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  • POUR EN FINIR AVEC LES PONCIFS DE L'IMMIGRATION

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    Lorsque dans les années 1980, j’écrivais mon roman Poitiers demain, la guerre ethnique me paraissait inévitable et je bâtissais alors un scénario sur cette conviction : les populations en majorité africaine et nord-africaine qui arrivaient toujours plus nombreuses sur notre continent allaient immanquablement provoquer une violente réaction de rejet de la part des Européens.
    Il est toujours périlleux d’affirmer ce que sera l’avenir et on ne peut donc repousser cette perspective, toujours possible. Seulement, je n’ai plus, pour ma part, une telle certitude.
    Ce qui me semble le plus plausible, au regard des vingt dernières années et au constat des sociétés européennes actuelles, c’est que se met en place, progressivement, non pas la société multiraciale dont on nous rabat tant les oreilles, mais une société multiraciste, faite de quantité de ghettos : ethniques et religieux, bien sûr, mais aussi et surtout financiers. Cette société multiraciste se construit peu ou prou sur le modèle de celle des États-Unis d’Amérique, ce qui ne signifie pas forcément qu’elle sera ou restera à jamais un clone de l’American way of life.
    Les idées préconçues, fausses ou obsolètes sont sans doute les pires maux en matière de débat, bien sûr, mais surtout pour trouver et appliquer des solutions rapides et acceptables par tous aux problèmes posés.

    EN FINIR AVEC LES IDÉES PRÉCONÇUES
    D’abord, celle d’un homme blanc coupable, forcément coupable, de racisme vis-à-vis d’un homme d’une autre couleur qui ne serait que victime, sa victime, forcément victime, toujours victime. Un tel concept est d’ailleurs d’un racisme évident, puisqu’il sous-entend que les non-Européens ne sont capables que de subir.
    Une autre idée préconçue est celle de l’immigré non-européen, avide de s’intégrer à la civilisation occidentale. Encore une fois, c’est mettre cette civilisation-là « au-dessus » de toutes les autres, ainsi que se justifiaient les colonisateurs européens du XIXe siècle.
    Une telle démarche sous-entend implicitement aussi que la civilisation occidentale est, non pas seulement la plus puissante, mais surtout la seule qui doit servir de modèle au reste de l’Humanité. Une idéologie très « à gauche » sur l’échiquier politique dont Léon Blum se fit le chantre en proclamant qu’il fallait apporter la civilisation aux peuples qui ne la possédaient pas.
    Seule différence aujourd’hui, on n’apporte pas « notre » bonheur chez les autres, ce sont les autres qui viennent soit-disant s’en repaître chez nous. Seulement, la majorité des immigrés ne tient pas, et c’est tout à l’honneur de ces derniers, à oublier son identité, ne méprise pas sa civilisation et n’a donc pas forcément envie de s’intégrer à la nôtre.

    EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES
    Parmi celle-ci, celle d’une race blanche bientôt disparue, parce que malade de dénatalité. Elle serait submergée par les autres races, beaucoup plus prolifiques. C’est oublier qu’il n’y a jamais eu autant, quantitativement, de « Blancs » – comme de toutes les autres races – de par le Monde depuis le début de l’Humanité… et que l’on sache, aucune race ne prône, et n’a jamais prôné d’ailleurs, l’extermination totale d’une autre. Des civilisations ont disparu, jamais des races.
    Lorsque Claude Bébéar, ex-Pd-g d’AXA, affirmait lors de l’université du Medef en 2002 que « la race blanche est en train de se suicider en raison de sa faible démographie et (…) qu’il y a un véritable suicide par les taux de natalité », il ne fait que renforcer, en fait, l’idée que c’en est fait de cette « race-là » et que seuls les racistes – totalement diabolisés par ailleurs et donc sans pouvoir – peuvent le déplorer. Ce n’est pas l’Humanité qui va disparaître puisque la « fécondité » des autres races, africaine et asiatique, est extrêmement forte, alors où est le problème ? Si on en trouve un, c’est que l’on est raciste : on ne conçoit que la couleur de la peau et non l’espèce humaine dans son ensemble.
    D’ailleurs, Claude Bébéar avait poursuivi son analyse de façon parfaitement logique en appelant au renouveau de la natalité (sous-entendue européenne) par un surcroît d’immigration. On connaît le « baiser qui tue », voilà désormais « l’aveu qui tue ».
    Il est également nécessaire de relativiser la « fécondité » des peuples : ceux-ci ne sont prolifiques que tant qu’ils sont pauvres : les immigrés africains ou asiatiques qui se sont implantés en Europe limitent dès la deuxième ou troisième génération le nombre de leurs enfants, ramenant celui-ci au même niveau que les Européens « de sang ». Certes, il en vient toujours d’autres d’Afrique ou d’Asie, mais on assiste désormais, à défaut encore d’une nécessaire réglementation des frontières – leur « fermeture » est un non-sens et leur « étanchéïté » parfaitement utopique –, à une prise de conscience de tous les gouvernements occidentaux sur la nécessité d’arrêter cet afflux exagéré et par trop déstabilisant de populations étrangères.
    Ne serait-ce que parce que les Africains ou Asiatiques naturalisés connaissent tout naturellement, en la matière, les mêmes craintes et les mêmes angoisses que les Européens. Eux aussi sont, de fait, « logés à la même enseigne » : comment ne réaliseraient-ils pas qu’ils pourraient perdre tout ce qu’ils ont acquis s’ils doivent travailler, eux aussi, pour subvenir aux besoins de toujours plus d’immigration ?
    Ces Européens « de sol » ont même un avantage indéniable sur les Européens « de sang » : ils connaissent leurs ex-compatriotes, savent leurs véritables motivations ou leur aveuglement sur les réalités de l’Occident et n’ont aucun sentiment de repentance à leurs égards.
    On peut par ailleurs déplorer la loi sur l’avortement, mais elle est applicable pour tous et les immigrés non-européens n’y sont pas plus insensibles que les Européens de souche.

    EN FINIR AVEC LES IDÉES OBSOLÈTES
    Au début des années 70, il est vrai « qu’un million d’immigrés », c’était « un million de chômeurs français », ainsi que l’affirmait un slogan du Front national de Jean-Marie Le Pen. Mais c’est qu’alors, les Gaulois avaient honte de ne pas avoir de travail ; ils avaient honte de vivre de la charité publique, rebaptisé « Assedics » et les Grands Manitous de l’économie donnaient le travail – leur travail, considéraient-ils à juste titre – à des populations qu’ils pouvaient ainsi sous-payer.(1)
    Près de quarante ans plus tard, les Gaulois n’ont plus honte de vivre de la charité publique et la notion même de travail horrifie généralement la plupart d’entre eux. Que des millions d’immigrés soient directement passés à la case « charité » sans être passé par la case « travail » est une autre question.

    « LAISSEZ VENIR À NOUS LES ESCLAVES… »
    Lorsque l’ancien Premier ministre Alain Juppé déclarait que l’Europe avait besoin de « plus » d’immigration, il n’avait pas tort, à condition de s’entendre sur « quelle » immigration. Car l’immigration dont tous les pays ont besoin est toujours une immigration qualifiée, capable d’occuper des emplois extrêmement spécialisés.
    Il est certain que voir des immigrés occuper des emplois de caissières ou de vigiles dans les grands supermarchés est non seulement un non-sens, mais surtout un scandale.
    Un non-sens vis-à-vis de nombreux Français de souche qui pourraient occuper ce travail – mais qui préfèrent les avantages des Assedic ou du RMI – généralement sous-payé et de ce fait, un scandale d’un point de vue moral : c’est exploiter volontairement un immigré qui a une rélle volonté de s’intégrer avec dignité et ne peut vivre décemment, du moins comme on l’entend dans nos sociétés, avec un tel salaire, même si sa vie est toutefois préférable à celle qu’il connaîtrait dans son pays d’origine.
    Dans l’esprit d’Alain Juppé, le « besoin d’immigration » de la France était surtout un « besoin d’esclaves ». Ni plus, ni moins.
    S’il est concevable, juste et indispensable, non seulement de contrôler sévèrement l’arrivée de nouveaux immigrants, de débusquer et de renvoyer sans autre forme de procès dans leur pays d’origine(2) tous les clandestins parvenus à s’introduire sur le sol européen, et de renvoyer les immigrés ne disposant que de simples contrats de travail au terme de ceux-ci – si, évidemment, ils ne sont pas renouvelés par l’employeur –, il est stérile et injuste de penser à remettre en cause la présence de ceux qui ont été légalement naturalisés. La rétroactivité des lois est toujours odieuse.
    D’autant que parmi les millions d’immigrés naturalisés, nombreux sont ceux qui ne sont nullement intégrés, et qui ne le seront jamais. Ces immigrés-là, dans une société qui supprimerait à tous, sans distinction, le réservoir démesurément gonflé par la démagogie des politiciens, des subventions et allocations en tous genres, n’auraient bien souvent aucun intérêt, donc plus aucune envie, de rester sur notre sol.
    C’est bel et bien l’État-providence, comme l’écrivait Alain Dumait, alors directeur de l’hebdomadaire Les 4 vérités-Hebdo, qui favorise l’immigration. C’est également l’État-Providence qui a réduit le « Gaulois » à l’assistanat des Assedic et du RMI, ces deux mamelles des sociétés contemporaines. La société multiraciale que préconisent certains n’aboutirait, en fait, qu’à une nouvelle race de médiocres, toutes ethnies confondues.
    On peut bien discourir à l’infini sur la nécessité de la « préférence nationale » ou de la « société multiraciale », les réalités, elles, ont toujours plus forces de lois que les utopies.
    C’est pour cela, d’ailleurs, qu’elles font si peur...

