et les "pleurnicheries" où s'abîme l'Union européenne. De quoi souffre-t-elle ? Le diagnostic est sévère : grave crise de confiance, d'identité même, fréquente à la cinquantaine ! Et les symptômes nombreux : au fond, l'Europe a peur de tout, peur de son histoire, de son succès et du vaste monde, peur de l'autre (surtout s'il tente par tous les moyens de débarquer du continent africain), peur, enfin, de la puissance et de ses responsabilités.

Les exemples abondent. Ainsi de cette querelle, invraisemblable aux yeux de Barnavi, sur les "racines chrétiennes" de l'Europe, qui a plombé les débats sur le préambule du traité constitutionnel, en 2004-2005. Car enfin, l'Europe a bien été chrétienne, pendant près de deux millénaires, et l'on se condamne à ne rien en comprendre "si l'on s'entête à gommer de son histoire un élément aussi essentiel de son identité". Refuser d'assumer cet héritage est donc "absurde et dommageable", même et surtout si c'est au nom d'une laïcité frileuse qui, voyant des intégristes partout, les renforce plus qu'elle ne les isole.

Hésitant à assumer son histoire, l'Europe fait de même avec sa civilisation, berceau du meilleur comme du pire, "Beethoven et Auschwitz, Beethoven à Auschwitz". Oubliant qu'ils ont fourni au monde quelques valeurs cardinales - liberté, rationalité, laïcité et solidarité -, les Européens s'empêtrent dans des nationalismes de clocher, sans mesurer ce qu'ils ont en commun et qui devrait leur permettre de jumeler une identité partagée et des identités nationales.

La question des frontières extérieures de l'Europe, d'autant plus indispensables que les vieilles lignes de partage intérieures ont été gommées, n'est pas moins significative de la crise d'identité européenne. Et Barnavi n'y va pas par quatre chemins : "Si l'histoire et la géographie sont les critères de l'européité, ni la Russie ni la Turquie n'ont vocation à intégrer l'Union européenne", sauf à renoncer définitivement à l'hypothèse même d'une Europe-puissance.

Quant à l'immigration, qui nourrit tous les populismes, il faudra bien que l'Europe apprenne à vivre avec et surmonte, pour cela, la "névrose de culpabilité" qu'elle entretient avec son passé colonial. Avec cet avertissement à la clé : "Ce que les démocraties ne feront pas pour l'intégration des immigrés, les fascistes le feront pour leur expulsion."

En bon médecin de famille, Elie Barnavi ne propose pas de remède miracle à ses malades et amis européens. Mais quelques vigoureuses et sages recommandations : acceptez le monde tel qu'il est, pour inventer un bon usage de la mondialisation ! leur lance-t-il. Ayez l'intelligence de vos diversités, pour mieux vous unifier ! Cessez de faire de l'Union "une créature courtelinesque" pour retrouver enfin le chemin de la politique, la vraie, et par là une "place sur les tréteaux du monde".

Et n'oubliez pas, conclut-il, que l'Europe est un "modèle" et un "espoir" pour tant de peuples et que vous ne pouvez prendre la responsabilité de les désespérer ! Le plaidoyer est revigorant et charpenté.

L'EUROPE FRIGIDE d'Elie Barnavi. André Versaille Editeur, 2008, 162 p., 12,90 €.

Gérard Courtois  ( Le Monde )

Dieudonné & Elie Semoun

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de la inteligencia en sus múltiples dimensiones, una de ellas es la inteligencia corporal y .
      
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Crise économique et financière : les remises en cause, les responsabilités, les axes de refondation

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La crise financière et économique constitue un événement majeur qui va marquer le début de ce siècle. Elle annonce la fin du système dans lequel nous vivons et représente l’échec majeur des dirigeants qui nous gouvernent depuis des décennies. Elle est porteuse de perturbations très graves qui vont mettre en cause le niveau de vie des Français et fragiliser l'équilibre économique et social de notre société.

Mais elle peut aussi être l'amorce d'un changement profond, car, au-delà des difficultés très sérieuses qui vont en résulter, elle peut être l’occasion de mutations bénéfiques et donner naissance à un nouveau système économique et financier et à un nouvel équilibre géopolitique plus conformes aux intérêts des peuples européens.


