31.03.2009

Deux poids, deux mesures ...

AFP 

La Cour de cassation a confirmé mardi la relaxe du président divers gauche de la Région Languedoc-Roussillon Georges Frêche, poursuivi par plusieurs associations pour "injure raciale" après des propos controversés en 2006 sur la communauté harkie.

 

La Cour a estimé que les harkis ne constituaient pas une des communautés protégées par la loi du 29 juillet 1881, relative à la diffamation et à l'injure.

Le 11 février 2006 à Montpellier, lors d'un hommage à un ancien leader pied-noir et sur fond de discussion sur l'article de loi évoquant le rôle "positif" de la colonisation, le président de la communauté d'agglomération de Montpellier s'en était pris à des harkis qui avaient assisté le même jour à une manifestation similaire de l'UMP.

"Vous êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur", avait lancé M. Frêche à un groupe de harkis, suscitant une vive réaction dans la communauté en France.

Poursuivi pour injure raciale, le président (DVG) de la région Languedoc-Roussillon avait été condamné en janvier 2007 à une amende de 15.000 euros. Mais le 13 septembre 2007, il avait été relaxé par la cour d'appel de Montpellier.

Habitué des écarts de langage, M. Frêche avait été exclu du PS quelques mois plus tôt, après avoir jugé anormale la proportion de Noirs dans l'équipe nationale de football.

Abasourdis par cette décision, l'association Génération Mémoire Harkis, la Ligue des droits de l'Homme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) avaient formé un pourvoi en cassation.

Mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté leur pourvoi, en considérant que les magistrats montpelliérains avaient "exactement apprécié le sens et la portée des propos incriminés".

Dans son arrêt, l'instance judiciaire suprême considère que "la communauté des harkis ne constitue pas un groupe de personnes entrant dans l'une des catégories" énumérées par la loi du 29 juillet 1881, relative à la diffamation et à l'injure.

Une décision choquante pour l'avocat des associations, Me Emmanuel Piwnica. En d'autres termes, regrette-t-il, la Cour de cassation estime que les harkis ne sont "pas un groupe protégé par la loi" sur l'injure, contrairement aux homosexuels par exemple, qui depuis une disposition spécifique dans une loi de 2005, sont eux bien considérés comme une communauté ...

Basta à a Ripressioni !

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APPEL DE CORSICA LIBERA A MANIFESTER SAMEDI

Face à la répression sauvage que subit le Peuple Corse depuis maintenant trop longtemps:

• Condamnation à perpétuité,
• rafles et déportations quotidiennes de patriotes,
• harcèlements policiers et judiciaires ;

notre jeunesse a montré l’exemple par une vague de protestation spontanée,

Elle vient d’en payer le prix fort.

 Corsica Libera ne l’accepte pas et appelle à manifester samedi 4 Avril à Bastia à 16H (départ Palais de Justice) pour dire :

« Basta à a Ripressioni ! »

30.03.2009

Géographie du sexisme

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Vingt ans de prison ont été récemment requis à l’encontre de l’homme pakistanais qui, en 2005, avait tenté de brûler vive son ex-petite amie, Shérazade, qui refusait de l’épouser. On pourrait, en tant que féministes, s’en réjouir...

Le traitement de cette affaire nous apparaît malheureusement comme une source supplémentaire de désespoir. Non seulement les violences faites aux femmes sont un phénomène massif [1], non seulement aucune politique publique digne de ce nom n’existe en France, mais les seuls cas perçus comme assez légitimes pour attirer l’attention des médias et de la classe politique sont systématiquement ceux qui mettent en cause immigrés, jeunes de banlieue, musulmans et/ou arabes.

Comme si la violence faite aux femmes n’était pas un phénomène répandu dans toute la société française, de la classe politique à la classe ouvrière, des textes de chanson aux comptoirs des cafés. En 1976, Johnny Hallyday, notre chanteur 100% national, ne chantait-il pas :

« Je l’aimais tant que pour la garder je l’ai tuée » ?

Ni Putes Ni Soumises a ainsi fait de Shérazade sa « vice-présidente » d’honneur. Avec une femme sur vingt victime en 1999 de violence physique (des coups à la tentative de meurtre), les candidates à ce statut sont légion : pourquoi donc les conditions requises pour être défendue par NPNS sont-elles indissociablement liées à la couleur de la peau ? Pourquoi les banderoles des (rares) manifestations qu’elle organise affichent-elles toujours des prénoms arabes : Ghofrane, Shérazade et Sohane ? Où sont les Monique, les Catherine, les Françoise, tout aussi mortes ?

La réponse est simple : le sexisme sévit « là-bas », en banlieue, pas « ici », dans la République française. Et pour que ce soit plus clair encore, la présidente de NPNS a déclaré que Shérazade était le « symbole aujourd’hui des violences faites aux femmes ».

Il faut le dire avec force aujourd’hui : ce discours est non seulement raciste mais aussi anti-féministe. Raciste car il fait des arabes et/ou des musulmans des individus naturellement programmés au sexisme. Sexiste car il vient alimenter l’idée, à la base de la pensée anti-féministe, que « la violence sexiste ne peut être qu’accidentelle chez nous parce que le patriarcat est localisé ailleurs » [2] . Ailleurs, et c’est là qu’un stade est franchi avec l’affaire Shérazade... Le patriarcat ne survit pas seulement dans nos banlieues, nous dit-on. Pour être sûr que l’on comprenne bien que le patriarcat des banlieues n’a rien à voir avec le « nôtre », le procureur a renvoyé le geste de cet homme aux « crimes d’honneur » commis au Pakistan, le pays des terroristes, bien sûr, CQFD...

