29.06.2009
Hénin-Beaumont : Vers la victoire ...
La liste du Front National, conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen, est arrivée en tête du premier tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dimanche 28 juin, avec 39,34 % des voix.
Le candidat divers gauche Daniel Duquenne arrive en deuxième position avec 20,19 % des suffrages. La liste d'Union de la gauche, conduite par le socialiste Pierre Ferrari et soutenue par les communistes et le MoDem, est arrivée seulement en troisième position avec 17,01 %. La liste des Verts est arrivée en quatrième position avec 8,52 % des suffrages. La participation au scrutin a atteint 60,15 %, soit 8 points de moins que lors du premier tour de l'élection municipale de 2008.
Le FN a profité de la gestion désastreuse du maire socialiste Gérard Dalongeville, épinglé à de multiples reprises par la Chambre régionale des comptes, et finalement mis en examen et écroué en avril dans une affaire de fausses factures qui éclaboussent son entourage.
Le second tour aura lieu le 5 juillet.
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24.06.2009
Zarathoustra à JÉRUSALEM : L’influence de NIETZSCHE sur LA PENSÉE SIONISTE

L'influence de Nietzsche sur la culture nationale juive moderne et l’attitude du philosophe à l’égard des Juifs et du judaïsme sont deux sujets essentiellement distincts l’un de l’autre, bien que toute tentative d’approfondir leurs rapports de réciprocité prouvera que cette attraction mutuelle n’est pas tout à fait le fruit du hasard. Nietzsche voit dans le peuple juif le symbole de la puissance, en « opposition à tous les décadents ». Son admiration pour le judaïsme de l’époque biblique et pour celui de la Diaspora est bien connue. Toutefois, sa répugnance à l’égard du judaïsme institutionnel découle du fait que celui-ci a constitué le fondement historique du christianisme qu’il méprisait. Ses réflexions sur le judaïsme et sur le peuple juif sont récurrentes dans la totalité de son oeuvre.
LIRE LA SUITE > http://www.controverses.fr/pdf/n8/ohana8.pdf
12:17 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nietzsche, sionisme, juif, israël, judaïsme
22.06.2009
Iran: les Gardiens de la révolution menacent l'Occident

Les Gardiens de la révolution, corps d'élite de la République islamique, ont averti lundi qu'ils écraseraient toute nouvelle manifestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad au moment où des centaines de protestataires se rassemblaient à nouveau à Téhéran.
Parallèlement, l'Iran, qui connaît sa crise la plus grave depuis la fondation de la République islamique en 1979, est revenu à la charge contre ce qu'il considère comme les "ingérences" de l'Occident dans ses affaires internes.
Dans l'après-midi, un millier de manifestants se sont rassemblés place Haft-é Tir, dans le centre de Téhéran, mais la police se préparait à les charger. Ils faisaient fi d'une mise en garde des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime créée peu après la révolution de 1979 par l'ayatollah Khomeiny.
"Les Gardiens de la révolution, les bassidjis (milice islamique dépendant des Gardiens, ndlr) et les autres forces de l'ordre et de sécurité sont prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour (...) mettre un terme au complot et aux émeutes", selon un communiqué cité par l'agence Mehr.
C'est la première fois que les Pasdarans lancent un tel avertissement depuis le début des troubles qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin.
La veille, le principal rival du président ultraconservateur, Mir Hossein Moussavi, avait enjoint ses partisans à poursuivre le mouvement, estimant que "protester contre le mensonge et la fraude" était leur "droit".
L'ancien Premier ministre, qui réclame l'annulation du scrutin, a engagé les manifestants à éviter toute provocation et la police et l'armée à ne pas agir "de manière irréparable".
Téhéran avait connu samedi un déchaînement de violence dans lequel au moins dix personnes ont été tuées et plus de 100 blessées, selon la télévision d'Etat, portant à au moins 17 le nombre de morts à Téhéran en une semaine.
Des participants aux manifestations ont évoqué une réaction disproportionnée des forces de sécurité avec l'usage de tirs à balles réelles tandis que la radio d'Etat a annoncé 457 arrestations.
La violence des affrontements a été illustrée par une vidéo vue par des centaines de milliers d'internautes, montrant le visage ensanglanté d'une jeune femme, Neda, présentée comme une manifestante tuée par balle. Depuis le 12 juin, de nombreuses voix se sont élevées à l'étranger pour dénoncer la validité du scrutin et les violences, poussant Téhéran à lancer une nouvelle charge contre cette "ingérence" de l'Occident".
"Les pays occidentaux se sont ingérés dans le processus électoral en exagérant les manifestations organisées contre les résultats du scrutin", a accusé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi.
"La France est allée jusqu'à demander l'annulation des résultats de l'élection, s'est-il indigné. Quel droit ont-ils de faire de telles remarques inappropriées et irresponsables?".
Il a également lancé une nouvelle attaque contre la BBC, dont le correspondant a été sommé de quitter le pays, et La Voix de l'Amérique, accusant leurs directeurs d'être "officiellement les fils spirituels du (Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du (ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor) Lieberman".
Quatre associations d'étudiants ont également appelé à une manifestation mardi devant l'ambassade de Téhéran pour dénoncer "l'ingérence" du gouvernement "pervers de Grande-Bretagne".
Abbas Ali Kadkhodaie, porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution, qui doit se prononcer d'ici mercredi sur les plaintes pour irrégularités déposées par les adversaires de M. Ahmadinejad, a reconnu qu'il y avait eu plus de votes que d'électeurs potentiels dans cinquante districts, sur les 366 du pays.
Il a cependant indiqué que compte-tenu du nombre de votes concernés, 3 millions sur plus de 38, "cela n'aura pas une influence importante sur les résultats de l'élection".
Enfin, les tensions politiques au sein du régime ont reçu une nouvelle illustration avec la confirmation de l'arrestation de cinq proches d'Akbar Hachémi Rafsandjani, dont sa fille. L'ex-président iranien a été accusé par M. Ahmadinejad de soutenir M. Moussavi.
Arrêtés samedi, ils ont été libérés quelques heures plus tard, selon l'agence Fars.
