30.04.2009

Conclusion des investigations menées par les Forces de Défense d’Israël suite à l’Opération Plomb durci

Le Chef de l'Etat-major général de l'Armée Israélienne, le Lieutenant général Gabi Ashkénazi a approuvé et autorisé la publication des résultats de cinq équipes d'investigations chargées d'enquêter sur les événements relatifs à la conduite des soldats israéliens durant l'Opération Plomb Durci.
L’équipe, dirigée par des officiers ayant le rang de colonel, est composée d’officiers qui n’ont pas été impliqués directement dans le commandement opérationnel de ces évènements et ont été désignés par le Lieutenant général Gabi Ashkénazi pour examiner un nombre de points qui furent portés à son attention par des organisations internationales et par les médias israéliens et internationaux
.


Le Porte parole de l'armée israélienne présentant le rapport

Les cinq équipes ont traité les cinq points suivant :

1-Accusations concernant des tirs dirigés contre des installations de l’ONU et d’autres infrastructures internationales Investigations conduites par le Colonel Itzik Turgeman.

2- Les incidents concernant les tirs sur les équipes, bâtiments, véhicules et équipements médicaux. Investigations conduites par le Colonel Erez Katz..

3- Accusations concernant les incidents qui ont touchés des civils non-impliqués. Investigations conduites par le Colonel Tamir Yedaï.

4- L’utilisation d’armement contenant du phosphore. Investigations menées par le Colonel Shaï Alkalaï.

5- Les dommages sur les infrastructures et destructions de bâtiments par les forces terrestres. Investigations conduites par le Colonel Adam Zusman.

Les investigations qui ont été menées par ces experts ne remplacent pas celles qui seront déposées en juin prochain dans le cadre du rapport du centre opérationnel d’investigation de Tsahal qui continue à enquêter à différents niveaux. Des points supplémentaires subissent aussi d’enquête ou d’autres investigations à différents niveaux à l’intérieur de Tsahal.

La décision du Chef d’Etat-major de désigner les cinq équipes d’investigation émane des obligations légale, morale et professionnelle de Tsahal d‘approfondir les plaintes relatives à la conduite de ces évènements. Le processus d’enquête concerne des séries d’investigations opérationnelles, qui constituent des procédures en vigueur dans Tsahal comme dans la plupart des armées occidentales. Ces investigations sont menées par des Colonels experts qui n’ont pas été directement impliqués avec les incidents en question.

En accord avec le protocole des investigations procédures d’enquêtes des Forces de Défense d’Israël, les investigateurs opèrent indépendamment et ont accès à tous les documents nécessaires à leur travail. La faculté d’interrogation de tout le personnel concerné à quelques grades que ce soit leur est totalement assurée. Les plaintes concernant les Forces de Défense israéliennes et les autres autorités israéliennes leur ont été transmises. Ils ont pu interroger de très nombreux soldats et officiers, et rassemblé les documents et matériels appropriés. Il convient de noter que tout soldat dont le témoignage a été requis par les enquêteurs était contraint de coopérer avec ces investigations. Les enquêteurs ont bénéficié d’une entière coopération à ce titre.

Les investigations ont démontré que durant les combats à Gaza, les Forces de Défense d’Israël ont opéré en accord avec le droit international. Les Forces de Défense israéliennes ont préservé un haut niveau moral et professionnel face à l’ennemi animé de la volonté de terroriser les civils israéliens en se cachant parmi les civils dans la Bande de Gaza les utilisant ainsi comme bouclier humain. Toutefois, les enquêtes ont relevé un nombre infime d’incidents au cours desquels des erreurs des services de renseignements ou opérationnels ont eu lieu pendant les combats. Ces incidents malheureux n’ont pu être évités et ont eu lieu sur le champ de bataille, en particulier dans les cas où le Hamas s’est battu au sein même des populations civiles.

Le gouvernement d’Israël a ordonné aux Forces de Défense d’Israël de déclencher l’Opération Plomb durci conformément à son devoir de protéger ses citoyens qui subissent depuis 8 ans les tirs de missiles dirigés sur les populations civiles du sud du pays. Ces tirs ont été particulièrement intensifs au cours des trois dernières années suite au « désengagement » qui a vu Israël se retirer de la Bande de Gaza, et au cours des deux mois précédant l’Opération quand 160 roquettes et obus de mortiers ont été tirés sur Israël.
Pendant ces années, des centaines de milliers d’enfants israéliens, de femmes et des hommes ont été terrorisés. Des milliers de missiles, de roquettes et d’obus de mortiers ont été tirés sur les écoles, les jardins d’enfants et les résidences voisines. Pas d’autre choix n’était possible contre ces actes incessants de terrorisme qui ont coûté de nombreuses vies et des blessés et qui déstabilisent toute tentative de vie normale dans les villes et les localités du sud d’Israël.
Les combats à Gaza ont eut lieu sur un champ de bataille complexe contre un ennemi qui a choisi, comme part de sa doctrine affichée, d’œuvrer au sein même de sa population civile. Cet effroyable ennemi a piégé ses propres maisons avec ses propres explosifs, à tirer depuis ses propres écoles occupées par ses propres enfants et à utiliser son propre peuple comme bouclier humain tout en abusant cyniquement des engagements juridiques et éthiques de Tsahal visant à éviter de blesser des civils non-concernés.

Afin d’assurer la conformité des engagements des Forces de Défense d’Israël avec le Droit international, les Forces de Défense d’Israël ont déployé d’énormes moyens à la protection des civils dans la bande de Gaza.

Les Forces de Défense d’Israël ont largué plus de 2 250 000 tracts au cours des combats, utilisé la radio palestinienne, et  personnellement averti par téléphone plus de 165 000 habitants de Gaza et dans le cadre de la  mise en œuvre d’une procédure spéciale destinée à prévenir de l’imminence de tirs (cette procédure porte de nom opérationnel de « knock on the roof »). Ces procédures a pour objectif de s’assurer que le nombre le plus important de civils palestiniens puisse être épargné. De plus, les Forces de Défense d’Israël ont essentiellement utilisé des munitions extrêmement  précises  quand cela était possible afin de minimiser toutes blessures éventuelles aux civils. Au cours des opération s, les Forces de Défense d’Israël ont aussi laissé entrer les convois humanitaires dans Gaza et observé une pause humanitaire de plusieurs heures par jour.

Les Forces de Défense d’Israël ont agi en conformité avec les valeurs morales et des règles du droit de la guerre, formant ses soldats à agir selon ces valeurs et règles qui les unissent, et faisant un immense effort pour concentrer ses tirs sur les terroristes et éviter de blesser des civils.

Comme toutes les autres armées contraintes de combattre un ennemi terroriste qui se cache et agit au sein de la population civile, les Forces de Défenses d’Israël ont du faire face à un cruel dilemme moral (du fait de la stratégie déloyale du Hamas). Cette stratégie a transformé les zones urbaines de Gaza en champ de bataille et intentionnellement fait usage des civils, de leurs habitations et des infrastructures humanitaires sensibles, (hôpitaux, écoles, institutions religieuses et bâtiments affiliés à l’ONU et à d’autres organisations internationales).

Les enquêtes ont clairement montré que les Forces de Défense d’Israël ont agi en conformité avec le Droit international. Les obligations légales de l ‘IDF ont été intégrées dans les plans opérationnels, dans l’entrainement reçu par l’armée avant l’opération et dans les ordres donnés durant l’opération. Lors de certains incidents les Forces de Défense d’Israël ont même davantage limité leur champ d’action que le Droit international ne le requiert et ont agi avec modération pour éviter de blesser des civils.

Les Forces de Défense d’Israël ont atteint les buts et objectifs fixés et porté un coup sérieux aux organisations terroristes menées par le Hamas, en visant les terroristes, les infrastructures militaires et les installations de fabrication d’armes. Cette opération complexe a nécessité la coopération des forces aériennes, navales et terrestres réunies avec les différents services de renseignement impliquant les forces actives et de réserve.

Avant le début de l’opération, une planification et une préparation minutieuse ont été entreprises pour s’assurer que les unités et les centres de commandement étaient suffisamment entrainés et préparés à cette opération.
Le processus d’enquête a été long du fait de l’ampleur des combats, du travail compliqué et minutieux des enquêteurs, du temps nécessaire à la collecte des informations en provenance des diverses unités impliquées dans l’opération et du recoupement détaillé de ces informations. Pour certaines enquêtes, quelques questions supplémentaires sont toujours en cours de vérification et d’autres allégations continuent d’être examinées.

Conformément aux règles en vigueur, un rapport de chaque enquête est transmis au procureur général militaire qui est habilité à décider d’ouvrir de nouvelles enquêtes et d’instruire de nouvelles investigations si nécessaire. Sa décision est totalement indépendante et il n’est soumis qu’à la Loi.

Du fait de leur importance, les conclusions des enquêtes ainsi que l’avis du procureur général militaire seront soumis au procureur général de l’Etat.

Supprimer les femmes


Je pars au boulot, non sans qu’une crise de plus n’éclate avec la mère de mes enfants. Elle est capable de crier fort tout en pleurant abondamment ce qui crée toujours en moi comme une terreur de l’inconnu, me laissant dubitatif quant à ma capacité de juguler la bête.
En dépit de toutes les précautions qu’on aura soin de prendre, les choses finissent toujours pas nous échapper. C’est ce que je me dis aujourd’hui. Littéralement volée dans les milieux tradi, mon épouse s’avère être d’un féminisme étonnant. J’ai toujours détesté les femmes d’instinct. Les Françaises plus encore que les autres qui, par leur simple mise, semblent mettre leur honneur (l’honneur d’une femme !) bien au dessus de vous. Le regard d’une de ces pouffiasses bourgeoise qui mériterait qu’on lui démonte le cul et qu’on la fasse tourner. Ma femme ou une autre, c’est bien la même espèce, l’espèce française, occidentale mâtinée d’un peu de civilisation, combinaison qui rend la domination d’une femelle encore plus malaisée.
*
On a toujours tort de n’écouter que les optimistes. Evidemment les choses se combinent vite, trop vite, sans qu’on se souvienne y avoir prêté la main. Les dieux s’amusent, et nous restons là, bouche bée, tout étonné d’être un gros con de bourgeois marié. Bourgeois. On le devient fatalement, sitôt qu’on convole aux trop injustes noces. Et nonobstant les précautions, on a l’impression de faire exprès. Pour être aussi con, aussi convenu dans le ridicule, aussi platement bidochon, il faut bien qu’on y mettre du sien !
Optimistes, Maurras nous enjoignait de l’être. Le désespoir n’a certes pas de raison d’être dans ce domaine limité qu’est la politique, les générations succédant aux générations… Il faut bien sauvegarder l’héritage en attendant l’héritier…
Il y a Maurras. Il y a aussi Montherlant. J’étais pourtant plein de Montherlant, et je n’avais certes pas de raison de faire l’autruche. Mais je me croyais fort, très fort, suffisamment maître de ma volonté et de celle de l’autre que je m’adjoignais pour défier le sens commun qui ne recommande pas le mariage. En tout cas avec une femme (les hommes et les femmes sont faits pour être mariés mais pas ensemble ironise Guitry). Aussi fort se veut-on, aussi fort est-on en vérité, rien ne suffit à éteindre la guerre, guerre intime, que nous allumons en introduisant la femme dans le foyer. L’ennemi, la cinquième colonne, dans notre lit. Notre tranquillité, notre sérénité, notre temps et notre descendance à la merci d’une femme !!
*
On ne peut pas régler tout en tapant. On frappe un temps. On frappe longtemps. On suppose que l’animal se rangera, se dressera, et que la discipline règlera ses mouvements. Rien n’y fait. On ne peut pas non plus recourir à une violence plus extrême qui, dans la mesure aussi où nous avons un moyen de nous débarrasser du corps, signifierait en même temps que la sérénité retrouvée, priver les enfants de leur mère.
Par là, les Salopes... par là les Salopes nous tiennent.
*
Je dois bien en convenir. A un ami - je dis un ami - qui me demanderait conseil, je ne pourrais en conscience lui recommander le mariage. La France, la Race, les enfants, nous sommes d’accord. La femme, non. C’est là ce qui se révèle, et plus rapidement qu’on ne l’imagine, un défi au dessus des forces du plus entraîné des combattants.