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    © Philippe Randa

    NOTES
    (1) Et aujourd’hui que les ex et nouveaux immigrés coûtent cher, aussi chers que les Gaulois, les Grands Manitous de l’Économie délocalisent le travail, loin de la France et de ses lois sociales.
    (2) Lorsque des immigrés clandestins refusent de reconnaître leur pays d’origine, mentent sciemment sur celui-ci ou revendiquent un droit d’asile sous de fallacieux prétextes de persécutions, ils pratiquent tout bonnement un chantage odieux, digne du premier terroriste venu. Tous les gouvernements, de par le monde, admettent qu’on ne négocie pas avec les terroristes, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs motivations. De la même façon, on ne doit pas négocier avec de tels gens. S’il y a le terrorisme du sang, il y a aussi celui de la charité. L’un et l’autre sont tout aussi innacceptable.

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  • Kahena une reine pas comme les autres

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    Kahena, de son vrai nom Dihya ou Damia, est une reine guerrière berbère qui combattit l'expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle. Elle est la principale figure, avec Kusayla (chef de la tribus des Awarbas), de la résistance berbère en Afrique du Nord à l'avancée des troupes musulmanes entre 695 à 705.

    À l'aube de l'arrivée des Arabes en Afrique du Nord, l'unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et Centrale (les Aurès, actuelle Algérie) était en grande partie réalisée par Kusayla. À son décès en 688, Dihya prend la tête de la résistance. Issue de la tribu des Dejrawa, une tribu zénète implantée dans les Aurès (à l'est de l'actuelle Algérie) - comme le furent plusieurs rois (agellid, pluriel igelliden) berbères de Numidie - a été élue ou nommée à cette charge par le conseil de la confédération des tribus. Dihya procéda ainsi à la réunification de nombreuses tribus de l'Afrique du Nord orientale et du Sud.

    Histoire selon Ibn Khaldoun

    La tribu des Dejrawa était forte et puissante de la confédération des Zénètes. La conquête de l'Afrique du Nord sera ordonnée par Muawiya ( chef de la dynastie Omeyade).

    À l'aube de l'arrivée des Arabes en Afrique du Nord, l'unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et centrale (les Aurès, actuellement à l'est de l' Algérie et de la Tunisie) était en grande partie réalisée par Kusayla. Par la suite, Kusayla entre en conflit avec Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Àprès la mort de Kusayla en 688, Dihya prend la tête de la résistance. Dihya a commandé la tribu des Dejrawas pendant 65 ans, d'après les propos d' Ad Darisi,qui ont été rapporté par Ibn Khadloun, la Dihya a vécu 127 ans. La même source d'Ibn Khaldoun ajoute que Dihya a gouverné l'Ifriqiya pendant 5 années.

