18.07.2009
Gute Ferien Kameraden !





L'homme fait l'histoire ; la femme est l'histoire. La reproduction des espèces est féminine : elle court constamment et tranquillement à travers toutes les espèces, animales ou humaines, à travers toutes les cultures à vie courte. Elle est primitive, inchangée, éternelle, maternelle, comme une plante, et sans culture. Si nous regardons en arrière, nous voyons qu'elle est synonyme de la vie elle-même
Oswald Spengler...
11:56 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vacances, norvège, femmes
17.07.2009
Yes Sir yes !

L'Adjudant-Chef
Pour ceux qui l'ont été...
Pour ceux qui auraient aimé le devenir...
Pour ceux qui ne le sont pas restés...
Pour ceux qui veulent se marrer !...
L'Adjudant-Chef
- L'Adjudant-Chef est un dieu, Vénérez-le....
- Exécuter un ordre de l'Adjudant-Chef est la chose la plus merveilleuse qui puisse illuminer votre existence.
- Quand vous respirez et consommez l'oxygène de l'Adjudant-Chef, soyez économe.
- L'Adjudant-Chef ne se trompe pas, ne s'est jamais trompé, ne se trompera jamais : c'est vous qui êtes inapte à comprendre sa poésie.
- L'Adudant-Chef pense pour vous : vous n'avez pas à sucer des allumettes.
- En toutes circonstances, l'Adjudant-Chef reste l'Adjudant-Chef. Bien plus lorsqu'il se trouve à poil.
- Seul l'Adjudant-Chef est un homme ; vous en êtes encore au stade de la puberté et encore, l'Adjudant-Chef est généreux...
- L'Adjudant-Chef vous mènera à la victoire, vous mourrez pour lui sourire aux lèvres.
- La parole de l'Adjudant-Chef est source de vie, vivez suspendu à ses lèvres.
- L'Adjudant-Chef est humain, s'il vous frappe c'est pour votre bien.
- L'Adjudant-Chef occupe toute votre existence. Le jour de votre mort il vous donnera l'extrême onction.
- Quoi que vous pensiez de l'Adjudant-Chef, il le sait parfaitement bien, et s'en fout complètement.
- La mode passe, les Adjudants-Chef restent.
- Si un Adjudant-Chef meurt, un autre le remplace, il y aura donc toujours des Adjudants-Chefs.
- Un Adjudant-Chef en cache un autre.
- L'Adjudant-Chef est très viril, ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle le " JUTEUX-CHEF ".
- Un Adjudant-Chef ne meurt pas tout seul, ses hommes doivent l'accompagner.
- Si vous avez peur de l'Adjudant-Chef, vous êtes parfaitement normal.
- Si vous êtes moins instruit que l'Adjudant-Chef, vous êtes bien élevé.
- S'il n'y avait pas d'Adjudant-Chef, il n'y aurait pas de règlement, tuez le, il y en aura toujours un autre pour refaire le règlement.
- L'Adjudant-Chef ne dort que d'un œil. S'il a les yeux fermés, c'est pour camoufler l'autre.
- Si l'Adjudant-Chef vous frappe avec une barre à mine, ce n'est pas pour vous faire mal, mais pour la détordre.
- Un Adjudant-Chef peut encercler ses ennemis. Tout seul.
- Un Adjudant-Chef pisse face au vent, le vent change de direction.
- Un Adjudant-Chef peut claquer une porte fermée...
- Un Adjudant-Chef a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.
- Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama d'Adjudant-Chef.
- Un Adjudant-Chef ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.
- Un Adjudant-Chef peut diviser par zéro.
- Dieu a dit : que la lumière soit ! Et l’Adjudant-Chef répondit : On dit s'il vous plaît...
- La seule chose qui arrive à la cheville d'un Adjudant-Chef... c'est sa chaussette.
- Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à un Adjudant-Chef...
