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  • Dossier spécial Opération "Plomb durci" (3)

    Activités de Tsahal dans la Bande de Gaza

    Les forces aériennes israéliennes ont attaqué cette nuit le quartier général du Premier ministre Ismail HANIYEH, situé dans la ville de Gaza et constituant un objectif stratégique car étant utilisé pour la planification, le financement, le soutien et l’organisation d’activités terroristes. Il en a été de même d’autres bâtiments ministériels utilisés aux mêmes fins. Ces attaques sont une réponse israélienne à la poursuite des tirs de missiles du  Hamas contre...Lire la suite

    Opération  « Plomb durci » : questions et réponses

    Contre qui lutte Israël ?
    La population civile de Gaza n’est pas l’ennemie d’Israël. C’est le Hamas contre lequel lutte Israël. Les cibles visées sont toutes des cibles de l’Organisation terroriste : camps d’entraînements, infrastructures militaires, ateliers de fabrication de missiles et de roquettes, ou responsables militaires.

    Israël a-t-il fait preuve de retenue ?
    Depuis de longues années, le territoire de Gaza est utilisé par les organisations terroristes pour agresser Israël par le biais de tirs de roquettes, missiles, obus de mortiers et autres engins meurtriers, délibérément envoyés vers des localités civiles israéliennes. Israël a quitté la Bande de Gaza en juillet 2005. Aucune explication valable ne peut justifier ces agressions ...Lire la suite

    Charte du Hamas : Extraits

    1. Appel à la destruction de l’Etat d’Israël

    " Israël existera et continuera d'exister jusqu'à ce que l'islam l'anéantisse comme il a anéanti d'autres auparavant " (Le Martyr, Imam Hassan al Banna, de mémoire sacrée).

    ARTICLE SIX : “Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien honorable qui fait allégeance et à Allah et à sa voie, l'islam. Il lutte pour hisser la bannière de l'islam sur chaque pouce de la Palestine"...(Page 3)

    2. Appel au Jihad

    ARTICLE TREIZE : "Il n'existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad." (Page 7)

    ARTICLE HUIT : "Le slogan du mouvement résistance musulman : Allah est son but, le prophète son modèle, le jihad sa route et la mort pour la cause d'Allah son plus haut souhait." (Page 5)...Lire la suite

    La vérité sort de la bouche des enfants

    Une petite fille palestinienne dont les membres de sa famille ont été tués à Gaza suite à une attaque aérienne israélienne, a été interviewée le 29 décembre par la télévision palestinienne. Elle blâme le Hamas coupable, selon elle, de la guerre.

    Extraits de l'interview :

    La fillette : "Nous dormions à 7 filles dans une chambre". Nous étions endormies et ne savions pas ce qui arrivait...Lire la suite

    L'aide humanitaire continue d'affluer à Gaza

    Le passage de Kerem Shalom, sur la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a été ouvert mardi pour le troisième jour consécutif. L'administration de coordination et de liaison travaille conjointement avec les organisations internationales et gouvernementales dans la bande de Gaza afin d'évaluer les besoins humanitaires, les demandes et d'y apporter une réponse favorable...Lire la suite

    Pour plus de détails

  • Gagarine Times

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    Gagarine 28 low res.pdf

  • هل قامت حكومة مبارك بتهيئة الأجواء أمام الجيش الإسرائيلي للقيام بعدوانه على غزة؟

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    Les masques sont en train de tomber, l’un après l’autre, laissant apparaitre les détails du scénario dessiné par le Guide de l’axe irano-syrien, l’Ayatollah Ali Khamenaï, et dont la réalisation est confiée à Hassan Nasrallah qui se revendique "soldat dans l’armée de Wilayat Al-Faguih", et à la direction du Hamas. Malheureusement, ce scénario, doté de milliards de dollars investis dans le Hezbollah et le Hamas depuis des années, prend en otage les civils, tantôt Libanais, tantôt Palestiniens, et toujours Israéliens.

    Les sorties médiatiques du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, les 28 et 29 décembre, appelant les Egyptiens à se mobiliser contre leur régime et pour soutenir Gaza, font partie de ce scénario machiavélique visant à déstabiliser le pouvoir du Caire. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Al-Ghaïth, n’a pas mâché ses mots en considérant les positions de Nasrallah comme « une déclaration de guerre faite à l’Egypte ».

    Aujourd’hui, ce fut le tour du responsable des Relations extérieures du parti chiite qui se prétend libanais, Nawwaf Al-Moussaoui, d’enfoncer le clou. Sur « Al-Manar », Moussaoui a riposté ce matin aux propos d’Abou Al-Ghaïth, estimant que « Hassan Nasrallah exprimait les sentiments de 99% des Egyptiens, alors que Abou Al-Ghaïth n’exprimait que les avis de Condoleezza Rice et Tsipi Livni ». Auparavant, le N°2 du Hezbollah, Naïm Qassem, avait crié haut et fort, « à l’attention du monde entier », que « le choix définitif de son parti était celui de la résistance, dans toutes ses formes. Il en va de la résistance armée, mais aussi culturelle, politique, éducative et économique. Une résistance qui continuera à mettre en échec le plan américano-sioniste pour la région ». Rappelons que Hassan Nasrallah avait lâché, au détour d’une phrase, que « ce qui se déroule aujourd’hui dans la région était conforme aux ordres du Guide Khamenaï, que Dieu protège ».

    Pour que le scénario soit complet, et pour que le dernier masque tombe définitivement, le quotidien syrien « Al Watan », propriété de Rami Makhlouf (cousin de Bachar Al-Assad), remet aujourd’hui une nouvelle couche, s’en prenant à l’Egypte et à l’Arabie saoudite, « deux pays qui complotent contre les Palestiniens ». « Al Watan » a invité les Egyptiens à « se libérer des comploteurs qui poignardent la cause palestinienne depuis 1948, et à réaliser un coup d’Etat semblable à celui de juillet 1952 mené contre le roi Farouk ».

    A travers cette mise en scène médiatique, l’axe irano-syrien et ses prolongements libanais (Hezbollah et alliés) et palestiniens (Hamas et Jihad islamique), envoient la population palestinienne de Gaza dans le fournil. Peu leur importe le nombre de tués. Comme le Hezbollah l’avait déjà fait au Liban en 1996 et 2006, les Palestiniens souhaitent - voire pourraient provoquer - des massacres à grande échelle semblables à ceux de Qana, afin de les exploiter et de forcer Israël à cessez-le-feu. Ainsi, après avoir sacrifié des milliers de civils libanais, les metteurs en scène utilisent aujourd’hui les civils palestiniens à Gaza, pour parvenir à leur objectif égyptien. Dans ce jeu macabre, les civils israéliens sont constamment impliqués.

    Pour l’instant, Israël a réussi à limiter les erreurs et à éviter de toucher massivement des civils (une cinquantaine sur 360 morts selon l’UNRWA). Mais ce sont cinquante morts de trop, qui ont déjà mobilisé les Chiites en Arabie, où des accrochages sont signalés entre les forces de l’ordre et les manifestants. Ils ont également mobilisé au Yémen, où des manifestants ont investi et saccagé le consulat d’Egypte à Aden en guise de protestation contre la politique de Moubarak. Quant aux Egyptiens, ils ont compris les enjeux stratégiques qui les menacent. Les quelques manifestants sont restés très discrets, hier, en observant des sit-in sur les trottoirs. Mais ceci ne les a pas empêché de vomir littéralement Hassan Nasrallah, relayant ainsi la presse égyptienne qui l’a mis à nu et l’a réduit à son strict rôle de « petit soldat (rat) dans l’armée iranienne ».

    Ainsi, le monde arabe a compris, enfin, la vrai nature du Hezbollah. Mais un grand risque subsiste : si, sous la pression de l’opinion publique, Israël arrête ses opérations de « nettoyage » de Gaza, le Hamas s’en sortira grandi, et tous ceux qui l’ont critiqué, avec le Hezbollah et leurs maîtres syriens et iraniens, recevront un « retour de manivelle dans la gueule », et se mettront à la merci de l’hégémonie iranienne. Pour éviter un tel scénario, tous les pays arabes laissent faire Israël mais estiment que le temps lui est compté. C’est ainsi que la ligne de démarcation entre les deux camps risque de s’installer à Gaza, en prolongation de celle qui existe au Liban.

    Pour éviter de périr entre deux feux, Israël a probablement, et pour la première fois, un intérêt hautement stratégique à rompre son alliance qui ne dit pas son nom avec la minorité alaouite syrienne, et d’éradiquer la direction du Hamas établie à Damas. Faute de quoi, l’hégémonie iranienne l’emportera sur la « Takkiya » alaouite avant de « rayer Israël de la carte ». Hassan Nasrallah l’a rappelé hier : « ce ne sera que question de temps ».

    Khaled Asmar ©« MediArabe.info »

  • Dossier spécial Opération "Plomb durci" (2)

    Sur le terrain
    30 décembre 2008
    Tirs du Hamas sur les populations civiles israéliennes
    Depuis le début de l’opération des Forces de défense d’Israël dans la bande de Gaza 90 roquettes et 45 obus de mortier ont frappé des villes et localités israéliennes (les tirs étant pour la plupart effectués à partir de zones peuplées de civils de la bande de Gaza). Ces tirs ont tué 2 civils (qui se trouvaient à l’extérieur), et fait 88 blessés...Lire la suite

    Voir le diaporama

    Déclarations officielles israéliennes

    Le choix de la paix ne signifie pas la résignation devant l’extrémisme et la terreur
    Allocution de la Ministre des Affaires étrangères Tzipi LIVNI devant la Knesset:
    Depuis plus de trois jours, Israël se bat contre le régime de terreur du Hamas, installé dans la Bande de Gaza, afin de modifier la situation sécuritaire d’Israël : une situation dans laquelle une centaine de milliers d’habitants du sud d’Israël sont exposés depuis trop longtemps aux tirs et aux bombardements aveugles dirigés contre eux par le Hamas...Lire la suite

    Où étiez-vous pendant toutes ces années quand les écoliers de Sderot étaient bombardés chaque jour ?
    Yedioth Aharonot publie l’intégralité du discours que l’ambassadeur israélien aux Nations unies Mme Gabriela Shalev devrait prononcer suite à l’opération « Plomb Durci » à Gaza. En voici quelques extraits traduits en français :

    Membres des Nation-Unies,

    Dans quelques heures, les médias dans vos pays présenteront des photos horribles de sang, le feu, et de ruines de la bande de Gaza. Les Palestiniens hurleront, devant les caméras, au massacre. Et, vous appuyant sur ces photos et sur ces cris, vous exigerez à nouveau de nous que nous cessions de nous défendre nous-mêmes...Lire la suite

    L'aide humanitaire pour Gaza
    30 décembre 2008

    Le dimanche 28 décembre au matin, 23 camions approvisionnés en gaz, médicaments, denrées de première nécessité et autres marchandises humanitaires sont passés par le passage de Kerem Chalom pour Gaza. "Comme l'a dit le Premier ministre Ehud Olmert hier, nous ne sommes pas en guerre contre le peuple palestinien, mais contre les terroristes du Hamas, par conséquent nous apportons les vivres au peuple palestinien." a cité le Commandant Peter Lerner de Tsahal, coordinateur du Ministère de la Défense pour les activitésdu gouvernement dans les territoires...Lire la suite  

    Voir la vidéo en anglais : Lundi 29 décembre, l'aide humanitaire a été transférée à la bande de Gaza à travers le passage de Kerem Shalom

  • Déclaration de Dora Bakoyannis

    athens_bakoyannis1.jpgEn Grèce, trêve de l'insurrection pour cause de fêtes, Saint-Basile et le nouvel an approchant . La grande grève des enseignants est attendue pour la semaine prochaine. Et les Grecs feront le décompte des manifestants avant toute poursuite du mouvement ...

    Hier 29 décembre 2008, il y eut en Grèce plusieurs manifestations de soutien aux Palestiniens,  et des cris pour la Ministre des Affaires étrangères Dora Bakoyannis, à cause de sa déclaration du 28 décembre après-midi. Ses propos sur la responsabilité du Hamas, sur sa non-distinction de "ceux qui souffrent"  ont choqué.
    Aujourd'hui, l'attention se porte sur Chypre et sur le bateau "Dignity" affrèté par Free Gaza Movement qui a été éperonné par la Marine israëlienne.