    Dihiya ordonne la mort de Oqba Ibn Nafi Al Fihri . Les Berbère Tahuda exécutent l'ordre de tuer Oqba Ibn Nafi Al Fihri. La guerre se déclenche entre les Berbères et les Omeyades. La tribu berbère des Banou Ifren Zénète sera la première tribu à défendre les territoires au côté de la Kahina [1].

    La Dihya sortira vainqueur et triomphante de cette guerre.

    Hassan demandera les renforts musulams. En 693, Après le renforcement des troupes musulmanes, Hassan écrasera les troupes berbère commandés par la Dihya. Cent mille berbères seront masacrés par Hassan dans les Aurès.

    La Dihya, surnommé Kahina par quelques historiens arabe, sera tuée par Hassan et ses fils adoptent l'Islam par la suite.

    Avant sa mort, elle ordonne à ses fils d'aller rejoindre Hassan.

     Parcours

    Alors que les musulmans ont déjà conquis un vaste territoire ils butent sur la résistance des byzantins (chrétiens), implantés essentiellement sur les côtes et en particulier à Carthage et Septum, mais aussi celle des Berbères. Les troupes musulmanes dirigés par Hassan Ibn Numan cherchaient à s'emparer de Carthage pour posséder l'Ifriqiya et se frayer un chemin vers l'Ouest. Le roi Kusayla, les Carthaginois et Dihya se liguèrent pour empêcher ce passage. Carthage finit par tomber aux mains des troupes musulmanes en 695 et Hassan Ibn Numan se fait nommer gouverneur d'Ifriqiya. L'empereur Leonitos récupère Carthage pour trois ans. La seule résistance qui demeurait alors était celle de Dihya. Hassan demandera les renforts musulams. En 693, Après le renforcement des troupes musulmanes, Hassan écrasera les troupes berbère commandés par la Dihya. Cent mille berbères seront masacrés par Hassan dans les Aurès.

    À la première bataille, Dihya remporta une victoire sur les troupes d'Ibn Numan à Miskyana, entre Tebessa et Aïn Beïda, dans la région constantinoise) :
    Dans la vallée de la rivière, déserte et à sec, la Dihya décide d'y dissimuler son armée pendant la nuit, en partie dans la montagne, en partie derrière, sa cavalerie et ses troupeaux de chameaux, pour prendre en embuscade les troupes d'Ibn Numan. Lorsque les Arabes attaquent, ils sont accueillis par une pluie de flèches tirées entre les jambes des chameaux des Berbères. Les Arabes sont écrasés. Les Aurésiens les poursuivront jusqu’à Gabès. La Dihya vient de remporter sa plus prestigieuse victoire, celle de la Meskiana, qu'on appellera « La bataille des chameaux », et parvient à repousser les troupes du Calife jusqu'en Tripolitaine. Ibn Numan sera à nouveau battu en 695 prés de Tabarqa par la Dihya.

    Ibn Numan reporta ses efforts sur Carthage en 699, qu'il reprend, avec la maitrise des mers et du bassin occidental de la Méditerranée. Il demanda alors un supplément d'hommes au calife Ibn Marwan pour s'attaquer aux Aurès, seul rempart restant. Sachant sa défaite imminente, Dihya fit pratiquer la politique de la terre brûlée en vue de dissuader l'envahisseur de s'approprier les terres, s'aliénant par là une partie de son peuple : Berbères sédentaires citadins, nomades et des campagnes.

    Kahena s'engagea une dernière fois dans la bataille en 702 à Tabarqa. La défaite des troupes de Dihya est en partie due à la trahison par Khalid, jeune Arabe que la reine avait épargné et adopté selon la coutume de l'anaïa (« protection ») en vigueur chez les anciens Berbères [réf. nécessaire][2].

    Faite prisionnière, Dyhia fut décapitée, et sa tête apportée au calife. Ses deux fils, Ifran et Yezdia, sont forcés de se convertir à l'islam et rejoignent les troupes maures en partance pour l'Espagne. Elle eut également une fille nommé Khenchela.