1 - La remise en cause du système
Cette crise est en effet le fruit naturel du système délétère dans lequel nous vivons. Elle ne résulte pas des seules erreurs de gestion commises par des banquiers d'outre-Atlantique trop laxistes dans l’octroi de prêts à des foyers américains qui n’en avaient pas les moyens. Elle est la conséquence quasi mécanique de l’hyper-libéralisme économique international voulu par les Américains. Elle découle de la domination de la finance, du libéralisme à tout crin, de la mondialisation sauvage, et de la prééminence des Etats-Unis. Ce que la crise met en cause c’est le système économique mondialisé que dénonce le MNR depuis de nombreuses années.

Remise en cause du capitalisme financier
Cette crise est d'abord la conséquence de la primauté donnée au financier sur l’économique, à la spéculation sur la production, aux constructions virtuelles sur les biens réels. Depuis longtemps maintenant, l’économie n’était plus structurée par des stratégies de développement industriel dans le long terme mais par l’obsession du rendement financier maximum dans l'immédiat. Et ce système a lamentablement échoué : en déconnectant la finance de l'économie réelle, il a créé des bulles financières qui n’ont pas encore toutes produit leurs effets dévastateurs. Car ce processus ne se limitait pas à la pratique des « subprime », c'est aussi cette logique qui prévaut par exemple lorsque le dollar, déconnecté de toute référence matérielle, permet aux États-Unis d'accumuler, sans les financer, des déficits extérieurs colossaux. Force est de constater que la prééminence de la finance a conduit à la catastrophe. Les banquiers, les traders qu'on présentait comme les seigneurs de la société d'aujourd'hui sont apparus comme des amateurs incompétents et irresponsables qui jouaient avec l'argent des autres comme on joue au casino.

Remise en cause du tout libéral
Cette crise montre également les limites du système libéral que l'on considérait il y a peu encore comme incomparablement supérieur aux organisations publiques taxées d'archaïsme et d’inefficacité. Il apparaît en effet que le secteur privé peut générer des pratiques de gestion hasardeuses et se révèle incapable de produire des mécanismes d'auto-régulation. S'il n'est pas question de vanter les mérites du socialisme qui porte de son côté des tares insurmontables, force est là encore de constater que le tout libéral peut conduire à des catastrophe majeures et que la puissance publique demeure dans tous les cas le recours suprême indispensable et légitime.

Remise en cause du mondialisme
La crise débouche aussi sur une remise en cause du mondialisme qu’on présentait pourtant comme la panacée depuis près de quarante ans. Cette crise issue des États-Unis s'est en effet propagée avec une rapidité surprenante vers l’Europe et le reste du monde du fait de l'absence de frontières et de mécanismes de régulation : lorsque l'on globalise l'économie, on globalise aussi ses problèmes. Ajoutons que si un État tolère la désindus-trialisation de son territoire, c'est-à-dire une perte de richesse pour son pays tout en voulant maintenir la croissance continue du niveau de vie de ses habitants, il n'a d'autre solution que de recourir à l'emprunt. C'est ce qu'ont fait les États-Unis avec les « subprime » et c’est ce qu’ils continuent de faire en accumulant une dette extérieure abyssale. Il est frappant de constater par ailleurs que la Grande-Bretagne, qui a joué sans réserve le jeu de la mondialisation en acceptant de perdre son industrie au profit d’une activité de premier plan dans la finance internationale, est le pays européen le plus frappé par la crise

Remise en cause de l'hégémonie américaine
Les Etats-Unis dominaient l’économie mondiale et ce sont eux qui ont provoqué la crise. Chacun ne peut que le constater : la crise est venue des Etats-Unis, ce sont les principes du système américain qui ont été mis en cause et c'est le système américain qui s'est révélé le plus fragile. La prééminence économique et financière des États-Unis va donc être inéluctablement contestée et ne pourra plus, quoi qu’il arrive, se maintenir comme par le passé. La crédibilité américaine est entamée et cette perte de confiance va toucher tout particulièrement le dollar qui constituait l'instrument privilégié des bulles spéculatives mais aussi de l’hégémonie américaine. La crise va provoquer un reflux des Etats-Unis et, tôt ou tard, un déclin de leur influence.

2 - La responsabilité des dirigeants économiques et politiques
La responsabilité de cette crise ne peut cependant être attribuée aux seuls banquiers américains, en dépit de leur laxisme et de leur irresponsabilité. Si la catastrophe actuelle est la conséquence logique du système en place, ce sont les promoteurs de ce système qui en sont les principaux coupables.