    Déclaration de Dora Bakoyannis (Traduction J V )Dora et Gaza.doc

  • La bataille de Gaza : un tournant décisif pour le monde entier

    hamas-march-20040520.jpg

    L’issue de la bataille de Gaza sera déterminante pour l’avenir du Moyen-Orient. Car toute nouvelle trêve entre Israël et le Hamas sera considérée par ce dernier, et par l’axe qu’il représente, comme une victoire, synonyme de défaite israélienne semblable à celle de l’été 2006. Ce qui signifie l’installation durable d’une "tête de pont" iranienne dans le Sud d’Israël, prenant, avec celle du nord tenue par le Hezbollah l’Etat hébreu en tenaille. L’Iran aura également achevé son installation aux portes de l’Egypte, après avoir infiltré les monarchies du Golfe.

    Pour expliquer ce scénario, nous (re)mettons en ligne le point de vue de Khaled Asmar, publié déjà le 22 décembre, soit une semaine avant le début de la guerre. Comment le blocus de Gaza menace-t-il l’Arabie saoudite et l’Egypte ? Le Hezbollah veut libérer la Palestine. Michel Aoun appelle ses partisans à rejoindre la Résistance

    Mais plus grave encore, c’est que certains dirigeants, notamment israéliens et occidentaux, adoptent la politique de l’autruche. Ils se voilent les yeux pour ne pas voir la réalité en face et continuent de carresser la bête dans le sens du poil. Nous (re)mettons également en ligne un éditorial du 22 avril 2008, afin de leur rafraichir la mémoire : Si le ridicule ne tue pas, le cynisme et l’hypocrisie le peuvent.

    Nous espérons ainsi que nos rappels permettent à ceux qui accusent MediArabe.info d’être à la solde des sionistes de revoir leur copie, et de comprendre une fois pour toute que notre objectif n’est pas de compter les morts, ni de dénoncer les uns ou les autres. Notre objectif est simplement de comprendre une situation bien compliquée, de l’expliquer et de prévenir les dangers. Aujourd’hui, le danger est iranien, avec l’ambition de l’empire perse et la volonté de Mahmoud Ahmadinedjad de détruire Israël. L’axe syro-iranien a prédit qu’après la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza en 2007 et par le Hezbollah au Liban en 2008, le pouvoir sera renversé en Jordanie en 2009 et en Egypte en 2010. Pour y parvenir, l’Iran poursuit l’exportation de sa révolution à travers la chiitisation des populations en Syrie, en Afrique, dans le Golfe et au Maghreb... Demain, quand le danger sera israélien, égyptien ou saoudien, nous ne manquerons pas de le dénoncer avec la même détermination et la même clarté.

    ©« MediArabe.info »

  • Dossier spécial Opération "Plomb durci"

    Depuis samedi matin, le 27 décembre, les Forces de Défense israéliennes ont attaqué des douzaines de cibles affiliées à l'organisation terroriste du Hamas dans la bande de Gaza.

    Les cibles visées sont des centres de commandement, des camps d'entraînement, des installations du Hamas, des fabriques de roquettes et de missiles ainsi que des dépôts de munissions. La grande majorité des victimes sont des activistes terroristes, la plupart portaient des uniformes et travaillaient pour le compte de l'organisation terroriste...Lire la suite

    Voir le diaporama

    29 décembre 2008
    Déclarations de Ministre de la Défense Ehud BARAK, devant la Knesset
    (Extraits)
    Nous avons lancé, depuis 48 heures, l’opération Plomb durci à Gaza. Depuis son déclanchement, des centaines de cibles terroristes ont été atteintes. Plus de cent cinquante missiles et roquettes ont été lancés contre Israël dans les dernières vingt quatre heures, visant intentionnellement des civils, avec l’intention de tuer...Lire la suite

    Comment peut-on comparer Israël au Hamas ?
    La Ministre des Affaires étrangères Tzipi LIVNI, s’adressant dimanche 28 décembre aux Ambassadeurs étrangers en poste en Israël réunis tout spécialement à Sderot:
    Ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons ici à Sdérot. Je suis consciente du fait que le monde exprime sa sympathie à Israël lorsqu’il est attaqué. Notre gouvernement a le devoir de trouver les réponses appropriées aux attentes de nos concitoyens...Lire la suite

    Déclaration du Président de l’Etat d’Israël Shimon Peres sur les opérations de Tsahal dans la bande de Gaza
    C’est la première fois dans l’Histoire d’Israël que nous, Israéliens, ne pouvons pas comprendre les motivations ou les objectifs de ceux qui tirent sur nous. C’est sans doute la moins raisonnable des guerres menée par les combattants les moins raisonnables...Lire la suite

    Déclaration du Premier Ministre israélien Ehud Olmert sur les opérations de Tsahal dans la bande de Gaza
    Citoyens d’Israël,
    Depuis sept ans, des centaines de milliers de nos concitoyens du sud souffrent des tirs de missiles, de roquettes, d’obus et d’autres engins de mort  tirés contre eux  depuis la Bande de Gaza. Israël a fait tout ce qui était en son pouvoir pour respecter les conditions de la trêve et permettre à nos citoyens de vivre une vie normale...Lire la suite

    Le Ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Aboul Gheit dénonce la responsabilité du  Hamas

    Le Ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Aboul Gheit a fermement dénoncé la responsabilité du  Hamas dans une interview à la télévision égyptienne diffusée samedi 27 décembre. Il rappelle que son pays n’a eu de cesse de mettre en garde le Hamas quant aux conséquences des tirs de roquettes et de missiles qu’ils ont organisé et autorisé depuis la Bande de Gaza, rejetant ainsi la responsabilité de la situation actuelle sur cette organisation. Le ministre rappelle également les nombreuses mises en garde israéliennes exhortant le Hamas à mettre un terme à cette politique du pire. Ahmed Aboul Gheit estime pour sa part que le Hamas n’a jamais souhaité la trêve ou l’accalmie et que l’organisation a tout fait pour torpiller les efforts de conciliation que l’Egypte avait amorcés pour arriver à un accord inter-palestinien entre le Hamas et le Fatah.
    Voir la vidéo

    Focus- dossier spécial : la guerre du Hamas contre Israël, la situation dans le sud d'Israël, le renforcement du Hamas

    Voir le dossier de fond "La guerre du Hamas contre Israël" en format PDF

    Israel doit proteger ses citoyens
    Amos OZ, Yedioth Aaharonot

    Les bombardements systématiques subis par les citoyens des villes et villages d’Israël constituent un crime de guerre et un crime contre l’humanité. L’Etat d’Israël doit protéger ses citoyens. Nul n’ignore que le gouvernement israélien ne veut pas entrer dans la Bande de Gaza, et qu’il préférerait continuer cette trêve que le Hamas a violée avant de l’annuler. Mais la souffrance des civils israéliens dans la zone frontalière avec Gaza ne saurait perdurer.
    La réticence à pénétrer dans la Bande de Gaza ne provient pas d’une quelconque hésitation, mais de la certitude que le...Lire la suite

    Des milliers de membres ont rejoint le groupe de Facebook soutenant le combat d'Israël contre le terrorisme de Gaza

    Israéliens, Juifs et Chrétiens du monde entier ont rejoint le forum communautaire de Facebook  pour exprimer leur soutien aux citoyens d'Israël dans leur combat contre le terrorisme de Gaza qui frappe des civils innocents en Israël.
    Le groupe de Facebook est localisé à l'adresse suivante :
    http://www.facebook.com/group.php?gid=69810300128

  • Hassan Nasrallah prononce son deuxième discours télévisé en moins de 24 heures

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    La télévision du Hezbollah, "Al-Manar", diffuse en ce moment, et en direct, le discours de Hassan Nasrallah. Le secrétaire général du parti chiite multiplie les interventions, beaucoup plus que pendant la guerre de l’été 2006. Il appelle à la mobilisation pour soutenir Gaza et libérer Jérusalem.

    A l’occasion de la journée de solidarité avec Gaza, Nasrallah prononce aujourd’hui son deuxième discours en moins de 24 heures. Hier Lire la suite >> , il avait appelé le peuple égyptien et l’armée égyptienne à se mobiliser contre le régime et à soutenir Gaza en détruisant la frontière et en levant le blocus. Aujourd’hui, Nasrallah recourt aux valeurs religieuses, rappelant la symbolique du martyre chez les chiites, en se référant à Hassan et Hussein, comparant Gaza à Karbala.

    Nasrallah cherche à réaliser avec une pierre deux coups. Il cherche à embarrasser le président libanais Michel Sleimane qu’il qualifie de « consensuel », en l’invitant à œuvrer pour qu’un sommet arabe puisse se tenir pour apporter une solution à la crise de Gaza. Ce faisant, Nasrallah cherche à fragiliser Sleimane et à l’embarrasser, devant la majorité des Libanais qui refusent le diktat du Hezbollah et qui rejettent toute implication dans le dossier palestinien, estimant avoir déjà assez donné depuis 1967.

    Narsallah dément que « l’agression sioniste contre Gaza, soutenue par les Etats-Unis, soit dirigée contre le Hamas parce qu’il représente un patri religieux. Ce qui est visé ce n’est pas l’islam, mais la résistance et l’esprit de résistance, comme ce fut le cas au Liban en 2006 ». Nasrallah joint sa voix à celles des dirigeants palestiniens, pour appeler le peuple palestinien à une troisième intifada.

    Nasrallah défend aussi la Syrie et l’Iran, affirmant que « Damas et Téhéran n’ont aucun intérêt à voir mourir des Palestiniens à Gaza. Le Hamas et le Jihad islamique ne défendent pas la Syrie ou l’Iran, mais défendent Gaza, comme le Hezbollah en 2006. La résistance a défendu le Liban et non pas le programme nucléaire iranien, comme l’avaient dit les mauvaises langues ». Nasrallah prédit enfin une « défaite israélienne semblable à celle de l’été 2006 » et demande aux milliers de ses partisans de rester prêts à répondre à l’appel du devoir, avec sa fameuse formule : « Labbayka ya Hussein, Hayhat Minna El Zella » (لبيك يا حسين- هيهات منا الزلة)

    Traduction et synthèse de Chawki Freïha ©« MediArabe.info »

  • LA LIGNE DU NON-RETOUR CITOYEN

    dieudonne-20060309-114365.jpgOn se demande ce que l’humoriste Dieudonné va trouver la prochaine fois pour déclencher les cris d’orfrais des bonnes consciences citoyennes : inviter Robert Mugabe en guest star de son prochain spectacle ou taper le carton avec Oussama Ben Laden en direct de l’Olympia ?
    En tout cas, il est évident qu’il a définitivement franchi la ligne du non-retour citoyen vendredi soir en faisant monter sur scène le plus infréquentable des Français – afin de lui remettre le prix du même nom – le professeur Robert Faurisson qui s’est vu pour l’occasion applaudir par plus de 5000 spectateurs, et même ovationné quand il a apporté son soutien à la cause palestinienne.
    Dès samedi matin, les réactions offusquées ont fusées et l’extrait du diabolique spectacle s’est répandu sur internet à vitesse grand V… avant d’être prudemment retiré sur certains sites, ce qui permet à d’autres d’être beaucoup plus visités qu’ils ne l’auraient été sans cela.
    Monsieur M’Bala M’Bala fut pourtant un des saltimbanques les plus admiré – ou plutôt « manipulé » d’après l’intéressé – du landerneau médiatique. C’est qu’alors, il s’engageait pour la santé contre la maladie, l’amour contre la haine, le Bien contre le Mal, c’est-à-dire pour SOS Racisme contre le Front national, pour le soleil contre la pluie et pour le sionisme contre… contre… liste non-exhaustive !
    Sa carrière était alors une belle réussite qui le contredisait du même coup lorsqu’il affirmait péremptoirement que la France ne permettait guère de réussir quand on était africain, ou même à moitié. C’était faux, la preuve par lui-même… qui démontre aujourd’hui également que le bronzage d’au-delà la Méditerranée ne protège pas de la diabolisation.
    «On peut rire de tout, oui, mais pas avec n’importe qui », constatait l’humoriste français Pierre Desproges.
    Dieudonné est bien placé, lui, pour ajouter « … et pas de tout le monde ! »
    Il l’a appris à ses dépends un soir de décembre 2003 avec un sketch dans lequel il personnifiait un sympathique colon juif clamant son amour de l’humanité en général et des Palestiniens en particulier ; sketch ponctué par un facétieux « Heil Israël ! » dont le retentissant écho se répercute toujours cinq années plus tard et colle à sa peau, même noire, pire qu’une étoile… jaune !
    On dira qu’il l’a bien cherché ? Sans doute… À moins que ce ne soit lui qu’on est allé chercher un jour, par erreur… Certains sont alors bien mal placés pour s’en offusquer… car ils l’ont trouvé !