Il ne faut pas minimiser tout ce que nous perdons, nous féministes militantes, à nous laisser imposer cette géographie de la violence sexiste. Car bouter symboliquement le sexisme hors de France, c’est occulter la grande tradition française, notamment de « crime d’honneur ». Rebaptisé « crime passionnel » après avoir disparu du code pénal à la fin du 19è siècle, ce type de crime a été efficacement ressuscité sous la forme d’une stratégie des avocats de la défense qui a le grand mérite de faire passer un meurtre pour un acte d’amour.

Mais à la tradition française des violences sexistes s’ajoute une autre : la disculpation voire l’héroïsation de leurs auteurs. Rappelons-nous Bertrand Cantat, pour qui, après qu’il a tué sa compagne Marie Trintignant, à coups de poings (19), puis l’a laissé agoniser pendant 6 heures, tant de larmes ont été versées ; tant de compassion déversée pour sa « vie perdue », au point que certains le considéraient comme également victime de ce « malheureux incident » (entendu à la télévision le 19 février 2009) que la morte.

Il ne s’agit pas ici de minimiser la violence exercée sur Shérazade ; mais comparons seulement :
- les vingt ans de prison requises contre l’homme qui a agressé et atrocement blessé Shérazade (sans néanmoins la tuer).
- les 4 ans (et non les 8 auxquels il fut condamné) passés en prison par Bertrand Cantat pour un meurtre qui serait en fait, selon les juges lithuaniens, un assassinat.

Une autre comparaison instructive reste, à notre sens, celle qui met en parallèle le traitement de deux affaires : l’agresseur de Shérazade et le député UMP de Moselle Jean-Marie Demange qui, en novembre dernier, s’est suicidé après avoir tué sa maîtresse. La dénonciation consensuelle du premier n’a eu d’égale que les commentaires désolés sur le deuxième, décrit comme un homme épuisé et à bout - le pauvre homme avait, il est vrai, perdu son poste de maire de Thionville, ce qui excusait bien aussi un autre de ces « moments de folie » (le mot couramment employé pour Cantat) auxquels les hommes ont droit, au moins une fois dans leur vie, et tant que les victimes en sont des femmes.

Et c’est ainsi qu’une minute de silence a pu être observée à l’Assemblée en l’honneur d’un meurtrier devenu héros national. Sa maîtresse assassinée allait, elle, rejoindre les statistiques anonymes et invisibles de la violence sexiste chez nos bons Français ...

Sylvie Tissot, Christine Delphy

Notes

[1] Une femme meurt de violences conjugales tous les trois jours (137 mortes en 2006). Voir plus précisément L’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff) et le Rapport Henrion.

[2] Christine Delphy, Classer, dominer. Qui sont les « autres » ?, La Fabrique, 2007

De Sarajevo (1914) à Sarajevo (2009) en passant par Sarajevo (1993)

090330 Mon premier mouvement aurait plutôt intitulé cette chronique en paraphrasant la suite des Trois mousquetaires : "20 ans après". Les guerres de Yougoslavie nous paraissent achevées, faute du moignon de la moindre structure géographique se référant encore elles-mêmes à cette appellation. Il pourrait donc se révéler nécessaire sinon profitable d’en faire désormais sereinement le bilan. Ne serait-ce que pour conjurer l’hypothèse d’un retour de ce cauchemar, certaines braises incandescentes couvant encore sous la cendre.

Hasardeux, dans un tel exercice, que de prétendre totalement à l’objectivité. Les voix de la vérité clament en général moins passionnément que celles de la tribu. La France a toujours prétendu intervenir, et n'a jamais hésité à verser le sang de ses soldats dans le sud-est européen. Or, relativement à cette région du monde, on éprouve la plus grande difficulté à trouver rationnelle sinon la patrie de Descartes dans son ensemble, du moins la conduite de ses dirigeants et diplomates. Ce pays dans lequel j’ai grandi, que j’aime profondément et que je persiste, sans joie mais avec discipline, à alimenter de mes contributions fiscales, mon pays par conséquent, croit avoir inventé le système métrique. On peut se rendre au pavillon de Breteuil à Sèvres où se trouve un bon vieux mètre étalon en alliage de platine et d’irridium, qui régna sur les définitions scientifiques de 1889 à 1960. Or nous reconnaissons pour gouvernants, souvent d’arrogants et inutiles énarques, des gens qui ne savent mesurer ni l’enjeu ni les conséquences des conflits aux lisières de l'Europe et de la Turquie. Ils se révèlent incapables d’évaluer, ici plus qu’ailleurs, et plus dangereusement que partout dans le monde, car menaçant nos propres cités : le poids du péril islamiste, de la pression turque et du passé ottoman.

