31.05.2009
LES PALESTINIENS SONT VICTIMES D’UNE INJUSTICE INACCEPTABLE…
Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie. Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s'en débarrasser.
Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique. Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse.
Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie.
Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France (ni de Mbala Mbala dit Dieudonné).
La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de Guinéens par les Antillais.
Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu. Israël, 20.000 km2, 7,5 millions d’habitants, dont 5,5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui. Ne leur demandez pas ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce "faux" antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort. Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste.
Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances.
Pierre Jourde, romancier ("Paradis noir" sortira chez Gallimard en février), essayiste ("Littérature monstre" vient de paraître) critique littéraire ("La littérature sans estomac") et professeur à l'université de Grenoble III.
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27.05.2009
Corses et juifs : Frères d'armes !

L'histoire des Juifs en Corse remonte à plusieurs centaines d'années. Les premières traces d'une présence juive dans l'île se situent aux alentours de l'an 800. A cette époque, une importante immigration venue d'Égypte s'est installée dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces juifs parlaient et écrivaient l'hébreu. La majorité d'entre eux s'est implantée à proximité d'un village dénommé Levie (le bien nommé), situé à l'intérieur des terres à 20 km environ de Porto-Vecchio . Par la suite, les membres de la communauté se sont disperses un peu partout dans l'île en devenant partie intégrante de la population autochtone et dans certains villages de montagne, des églises gardent encore la trace de documents rédigés en hébreu à coté de ceux rédigés en latin. Bien des siècles plus tard, dans les années 1500-1530, environ 1000 Juifs de la région de Naples trouvèrent refuge en Corse, fuyant une persécution locale, et s'installèrent dans les régions montagneuses du centre de l'île. En l'an 1684, la ville de Padoue, en Italie, qui était peuplée en grande partie par des Juifs qui habitaient un ghetto édifié en 1516, fut le théâtre de violences dirigées contre ses citoyens juifs, dont une partie faillit se faire lyncher. Une rumeur malveillante selon laquelle leurs coreligionnaires de Buda, avaient commis des actes de cruauté contre les Chrétiens de la ville hongroise, déclencha cette flambée de brutalité dirigée contre la communauté juive de la ville. C'est grâce a l'intervention d'un père Franciscain, le Père Marco, qui écrivit une lettre afin de dénoncer cette mystification, que la communauté juive échappa au massacre annoncé. Une grande partie cette communauté décida d'émigrer sous d'autres cieux plus cléments. Certains arrivèrent en Corse, et les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venu de Padoue. Le nom de famille Padovani est un nom très répandu de nos jours en Corse.
Mais la plus importante vague d'immigration juive qu'ait connue la Corse se situe entre 1750 et 1769. La première république corse constitutionnelle et démocratique d'Europe venant de naître, Pascal Paoli fit venir 10000 Juifs du nord de l'Italie, de Milan, de Turin ainsi que de Gênes pour revitaliser l'île suite a 400 ans d'occupation génoise. Afin de les rassurer sur leur intégration et sur la volonté du peuple corse de les considérer comme leurs égaux, Paoli fit une déclaration destinée aux nouveaux venus : "Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu'ils partagent le même sort". Cela fit comprendre aux Juifs qu'ils étaient des citoyens à part entière et qu'ils bénéficiaient d'une totale liberté de culte, ce qui n'était pas le cas dans bon nombre de pays.
En réalité, plus de 30% de la population corse a des origines juives.
Ces immigrants portaient pour la plupart des noms à consonance ashkénaze, qui étaient très difficilement prononçables par la population locale. Une partie d'entre eux étant roux, ils se virent affubles du surnom de Rossu qui signifie rouge et désigne les rouquins ce qui donne au pluriel Rossi, nom extrêmement répandu en Corse. En lisant les états civils, on peut facilement s'en rendre compte : les noms tels que Giacobbi, Zuccarelli, Costantini, Simeoni... très communs dans l'île, ne laissent planer aucun doute quant à leur origine.
Le nombre relativement peu important de membres de la communauté juive, ajouté au fait que les Corses n'ont fait aucune différence entre les originaires de l'île et ces nouveaux venus, est très certainement à l'origine d'un grand nombre de mariages mixtes qui déclenchèrent une assimilation quasi-totale. Malgré cela, les signes sur l'île de beauté d'une ancienne présence juive y sont très nombreux ; un exemple probant en est le nom d'un village Casalabriva qui vient de: casa di l'ébréo, littéralement la maison de l'hébreu . Ou bien encore, de nos jours dans certaines régions, il subsiste une tradition très ancienne de donner aux nouveaux-nés des prénoms d'origine hébraïque tel que Mouse (Moise) etc. ...
Plus proche de nous, durant la seconde guerre mondiale, alors que la Corse était occupée par les fascistes italiens, les habitants de l'île se mobilisèrent pour aider les Juifs à se cacher. Avec les moyens du bord, ils aidèrent hommes, femmes et enfants a se réfugier dans les villages de montagne.