Et le président du Parlement, Ali Larijani, a déclaré qu'une "grande partie des gens" avaient "perçu le résultat de l'élection comme étant différent du résultat annoncé officiellement. Cette perception doit être respectée".
18:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, gardiens de la révolution, république islamique, ahmadinejad, bassidjis, pasdarans, hossein moussavi
18.06.2009
Le nucléaire français contre l’Iran ?

L’article n’a pas suscité de commentaires. Il n’a pas provoqué de débats dans les médias (exception, sur le site de Marianne, le 17 juin, Régis Soubrouillard,« La France, parapluie nucléaire des Emirats Arabes Unis ? » . Il n’a suscité aucune réaction des politiques. Pourtant, publié par la correspondante du Figaro, en général bien informée, il fait frémir. Dans « La France se donne les moyens de la riposte » (16 juin), Isabelle Lasserre révèle le contenu du nouvel accord signé entre la France et les Emirats arabes unis, à la suite de l’inauguration de la base française à Abu Dhabi (lire Philippe Leymarie, « Rêves d’Abou Dhabi, » 25 mai 2009)
« Selon les clauses secrètes de l’accord renégocié entre Paris et Abu Dhabi, la France s’engage à utiliser tous les moyens militaires dont elle dispose pour défendre les Émirats arabes unis s’ils venaient à être agressés. Tous les moyens militaires, c’est-à-dire également l’arme nucléaire, s’il le faut. Figaro un diplomate qui a pu consulter l’accord. Mais les moyens militaires, s’ils sont déclenchés, devront être définis en commun par la France et les Émirats. Extrêmement contraignant, plus encore, selon ceux qui l’ont lu, que l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui engage les membres de l’Otan à se porter au secours – y compris par la force armée – d’un autre membre qui aurait été attaqué, le nouvel accord de défense n’offre pas une garantie nucléaire sans limite aux Émirats. Juste un petit parapluie, dont le manche, bien sûr, reste dans les mains françaises. Mais il fait franchir à la France un pas supplémentaire dans son alliance avec un petit pays qui se situe au cœur du nouvel arc stratégique définit par le livre blanc sur la défense en mai 2008.
Le mot « nucléaire » en lui-même n’apparaît pas, bien sûr, dans le texte. “Ce serait contraire à la philosophie de la dissuasion, qui consiste à en dire le moins possible sur la doctrine d’emploi”, explique au
(...)
La base d’Abu Dhabi en elle-même n’est pas “nucléarisée”. Mais la dissuasion française, toujours basée sur deux composantes, garde à sa disposition des SNLE, sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, qui patrouillent en permanence au fond des mers, ainsi que des avions de chasse pouvant se poser sur le porte-avions Charles-de-Gaulle avec des bombes nucléaires.
(...)
Lorsqu’il avait été élu, Nicolas Sarkozy avait promis de revoir les accords de défense qui lient la France à ses alliés, afin de les adapter à la nouvelle posture stratégique. Il avait aussi promis de les rendre transparents en les faisant approuver par le Parlement et en les rendant publics. Ce processus est désormais largement engagé. L’accord avec les Émirats est le troisième à avoir été renégocié depuis la publication du livre blanc sur la défense. Deux nouveaux textes ont été signés avec le Cameroun et le Togo. Un quatrième est en cours de renégociation avec le Gabon. Mais en raison de la lenteur des processus parlementaires, leur publication n’est pas annoncée avant de longs mois… »
Si, dans les prochains mois, une crise éclatait dans la région, la France risquerait d’être entraînée dans un conflit et d’utiliser sa dissuasion nucléaire, sans même que la représentation nationale n’ait pu en discuter. Comme le précise Le Figaro, cet « accord place Paris au premier rang en cas de conflit avec l’Iran ». On savait que la diplomatie française s’inquiétait de la trop grande ouverture de la nouvelle administration américaine en direction de Téhéran, mais cette information du quotidien français a de quoi inquiéter... Et de quoi réjouir les conservateurs iraniens qui, autour de M. Ahmadinejad, essaient d’agiter la menace extérieure pour casser la mobilisation populaire contre les fraudes électorales..
Alain Gresh Les blogs du Diplo
18:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : iran, sarkozy, nucléaire, emirats arabes unis, snle, otan
17.06.2009
OAS

José écrit : "L’OAS, c’était à la fois, le combattant de l’ombre, l’enfant qui collait une affiche..." C'est vrai, je peux en témoigner, j'avais 6 ans en 1962.
JM
Rappelez-vous ! C’était le 27 juin 1962 : dans une ultime émission pirate, le speaker de l’OAS annonça d’une voix brisée : « Notre combat est sans espoir et sans solution. Tout est fini. Adieu Algérie ! »… et il éclata en sanglots.
Fini !… Oui… Fini ! Tout était fini. La page de l’OAS était tournée et en cet instant d’extrême émotion, ce furent des milliers d’Européens qui pleurèrent dans un même chagrin.
Si officieusement l’OAS n’existait déjà plus, officiellement elle déposa les armes ce 27 juin 1962. Son aventure était historiquement terminée. Le temps du combat s’était achevé, tandis que pour la plupart commençait le temps de l’exil ou celui des prisons…
En déclenchant le feu et le sang, on a dit que ces commandos de l’OAS étaient des irréductibles, voire, des factieux. C’est faux ! Ils étaient tout simplement des désespérés et leurs objectifs n’ont jamais dépassé les termes d’un refus fondamental. Il ne s’agissait pas pour l’Organisation de « prendre le pouvoir » comme l’affirmaient sans relâche les autorités à court d’argument crédible, ni d’imposer un certain type de régime, il s’agissait essentiellement d’empêcher la constitution d’un Etat National Algérien Indépendant, de briser le mécanisme des négociations engagées entre le gouvernement de la V° République et le GPRA, de s’opposer à la fois à la politique d’abandon menée par de Gaulle et de poursuivre la lutte contre le FLN.