29.04.2009

H1N1: Le génome de la grippe espagnole ressuscité à partir d’un cadavre congelé

Pourquoi le génome du virus de la pandémie de 1918 a-t-il été ressuscité par le gouvernement US à partir d’un cadavre congelé ? Le Pentagone a-t’il  lancé une arme nommée grippe aviaire ?
 
Il existe des preuves alarmantes qui ont été cumulées par des sources scientifiques sérieuses à l’effet que le gouvernement des Etats-Unis soit sur le point d’avoir ou aurait déjà une « arme » qui porte le nom de grippe aviaire. Si les reportages sont exacts, cela pourrait déclencher une nouvelle pandémie sur la planète. Une pandémie qui pourrait être plus dévastatrice que l’épidémie de grippe espagnole de 1918 et qui a tué environ 30 millions de personnes dans le monde avant de se résorber.

Les expériences du Pentagone et de l’Institut national de la santé des Etats-Unis réalisées avec les restes congelés du virus de 1918 sont de la pure folie scientifique. Est-ce que les Etats-Unis sont sur le point de déclencher une nouvelle pandémie sélective raciale dans le cadre d’un processus obligatoire de vaccination avec un vaccin prétendument fabriqué « contre » la grippe aviaire?

Il y a des raisons de croire que ces divisions de l’ industrie pharmaceutique internationale agissent de concert avec le gouvernement des Etats-Unis pour développer une substance du virus H5N1 génétiquement modifiés susceptible d’engendrer une pandémie créée par l’homme , et qui pourrait être plus mortelle que la pandémie de la « grippe espagnole » de 1918 à laquelle on attribue la perte de 30 millions de vies humaines.

Rima E. Laibow, MD, chef de la Fondation des Solutions Naturelles, un groupe de surveillance citoyenne qui surveille l’industrie pharmaceutique déclare que: « Notre meilleure estimation réalisée par nos renseignements est que la pandémie de grippe aviaire a déjà été créée par le génie génétique aux Etats-Unis, en fusionnant le mortelle génome de la pandémie de 1918, la mal nommée « grippe espagnole, » avec l’ADN du virus inoffensif H5N1 dans une culture de croissance à base de cellules du rein de l’homme et ce, selon l’Institut Nationale de la Santé et le fabricant du vaccin. Certains virologues croient que cela permettra au virus mutant créé par l’homme de reconnaître les cellules humaines lui permettant ainsi de les envahir. »

Si cela est vrai , tel que le souligne Laibow, « Un fait à la base de la virologie est que le public n’a pas été informé qu’il est impossible de créer un vaccin contre un virus qui n’existe pas encore. Les efforts de relations publiques [vont dans le sens] contraire, Si un vaccin contre la grippe aviaire est développé dans sa forme pandémique, cela signifie que le virus pandémique devait déjà exister, [avant cette] période, fin de la discussion».

Le génome [du virus] de la pandémie de 1918, dite « grippe espagnole», a récemment été intentionnellement ressuscité par le gouvernement des Etats-Unis à partir d’un cadavre congelé d’une personne morte de la grippe en 1918 en Alaska . En raison de cette résurrection, la grippe aviaire et son « vaccin » représentent maintenant une menace importante à la santé publique.

La grippe espagnole, qui n’avait rien d’espagnol , a été créée aux Etats-Unis dans l’un des premiers programmes d’armes biologiques et elle fut injectée à des jeunes hommes en bonne santé (c’est-à-dire, des « soldats ») au cours de la première vaccination obligatoire dans l’armée pendant la Première Guerre mondiale . La « grippe espagnole, » née dans des bases militaires américaines du Kansas, est l’une des pandémies les plus mortelles de l’histoire moderne . Elle a également été l’une des armes biologiques les plus réussies et à n’avoir jamais été créées jusqu’à ce jour.

http://futurquantique.org/sante-et-bien-etre/487-le-genom...

Plus

En mai de cette année, Canadian Press de Toronto a rapporté que : « Une expérience visant à combiner le virus de la grippe aviaire H5N1 à une souche de grippe humaine dans un laboratoire a produit un nombre étonnant de virus hybrides qui sont biologiquement en bonne santé, selon ce que révèle une nouvelle étude. Et même si aucun des virus sortis de cette progéniture n’était aussi virulent que le virus H5N1, environ un sur cinq étaient mortels à faible dose pour les souris, démontrant ainsi qu’ils ont conservé au moins une partie de la puissance de leurs dangereux parents. » (7)

L’article de Toronto se poursuit comme suit. « Ce travail permet de croire que dans des conditions parfaites - et personne n’est clair quant à savoir qu’elles sont toutes ces conditions - les deux types de virus de la grippe pourraient s’échanger des gènes de manière à pourmettre au virus H5N1 d’acquérir la capacité de déclencher une pandémie. Ce processus est appelé réassortiment. Cette étude permet simplement de démontrer exactement ceci: Il y a un risque que ce virus puisse se réassortir avec succès avec un virus humain, » a déclaré Richard Webby, directeur du Centre de recherche sur la grippe à l’hôpital St-Jude de Memphis au Tennessee qui collabore avec l’Organisation mondiale de la santé. » (8)

La recherche sur les armes biologiques du Pentagone

Le professeur de biologie moléculaire de Harvard, Mathew Meselson, un scientifique très respecté dans le domaine de la guerre chimique et biologique, confirme que le gouvernement des États-Unis a longuement étudié et mis au point par le passé des armes biologiques. Meselson décrit une installation étasunienne au nord de la ville de Terre Haute en Indiana, construit en 1944 et qui produisait 4 bombes à l’anthrax de 500,000 livres par mois lorsqu’elle fut au plus grand de ses activités.

Meselson faisait parti d’une équipe qui a prouvé la fuite accidentelle d’anthrax dans une installation soviétique en 1979, réfutant ainsi les accusations de guerre biologique au Laos et au Cambodge à la fin des années 1970, et il a été une force motrice derrière la vulgarisation de la Convention sur les armes chimiques de 1994.

Depuis son arrivée au pouvoir, l’administration Bush-Cheney a beaucoup fait pour affaiblir cette Convention sur les armes chimiques ainsi que celles sur les armes biologiques. L’une des premières lois de George W. Bush à titre de président en début d’année 2001 consistait à s’opposer à un projet de Protocole international sur les armes biologiques et toxiques, sans explication, ce qui a entraîné la fin des pourparlers.

Dans une étude réalisée en 2004, l’Association médicale britannique a lancé un avertissement à l’effet que le monde n’est peut-être qu’à seulement quelques années d’ « armes biologiques terrifiantes capables de tuer seulement les personnes de certains groupes ethniques, » en citant les progrès réalisés dans la technologie des armes génétiques. (9)

Le Département de la sécurité intérieur des États-Unis (le Homeland Security) a fait une annonce des plus inquiétante en plaçant une commande de production et de stockage d’un vaccin contre une grippe pandémique: « Le gouvernement américain prend des mesures pour réduire la nécessité de prendre des décisions dans la distribution des vaccins en soutenant les efforts visant à accroître les capacité de production de vaccins contre la grippe. D’importants fonds de financement sont octroyés pour développer de nouvelles technologies de vaccin qui puissent permettre la production d’un nombre suffisant de vaccins contre une grippe pandémique pour toute personne des États-Unis qui souhaite se faire vacciner dans les six premiers mois suivants la déclaration d’une pandémie. » (10) Un rôle curieux [conféré à] l’entreprise Sanofi Pasteur.

Depuis 2004, le gouvernement des États-Unis finance le développement d’un vaccin contre le virus H5N1 de la manière la plus rapide qui soit. L’entreprise Sanofi Pasteur située dans la ville de Swiftwater en Pennsylvanie, une filiale de la géante firme pharmaceutique française, la troisième plus grande au monde, a fabriqué un vaccin inactif provenant d’un virus H5N1 isolé en 2004 en Asie du Sud-est. Sanofi Pasteur, une division de l’entreprise française Sanofi-Aventis, a obtenu le 11 mai 2004 un contrat de l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses du gouvernement des États-Unis, qui fait partie de l’Institut nationale de la santé, pour fabriquer le vaccin anti-H5N1. (11)

En avril 2007, la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le vaccin développé par Sanofi Pasteur pour le virus H5N1 même si un an auparavant, la FDA avait déclaré que Sanofi Pasteur produisait des vaccins Fluzone contaminés. (12) Le vaccin anti-H5N1 approuvé par la FDA n’est apparemment pas vraiment efficace dans le cas de l’éclosion d’une grippe aviaire transmissible d’homme à homme. Lorsqu’elle fit l’annonce de son approbation, la FDA a déclaré, « deux injections faites en 28 jours peut fournir une protection « limitée » si une pandémie se produit. Environ 45% des personnes qui ont reçu le vaccin lors d’une étude ont développé une réponse immunitaire au virus. » (13)

Jusqu’à présent, le virus H5N1 n’a pas muté en une forme qui puisse facilement se transmettre d’une personne à l’autre. Ne serait-ce pas plutôt dans cette voie que les chercheurs de Sanofi Pasteur et différents autres laboratoires sous contrat avec le gouvernement des États-Unis se sont engagés? Si tel était le cas, ce serait classé formellement TOP SECRET. Le respecté magazine britannique, New Scientist, a commenté: « Si le virus H5N1 devait muter, il est difficile de savoir si les vaccins développés aujourd’hui seront efficaces contre une souche pandémique. Les fabricants pourraient adapter un nouveau vaccin à cette souche, mais les méthodes de production actuelles nécessiteraient des mois. » (14)

Le magazine a signalé que la recherche sur le vaccin de l’entreprise Sanofi a été réalisée par l’Institut nationale de la santé dans le cadre des efforts du gouvernement des États-Unis visant à se préparer à une pandémie de grippe. Les principales questions consistent à savoir s’ils se préparent à « une pandémie de grippe »ou s’ils préparent une pandémie de grippe. Pourquoi le gouvernement des États-Unis dépense-t-il des centaines de millions de dollars des contribuables pour stocker ce vaccin anti-H5N1 qui probablement ne fonctionnera pas lors d’une telle pandémie?