- Un Adjudant-Chef fait pleurer les oignons...
- Pour certains hommes le testicule gauche est plus large que le testicule droit. Chez un Adjudant-Chef, chaque testicule est plus large que l'autre.
- Un Adjudant-Chef sait parler le braille.
- Il n'y a pas de théorie de l'évolution. Juste une liste d'espèces qu'un Adjudant-Chef autorise à survivre.
- Un Adjudant-Chef et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.
- Un jour, au restaurant, un Adjudant-Chef a commandé un steak. Et le steak a obéi.
- Un Adjudant-Chef a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.
- Un Adjudant-Chef mesure son pouls sur l'échelle de Richter.
- Un Adjudant-Chef connaît la dernière décimale de Pi.
- Un Adjudant-Chef peut taguer le mur du son.
- Quand la tartine d’un Adjudant-Chef tombe, la confiture change de côté.
- Dieu voulait créer l'univers en dix jours. Un Adjudant-Chef lui en a donné six...
- Un Adjudant-Chef est capable de laisser un message avant le bip sonore.
- Une larme d’un Adjudant-Chef peut guérir du cancer, malheureusement un Adjudant-Chef ne pleure pas.
- Si Un Adjudant-Chef dort avec une lampe allumée, ce n'est pas parce qu'il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.
- Le calendrier d'un Adjudant-Chef passe du 31 mars au 2 avril... Personne ne fait de blague à un Adjudant-Chef...
Un grand merci Bernard !
Et j’ajoute, ( compte tenu de mon illustration photographique d'époque , mon cher Bernard, avant que tu ne poursuives une brillante carrière d’officier ).
L'Adjudant-Chef ne se touche pas les couilles, il se gratte la tête …
16:45 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : para, humour, sodat, l'adjudant-chef, bernard dufour, parachutiste
15.07.2009
DE SARAJEVO A LA MORT DE L’ALGERIE FRANCAISE
Je ne connais pas l’Algérie d’aujourd’hui. Je ne veux pas la connaître. Ce qui nourrit trop souvent mes rêveries, c’est « l’autre Algérie ». La morte. Celle que l’on a tuée. L’Algérie française. Cette merveilleuse et longue parenthèse dans l’histoire de notre patrie. Ce siècle de « l’Algérie heureuse » durant lequel la France tenait encore avec orgueil et avec fierté cette tête de pont géopolitique, qui permettait à ce que l’on appelle l’Occident de conserver un contact étroit, charnel même avec l’Afrique. Un contact, dont nous avions la prescience qu’il était nécessaire et vital à la santé du monde.
Je me laisse donc embarquer dans cette rêverie, ou plutôt vers ce retour en arrière, quand soudain, un coup de cravache m’arrache avec une brutalité inouïe à ce laisser-aller qui m’aspirait une fois de plus vers les profondeurs d’un passé encore tout chaud de sa vitalité historique. Tout chaud de sa vitalité émotionnelle. Un coup de cravache qui prétend sanctionner, avec cruauté, l’incongruité de ce comportement nostalgique, voire pleurnichard.
Un hurlement de colère vient d’ailleurs aggraver, en l’augmentant, l’impact sensoriel de ce coup de cravache. Qui l’a poussé ? Mon agresseur ? Moi-même ? Peu importe, car dans mon subconscient d’halluciné, je crois détecter dans ce cri quelques syllabes, un mot, un nom. Tout à coup, je n’en crois pas mes oreilles ! Mais oui, c’est bien ça ! Ce que j’ai entendu, ce que j’entends, c’est « Sarajevo » !