    © Philippe Randa

  • Missiles sur Israël

    10:31  Pluie de missiles : plusieurs engins se sont encore abattus au sud et au centre d'Ashkelon. On n'a pas de précisions sur le nombre d'engins.  (Guysen.International.News)
    10:29  Pluie de missiles : les Grad à Ashkelon ont fait un mort et 16 blessés, dont 5 dans un état grave. Ils ont été transférés à l'hôpital Barzilaï. Les 5 blessés graves sont des Arabes israéliens.  (Guysen.International.News

    Que les arabes israeliens remercient leurs frêres gazaouis  ? 

  • DIEUDONNE ET FAURISSON AU ZENITH ... ליסר , Distressing,Betrüblich ... affligeant !

  • Opération «Plomb durci» : avant les éditos…

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    Avant le déchaînement habituel auquel ne manqueront pas de se livrer nos éditorialistes dans les prochains jours pour fustiger l’attaque «disproportionnée» israélienne dans la bande de Gaza, quelques repères simples doivent être rappelés :

    1) En août 2005, Gaza est devenu «judenrein», c’est-à-dire vidée de toute présence juive. Autrement dit, depuis cette date, on ne peut plus à la fois être juif et vivre dans la bande de Gaza. Rappelons que, dans le même temps, Israël est accusé d’être un Etat raciste et de pratiquer une «politique d’apartheid». Rappelons encore que les Arabes israéliens bénéficient strictement des mêmes droits civiques que les Juifs. Rappelons toujours que les femmes arabes israéliennes ont été les premières à bénéficier du droit de vote. Rappelons enfin qu’un Arabe israélien a la possibilité de devenir député à la Knesset et d’y œuvrer pour la destruction de l’Etat qui l’héberge, le nourrit et le protège. C’est le cas d'Ahmed Tibi, d’Azmi Bishara et de nombreux autres.

    2) Après le départ des «Juifs» - comme on dit en bon gazaoui – aucune infrastructure juive, agricole ou autre, n’a été conservée. Il y a eu une volonté délibérée de toutes les détruire et ce dans un seul but : ne pas donner la moindre chance de prospérité à une population qu’il fallait impérativement maintenir dans la misère sous peine de risquer de diminuer le niveau de haine anti-israélienne.

    3) Sans la moindre raison politique, tactique ou stratégique, les roquettes se sont mises à pleuvoir sur le territoire israélien à partir de la date de cette évacuation. Visiblement, le désœuvrement et le chômage ne réussissaient pas aux «activistes palestiniens» – comme on dit, cette fois, en novlangue AFPienne –

    4) La trêve de six mois était stratégique pour le Hamas qui y trouvait son seul moyen de reconstituer ses forces pour mieux frapper Israël par la suite. Il ne l’a d’ailleurs jamais respectée, bombardant Sderot et Ashkelon de plusieurs tirs de mortiers et fusées Qassam chaque jour depuis deux mois. Les islamistes l’ont finalement rompue officiellement le 19 décembre, faisant passer leurs «bombardements artisanaux» à l’échelon industriel. Israël a prévenu avant et après cette rupture qu’elle ne pourrait indéfiniment faire preuve de retenue. On ne peut pas dire que l’Etat hébreu ait fait preuve de malice ni de perfidie dans cette opération.

    Au fond, et c’est cela que nous devons saisir, nous Occidentaux peu au fait de cet «Orient compliqué» : le Hamas a presque obtenu ce qu’il voulait. Il souhaitait des images de corps déchiquetés, exhibés sans la moindre pudeur, des panaches de fumée au-dessus de la ville, des mères éplorées, des enfants dont les vies sont foutues, des foules haineuses appelant à une «juste vengeance». Il n’a été récompensé qu’en partie puisque, cette fois-ci, la proportion de civils touchés s’avère particulièrement faible.

    Sans cette allégorie de la mort, le Hamas n’est rien. Le plus triste dans cette affaire, c’est qu’il ne s’agit pas seulement du Hamas. C’est du «peuple» palestinien dans son ensemble qu’il est question. Ou plutôt des pauvres «Arabes de Palestine» à qui on a fait croire qu’ils étaient un peuple. L’histoire de l’instrumentalisation politique de ces populations depuis Nasser jusqu’à Arafat serait trop longue à décrire dans ce court article.

    Maintenant, les médias, les politiques du monde entier ont le choix : tomber dans le panneau ou pas.

    En reprenant leur sempiternelle rhétorique à propos du «cycle de la violence», de la nécessité d’un «règlement juste du conflit», de l’appel au calme des «deux parties», quand ils ne se contenteront pas d’une condamnation pure et simple d’Israël, ils permettront de sauver la face et de donner l’impression d’œuvrer pour la paix.

    Alors qu’ils ne feront qu’entretenir une illusion, une illusion mortelle, responsable, depuis soixante ans, de milliers de morts.

    Curieux tout de même que personne ne se pose la question. Pourquoi aucune «recette», aucun plan de paix n’ont marché depuis soixante ans ?

    Et s’il y avait un intrus dans l’équation ?

    Jean-Paul de Belmont © Primo, 28 décembre 2008

  • Le pot de terre contre le pot de fer : 205 morts et 750 blessés à Gaza. Les Palestiniens sont sacrifiés par le Hamas au profit de l’Iran, son principal bailleur de fonds

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    L’heure de vérité semble sonner. Israël a longtemps prévenu le Hamas que sa patience avait des limites et qu’il ne tolèrera pas les provocations quotidiennes. Mais le Hamas semble avoir un autre calcul. Les islamistes sacrifient la population pour exploiter le martyre de Gaza contre les régimes arabes modérés.

    C’est en tout cas l’avis de plusieurs commentateurs des médias arabes. La télévision « Al Arabiya » passe en boucle des images insoutenables du « massacre de Gaza », mais précise que les frappes ont visé les permanences du Hamas et des forces de sécurité du ministère de l’Intérieur du gouvernement démis, responsables des tirs de roquettes sur les localités palestiniennes. Une académie de la police a été touchée de plein fouet pendant la cérémonie de promotion de nouveaux policiers, dont une grande partie a été déchiquetée par les raids israéliens. Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a précisé aujourd’hui que l’opération n’était qu’à son début, et que le temps d’éradiquer le Hamas était venu.

    Les provocations palestiniennes semblent ainsi justifier l’intervention musclée de Tsahal, après plusieurs avertissements israéliens et des appels des pays arabes au Hamas le sommant à la retenue, en vain. L’opération de ce samedi, pourtant « jour de repos sacré dans le judaïsme », comme l’a rappelé la correspondante d’« Al Arabiya » à Gaza, Hanane Al-Misri, prouve que le Hamas n’a pas les moyens de faire face à la puissance militaire israélienne, et que les dirigeants du mouvement islamiste palestiniens ont un autre calcul : ils cherchent à exploiter le « martyre » de Gaza pour embarrasser les régimes arabes modérés, et plus particulièrement l’Egypte.

    En effet, une action concertée avec les Frères musulmans (FM) égyptiens n’est pas exclue, d’autant plus que le Guide des FM, Mohammed Mehdi Akef, vient de justifier la politique iranienne dans la région, et de critiquer le régime égyptien. Embarrassé, le Caire vient de rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv en guise de protestation contre les raids israéliens. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Al-Ghaïth, a rappelé que le Hamas a tiré plus de 60 roquettes sur Israël, la veille de la visite de Tzipi Livni au Caire, dans une tentative d’epêcher la médiation égyptienne d’aboutir à une trêve.

    Ainsi, il apparait que le Hamas joue le jeu de l’Iran, comma l’avait fait le Hezbollah en juillet 2006 au Liban, dans l’objectif de détourner l’attention sur Gaza pour occulter d’autres événements qui se préparent. En 2006, la guerre du Liban provoquée par le parti de Dieu, avait permis à l’Iran de gagner plusieurs mois avant que l’Occident ne traite son dossier nucléaire et n’impose des sanctions, et à la Syrie de retarder la mise en place du Tribunal international pour juger les assassins de Rafik Hariri.

    Aujourd’hui, le même scénario semble se reproduire, avec, en prime, l’affaiblissement des régimes modérés. Ce qui permettrait à l’Iran de conforter ses positions et de mieux négocier son programme nucléaire et à repousser toute attaque militaire israélienne ou américaine. Rappelons que le 26 décembre, plusieurs missiles avaient été découverts au Sud-Liban, pointés vers l’Etat hébreu. Ils étaient prêts à être tirés. Les factions palestiniennes basées au Liban ont démenti toute implication. De ce fait, il pourrait s’agir d’une action concertée entre le Hezbollah et l’Iran, visant directement les négociations de paix israélo-syriennes. Le président syrien Bachar Al-Assad venait en effet de confirmer les souhaits de son régime de négocier directement avec Israël, sous l’égide du parrain américain. Ce qui menacerait l’Iran et le Hezbollah. D’où la surenchère et l’escalade du Hamas et du Hezbollah visent à empêcher toute progression du processus de paix.

    Enfin, le paradoxe est de taille : autant la cause palestinienne est très lucrative pour ceux qui en font un commerce (Iran, Syrie, Hezbollah), autant le sang palestinien est peu cher, y compris pour le Hamas.

    Khaled Asmar ©« MediArabe.info »

  • Sarkozy déjà au bout du rouleau

    A la fin de l'été, l'Etat Sarkozyste avait fixé le déficit de la France pour 2009 à 57 milliards d'euros. Depuis quelques jours, ce déficit a été revu largement à la hausse puisqu'on nous annonce désormais 79 milliards d'euros ! Soit un montant très au dessus du maximum fixé par l'Europe.

    Mais qu'à cela ne tienne, toujours volontariste, le ministre de l'économie, Christine Lagarde, nous promet une croissance entre 0,2 et 0,5% l'an prochain. La même Lagarde qui annonçait 2,2% pour 2008… alors qu'elle n'atteindra même pas la moitié.

    La réalité est que, derrière les discours, le gouvernement Sarkozy ne sait pas où il va, mais il y va à toute vitesse, incapable de réduire les dépenses publiques de l'Etat.

    Le candidat Sarkozy avait annoncé qu'il ne reculerait pas devant les grèves. Son ministre Darcos a reculé pour lui.

    Le candidat Sarkozy avait annoncé qu'il réformerait l'Etat. Au bout de deux ans, on voit ce qu'il en est : déficit et dette record, comme dans n'importe quel Etat socialiste.

    Sarkozy avait promis « d'aller chercher la croissance avec les dents ». C'est la réalité qui lui revient aujourd'hui en pleine mâchoire.

    Brillant candidat, c'est-à-dire démagogue hors pair et menteur cynique, Sarkozy le président ne compte plus que sur la nullité de son opposition de gauche pour tenir bon jusqu'en 2012.

    On pourrait se réjouir de cet échec si, une fois de plus, ce n'était pas le peuple de France qui souffre, qui peine, qui se désespère. Alors que son président, son épouse et leur cour réveillonneront sous les tropiques, c'est à ce peuple, à ces millions d'hommes et de femmes trompés, abusés, manipulés, depuis si longtemps, à qui l'on vole son avenir après avoir détourné son passé, que nous pensons en cette veille de Noël.

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  • Madoff, la répartition et le Père Noël

    Vous pouvez écouter l'enregistrement de cette chronique sur son  lien permanent sur le site de Lumière 101.

    6a00d8341c715453ef0105368e5ad3970b.jpgCe 19 décembre, allant réserver des places bon marché pour Mme Butterfly, je lisais distraitement à la devanture d'un kiosque en première page du Monde un gros titre semblant s'indigner que des épargnants français aient pu se trouver lésés par le scandale Madoff. On devrait toujours se contenter de l'Opéra Bastille. En effet, hélas, à Garnier, j'avais rencontré la veille au soir le cas de victimes parisiennes. Certains le trouveront surprenant puisque seuls des New-Yorkais sont supposés assez stupides pour succomber à de telles sirènes.