La Corse eut donc une attitude plus qu'honorable envers les Juifs persécutés, et pas seulement pendant la Seconde guerre mondiale. En effet, c'est le seul endroit en Europe ou l'on n'eut jamais a déplorer des actes antisémites, et cela mérite d'être dit. En 1947, la Corse apporta sa contribution a la création de l'État d'Israël. Des Corses d'alors décidèrent de secourir les combattants juifs luttant pour leur indépendance et pour former leur État. Leur mission: accueillir des avions qui doivent être bourrés d'armes pour s'envoler vers des lieux gardés par la Haganah. Ajaccio est alors choisie comme piste d'atterrissage. Des hommes, parmi eux des policiers mais aussi des voyous, rendent visite au préfet de l'époque; il a pour nom ... Maurice Papon.
L'homme a un passé confus, on lui explique que l'aéroport d'Ajaccio sera réservé a ces transports d'armes. Les Corses bénéficient de l'accord du gouvernement socialiste qui ne peut agir ouvertement. Maurice Papon ferme donc les yeux. Les armes transiteront par la Corse pour s'évaporer vers le futur État juif. Il ne faut pas oublier de souligner qu'hormis toutes les vagues d'immigration juive qu'ait pu connaître la Corse , des individus isolés sont venus s'y installer, provenant notamment des communautés juives d'Afrique du nord. De nos jours, la communauté juive de l'île, très peu nombreuse, se concentre essentiellement à Bastia. On ouvre deux fois dans l'année la synagogue qui possède deux Rouleaux de la Torah en parfait état: pour Roch Hachana, le jour de l'an Juif et Yom Kipour. Les jeunes, pour la plupart, quittent l'île pour aller étudier sur le continent et bien souvent ils y rencontrent leur moitie et s'y installent définitivement. Il existe en Corse de très nombreuses personnes soutenant l'État d'Israël dans la période difficile qu'il traverse actuellement. Parmi ces amis d'Israël, certains sont allés jusqu'a écrire des missives au président français, à la Haute Cour internationale de La Haye ainsi qu'aux medias français, afin de dénoncer la politique européenne et française en particulier, toujours pro palestinienne. Ce soutien important s'explique, en partie par le fait que beaucoup de corses ont le sentiment qu' il y a un gouffre entre ce qui se passe réellement et ce qui se dit dans les médias français. Du reste , une association Corse - Israël s'est crée afin de rapprocher les deux communautés et de développer le dialogue entre elles .
ARTICLE PARU DANS ISRAEL MAGAZINE
19:05 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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Pakistan: attentat suicide à Lahore
LAHORE, Pakistan - Au moins 23 personnes ont été tuées et 250 blessées aujourd'hui dans un attentat suicide qui a détruit un immeuble de la police à Lahore, dans l'est du Pakistan, alors que l'offensive de l'armée contre les talibans liés à Al-Qaïda bat son plein dans le nord-ouest.
Cette attaque porte à environ 1.900 le nombre de morts en deux ans dans la vague d'attentats qui ensanglante le Pakistan, depuis que les talibans pakistanais, et Oussama ben Laden lui-même, ont déclaré le "jihad", la guerre sainte, à Islamabad pour son soutien à la lutte anti-terroriste menée par les Etats-Unis.
"Vingt-trois personnes, dont 11 policiers, ont été tuées et environ 250 blessées", a déclaré à l'antenne de la télévision d'Etat PTV Sajjad Bhutta, chef de l'administration de la municipalité de Lahore, la grande ville de l'est.
Les combattants islamistes avaient promis de se venger "partout dans le pays" depuis le lancement, sous la pression de Washington, d'une vaste offensive de l'armée il y a un mois dans la vallée de Swat et ses environs, dans le nord-ouest, tombée aux mains des talibans depuis deux ans.
A Lahore, le kamikaze n'a apparemment pas réussi à forcer un barrage pour faire entrer sa voiture bourrée d'explosifs dans l'enceinte du complexe abritant notamment le bâtiment de police-secours, directement touché par l'attaque, selon M. Bhutta. Ce complexe comprend aussi un important commissariat et les locaux du principal service de renseignement militaire du pays, les très puissants ISI (Inter-Services Intelligence).
Le véhicule a explosé alors que le kamikaze était encore sur la route.
L'immeuble de police-secours a été réduit à un amas de pierres, a constaté un photographe de l'AFP, et les bâtiments adjacents, dont le commissariat et celui de l'ISI, ont été fortement endommagés.
"Il y avait 30 à 35 policiers dans le bâtiment (de police-secours) et seulement certains sont sortis blessés, les autres sont coincés sous les décombres", a indiqué un officier de police sur place, Khalid Baig.