L’Organisation Armée Secrète est née au début de 1961, en Espagne, dans un groupuscule où apparaissent le général Salan, Lagaillarde, Susini, le docteur Lefèvre… C’est après l’effondrement du putsch, d’avril 1961, qu’elle devait atteindre à la notoriété en Algérie et devint vraiment active qu’au lendemain de cette chose extraordinaire qui ne fut qu’une vaste fumisterie : la trêve « unilatérale » décidée par Paris et qui permit aux rescapés de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N) de reprendre la population en main aussi bien dans les campagnes que dans les centres urbains. Attentats, égorgements, mutilations se multipliaient. Devant les cadavres des égorgés et les visages grimaçants des mutilés, toute velléité de résistance s’effondrait. Le ressort se brisait. Les Musulmans fidèles à la France étaient les premières victimes ; la peur, peu à peu, les menait dans les rangs du FLN.
Pour encourager ce processus, Le gouvernement gaulliste annonça une nouvelle « mesure positive » (sic) : 2297 autres libérations de détenus FLN et 32 millions de Francs de crédits nouveaux !… Encouragés, les tueurs du FLN sévirent désormais en toute impunité… La moyenne quotidienne des attentats passa de 20 à 37 et les manifestations avec slogans et drapeaux verts et blancs se multiplièrent…
Chez les Européens, la colère montait :
« Voilà le résultat de leurs négociations. La grande Zohra (surnom donné à de Gaulle) est tout juste bonne à interrompre les offensives de l’armée et à nous laisser assassiner par les fellaghas. Ca ne se passera pas comme ça ! »
Et aux quatre coins du pays, on battait le rappel des bonnes volontés. On s’organisait pour lutter à la fois contre le FLN et l’ennemi gaulliste. Les effectifs de l’OAS ne cessaient de gonfler…
Le 30 juin 1961, de Gaulle mit le feu aux poudres. En réponse à cette colère et à la popularité sans cesse croissante de l’OAS, il fit connaître sa décision de rapatrier en Métropole la 11e Division Légère d’Intervention, constituée en parti d’éléments parachutistes ayant participé au putsch et de la remplacer par… cinq compagnies de CRS métropolitaines, afin de réprimer dans les villes le « soulèvement » des Européens. Dans toute l’Algérie les murs se couvrirent d’affiches : « L’OAS veille »… « Aux armes citoyens ! »
Répliquant au FLN, qui contrôlait les quartiers arabes par une organisation politico-administrative parallèle, l’OAS allait structurer les villes européennes. D’un côté flottait le drapeau vert et blanc marqué de l’étoile et du croissant rouge, de l’autre, côte à côte, le drapeau tricolore et le pavillon noir de l’OAS…
« De Gaulle veut notre mort ! » Ce fut le cri de guerre et de désespoir d’un million d’Européens qui, las d’apprendre le massacre de familles françaises, s’organisèrent en commando. Les magasins arabes flambèrent à leur tour, le plastic détruisit des bains maures. Les affrontements, les combats de rues se multiplièrent sans que les forces de l’ordre arrivent à juguler cette flambée de violence. L’Algérie entière était déchaînée. Les « stroungas » explosaient partout et aux grenades lancées dans les tramways et les autobus par le FLN, répondaient les mitraillages des cafés maures. Partout du sang, des morts qu’on enjambait dans les rues sans même un instant d’émotion. La folie s’était emparée de ce pays autrefois si paisible et si heureux.
De nouveau la presse se déchaîna qualifiant de « monstrueux » les attentats commis contre les Musulmans. Elle baptisa de « ratonnades » ces actions inconsidérées et elle affirma sans vergogne que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! »
Faute de protection de l’armée ou de la police, la foule se faisait justice elle-même appliquant la loi du talion, condamnable par son aveuglement, mais explicable par les souffrances endurées depuis sept années.
On oubliait la terreur qui avait régné depuis si longtemps, on ne se souvenait plus des charniers de Mélouza et d’El-Halia, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche, on ne prêtait aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les cafés, les écoles, aux arrêts d’autobus, dans les quartiers européens, on feignait d’ignorer les enlèvements qui se multipliaient dans tous les coins du territoire, les égorgements et les viols. Seuls importaient les ratonnades que le journaliste, Yves Lavoquer, comparait aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis » !…
Cependant, sourds aux cris des hyènes et des chacals, dans un pays désormais ravagé par la guerre civile, des hommes résistaient. Effarent paradoxe que ce conflit qui, dans sa nouvelle et ultime phase, voyait des Français se dresser contre d’autres Français pour sauvegarder une parcelle de terre française…
Sans uniformes, sans moyens militaires, sans autres armes que de fortune, n’ayant en commun que leur volonté de vivre et de mourir sur la terre de leurs ancêtres, ces combattants là, menaient un combat héroïque et sans espoir. Combat chaotique, désespéré, mortel, mais si efficace qu’il semait l’angoisse et la crainte dans les plus hautes sphères… et que la fatalité des circonstances précipitera vers un dénouement tragique
L’OAS était une révolte : révolte des habitants de toute une province qui se sentaient abandonnés par la mère Patrie et qui se voyaient placés dans l’alternative suivante : quitter leur sol natal et devenir des déracinés ou rester sur place pour subir les spoliations et les vengeances, le couteau, la balle et la hache. Et qui formait ses rangs, sinon des hommes courageux, le plus souvent des humbles qui n’avaient ni privilège à défendre, ni fortune à sauver ?
L’OAS, c’était à la fois, le combattant de l’ombre, l’enfant qui collait une affiche et mourait le pinceau à la main, le vieillard qui guettait et sifflait à l’entrée d’un quartier pour avertir de l’arrivée des « forces de l’ordre », la ménagère qui transportait des tracts dans son panier en allant au marché et ces familles qui hébergeaient les légionnaires du 1er REP après la dissolution de cette prestigieuse unité. Elle était une armée d’ombres, l’armée miraculeuse de l’amour et du malheur. Elle représentait, pour la population d’Algérie, le dernier espoir et l’ultime recours contre un désespoir passionnel. C’était la bouée de sauvetage à laquelle le naufragé tente de s’accrocher.
Ce sigle représentait un idéal de combat contre le déracinement et contre la honte. Il n’avait aucun caractère politique, puisque spécifiquement charnel. Un des fondateurs –sinon le père de l’OAS- avait écrit dans l’Echo d’Alger, le 6 décembre 1957 : « L’insurrection, pour l’Algérie française est l’insurrection légitime ! »… L’auteur de cette phrase n’était autre que Michel Debré, Premier ministre de de Gaulle.