Le 2 juillet 2008, le quotidien London Daily Telegraph a rapporté que « Trois médecins polonais et six infirmières font face à des poursuites criminelles parce qu’un certain nombre de sans-abri sont décédés à la suite d’essais d’un vaccin contre le virus H5N1 de la grippe aviaire. » (15)

Le reportage ajoute que le personnel médical de la ville septentrionale de Grudziadz, ont fait l’objet d’une enquête sur les essais réalisés l’an dernier sur 350 personnes sans-abri ou sur personnes pauvres qui a fait dire aux procureurs qui participent à l’enquête que les essais ont été réalisés avec un vaccin de ce virus hautement contagieux qui n’avait [auparavant] jamais été testé. Les autorités affirment que les prétendues victimes ont reçu 3 euros pour tester ce qu’ils croyaient être un vaccin contre la grippe classique, mais selon les enquêteurs, il s’agissait en fait d’un médicament contre la grippe aviaire. Le directeur d’un centre de sans-abri de Grudziadz, Mieczyslaw Waclawski, a déclaré à un journal polonais que l’an dernier, 21 personnes de son centre sont mortes, un chiffre bien au-dessus de la moyenne d’environ huit personnes.

Le rapport polonais ne précise pas s’il s’agissait du vaccin en cours de développement dans le cadre du contrat donné à l’entreprise Sanofi-Pasteur par le Homeland Security du gouvernement des États-Unis. Toutefois, il est connu que Sanofi-Pasteur produit de grandes quantités d’un tel vaccin dans une usine qu’ils possèdent en Chine.

Le Docteur Laibow déclare que le « vaccin contre une pandémie de grippe aviaire » devait être livré aux États-Unis ce mois-ci par le fabricant français de vaccins, Sanofi Pasteur, à partir d’une installation qu’ils possèdent en Chine là où le vaccin est produit. Le gouvernement des États-Unis a publié en juillet son plan de distribution du « vaccin. » Laibow craint un scénario plus sinistre de propagation volontaire d’agents pathogènes de grippe aviaire parmi la population qui pourraient obliger le déploiement de mesures telles que la loi martiale et la vaccination forcée ayant pour résultat des morts par millions et qui pourraient être imminentes. Le virus de la grippe espagnole réactivée par le Pentagone.

En 2003, des scientifiques de l’armée des États-Unis ont créé le virus de la « grippe espagnole » en laboratoire. Selon une déclaration publiée à l’époque par un organisme de surveillance, qui porte le nom de Projet Sunshine, et qui surveille les recherches réalisées sur les armes biologiques et chimiques au sein du gouvernement des États-Unis a publié une déclaration à l’effet que « Le virus de la grippe espagnole qui a tué entre 20 à 40 millions de personnes en 1918 est actuellement en reconstruction. Plusieurs gènes du virus extrêmement meurtrier de la grippe de 1918 ont été isolés et introduits dans des souches de grippes contemporaines. Ils se sont avérés mortels pour les souris, alors que le virus développé à partir de gènes d’un type de virus de la grippe actuelle n’avait aucun effet. Ces expériences peuvent facilement être détournées à des fins militaires, alors qu’elles fournissent peu d’avantages d’un point de vue médical ou de santé publique. »

Ils poursuivent en disant que « La grippe espagnole de 1918 était hautement infectieuse et – en comparaison aux virus de la grippe contemporains – elle a tué un pourcentage très élevé des personnes infectées, dont de nombreux jeunes. La grippe espagnole à elle seule a réduit de 10 ans l’espérance de vie aux États-Unis en 1918. Par conséquent, les virus grippaux sont perçus aujourd’hui comme une grave menace de guerre biologique. Il y a seulement deux semaines, 15 millions de dollars en subventions de recherche ont été octroyés aux États-Unis afin de développer des mesures de protection principalement contre une attaque bioterroriste avec des virus de la grippe. »

La déclaration ajoutait que: « Malgré la nature dangereuse du virus de 1918, les efforts visant à le reconstruire ont commencé au milieu des années 1990, lorsque le Dr Jeffrey Taubenberger de l’Institut de pathologie de l’armée des États-Unis à Washington a réussi à récupérer et à séquencer les fragments d’ARN viral à partir de tissus préservés de victimes de 1918. Dans le prochain numéro de la revue scientifique Emerging Infectious Diseases de nouvelles informations génétiques à l’égard du virus de la grippe de 1918 seront publiées. »

Plus inquiétant encore, ils rapportent que : « Après avoir (partiellement) déchiffré la séquence génétique du virus, les scientifiques sont allés plus loin et ils ont commencé à ramener la grippe espagnole en vie. Sans que le public n’en soit informé, ils ont réussi à créer un virus vivant contenant deux gènes [du virus] de 1918 et qui se sont avérés être très meurtriers lors d’expérimentations animales. Ces expériences sont seulement une étape génétique visant à sortir entièrement de sa bouteille le démon de 1918. » (16)

Ils concluent: « La résurrection de la grippe espagnole n’est ni nécessaire ni justifié au point de vue de la santé publique. Il semblerait que les récentes expériences ont permis d’évaluer l’efficacité des antiviraux actuels sur le virus reconstitué de 1918. Mais il n’aurait guère été nécessaire d’avoir des antiviraux contre la souche de 1918 si en premier lieu, la souche [de la grippe] de 1918 n’avait pas été recréée. « Ça n’a tout simplement pas de sens scientifique de créer une nouvelle menace uniquement dans le but de développer des antidotes contre cette menace. » Tel que l’explique Jan van Aken, biologiste au Sunshine Project : « La caractérisation génétique des souches de la grippe a d’importantes applications biomédicales. Mais il n’est pas justifié de recréer cette souche éradiquée particulièrement dangereuse qui pourrait causer des ravages si elle était relâchée [dans l'environnement], délibérément ou accidentellement. » (17)

Permettez-nous d’espérer sincèrement que rien de tel ne se produira, mais comme le fait remarquer dans un autre contexte le professeur Stephen Block, biophysicien à l’Université Stanford possédant plusieurs années d’expérience dans des recherches biologiques confidentielles réalisées pour le Pentagone et le gouvernement des États-Unis : « Nous sommes tentés de dire que toute personne saine d’esprit n’utiliserait jamais ces choses. » Et le professeur Block ajoute: « Mais ce n’est pas tout le monde qui est sain d’esprit… » (18) Sanofi Pasteur produit le vaccin anti-H5N1.

Le 28 avril de cette année, dans un communiqué de presse officiel publié par les sièges sociaux de Sanofi Pasteur à Swiftwater en Pennsylvanie et à Lyon en France, la société a déclaré: «Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe Sanofi-Aventis, annonce aujourd’hui que le Département américain de la Santé (U.S. Department of Health and Human Services) a réceptionné un nouveau lot de vaccin H5N1 sous forme de concentré en vrac, correspondant à une quantité équivalente à 38,5 millions de doses de vaccin élaborées à partir d’une nouvelle souche de grippe aviaire. Cette livraison, qui s’inscrit dans le cadre d’un contrat pluriannuel signé avec le Département américain de la Santé au titre de son programme de préparation à la pandémie, s’élève à 192,5 millions de dollars et sera comptabilisée au deuxième trimestre 2008. » (19)

Puis, le 16 juin de cette année, Sanofi Pasteur a publié un communiqué annonçant qu’elle va « donner 60 millions de doses de vaccin H5N1 à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur trois ans pour la constitution d’un stock de réserve international. »

Le président directeur général de Sanofi Pasteur, Wayne Pisano, a déclaré dans le communiqué que « le virus H5N1 circule actuellement dans certaines régions parmi les plus pauvres du monde et l’irruption d’une grippe pandémique pourrait frapper des populations ayant un accès limité aux vaccins. Cette donation de vaccin H5N1 a pour but de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. En plus de soutenir les efforts des gouvernements, il est essentiel que l’industrie collabore avec les organisations internationales telles que l’OMS, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres organismes de santé mondiale. Ainsi, il sera possible de constituer un stock de réserve de vaccins pour les pays en voie de développement, prêt à être déployé sur le terrain dans le cas où une pandémie de grippe viendrait à être déclarée. » (20)

La Fondation Bill et Melinda Gates, en plus d’être un soutien financier pour la soi-disant Arche de Noé végétale en Arctique, a consacré des milliards de sa Fondation pour soutenir le contrôle de la croissance démographique principalement en Afrique. Parmi les autres projets - et pareillement à la Fondation Rockefeller - ils sont en train de financer l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique, avec pour responsable l’ancien secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan. (21)

Le principal fabricant mondial du vaccin contre la grippe, Sanofi Pasteur, produit environ la moitié des vaccins contre la grippe distribués dans le monde. Aux États-Unis, ils ont produit plus de 40 % des vaccins contre la grippe distribués pour la saison grippale de 2007-2008. Le fait que le gouvernement des États-Unis ait fait revivre le virus de la grippe espagnole de 1918 afin de réaliser des « tests » indique que tout est possible. Il y a dans ce monde certaines personnes qui ne sont pas « saines d’esprit. » Que Dieu nous garde qu’il n’en soit pas ainsi dans ce cas.