Aujourd’hui par conséquent, nous pouvons, nous devons établir le bilan de la catastrophe qui s’est produite ces 20 dernières années sur les lieux d’apparition de la première guerre mondiale, lieux de rivalités séculaires et mortifères entre le germanisme et le slavisme, mais également d’intrigues permanentes de Londres, de Paris, de Vienne ou de Venise.

La pseudo fédération, organisée en 1949 par l’aventurier trotskiste Tito sur la base d’un maillage pervers de 6 soi-disant républiques et 2 régions prétendument autonomes, ne pouvait durer.

Elle survécut chaotiquement quelques années à la mort du dictateur. Une certaine doctrine Badinter de 1991 crut pouvoir ériger en sujets de droit international les parts de ce découpage artificiel. Au bout du compte, sont apparues, à ce jour, 7 nouvelles petites entités étatiques dont 2 d'ores et déjà gouvernées par des musulmans.

Rassurerais-je les profiteurs de tous les conflits en rappelant que d’autres pourront leur permettre de vendre des avions ou des kalashnikov ? Restent encore à partager les 3 composantes de la fragile Bosnie-Herzégovine, issue des accords de Dayton de 1996, dont on juge actuellement à La Haye l’un des signataires. Plus tard on pourra d'ailleurs imaginer encore de dépecer les territoires hongrois de la Voïvodine, juridiquement de même statut que l’ancienne région autonome du Kossovo-Metohidja, dont on a proclamé l'indépendance, l’appellation de Kosmet étant oubliée, mais aussi la zone de peuplement turc dite sandjak de Novi-Pazar, et encore la province de Tetovo en Macédoslavie.

Que d’inextricables complications en perspective !

Que de belles occasions pour les souverainistes de notre Hexagone ! Cela leur permettra de ricaner grassement des impuissances bruxelloises et strasbourgeoises, auxquelles ils émargent confortablement eux-mêmes. Et le si péremptoire général Gallois dénoncera jusqu’à son dernier souffle la faute, dans toutes ces affaires, des méchants Allemands, en espérant trouver, enfin, des clients pour le "meilleur avion du monde", Serge Dassault dixit, mais qu’aucune armée du monde n’a encore acheté. Le monsieur te dit : c’est la faute aux Allemands. Peut-être même pourra-t-on soupçonner celle des Luxembourgeois. Va savoir avec tous ces paradis fiscaux.

Faut-il applaudir à ce bilan, le juger comme très positif pour l’idée européenne ? Qu’on me permette de ne pas le considérer tout à fait.

090330bAujourd’hui précisément après plus de douze années de fonctionnement occulté la fédération croato-musulmane de Bosnie-Herzégovine semble à la veille d’exploser. La joyeuse petite supportrice de la photo fêtait à Mostar, en juin 2008 la victoire, sportive donc pacifique de la Turquie sur la Croatie. Des dizaines de blessés furent quand même hospitalisés à la suite des incidents qui en résultèrent.

Aujourd’hui dans la même région, les musulmans de Bosnie après s’être alliés aux (gentils) catholiques croates pour éliminer les (méchants) Serbes orthodoxes humilient de plus en plus, et marginalisent leurs alliés d'hier.

Le discours islamiste de Bosnie accorde une grande place à un passé plus ancien, celui du paradis ottoman, et se réjouissent à l'idée de son retour. Le nationalisme bosniaque trouve même ses fondements dans une curieuse thèse historique. Il existerait, nous assure-t-on, une continuité entre l’hérésie dualiste des bogomiles du Moyen Âge, celle qui donna naissance au catharisme occitan, et le ralliement au conquérant turc. Par cela, on entend souligner que les descendants de ces Européens devenus musulmans détiendraient, sur la Bosnie, une sorte de droit primordial exclusif de celui des Serbes et des Croates, tournés vers Belgrade et Zagreb. Qu'on puisse les considérer comme des traîtres à l'Europe, eux qui se tournent vers Ankara ou La Mecque, voilà au contraire une pensée impie, unzeitgemässig, intempestive. Étrangement, on cite un certain nombre de dignitaires islamiques qui se sont ralliés à cette théorie, sans peut-être mesurer combien elle devrait résonner faux du point de vue de leur propre religion : citons le chef spirituel des musulmans de Bosnie, le "Reis-ul-Ulema", Mustafa efendi Ceric, mais également le mufti de Mostar Seid efendi Smajkic ou le représentant de l'ancienne "Narodna uzdanica" , disparue en 1945, réapparue sous le nom de "Preporod" , le professeur Munib Maglajlic.

D'autres se tournent plus explicitement encore vers l'avenir radieux par la voix de Dzemaludin Latic appelant à la "révolution culturelle bosniaque et proclamant Sarajevo capitale religieuse et culturelle de tous les musulmans des Balkans et d’Europe :

"la culture ottomane est en train de renaître dans toute sa splendeur et son élan, comme un soleil lors d’un jour nuageux, sur le continent européen. Quand aura-t-on un État puissant et ordonné, notre propre système musulman des médias, notre foyer bosniaque, pour cesser de trembler devant les bottes et les tanks étrangers ?"


Sa réponse et son espoir se fondent sur "la revitalisation de la civilisation islamique et ottomane" et sur la perspective "qu’après l’adhésion de la Turquie et des Balkans à l’Union européenne, un habitant sur trois de cette Union sera musulman."