Ces hommes se battaient non par ambition, non par intérêt, mais parce qu’un sentiment sur lequel aucun raisonnement n’avait de prise -l’attachement profond à la terre natale- les avait conduit à la révolte. L’OAS c’était, comme l’a écrit Alain Peyrefitte, « le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir ».
Ils ne se demandaient pas, ils ne se demandaient plus où était leur Patrie. Elle était là, dans cette terre. Ils refusaient d’être dépossédés de ce qu’ils avaient acquis, pierre par pierre et sou par sou. Ils refusaient de se séparer du cadre qui avait bercé leur enfance, de leurs souvenirs, de leurs morts. C’était l’essence même de leur vie… et ils défendaient leur vie.
Puisqu’ils étaient attachés à l’Algérie de toute leur âme, comment vivre ailleurs alors ? Une terre se défendait comme une femme, comme tout ce qu’on aimait et ici on mourrait pour ce qui donnait du prix à la vie, pour une raison d’être et de demeurer.
Une évidence s’imposait alors : S’il n’y avait pas eu le FLN, il n’y aurait pas eu d’OAS. Si de Gaulle avait laissé l’armée abattre le FLN –comme elle aurait pu le faire- il n’y aurait pas eu non plus d’OAS… c’est une vérité première. Durant un an elle fit la guerre, comme le FLN la fit durant sept ans et, pour son malheur, les Français de Métropole ne retinrent d’elle que ses aspects les plus noirs. Ils ignoraient –ou feignaient d’ignorer- les exactions du FLN, des barbouzes et des gendarmes mobiles. Ils ne considéraient déjà plus l’Algérie comme un département français… et ils s’en fichaient. Ils souhaitaient se débarrasser au plus vite du « boulet algérien » -terme propre au général président- Les communistes jubilaient et poursuivaient leur propagande de destruction basée sur la sempiternelle rengaine : « Les pauvres Musulmans exploités par les salauds de colons », terme englobant tous les Européens d’Algérie, qu’ils fussent employés, ouvriers, commerçants ou fonctionnaires, tous issus d’une immigration désirée… quand elle ne fut pas imposée par la Métropole avec les déportations de 1848 et 1870.
Ces « combattants de l’ombre » avaient, tous, conscience de participer à une croisade. Ils n’avaient plus d’identité, plus de famille, plus de maison. Ils ne se nourrissaient qu’à moitié, ne dormaient jamais deux fois sous le même toit et s’imaginaient toujours être épiés. Chaque jour des camarades de combat étaient pris, puis on les torturait et on les jetait telles des loques dans des cachots sombres et humides. Ils vivaient avec la hantise de subir le même sort et s’assimilaient donc à des bêtes traquées.
Pourtant ils savaient qu’ils n’étaient pas tout à fait seuls. Ils sentaient autour d’eux toute la foi et toute la tendresse d’un peuple enchaîné qui vivait à l’heure de leurs craintes, de leurs tourments. Ils trouvaient toujours des gens pour les aider, les héberger, les soigner et les encourager. Ils étaient le maillon de la chaîne qui les reliait entre un passé heureux et un avenir compromis.
Face au péril sans cesse croissant que représentait, pour le Pouvoir, l’organisation dont le slogan : « L’OAS frappe où elle veut, quand elle veut ! » ne faisait que se renforcer, de Gaulle et ses séides surent choisir les mots et mettre en évidence les actes pouvant discréditer l’adversaire… celui-ci n’étant évidemment plus le FLN… ni les seuls membres de l’OAS… mais l’ensemble des Européens accusés d’entraver la marche vers la paix voulue par le chef de l’Etat avec le soutien de la majorité des métropolitains. Pour parvenir à ses fins, il convenait, pour l’abattre, de marginaliser et d’isoler l’OAS mais aussi la population qui avait permis son triomphe jusque là. Triomphe qui avait inquiété tant le gouvernement que le GPRA au point de faire croître leur désir respectif de conclure les accords au plus vite et, pour la partie française, par « n’importe quel moyen ».
Pour autant, l’OAS ne désarmait pas. Dans certains points du bled dont l’armée se retirait progressivement depuis l’été 1961, elle avait tenté l’implantation de maquis pour lutter directement contre l’ALN sans populations interposées et dans le secret espoir de dégager une portion de territoire où son autorité serait reconnue. Guelma, Bouira, Tipasa, Coléa… autant de vains essais. Les commandos furent encerclés par l’armée et, incapables de tirer sur des soldats français, se rendirent. L’ultime et spectaculaire tentative eut lieu dans l’Ouarsenis, le 29 mars 1962 et se solda par un sanglant échec et la mort de l’un de ses chefs, le commandant Bazin. Trahie, l’OAS, au lieu des alliés qu’elle attendait (les harkis du Bachaga Boualam et deux unités régulières de l’armée) tomba sur des concentrations de forces FLN dix fois supérieures en nombre dont il a été affirmé –et jamais démenti- qu’elles avaient été amenées à pied d’œuvre par les véhicules des gendarmes mobiles français. Un combat désespéré qui alla jusqu’au corps à corps, s’engagea. Les hommes de l’OAS qui échappèrent à la tuerie furent pourchassés et quand ils furent rejoints, sauvagement abattus. Ce fut là la dernière bataille de l’OAS… son Camerone !