source
7 En outre, un rapport d’un organisme canadien, Beyond Factory Farming, a décrit les mécanismes de transmission probable par les géants centres industrialisés de production de poulet : « En Thaïlande, en Chine et au Vietnam, il s’est développé de très grands secteurs industriels de la volaille qui a augmenté de façon spectaculaire au cours des dix dernières années. Les grandes compagnies de volaille possèdent des millions d’oiseaux, des poussins éclosent afin de pourvoir à d’autres opérations intensives de volailles, l’exportation d’oiseaux vivants et d’œufs à des pays comme le Nigeria (là où la première éclosion hautement pathogène de grippe aviaire en Afrique a récemment été signalée) et elles produisent des aliments et elles exportent de la nourriture qui, souvent, comprend des « déchets » (c’est-à-dire, du fumier) dans les ingrédients.
[…]
« Le fumier qui peut contenir le virus vivant se répand sur les terres agricoles avoisinantes, ou il est exporté comme engrais, et par ruissellement il est susceptible de s’introduire dans les eaux de surface là où les oiseaux sauvages s’alimentent et se reposent. Le fumier de poulet se retrouve même dans les combinaisons alimentaires (la moulée) destinées à alimenter les poissons et dont on fait usage dans l’industrie de l’aquaculture, là où ils sont introduits directement dans l’environnement aquatique. Les oiseaux sauvages et la volaille ayant été victimes de la grippe aviaire hautement pathogène en Asie, en Turquie et au Nigeria semblent avoir été directement exposés à la grippe aviaire hautement pathogène par un virus originaire des fermes industrielles. En Asie, tout un troupeau de canards sauvages sont morts de la grippe aviaire après qu’ils soient entrés en contact avec la maladie sur un lac près d’une ferme d’élevage de poissons qui utilise, pour alimenter les poissons d’élevage, une moulée faite de déchets [NDT : autrement dit de fumier] de volaille provenant d’une ferme industrielle. En Turquie, un abattage massif de troupeaux de basse-cour et la mort de trois enfants – sont survenus après qu’une ferme à proximité ait vendu à prix réduits des oiseaux malades ou mourants. Le Nigeria possède un important secteur de production de volaille insuffisamment réglementé qui s’approvisionne de poussins d’élevage en Chine. » (Engdahl, op. Cit., P. 289)

8 Une étude démontre que la mutation de la grippe aviaire en un virus de grippe humaine pourrait se produire, La Presse Canadienne, Toronto, non daté. Mai 2008.
Ibid.

9 F. William Engdahl, op. Cit., Pp. 262-263.

10 United States Department of Homeland Security, Health & Human Services Department, Guidance on Allocating and Targeting Pandemic Influenza Vaccine, p. 2, accessed in
http://www.pandemicflu.gov/vaccine/allocationguidance.pdf...
.

11 NIH News, NIAID Initiates Trial of Experimental Avian Flu Vaccine, Washington, D.C., March 23, 2005, accessed in http://www3.niaid.nih.gov/news/newsreleases/2005/avianflu... .

12 Quoted in, sanofi pasteur, The Largest Company In The World Devoted To Human Vaccines, April 18, 2007, accessed at http://noonehastodie.blogspot.com/2007/04/sanofi-pasteur-...  

13 The New Scientist, US Approves First Bird Flu Vaccine for People, 17 April, 2007, accessed at http://www.newscientist.com/channel/health/bird-flu/dn116...  

14 Ibid.

15 Matthew Day, Homeless people die after bird flu vaccine trial in Poland, Daily Telegraph, July 2, 2008, accessed in http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/poland/2... .

16 The Sunshine Project, Lethal Virus from 1918 Genetically Reconstructed: US Army scientists create ‘Spanish Flu’ virus in laboratory - medical benefit questionable, 9 October 2003, accessed at http://www.sunshine-project.org/publications/pr/pr091003.... .

17 Ibid.

18 Cité dans F. William Engdahl, op. Cit., P. 277.

19 Press Release of Sanofi Pasteur, U.S. Government accepts $192 million of sanofi pasteur H5N1 bulk vaccine antigen for pandemic stockpile: Vaccine for new strain of virus broadens government readiness program, April 28, 2008, accessed at
http://198.73.159.214/sanofi-pasteur2/ImageServlet?imageC...  

20 Press Release of Sanofi Pasteur, Sanofi Pasteur to donate 60 million doses of H5N1 vaccine to WHO over 3 years for its influenza vaccine global stockpile, June 16, 2008, accessed at
http://198.73.159.214/sanofi-pasteur2/ImageServlet?imageC... .

21 William Engdahl, ‘Doomsday Seed Vault’ in the Arctic: Bill Gates, Rockefeller and the GMO giants know something we don’t, in Global Research, December 4, 2007, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid...

Du gang des Barbares du chef Fofana et du discours islamiste

 

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Voici les liens de nos deux plus récentes chronique de l'Insolent

Du gang des Barbares du chef Fofana et du discours islamiste
L'atroce affaire du rapt et de la mort d'Ilan Halimi, un jeune juif français de 23 ans séquestré pendant trois semaines par le "gang des barbares", en janvier et février 2006, va connaître, 3 ans plus tard son épilogue judiciaire. Le supplicié avait été découvert, le 13 février, nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures. Il était mort pendant son transfert à l'hôpital, sans avoir pu s'exprimer.

→ Lire le texte de cette chronique
http://www.insolent.fr/2009/04/du-gang-des-barbares-du-ch...

Un scrutin pas comme les autres
De toute évidence, toutes les campagnes électorales obéissent à des lois générales,
et en cela, elles se ressemblent. Aucune n'a jamais échappé entièrement aux tentatives de diversion,
aux coups bas, aux dérisions et aux affirmations démagogiques.
La perspective du vote du 7 juin, prévu dans les 27 États-Membres de cette Union tenant lieu d'Europe, ne faillira donc pas à la loi du genre. Mais...
→ Lire le texte de cette chronique
http://www.insolent.fr/2009/04/un-scrutin-pas-comme-les-a...

→ Leur version audio sur le site de Lumière 101
http://lumiere101.com
dont je vous invite à découvrir la richesse et la diversité

21.04.2009

Télévision du Hamas : Si Allah veut, les Juifs seront exterminés jusqu´au dernier

Sermon du vendredi sur la télévision du Hamas : Si Allah le veut, les Juifs seront exterminés jusqu´au dernier

 

Ci-dessous des extraits d´un sermon du vendredi du Hamas, diffusé sur la télévision Al-Aqsa, le 3 avril 2009 :

Voir les extraits-vidéo sous-titrés en anglais surMEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2080.htm.

Voir la page web de MEMRI TV consacrée à la télévision Al-Aqsa : http://www.memritv.org/content/en/tv_channel_indiv.htm?id...

"Nous, musulmans, connaissons la nature des Juifs, parce que le Coran nous en a informés"

 

Prédicateur : "Qui c´est qui dirige aujourd´hui le monde contre l´islam et son peuple ? Qui c´est qui mène la campagne violente et sauvage contre l´islam et son peuple ? La réponse est claire comme le jour : c´est la nation des Juifs. Ce sont les Juifs qui mènent aujourd´hui la violente campagne contre les musulmans. (…)

 

Nous, musulmans, connaissons la nature des Juifs, parce que le Coran nous en a informés, et parce que la pure Sunna du Prophète Mahomet a consacré beaucoup de place pour informer les musulmans de la vérité sur les Juifs et leur animosité à l´égard de l´islam et de son Prophète. (…)"

 

"Dans le Protocole des Sages de Sion, les Juifs énoncent leur plan visant à assiéger le monde entier, par voie terrestre, aérienne et maritime, par l´idéologie, l´économie et les médias"

 

"Leur célèbre livre, dont les plus raisonnables d´entre eux nient l´existence, Le Protocole des Sages de Sion, comme on l´appelle, et que nous appelons le ´Protocole des Idiots de Sion´… Dans ce livre, les Juifs énoncent leur plan visant à assiéger le monde entier, par voie terrestre, aérienne et maritime, par l´idéologie, l´économie et les médias, comme on le voit aujourd´hui, mes frères en la nation du Prophète Mahomet. Les Juifs tissent aujourd´hui leurs toiles d´araignées afin d´encercler notre nation comme un bracelet enserre un poignet, afin de répandre la corruption partout dans le monde."

 

"Si Allah veut, le moment viendra où leur propriété sera détruite et leurs fils annihilés, jusqu´à ce que pas un seul Juif ne demeure sur la surface de la terre."

 

"Si Allah veut, le moment viendra où leur propriété sera détruite et leurs fils annihilés, jusqu´à ce que pas un seul Juif ne demeure sur la surface de la terre. (…)"

 

"Les chiots, comme les chiens, aboient et mordent, et tous deux sont impurs. Et cela est vrai des Juifs."

 

"Il était une fois un chien qui effrayait tout le voisinage avec ses aboiements. Ce chien engendra un chiot plus mauvais encore que son père. Les Juifs sont toujours les mêmes, mes frères. Les chiots, comme les chiens, aboient et mordent, et tous deux sont impurs. Et cela est vrai des Juifs."

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site

www.memri.org/french.

 

Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.

LA FRANCE SUD-MEDITERRANEENE

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Je fais partie de ceux qui attachent un grand prix à la transmission mémorielle de la page historique Algérie-Française, du phénomène historique que fut l’Algérie française.

 

 Je suis de ceux qui considèrent que les sites matériels de cette transmission mémorielle, doivent être non seulement respectés, mais surtout protégés.

 

Plus que tout, je fais partie de ceux qui recommandent qu’il ne faut pas se tromper sur le contenu historique, moral, symbolique et philosophique de cette transmission mémorielle.

 

C’est à cette précaution, qu’à titre personnel, je vais essayer de me soumettre. Je dois le faire en raison des responsabilités extrêmes que j’ai assumées dans le combat clandestin pour l’Algérie Française.

 

Le terme de transmission mémorielle est riche d’un contenu orienté vers l’arrière, c’est-à-dire vers le passé, d’une part.

 

Il est riche aussi d’un autre contenu, prioritaire peut-être, qui est orienté vers l’avant, c’est-à-dire vers le futur, d’autre part.

 

C’est la raison pour laquelle j’affirme que le combat pour l’Algérie Française ne fut pas un combat de trop. Ne fut pas un combat inutile. La phase cruciale de ce combat, c’est-à-dire le combat de l’OAS, prend l’identité en réalité et en dernière analyse sérieuse, d’un premier combat avertisseur de la tragédie qui est en train de se mettre en place à l’intérieur du monde occidental. L’Occident qui, je me permets de le rappeler, ne peut connaître d’autre signification, d’autre définition géopolitique que celle à laquelle nous avons souscrit : l’Occident chrétien.

Jean-Claude PEREZ

 

LIRE LA SUITE : N° 12 article 20.04.09.doc

20.04.2009

Iran: Israël rappelle son ambassadeur en Suisse

BERNE/JERUSALEM — Israël a rappelé son ambassadeur en Suisse et convoqué la chargée d'affaires de l'ambassade suisse à Tel Aviv lundi pour protester contre la rencontre, la veille à Genève, entre le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman ont décidé de rappeler à Jérusalem pour "consultation" l'ambassadeur en Suisse, a précisé un porte-parole de la diplomatie israélienne, confirmant le motif de cette mesure.

