25.05.2009
Période terroriste du combat de l’OAS

Un inconnu, « dinozor », nous a gratifiés, lors d’une communication récente, d’une interprétation perverse d’un moment infernal de notre lutte. Il s’agit de la période terroriste du combat de l’OAS.
Cet épisode opérationnel nous fut imposé pour notre survie, à partir de février 1962. Je ne l’ai jamais nié. J’ai assumé maintes et maintes fois mes responsabilités dans cette conduite opérationnelle.
I - Première précision pour dinozor : cet épisode opérationnel obéissait à une nouvelle exigence : séparer temporairement les deux communautés qui vivaient en Algérie.
C’était « ça » ou le départ.
C’était « ça » ou le refus de quelque chose. C’est-à-dire le refus d’un événement qui était en préparation, qui était attendu. Ce fut un moment dramatique, que j’ai ressenti et que je ressens comme tel aujourd’hui encore, jusqu’au plus profond de mes tripes.
Cette nouvelle orientation tactique fut décidée de concert avec l’état-major de l’ORO. En particulier avec mon commandant en second. Avec De GUELDRE, le chef de la B.A.O.. Le chef du BCR. Enfin le chef de la sous-branche « appui » de l’ORO.
Je rappelle que l’ORO c’était l’Organisation du Renseignement et des Opérations.
Le B.A.O c’était le Bureau d’Actions Opérationnelles.
Le BCR c’était le Bureau Central de Renseignement.
Les chefs de zones et de secteurs ont tous compris et enregistré la nécessité de ces opérations.
Ce fut difficile. Ce fut atroce. Ce fut odieux. J’accepte tous les qualificatifs.
Mais avant tout, je le souligne encore, ce fut d’une nécessité absolue.
Il fallait priver le FLN de son principal atout. Celui-ci était représenté par la masse musulmane qui vivait et travaillait dans nos grandes villes. Nous savions que cette masse était contrôlée par le commandement FLN de la ZAA (Zone Autonome d’Alger). Elle fonctionnait comme un appareil de renseignement en surface : les informations, les rumeurs, les suspicions étaient collectées, transmises au commandement FLN.
Qui, à son tour, les transmettait à la Sécurité Militaire française.
Celle-ci alertait la gendarmerie mobile et tout se déroulait ensuite selon un plan bien codifié.
Un détachement de gendarmes arrivait sur le lieu dénoncé comme suspect. Des half-tracks, des GMC et d’autres véhicules …., tous munis de mitrailleuses 12-7, étaient utilisés pour le transport des pelotons de gendarmerie.
Des mitrailleuses 12-7 ? Braquées sur quoi ? Sur qui ?
Sur le site opérationnel à l’intérieur duquel se planquait peut-être un dangereux membre de l’OAS ?
Pas du tout.
Les 12-7 étaient braquées sur les façades, fenêtres et ouvertures des immeubles voisins, habités par des hommes, des femmes, des enfants pacifiques. Si le pourchassé de l’OAS manifestait une volonté de résister, c’est une population innocente qui serait massacrée.
Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : Communication n° 13 bis.doc
18:41 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : algérie française, oas, identité française, islam, islamistes, occident, perez |
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