José CASTANO (joseph.castano0508@orange.fr)
18:52 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : oas, algérie française, pieds-noirs, guerre d"algérie
15.06.2009
Voile : Obama désavoue des millions de Musulmanes
![]() Au président des Etats-Unis d’Amérique, sur quelques petites phrases de son discours prononcé au Caire le 4 juin 2009. Monsieur le Président, en novembre 2008 j’ai été magnifiquement accueillie par l’université de Princeton, où votre épouse Michelle a fait une partie de ses études. Avec les étudiants et mes collègues, nous avons parlé de sujets « académiques », de littérature, de musique. Mais, à la demande des collègues qui me recevaient, j’ai donné une conférence sur la laïcité. Et j’ai pu constater, lors des discussions qui ont suivi, que la laïcité n’est nullement méconnue ni incomprise par les Américains comme on le croit faussement en France - comme si la laïcité était une spécialité régionale réservée aux seuls initiés... On nous accuse, nous Français, de faire volontiers la leçon. Je ne vous ferai pas l’injure de croire que ce sujet vous est étranger. Vous savez que la laïcité est un minimalisme qui suppose que le lien religieux n’est pas nécessaire pour penser et construire le lien politique. Vous savez que la France l’a installée à la suite de plusieurs siècles d’histoire, face à une religion dominatrice et hégémonique -expérience dont les Américains n’ont pas fait l’épreuve, mais qu’ils connaissent et qui mérite, sinon l’approbation, du moins un peu d’attention. Vous savez que la laïcité ne s’oppose pas aux religions : elle s’oppose seulement à leurs prétentions politiques en leur demandant de renoncer à faire la loi. Vous savez que l’abstention qu’elle exige dans l’espace relevant de l’autorité publique a pour corollaire la plus grande liberté dans l’espace civil pour toutes les croyances et incroyances. Vous n’avez, il est vrai, donné aucune leçon. Vous n’avez pas non plus présenté une opinion, un souhait qui vous serait propre. Reprenant sur ce point la tradition de vos prédécesseurs vous avez simplement, tranquillement, avec l’assurance et l’arrogance d’un maître du monde, accordé une caution, exprimé un désaveu et donné des ordres. En encourageant et en justifiant le port du voile islamique, vous avez désavoué les millions de musulmanes qui ne le portent pas, vous avez réduit au silence celles qui luttent pour la liberté de conduire leur vie au péril même de celle-ci, vous n’avez même fait aucune distinction entre celles qui le portent librement et celles auxquelles il est imposé. Parmi toutes les interprétations de l’islam, et malgré votre volonté de vous adresser par ailleurs aux musulmans qui rejettent l’intégrisme, vous avez ainsi fait un choix, n’hésitant pas à vous mêler aux débats internes à une religion. A entendre l’approbation que vous avez reçue sur ce point des organisations les plus dures, les plus rétrogrades du monde musulman, nul ne peut douter que ce choix est politique. Ce choix n’est pas nouveau, et là encore vous renouez avec une tradition que vous prétendez par ailleurs rompre : car votre pays l’a fait naguère en soutenant les talibans ; on en connaît les conséquences aujourd’hui. Vous avez offert sur un plateau les femmes et des millions de musulmans non intégristes en cadeau aux groupes les plus réactionnaires : est-ce le prix que vous avez choisi pour la nécessaire réconciliation de votre pays avec le monde musulman ? Un tel prix risque d’attiser la violence y compris en Europe. Car, par cet éloge appuyé du voile islamique, vous risquez de redonner vigueur à ceux qui, aux Pays-Bas, ont assassiné Theo Van Gogh, à ceux qui, au Royaume-Uni, rendent une justice dite « islamique » où la parole d’une femme ne vaut pas celle d’un homme, à ceux qui, au Danemark, ont prétendu faire taire la presse en criant au blasphème, à ceux qui, dans plusieurs pays d’Europe, ferment les yeux sur les crimes dits « d’honneur ».
Comme des millions de personnes dans le monde, j’ai salué votre élection, j’ai célébré avec mes amis américains la fierté retrouvée d’un grand peuple libre et libérateur, j’ai étudié votre superbe discours dit « sur les races » avec délectation. J’ai attendu votre discours du Caire comme un grand moment pour la paix du monde : il serait stupide et malhonnête de ma part de lui refuser ce statut et ce rôle, il serait absurde de le rejeter en bloc sous prétexte de ce qui me choque dans vos propos. Mais je serais en revanche lâche et indigne de me taire sur ce que j’y considère comme décevant, humiliant et inquiétant. Aujourd’hui, en lisant ces phrases qui sont loin d’être anodines, je suis déçue, car elles me font voir en vous un président américain comparable à ceux que j’ai connus, se conduisant en maître du monde, dictant aux autres ce qui est bon et mauvais. En les lisant, je me sens humiliée comme femme -je croyais que le temps est révolu où on faisait d’elles un bien à négocier, à offrir, à sacrifier. Je me sens humiliée comme citoyenne d’un grand peuple dont vous avez balayé en quelques petites phrases une longue expérience historique et tout un pan de la pensée. Je suis gênée à l’égard de mes concitoyens musulmans sincèrement attachés à la laïcité (qui leur offre la garantie d’une vie religieuse libre et paisible) car vous les avez désavoués en tâchant de les réorienter vers ce que vous leur avez indiqué comme la bonne voie. Je suis inquiète surtout pour ceux qui, ici et ailleurs, très nombreux, luttent pour se délivrer de l’intégrisme auquel on veut les identifier sans aucun égard pour leur diversité, pour les débats qu’ils ont le courage de mener, pour leur pensée. Aujourd’hui, je crains que cette alliance légitime et nécessaire que vous offrez au monde musulman, puisqu’elle comprend hélas ce geste appuyé de désapprobation envers les pays laïques, ne scelle à terme une alliance avec tous les intégrismes contre la laïcité et contre les femmes. |
http://www.mezetulle.net Auteur de "Qu'est-ce que la laïcité", publié chez Vrin, 2007.
Pour réagir aux articles, écrire à : evariste@gaucherepublicaine.org
Voir tous les articles de Catherine Kintzler
18:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, obama, islam, muslims, discours du caire, laïcité, voile islamique, féminisme
13.06.2009
Hypothèse du détournement du vol 447 d’Air France

Selon Debkafile ( le 10/06/09 )
Un jour après que debkafile eut publié (mardi 09/06/09) que les services français de sécurité vérifient minutieusement chaque nom des passagers sur la liste d’embarquement du vol d’Air France 447 disparu dans l’Océan Atlantique, ainsi que leurs liens sociaux et religieux, des sources proches des milieux sécuritaires à Paris signalent que deux noms de terroristes islamistes parmi les plus recherchés en France, figurent sur la liste d’embarquement.
L’apparition de ces deux noms renforce la théorie selon laquelle l’avion se serait écrasé suite à une action terroriste et que l’interruption graduelle des systèmes de commande résulte d’une action délibérée et non d’un problème technique.