    Divergences historiques

    Le rôle joué par Dahia a constitué un enjeu considérable pour ses commentateurs. Les sources que nous avons sur Kahina, symbole indirectement du frein à l'expansion musulmane, proviennent en grande partie des historiens musulmans. C'est donc pour certains d'entre eux, sur des arrière-pensées et vues politiques que sont basées leurs affirmations. Cela est d'autant plus difficiles à vérifier que les autres sources sont rares.

    Véritable nom

    Son véritable nom reste inconnu[réf. nécessaire]. Elle s'appelait peut être Kahena, Kahya, Dihya (Dihya bent Matya bent Tifane), ou Damya.

    En effet, cet élément fait objet de nombreuses interprétations idéologiques, ainsi le surnom de Kahina, qui signifierait en un sens « sorcière », car décrite comme un personnage haïssable par certains historiens musulmans[réf. nécessaire], comme Ibn Ben Attir et Le Bayan [réf. nécessaire]. Mais le sens n'est probablement pas péjoratif, puisqu'à l'origine, ce terme dérive de l'hébreu "Cahen, Cohen" qui signifie prêtresse et du grec être pure. Ces mêmes historiens rapportent que son vrai nom serait Dihya.

    De même le surnom Damya, dérivé du verbe amazigh edmy signifie « devineresse », « prophétesse ». Dihya, en berbère signifie « la belle ». Elle fut souvent appelée Reine Dihya Tadmayt/Tadmut (« La belle Reine gazelle »).

    Religion

    La religion de cette Berbère, d'origine noble et descendante probablement d'une longue lignée royale des Aurès, n'est pas établie de manière sûre. Était-elle chrétienne ? Animiste ? Les sources historiques apportent des témoignages bien divergents.

    Selon l'historien et géographe français, le professeur Émile Félix Gauthier : « Les Djeraouas ne sont plus des chrétiens comme les Aurébas, mais bien des juifs ». Auparavant, Strabon avait témoigné à l'époque romaine que les juifs étaient nombreux en Afrique du Nord. Certains y étaient venus librement au fil des siècles avec les phéniciens, dès le temps des Carthaginois, tandis que d'autres y avaient été déportés par Trajan, après avoir tenu tête en Cyrénaïque aux légions romaines. Ainsi avaient-ils participé à la conversion de nombreuses tribus berbères.

    Certains (c'est le cas de Gabriel Camps dans son livre Berbères - Au marges de l'histoire) pensent que Dihya était chrétienne parce qu'elle était la fille de Matya lui-même fils de Tifan. Des noms qui seraient les déformations de Matthieu (comme l'Apôtre) et Théophane (repris par de nombreux Saints chrétiens). Aussi le christianisme était largement répandu, une grande partie des populations berbères du nord avaient été christianisés sous l'empire romain.

    D'autres laissent entendre que Dihya aurait pû être animiste sans pouvoir pour autant préciser de quel culte il s'agirait, les Berbères ayant été païens avant l'arrivée du christianisme. Ainsi, la signification prêtresse et être pure de son nom Kahena, correspondrait à une tradition animiste en Afrique du Nord, selon laquelle les prêtresses subiraient un rituel de purification.
    En prenant pour exemple la reine touareg Tin Hinan que l'on supposait, de la même manière, chrétienne, alors que la découverte récente de son tombeau laisse penser qu'elle était animiste.

    Politique de la terre brûlée

    L'historiographie a également mis l'accent sur la politique de la terre brûlée qui aurait été pratiquée sous la Kahena, d'après Ibn Khaldoun, Ibn El Athir et Le Bayan, ce qui aurait motivé le mécontentement des cultivateurs de la côte. Cette version est contestée par certains selon lesquels, il se serait agi, pour les historiens musulmans, de discréditer la reine berbère hostile à l'expansion musulmane : des villes et des villages auraient certes effectivement été brûlés, mais cela s'expliquerait non par l'invasion arabe, mais par le fait que l'Afrique du Nord, depuis la chute de l'empire romain d'Occident, était le théâtre d'affrontements entre Byzantins et autochtones, voire entre Berbères nomades et sédentaires.

    Archéologie

    En Algérie, dans la région des Aurès, aucune étude sérieuse n'a été entreprise à ce jour. Mais depuis 2006, les autorités algérienne affirment entreprendre des recherches[3]. En Tunisie, le seul endroit qui témoigne de l'existence de cette femme est l'amphithéâtre d'El Djem[4].