"J'ai entendu des coups de feu puis une énorme explosion", a raconté un policier qui sortait, chancelant, des décombres. "L'immeuble s'est effondré, j'étais à l'arrière du bâtiment, heureusement pour moi", a-t-il expliqué aux journalistes.
Cette attaque est la troisième des islamistes en moins de trois mois à Lahore.
Le 30 mars, sept élèves-policiers et un civil avaient été tués dans l'attaque d'une école de police par un commando armé de fusils d'assaut, grenades et vestes bourrées d'explosifs, et qui avait duré huit heures. Elle avait été revendiquée par les talibans pakistanais, qui avaient juré de multiplier ce genre d'attaques dans tout le pays.
Le 3 mars, des hommes armés avaient tendu une embuscade au bus transportant l'équipe nationale sri-lankaise de cricket en tournée à Lahore, tuant huit Pakistanais, des policiers pour la plupart, et blessant plusieurs joueurs.
Les zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan, sont devenues le bastion de ces combattants islamistes pakistanais, qui y ont aidé Al-Qaïda à reconstituer ses forces et les talibans afghans à établir des bases arrières.
Mais depuis deux ans, ils avaient pris le contrôle de la vallée de la Swat, à une centaine de km seulement d'Islamabad, la capitale de la seule puissance militaire nucléaire du monde musulman, déclenchant une vague d'inquiétude dans le monde et d'intenses pressions de Washington pour enrayer cette progression.
Le 26 avril, l'armée a donc lancé une vaste offensive dans cette zone. En un mois, elle a assuré avoir repris une grande partie de la vallée et tué près de 1.200 talibans.
© AFP 2009
10:04 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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La Corée du Nord menace
L'info concernant la principale centrale nucléaire du pays, Yongbyon, intervient deux jours après l'annonce par Pyongyang d'un essai nucléaire souterrain réussi et les tirs de missiles. Le régime de Kim Jong-Il avait annoncé il y a un mois qu'il redémarrerait son usine d'extraction de plutonium alors qu'il s'était engagé à démanteler ce complexe il y a un an en échange d'une aide économique extérieure. Tard mardi, des diplomates ont indiqué que le Conseil de sécurité de l'ONU, qui s'est réuni, avait besoin de temps pour mettre au point une résolution qui devrait sanctionner la Corée du Nord. (SWISS TXT)
09:50 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.05.2009
Période terroriste du combat de l’OAS

Un inconnu, « dinozor », nous a gratifiés, lors d’une communication récente, d’une interprétation perverse d’un moment infernal de notre lutte. Il s’agit de la période terroriste du combat de l’OAS.
Cet épisode opérationnel nous fut imposé pour notre survie, à partir de février 1962. Je ne l’ai jamais nié. J’ai assumé maintes et maintes fois mes responsabilités dans cette conduite opérationnelle.
I - Première précision pour dinozor : cet épisode opérationnel obéissait à une nouvelle exigence : séparer temporairement les deux communautés qui vivaient en Algérie.
C’était « ça » ou le départ.
C’était « ça » ou le refus de quelque chose. C’est-à-dire le refus d’un événement qui était en préparation, qui était attendu. Ce fut un moment dramatique, que j’ai ressenti et que je ressens comme tel aujourd’hui encore, jusqu’au plus profond de mes tripes.
Cette nouvelle orientation tactique fut décidée de concert avec l’état-major de l’ORO. En particulier avec mon commandant en second. Avec De GUELDRE, le chef de la B.A.O.. Le chef du BCR. Enfin le chef de la sous-branche « appui » de l’ORO.
Je rappelle que l’ORO c’était l’Organisation du Renseignement et des Opérations.
Le B.A.O c’était le Bureau d’Actions Opérationnelles.
Le BCR c’était le Bureau Central de Renseignement.
Les chefs de zones et de secteurs ont tous compris et enregistré la nécessité de ces opérations.
Ce fut difficile. Ce fut atroce. Ce fut odieux. J’accepte tous les qualificatifs.
Mais avant tout, je le souligne encore, ce fut d’une nécessité absolue.
Il fallait priver le FLN de son principal atout. Celui-ci était représenté par la masse musulmane qui vivait et travaillait dans nos grandes villes. Nous savions que cette masse était contrôlée par le commandement FLN de la ZAA (Zone Autonome d’Alger). Elle fonctionnait comme un appareil de renseignement en surface : les informations, les rumeurs, les suspicions étaient collectées, transmises au commandement FLN.
Qui, à son tour, les transmettait à la Sécurité Militaire française.
Celle-ci alertait la gendarmerie mobile et tout se déroulait ensuite selon un plan bien codifié.
Un détachement de gendarmes arrivait sur le lieu dénoncé comme suspect. Des half-tracks, des GMC et d’autres véhicules …., tous munis de mitrailleuses 12-7, étaient utilisés pour le transport des pelotons de gendarmerie.