Les noms de ces deux terroristes ont été découverts par les agents de la DGSE immédiatement dépêchés au Brésil après l’annonce de la disparition de ce vol pour mener enquête et vérifier le dispositif de sécurité en vigueur à l’aéroport international de Rio De Janeiro, d’où l’avion avait décollé le 31 mai dernier.
D’après nos sources, ces derniers mois, les services français ont été informés qu’Al Qaida préparait un méga attentat d’envergure du 11 septembre sur Paris ou sur une autre grande ville de France, c’est-à-dire un détournement d’avion français pour le faire s’écraser sur une de ces villes.
Al Qaeda a décidé d’une telle opération suite la décision du Président Nicolas Sarkozy d’envoyer en renfort des troupes militaires françaises combattre en Afghanistan.
Si les résultats de cette enquête confirment que les deux noms sur la liste d’embarquement sont bien ceux des deux terroristes en question, il faudra conclure qu’Al Qaeda a concrétisé sa menace et a tenté de détourner le vol 447 d’Air France pour le faire s’écraser sur Paris. Quelque chose a dû mal tourné et c’est probablement pour cela que l’avion s’est écrasé dans l’Océan Atlantique avant d’atteindre Paris.
Les sources de lutte antiterroriste de Debkafile estiment qu’une telle situation pourrait procéder principalement selon deux scénarios possibles.
1- Les pilotes de l’avion informés et conscients depuis plusieurs mois de l’éventualité d’un détournement auraient fait preuve d’une bravoure exceptionnelle et auraient préféré diriger l’avion vers l’océan avant qu’il n’atteignit les cieux de France.
2- L’un des deux terroristes qui auraient pris contrôle de l’avion ou tous les deux auraient décidé d’exécuter une action suicide similaire à celle perpétrée le 31 mars 1999 par un pilote égyptien lorsque ce dernier avait précipité un Boeing 767 d’Air Egypt dans l’Océan Atlantique. Jusqu’à aujourd’hui, cette action est considérée par les gens d’Al Qaeda comme l’une des plus audacieuses et des plus réussies.
Traduit de l’hébreu par Méir Ben-Hayoun
Lire aussi : "Aucun lien établi" entre les sondes et le crash de l’A330
Charles D'Alger 12/6/2009 Résilience TV
11:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vol d’air france 447, terroristes islamistes, dgse, al qaida, afghanistan
12.06.2009
Le discours du Caire comme paradigme de la dhimmitude rampante
Le discours prononcé par le président des États-Unis à l'université du Caire le 4 juin est apparu à beaucoup de braves gens comme pavé des meilleures intentions. On l'a présenté comme annonciateur de temps heureux où l'épée deviendra charrue et où le lion jouera gentiment avec la gazelle.
Cependant, il contient un tel nombre de demi-vérités et de franches légendes qu'il faut un certain temps pour les analyser froidement et en mesurer les conséquences. Dans un tel propos, l'interprétation de l'auditeur, plus encore que celle du lecteur, compte finalement plus que l'habile formulation du rédacteur.
Le mensonge brut, le plus gros, consiste à poser comme un dogme, que la civilisation se trouverait redevable en quoi que ce soit de la religion islamique. Postulat, naturellement non-démontré, car indémontrable, puisque faux, un tel sophisme alimente la propre nostalgie interne des musulmans pour leur âge d'or. Modestement d'ailleurs ceux-ci le situent entre 622 et 661, c'est-à-dire à l'époque où Mahomet, de 622 jusqu'à sa mort, puis les quatre califes dits "rachidoun" gouvernent à Médine la communauté des croyants (1).
À partir des Omeyyades, autrement dit : de la dynastie de Moawiya, gouverneur de la Syrie conquise, et qui, cinquième calife, régnera à Damas, nous considérons souvent en occident que l'empire islamique médiéval était devenu une puissance culturellement estimable. Elle le restera plus ou moins jusqu'à la destruction de la capitale abbasside de Bagdad par les Mongols en 1258.
Il se trouve que l'islamisme proprement dit professe une tout autre vision. Ceux que, par commodité, nous acceptons d'appeler "salafistes", du nom qu'ils se donnent eux-mêmes par référence à la doctrine des "pieux ancêtres", pensent de ces sociétés ultérieures : damascène, puis mésopotamienne ou persane, a fortiori andalouse ou ottomane, qu'elles témoigneraient, à les en croire, déjà d'un abâtardissement.
Revenons par conséquent aux affirmations développées dans le discours de M. Obama.
Pour qu'elles contiennent la moindre part de vérité, il faudrait pouvoir déterminer en quoi, au VIIe siècle, la prédication religieuse de la péninsule arabique a pu déterminer elle-même un seul "progrès de l'esprit humain". On reste bien en peine, du point de vue occidental.
La thèse dans laquelle s'inscrit implicitement le discours présidentiel américain se retrouve dans la triple conclusion citant successivement le Talmud, la Bible et ce qu'il appelle le "saint" Coran. En elle-même, cette présentation devrait heurter le chrétien. Elle met le livre musulman au-dessus du nôtre, dont le message spécifique s'appelle l'Évangile. Accessoirement, celui-ci ne donne aucune ligne directrice étrangère à celles de l'Ancien Testament, insistant plus spécifiquement, pour faire court sur une dimension humaniste, elle-même présente dans le Lévitique, et résolument pacifique : "quiconque vit par l'épée périra par l'épée".
Admettons cependant, un instant, que la croyance commune monothéiste, reformulée à leur manière au VIIe siècle par les Bédouins du Hedjaz, les rapprocherait d'un tronc commun judéo-chrétien. Supposons même que cela permette effectivement de parler, bien hardiment d'une "fraternité d'Abraham". On peut le concevoir en lisant honnêtement certains passages du livre saint des mahométans.
Mais, alors, si l'on se situe sur un tel terrain, la même lecture contredit totalement l'affirmation centrale du discours du Caire de M. Barack Husseïn Obama, répétant cette déclaration à peine croyable :
À Ankara, j’ai dit clairement que l’Amérique n’est pas et ne sera jamais en guerre contre l’Islam.
Comment un homme aussi documenté, épaulé par des "agences gouvernementales" – terme américain qui désigne des bureaucraties aussi puissantes que le Département d'État, la CIA, la NSA, etc. – peut-il ignorer ce que tout un chacun peut trouver tout seul dans le Coran.