La rencontre Merz-Ahmadinejad a été d'autant plus mal perçue en Israël qu'elle s'est produite la veille de la journée annuelle de commémoration du génocide des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale (le Yom HaShoah).

Mahmoud Ahmedinejad a à plusieurs reprises nié l'existence de la Shoah et souhaité la destruction d'Israël. Il a récidivé lundi à la conférence sur le racisme de l'ONU à Genève, en fustigeant le "gouvernement raciste" israélien. Les délégués européens ont immédiatement quitté la salle en signe de protestation.

Hans-Rudolf Merz s'est justifié lundi sur les ondes de "Radio 1", expliquant qu'il comprenait les critiques mais les trouvait injustifiées, invoquant le "dialogue nécessaire" au Proche et au Moyen-Orient et la neutralité de la Suisse.

Avec son interlocuteur iranien, le président de la Confédération a clairement critiqué la situation des droits de l'Homme en Iran, a affirmé à l'Associated Press Nadine Olivieri, porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE). Il a également condamné sans équivoque les propos de Mahmoud Ahmadinejad sur l'Holocauste et le droit à l'existence d'Israël, a-t-elle ajouté.

La ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey n'a pas participé lundi à l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le racisme, selon Nadine Olivieri.

Plusieurs pays, dont Israël, les Etats-Unis et l'Allemagne, qui a néanmoins envoyé des observateurs, ont boycotté la conférence de Genève, s'attendant à ce que les pays musulmans s'en prennent à l'Etat hébreu et à la liberté d'expression sur la religion...

Copyright © 2009 The Canadian Press

Durban II: Londres "condamne sans réserve" les propos d'Ahmadinejad

LONDRES - La Grande-Bretagne "condamne sans réserve" les propos "incendiaires" à l'encontre d'Israël tenus lundi par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad au premier jour de la Conférence sur le racisme "Durban II", a déclaré un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown.

"Le point de vue du gouvernement britannique est que nous condamnons sans réserve les propos insultants et incendiaires du président iranien", a déclaré ce porte-parole, à l'occasion d'un point de presse quotidien.

"De telles remarques n'ont leur place nulle part, certainement pas dans une conférence anti-raciste de l'ONU", a-t-il ajouté.

M. Ahmadinejad a qualifié Israël de "gouvernement raciste" lundi à Genève, lors du premier jour de la Conférence de l'ONU sur le racisme, provoquant le départ des Européens présents.

(©AFP / 20 avril 2009 17h56)

19.04.2009

Le monde kabyle : réflexions sur des printemps clairs obscurs

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Printemps berbère 2009

Reprenons d’abord les données factuelles. 10 mars 1980 : cela fait pratiquement 1/3 de siècle! Ce jour-là, le paisible savant, Mouloud Mammeri, heureux de l’opportunité de transmettre le résultat de ses recherches aux jeunes générations, se dirigeait vers la toute nouvelle université de Tizi-Ouzou. Il devait y faire une conférence sur les “Poèmes kabyles anciens”, poèmes qu’il avait collectés avec amour, consignés, traduits, commentés et publiés dans un ouvrage aux Editions Maspéro à Paris.
Printemps berbère 1980, des poèmes anciens suspects ...

Les étudiants et certains de leurs professeurs l’attendaient fébrilement. Ils étaient naturellement curieux, grisés de bonheur, tout fiers à l’idée de pouvoir écouter celui qui était déjà à l’époque l’un des mentors les plus en vue, sur un patrimoine ancestrale jusque-là enseveli.

Tout semblait aller de soi quand la nouvelle de son interpellation tomba comme un couperet ! Le reste des événements est connu : à nouveau le drame a gagné cette Kabylie meurtrie depuis des générations, une Kabylie bouc émissaire du pays, réceptacle de toutes les souffrances.

Dans le contexte de l’époque, les tenants du régime algérien jetaient hors de la culture tout ce qui ne se conformait pas à la norme arabo-centrique au sens idéologique hérité du nassérisme égyptien. Dans ce cadre étroit de la politique, le fait berbère était frappé de vice de forme et ne pouvait alimenter le patriotisme verbal dont se nourrissait le régime. Il pouvait au contraire dangereusement le menacer tant il est porteur d’une idée de pluralisme. Revendiquer la langue et la culture berbères, c’était, pour les dirigeants d’alors, refuser d’adhérer au sentiment de loyauté dont avait besoin le groupe paranoïaque dominant dans une Algérie nouvellement indépendante et dont il avait pris le pouvoir par la force des armes! C’est se situer dans l’out-group et refuser d’épouser les ambitions du FLN parti-Etat « entièrement dévoué à l’intérêt du peuple » que de se désinscrire du registre géo-cultuel arabo-centrique ! Le FLN, ne cesse de rappeler qu’il a libéré le pays, c’est pourquoi il se donne la légitimité d’assujettir la société, la mettre au service de ses ambitions hégémoniques. Pour le parti unique, la poésie kabyle est suspecte, fût-elle du 18ème siècle ! Elle peut véhiculer une pensée autonome et, du coup, être  une voix discordante  dans le concert monocorde du système.

L’ethnocentrisme et tous les ethnocentrismes représentent, on le sait, la racine des intolérances, des nationalismes chauvins, des xénophobies et des racismes. L’ethnocentrisme rend compte des manifestations, des attitudes qui ont cours entre groupes culturellement différents et particulièrement lorsqu’un groupe possède les moyens politiques de sa domination. 
Dans cette logique, le pouvoir arabo-centrique, incarné par les caciques du FLN, ne se préoccupe pas de la survie de groupes algériens menacés de disparition aveuglé qu’il est par la légitimité des armes. La peur de se désagréger, de disparaître, de perdre des pans entiers de la culture millénaire du pays, cette peur là ne pouvait pas émouvoir ceux pour qui leur opinion tient lieu de vérité historique et de stratégie politique. Ainsi, s’il advenait que les Kabyles (les berbères en général) cessaient de croire dans les inestimables richesses de leur langue, de leur culture et qu’ils cessaient d’exister, les tenants du système s’en trouveraient totalement réjouis. Or c’est cette menace de désagrégation finale qui a présidé à l’irruption du MCB en 1980 puis une génération plus tard, à l’émergence des Archs ! C’est en cela que le printemps berbère est avant tout la lutte d’un peuple, une lutte toujours d’actualité, sans doute sous de nouvelles formes actuelles ou à inventer, une lutte qui a déjà enfanté le RCD et le MAK. 

Un événement historique de grande ampleur

L’impact du mouvement berbère de 1980 est considérable. Il signe un nouvel état émotionnel collectif. Un état qui nous renvoie à l’instinct de survie que connaissent les peuples opprimés, que vivent "les espèces menacées de disparition", un état de résilience d’où peut surgir l’énergie nécessaire pour sauvegarder l’essentiel.
La société kabyle a retrouvé ses ressorts qui lui permirent de réagir en organisant des marches dans tous les coins de la région. Le sentiment d’appartenance à un groupe menacé a repris très vite racine. De son côté, le pouvoir, aux pulsions guerrières plusieurs fois avérées, répondit à ce mouvement de la façon la plus primaire que tout le monde connaît : répression, arrestations, humiliations, provoquant, du coup, d’autres manifestations et révoltes. Et le 20 avril, El Hadi Khediri, alors patron de la DGSN, envoya les CNS pour investir avec violence le campus universitaire. L’effet fut effroyable et la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre ! Toute la région kabyle  (puis une partie de l’algérois) se trouva enflammée et prit la rue d’assaut, retrouvant ainsi son système culturellement organisé de l’émotion que G. Bateson appelle l’éthos. Des rumeurs des plus alarmantes circulaient et les gestes de solidarité se multipliaient. Quelques mois plus tard, 24 détenus sur des centaines d’autres étaient présentés devant la cour de sûreté de l’Etat pour l’exemple. L’Etat a voulu démontré qu’il était capable de lancer sa machine de terreur contre la société dans le but d’obtenir sa soumission. Avec le recul, je reste convaincu que sans la mobilisation de l’immigration qui a alerté l’opinion internationale et notamment les médias européens, certains de ces prévenus auraient risqué la peine capitale. L’assassinat des 126 jeunes du Printemps noir confirme, 20 ans après, la légitimité de la crainte de l’époque de voir s’aggraver le chapitre des souffrances. C’est que, en ces temps-là, l’Algérie était encore sous l’influence du boumédiénisme triomphant. Le sombre colonel-président n’avait pas hésité à éliminer physiquement ses adversaires : Mohamed Khider, Krim Belkacem, Médeghri ( ?), pour ne citer que les plus célèbres.

Par effet de boomerang, la révolte de 1980 a ouvert la voie à la lutte pour les droits de l'Homme qui a connu son apogée en 1985-86. Elle a ensuite rendu possible l'embrasement du pays le 5 octobre 1988. La Kabylie, contre toute attente, a extirpé la peur par tous les pores du corps social. En ce sens, la Kabylie a oxygéné l'Algérie entière mais aussi le Maroc. La Kabylie a mis en échec la volonté politique du régime de maintenir la société en laisse. L'onde de choc a même trouvé son écho dans l'Atlas et le Souss au grand dam du palais royal lui aussi inféodé à l'idéologie arabo-islamique totalitaire du Proche-Orient, une idéologie qui a conduit à la situation actuelle de l'Irak et à la fragilité historique de la Syrie, de l'Egypte et sans doute de l'Algérie. Il faut rappeler que Ben Bella était un véritable agent de Nasser et de Fethi Dib, chef des services secrets égyptiens. C’est dans cette logique que nous l'avons vu voter à Baghdad pour Saddam Hussein avec beaucoup d’ostentation et…d’obéissance. Tout cela est lié. Pour revenir au point de départ, le mouvement de Kabylie a semé les graines de la révolte dans l’esprit des Algériens, les luttes sociales hors cadre officielle le démontrent chaque jour dans tous les recoins du pays.

L’écho en France

Les militants de France de la cause berbère ont participé de très près au soulèvement de leur région d’origine. De nombreuses manifestations se sont déroulées dans les grandes villes de l’hexagone, d’Europe et du Canada mais surtout à Paris. Par ailleurs, il faut rappeler que certains enseignants de l’université de Tizi-Ouzou, acteurs de cette époque, étaient partis de France après un parcours de militant. La concertation entre les différents acteurs était très étroite des deux côtés de la Méditerranée d’autant plus que beaucoup de leaders venaient de rejoindre le FFS clandestin. Je pense notamment au Groupe d’Etudes Berbère de l’université de Paris 8 Vincennes, et à la coopérative Imedyazen qui étaient de véritables plaques tournantes de la revendication et les relais d’information entre les différents groupes de militants. En France, il y avait à la fois l’espoir de changement et la crainte de voir la répression s’abattre immanquablement sur les membres actifs du mouvement restés au pays. Le soulèvement de Kabylie a donné un souffle nouveau à l’immigration kabyle. Un mouvement associatif a pris racine dans l’hexagone et connaît, une ampleur confirmée d’année en année. La révolte Kabyle a changé le regard des jeunes générations sur leurs parents et sur leur pays d’origine comme elle a changé la stratégie d’intégration en France. La prise en compte de l’identité parentale fait partie des revendications des jeunes introduits dans les circuits politiques français.