Des mitrailleuses 12-7 ? Braquées sur quoi ? Sur qui ?
Sur le site opérationnel à l’intérieur duquel se planquait peut-être un dangereux membre de l’OAS ?
Pas du tout.
Les 12-7 étaient braquées sur les façades, fenêtres et ouvertures des immeubles voisins, habités par des hommes, des femmes, des enfants pacifiques. Si le pourchassé de l’OAS manifestait une volonté de résister, c’est une population innocente qui serait massacrée.
Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : Communication n° 13 bis.doc
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24.05.2009
Barack Hussein Obama : Le pire des présidents de l’histoire des USA

Obama est le premier président des Etats-Unis essentiellement et fondamentalement hostile à Israël
Il est très difficile d’être premier ministre d’Israël. Particulièrement après les années où Ehoud Olmert a occupé ce poste et mené une politique erratique qui a laissé des traces. C’est tout spécialement difficile maintenant que Barack Obama est à la Maison Blanche.
J’avais, suivant en cela l’avis de plusieurs commentateurs américains, considéré jusque là que Jimmy Carter avait été le pire président de l’histoire des Etats-Unis. C’était exact jusqu’à une date récente : Obama a, en quatre mois, montré qu’on pouvait faire pire encore que Jimmy Carter.
En ce court laps, Obama a permis au régime des mollahs de réaliser qu’il lui était possible de poursuivre son avancée vers l’arme nucléaire sans le moindre risque ; poussé le gouvernement pakistanais à abandonner une région du pays aux talibans, avant de lui demander de faire machine arrière ; distendu les liens de partenariat avec l’Inde, noués sous George Bush ; montré au Japon que les Etats-Unis n’étaient pas prêts à le défendre face à la menace nord-coréenne ; fait savoir aux dirigeants de Pékin que l’administration américaine ne prêtait plus aucune attention à la situation des droits de l’homme en Chine, et déclaré, à plusieurs reprises, que les Américains avaient, humblement, beaucoup à apprendre de l’islam et du monde musulman. Je pourrais ajouter à la liste la promotion, en partenariat avec Hugo Chavez, d’un livre marxiste inepte d’Eduardo Galeano sur l’Amérique latine, un ensemble de décisions économiques engageant les Etats-Unis sur la voie d’un socialisme à l’européenne, ou l’invitation, comme oratrice au dîner annuel de la presse, d’une comédienne gauchiste, militante de la cause lesbienne, Wanda Sykes.
Cette dernière a beaucoup fait rire Barack et Michelle en souhaitant, en direct, la mort du commentateur conservateur Rush Limbaugh.
Mais je ne veux pas faire un catalogue exhaustif des facéties dangereuses du nouveau président. En ce qui concerne Israël, Obama procède à des glissements progressifs vers la trahison, et, si des présidents ont, auparavant, eu des attitudes assez nettement anti-israéliennes, Obama est le premier président des Etats-Unis essentiellement et fondamentalement hostile à Israël. Si l’on prend les propos tenus lors de la brève conférence de presse qui a suivi sa rencontre avec Benyamin Netanyahu, on peut noter, outre le ton général paternaliste utilisé par Obama, et au-delà de l’hypocrisie évidente de ce dernier, plusieurs messages nets, constitutifs d’une « doctrine Obama » en gestation.
Parmi ceux-ci, le refus de fixer des dates limites aux pourparlers avec la République Islamique d’Iran, le refus de dire que l’option militaire reste sur la table (les seules menaces évoquées par Obama sont des sanctions supplémentaires, ce qui a dû faire beaucoup rire Ahmedinejad). La condamnation des mesures de surveillance étroite et de sanctions mises en œuvre par Israël (accusé de ne laisser « aucun espoir aux Gazaouis ») ; les pressions pour que Netanyahu saisisse l’ « opportunité historique » présente et fasse des « gestes sérieux », non pas vers l’avancée du processus de paix, mais vers « la paix » tout court, donc vers la création rapide d’un Etat palestinien. Dès lors qu’Obama a fait savoir, de manière redondante, qu’il était favorable au plan de paix arabe proposé par l’Arabie Saoudite, il n’est pas du tout difficile de savoir ce que la « paix » en question signifierait.
Abba Eban avait parlé autrefois des frontières de 1967 comme des « frontières d’Auschwitz » : Obama est favorable aux frontières d’Auschwitz. Les Etats-Unis, par ailleurs, viennent de réintégrer le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies : oui, celui qui vient d’organiser la si remarquable conférence de Durban II à Genève. Ils entendent participer, dans le cadre de l’Onu, comme l’a confirmé récemment Susan Rice, dans la lignée de Rose Goettenmoeller, à un désarmement nucléaire et à une mise en œuvre stricte de la non prolifération, dans le cadre de laquelle Israël se verrait demander des comptes, ce qui rompt avec quarante années d’accords entre Israël et les Etats-Unis sur ce point.