    En gros mon étonnement à moi reposait sur la notion suivante. Madoff proposait des rendements, dit-on, de l'ordre de 10 % par an, qu'il pleuve ou qu'il vente. Il prétendait bien entendu les réserver à une élite triée sur le volet. Évidemment, cela ne tenait pas debout sur le long terme. De la même manière d'ailleurs l'hypothèse de prêts à taux zéro, qu'il s'agisse de crédits immobiliers, de banques islamistes ou des nouvelles générosités de la FED américaine doit être considérée comme dépourvue de bon sens. Et, dans cette mesure même comment un peuple aussi rationnel que celui des compatriotes de Descartes aurait-il pu croire, de la sorte, au Père Noël ?

    Eh bien la chose pour improbable s'est révélée possible, chez des bourgeois honnêtes, intelligents et cultivés qui s'intéressent à la musique et qui consentent même à entendre une version un peu modernisée du Fidelio de Beethoven. Rappelons que ce drame à l'argument un peu niais avait été créée entre 1805 et 1814, sans beaucoup de succès. Or à cette époque, on savait parfaitement situer le taux "naturel" de l'intérêt autour de 2 ou 3 % maximum, en fonction de ce que les économistes appelleront un demi-siècle plus tard l'efficacité marginale de capital.

    Le Wall Street journal du 18 décembre révélait, lui, que, dès 2005, le financier américain Markopoulos avait tiré la sonnette d'alarme auprès de l'autorité locale des marchés. Sans trop de difficultés cet adversaire de Madoff avait pu démontrer que le système incriminé aujourd'hui en faillite s'apparentait à une escroquerie connue depuis les années 1920 aux États-Unis sous le nom de système de Ponzi.

    À la suite de quoi la SEC avait entrepris une enquête en janvier 2006.

    Or, ce qui distingue Ponzi de Madoff, proportionnellement sépare de la même manière ce dernier de ceux de nos caisses de retraites monopolistes. Les un comme les autres s'apparentent dans leur institution mathématique aux mécanismes généralement connus sous le nom français de "boule-de-neige"(1) : une banale question de proportions, une simple différence quant à l'énormité des rendements promis.

    Or cette folie Madoff a pu séduire des Français normalement lettrés ayant lu dans leur jeunesse le Bossu de Paul Féval. Nos compatriotes ont connu l'affaire Law depuis l'année 1721, et la destruction de son papier-monnaie en 1722, deux siècles donc avant les aventures nord-américaines de l'escroc Ponzi. Et je précise qu'on ne s'est pas contenté de seulement duper des vedettes du chaud bize sous l'emprise de la cauque. Je compte d'ailleurs assez peu de spécimens de cette nature dans mes relations.

    À cela, à cette aberrante efficacité du mirage, il faut, j'y insiste, chercher les motifs là où ils se trouvent en réalité. Ils découlent de l'effroyable sentiment de frustration qu'inspire, aux élites comme aux classes moyennes, le système français, dit de "répartition" pour la retraite, combiné au désir des catégories productives de prendre une revanche sur une fiscalité délibérément spoliatrice.

    Répartition pour répartition Madoff n'a pas construit autre chose que le mécanisme illusoire promis en 1936 par le Front Populaire, institué en 1941 par le maréchal Pétain, celui de pensions considérées comme "réparties" parce que non provisionnées. Après la Libération ce système fut élargi progressivement des seuls "vieux travailleurs" à l'ensemble des salariés, puis aux cadres, puis aux agriculteurs, puis aux indépendants.

    Le système a reposé pendant quelque 60 ans sur cette prestidigitation d'une patate chaude que se sont refilée les générations et les majorités politiques successives. On en touchait les prétendus intérêts sans jamais constituer le capital lui-même puisqu'aucune obligation assurancielle n'en imposait ce qui techniquement s'appelle les actifs congruents. Pendant des décennies on a imaginé de faire reposer ceux-ci sur la virtualité de la seule croissance de l'économie nationale, et sur l'accaparement étatique des initiatives individuelles. Dès lors, voyez aujourd'hui la panique des gouvernants devant le simple retournement de tendance avec l'hypothèse d'un reflux du PIB en 2009 de seulement 1 ou 2 %. Si ces pourcentages eux-mêmes ont un sens, il s'agirait seulement pourtant d'un retour aux niveaux de prospérité des années 2006 ou 2007. Personne sauf erreur ne mourrait vraiment alors de faim en France. Ainsi des dizaines de milliers de gens bravaient encore les lois, les mers et les déserts dans l'espoir de grignoter les miettes de nos richesses.

    Madoff n'a guère procédé autrement que nos caisses. Il opérait sur une clientèle plus étroite mais plus riche, plus sûre d'elle-même, etc.

    La répartition française a donc servi du 4 % environ de 1950 à 1990. Aujourd'hui elle revient aux alentours de 2 %. Elle se situe désormais au-dessous de l'efficacité séculaire du capital, évaluée à 2,9 % depuis 200 ou 300 ans en occident. La seule différence avec Madoff se situe donc dans l'ordre quantitatif. Le principe reste le même. Le résultat ne différera que dans le délai d'effondrement du système. Au moins les victimes de Madoff savent dès maintenant la vérité : elles n'attendront pas 40 ans de cotisations et la visite du bon Dr Alzheimer dans leurs maisons de retraite pour découvrir le diagnostic ...

    JG Malliarakis

  • Invasion de la bande de Gaza ?

    76a767c8-d057-11dd-bf64-cdb958494877.jpg Les tirs de roquettes palestiniennes ont repris de plus belle depuis la fin officielle de la trêve, vendredi. La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a déjà lancé l'offensive diplomatique pour justifier une action militaire.

    Israël prépare ostensiblement le terrain à une opération militaire de grande envergure dans la bande de Gaza. Objectif : intimider les islamistes palestiniens du Hamas, maîtres du jeu dans la bande de Gaza, pour qu'ils mettent fin aux tirs de roquettes vers le sud d'Israël qui ont repris de plus belle la semaine dernière après l'expiration d'une trêve des violences de six mois. Pour illustrer sa détermination, Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères, a lancé une offensive diplomatique visant à prévenir la communauté internationale d'un possible scénario d'invasion de la bande de Gaza.

    Elle a ainsi transmis une lettre au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour justifier à l'avance le fait qu'Israël pourrait être contraint de passer aux actes. La chef de la diplomatie a aussi multiplié les entretiens téléphoniques auprès de ses homologues américain et européens. Les représentants de l'État hébreu dans le monde ont reçu ordre de relayer le même message. En prévenant ainsi d'avance, Israël espère bénéficier le moment venu d'un répit de quelques jours en cas d'attaque dans la bande de Gaza avant que des pressions étrangères soient exercées pour mettre fin aux combats.

    Mais ces précautions ont, pour le moment, un côté virtuel. Très divisés, les dirigeants israéliens hésitent sur la tactique à adopter. Seule certitude : ils sont soumis à d'énormes pressions de la part des médias qui ne cessent de rapporter les souffrances des habitants, notamment des enfants des localités situées près de la bande de Gaza, cibles des roquettes palestiniennes. Pour compliquer le tout, la campagne électorale des législatives du 10 février favorise les surenchères.

    Piège de l'enlisement

    Ehoud Barak, le ministre de la Défense et chef du Parti travailliste, joue ainsi la carte de la «retenue» en dénonçant ses collègues va-t-en-guerre. «Ceux qui n'ont jamais vécu une guerre ne savent pas de quoi ils parlent. Leur blablabla est nuisible car il peut porter atteinte aux préparatifs d'une opération et en alourdir le prix», a lancé Ehoud Barak. Une position soutenue par Ehoud Olmert, le premier ministre démissionnaire. Ces critiques acerbes visaient Tzipi Livni, la dirigeante du Kadima, le parti centriste au pouvoir qui veut «se débarrasser du régime du Hamas». Benjamin Nétanyahou, le chef de l'opposition de droite, prône lui aussi une politique de la main de fer.

    Les militaires, de leur côté, attendent que les «politiques» se décident à prendre leurs responsabilités. Comme le souligne Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la Défense : «Frapper ne suffit pas, il faut savoir ce qui va se passer après le premier coup porté et comment s'en sortir par la suite», autrement dit l'état-major veut éviter à tout prix de tomber dans le piège de l'enlisement dans la bande de Gaza. Selon la plupart des commentateurs, l'État hébreu devrait dans ces conditions multiplier les raids aériens contre les lanceurs de roquettes tout en visant des cibles liées au Hamas telles que des bureaux, des stations de police. Dans un deuxième temps, Israël pourrait reprendre les opérations de «liquidations ciblées» contre les dirigeants islamistes. Ce n'est qu'en cas d'échec de ces méthodes déjà utilisées avec un succès tout relatif dans le passé que le feu vert à une prise d'assaut de la bande de Gaza pourrait être donné.

    Avant d'en arriver là, Ehoud Barak et Ehoud Olmert misent sur l'Égypte pour parvenir à «calmer» le Hamas. Une fragile lueur d'espoir est apparue lundi : le Hamas a accepté une minitrêve de 24 heures pour permettre le passage d'une aide humanitaire égyptienne vers la bande de Gaza. Reste à savoir s'il s'agit d'un tournant ou d'un simple répit.

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/23/01003-20081223ARTFIG00002-israel-prepare-une-operation-contre-le-hamas-.php

  • Israël se "prépare" à frapper à Gaza

    ALeqM5gxs74GgO0QN1pQwUgqUGkkX_J6MA.jpgJERUSALEM (AFP) — Israël se prépare à frapper le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, en riposte aux tirs de roquettes, mais doit encore décider du moment opportun et de l'ampleur de sa riposte, ont indiqué dimanche des hauts responsables de la Défense.

    "Nous préparons notre riposte aux menaces du Hamas, mais il reste à décider quand elle se déroulera et quelle sera son ampleur" a déclaré à la radio publique un haut responsable de la Défense, le général de réserve Amos Gilad.

    "Pour frapper, il faut se préparer soigneusement, comme pour une opération chirurgicale", a ajouté Amos Gilad, principal conseiller du ministre de la Défense Ehud Barak.

    De son côté, le gouvernement israélien de transition a débattu dimanche, lors de sa réunion hebdomadaire, de l'attitude à adopter face à la poursuite des tirs depuis la bande de Gaza, deux jours après l'expiration de la trêve entre l'Etat hébreu et le Hamas.

    M. Gilad a relevé le risque qu'une opération israélienne à grande échelle ne fasse des victimes innocentes et que le blâme en retombe sur Israël.

    "Si des femmes et des enfants sont tués, les instances internationales stopperont l'opération qui sera un échec", a-t-il mis en garde.

    Un autre responsable israélien de la Défense a jugé une confrontation entre l'Etat hébreu et le Hamas "inéluctable", en dépit des appels au calme de la communauté internationale.

    "Le chemin que nous empruntons concernant Gaza est évident. La situation est à la fois intolérable et limpide. Les considérations de l'armée sont les seules à décider du moment où les évènements se produiront", a-t-il déclaré à l'AFP.

    En marge de la réunion du cabinet, plusieurs ministres ont réclamé des ripostes bien plus sévères aux tirs qui se sont intensifiés depuis vendredi, faisant craindre un embrasement.

    La dirigeante du parti Kadima (centriste) au pouvoir, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni a exigé qu'"Israël rétablisse son pouvoir de dissuasion et stoppe les tirs des roquettes".

    "Israël doit faire tomber le pouvoir du Hamas et un gouvernement sous ma direction le fera", a-t-elle poursuivi, devant le groupe parlementaire du Kadima.

    Plus prudent, le Premier ministre Ehud Olmert, qui quittera ses fonctions à l'issue des législatives du 10 février, a déclaré au cabinet: "un gouvernement responsable n'est pas impatient à l'idée de déclencher une guerre mais ne l'évite pas non plus. En conséquence nous prendrons les mesures appropriées".

    Le ministre travailliste de la Défense a lui exhorté les responsables israéliens à plus de retenue, les accusant de faire de la surenchère à l'approche des législatives.

    "Nous ne pouvons accepter la situation à Gaza (et autour). J'ai donné instruction à l'armée et aux services de sécurité de se préparer, mais les voix belliqueuses sont nocives et inutiles", a dit Ehud Barak.