2001: le printemps noir un scénario reproductible ?

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’indicible horreur commencée avec l’assassinat de Guermah Massinissa au cœur d’une gendarmerie, peut tout à fait se reproduire. Le chef de l’Etat lui-même dit ignorer ce qui s’est passé. Le rapport du professeur est donc enseveli dans les tiroirs ! On peut alors lui rejouer la scène à toutes fins utiles ! La société algérienne reste en effet verrouillée et les droits des Algériens berbérophones sont toujours niés malgré quelques acquis arrachés de haute lutte. Nous avons vu récemment au début de l’année 2009 comment la constitution a été modifiée pour perpétuer le système et pour permettre au chef de l’Etat d’incarner une fois de plus et pour le troisième mandat cette situation bloquée, ce système à la mécanique brutale. C’est l’une des raisons qui font qu’aujourd’hui, l’Algérie est devenue une vaste salle d’attente de laquelle jeunes et moins jeunes veulent s’extraire, y compris en prenant des risques de naufrage en haute mer ! Le visa pour l’occident ou pour Dubaï reste le rêve national  tant le pays mais surtout la Kabylie intériorise la probabilité de revivre la répression subie jusque-là et tant la chape de plomb pèse toujours sur la société lui interdisant toute respiration. Hélas ! le phénomène répressif s’est vérifié et reste latent. Le printemps noir de 2001 a vu 126 jeunes Kabyles tombés sous les balles de ceux-là mêmes qui sont censés les protéger. C’est une tragédie pour tous les peuples voisins dont la plupart voyait en l’Algérie un espoir d’émancipation! Et si d’autres régions s’embrasaient à leur tour, elles feraient face à la répression aussi bête et méchante. Les symptômes de la cruauté institutionnelle traduisent la présence permanente du rouleau compresseur du système algérien, un système profondément boumédiénisé, c'est-à-dire violent, opaque et despotique et dirigé par des hommes ego/ethnocentriques!
Les deux mouvements de Kabylie (printemps berbère et printemps noir et il y en d’autres) portent la marque matérielle indélébile du drame algérien. Pourtant, ce que veulent les Kabyles c'est remodeler l'Algérie dans l'intérêt des Algériens, c’est faire du pays un lieu où il est possible de rêver, de construire des projets et les faire aboutir. Mais pour cela, il faut leur donner de larges parcelles de pouvoir et les moyens y afférents : la démocratie de proximité, le partage équitable de la rente pétrolière, un enseignement débarrassé de l’idéologie apologétique. Sans un minimum démocratique, l’érosion de la confiance dans les tenants du pouvoir restera la mèche toujours prête à la combustion tellement le pays bouillonne. L’Algérie restera de ce fait toujours non attractive, les discours  de circonstance, même avec le renfort d’anciens militants désormais cooptés par le système, ne changeront rien, l’ouverture n’est pas au programme de demain !

Une certaine Algérie re-kabylisée ?

Il faut noter que le printemps berbère a déteint significativement sur les mentalités en Algérie et c’est là la note d’optimisme. Sur le registre de l’idéal démocratique, de la revendication et de la révolte spontanée contre les abus flagrants des agents de  l’Etat et de ses institutions, nous pouvons affirmer que la société algérienne s’est « re-kabylisée » même si c’est encore de façon fragile car le panurgisme entretenu par les médias et l’école est toujours latent. Mais la peur du gendarme, la peur des services occultes n’est plus ce qu’elle était, l’abstention pour les élections, symbole d’une confiance toujours mise à mal, s’est généralisée et amplifiée. La parole s’est libérée un peu partout et la société manifeste ses mécontentements comme on le voit dans plusieurs villes même si cela prend des allures de jacqueries : soulèvements contre l’inégalité dans la distribution de logements, routes nationales barrées pour non acheminement d’eau potable, saccage des symboles de l’Etat pour des revendications sociales, lettres ouvertes et pétitions fréquentes dans la presse etc.
C’est vrai que la société manifeste parfois des lassitudes et que la culture consumériste se répand à grand coefficient d’accélération mais les ressorts de la révolte sont toujours vivants. Il faut dire que les  facteurs qui les régénèrent sont permanents. En même temps, ce qui risque d’anesthésier la société, ce sont moins les forces de répression que le modèle ostentatoire de consommation. Un modèle qui menace de nous conduire vers l’apathie politique et vers un repli croissant sur la sphère privée ! La société-véto n’a pas que des avantages, les risques de voir l’émergence d’un citoyen passif est à prendre au sérieux. Il est donc utile de réfléchir à élargir le répertoire d’expression politique tant celui des suffrages est pour le moment inopérant quand il s’agit du sommet de l’Etat. En ce sens, des mécanismes d’appartenance collective peuvent se mettre en place comme des syndicats indépendants, une autonomisation des régions ou, à minima, une décentralisation conséquente incluant la coopération avec les collectivités locales ou régionales étrangères notamment européennes.

Quel impact chez les jeunes  aujourd’hui?

Dans le contexte sociopolitique des années 2000, les jeunes restent toujours porteurs de revendications et leur langue et culture y occupent une place significative le plus souvent de façon implicite. Cela dit, les formes de luttes changent et l’expression de ces luttes sur le terrain change aussi. Les jeunes font face à une vie économique, politique, affective difficile et imprévisible. Les attitudes de méfiance connaissent une montée en puissance. Il règne un sentiment d’impuissance chez les jeunes et ils ne croient plus (ou de moins en moins) en personne, pas même aux partis de l’opposition. Mais si une revendication peut être un moment ensevelie, elle peut ré-émerger tel un volcan dont l’onde de choc peut s’avérer incontrôlable. De ce point de vue, le pouvoir joue avec le feu ! Encore une fois, ce qui peut conduire au silence des jeunes, c’est plutôt le modèle de vie consumériste. Les besoins augmentent à grand coefficient d’accélération alors que les revenus stagnent ou augmentent pour certains de façon illégale. La campagne électorale présidentielle courant mars-avril 2009 l’a bien montré : une profusion d’argent facile gaspillé dans une propagande théâtrale.  Cette arrogance ostentatoire aggrave la fracture et peut engendrer le radicalisme. Les suicides, les kidnappings, la drogue, la prostitution sont les symptômes d’une mal-vie insupportable et compte tenu de l’autisme des tenants du système, le feu inextinguible enfoui dans le cœur des hommes peut jaillir, à tout moment, au cœur de la société.

Statut de la langue berbère et son enseignement 

C’est un statut de seconde zone qui est accordé à tamazight. Ce qui lui est octroyé est fait avec un calcul politicien, sans volonté réelle de changement. Le pouvoir algérien passe son temps à s’opposer à sa société, à créer des mécanismes de contre-démocratie. Il prend un malin plaisir à bafouer la souveraineté du peuple. Et quand des promesses de changement sont faites, les rouages politiques en place ne peuvent pas contraindre les dirigeants à tenir leurs engagements. C’est pourquoi la Kabylie (et de plus en plus la société algérienne dans sa majorité) porte en permanence un regard sourcilleux sur les actes des gouvernants. Elle détecte avec facilité les farces du pouvoir et refuse de s’y engouffrer comme elle n’accepte pas de se rendre disponible pour les grandes cérémonies (présidentielles, commémoratives, cultuelles…)  toutes travesties et dans lesquelles elle se sait d’avance desservie, trompée.

 Alors dans un tel contexte, il existe un enseignement officiel mais sans garantie de résultat. Il sert à amadouer une frange de militants pour tenter de domestiquer la région. Bien sûr, cette tentative n’empêche pas que beaucoup d’enseignants/formateurs font correctement leur travail. Ils le font malgré l’attitude schizophrénique du pouvoir algérien face au fait berbère qui est d’autoriser en verrouillant, de promouvoir en dévalorisant, d’avancer à reculons !

Y a-t-il des perspectives possibles ?