Très significativement, lors de son voyage vers l’Europe et l’Egypte, où il va lire, au Caire, sur son téléprompteur, début juin, un discours que je n’ose imaginer à l’avance, Obama ne passera pas par Israël.
Lors de sa récente visite à Washington, Shimon Peres n’a, contrairement aux usages en vigueur et au minimum protocolaire, pas été invité à donner une conférence de presse en compagnie de son hôte, ce qui n’a pas été du tout une marque d’amitié : lui demandera-t-on passer par la porte de service la prochaine fois ?
Lors des entretiens que Peres a eu avec Obama, Hillary Clinton a, semble-t-il, été invitée à ne pas venir (parce qu’elle serait trop « pro-israélienne », dit-on à Washington : c’est dire ce que sont les positions des autres). Les discours tenus à Peres sur les implantations israéliennes ont été si durs et si blessants, qu’il s’est, lui, le modéré d’entre les modérés, légitimement mis en colère.
Ce qui rassure un peu est que le projet de deux Etats ne peut, au delà des formules verbales, avancer. En dehors des hurluberlus qui ont participé aux « accords de Genève » il y a quelques années, nul ne peut voir sérieusement comment Jérusalem pourrait être divisée : un immeuble pour le Hamas, celui d’à côté pour Israël, bien sûr… Je doute très fortement que la Jordanie, quoi que dise le roi Abdallah, ait l’ardent désir de voir se constituer un Etat contrôlé par le Hamas en Judée-Samarie. Et je pense que ni l’Egypte, ni l’Arabie Saoudite ne veulent voir la République Islamique d’Iran accroître son influence et son emprise dans leur jardin.
Dois-je l’ajouter : seuls les antisémites européens et les membres de l’administration Obama font semblant de croire que la Judée-Samarie, laissée aux mains de l’Autorité Palestinienne, ne serait pas très vite contrôlée par le Hamas.
Ce ne sont que des paroles, donc.
Néanmoins, l’administration Obama contribue à la délégitimation et à la diabolisation internationale d’Israël, qui gagne du terrain sur la planète, et cela est, en soi, un crime moral impardonnable. L’administration Obama permet à toutes les dictatures, et plus particulièrement à l’Iran, de se renforcer, ce qui est un crime concret tout aussi impardonnable. Ceux qui voudront prendre au mot les propos hypocrites, pourront retenir les mots d’ « amitié » prononcés par Obama. Dans la mafia, comme dans la diplomatie, on peut embrasser sa future victime juste avant de la poignarder : c’est ce que fait Obama.
Netanyahu a répondu en prenant au mot les propos hypocrites qui lui étaient tenus, faisant comme s’il n’avait pas entendu le reste. Sa position, je l’ai dit, est très difficile. Obama reste populaire et jouit du soutien de la majorité de la communauté juive américaine. En Israël, une bonne partie de la population rêve d’une solution reposant sur deux Etats pour deux peuples. Tôt ou tard, quelqu’un devra oser parler comme Menahem Begin en son temps, et dire que le peuple juif ne se laissera pas écraser une seconde fois, et qu’Israël n’est pas un Etat servile, soumis au bon vouloir pervers des antisémites et des antisionistes : il se trouvera des millions de gens en Amérique pour entendre ce discours.
Une vieille phrase de Benjamin Disraeli dit que l’ignorance et l’aveuglement ne sont jamais le bon moyen de résoudre un problème, et c’est exactement ce que je pense. L’aveuglement volontaire de millions de gens, qui se croient amis d’Israël ou qui se font encore des illusions sur Obama, ne contribuera pas à une avancée vers la résolution du problème, sauf si on veut penser que la résolution du problème serait une victoire accordée à l’islamisme et une nouvelle solution finale.
Rien ne doit être cédé à l’ignorance, et beaucoup trop lui a été accordé depuis les accords d’Oslo : la plupart des commentateurs ne savent rien de l’histoire de la région et de la généalogie de la renaissance d’Israël. Quasiment tous les commentateurs en viennent à croire qu’il existe un peuple palestinien qui a été spolié de ses terres. Benyamin Netanyahu, dit la presse, a fait un cadeau à Obama : Pleasure Excursion to the Holy Land, un extrait du livre de Mark Twain, The Innocents Abroad. C’est une excellente idée. Si Obama lit le récit de voyage de Twain, il verra que la Terre d’Israël, au dix-neuvième siècle, était peuplée de Juifs et de quelques Arabes, dont aucun ne se disait Palestinien.