    Anecdotes

    Entre l'antique Thevest romaine (aujourd'hui Tebessa) et l'agglomération de Bir El Ater se trouve un puits appelé « Bir el kahina » (le puits de la kahina), en référence ou en souvenir du lieu où elle aurait été tuée. À Baghaï, actuellement petit village à une vingtaine de kilomètres de Khenchela, les habitants désignent certaines ruines anciennes comme étant les ruines du « palais de la Kahina ».
    Le nom de la rivière Meskian, où Kahina y remporta sa première victoire contre le général Ibn Numan, ainsi que celui du village de Meskiana qu'elle traverse, viendrait des mots berbères Mis n Kahina qui signifie « les fils de Kahina ».
    Certains berbères chaouis des Aurès disent qu'ils ont le « nez de la Kahina » qui d'une grande beauté aurait eu, un peu comme Cleopâtre, un nez particulier, mais cette fois non pas long mais doté d'une petite bosse.
    Dans toute la region des Aurès, le nom Diyya est assez courant chez les chaouis. Aussi, le personnage historique de Dihya est devenue de nos jours un symbole, aux cotés de Massinissa et de Jugurtha, etc. La tradition orale des chaouis ne donne pas beaucoup de renseignements précis sur tout le parcours historique de la Kahina ni même sur sa tribu des Dejrawa ni d'ailleurs sur les Zénètes ni des Houaras ni des Aurébas.

    Notes et références

       1.  Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères , partie des Zénètes , traduit par Slane, édition Berti, Alger 2003
       2.  L'Anaïa était accordée obligatoirement à toute personne qui en faisait la demande. Par exemple, le roi Massinissa l'avait accordée à ceux qui furent au départ ses ennemis (Meztul, Lacumazes, Sophonisbe, etc).
       3.  « Khenchela, Hommage à El Kahina », Le Soir d'Algérie.
       4.  « Inscriptions de l'Amphithéâtre d'El-Djem (1), (Tunisie) », Revue Africaine, Octobre 1856 - N°01.

     Bibliographie [modifier]

        Voir références sur Dihya/Dimya (Kahina) sur http://www.mondeberbere.com/

        * Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères (traduit de l'arabe par le Baron de Slane), Tome I, Alger, 1852-1856, p.208.
        * Émile Félix Gauthier, Les Siècles obscurs du Maghreb, Payot, Paris, 1927, p.245.
        * André Chouraqui, "Histoire des Juifs d'Afrique du Nord" PUF, Paris, 1952.
        * Nabile Farès, Mémoire de l'absent, Éditions du Seuil, Paris, 1974.
        * Tahar Djaout, L'Invention du désert, Éditions du Seuil, Paris, 1987, pp. 31-33.
        * Gisèle Halimi, La Kahina (roman), Plon, 5 octobre 2006.

    AFRICTICE.NET

  • Vidéo : Hamas killing Fatah members in Gaza

    Hamas why people are in love with these guys - Road90.flv

  • Rapport CIA : "Global Trends 2025 - a Transformed World"

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    C'est déjà le livre de chevet de Barack Obama. Dans un rapport publié tous les quatre ans et intitulé "Global Trends 2025 - a Transformed World", le Conseil national du renseignement américain (National Intelligence Council, NIC) prend acte de la probable perte de puissance des Etats-Unis, qui ne pourront plus agir de manière unilatérale. De même, l'UE se transformera en géant incapable de transformer sa puissance économique en influence globale. Surtout, il redoute que "des armes nucléaires soient utilisées du fait de la prolifération de la technologie et de la possibilité de procéder à des frappes limitées".

    Les experts s'inquiètent particulièrement de la situation au Moyen-Orient, où plusieurs pays envisagent d'acquérir des technologies pouvant permettre de produire l'arme atomique. Certains pays ainsi que des mouvements terroristes risquent de se hasarder à des frappes nucléaires à l'horizon de 2025, selon un rapport publié jeudi par les services de renseignement américains.