    Une vingtaine de roquettes et d'obus de mortiers ont été tirés dimanche par les groupes armés palestiniens de Gaza, selon un porte-parole militaire.

    Dans la soirée l'aviation israélienne a effectué un raid à l'est de la ville de Gaza en visant "deux lance-roquettes prêtes à l'usage", selon un porte-parole de l'armée. Selon des sources hospitalières palestiniennes, quatre Palestiniens -trois activistes et un enfant- ont été blessés lors de l'attaque.

    Pour sa part, le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), Yuval Diskin, a mis en garde contre le risque que des roquettes n'atteignent la ville de Beer Sheva, à une cinquantaine de kilomètres de la bande de Gaza, soulignant que le Hamas en avait amélioré la portée, selon une source gouvernementale.

    En réponse à la recrudescence des violences, Israël a renforcé début novembre son blocus de la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de Palestiniens dans des conditions misérables.

    Ce blocus est en vigueur depuis la prise de pouvoir de Gaza par le Hamas en juin 2007...

    Nous vivons une époque où il est tout à fait convenable d’être antisémite, du moment qu’on ne prononce pas le mot "Juif"

  • Albanais d' Athènes

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    Pour changer des infos habituelles des émeutes grecques.

    Des migrants albanais sont organisés à Athènes et ont un local dans la quartier Exarchia à Athènes ; ils ont également un site.

    http://steki-am.blogspot.com/2008/12/blog-post.html

    Le lundi 15 décembre, ils ont distribué un tract que tu trouveras en pièce jointe Albanais d'athènes 3.doc, et que j'ai traduit cette semaine.
    Il a fait du bruit chez les loups noirs grecs, la remarque sur l'amour chrétien des tribunaux n' a pas plu aux nationalistes orthodoxes, et il est bien sûr apprécié par l'extême-gauche grecque. il circule dans les milieux gauchistes européens.

    Καλές διακοπές

    Josette V

  • « L’avenir de la France se joue entre une dictature fasciste et la transformation en une masse informe »

    Les jeunes patriotes le considèrent comme leur maître à penser, les défenseurs des droits de l’homme ne lui serrent pas la main. Alexandre Prokhanov, auteur de 30 romans et rédacteur en chef du journal nationaliste Zavtra, fait écrire sa biographie par un critique littéraire à la mode et répond aux attaques du Congrès des Juifs russes qui l’accusent d’incitation à la haine raciale. À près de soixante-dix ans, l’écrivain collectonne les papillons, dessine dans le style art naïf et travaille sur l’arrivée des émissaires du Hezbollah en Russie. À l’heure où des groupes ultra nationalistes défilent dans la capitale d’un pays qui se vante d’avoir vaincu le fascisme, le Courrier de Russie interroge leur inspirateur éclairé.

    Le Courrier de Russie : Que pensez-vous de l’état russe ?
    Alexandre Prokhanov : Il n’existe pas dans le monde un meilleur état. L’état de Eltsine était aussi parfait que celui de Staline ou de Nicolas II. Il n’est rien de plus beau que l’histoire du pouvoir russe. Dans sa totalité. On ne choisit pas son état. On naît en son sein.

    LCDR : La Russie n’a donc pas à rougir de certains moments de son histoire ?
    A.P. : Non. Aucun. Il ne s’agit que de grâce divine. Le joug tataro-mongole était magnifique. Il n’y a rien de plus beau que les troubles. Révolutions. Camps de concentration. Tous ces banissements. Massacres. Changements de régime. Eltsine ivre qui fait revenir les troupes russes stationnées dans les pays de l’ex-bloc soviétique. Mikhaïl Gorbatchev qui trahit la Russie. Non. Décidément, l’histoire russe n’a connu aucun événement regrettable.

    LCDR : Que voyez-vous de « beau » dans les goulags ?
    A.P. : Ah ! Mais c’est par leur moyen que Dieu nous fait subir des supplices afin que nous devenions des martyrs. La petite morale bourgeoise, mesquine, empêche de comprendre ce phénomène. Mais si vous êtes mystique, métaphysicien, si vous appartenez à l’ordre des franciscains ou des dominicains, si vous êtes carmélite, si vous imaginez un peu qui est Saint François d’Assise ou Serge de Radonège, il vous devient évident que la souffrance est un grand bien pour l’âme. Prenez l’Eglise orthodoxe russe. Au XIXème siècle, c’était une église obèse qui ne voyait plus les cieux, qui s’adonnait à la cupidité. Mais quand le mal est venu, quand on a commencé à détruire les temples et à fusiller les prêtres, plusieurs de ses serviteurs obèses sont devenus des saints. Avant la mort, ils ont béni leurs bourreaux.

    LCDR : Et dans quel état l’Eglise orthodoxe russe se trouve-t-elle actuellement ?
    A.P. : Elle tente d’augmenter sa puissance et se développe de façon très extensive. Nombreux sont ceux qui lui reprochent de représenter les intérêts des riches et non ceux des pauvres. Mais après l’immense déclin qu’elle a subi, après le temps où ses paroisses se réduisaient à une dizaine, elle doit aspirer à l’épanouissement, et cela lui prend toutes ses forces. Elle ne brûle effectivement pas par le feu de sa foi. En revanche, plus il y aura de monastères, plus on aura de saints. C’est au sein de l’église que l’âme russe trouve aujourd’hui abri de tout ce qui la blesse et la souille.

    LCDR : Et en Union Soviétique, quand les églises n’étaient pas les lieux les plus fréquentés du pays, où l’âme russe trouvait-elle abri ?
    A.P. : Elle s’est concentrée dans la victoire de mai 1945. L’événement est une église en soi, immense, colossale, bâtie par les hommes soviétiques. La Russie des tsars est morte justement car elle avait perdu l’âme russe. Rappelez-vous l’histoire russe du début du XXème siècle. C’est une succession de défaites ! D’abord, lors de la guerre russo-japonaise, ensuite pendant la première guerre mondiale. L’empire blanc était dans une impasse. Les intellectuels ne voulaient rien avoir de commun avec le pouvoir. Les artistes créaient des oeuvres où l’âme russe ne trouvait pas sa place. Alors, cette dernière s’est fait pousser des ailes rouges et s’est envolée. Elle est tombée dans le piège de la guerre civile mais Staline l’en a fait sortir. Il a transformé la Russie en une grande puissance où les talents russes se sont épanouis. Des paysans qui labouraient la terre devenaient chercheurs et cosmonautes. Ensuite, ils ont pris Berlin ! De 1945 aux années 1970, du point de vue spirituel, la Russie fut le plus grand pays du monde.

    LCDR : Et que s’est-il passé ensuite ?
    A.P. : Ensuite, des vers sont venus. De petits vers qui dorment la nuit et qui, dès qu’il commence à faire chaud, se mettent à grignoter la pomme russe. Et c’est alors que l’empire succombe.

    LCDR : Qui sont ces vers ?
    A.P. : Les adeptes des idées libérales. Les ennemis de la centralisation russe, qui seule permet de rassembler des territoires, d’accumuler des ressources. C’est l’empire qui rend possible la construction de Saint-Pétersbourg ou la découverte du pôle Nord… Mais le centralisme a rarement la vie longue. À la moindre marque de faiblesse, des voix s’élèvent qui réclament la liberté. Des libres-penseurs qui exigent plus que la simple possibilité de publier leurs idées dans la presse. Ce sont des gens qui ne souhaitent pas vivre dans un empire et appellent à le disloquer en quatre vingt états indépendants, sous prétexte que cela facilitera leur intégration dans l’Union Européenne… Mais, d’après une loi curieuse, quand les forces libérales entrent en vigueur en Russie, une autre force fait remonter le centralisme à la surface.

    LCDR : Quel moment historique vivons-nous actuellement ?
    A.P. : Nous avons survécu aux années 1990 qui nous ont transformés en cochons. Ensuite, Poutine est arrivé. Il a fait revenir la Russie dans le contexte impérial, mais il a conservé une économie néo-libérale qui ronge les racines de notre état, le cinquième empire comme je l’appelle. Pour que le régime impérial actuel réalise pleinement son potentiel, la Russie doit se développer, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

    LCDR : Dans quelle direction doit-elle se développer ?
    A.P. : Dans une alternative à la direction occidentale. La Russie doit redevenir un pays de créateurs, de héros et de chercheurs. Elle ne doit pas se mesurer au nombre de ses cuvettes de wc mais à celui de ses vaisseaux spatiaux. Elle ne doit pas aller gaspiller son argent à Courchevel, en compagnie de femmes aux pubis dorés, mais investir dans la résolution des pro-blèmes extrêmement complexes, comme la victoire sur la mort. Ces objectifs doivent mobiliser les Russes pour la création d’une grande science, d’une grande culture et d’une grande église.

    LCDR : Qu’est-ce qui empêche la Russie de se développer ?
    A.P. : Tous les gens rassasiés, lourds et dénués de spiritualité que l’on trouve au pouvoir.

    LCDR : Quel avenir voyez-vous pour la Russie ?
    A.P. : Si les contradictions entre les différentes couches de la population s’intensifient, seule une révolution pourra les résoudre. Je crains sa force destructrice, mais je vois qu’elle approche à chaque seconde.

    LCDR : Quand devrait-elle commencer ?
    A.P. : Dans un quart d’heure environ. Vous aurez juste le temps de finir votre thé et vous verrez des cheveaux rouges entrer dans la salle.

    LCDR : Rouges ? La révolution sera-t-elle socialiste ?
    A.P. : Certainement. Aujourd’hui le monde n’a le choix qu’entre le fascisme et le socialisme. Le projet libéral est mort. Il a créé une surhumanité qui dévore les ressources du monde, laissant un grand terrain vague derrière elle. Il faut le délaisser complètement, comme on l’a fait déjà avec l’Afrique, ou bien le reconstruire d’après les paramètres de la justice universelle, voilà le nouveau socialisme du XXI siècle.

    LCDR : A vous en croire, les Russes ne sont capables d’exploits que sous un régime impérial. Est-ce vrai pour d’autres nations également ?
    A.P. : L’histoire universelle oblige à répondre oui. Regardez les Etats-Unis. Ils ont affirmé leur puissance uniquement dans le contexte impérial. Le jour où ils arrêteront d’être un empire, ils se transformeront en un tas de déchets dont personne ne voudra. La France a aussi connu ses heures de gloire quand elle était un empire, royal ou napoléonien. Le gaullisme a été une tentative ratée pour restaurer les principes spirituels qui fondent un régime impérial. À l’heure actuelle, la France fait de la peine. C’est un pays en perte d’identité qui subit une arabisation intense. Notre-Dame de Paris a toutes les chances de devenir un jour une mosquée. L’avenir de la France se joue entre une dictature fasciste, comme moyen de sauvegarder le patrimoine français, et la transformation en une masse informe. D’ailleurs, c’est un choix auquel toute l’Europe est actuellement confrontée.

    LCDR : Qu’est-ce que l’empire d’après vous ?
    A.P. : C’est une union harmonieuse d’espaces, de peuples, de cultures et de religions ayant pour but de produire un effet créateur maximal. C’est justement ce que l’empire russe représente.

    LCDR : Qu’en est-il de la liberté individuelle, inévitablement opprimée sous un régime impérial ?
    A.P. : L’individu ne peut réaliser pleinement son potentiel que dans un empire. En dehors, il se transforme en un consommateur qui n’a qu’une seule liberté, celle des membranes muqueuses. La liberté est une formule qui permet aux uns de devenir riches et transforme les autres en esclaves. Le monde n’est pas fondé sur les principes de la liberté, mais sur ceux de la justice.

    LCDR : Et du temps de Staline, avait-on affaire à la justice ?
    A.P. : La justice s’exprime en termes de résultats, qui seuls comptent pour l’histoire. Pour remporter la victoire de 1945, le peuple russe a dû parcourir en cinq ans la distance d’une centaine d’années. Il ne l’aurait jamais fait si l’on n’avait pas opprimé sa liberté. Dans le cas contraire, on n’aurait eu que des fours crématoires partout. Et, à la place de Moscou, il y aurait eu un lac, comme l’opération Barbarossa le prescrivait.