De la part du pouvoir, il n’y a rien à attendre, il est toujours tenté par la culture brejnévienne teintée de jacobinisme français. Pour le reste et pour le moment, les acteurs de la revendication amazighe sont pour beaucoup orientés conflits, surtout conflits internes. Les souffrances répétées et multiformes qu’a vécu la région,  expliquent pour beaucoup cette situation. Nous confondons les problèmes posés avec les personnes qui, à nos yeux, semblent en être à l’origine. Or, en définissant les problèmes que nous vivons en termes de personnes, nous invitons les Kabyles (les Berbères) à se fractionner. Ils activent en fonction des liens relationnels tissés avec tel ou tel leader ou pour certains en fonction de leur intérêt immédiat. Cette démarche renforce les coteries, actionne le registre de l’affectif et pousse à un raisonnement en termes de loyauté ou de trahison. C’est pourquoi, d’année en année nous rajoutons des problèmes aux problèmes. Quand nous n’avons pas de liens de loyauté précis à défendre, nous identifions le système, l’histoire, la conjoncture comme seuls fondements de tous nos maux. Dans les deux cas de figure, nous restons dans une cause inaccessible qui génère une vision de la situation dépourvue de solution. Nous avons du mal à passer du militant adepte au militant adulte ! Cette attitude nous amène à faire circuler des accusations réciproques, à montrer du doigt les montagnes d’imperfections chez l’autre, à désigner des boucs émissaires et à crédibiliser les rumeurs fabriquées par nos adversaires ! Nous sommes pratiquement tous des autodidactes de la politique alors comment travailler avec ces handicaps ? De mon point de vue, nous ne regardons pas assez les solutions qui dépendent de nous-mêmes. Nous attendons toujours que d’autres fassent, que d’autres reconnaissent, que d’autres se repentissent…Et les mêmes comportements produisent naturellement les mêmes résultats.
Pour reprendre l’image du baron de Münchausen, comment se soulever soi-même en se tirant par les cheveux ? Autrement dit, comment arriver à penser autrement que comme nous pensons, à trouver d’autres solutions qui ne sont pas les nôtres, à agir différemment en prenant la dé-mesure de notre narcissisme ? La tâche n’est pas aisée. Nos réactions sont conditionnées par notre façon rigide de percevoir la situation. Elles sont influencées par nos expériences subjectives bases de nos jugements, déterminées par nos propres attentes fondement de nos critères etc. Pour arrêter de persévérer dans l’erreur, est-il possible pour chacun des acteurs clé  de notre cause de travailler sur soi et de revenir à la bonne vieille méthode de trouver des médiateurs et d’accepter des solutions qui risquent d’égratigner son égo, de remettre en question ses comportements névrotiques ? Ce travail est difficile car il nous confronte à notre propre ombre au sens junguien, mais il reste tout de même dans le champ des possibles ! « il y a une sorte de psychanalyse de l’esprit humain qui est la condition d’une lutte organisée. Disons qu’une lutte politique organisée commence par soi-même » nous dit Pierre Bourdieu ou pour reprendre Lounis Aït Menguellet, « wi ibghan ad tseggem, iseggem iman-is ». 
Peut-être faut-il constituer un groupe étoffé de personnalités  neutres et capables de dialoguer en vue d’une interaction entre le FFS, le RCD, le MAK, le CMA, les Achs, les leaders hors cadre structuré, les artistes et qui sais-je encore ? Abdenour Ali Yahia a déjà fait un pas dans ce sens. Il s’agirait de jouer dans un premier temps un rôle de catalyseur, de médiateur et de veiller à ce que tout ce monde soit respecté et écouté. L’idée n’est pas de reprendre le fantasme de l’union comme le claironnent certains mais de réfléchir à comment atteindre une performance collective dans le respect de la spécificité de chacun avec une recherche d’objectifs communs. Comme diraient les systémiciens, comment passer de l’espace problème à l’espace solution ? Nos adversaires réussissent bien leur coalition, est-ce une utopie pour nous autres Kabyles que de passer des accords sur des points consensuels?
La mise en scène présidentielle im-pitoyable qui vient de désigner le chef de l’Etat a montré le paradoxe pathétique kabyle. Toutes les forces politiques qui comptent dans la région ont appelé au boycott, mais une stratégie du chacun pour soi a prévalu à l’ère d’une logique… planétaire! Le résultat est connu. Il faut, en conséquence, rechercher les facteurs possibles de résilience face au burn-out qui frappe la société et touche beaucoup de militants. Je reste convaincu qu’une période post-traumatique est possible dès lors qu’on prendra conscience que la ruine de solidarité qu’on observe est le résultat de notre rapport subjectif à la chose politique. Nous avons trop négligé les enjeux psychiques du militantisme, ils peuvent nous aider à retrouver un fil conducteur pour un nouveau souffle. Pour créer ce cadre, un changement de vision peut s’avérer nécessaire : à la culture  activiste qui est la nôtre, associer celle du résultat. Nos amis d’Amérique du nord et d’Allemagne doivent être bien placés pour nous y sensibiliser. Alors, et seulement alors, nous pourrons faire de la Kabylie une région attractive pour elle-même et d’espoir pour tout le pays !

Hacène HIRECHE
Universitaire http://www.kabyle.com/

18.04.2009

MA VIE À CONTRE-CORAN

Algérienne d’origine, exilée en France avec sa famille pour échapper à la mort, elle vit au Québec depuis 1997. Djemila Benhabib vient de publier son premier essai Ma vie à contre-Coran. Une femme témoigne sur les islamistes dans lequel elle raconte la terreur qu’elle a vécu avec la montée de l’intégrisme religieux et met à nu les différentes stratégies des islamistes pour imposer leur dictature. L’auteure nous met aussi en garde contre notre trop grande tolérance vis-à-vis ceux qui cherchent patiemment à saper les bases de notre démocratie pour imposer leur vision fasciste et obscurantiste de l’islam.

Citoyenne du monde, féministe et laïque, Djemila Benhabib est tissée de la même étoffe que les Taslima Nasreen, Wafa Sultan, Chadortt Djavann et Ayaan Hirsi Ali. Ces femmes, toutes de culture musulmane, reprennent le flambeau des Lumières, et au nom de la défense des droits humains, osent avec une farouche détermination, s’attaquer à l’intégrisme islamique. Et cela, au péril de leur vie.

Nouvelles dissidentes de l’Histoire, elles mériteraient toutes de pouvoir jouir ici en Occident de la même sécurité, du même soutien, de la même admiration, du même respect et de la même attention médiatique auxquels les Sakharov et Soljenitsyne ont eu droit, à une époque pas si lointaine.

Ce livre de Benhabib, nous l’attendions depuis longtemps. Tous les « Tremblay » du Québec l’attendaient. Puisse-t-il ouvrir une brèche dans la pensée unique de nos bien-pensants qui étouffent invariablement toute critique de l’islamisme.

« J’ai écrit ce livre pour que les gens sachent ce qu’est l’islam politique, une idéologie de mort qu’on veut nous imposer. » 

En Algérie, vous avez risqué votre vie en refusant de porter le voile, alors qu’ici on le présente comme un choix personnel?
 « Le voile n’est pas qu’un simple vêtement,  il fait partie d’un « package »,  d’un système de valeurs qui est rétrograde, archaïque et barbare à l’égard des femmes parce que le voile, c’est aussi la répudiation, la polygamie, le mariage forcé et arrangé, l’excision, la non-mixité, les châtiments corporels comme la flagellation, la lapidation. Or on nous le présente comme indépendant de tout cela. Mais c’est faux. Le voile, c’est l’emblème de l’intégrisme. »

Il y a des gens qui pensent qu’il faut tolérer le voile parce qu’il fait partie de votre culture?
« Moi le voile, cela ne fait pas partie de ma culture, ni de la tradition. Ma grand-mère ne se voilait pas, enfin oui,  elle se voilait parce que ce sont des sociétés encore fortement patriarcales, mais elle ne portait pas le voile islamique tel que le font aujourd’hui les militantes islamistes. On a vu l’apparition de ce voile dans les années 80 avec Khomeini. C’est lui qui a imposé le port du voile islamique tel qu’on le voit aujourd’hui. Donc il n’est pas du tout ancré dans notre culture, bien au contraire, le voile islamique est venu chasser du décor visuel ce que nos femmes portaient comme un truc traditionnel. Il n’est donc pas une spécificité culturelle, mais bien un geste politique d’adhésion à l’islamisme politique. C’est tout. »

Et que répondre à Amir Khadir, affirmant que les femmes iraniennes ont porté le voile comme un étendard politique pour s’opposer au Shah?
« C’est bizarre,  parce que moi,  toutes les Iraniennes que j’ai rencontrées, sont des femmes qui ont dû s’exiler parce que leur vie était en danger et qu’elles ne cadraient pas avec le régime islamiste. Alors c’est bien étrange que M. Khadir n’en parle pas. Est-ce à dire qu’il n’est pas au courant de la situation? Je ne le pense pas.  Saviez-vous que la législation iranienne prescrit l’emprisonnement jusqu’à 12 mois, des amendes et la flagellation pour des infractions relatives au code vestimentaire?

Mais vous savez, en politique, il y a des choix à faire. Et si M. Khadir a choisi de parler des femmes voilées, c’est peut-être parce qu’il les soutient? Pourquoi ne parle-t-il pas des femmes opprimées, laïques et féministes? Il y en a beaucoup. Ne les a-t-il pas rencontrées? »

Devrait-on, comme le veut Françoise David, accepter le port du voile dans les institutions publiques pour empêcher l’exclusion sociale et économique de ces femmes musulmanes? « Écoutez, le Québec ce n’est pas un bazar. Le Québec est une société qui s’est donné démocratiquement des institutions laïque et égalitaire et, par conséquent, lorsqu’on pose des gestes, on doit constamment les inscrire dans ce cadre-là. On doit respecter les choix de la collectivité et le bien commun. Cela doit primer sur tous les autres choix que l’on fait. On a un contrat social à respecter. Et ceux qui disent qu’on peut accepter le port du voile dans les institutions publiques violent le consensus social. La laïcité, c’est notre ciment, et tant et aussi longtemps que les Québécois décideront de faire du Québec un État laïque, alors il va rester laïque, et tous les citoyens doivent respecter cette laïcité-là. »

Et la laïcité ouverte, cela signifie quoi pour vous?
« Moi, dès qu’on ajoute un adjectif à la laïcité, cela me dérange. Pour moi, il n’y a que la laïcité, et c’est un concept qui est très clair. C’est l’égalité entre les croyants, les agnostiques et les athées. Et l’État doit veiller à cela. Sur la place publique, on est égaux. C’est tout,  et je ne vois pas pourquoi on lui associe le terme de fermée ou d’ouverte. »

2017348595_2.jpgOn va dire de cela que c’est de l’intégrisme laïque, non?
« Écoutez, moi j’ai vécu les prémisses d’un État intégriste. Je n’en ai vécu que les prémisses et je peux vous dire que de vivre dans un tel état de peur permanente, c’est un cauchemar. Ma réflexion, elle se nourrit d’un vécu, et j’en suis arrivée à penser que nous ne pouvons vivre librement que sous un État laïque. Parce que j’ai déjà vécu sous des régimes oppressifs où il m’était interdit de dire que je n’étais pas croyante. Je ne pouvais pas le dire parce que je risquais ma vie. Cette violence-là, je l’ai vécue. »

Des femmes voilées se disent féministes à la « manière musulmane » et prétendent que nous n’avons pas à leur imposer « notre » féminisme qui n’est somme toute qu’une invention de l’Occident. Les féministes du Québec sont divisées sur cette question. D’après vous, peut-il y avoir plusieurs féminismes?
« Pour moi le féminisme, c’est s’insurger contre les injustices à l’égard des femmes, et vouloir les réparer. Et ici, je ne me pose pas la question de savoir si cette femme est afghane ou péruvienne. Je dis que lorsqu’il y a une injustice, il faut mettre fin à celle-ci.

Aujourd’hui, dans les pays musulmans et arabes, la plupart des femmes vivent dans l’injustice. Et cela, il faut le dire. Ce sont dans ces pays-là où, par exemple, les crimes d’honneur sont les plus élevés. Ce sont dans ces pays-là, où les femmes se font fouetter et lapider, dans ces pays-là, où elles se font répudier et maltraiter. Alors, on n’invente rien. On part de la réalité. Maintenant, qu’est-ce qu’on fait avec cette réalité? On se ferme les yeux, en disant que l’Afghanistan, cela ne nous regarde pas? Ce n’est pas la voie que j’ai choisie. Pour ma part, à chaque fois que je vois une injustice, je la dénonce parce que c’est mon devoir de citoyenne du monde de le faire. Mon combat, c’est un combat universel pour les droits humains. »

Que pensez-vous de l’attitude de la gauche et des féministes vis-à-vis l’intégrisme musulman?
« Je pense que Québec solidaire, en particulier, a des positions extrêmement dangereuses et inquiétantes par rapport à l’islamisme politique. Moi je suis très inquiète quand Mme David, qui est une des grandes féministes du Québec, cède devant les islamistes et prend position en faveur du port du voile. Mais Mme David lorsqu’elle a organisé la Marche mondiale des femmes, elle ne l’a pas organisée toute seule avec le Québec, mais avec toutes les femmes du monde. C’est dire que toutes les femmes du monde ont le droit à une vie décente. Et donc, on ne peut pas être féministe au Québec et ne pas l’être ailleurs dans le monde. C’est une contradiction. Et c’est en cela que la position de Mme David est problématique, parce qu’elle nous dit : quand l’intégrisme est catholique, je vais le dénoncer, mais quand il devient musulman, là on peut s’accommoder.