    "Au cours des quinze à vingt ans qui viennent, plusieurs puissances régionales pourraient intensifier leurs efforts en ce sens et envisager activement de se procurer des armes nucléaires", s'alarme le rapport, qui compte 121 pages. L'équilibre de la terreur, qui prévalait dans le monde durant la guerre froide, ne se répèterait pas forcément dans ce contexte. Au contraire, l'arme nucléaire pourrait donner à ses détenteurs un sentiment de confiance qui risque de les amener à livrer des guerres classiques ou à commettre des actes de terrorisme.

    "Le risque de vol ou de détournement de technologie, de matériaux et d'armes nucléaires risque d'augmenter, de même que le potentiel d'utilisation illégale de l'atome", selon le rapport. Le terrorisme sera toujours une menace en 2025, même si le réseau Al-Qaida pourrait avoir disparu du fait de ses faiblesses : objectifs stratégiques irréalisables, incapacité de susciter un soutien populaire, actes d'autodestruction, estiment les experts américains. La stratégie antiterroriste devra s'attacher à comprendre comment et pourquoi une autre organisation pourrait prendre le relais d'Al-Qaida, selon eux.

    A propos des guerres où sont actuellement engagées les troupes américaines, le rapport prédit que le pouvoir en Irak comme en Afghanistan pourrait encore faire l'objet de luttes en 2025. A la surface du globe, "les écarts croissants dans les taux de natalité, entre les riches et les pauvres et l'impact inégal du changement climatique pourraient exacerber les tensions", prévoient les spécialistes du renseignement. La mafia pourrait s'emparer d'au moins un Etat d'Europe centrale, ajoutent-ils.

    Le rapport comporte cependant quelques bonnes nouvelles. En 2025, le pétrole pourrait déjà être remplacé ou en passe de l'être, plusieurs places financières pourraient faire office d'amortisseurs de crise et la péninsule coréenne devrait être réunifiée sous une forme ou une autre.
    ilioucha
    Pour lire le rapport : Rapport CIA.pdf

  • Gilles présent !

    « Tout ce qui est intéressant se passe dans l’ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes »
    Louis-Ferdinand Céline  « Voyage au bout de la nuit »
     
    Lundi nous avons accompagné Gilles pour son dernier voyage.

    Gilles est né voilà presque 52 ans en Seine-Maritime. Normand de cœur et de race, épris de liberté, il s’engage très jeune dans les rangs des Autonomes, groupes anarchistes radicaux des années 70. C’est l’époque des squats, mais aussi celle des confrontations brutales avec les flics, ces chiens de garde de l’Etat que Gilles détestait tant.

    Poussant plus loin son engagement, Gilles entre dans la nébuleuse d’Action Directe.Braquages de banque pour financer la lutte armée, destruction de biens étatiques sont alors le lot quotidien des militants d’AD. Et c’est justement une attaque à la grenade qui vaudra à Gilles de « goûter » pendant une dizaine d’années l’hospitalité des geôles républicaines. Dureté du régime des QHS, ballottage entre maisons d’arrêt et centrales (dont un long séjour à Claivaux qui le marquera), privations, violences, vexations, vide du temps qui s’écoule, Gilles cherche et trouve dans la littérature le ressort pour résister.

    La rencontre avec deux camarades nationalistes également détenus, lui fait découvrir les auteurs maudits (Brasillach, Drieu , Rebatet ... et surtout Céline dont il aimait tant les écrits).. Cette découverte littéraire est décisive. Au sortir de la prison, il s’engage dans le camp nationaliste et prend sa carte au FN en 1980.

    Depuis, il s’est toujours rendu disponible pour la Cause , présent partout, volontaire infatigable de l’Idée Sociale et Nationale. Roi du 20ème qu’il connaissait comme sa poche, il a été de toutes les campagnes sur les marchés, affrontant les gauches avec ferveur et détermination mais sans jamais une once de haine.

    Contrairement aux apparences, il ne concevait pas de rupture entre ses engagements de jeunesse et ceux des vingt dernières années. Il aimait à se reconnaître tout à la fois anarchiste et patriote, nationaliste et libertaire, résumant à lui seul cette Synthèse organique qui fonde le combat de nombre d’entre nous.

    Ami fidèle et sincère, militant exemplaire, humble et discret, il laisse un vide immense dans le cœur de ses camarades.

    Gilles présent !

    JesusFranco Zentropa