    LCDR : Pendant la guerre, les gens savaient au moins que leurs sacrifices n’étaient pas vains. Mais quelle justice universelle voyez-vous dans les purges, les goulags, les répressions ?
    A.P. : En 1937, Staline a exterminé la vieille garde de Lénine, des bourreaux qui avaient fusillé des paysans et des prêtres. S’il ne l’avait pas fait, le pays aurait sombré dans une nouvelle guerre civile, déchiré entre les partisans de Trotski et ceux de Boukharine. Les purges étaient nécessaires pour mobiliser au maximum la population, pour la préparer à la guerre. Et la technique a donné des résultats. Les gens se paraient de grenades et se jetaient sous les chars…

    LCDR : Voulez-vous dire que, sans la répression, les Russes n’auraient pas remporté la victoire ?
    A.P. Très précisément.

    Source : Le Courrier de Russie

  • Beit Lohamei Haghetaot : Combat pour la Mémoire

    Créé à la fondation du kibboutz en 1949 par Antek Zuckerman et un groupe de jeunes Juifs survivants de la lutte armée contre la barbarie nazie, le Musée des combattants des ghettos (Beit Lohamei Haghetaot) est le premier lieu de mémoire de la Shoah. Le site de Beit Lohamei Haghetaot  a évolué depuis sa fondation.  A  la veille de ses 60 ans, il s’apparente à un véritable campus qu’anime deux musées, des centres de ressources et de séminaires, tout en conservant l’esprit des pionniers qui l’ont fondé, des kibboutznikim résolument déterminés à raconter l’histoire de leurs camarades qui n’avaient pas pu les accompagner dans l’épopée de la création de l’Etat d’Israël.

    Le musée de la Shoah et de la Résistance juive, que l'on appelle traditionnellement « le grand musée », récemment rénové et modernisé, abrite de nombreuses expositions, qui portent notamment sur la vie et le monde juifs entre les deux guerres, la montée du nazisme et son emprise sur l’Europe, l’histoire des Ghettos, la Résistance juive, l’insurrection du ghetto de Varsovie, les camps d’extermination et les rouages du système d’annihilation. Y est également présentée une exposition sur la Hollande, comme exemple de destruction d’une communauté. La récente exposition  « Sipour Makom » raconte aussi l’histoire des fondateurs de Beit Lohamei Haghetaot et leur projet : un kibboutz pour vivre et transmettre ...

    Vue extérieure du musée Beit Lohamei Haghetaot

    Yad Layeled : en souvenir des enfants
    Le second musée, le Musée-mémorial éducatif Yad Layeled a été inauguré en 1995, en souvenir du million et demi d’enfants juifs assassinés pendant la Shoah. Ce musée unique au monde a pour spécificité de proposer des expositions et des ateliers qui permettent d’aborder l’histoire de la Shoah avec des enfants.

    L’exposition centrale raconte en dix étapes le quotidien des enfants juifs en Europe, avant la guerre jusqu’au lendemain de la catastrophe, en prenant soin de respecter l’âge et à la sensibilité des enfants.

    Car si Yad Layeled a le souci de transmettre, il n’est pas question ici de traumatiser. Basée sur des récits de vie, l’exposition temporaire « Sur les traces d’une photo», présentée actuellement à Yad Layeled fait découvrir vingt destins d’enfants juifs ayant survécu à la Shoah…Lire la suite

    En France, l’association des amis de Yad Layeled soutient le Musée des combattants des ghettos et fait connaître la pédagogie de Yad Layeled.  Yad Layeled France propose des ressources pédagogiques pour aborder l’histoire de la Shoah dès la classe de CM2. Elle propose la mallette pédagogique L’enfant et la Shoah, elle organise un séminaire annuel pour enseignants francophones et fait circuler deux expositions itinérantes : « Et tu le raconteras à tes enfants » et « Janusz Korczak ». La dernière de ses réalisations, la bande dessinée Les enfants sauvés, éditée par Delcourt, a permis d’adapter huit histoires d’enfants cachés en France et en Europe pendant la Shoah. Les témoignages illustrés dans ce livre, complété d’un dossier historique, sont extraits de l’exposition « Sur les traces d’une photo » actuellement présentée à Yad Layeled et d’un DVD proposé dans la mallette pédagogique L’enfant et la Shoah. 
    La démarche éducative originale de l’Association Yad Layeled France associe mémoire et message de vie. Elle propose une éducation à la citoyenneté qui incite les élèves à réfléchir sur les problèmes de l’intégration, du « vivre ensemble » dans une société démocratique, et sur les questions de l’antisémitisme, de l’exclusion et du racisme.

    Les enfants sauvés - huit histoires de survie
    Yad Layeled, Ed. Delcourt, novembre 2008

    Ce livre est né d’une envie partagée et de la rencontre de deux partenaires : les éditions Delcourt et Yad Layeled France, conscients de la nécessité de relater l’histoire particulière des enfants juifs pendant la guerre.
    Cinq des huit témoignages qui composent cet ouvrage proviennent de l’exposition Sur les traces d’une photo présentée depuis 2005 au Musée-Mémorial Yad Layeled ; les autres sont issus d’un DVD proposé par Yad Layeled France. Les enfants cachés dont l’histoire véridique est racontée ici sont toujours en vie. Leur récit est un hommage aux Justes qui ont permis leur sauvetage et un geste de fidélité à l’égard des enfants qui n’ont pas été sauvés.

     

  • "Inside Israel"

    Photo d'Anna Sahar présentée à l'occasion de l'exposition "Inside Israel", qui tournera en Chine, montrant 180 œuvres de 60 artistes pour les 60 ans de l'Etat. Voir toute l'exposition

  • Sarkozy Wants to Speed-Up Destruction of Whites in France

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    News from around the globe that the newspapers seldom print 
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    PALAISEAU, France (AP) — President Nicolas Sarkozy, impatient with what he said was the slow pace of promoting diversity in France, announced measures Wednesday to put more ethnic minorities on TV screens, in political parties and in elite schools.

    A government action plan to be presented by March will spell out the measures in detail. The project is to be overseen by a newly appointed commissioner for diversity and equality, Yazid Sabeg, a son of Algerian immigrants who is known for his efforts to bring equality to the workplace.

    "It's not moving fast enough," Sarkozy said in a speech at the elite Ecole Polytechnique, south of Paris, a symbol of the very system that has locked minorities out of the mainstream. France must change so that "no French person feels like a stranger in his own country."

    Turning to his audience, Sarkozy said prestigious schools must make room for all.

    "We are going to throw open the doors of places where tomorrow's elite are formed," he said.

    He wants top schools to reserve 25 percent of their places for students receiving state aid by September — and 30 percent by September 2010. Many students who receive government education funds are ethnic minorities from underprivileged backgrounds.

    Increasing diversity was a campaign promise of Sarkozy, elected in May 2007. Long ignored, diversity topped the political agenda after fall 2005 riots in poor French neighborhoods exposed deep anger among people of immigrant origin and revealed the extent of discrimination in France.

    The election of Barack Obama as U.S. president sparked renewed soul-searching about why so few ethnic minorities rise to the top in France.

    Sarkozy squarely rejected affirmative action for France. But in a significant departure from French practice, he raised the possibility that scientists might begin gathering statistics on ethnicity — long taboo in a country that is officially colorblind.

    Researchers are handicapped by the inability to make head counts based on religious or ethnic factors and have pressed for permission to do so. Sarkozy said scientists must be able "to clearly identify lagging and measure progress."

    While offering no firm promises or dates, Sarkozy said a dialogue would be opened with scientists on how to advance ethnic diversity in France.

    He encouraged companies to accept anonymous resumes from job seekers to avoid discrimination due to name or address as is often the case today.

    The government will propose that 100 large companies experiment with using such resumes in 2009, Sarkozy said, adding that he wants to extend the reach of the High Authority Against Discrimination so that it has the right to make surprise checks of work places.

    Among other measures, political parties will be asked to sign a "diversity charter" that could become a criteria for receiving public funds, Sarkozy said.

    Sarkozy also said TV stations will be required to spell out diversity goals to the CSA, France's audiovisual watchdog.

    CHRISTINE OLLIVIER

  • Une nation européenne est-elle possible ?

    Au moment où la France achève une présidence de l’Union marquée par la crise financière, «Marianne» a demandé à Hubert Védrine* et au philosophe libéral Pierre Manent** d’évaluer la solidité de la construction européenne face au nouveau contexte international.

    Marianne : Selon vous, une « nation » européenne, au sens plein du terme, a-t-elle une chance d’advenir ?

    Hubert Védrine : Personnellement, j’ai toujours été activement européen, mais je n’ai jamais cru en l’idée fédéraliste stricto sensu. Il s’agit d’une belle idée, mais l’expérience m’a convaincu qu’elle ne s’appliquait pas à l’ensemble européen. L’expression « Etats-Unis d’Europe » a été un slogan utile pour sortir les Européens des ornières du repli sur soi, mais pas un programme véritable. Mon sentiment, aujourd’hui plus fort que jamais, est qu’il n’y a pas une « nation » européenne ; il y a des nations européennes qui sont toujours là et, selon la formule déjà ancienne de Delors, une « fédération d’Etats-nations ».Je ne crois pas non plus en l’idée d’une « dynamique », sur le mode : « c’est une étape », « on ira plus loin », « l’opinion n’est pas encore mûre », etc. Il me semble que les opinions n’évoluent guère à ce sujet, qu’elles régressent même plutôt… Je ne conçois donc pas l’avenir de l’Europe comme s’inscrivant dans un processus de fabrication d’une nation européenne venant en punition, en substitution ou en sublimation des anciennes nations. Je crois en plus de coopération, plus de convergence, d’actions communes, etc., entre elles. Bref, je vois les choses d’une façon ambitieuse, mais autrement…

    Pierre Manent : Je partage la perspective que vous venez de tracer. Qu’il faille aller vers toujours plus de coopération entre les nations européennes est un point sur lequel les citoyens des différents pays européens peuvent se retrouver ; mais cela suppose que les nations demeurent les éléments de base de notre vie politique. Et ce pour trois raisons principales. D’abord parce que, comme l’illustre l’histoire, le surgissement du principe consistant à « se gouverner soi-même » passe par la constitution des unités nationales. Il y a une solidarité étroite entre la formation des nations et la cristallisation des démocraties européennes, au point qu’on se demande si une démocratie détachée des nations est envisageable. En tout cas, cela ne s’est jamais vu.La deuxième raison est que la constitution de l’Europe comme puissance n’a fait qu’un avec la montée en puissance des nations. De même que la cité était la forme politique propre à la Grèce, l’Etat-Nation est celle de l’Europe. Les partisans doctrinaires d’une nation européenne rêveraient donc de séparer l’effet de sa cause, la civilisation européenne de sa raison politique, qui réside dans une relation entre les nations, faite d’un mélange de rivalités et d’émulation. Le dernier argument concerne un point de morale politique au sens large, vient du fait que, pour que la vie politique soit humainement satisfaisante, qu’elle ouvre un avenir qui ait du sens, il faut que les hommes politiques soient responsables devant les citoyens. Et ceci ne peut advenir qu’à l’intérieur d’une unité bien circonscrite. Les Etats-Unis sont un pays très ouvert, à la population mêlée, mais il y a une frontière nette entre les Américains et les autres, un processus d’acquisition de la nationalité très strict, un contrôle sévère des frontières. Le problème des institutions européennes est qu’on ne sait pas devant qui elles sont responsables et qu’elles-mêmes l’ignorent ! Hormis, bien sûr, devant une certaine idée de l’Europe qu’elles ont produite et entretenue. Ce manque de substance politique explique aisément leur discrédit…

    Marianne : Une « nation » européenne peut-elle néanmoins valoir en tant que but ultime des Européens, horizon de leurs actions communes ?