Les citations djihadistes habituellement abondent. On gagnera à les retrouver soi-même.
Ici je me permets simplement d'en emprunter le tableau au plus favorable des islamologues français, l'universitaire protestant Bruno Étienne. Voici comment il résume la violence recommandée par la "récitation" coranique (2) :
- "Le combat vous est prescrit" (sourate 2 vv216-217 répété à sourate 3, vv157-158, v169, sourate 8 v17)
- "combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de luttes doctrinales et qu'il n'y ait plus d'autres religion que celle de Dieu" (sourate 8 v39) ;
- "combattez ceux qui ne croient pas en Dieu, au jour dernier, qui ne considèrent pas comme illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ainsi que ceux qui parmi les gens des Écritures, ne pratiquent pas la religion de la vérité, jusqu'à ce qu'ils payent, humiliés et de leurs propres mains le tribut." (sourate 9 v29)
-et enfin "ô croyants ! combattez les infidèles qui vous entourent. (sourate 9, vv41,111 et 123; sourate 97 v35 ; sourate 59 v8)
Que faut-il de plus à ce paradigme de la dhimmitude rampante ? Si l'on envisage, au-delà de ce que des musulmans ont pu accomplir de positif, leur religion elle-même (3) on doit voir la vérité en face : cet islam-là a déclaré la guerre à l'occident.
M. Obama constate que "la violence extrémiste menace gravement notre sécurité" et il parle de "la situation en Afghanistan". À qui veut-il faire croire qu'il ne s'agit pas d'une guerre ?
On s'étonnera par conséquent que le président français ait cru bon de déclarer : "Je suis totalement d'accord avec le discours du président Obama, y compris sur la question du voile. (…) en France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. C'est sa liberté." (4)
Dans notre pays, on a pris l'habitude d'appeler des "réformes" toute modification des lois et des règlements. Au nombre de celles-ci, envisage-t-on en haut lieu d'abroger, par conséquent, la Loi du 15 mars 2004 "encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics" ou de ne pas l'appliquer ? On aimerait des précisions de la part du premier magistrat de la république.
Apostilles
- À partir du second calife, Omar ibn el-Khattab (634-644) conquérant, par l'épée,de la Syrie, de la Perse, de la Mésopotamie et de l'Égypte, les successeurs de l'envoyé (khalifa al-rasoul) y prennent le titre de commandeurs des croyants (amir al-mumenin dont l'occident médiéval a fait "miramollin") titre novateur, excluant comme "infidèles" les judéo-chrétiens.
- Dans son livre "Islamisme radical" chapitre "du Jihad au tyrannicide" publié en 1987 (Hachette) pages 179-180.
- Rappelons qu'officiellement, au moins sein de l'islam sunnite, qui prévaut à l'université égyptienne al-Azhar, "l'interprétation" (idjtihâd) est fermée depuis plus de 700 ans. Cette situation remonte aux califes abbassides. Elle irrite certes quelques "réformistes", au sens occidental du mot.
- Le 6 juin à Caen cf AFP, publié le 06/06/2009 à 14 h 05..
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2009/06/le-discours-du-caire-comme...
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06:47 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, discours du caire, islam, dhimmitude, afghanistan, omeyyades
10.06.2009
LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

BP 4 - 91570 BIEVRES
Tél: 06 80 21 78 54
Tél : 01 69 41 01 12
E-mail : jeunepiednoir@wanadoo.fr
Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Par courriel – Lettre RAC Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS
OBJET : Demande de changement du 5 décembre au 5 juillet de la date de commémoration nationale en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.
Monsieur le Président la République,
Comme vous avez pu encore le constater, tous les ans, une virulente polémique s’engage autour du 19 mars 1962, que deux associations d’anciens combattants essaient d’imposer, sans succès depuis 1975, comme date de commémoration officielle en mémoire des victimes civiles et militaires « morts pour la France » de la guerre d’Algérie. Leur principal argument repose sur l’application du « cessez-le-feu » signé la veille entre l’Etat français et le seul FLN qui, selon eux, aurait marqué le retour de la paix en Algérie. Or, chacun sait hélas, que le cessez-le-feu unilatéral de l’Armée française du 19 mars 1962 a été suivi, en sept mois de « paix », de plus de crimes contre les Français d’Algérie et les militaires français que sept ans de guerre. Cette date marque en réalité pour les Français d’Algérie le début de drames que vous avez si bien décrits dans vos engagements envers nos compatriotes durant la campagne présidentielle, notamment dans votre courrier du 16 avril 2007 : « Il n’est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. Je le répète, c’est par respect pour vous que je n’accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d’Algérie soit celle du cessez-le-feu, qui de surcroît, n’a pas été respecté ».
Pour éviter cette polémique, le Président Jacques CHIRAC, suivant l’avis de la commission Favier qui proposait de choisir une date neutre, avait opté pour la date sans signification du 5 décembre pour l’hommage de la Nation aux militaires « morts pour la France » en Algérie. Cette date est commémorée depuis 2003 et elle a été confirmée par le Parlement, expression de la volonté du Peuple français, lors du vote de la loi du 23 février 2005 pour rendre aussi hommage aux victimes civiles de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.
Depuis l’avis de la commission Favier et le vote de la loi du 23 février 2005 qui reconnaît dans son article 2 la « violation des accords d’Evian », la demande de nombreuses personnalités et les déclarations des principaux candidats à l’élection présidentielle invitent à réexaminer le choix du 5 décembre fait en 2003 par votre prédécesseur. En effet, la date du 5 juillet semble désormais, pour des raisons historiques et objectives, s’imposer naturellement :
1 – La date officielle de la fin de la « guerre » d’Algérie pour la prise en compte de la campagne officielle sur le théâtre d’opération est le 2 juillet 1962, comme l’atteste le décompte des services de tous les personnels militaires. Et comme le confirme d’ailleurs l’article L1 bis la loi du 18 octobre 1999.