D'autres enfin se rallient au wahhabisme importé d'Arabie saoudite et financé par elle.

Le 19 mars dernier la protestation des Croates contre cette pression de plus en plus arrogante passait à un nouveau stade par la voix d'un certain nombre de mouvements croates l’association Un gouvernement alternatif et l’ONG Croatia Libertas qui ont choisi Leo Plockinic pour leur porte parole :

"Le sort des Croates est le pire des trois groupes principaux de Bosnie et ils sont soumis à l’assimilation par la majorité musulmane. L’un des problèmes les plus importants en Bosnie est la fusion de la politique bosniaque et de l’islam, qui transforme la Bosnie en État gouverné par la charia.

En Bosnie-Herzégovine et à Sarajevo, l’islamisation est mise en œuvre à pleine vitesse, et cela nuit aux Croates et aux Serbes, ainsi qu’à la demande d’accession du pays à l’Union européenne."

Rappelons qu’en 1913 le régime autrichien en vigueur à Sarajevo organisait les nationalités sur la base des confessions religieuses. Or il ne recensait dans ce pays qu’une petite minorité de confession mahométane, etc.

Faut-il se satisfaire, à près de 15 ans de retard sur l’encyclique Ut unum sint de Jean-Paul II de 1995 des progrès de l’unité chrétienne ?

Ne mélangeons pas tout direz-vous, l’Europe et le christianisme.

Je me demande au contraire si l’Europe n’a pas d’abord à se réconcilier avec sa propre histoire et avec des conflits idéologiques dont la trace remonte à l’apparition de l’Utopie étatiste au XVIe siècle, puis à cette catastrophe qu'on appelle la Guerre de Trente ans, et aux alliances que, pour des raisons de rivalités intérieures à notre propre civilisation certains hommes d’État en position de faiblesse et de trahison sont allés chercher auprès de l’ennemi commun.

Ainsi l’Espagne fut-elle livrée à ses conquérants de 711, qui l’occupèrent huit siècles. Ainsi s’apprête-t-on à faire de même dans le sud est européen plateforme pour la conquête et l'asservissement de nos capitales.

JG Malliarakis
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29.03.2009

Dans deux ans, Mayotte deviendra le 101e département français !

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Les habitants de cette île de l'océan Indien ont été 95,2% à dire «oui» lors du référendum. En 2011, Mayotte obtiendra le statut de département, au grand dam des îles voisines des Comores où est dénoncée la «politique coloniale» de Paris.
» Mayotte : enquête sur le futur 101e département

28.03.2009

CIA, de Eichmann à Ben Laden

Engagé dans le parti nazi dès 1932, Adolf Eichmann à fait carrière chez les SS, obtenant le grade de colonel. Il servira au sein du Bureau des Affaires juives et fut en charge de la logistique de la « solution finale ». Capturé après la guerre, il s’évade miraculeusement des prisons américaines, se cache en Europe avant de s’évaporer en Argentine en 1950, avec un faux passeport allemand au nom de Ricardo Klement. Il sera enlevé par des agents du Mossad, les services secrets israéliens, en 1960, jugé l’année suivant et exécuté en 1962. Des sources du renseignement israélien indiquent clairement que la CIA connaissait la planque de Eichmann en Argentine depuis 1953, mais ils ne leur ont jamais communiqué ces informations. La CIA a en fait couvert un bon nombre de criminel nazi dès la fin de la deuxième guerre mondiale.

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Si Eichmann a pu « échapper » des geôles américaines, c’est qu’il collaborait pleinement avec l’agence, tout comme Hans Globke, également attaché au Bureau des Affaires juives, et qui, dès 1946, sera le point central entre le gouvernement de Bonn, la CIA et l’OTAN, avant de devenir le conseiller spécial à la sécurité nationale du chancelier Konrad Adenauer. Après l’arrestation d’Adolf Eichmann, la CIA a refusé de collaborer avec la justice israélienne, car cela aurait mis en péril tout leur réseau d’ex-nazi recruté au sein de l’organisation Ghelen, l’ancêtre des services secrets de l’Allemagne de l’ouest (du nom de Reinhard Gehlen, ancien chef du renseignement nazi sur le front de l’Est), créé directement par la centrale américaine.

Les menaces changent, mais les méthodes restent les mêmes. En 1953, l’opération AJAX aura pour but de destituer le Chah d’Iran et de mettre en place les fondamentalistes islamistes. À partir de cette date, la politique de la CIA au Moyen-orient n’aura pour but que de déstabiliser les régimes laïques et indépendants, au profit d’organisations islamistes.

Depuis que Washington est parvenu à obtenir du Roi Ibn Séoud, le 29 mai 1933, la stratégie ” islamo-pétrolière ” des USA a été la suivante : “Nous vous laissons régner et appliquer la loi islamique en Arabie Saoudite et vous coopérez économiquement avec nous“.