Il verra que le territoire était, très largement, un désert. S’il lit quelques autres ouvrages que, j’en suis sûr, le premier ministre israélien sera prêt à lui recommander, il découvrira que c’est quand le foyer national juif s’est reconstitué que des Arabes sont arrivés en nombre. Il verra que les Juifs ont mis les terres en culture et que, très vite, les Arabes ont été imprégnés de dogmes haineux et racistes. Il pourra être conduit à se demander pourquoi tous les racismes sont condamnés sur la planète, sauf la haine anti-juive, qui imprègne assez largement le monde arabe, et les Palestiniens en particulier. Mais attendre d’Obama qu’il se pose des questions est attendre bien trop de sa part. Il n’a pas besoin des questions : il possède les réponses.
Il les a depuis qu’il a fréquenté Jeremiah Wright et Rachid Khalidi. Il les avait même avant, au temps où il se rendait au Pakistan pour des voyages d’études, au temps où il était musulman, il y a un peu plus de vingt ans et où, comme s’en souviennent ceux qui l’ont connu lorsqu’il était étudiant à l’Occidental College à Los Angeles, il priait vers La Mecque cinq fois par jour.
Guy Millière
© Metula News Agency

20:39 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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21.05.2009
« The Seventh Euro-Asian Islamic Council »
Alors que les communiqués faisaient part de l’ouverture à Bruxelles, le mois prochain, d’un nouveau bureau de la Direction des affaires religieuses de la Turquie pour éduquer l’Europe sur l’Islam, conformément à une décision prise lors de la visite du pape Benoît XVI *, la Turquie a organisé du 12 au 15 mai le 7ème Conseil de l’Eurasie Islamique (l’EIC) à Istanbul. Cette manifestation, sous l’égide de la Présidence des Affaires religieuses de Turquie (le Diyanet), est arrivée au moment où Ankara déploie des efforts à diriger le monde islamique et à émousser le fossé culturel avec l’ouest. Elle a eu pour thème « Les sources, la production et les méthodes de renouvellement de la connaissance religieuse » et s’est concentrée sur l’enseignement de la théologie et de l’illumination religieuse. L’EIC est une institution qui a été créée au milieu des années 1990, sous l’inspiration de la politique étrangère d’Ankara. Elle comprend 37 organisations internationales musulmanes des états des régions d’Eurasie.
Le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accueilli les hôtes des différentes parties de la région eurasienne (80 chefs religieux de 42 pays dont 15 républiques autonomes de l’ex-URSS, des universitaires et des experts) en précisant que la civilisation a laissé un patrimoine remarquable dans ces contrées et d’importantes traces : « Nous avons une grande responsabilité qui nécessite de bien comprendre cette culture et cette civilisation sans précédent et de construire notre conception du futur sur cette civilisation »… « La culture islamique et les civilisations ont donné à ces terres l’amour, la connaissance, les compétences, la moralité, la dignité et le respect de l’être humain. Malheureusement, il est également un fait que cette conception ne peut pas être reflétée dans la pratique. Et nous ne pouvons pas nous expliquer comment un vrai croyant pourrait revendiquer la vie d’une autre personne, peu important la nature de ses intentions »… « A ce niveau, l’autocritique devient inévitable. Chez nous, c’est la conception d’aimer la créature en raison du créateur qui domine. Selon notre croyance, tuer un être vivant, revient à tuer toute l’humanité ». Erdogan a souligné que les événements terribles se produisant dans les pays musulmans servaient les intérêts de certains milieux qui mettent l’Islam et la terreur dans le même panier, que rien ne pouvait justifier les massacres en Afghanistan et en Irak et que le monde islamique avait des difficultés pour s’expliquer. « Il est un fait marquant de l’Islam et il est un des plus grands besoins de l’humanité que les gens vivent dans la paix, le respect et l’affection. L’islamophobie, pour laquelle sont accusés certains pays et groupes de personnes pour des raisons diverses, est l’un des plus grands obstacles à un avenir pacifique pour l’humanité »… « Toute politique fondée su ce crime contre l’humanité ou qui en porte l’empreinte, est mauvaise ou sera destructrice ». Il n’a pas manqué de rappeler la « crise des caricatures » et de préciser que si des limites à la liberté d’expression étaient plus raisonnables, cet événement ne se serait pas produit. Erdogan a appelé les scientifiques à l’action. « Nous ne pouvons pas définir la pauvreté, l’injustice, l’inégalité, la misère avec des expressions à la mode, dépourvues de profondeur. Ill est clair qu’il y a là une méprise. Ceux qui commencent chaque parole, chaque tâche avec des mots exprimant la miséricorde et le pardon, ne peuvent malheureusement pas s’échapper du sang et des larmes. Il y a certainement une anomalie, si on leur met une étiquette de terroriste, s’ils sont sous-développés, pauvres, s’ils sont évoqués avec un mauvais registre du point de vue des droits et de la justice. Nous devons nous pencher sur ce sujet. Si une civilisation inscrit à l’entrée de ses villes – La connaissance et la vertu sont supérieures aux armes et épées – , mais que ses entités viennent à l’ordre du jour avec la mort et des actes meurtriers, l’évidence d’une erreur que l’on ne peut pas expliquer émerge ». Erdogan s’est dit convaincu que les bases du projet de l’Alliance des Civilisations, mené conjointement par la Turquie et l’Espagne sous les auspices de l’ONU, contribueraient à accroître la compréhension entre les différentes religions et cultures.