2 – La demande persistante depuis novembre 1993 de nombreux Anciens Combattants d’Algérie, notamment de la plus importante de leur Association -l’Union Nationale des Combattants, UNC - et de son Président M. Hugues DALLEAU, pour que soient aussi considérés comme « morts pour la France » les 535 militaires français assassinés ou disparus en Algérie après le 2 juillet 1962 et jusqu’au 4 juillet 1964 dans des opérations de protection ou de secours de nos compatriotes encore sur place (cf. annexe jointe).
3 – L’assassinat le 5 juillet 1964, 2 ans après l’indépendance de l’Algérie, du jeune Jean-Claude Saint-Aubin, 23 ans, et de sa jeune passagère Mlle Dominique Kaydash, 18 ans, par les services spéciaux français qui pensaient assassiner un responsable de l’OAS. Ce crime d’Etat, commis par « erreur » de ciblage, a été reconnu officieusement par la Justice française qui a accordé aux parents du jeune Saint-Aubin une réparation morale de 500.000 francs, soit 75.000 euros, estimant que « l’institution judiciaire avait mal fonctionnée » (cf. annexe jointe).
4 - A ces faits objectifs, il serait légitime d’associer tous les soldats et civils français « morts pour la France » en Algérie du 5 juillet 1830, date officielle de la conquête française de la Régence turque d’Alger, au 5 juillet 1962, date du massacre collectif d’Oran où furent assassinés et disparurent plusieurs centaines de Français d’Algérie (peut-être même plusieurs milliers).
5 – Votre volonté personnelle de montrer publiquement votre considération pour les victimes d’actes terroristes. Le 5 juillet 2007, vous aviez accueilli à l’Elysée Mme Françoise RUDETZKI, alors présidente de l’association SOS Attentats. Le 5 juillet 2009, les familles des victimes du massacre d’Oran 5 juillet 1962, qu’aucun Président de la République française n’a reçu depuis cette date, seraient très touchées si vous acceptiez de les recevoir.
Enfin votre désir public de voir reconnu le « crime d’Etat » du 19 mars 1962. Le 31 mars 2007 devant la presse et les responsables d’associations de Français rapatriés Harkis en présence du ministre délégué aux Anciens Combattants, M. Hamlaoui MEKACHERA, vous aviez déclaré : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis et d’autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une deuxième fois ». Cet engagement a été salué par une ovation prolongée de l’assistance car il répond à la première des attentes des deux millions de Français rapatriés et de leurs descendants. Lors de la réunion du 13 avril 2007, en présence des ministres André Santini et Christian Estrosi et des députés Kert, Diefenbacher et Vitel, à la question de savoir à quelle date vous envisagiez de tenir cet engagement de reconnaître officiellement la responsabilité de l’Etat, vous avez répondu sans ambiguïté : avant fin 2007. Reconnaissance à laquelle vous avez souhaité associer les victimes civiles : « Je vous confirme qu’outre la mémoire due aux disparus, je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu’à l’indépendance, se voient reconnaître la qualité de morts pour la France et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux. » « Plus d’un demi-siècle après les faits, il est temps que toute la lumière soit faite sur ces disparitions, que l’on aide les familles à retrouver la paix, et que les disparus aient une reconnaissance de la Nation par l’inscription de leurs noms sur ce monument public. »
Tous ces faits historiques incontestables nous conduisent à vous demander de bien vouloir proposer au Parlement le vote d’un amendement modifiant la date de l’hommage de la Nation du 5 décembre au 5 juillet. Le Mémorial du Quai Branly à Paris pourra alors réellement devenir le lieu national de mémoire de toutes les victimes civiles et militaires « morts pour la France » en Afrique du Nord.
Les Français rapatriés, qui attendent depuis plus de deux ans du gouvernement la mise en œuvre de vos engagements en leur faveur, seront particulièrement sensibles à ce changement symbolique marquant à la fois votre volonté de voir leurs drames reconnus et celle de voir tous vos engagements tenus à leur égard.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.
Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
10:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie française, pieds-noirs, oas, oran 5 juillet 62, guerre d"algérie
09.06.2009
Obama vient en un discours de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam

Si l’islam a non seulement transmis le savoir grec à l’Europe mais l’a carrément initiée aux arts et lettres selon Obambi, (ce qui est faux : ex St Sophie a été la matrice de la technique du dôme) dans ce cas une telle affirmation ne peut que renforcer les islamistes dans leur désir de vivre s’habiller penser précisément comme à cette époque épique. C’est simple lumineux. Puisque le principal dirigeant de la plus puissante nation occidentale avoue en quelque sorte que tout son génie vient de l’islam de cette époque, alors replongeons-nous en elle, revisitons-là, revivons-là, pensons en elle jusqu’au bout de la nuit (qui s’étend).
Obama vient en un discours de renforcer l’emprise islamiste sur l’islam, et d’affaiblir en même temps tous les démocrates musulmans qui pensaient que s’habiller de manière moderne, ne pas se voiler, intégrer les valeurs universelles dans le renouvellement de leur discours, pouvaient créer un islam nouveau à l’image de son temps, revivifiant la tradition d’une autre façon : ils se trompaient ! c’est au contraire en s’immobilisant dans l’islam des premiers siècles, qui a précisément apporté la civilisation à l’Europe et au monde, que l’islam peut repartir de l’avant voilà ce qu’en conclut à juste titre l’islam politique qui a désormais ses lettres de noblesse.
Nous ne mesurons pas encore l’étendue des dégâts dans les écoles et les universités. Puisque la déperdition qui en a résulté pour l’Islam sera mis sur le dos du libéralisme le colonialisme et ses "youpins sionistes" et le tour est joué : merci Obambi !
( bien sûr il peut être objecté que Ben Laden et consorts ont préalablement condamné les propos d’Obama et qu’ils lui reprochent de les combattre en Afghanistan ; sauf que ceci n’est pas contradictoire en ce que si ceux-là exprimeraient un islam brut tandis que Obama (et Sarkozy Cohn Bendit, Bayrou, Besancenot…) aspirent à vivifier un islam soft, il n’empêche que celui-ci, lorsqu’il verra que les populations d’origine religieuse musulmane lui échappent sera de moins en moins imaginaire et canada dry…)
Lucien SA Oulahbib 9/6/2009 Resilience TV
18:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, islam, islamisme, muslim, obama, israël, palestine, europe, grèce