Afin de comprendre l’islamisme radical moderne, il est nécéssaire de prendre en compte le choc pétrolier des années septante et la hausse du cours du brut provoquée par les pays arabes producteurs de pétrole et par les sociétés pétrolières américaines. Ceci aura pour conséquence l’enrichissement considérable de l’Arabie Saoudite – dont les revenus annuels sont passés, de 4,35 à 36 milliards de dollars entre 1973 et 1978 – qui investira une grande partie de ses bénéfices dans la promotion de l’islam wahhabite. L’introduction de l’islamisme radical saoudien au sein des législations des États musulmans sera la condition sine qua non de l’aide au développement. La quasi-totalité des réseaux islamistes implantés dans le monde musulman seront ainsi financés par l’État saoudien et par le biais des institutions islamiques internationales qu’il contrôle : l’Organisation de la Conférence Islamique, la Ligue islamique mondiale, et surtout les banques saoudiennes, tels Fayçal Islamic Bank, Fayçal Islamic Bank, Dellah el-Baraka, etc. Lire la suite >>

La France et le renouveau de l’Islam

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Une mutation de notre nation est en cours, elle va se développant, profonde, mais incontrôlée. Vraisemblablement, insoupçonnée de l’immense majorité des Français.
Des centaines de milliers de familles musulmanes, originaires du Maghreb, du Proche Orient et de l’Afrique noire - dont la religion, les aspirations et les mœurs sont radicalement différents des nôtres - vivent désormais sur notre sol.
Le taux de fécondité est supérieur à celui des familles européennes.
Conséquence ? D’ici un tiers de siècle, la population de culture islamiste pourrait être majoritaire chez les moins de quarante ans.
En France, nous aurons entre 6 et 8 millions d’Arabes dans les années 2005 - 2010″, annonce Edgar Pisani, Président honoraire de l’Institut du monde arabe. Nous voici prévenus : il s’agit bien d’une transformation radicale (politique, économique, culturelle et sociale) de notre société.
Cette mutation est en cours au moment même, où, pour reprendre l’expression de Toynbee “un prolétariat extérieur” se constitue sur les rives méridionales et orientales de la Mer Méditerranée. Cette armée de réserve s’explique par le taux de fécondité de ces peuples par l’absence d’un développement économique susceptible de leur assurer une vie décente dans leur patrie. Or, en face, il y a la France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, terres de mirage, hautement développées, assurant des emplois, la gratuité de la protection sociale et de l’éducation. Qui pourrait résister à l’appel de cette “terre promise” ?
LA RE-NAISSANCE DE L’ISLAM
Au même moment, dans le monde entier, soulevé par d’immenses espoirs, l’Islam connaît un renouveau sans précédent. Il se réveille après une longue nuit, et a retrouvé vigueur, pugnacité et ambitions. Du Maroc à l’Indonésie, des Etats musulmans de l’Asie Centrale à l’Afrique noire, plus d’un milliard deux cents millions d’hommes - jeunes par rapport aux peuples vieillissant d’Europe - constituent une “communauté” (Uma).
Elle est transnationale, animée d’aspirations spirituelles, revendications matérielles et ambitions politiques et, ici et là, financée par les revenus du pétrole.
En France, jamais les vagues successives d’Italiens, Polonais, Juifs d’Europe centrale, Espagnols et Portugais n’avaient posé des problèmes d’intégration comparables. Pourquoi ? Leur appartenance au rameau européen, leurs traditions religieuses et leurs ambitions à plus de libertés individuelles, facilitaient leur assimilation. Enfin - et ceci n’est pas la moindre raison - ces immigrants exprimaient une volonté de partager le destin du peuple - français. De s’y fondre. Or, l’intégration ne se décrète pas. Pour se réaliser, deux volontés sont évidemment nécessaires, elles doivent converger. Aujourd’hui, la situation est différente. Radicalement différente Une minorité active et déterminée parmi les Islamistes refuse l’intégration. Délibérément.
En communion intime avec l’Islam (sa matrice), elle est réceptive aux mots d’ordre de l’étranger, conseils spirituels, idéologie, appuis financiers. Et bien davantage. Non seulement elle entend maintenir son identité, mais réislamiser les non pratiquants, sinon convertir à la vraie religion les indigènes du pays d’accueil. L’Islam ne s’est jamais conçu comme minoritaire dans un Etat laïc, mais comme religion nécessairement majoritaire, comme le rappelle aujourd’hui Soheib Bencheikh, mufti de Marseille. Comme l’annonçait, dès 1970, le Président Alija Izetbegovic, dans sa “Déclaration Islamiste”, avant de transformer la Bosnie en “Iran des Balkans”. Exalté par son renouveau, propulsé et par sa démographie et par son absence de développement économique, s’insinuant partout où il ne rencontre pas de résistance, l’Islam avance comme une vague.
Au nombre de mosquées se multipliant sur leur territoire (parfois avec l’assistance des hiérarchies catholique et laïques), mosquées animées par des imams à 96% de nationalités étrangères, les Français peuvent en mesurer la vitalité. Egalement à la perspective de voir - dans la seconde moitié du XXIème siècle - le catholicisme rétrograder en France au second rang, pour abandonner à l’Islam la première place.
Ainsi, deux dynamiques vont se développant : l’une à l’intérieur de nos frontières (accroissement du nombre de Musulmans) ; l’autre à l’extérieur (renaissance de l’Islam). Concomitantes et convergentes, ces évolutions sont déterminantes pour l’Europe, et pour la nation française dont la stagnation démographique est alarmante.