Parmi les intervenants, Talgat Tadjouddine, chef de la Direction spirituelle des musulmans de Russie s’est distingué par son message de félicitations à la Turquie, le Président des services religieux officiels de l’Azerbaïdjan a accusé l’Arménie de génocide des Azéris et le Président de la communauté islamique du Kosovo a parlé en arabe. Quant à Ali Bardakoglu, président du Diyanet, il a critiqué les récents débats sur l’Islam en indiquant qu’ils se basaient sur les faits en négligeant la richesse de l’histoire de la pensée et de la connaissance au sein de l’Islam.
Le Conseil a décidé de traduire des livres écrits par des chercheurs en Eurasie en différentes langues, de sorte à en faire bénéficier le plus grand nombre. Il envisage de réfléchir comment éviter les erreurs commises à l’occasion des traductions du Coran. Il a également décidé d’harmoniser le calendrier des fêtes religieuses, l’utilisation de différents calendriers par les pays musulmans posant problème pour des commémorations concomitantes. Selon le Conseil de l’Eurasie Islamique, les mesures prises dans le domaine de l’éducation lors des dernières réunions sont prometteuses mais à encourager davantage.
Josette V.
Source : actes du congrès de l’EIC et communiqués de presse.
17:31 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20.05.2009
LA MISE EN DANGER PERMANENTE DE LA CROIX … EN ALGERIE FRANCAISE.

Il me faut redouter une accusation : celle de chercher refuge dans une bondieuserie opportuniste et de mauvais goût. Celle de jouer le rôle d’un catéchiste alors que depuis bientôt deux ans j’ai gaillardement entamé ma neuvième décennie.
Evidemment, je tourne le dos à cette accusation de bondieuserie. Priver l’enrichissement mémoriel du phénomène historique Algérie-Française de son contenu religieux, parfois dogmatique, relèverait en effet de l’absurdité la plus totale.
Ceux qui l’ont fait, et qui continuent de le faire, exhibent un comportement d’auteur ou de commentateur significatif d’un entêtement obsessionnel et stérile. Car ils nient une évidence : le rôle primordial joué par la religion dans le drame de l’Algérie-Française.
Cet entêtement les conduit parfois à formuler des convictions que je me permets de qualifier d’imprudentes.
J’ai entendu proférer, en effet, quelques énormités comme celle-ci :
« Par notre volonté d’installer des églises partout en Algérie, avec leurs clochers surmontés de leurs croix, nous avons provoqué les musulmans et nous les avons incités à se réfugier dans l’islamisme. »
Il est indiscutable qu’il s’agit-là d’un commentaire irréfléchi. Formulé, sans aucun doute, par quelqu’un qui, lui-même, n’éprouve pas de conviction chrétienne réelle.
Attention : je ne m’attribue pas le rôle d’un père « fouettard » et je ne prétends pas corriger l’attitude de ceux qui ne croient pas en Dieu ainsi que l’attitude de ceux qui, publiquement, font semblant d’y croire. Je ne les juge pas, je n’en ai pas le droit. C’est leur commentaire que je me permets de juger d’un point de vue opérationnel. Même si j’ai conscience d’être ce que l’on appelle un pauvre pécheur, je ne renie pas ma foi, mes convictions, mes certitudes. Je ne prétends pas les imposer aux autres. Néanmoins je formule un vœu : avoir la lucidité et le courage de les défendre si, un jour, il m’était imposé de le faire par l’évolution de l’histoire. Et, en attendant, je revendique le droit et j’assume le devoir de les exprimer en toute liberté.
Je dois soutenir devant ces camarades qui exhibent parfois un scepticisme opportuniste, que la foi en Dieu, telle qu’elle fût exprimée par les Musulmans en Algérie, a servi de support idéologique dominant et constant à la guerre qui fut conduite contre la France. Ainsi qu’à la guerre qui est conduite de nos jours contre la France, l’Europe et l’Occident.
Docteur Jean-Claude PEREZ
LIRE LA SUITE : N° 13 article 20.05.09.doc
11:33 Ecrit par Ivan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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19.05.2009
Obama et Netanyahou : la guerre froide
C’est l’un des grands paradoxes de l’administration Obama, l’un des principaux arguments avancé par les détracteurs du président américain. Le démocrate paraît mieux s’entendre avec les ennemis historiques des Etats-Unis qu’avec certains de ses plus proches alliés. La Maison-Blanche surprend et séduit quand elle tend volontairement la main vers l’Iran ou Cuba. Elle étonne quand elle peine à parler avec Israël. Les relations entre l’Amérique et l’Etat hébreu ne sont pas encore glaciales mais, depuis la désignation de Benyamin Netanyahou comme premier ministre, l’ambiance s’avère tendue. Barack Obama et Benyamin Netanyahou semblent diamétralement opposés. Le premier se veut un symbole d’ouverture, résolu à orienter son pays sur la voie du progressisme. Le second est à la tête de l’un des gouvernements les plus conservateurs de l’histoire d’Israël.