Les premiers responsables ce sont donc les architectes de ce système. Et parmi eux, bien sûr, les théoriciens et les idéologues du mondialisme, ses praticiens, les financiers et les banquiers, et ses zélateurs, les journalistes et les politiques.

Car ce système a été soutenu par l'ensemble des dirigeants politiques qu'ils soient de droite ou de gauche en France comme à l’étranger. À tour de rôle lorsqu'ils ont été au pouvoir, ils se sont faits les défenseurs de ce système mondialisé et ne cessaient d’en vanter les mérites. Or, les dirigeants politiques sont en charge du destin des peuples : si les peuples souffrent, ils sont responsables.

Lorsque M. Sarkozy explique qu’il faut sévir à l’encontre des fauteurs de crise, il devrait donc se compter parmi les personnalités à sanctionner ainsi que ses collègues de l’UMP, du PS et de l'ensemble de la classe politique.

C'est d'autant plus vrai que M. Sarkozy est aujourd'hui incapable de concevoir et de porter un dispositif global pour remplacer le système délétère qui a échoué. Et c'est pourtant ce qu'il faudrait faire maintenant.

3 - Les axes d'un nouveau système
Pour sortir de la crise et remettre en ordre le système économique et financier international, il faut en venir à quelques idées forces que le système politiquement correct avait complètement oblitérées mais que le MNR a toujours préconisées.

La régulation des échanges
Il est temps de mettre un terme au chaos que provoque la mondialisation sauvage. Et, s’il n’est pas question d'interrompre le commerce international, il faut maintenant instaurer une régulation des échanges entre les grands ensembles géopolitiques homogènes sur le plan socio-économique. Cette régulation qui permettrait de défendre notamment les intérêts de l'Europe devrait porter sur les échanges de marchandises mais aussi sur la circulation des capitaux et les migrations de personnes. Il s’agit ainsi de préserver les équilibres mondiaux, de compartimenter les problèmes et d’éviter des crises généralisées.

La réindustrialisation de la France et de l'Europe
Dans ce cadre il est nécessaire de lancer un vaste plan industriel pour notre pays et notre continent. L'Europe doit pouvoir disposer de nouveau sur son sol de l'ensemble des industries stratégiques nécessaires à sa survie. Il faut aussi changer la logique de la spécialisation mondiale du travail au profit d’un principe plus sûr, plus social et plus écologique : les productions doivent être effectuées au plus près des zones de consommation de façon à réduire les déséquilibre de richesses, à fournir du travail à ceux qui consomment et à diminuer les transports et notamment les pollutions qu'ils provoquent.

Le retour à la souveraineté de l'État
Si le capitalisme, le libéralisme et le marché ne doivent pas être mis en cause dans la mesure où ils constituent les instruments les plus efficaces pour produire des biens et des services, il faut cependant réhabiliter le rôle de l'État. Celui-ci a en effet une fonction majeure comme instrument de la souveraineté nationale pour réguler le système économique et le mettre au service de l'intérêt national et du bien-être des populations.

L’émergence d’une Europe puissante
Alors que les Américains vont voir leur hégémonie mise en cause, il faut œuvrer à l'émergence d'une puissance européenne régulatrice et protectrice. Notre continent dispose pour cela d'économies nationales qui ne sont pas sans atouts et d'un euro fort capable de devenir une monnaie de change et de réserve vouée à se substituer au dollar. L’Europe doit donc s’organiser pour transformer son potentiel en puissance et pouvoir ainsi proposer et garantir le nouveau système économique et financier dont le monde a besoin...

MNR

28.10.2008

ITALIA. Il culto del Duce è bene

Mussolini.jpgLa tradition veut que pour l'anniversaire de la prise du pouvoir de Mussolini, le 28 octobre 1922, la tombe du dictateur à Predappio [en Emilie-Romagne, dans le nord-est de l'Italie] devienne le lieu de rassemblement des nostalgiques du fascisme. D'année en année, le nombre de "pèlerins" du Duce n'a cessé de croître pour atteindre, en 2007, 8 000 personnes (certains parlent même de 13 000). Et cette année, on en attendait encore plus. Au programme du "pèlerinage", un cortège allant du centre du village jusqu'au cimetière, une messe de commémoration et une garde d'honneur. On a défilé le 26, avec deux jours d'avance sur la date, parce que c'est un dimanche et que c'est plus pratique. "Pendant de nombreuses années, on ne voyait que des nostalgiques d'un certain âge, raconte Giuliano Brocchi, maire de Predappio, du Parti démocrate (gauche), mais aujourd'hui on a l'impression que les vieux sont moins nombreux, pour des raisons naturelles, et que viennent de plus en plus de jeunes gens en chemises noires, et ça, c'est assez inquiétant."