MANE - THECEL - PHARES
Chaque nation s’exprime par une subtile, délicate et secrète balance entre rêves, ambitions et forces parfois contraires, transcendés par une aspiration commune à vivre ensemble et à réaliser ensemble de grandes choses. Cette identité nationale, est pour les uns, son âme ; pour les autres, son génie. Chaque nation est une plante aux racines nourries par un terroir et une Histoire, la fierté de son passé.
Immédiate au coeur de Dieu”, elle est unique et par là justifiée.
Combien de siècles, de guerres, de concessions, de sacrifices et d’oublis furent nécessaires pour permettre - finalement - à la France, l’Angleterre, l’Espagne et l’Allemagne de surmonter leurs divisions internes afin de devenir ce qu’elles sont !

S’il convient - comme le recommande Montesquieu - de toucher d’une main tremblante aux institutions, que dire du respect à manifester à l’égard de l’harmonie en profondeur de notre nation ? De sa composition interne - gage de sa permanence et de ses performances. Aux leçons tirées de notre passé, le présent vient chaque jour multiplier les avertissements pour l’avenir. Comment se laisser aveugler au point de ne pas voir (les mêmes causes produisant les mêmes effets) la prolifération et l’exaspération des conflits ethniques et religieux tout autour de nous ?
En Asie : Sri Lanka ; en ex-Palestine (Juifs et Musulmans) en Turquie (Arméniens, Kurdes) ; au Cachemire ; en Chine, (Sinkiang Tibet) ; en Indonésie (Timor, Moluques, Bornéo, Irian Java).
En Afrique: Nigeria et Soudan (Musulmans et chrétiens) ;Rwanda.
En Europe : à nos portes, Chypre et ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo, Macédoine).
Et nous, Français, après avoir dominé tant de frondes, insurrections et révolutions, liquidé nos querelles entre Catholiques, Protestants, Israélites et Libres penseurs ; entre nobles, bourgeois et prolétaires, nous laisserions se créer les conditions propres à des déchirements ?

Attention. Faute pour les Français autochtones d’être les plus nombreux nous voyons nos jours comptés.
Faute de limiter le nombre d’immigrés : nous serons jugés trop légers dans la balance de l’Histoire.
Faute d’affirmer une ambition nationale : nous préparons l’éclatement de notre nation.

Souvenez-vous. Un jour, à Babylone sur le mur de son palais, Balthazar vit s’inscrire, en lettres de feu, trois avertissements : MANE - THECEL - PHARES.
Le prophète Daniel les traduisit :
Dieu a compté tes jours”.
Tu as été jugé trop léger dans la balance de l’Histoire”.
Ton royaume est voué à l’éclatement”.
Pour nous, aujourd’hui, les avertissements viennent s’inscrire quotidiennement sur les écrans de nos télévisions. Mais, aucun prophète n’ose les traduire.

René SERVOISE Ancien ambassadeur de France en Indonésie

( Merci à Nast )

L'honneur de la France

 

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Devant l'acharnement des autorités politiques et judiciaires à faire condamner Yvan Colonna, certains responsables corses en ont appelé à « l'honneur de la France ». Cela révèle pour le moins une stupéfiante naïveté.

Non pas que ce grand peuple, qui n'est pas le nôtre, soit dépourvu d'honneur. Il serait injuste de dire cela. Nombreux sont les Français, ce soir, à être choqués par la situation faite à Yvan Colonna.

Le problème est que dans un pays, lorsque l'injustice s'installe solidement au plus haut niveau de responsabilité politique, l'honneur est le cadet des soucis de ceux qui décident de la vie, de la mort, de la liberté ou de la réclusion… Aurait-il été raisonnable d'en appeler à l'honneur de la Russie au temps des procès staliniens ou à l'honneur de l'Espagne lorsque les franquistes étaient aux commandes ?

La France qui persécute Yvan Colonna n'est ni celle de Victor Schoelcher ni celle de Jean Moulin.

Son honneur semble - durablement - entre parenthèses ...

Jean-Guy Talamoni

La fausse jeunesse de Besancenot

6a00d8341c715453ef01156e73ccf8970c.jpgOn le présente comme le porte parole d'une nouvelle extrême gauche. D'autres veulent y voir le meilleur allié du gouvernement.

De nombreuses inconnues pimentent heureusement la fade perspective de l'élection européenne au suffrage universel de juin 2009. Parmi celles-ci on citera le sondage à balles réelles que représentera le score des listes de Besancenot et de son Nouveau parti anticapitaliste.

Mesurons quand même le rythme d'ascension de cet hypothétique présidentiable, moins impressionnant qu'on voudrait nous le faire croire.

En 2002, âgé de 28 ans, la LCR de Krivine le présente à la place du vieux chef rhumatisant : il obtient 4,3 % face à Arlette Laguiller encore presque présentable (5,7 %) et au candidat d'un parti communiste pratiquement encore vivant le nain de jardin Robert Hue (3,4 %).

En 2007 Besancenot n'en obtient que 4,1 % contre l'inaudible Marie-Jo Buffet (1,9 %), Bové (1,3 %), Laguiller pour un combat de trop (1,3 %).

La très forte participation permet à la LCR de faire état de 1,5 million de voix.

On retient ce chiffre : on oublie qu'il ne pèse que le 1/3 des voix de l'extrême gauche.