Non merci! On n’en veut pas de ces accommodements. C’en est assez de « folkloriser » les femmes musulmanes. L’argument culturel et identitaire relève du pur mépris. Pourquoi des traditions injustes, façonnées dans des sociétés patriarcales, que des hommes et des femmes ont combattues partout dans le monde, seraient-elles acceptables pour des musulmanes? Parce que ces accommodements-là, ce n’est pas Mme David qui va les subir, mais les femmes musulmanes. Et moi, je ne veux pas subir ce que j’ai fui. Si j’ai fui l’intégrisme musulman, ce n’est pas pour le retrouver ici au Québec. Ici, je veux vivre comme toutes les femmes du Québec. Je demande l’égalité, c’est tout. »

Dans votre livre, vous exposez les différentes stratégies utilisées par les islamistes, aussi bien en Orient qu’en Occident. Parlez-nous de celles utilisées ici même au Québec.
« D’une manière générale, ils profitent de toutes les défaillances de l’État. Lorsqu’un immigrant arrive dans un nouveau pays, il est confronté à des difficultés et si nous, en tant que société, n’y répondons pas, alors d’autres vont le faire. Et ce sont des groupes islamistes extrêmement bien organisés et financés par des États étrangers comme l’Iran ou l’Arabie Saoudite qui vont prendre en charge socialement et économiquement les nouveaux arrivants. Donc, ils les dépannent. »

Et cela se fait ici au Québec?
« Bien évidemment! Il y a des réseaux très bien structurés qui les aident à se trouver un logement ou un emploi, qui payent les loyers de certains immigrants, qui payent même parfois l’Université, qui donnent des cours d’informatique, de langues, des cours de n’importe quoi, qui organisent des conférences sur différents sujets comme, par exemple, les médias et l’islam. J’ai même déjà reçu une invitation de « Présence Musulmane » pour une conférence sur, tenez-vous bien, l’environnement et l’islam! N’importe quoi! Et il y a aussi la propagande dans certaines mosquées et écoles islamiques.

Ils ont un agenda politique qu’ils ne nous montrent pas parce qu’ils ont compris que cette stratégie n’était pas gagnante. Par contre, ce qui est gagnant, c’est de passer par la liberté religieuse, les demandes d’accommodements, parce que cela titille des valeurs qui sont fondamentales pour l’Occident. Donc, c’est sur le terrain de la liberté religieuse qu’ils mènent leur combat. Et c’est sur ce même terrain qu’ils crient au racisme et à l’islamophobie pour museler la liberté d’expression et faire taire les critiques. »

En Algérie, les islamistes ont liquidé l’élite intellectuelle mais ici, ils la courtisent…
« Vous savez les intégristes ne sont pas des idiots. Ils ont compris, par exemple, qu’en instrumentalisant les femmes, qu’en envoyant les femmes voilées aux médias, les plus pimpantes, les plus éduquées qui s’affichent comme des modèles d’intégration et présentent le voile comme un choix personnel, ils savent que cela déstabilise les gens.

Mais moi, cela ne me déstabilise pas du tout parce que ces femmes-là ne sont pas des femmes opprimées et soumises. Ce sont des militantes politiques et il faut les considérer comme telles, c’est-à-dire des adversaires politiques qu’il faut combattre. On n’a pas à faire du copinage ou du charme avec elles. Ce sont des militantes qui sont engagées dans une voie différente de la nôtre et il faut les combattre. C’est tout. »

Il y a des intellectuels musulmans qui souhaitent réformer l’islam, tels l’Algérien Malek Chebel qui nous a donné plusieurs propositions pour réformer l’islam ou encore la Canadienne d’origine pakistanaise Irshad Manji. Peut-on réformer l’islam, et pourrait-il enfin connaître son siècle des Lumières?
« Je le souhaite. De toute façon, en islam, il y a déjà des Voltaire. Il y a déjà des gens libres qui ont dénoncé un certain nombre de choses et qui ont remis en cause l’islam. Par contre, moi je ne veux pas m’inscrire dans la religion pour me libérer. Mon émancipation trouve sa place dans l’universel et la religion ne peut pas constituer l’universel. Donc pour moi, s’émanciper, c’est lutter à l’extérieur de la religion.

Je ne me situe pas dans un courant réformiste de l’islam. Il y a mille et une interprétations possibles de l’islam.  Et aujourd’hui la tendance la plus lourde qui est largement répandue dans le monde, c’est l’interprétation la plus rétrograde. Il aurait pu y avoir une interprétation moderne, mais malheureusement, elle n’est pas là. Donc moi, je ne vais pas attendre quatorze siècles encore pour réformer cette religion-là. Moi je veux vivre en femme libre, maintenant, et je veux m’inscrire dans mon temps. »

Avez-vous le sentiment d’avoir le Québec derrière vous?
« Vous savez, ce qui m’a motivée à écrire ce livre, ce sont les gens qui ont témoigné à la commission Bouchard-Taylor. Quand j’ai vu leur attachement à la laïcité et à l’égalité des sexes et les leçons que leur ont données les deux commissaires qui les ont finalement traités avec mépris et dédain, cela m’a propulsée dans l’écriture et j’avais envie de dire aux gens qu’ils sont sur la bonne voie et qu’ils ont raison de se tenir debout pour défendre la laïcité et l’égalité. Je n’invente rien, je n’ai fait qu’ajouter ma voix à celle des autres. »

Et pourtant, durant les travaux de la Commission, nombreux ont été les médias qui ont présenté les Québécois, ceux des régions en particulier, comme une bande d’attardés. Les conclusions de la commission les accusaient même d’étroitesse d’esprit et de crispation identitaire?  « Vous savez quand je suis arrivée au Québec, je voulais connaître le pays et je me suis donc baladée un peu partout. Je me suis même rendue en Abitibi en autobus en plein mois de février pour donner une conférence sur la situation des femmes musulmanes dans le cadre de la Marche mondiale des femmes, et j’ai découvert un Québec généreux et ouvert. Et la façon dont on a dépeint le Québec, notamment durant la commission Bouchard-Taylor, m’a déplu parce qu’elle ne correspondait absolument pas à ma réalité.

Les commissaires ont essayé de ridiculiser des gens,  de minimiser la portée de leur message en faisant taire des voix laïques et féministes. On les a dénigrés, Gérard Bouchard les a même catalogués parce qu’ils lisaient tel journal ou écoutaient telle télévision, et moi je trouve que c’est déplorable parce que les commissaires se devaient d’être à l’écoute de tout le monde. Ce que cela m’a prouvé, c’est qu’ils sont déconnectés du peuple, et je peux dire que le peuple est beaucoup plus en avance qu’eux, sur bien des questions, notamment celle de la laïcité et celle du droit des femmes. »

Et Hérouxville?
« Vous savez, ces gens-là ne font pas peur. Par contre, avec les islamistes, je risque ma peau, à chaque minute, pour chaque mot. »

Il vous reste des souvenirs douloureux?
« Oui… bien sûr. Ce professeur, dans la cinquantaine, qui venait à la maison et qui me saluait toujours en disant « Bonjour la Jeunesse ». Il raccompagnait sa fille au lycée, lorsqu’un jeune gars est apparu de nulle part, a pointé un fusil sur sa tempe, puis il a tiré. Sa tête a éclaté, on pouvait voir son cerveau là, sur le trottoir. C’était en plein jour, en plein soleil. À l’entrée du lycée. Le gars a ensuite pointé son arme sur la tempe de sa fille de dix-sept ans, et il lui a dit : « Ça, c’est pour pas que t’oublies ». Puis, il est parti. Ce gars-là, j’ai joué aux billes avec lui lorsque j’étais toute petite.
Sur la rue, des volets se sont refermés, et j’ai compris que la lâcheté est humaine, mais vous savez, le courage aussi, c’est humain. »

djemila-benhabib-vit-coran-L-1.jpgMA VIE À CONTRE-CORAN
Une femme témoigne sur les islamistes
Djemila Benhabib
Vlb éditeur  Montréal,  2009, 268 pages

L'aut' journal Format papier 
Avril 2009 - no.278

17.04.2009

Vers l’affrontement Obama-Netanyahou ?

Peut-être verra-t-on plus tard comme une paradoxale erreur stratégique l’action décidée des milieux néo-conservateurs, l’automne dernier, en faveur d’un gouvernement israélien ultra-dur, dirigé par Netanyahou, qui a été couronné de ce point de vue avec l’alliance avec un Lieberman encore plus dur que son Premier ministre. Une source européenne proche des négociations avec l’Iran observe: «Les partisans des “relations spéciales” américano-israéliennes sont en train de commettre une grave erreur en sous-estimant la détermination d’Obama d’établir de bonnes relations avec l’Iran.» Mais c'est bien sûr un réflexe absolument constant et irrépressible des extrémistes US de pousser systématiquement pour le radicalisme et l'extrême du spectre politique.

Un article de Jim Lobe, de ce 13 avril 2009, notamment sur Antiwar.com, donne des indications intéressantes sur les signes montrant la distance qui s’établit entre Washington et Tel Aviv, à une vitesse remarquablement élevée. Lobe relève plusieurs circonstances précises allant dans ce sens. Il rapporte notamment le cadre général où il faut placer une déclaration très claire du vice-président Biden, et sa signification pour les relations entre les USA et Israël, – avec un Biden presque menaçant contre Israël, si ce pays entreprend une action militaire contre l'Iran. (En passant, comme on le voit dans l’extrait ci-dessous, une indication précise tend à confirmer la mise à l’écart de Dennis Ross, néo-conservateur placé au département d'Etat comme conseiller spécial pour l'Iran d'Hillary Clinton. Il a été écarté de la délégation US, dirigé par le sous-secrétaire d’Etat Burns, à une récente réunion à Londres du groupe de coordination dit “P5+1”, réunissant l’Allemagne, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les USA, qui traite les négociations avec l’Iran sur le nucléaire iranien...)

LIRE LA SUITE : http://www.dedefensa.org:80/article-vers_l_affrontement_o...

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