Dans les faits, cela se traduit par de profonds désaccords géopolitiques : lundi, Obama a une nouvelle fois milité pour la création d’un Etat palestinien et l’arrêt des constructions de colonies juives en Cisjordanie. Netanyahou considère ces extensions comme « naturelles » et refuse d’endosser la responsabilité de la création d’un Etat qui serait contrôlé par le Hamas. L’actualité n’aura pas vraiment œuvré pour un apaisement des relations. Lundi, Israël confirmait l’extension de colonie juive de Maskiot ...
Isoler l’Iran
La rencontre organisée lundi n’aura rien changé. Devant les photographes, les dirigeants sourient et les mains se serrent. Mais les deux hommes n’ont pas modifié leur position d’un iota, que ce soit sur le Proche-Orient ou l’Iran, autre point de discorde entre Israël et les Etats-Unis. Benyamin Netanyahou s’inquiète toujours de l’attitude américaine envers Téhéran. Pour lui, la politique de la main tendue ne sert à rien sinon à donner du temps à l’Iran pour fabriquer sa bombe atomique. Obama, lui, se veut pragmatique et entend rallier les pays arabes à sa cause pour isoler l’Iran et contraindre Téhéran de stopper son programme nucléaire. Une politique qui implique la résolution du conflit israélo-palestinien. Le rapprochement entre Américains et Arabes sera donc poursuivi, dès la semaine prochaine, avec la réception du président égyptien Hosni Moubarak le 26 mai. Le 28, c’est le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas qui parcourra les couloirs de la Maison-Blanche.
Sylvain Chazot France-Soir
07:29 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : palestine, israël, netanyahou, obama, usa, mahmoud abbas |
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18.05.2009
Egypte : après les touristes et les églises, un dépôt d’armes de l’armée explose
Le 17 mai, c’est un entrepôt de munitions de l’armée égyptienne qui a explosé. L’hypothèse d’un sabotage n’est pas encore confirmée, mais d’ores et déjà, les Egyptiens craignent un acte terroriste qui donnerait une nouvelle dimension à la confrontation entre le Caire et le Hezbollah libanais.
Une violente explosion s’est produite dimanche 17 mai dans une base militaire comprenant un dépôt de munitions, à Abou Sultan, dans la province d’Ismaëlia, à l’ouest du Canal de Suez. L’important incendie qui en a découlé aurait fait plusieurs victimes, selon la télévision « Al Arabiya ».
Le 10 mai, une voiture piégée avait explosé devant l’église copte d’Al-Azraa, dans le quartier populaire de Zeitoun, au Caire. Une autre bombe avait été désamorcée. Cette série d’attentats avait débuté le 22 février dernier par l’explosion visant des touristes européens, et qui avait fait un mort (une française) et une vingtaine de blessés.
Si la piste terroriste n’est pas encore confirmée, concernant l’explosion d’Ismaëlia, les regards se tournent d’ores et déjà vers le Hezbollah, dont plusieurs cellules ont été démantelées en Egypte ces derniers mois. Le Maroc a également démantelé une cellule, la semaine dernière, et le quotidien « Al Quds Al Arabi », citant des sources diplomatiques à Rabat, affirmait le 13 mai que des soupçons planent sur la paternité du Hezbollah dans ce nouveau réseau terroriste, après celui dit le « groupe de Belliraj » dans lequel le correspondant de la télévision « Al-Manar » du Hezbollah est toujours détenu au Maroc depuis février 2008.
Notons que quelques heures avant l’explosion de l’entrepôt de munitions, les forces de sécurité égyptiennes avaient saisi d’importantes quantités d’armes et d’explosifs, dans la localité de Cheïkh Zweid, dans le nord du Sinaï, destinées à la bande de Gaza. Une demi tonne d’explosifs et des armes ont été saisies près de la frontière de Gaza, et un homme a été tué dans l’effondrement d’un tunnel de contrebande avec le territoire palestinien. Les forces de l’ordre ont aussi découvert une cachette où étaient dissimulées des armes, dont des roquettes et des mines qui devaient être acheminées dans la bande de Gaza. Ces nouveaux développements interviennent alors que le N°2 du Hezbollah, Naïm Kassem, réitérait, dans une interview au « Financial Times », le ferme soutien de son parti au Hamas, y compris en lui fournissant des armes depuis le territoire égyptien, en toute clandestinité.
©« MediArabe.info »
18:39 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : égypte, hezbollah, bande de gaza, islamistes, naïm kassem |
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