Depuis 8 ans, son conseiller personnel, le camarade Sabado, un vieux de la vieille est parvenu à médiatiser ce jeune compagnon de la directrice littéraire des éditions Flammarion. On a pu, de la sorte, lire sa prose dans Le Parisien, dans 20 Minutes, l'entendre sur RMC Infos, le voir dans l'émission satirique "Groland", sur Canal+, et même à un "Vivement dimanche", de Michel Drucker, sur France 2. On dit que les Français le trouvent "sympathique", "proche des gens", "courageux", "honnête". Sa spontanéité fait l'objet d'une préparation soignée. Des fiches sont rédigées. on lui explique ce que pense Monsieur Français Moyen, qu'à la vérité il côtoie assez peu. Bref, on se trouve en présence d'un travail de pro. Heure de gloire : un sondage affirme que si les citoyens devaient revoter, 13 % des sondés lui donneraient leur suffrage (cf. Opinion Way des 17 et 18 septembre 2008).

Il se veut à la tête "d'un parti qui les défend jusqu'au bout". Il "ne lâche rien", car il se veut "le seul à être totalement indépendant", viscéralement opposé au Diable, je veux dire à "Sarkozy".

Mais, curieusement, il dit la même chose du parti socialiste que de l'UMP. Faut-il y voir un nouveau "populisme" ? – comme aiment à l'énoncer ceux que n'effraient pas les mots qui ne veulent rien dire.

Depuis plusieurs mois en effet, on crédite l'Élysée, d'où certains pensent que viennent toutes les nuisances, d'une sorte de stratégie machiavélienne sinon méphitique. On soupçonne le gouvernement de se servir de cet épouvantail, qui pourtant ne fait encore peur à pratiquement personne, afin d'empêcher le retour de la gauche au pouvoir. On se souvient sans doute que pendant un quart de siècle, la Mitterandie avait su prospérer, cohabitant à distance, avec les frasques et tirant parti des mauvaises intentions d'un petit diable breton, qui, nominalement lui faisait horreur. Faisant profession de l'exorciser elle-même, la gauche exhortait avec succès la droite à refuser les voix de ses électeurs.

Pour démonétisé que semble désormais cet outillage-ci, on peut imaginer qu'il en aille de même avec son homologue d'extrême gauche. Or, le NPA, de son côté, ne s'affirme aucunement preneur du moindre soutien sans participation. Il ne veut pas aller au gouvernement. Et Krivine théorise : "je préfère, voir le PS dans la rue que faire le guignol au Parlement en chantant La Marseillaise."

Les anciens bénéficiaires de la diabolisation de l'impossible union des droites n'hésitent pas à opérer une projection manifeste. Ils accusent carrément l'actuel chef de l'État de vouloir faire comme eux avec le petit agitateur trotskiste. On s'étonne même qu'une telle rumeur ne sache tirer aucun argument du fait que cet ancien jeune homme, aujourd'hui âgé de 35 ans exerce la sympathique profession de facteur dans la bonne ville de Neuilly. "Comme par hasard".

Admettons possible que, d'aventure le fantasme prenne corps… Révons, cauchemardons que les 9 000 cartes placées par le parti fondé en février 2009, – alors qu'on en promettait 10 00 à la Ligue communiste révolutionnaire depuis les années 1970. Si donc cela donnait naissance à un vrai péril pour le système capitaliste, voilà qui ferait concurrence à cette gauche superdiplômée dont l'Europe nous jalouse l'influence… Afin de conjurer cette hypothèse on doit se remémorer un certain nombre de caractéristiques bien réelle du petit crocodile.

Tous d'abord, commençons, contrairement à ce qu'il fait lui-même par évoquer ses propositions positives.

Le Nouveau parti anticapitaliste déclare qu'il veut "abolir l'économie de marché". Il propose donc de lui substituer : une économie fondée sur la collectivisation des entreprises "sans indemnité, ni rachat", la "régulation centrale de l'activité par le Plan", la "gestion des établissements par des directeurs élus et révocables par les salariés".

Il revendique l'interdiction "de tous les licenciements", l'augmentation immédiate de tous les salaires de 300 euros net par mois, "la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires tout de suite, pour toutes les entreprises, et à 30 heures très rapidement" ; "la réunification de toutes les banques, publiques ou privées, dans un seul et même pôle public", etc.

Comme le dit élégamment le sénateur Henri Weber, aujourd'hui social-démocrate mais qui connaît bien la source de cette inspiration pour y avoir contribué dans le passé "le programme du NPA ne s'embarrasse pas de réalisme." (cf. sa tribune libre publiée par Le Monde du 7 février)

On lui fait crédit également d'avoir rénové l'imagerie sectaire en passant de Trotski à Che Guevara. Réfléchit-on au fait que désormais les trotskistes se sont réconciliés avec les staliniens. Car le Cheux au service des Gueux, fausse figure romantique, les a servis jusqu'au bout. Au moins Lev Davidovitch, lui s'était insurgé contre le totalitarisme soviétique, après l'avoir largement construit de ses mains sanglantes.

Besancenot n'a pas su trouver un mot, en octobre, après le merveilleux sondage cité plus haut, pour se démarquer de Rouillan et de son entretien imbécile et non repentant publié par L'Express.