Les aficionados du Duce se rendent chaque année au cimetière de San Cassiano, où se trouve sa tombe, pour l'anniversaire de sa naissance (29 juillet 1883), de sa mort (28 avril 1945) et de la marche sur Rome (28 octobre 1922) [prélude à la conquête du pouvoir], mais en réalité le pèlerinage ne connaît pas de morte-saison. La fleuriste, qui tient depuis dix ans le kiosque sur l'esplanade devant le cimetière, prépare les rubans tricolores pour lier les bouquets, obligatoirement vert, blanc, rouge : "J'ai vu leur nombre augmenter ces dernières années, et ils sont de plus en plus jeunes, explique-t-elle. Le jour de la marche sur Rome, ils descendent en procession du village et viennent assister à la messe, ici, dans l'église de San Cassiano."

Les restaurateurs de Predappio se frottent les mains : ce 26 octobre, on ne trouve pas une table de libre à plusieurs kilomètres à la ronde. "Ils entonnent quelques chants fascistes à la fin des repas, mais ils n'ont jamais cassé un verre, jamais causé le moindre problème", assure l'un d'eux. Dans les deux magasins de souvenirs, on trouve les gadgets habituels : d'innocents fez noirs avec "Predappio" marqué dessus, des tee-shirts ornés d'une croix celte et/ou à l'effigie du Duce, mais aussi, pour 5 euros, des matraques sur lesquelles est inscrit le nom de Mussolini et, pour 7 euros, des poings américains en acier, histoire de ne pas perdre les vieilles habitudes.

A quelques kilomètres de là, à San Martino in Strada, dans la vieille maison de Rachele Mussolini, la veuve du Duce, on a ouvert en 2001 un musée du Souvenir plein d'objets ayant appartenu à Mussolini et de mobilier d'époque. Domenico Morosini, qui le gère avec sa femme et avec l'aide d'une ancienne "auxiliaire" de la république pronazie de Salò [1943-1945], Fiorenza Ferrini, 82 ans, est aussi le gardien des registres de la tombe du Duce depuis 1951 : "Les visiteurs de la crypte sont en constante augmentation depuis 2001, et, le jour de la marche sur Rome, on ne voit plus les anciens combattants avec leurs étendards, ce sont surtout des jeunes."

Franco Giubilei ( La Stampa )

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27.10.2008

SPARTAN SPIRIT

"La civilisation européenne s'écroule et on ne la remplace par rien, voilà la vérité. A la place de ces immenses épargnes accumulées de civilisation, d'humanités, de spiritualité, de sainteté, on offre de déposer un chèque sans provision, signé d'un nom inconnu, puisqu'il est celui d'une créature encore à venir. Nous refusons de rendre l'Europe. Et d'ailleurs on ne nous demande pas de la rendre, on nous demande de la liquider. Nous refusons de liquider l'Europe. Le temps de liquider l'Europe n'est pas venu, s'il doit jamais venir. Il est vrai que le déclin de l'Europe ne date pas d'hier, nous le savons. Mais nous savons aussi que le déclin de l'Europe a marqué le déclin de la civilisation universelle. L'Europe a décliné dans le moment où elle a douté d'elle-même, de sa vocation et de son droit."

Georges Bernanos

مقاتلات أميركية تقصف معسكرات داخل سوريا لمجموعات مقاتلة تتحضر للانتقال إلى العراق

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شنّت مقاتلات أميركية غارات عنيفة على مواقع في منطقة بوكمال السورية الواقعة على الحدود مع العراق أسفرت عن سقوط عدد من القتلى والجرحى. وقالت وكالة الانباء السورية "سانا" ان أربع مروحيات اميركية شاركت في الغارة على مبنى مدني تحت الانشاء في منطقة البوكمال، وأطلقت النار على العمال داخل المبنى وقتلت ثمانية مواطنين من بينهم زوجة حارس البناء ، كما ذكر التلفزيون السوري ان جنودا اميركيين اقتحموا مبنى في المنطقة خلال الغارة، في وقت أكدت مصادر مطلعة لموقع "nowlebanon.com" أن العملية استهدفت معسكرات تدريبية تابعة لمجموعات مقاتلة تتحضر للإنتقال إلى العراق.