    Hubert Védrine : En rappelant le décalage qui existe entre la vision post-nationale que certains ont de l’Europe et l’Europe telle qu’elle a été historiquement, Pierre Manent montre bien les limites de cette idée. Car l’Europe n’a paradoxalement jamais été aussi forte que lorsqu’elle était divisée : c’est la désunion - ou plutôt la compétition et la rivalité entre les nations - qui ont fait sa force du XVIe au XIXe siècle. Bien sûr, il n’est pas question de transposer ces leçons au temps présent, mais parler d’une nation européenne tient manifestement de l’oxymore. Je ne pense donc pas que ce puisse être le but ultime.Non seulement cela n’arrivera pas, mais, si l’on considère les opinions européennes, la curiosité des unes envers les autres est même plutôt moins aiguisée qu’auparavant. On le voit bien en ce qui concerne la langue, la culture, et même Erasmus. Les Français parlent moins l’allemand qu’avant ; et il s’est généralisé, chez nous comme ailleurs, une sorte d’anglais d’aéroport, purement fonctionnel, qui ne témoigne d’aucun intérêt pour les autres cultures européennes, pas même britannique ! Le temps ne me semble donc pas travailler en faveur de la formation d’une nation européenne. C’est, à mon avis, une illusion, et donc aussi une machine à créer de la désillusion.J’ajouterais que cette idée est propre à entretenir une sorte d’incompréhension radicale du monde extérieur par les Européens. S’ils continuent à croire qu’ils vivent dans un monde post-tragique, post-identitaire et post-national, ils risquent de moins comprendre que jadis ce qui se passe dans le monde, y compris aux Etats-Unis. L’objectif reste donc bien pour moi plus d’Europe, mais pas au sens d’une dépossession des nations au profit d’un système mou, au rôle mal défini et à la responsabilité incertaine : c’est plus d’Europe au sens de plus de coopération entre les nations, plus de politiques communes. Bref, il s’agit de prendre acte de la diversité de l’Europe, sans en faire un drame, et de transformer cette diversité en force. Qu’on arrête donc de sermonner les peuples européens en leur faisant honte de ce qu’ils sont ! Se libérer de la représentation d’une Europe transnationale permettrait de consacrer plus d’énergie à trouver entre nous des objectifs communs.

    Pierre Manent : Je constate d’ailleurs le même manque de curiosité mutuelle, que vous déplorez, dans mon propre métier. La formule selon laquelle « l’Europe nous ouvre l’esprit » dit exactement le contraire de ce qu’on observe. Quel doit donc être l’objectif pour nous, dans ces conditions ? Des institutions communes, nous en avons suffisamment, peut-être même trop ; ce dont nous manquons, c’est d’actions communes, dans laquelle les pays européens puissent se reconnaître et se réunir.

    Marianne : Des événements dramatiques comme la crise actuelle ne peuvent-ils pas modifier de fond en comble ces données et pousser l’Europe à l’intégration ?

    Hubert Védrine : Je n’y crois pas. On évoquait tout à l’heure les cités grecques. Je ne suis pas sûr que la menace perse ait abouti à les faire fusionner…

    Pierre Manent : Non, et chacune procédait dans son coin à ses petites négociations avec les Perses…

    Hubert Védrine : Même la menace stalinienne, à l’origine de la construction européenne, n’a pas entraîné une fusion des nations. Elle a engendré des structures collectives de défense, une construction économique, un marché commun, pas plus… Je ne vois pas quel phénomène extérieur, même la crise actuelle (sauf si la Chine voulait dominer le monde et absorber l’Europe, ce qui n’est pas le cas) pourrait forger une nation européenne. Comme le montre l’histoire des nations anglaise, française ou autre, cela a été un processus très long, avec beaucoup de violence, et de répression, l’interdiction des langues locales, de la purification ethnique, etc. Tout cela est heureusement impensable à l’époque moderne. En revanche, le moment est peut-être favorable pour que l’Europe élabore ce « point de vue actif » dont a parlé Pierre Manent.C’est même indispensable : si les Européens veulent conserver leur mode de vie et leur type très particulier de société, avec ses équilibres et sa qualité de liberté, ils doivent accepter de devenir une puissance - sinon, ils seront condamnés à la dépendance et échoueront à se préserver. Et il me semble qu’il y a, en ce moment, une vraie opportunité. Une certaine désillusion se fait jour, le réalisme est à nouveau compris, et avec des crises à répétitions, alimentaire, énergétique, écologique, financière, etc., on entrevoit la fin d’un cycle américain irresponsable. Tout cela crée une occasion pour que les Européens s’affirment, à condition, bien sûr, d’en finir avec l’illusion du dépassement des identités - officiellement abandonné mais subliminalement obsédant -, qui handicape l’élaboration d’une vraie politique commune des Européens face au monde.

    Pierre Manent : A condition que l’on sorte aussi de cette « délégitimation » intime des nations, née des guerres du XXe siècle et qui, depuis l’Allemagne, s’est répandue à des degrés divers dans toute l’Europe. Comme si l’histoire de nos nations se réduisait à la succession de leurs crimes, réels ou supposés. Comment donc faire en sorte que chacune d’entre elles retrouve une certaine « amitié avec soi-même » ? Peut-être la crise aura-t-elle ce bon effet de nous ramener à une vie plus sobre et plus juste de ce que nous sommes et pouvons être.

    Hubert Védrine : On ne sortira, je crois, de ce dilemme que par une approche le plus lucide possible de l’histoire, ce qui est le contraire de la repentance. Et face à la crise économique, c’est la combinaison des réponses nationales adéquates et coordonnées qui fait la réponse européenne. Bref, on n’arrivera pas à imposer une Europe-puissance par une substitution de l’Europe aux nations, mais par une prise de conscience par celles-ci de la nouvelle dureté du monde et une volonté commune, déterminée et durable.

    Source: http://www.gaullisme.fr

    * Ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, auteur de Continuer l’histoire, Fayard, 2008.
    **Directeur du centre Raymond-Aron, auteur de La Raison des nations, Gallimard, 2006.
  • Madoff : QUESTIONS POUR UN CHAMPION À 50 MILLIARDS

    madoff_web.jpgIl a pourtant une bonne tête, ce Madoff, sacré depuis quelques jours champion de l’entourloupe financière. La tête d’un papy gâteau à qui l’on enverrait chercher ses enfants à la sortie de l’école, ce qui aurait probablement été moins dangereux que de lui confier ses économies.
    Chaque jour, la liste de ses victimes s’allonge. Ce, dans le monde entier. C’est qu’avec lui, l’argent n’avait certes pas plus d’odeur qu’avec d’autres, mais pas davantage de limite géographique ou ethnique. Il n’appliquait à ses victimes aucune préférence nationale ou ethnique.
    Généreux donateur, membre de moultes associations caritatives, il distribuait de la main gauche ce qu’il volait de la droite, même dans sa propre communauté : la fondation caritative du Nobel de la paix et rescapé des camps nazis, Elie Wiesel, en serait de plus de dix millions de dollars… et le cinéaste Steven Spielberg lui aurait confié les deux-tiers des fonds de sa fondation.
    On reconnaîtra au moins à Bernard Madoff d’avoir ainsi désavoué de façon flagrante les antisémites obsessionnels qui dénoncent à longueur de fantasmes un complot mondial des sages fils de Sion. Lui ne doit en tout pas en faire partie plus que cela !
    Chaque jour donc, la liste des personnalités et des banques dont il a estourbi l’oseille s’allonge. Ce, depuis des décennies. Une, deux, voire davantage –ancien patron du Nasdaq, il est à la tête d'une société de courtage depuis 1960 – l’avenir et l’enquête le dira.
    Ce qu’on ne dit guère, en revanche, c’est qu’il faut vraiment être naïf pour penser qu’il a pu agir sans complicité d’importance. On peut déjouer les contrôles, aussi rigoureux soient-ils, une fois, deux fois, mais des années durant, alors que les fonds Madoff aux rendements garantis de plus de 10 % éveillaient forcément la suspicion, à qui le fera-t-on gober ?
    On n’en est qu’au début de l’enquête, certes, mais à l’heure actuelle, la question de ses complicités ne soulève guère d’intérêt.
    Plus étrange encore, pourquoi Bernard Madoff s’est-il laissé arrêter, alors qu’il avait tout le temps d’organiser sa disparition, puisqu’on admet que c’est le krach de 2008, et lui seul, qui a précipité une crise de liquidité, l’empêchant ainsi d'entretenir l'illusion de son succès ?
    On ne peut tout de même pas songer qu’un escroc de son envergure soit idiot au point de s’être crû éternellement à l’abri de tous risques ? Qu’il n’ait pas mis suffisamment d’argent de côté pour s’assurer de vieux jours à l’abri du besoin et… de la prison.
    Quoiqu’il connaisse bien la geôle qui l’abrite actuellement : son propre appartement new-yorkais où il est assigné à résidence, muni d’un bracelet électronique.
    Voler 50 milliards de dollars vous expose finalement à moins de désagrément immédiat que d’être arrêté pour avoir subtilisé trois paquets de gâteaux à la supérette du coin de la rue...

    © Philippe Randa

  • L’Iran « achète » les services de Jimmy Carter

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    Sorti de l’histoire par la petite porte, humilié par l’Iran en 1980 avec l’échec lamentable de l’opération Eagle Claw destinée à libérer les otages américains détenus dans l’ambassade de Washington à Téhéran depuis novembre 1979, Jimmy Carter tente de refaire surface au détriment du Liban.

    Mais l’âge avancé de l’ancien président américain, qui a collectionné les maladresses déjà dans sa jeunesse, n’arrange pas les choses. Bien au contraire. A 84 ans, Jimmy Carter semble avoir perdu toutes ses capacités de discernement, et il est sur le point de commettre au Liban l’une des plus graves et plus dangereuses intervention de sa carrière politique.

    En effet, des sources américaines bien informées soupçonnent Jimmy Carter d’avoir été « retourné » par l’Iran et la Syrie. Ces deux pays, qui ne connaissent de la démocratie que le nom, cherchent à exploiter Carter et sa Fondation pour la promotion de la démocratie en leur faveur, pour doter le terrorisme d’Etat qu’ils excellent, d’une caution démocratique « achetée » à Carter.

    Au printemps dernier, Carter avait effectué une tournée régionale, et rencontré des responsables du Hamas palestinien en Syrie et d’autres venus de Gaza, au Caire lire ici notre éditorial du 22 avril 2008]. Il avait plaidé contre le blocus de Gaza, qualifié de crime contre l’humanité. Sans porter un jugement sur la politique israélienne, l’initiative de Carter était considérée comme très embarrassante, alors que le Hamas était (et est toujours) inscrit sur la liste des organisations terroristes par Washington. Aujourd’hui, Carter récidive et vient de passer une semaine au Liban, où il a tendu la main au Hezbollah, lui aussi accusé d’être un mouvement terroriste. Or, le mouvement chiite, bras armé extérieur de l’Iran, a refusé de rencontrer Carter, pourtant reçu avec les honneurs en Syrie.

    Une mise en scène machiavélique

    A Washington, on redoute une mise en scène machiavélique qui achèvera le rêve démocratique du Liban, et anéantira tous les espoirs de voir ce pays recouvrer sa pleine souveraineté et son indépendance. En effet, à l’approche des élections législatives du printemps prochain et de la mise en place du Tribunal international, théoriquement début mars 2009 (Ban Ki-Moon vient de lier le lancement du TPI à son financement, ce qui risque de le renvoyer au-delà des législatives, avec les risques qu’une telle décision engendre), le Liban risque bien de tornades et de tempêtes. La Syrie met tout en place et use de toutes ses capacités de nuisance et de dissuasion pour échapper à la justice. Elle s’emploie à « récupérer », l’un après l’autre, les dirigeants libanais qui acceptent de se vendre. Le dernier exemple fut celui du général Michel Aoun, mais bien d’autres l’avaient précédé et lui succèderont sur les chemins de Damas. La visite du général Jean Kahwaji, le commandant en chef de l’armée, n’est pas sans rappeler celle du général Aoun en 1984, une visite secrète au cours de laquelle les Syriens ont réussi à le retourner contre le président d’alors, Amine Gemayel, contre la promesse de le propulser à la présidence de la République. Ce fut alors l’alliance entre Aoun et l’autre agent syrien, Elie Hobeïka. Aujourd’hui, Aoun remercie Damas et demande aux Libanais de présenter leurs excuses aux Syriens !

    Cette mise en scène vise à vider les institutions libanaises de leur contenu patriotique. Désormais, toute la hiérarchie militaire et une bonne partie de la classe politique sont liés directement ou indirectement à la Syrie. Seule l’Alliance du 14 mars y échappe. Pour la soumettre, ou la pulvériser, Damas et ses alliés libanais s’appuient sur Jimmy Carter. C’est ainsi que ce dernier a été boycotté par le Hezbollah, pour mettre la majorité en confiance. La Fondation Carter a proposé l’envoi d’observateurs pour surveiller le prochain scrutin. Le Hezbollah a refusé, mais l’ensemble de la classe politique a accepté. Ce faisant, cette surveillance, qui ne saurait couvrir tous le pays et l’ensemble des bureaux de vote, n’aura aucun moyen de dissuader la fraude dans les régions sous contrôle militaire du Hezbollah et de ses alliés, où l’argent et les armes feront la différence. A la sortie, le Liban aura connu un scrutin truqué, mais validé par le vieux Carter. Le Hezbollah s’en réjouira d’autant qu’il avait refusé de le rencontrer. Un piège implacable qui se prépare.