Krivine, lui, a l'habileté de prétendre que "la violence vient toujours de la droite". Pur mensonge, mais qui esquive le coup.

Par conséquent Besancenot, si l'on devait faire une différence, me semble pire que Krivine.

Avec Krivine, je n'emploierais évidemment pas le mot de sympathie. Il paraîtrait un peu fort, sinon déplacé. Je lui dois quand même, à ce vieil ennemi, un vrai bon souvenir : en 1961, à l'âge de 17 ans, je figurais en qualité de benjamin dans le peloton de tête de la liste noire qu'il avait dressée au titre du Front Universitaire Antifasciste. Dans les 10 premiers sur 200, voila un classement épatant pour un lycéen. Merci qui ? Merci Krikri. Bon, mettons que cet homme-là, en dépit de ses œillères inchangées, de son absence totale d'humour, mérite au moins une part, une once, un verni d'estime, par exemple pour avoir rompu dès 1965 avec l'appareil stalino-soviétique et aussi, un peu, pour sa fidélité militante persévérant malgré tout, courageusement, dans l'erreur.

Je n'en dirais pas autant de Besancenot, adhérant dès 1988 à une Jeunesse communiste révolutionnaire impunie, c'est-à-dire à la Ligue dont la transmutation en NPA ne représente qu'un changement d'étiquette. Simple héritier par conséquent d'un courant qui s'est toujours trompé, il agit au nom d'un dogme immuable, en cours de réaffirmation, plus sectaire de jamais. Il ne mérite donc même pas le soupçon de crédit de son prédécesseur.

JG Malliarakis
2petitlogo

Nationalité algérienne

Mesdames, messieurs,

nous vous invitons à prendre connaissance de ce qui suit.

Bien sûr, cela n'engage que les adhérents à D'Algérie-Djezaïr, le Mouvement multi-ethnique et pluri-confessionnel que nous avons créé. Il est le fruit de femmes et d'hommes d'expériences qui au-delà de leurs diversités, de leurs divergences de vues, ont fait le choix de se rassembler autour d'un dénominateur commun, et qu'ils offrent en partage.

Il est un chemin encore à défricher. Chemin accompli dans le respect de ceux prêts à le parcourir avec nous et attentifs aux autres sensibilités.

Nous formulons donc l'espérance qu'au-delà d'éventuelles différences d'appréciations, et d'actions, celles-ci s'exprimeront dans un respect réciproque auquel nous sommes attachés.

En effet, quelques soient les sentiments (agréables, indifférents ou même passionnels) que susciteront en vous la lecture des documents joints, sachez que nous avons toujours eu à l'esprit la diversité des mémoires heureuses et douloureuses de ce morceau d'Histoire commune et que nous sommes respectueux de celles-ci.

Quelques soient vos réactions, nous en mesurerons pleinement la dimension car elles appartiendront à notre patrimoine commun de déracinés.

Merci de nous accueillir un petit moment dans votre quotidien.

Bien respectueusement.

Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr.



Voilà ce que depuis 15 jours a été envoyé aux médias, aux personnalités, aux citoyens Algériens.... et qui, pour information, nous vaut très majoritairement des échos positifs :

 

Mesdames, messieurs, de la Société Civile en Algérie,

Notre Mouvement, D'Algérie-Djezaïr, souhaite s'adresser aux candidats à l'élection présidentielle, au peuple algérien ainsi qu' à vous-même.

Pour cela, nous prenons ce contact afin de vous faire connaître le texte suivant - "nationalité" -pour en informer le grand public, de même que l'information des éléments l'accompagnant définissant la philosophie de notre Mouvement.

Merci de votre attention et de votre aide.

Respectueuses salutations.

Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr

Messieurs les candidats à la Présidence de la République,

nous, adhérents au Mouvement D'Algérie-Djezaïr, sommes particulièrement heureux de vous saisir de cette demande au moment où vous vous préparez à solliciter la confiance du peuple algérien.

Nous sommes persuadés que vous aurez la volonté de donner votre opinion à propos d'un sujet tenant au coeur de chaque algérien. Ceux ayant la nationalité algérienne comme ceux qui auraient voulu pouvoir exercer un véritable choix pour ne pas en être à jamais automatiquement exclus.

Ayant constaté que ces dernières années le Code de la Nationalité avait évolué dans le sens de l'ouverture, nous serions plus heureux si ce Code continuait d'évoluer dans le sens d'une authentique réconciliation historique où tout serait dit entre ceux qui se déchirèrent et se séparèrent hier.

Ce serait alors la concrétisation de ce qui se passe quotidiennement depuis plusieurs années lorsque Pieds-Noirs et Juifs reviennent vers les villes et les villages d'enfance de leur pays où ils sont accueillis dans la liesse d'une fraternité ressurgissante quasi intacte malgré les décennies de rupture.

A l'instar du peuple algérien dont nous nous considérons aussi faire partie, nous serons donc attentifs à vos réactions, à vos réponses à notre démarche que nous aimerions ne pas voir déçue car correspondant de plus, à notre humble avis, au sens de l'évolution humaine dite "mondialisée".

Nous vous présentons, dans l'attente, nos respectueuses salutations.

Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr

Attribution automatique de la nationalité algérienne.doc

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