Sarajevo ? Horreur ! Que vient faire dans ma rêverie ce symbole de l’imbécillité européenne ou atlantique, ou occidentale ? Sarajevo, cette illustration de la volonté névrotique d’islamiser par tous les moyens, une province située en plain cœur de notre vieux contient ! Sarajevo, révélation de la mise en marche d’un rouleau compresseur pervers dans le but évident de réduire encore ce qui reste de l’assise chrétienne en Europe. En utilisant, pour ce faire, un intervenant tactique de choix, l’arabo-islamisme fondamentaliste, un nouvel envahisseur élaboré, fabriqué par un metteur en scène de génie. Un metteur en scène occulte, clandestin, certes, mais capable d’insuffler la vie à un corps congelé, à un « laissé-pour-mort », tel un colonel Chabert moderne. Capable de le mettre debout et de le faire marcher. Comme un Frankenstein géopolitique. Je parle de la Bosnie qui, de partiellement musulmane, deviendra islamiste et intégriste. La Bosnie que l’on propulse ainsi, dans sa totalité, à l’intérieur du dar al Islam[1]
Soudain, au milieu de ces hallucinations, j’enregistre un violent rappel à l’ordre. Sévère, méchant même. Mais surtout moqueur, narquois méprisant, tel qu’aurait pu le proférer un Méphistophélès contemporain s’adressant à un docteur Faust du XXe siècle :
- Tais-toi idiot !
Voilà ce que commande mon agresseur virtuel qui prétend m’arracher par cette injonction, à la bouffée délirante qui commence à m’envahir. Et il poursuit d’une voix nasillarde :
- Sarajevo ? Mais, pauvre ignare, quel rapport avec la guerre d’Algérie ? Quel rapport avec la honteuse sécession des départements français d’Algérie et du Sahara ? Quel rapport avec la mort irrévocable de l’Algérie française ?
Cette interrogation, formulée par l’ange noir qui prétend ainsi exercer son pouvoir sur ma personne, se révèle efficace. Car elle me plonge brutalement dans une perplexité vigilante. Mais elle est surtout salutaire. Elle suffit, en effet, à m’arracher à cette logorrhée onirique qui nourrissait un dialogue que j’avais engagé, finalement, avec un autre moi-même.
Je m’impose alors un silence de quelques secondes. Puis très rapidement, je m’incorpore une fois de plus à cet entretien virtuel, noué avec je ne sais qui, avec l’irréel. Et c’est en toute logique que je réponds d’un ton calme qui se veut sentencieux :
- Aucun rapport !
Puis très rapidement, comme pour interdire à mon interlocuteur imaginaire un répit dont il saurait tirer profit, comme pour me moquer de lui et le narguer à mon tour tout en lui clouant définitivement le bec, j’ajoute :
- Sarajevo quand même !
* *
*
Nous sommes les 28 et 29 juin 1914. L’archiduc d’Autriche, François-Ferdinand et son épouse morganatique, la duchesse de Hohenberg, sont en visite officielle dans la capital bosniaque pour le compte de l’empereur d’Autriche, roi de Bohême et de Hongrie. Les Balkans sont en ébullition. La Serbie indépendante n’accepte pas le protectorat des Hasbourgs sur sa petite sœur, la Bosnie-Herzégovine, où vit une importante population musulmane. Musulmane de religion. Mais de race serbe, de race européenne. Peuplée d’anciens dhimmis chrétiens, éleveurs de cochons, qui, pour échapper à la dhimmitude et aux persécutions, se sont convertis à la religion musulmane, lors de l’occupation ottomane.
Et le drame éclate !
Quelques coups de flingue bien ajustés par un Serbe, Gavrilo Princip, et voilà mon archiduc ainsi que son épouse qui sont mis au tapis. Pour le compte. Morts et bien morts.
Cet assassinat, on le sait bien évidemment, va mettre en route une gigantesque tragédie. On l’appellera à juste titre la Grande Guerre, car la particularité historique de ce conflit sera de mettre en route le génocide des peuples européens, de l’Atlantique à l’Oural. Le génocide de la race européenne. Ne craignons pas la vérité de mots.