وعلم موقع "nowlebanon.com" أيضاً ان العميد السوري جامع جامع، الذي تولّى مسؤوليات أمنية في لبنان إبّان فترة تواجد القوات السورية فيه، قد تولى بعد ترقيته منذ أشهر المسؤولية الأمنية في المنطقة المستهدفة الواقعة على عمق 8 كيلومترات داخل الأراضي السورية. 

هذا واستدعت وزارة الخارجية السورية القائم بالاعمال في السفارة الاميركية في دمشق وابلغته "احتجاج وادانة سوريا للاعتداء الخطير" الذي حصل. وقالت "سانا" انه تم "تحميل الادارة الاميركية المسؤولية الكاملة عنه". كما تم استدعاء القائم بالاعمال العراقي الى وزارة الخارجية للغرض

Raid américain en Syrie

Alors que Damas a confirmé que le bombardement américain a visé des civils, en dévoilant leur identité, le site libanais "Now Lebanon" affirme que le raid américain a visé un camp où s’entraînaient des terroristes, avant de passer en Irak.

Selon « Now Lebanon », l’opération héliportée de l’armée américaine en Syrie a eu lieu à huit kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, contre des cellules terroristes entraînées en Syrie avant de rejoindre le théâtre irakien.

Selon la même source, le haut officier syrien Jameh Jameh, qui avait servi au Liban jusqu’au retrait syrien (avril 2005) consécutif à l’assassinat de Rafic Hariri (et qui avait été interrogé par la Commission d’enquête internationale pour son rôle dans cet assassinat), a été récemment promu et nommé responsable de la sécurité de la région visée par le raid américain (Deir Ez-Zor).

Selon Zouhair Ibrahim, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Damas, souligne ce soir que Damas a reconnu l’attaque américaine, et affirme qu’elle a fait huit morts, tous des civils. Le ministère syrien des Affaires étrangères a convoqué les chargés d’affaires américain et irakien, en poste à Damas, pour protester contre cette agression. La Syrie s’en prend violemment à l’administration américaine, responsable de cette attaque, et à Bagdad, puisque les appareils américains ont utilisé le territoire irakien pour mener leur opération.

MediArabe.info

La désinformation et les guerres d'ex-Yougoslavie

medium_Kouchner_8.jpgLe Kosovo est probablement perdu. Perdu pour l'Europe chrétienne, pour la culture européenne, perdu pour la Serbie – injustice qui crie au Ciel, car tout au Kosovo-Métochie est serbe, à partir du nom même. Tout est serbe comme les églises et les monastères attaqués, incendiés, vandalisés depuis 1999, et comme la Geste de Kosovo , qui a été une extraordinaire source d'inspiration poétique et spirituelle pour l'Europe entière, d'Adam Mickiewicz à Chesterton. Sait-on que le plus grand poème de Chesterton, écrit en 1911, The Ballad of the White Horse , chef d'œuvre de la littérature anglaise, paraît avoir été inspiré par la Geste de Kosovo  ?

Le Kosovo est perdu, et la Serbie a encore l'air d'avoir été mise au ban des pays civilisés. C'est ce qui s'est passé depuis le commencement du démantèlement de la Yougoslavie. Ce peuple héroïque, ce peuple tragique, « qui garde plutôt le souvenir d'une défaite que celui d'une victoire », comme le caractérisait Chesterton [1], ce peuple marqué par une histoire cruelle, par un présent aussi cruel que le passé, a, durant de longues années, été traîné dans la boue, foulé aux pieds par la désinformation. Il n'y a pas si longtemps qu'être Serbe était un titre d'honneur. On désignait les Serbes sous le nom de « gardiens de la porte » (« the Guardians of the Gate »), expression qui était devenue courante en anglais au temps de la Grande Guerre , et dont s'était par exemple servi le premier-ministre de la Grande Bretagne Lloyd George dans un discours célèbre [2].

Mais les media, ainsi que beaucoup de politiciens de notre temps avaient tout oublié. Les Serbes étaient apparemment devenus pour eux un peuple de criminels, de hors-la-loi, d'ennemis de l'humanité. Guerre de Croatie, guerre de Bosnie, guerre du Kosovo, il n'y avait qu'un seul coupable : les Serbes.