    Ainsi, la Syrie, qui a toujours promis que les élections seront remportées par ses alliés, aura honoré ses promesses, et retrouvé à Beyrouth un pouvoir ami. Le président Michel Sleimane ne lui oppose aucune hostilité. Bien au contraire, il n’aurait jamais été maintenu à la tête de l’armée pendant neuf ans, sous le président Emile Lahoud, s’il n’était pas digne de la confiance de la Syrie. Le commandant en chef actuel, Kahwaji, vient d’être coopté et a effectué une visite à Damas. Le président du Parlement, Nabih Berri, n’est autre que le plus fidèle allié de la Syrie qui n’avait pas hésité à remercier le régime avec sa fameuse expression « merci la Syrie ». Le possible ou probable ajournement du TPI permettra au Liban d’organiser les législatives et la fraude sous le contrôle de Jimmy Carter, et de se doter d’une nouvelle majorité composée du Hezbollah, du mouvement Amal, du général Aoun et de Sleimane Frangieh. Une fois devenue majoritaire, l’Alliance du 8 mars, qui s’est toujours opposée à la formation du TPI pour juger les assassins de Rafic Hariri, ne manquera pas d’annuler d’un trait de stylo les accords signés par les gouvernements Siniora, dont le TPI. Le Liban s’apprête à retourner à la case départ, et la Syrie à étendre son influence une nouvelle fois sur le pays du Cèdre.

    Ce scénario n’est pas virtuel. A Washington, l’administration sortante en est consciente et redoute ses effets néfastes sur la crédibilité des Etats-Unis et de la gouvernance Obama. Mais les Républicains reconnaissent qu’ils sont démunis face à l’activisme de Carter et de sa Fondation, qui mènent des initiatives privées. Reste à savoir si l’initiative de Carter est coordonnée avec Barack Obama et les démocrates, ou si elle est réellement privée. Quoiqu’il en soit, les dirigeants libanais doivent en être conscients et prendre les précautions qui s’imposent avant que le piège ne se referme sur eux. Ils doivent se méfier de Carter, qui n’est pas à son premier coup d’éclat. Ils sont invités à consulter l’histoire de cet homme qui a vu des OVNI, et qui a été agressé par un lapin. Qui peut encore lui faire confiance ?

    Khaled Asmar © « MediArabe.info »

  • Le visage changeant d’Israël

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    Avraham Burg croit à l’évidence que l’occupation a eu un profond effet corrupteur sur Israël. Mais un autre phénomène qui est en cours à l’intérieur d’Israël l’inquiète beaucoup : le changement de nature de cette société. Il dit par exemple que « la société israélienne est fondamentalement divisée, » et même s’il ne précise pas les détails de cette division, elle semble avoir une dimension politique et religieuse. Il pense que le centre de gravité politique d’Israël s’est déplacé sensiblement à droite. En fait, il pense que la gauche « a vu sa base s’effriter et est devenue marginale. » Il considère aussi que l’équilibre entre les Israéliens tenants du sécularisme et les religieux a basculé en faveur de ces derniers, et c’est pourquoi il écrit que « l’avènement d’un Etat dirigé par des rabbins et des généraux n’est pas un cauchemar impossible. »

    Je vais tenter d’étayer l’analyse de Burg en précisant quelques tendances internes de la société israélienne qui ont eu et continueront à avoir un effet profond sur l’Etat juif avec le temps, mais qui dont les médiats traditionnels ici en Amérique ne parlent guère. Plus précisément, je voudrais me concentrer sur le renforcement des ultra-orthodoxes ou Haredi en Israël, et de l’émigration hors d’Israël qu’on pourrait appeler « Aliyah à l’envers. »

    Au moment de sa fondation en 1948, Israël comportait seulement un petit nombre de Juifs ultra orthodoxes. En fait, les Haredis étaient profondément opposés au sionisme qu’ils percevaient comme un affront à la tradition juive. Cependant, leur nombre s’est accru par à coups ces dernières années comme l’a fait leur proportion dans la population israélienne. La raison en est simple : en moyenne, chaque femme Haredi a 7,6 enfants, ce qui représente à peu près le triple de ce qu’on observe dans l’ensemble de la population juive israélienne. Ainsi le magazine Forward rapportait en août 2007 que « En quinze ans, de 1992 à 2007, la proportion d’enfants juifs fréquentant des écoles élémentaires publiques profanes est passé de 67 % à 55 % ; cette proportion devrait tomber à 51 % en 2012. Le pourcentage d’élèves qui fréquentent les écoles ultra orthodoxes est passé entre temps de 12 ,4 % en 1992 à 26,7 % en 2007 et devrait atteindre 31 % en 2012. »

    La croissance rapide de la communauté ultra-orthodoxe a des conséquences significatives pour Israël, parce que seulement 30 % des hommes ultra orthodoxes travaillent et très peu parmi eux effectuent le service militaire. Plus généralement, elle implique que cette communauté jouera probablement un rôle politique important en Israël dans les décennies à venir. Il vaut la peine de noter que lors de la dernière élection municipale à Jérusalem, le candidat ultra-orthodoxe, Meir Porush a déclaré que « Encore quinze années et il n’y aura plus un seul maire non religieux dans aucune ville d’Israël, excepté peut-être dans un petit village perdu ». Il exagérait, c’est certain, mais ses propos montrent l’orientation prise par Israël et pourquoi Burg s’inquiète du contrôle de l’Etat par les rabbins.

    La deuxième tendance réside dans le grand nombre d’Israéliens qui ont émigré en Amérique du nord et en Europe, et qui ne rentreront probablement pas. Selon la plupart des estimations, il y a approximativement 5.3 millions de juifs Israéliens et 5.2 millions de Palestiniens habitant le grand Israël [c.à.d. l'ensemble de la Palestine]. Il y a également environ 300.000 individus habitant en Israël que le Bureau central de la statistique définit en tant que «autres. » La plupart sont des parents d’immigrés ou les individus juifs qui ont des ancêtres juifs, mais pas une mère juive, et ne sont donc pas classés dans la catégorie des juifs par le gouvernement israélien. Si on compte ces « autres » comme juifs, alors il y a 5.6 millions de juifs israéliens, et non 5.3 millions. Procédons ainsi, ce qui signifie qu’il y a 5.6 millions de juifs israéliens et 5.2 millions de Palestiniens. Cependant, tous ces juifs n’habitent plus toujours en Israël. Il est difficile d’obtenir des chiffres fiables sur le nombre d’Israéliens qui vivent à l’étranger, parce que le gouvernement a cessé de les publier au début des années 70. En me basant sur divers articles sur le sujet et des conversations que j’ai eues quand j’étais en Israël en juin dernier, il semble raisonnable de supposer qu’au moins 750.000 Israéliens vivent à l’étranger. Ceci signifie qu’il y a maintenant moins de juifs que de Palestiniens habitant le grand Israël, même en comptant les 300.000 «autres» comme juifs.

    En outre, de nombreux indices montrent qu’un nombre substantiel de juifs israéliens voudrait quitter Israël s’il en avait la possibilité. Dans un article qui vient de paraître dans National Interest, John Mueller et l’Ian Lustick rapportent que « une étude récente indique que seulement 69 % d’Israéliens juifs disent vouloir rester dans le pays, et un sondage de 2007 montre qu’un quart des Israéliens envisagent de partir, pourcentage qui inclut presque la moitié de l’ensemble de la jeunesse. Ils signalent également que, «selon une autre étude, 44 % des Israéliens disent qu’ils seraient prêts à partir s’ils pourraient obtenir un meilleur niveau de vie ailleurs. Plus de 100.000 Israéliens ont acquis les passeports européens. « * je suis prêt à parier que la plupart de ces Israéliens qui ont choisi de vivre dans la Diaspora sont non religieux et modérés politiquement, au moins par rapport au contexte israélien. Il est également utile de noter que l’immigration en Israël est faible depuis le début des années 90, et que certaines années, le nombre des émigrants dépasse celui des immigrants.

    Ces données semblent confirmer le point de vue de Burg selon lequel la société israélienne devient plus religieuse et moins séculière, et que le centre de gravité politique va beaucoup plus loin vers la droite qu’à l’accoutumée. Je pense que l’évolution de cette situation a cinq conséquences possibles.

    Premièrement, ces tendances rendront certainement moins probable une évacuation de la Cisjordanie par Israël et la création d’un Etat palestinien viable. Le Grand Israël deviendra un fait accompli, si ce n’est déjà le cas.

    En second lieu, il semble clair que les juifs vont être nettement dépassés en nombre par les Palestiniens dans le Grand Israël. Le fait démographique fondamental que je n’ai pas évoqué antérieurement est que la femme palestinienne a en moyenne approximativement 4.6 enfants, contre environ 2.6 enfants pour la femme israélienne. Le Grand Israël sera un Etat de ségrégation.

    Troisièmement, les jeunes Israéliens qui pensent comme Burg sont susceptibles de se sentir de plus en plus mal à l’aise en Israël, et de trouver l’idée de vivre en Europe ou en Amérique du nord de plus en plus attrayante. Et l’Europe, qui devra face dans un proche avenir à de sérieux problèmes démographiques réservera probablement un accueil favorable - peut-être même tentera-t-elle de l’attirer - aux Israéliens qui voudront immigrer.

    Quatrièmement, il risque de devenir de plus en plus difficile pour les forces pro-Israël aux Etats-Unis d’arguer que Washington devrait maintenir ses « relations spéciales ” avec l’Israël, parce que les deux pays ont « des valeurs communes. « Il n’y a pas beaucoup de similitude en termes de valeurs fondamentales entre cet Israël émergent l’Amérique contemporaine.

    Cinquièmement, il semble également évident qu’il va être de plus en plus difficile pour les juifs américains, particulièrement les plus jeunes, de s’identifier à Israël et de ressentir un attachement profond envers cet Etat, attachement essentiel pour maintenir les relations spéciales.

    En somme, Israël est en difficulté et c’est pourquoi les Américains de toutes convictions - particulièrement ceux qui prétendent être les amis d’Israël - devraient lire le livre important de Burg et commencer à en parler.

    John Mearsheimer, TPMCafe (USA)

    Traduction : Mounadil el-Djazaïri   http://www.mecanopolis.org/?p=2554

  • HENRY DE MONFREID, L'aventurier de la mer Rouge

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    Henry de Monfreid est un des derniers, et sans doute le plus connu, des aventuriers français. Il part en 1911 pour Djibouti, alors possession française, faire le négoce du café et de la peau. Il construit lui-même ses boutres, dont la plus célèbre, L’Altair, croise au large des côtes de la mer Rouge. Le jeune Henry entame ensuite une vie de contrebandier, se convertit à l'Islam, et prend le nom d'Abd-el-Haï « Esclave du vivant ». Il vit bientôt de différents trafics: perles, armes, haschisch, qui lui valent plusieurs séjours successifs en prison. Monfreid commence son œuvre littéraire dès 1931. Cette oeuvre comporte plus de vingt-cinq volumes, dont Les Secrets de la mer Rouge, L’Avion noir, ou encore L'Homme sorti de la mer. Pendant la Seconde Guerre mondiale, capturé par les Britanniques, il est déporté au Kenya. Libéré, il vit de chasse et de pêche sur les pentes du mont Kenya, puis retourne en France en 1947. Georges Pagé rencontre le grand écrivain et navigateur en 1971. Plus qu'un mythe, une légende vivante, Monfreid possède les vertus irremplaçables d'un homme hors du commun : simplicité, courage et surtout une humilité qui prend valeur d'exemple. Durant trois ans, lors de leurs rencontres, Georges Pagé prend des notes sur sa vie turbulente, impétueuse, en dents de scie, dure, tendre, violente, marquée par deux passions: la mer et l'écriture. En 2007, en collaboration avec Amélie de Monfreid, la fille du grand écrivain, Georges Pagé retrace la vie de ce dernier grand aventurier du XXe siècle. C'est ce travail qui est aujourd'hui publié.
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