Il y a eu la désinformation, massive, assourdissante. L'information n'a pourtant pas fait défaut. L'information correcte a toujours existé (articles, reportages, témoignages des militaires occidentaux directement impliqués dans les faits, études politico-historiques, etc.), mais elle a été bâillonnée, mise à l'écart ou bien elle s'est noyée dans les vagues épaisses de la désinformation. Ainsi l'information ne s'est-elle pas répandue, et elle n'a eu qu'un très faible impact sur ce qu'on appelle l'opinion publique.

Nous commencerons par un exemple qui nous semble particulièrement significatif. Nous allons donner non seulement l'information principale, mais aussi le contexte dans lequel elle se trouve.

Dans son livre Les Guerriers de la paix , publié en 2004, Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères, et qui a été, entre autres, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Kosovo, ainsi que chef de la mission des Nations unies au Kosovo (de 1999 à 2001), raconte sa visite le 2 décembre 2003, en compagnie du diplomate américain Richard Holbrooke, chez Alija Izetbegovic, à l'hôpital de Sarajevo. L'ancien président de Bosnie-Herzégovine (1992-1996) se trouvait, en ce moment, sur son lit de mort.

« Ce fut un moment de grâce », raconte Kouchner. « […] [N]ous avions le bonheur de nous entretenir avec le meilleur représentant de l'islam des Lumières, ce musulman modéré et moderne […].

[Au cours de l'entretien, Kouchner et Holbrooke reviennent sur le déroulement de la guerre de Bosnie].

" - Fallait-il ne pas envoyer d'aide humanitaire [à Sarajevo] ? [demande Kouchner à Izetbegovic]. Vous avez vous-même suspendu le pont aérien quelques jours. Pensiez-vous que cette aide constituait un soutien pour les Serbes, un blanc-seing aux bombardements [serbes] ?

- Non, répondit le Président, je me suis trompé. Il faut toujours essayer d'aider les pauvres gens. Les alliés n'étaient pas encore prêts à intervenir à ce moment-là. J'ai fait cette tentative pour forcer la main des Occidentaux.

- Vous souvenez-vous de la visite du président Mitterrand ? [demande Kouchner]. […] Au cours de l'entretien vous avez évoqué l'existence en Bosnie de « camps d'extermination » [serbes]. Vous l'avez répété devant les journalistes. Cela a provoqué un émoi considérable à travers le monde. François Mitterrand m'a envoyé à Omarska et nous avons ouvert d'autres prisons. C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?

- Oui. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements [sur les Serbes]. J'ai vu la réaction des Français et des autres… je m'étais trompé.

- Vous avez compris à Helsinki que le président Bush senior ne réagirait pas, ajouta Holkrooke.

- Oui, j'ai essayé, mais l'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camps d'extermination quelque fût l'horreur des lieux."

La conversation était magnifique, cet homme au bord de la mort ne nous cachait plus rien de son rôle historique. Richard et moi lui avons exprimé notre immense admiration. Ce dirigeant musulman […] avait donné au monde une leçon de tolérance » [3].

Ce chapitre des mémoires de Bernard Kouchner est d'une importance majeure. Alija Izetbegovic avoue avoir menti , bien qu'il ait connu les conséquences tragiques de ses mensonges. Il affirme avoir suspendu le pont aérien qui était nécessaire pour la survie des habitants de Sarajevo (il y avait aussi un tunnel sous l'aéroport de Sarajevo, qui permettait le ravitaillement et aurait pu permettre aux habitants de sortir de la ville : c'est une autre histoire, mais elle jette, elle aussi, de la lumière sur la trame de mensonges [4], donc qu'il a affamé la population. Ceci est aussi grave que la raison pour laquelle il l'avait fait : « pour forcer la main des Occidentaux ». Le deuxième aveu porte sur les camps d'extermination serbes. (Rappelons que la visite du président François Mitterrand a eu lieu le 28 juin 1992. Le 28 juin, jour de la Saint-Vitus ou Vidovdan (St. Guy), est une date fatidique dans l'histoire du peuple serbe : c'est la date de la bataille de Kosovo Polje (1389), ainsi que la date de l'assassinat, en 1914, de l'archiduc héritier d'Autriche François-Ferdinand par le Serbe Gavrilo Princip à Sarajevo, événement par lequel commença la Grande Guerre. ) En accusant les Serbes d'avoir établi des camps d'extermination, Izetbegovic entendait « forcer », comme il allait le faire maintes fois, « la main des Occidentaux », les pousser à bombarder les Serbes...

LIRE LA SUITE : http://www.rastko.org.yu/rastko-dk/delo/12694

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