A partir de ce meurtre en effet, les ultimatums vont se succéder et dégringoler comme autant de couperets sur la nuque des gouvernants. L’angoisse s’empare des ministères. Pendant ce même temps, les officiers d’état-major ne ratent pas l’occasion de gonfler leurs pectoraux. Ils ressortent de leurs archives de vieux plans de batailles, tout poussiéreux. Clausewitz et les maîtres à penser de la guerre deviennent à nouveau leurs seuls génies de référence. Ils préparent avec avidité leurs opérations militaires. Oui, c’est bien d’une fébrilité avide qu’ils sont atteints, car ils sont pressés d’en découdre. La paix, en effet, apparaît lénifiante à ces dieux de la guerre.
En Russie, le Tsar Nicolas II, historiquement mort déjà, mais il ne veut pas le croire, voit dans un conflit avec l’Autriche-Hongrie, l’occasion offerte par Dieu de sauver la Sainte Russie. De sauver ainsi du même coup la dynastie des Romanov menacée d’anéantissement par le raz de marée révolutionnaire qui s’annonce. Qui s’est déjà mis en mouvement.
Un délire aigu et collectif s’empare des nations européennes. Il se traduit par une fuite en avant, vers la mort, au pas de charge.
- A Paris ! braillent les uns.
- A Berlin ! vocifèrent les autres.
C’est tout juste si des danses rituelles de la mort ne viennent pas cadencer cette paranoïa martiale. Comme des Balubas ! Comme des Tutsi ! Comme des Hutus ! Seuls manquent les masques de guerre et les machettes. La vie ne compte plus. C’est une pulsion de mort qui déferle ainsi comme un ouragan sur les nations d’Occident.
* *
*
Les promoteurs du sacrifice de la jeunesse européenne, dans ce qu’elle signifie de merveilleux pour le présent et de richesse pour l’avenir, semblent avoir perdu la notion de l’importance, comme facteur de stabilité, donc de bonheur, des républiques, royaumes et empires que le destin et la fatalité historique ont placé entre leurs mains de vieillards angoissés. Monarques et présidents courbent l’échine à leur tour.
Comme les prêtres aztèques, ils vont donner leur agrément au jeu de massacre.
Ils vont ouvrir le bal en s’incorporant à la nouvelle danse macabre qui fait entendre ses premières mesures.
Ils vont provoquer ainsi l’éclatement de ces républiques, royaumes et empires qui auraient pu assurer pour longtemps encore l’équilibre des nations d’Europe et par là même la joie de vivre des peuples qui ont généré le rayonnement de ces nations. Car une nation ne peut survivre que grâce à la vitalité, à la pugnacité et à l’enthousiasme des peuples qui l’ont élaborée au fil des siècles.
Après ce conflit, Lénine, Staline, Bela Kun, Béria, Hitler, Mao Tse Tung, Pol Pot, Amin Dada et tant d’autres se chargeront de porter un coup de grâce à un univers européen qui va s’effondrer dans une mutation perverse. Morcellement des empires et des nations. Epuisement biologique des peuples, consécutif à cette tuerie qui fera des nations européennes, les unes vaincues, les autres victorieuses, mais collectivement défaites, des nations vieillies, fripées, stérilisées. Prêtes à plier genoux sous la pression d’un infra-monde qui pourra ainsi déployer une vigueur inattendue.
La guerre est donc là et bien là. Fraîche et joyeuse !
A Berlin, le 5 août 1914, l’ancien chancelier du Reich, le prince Bülow, court à la Chancellerie. Il tient à rencontrer son successeur Bethmann-Hollweg. Tout essoufflé, il est reçu sur le champ. Il réajuste son monocle. Puis, figé dans un garde-à-vous impeccable, au milieu de ses halètements de vieillard oppressé, mais dans un merveilleux élan de lucidité géopolitique, il réussit à formuler cette interrogation, ô combien pleine de génie, au chef de l’Etat prussien :
- Dites-moi ! Comment cela est-il arrivé ?
Et son interlocuteur, grand responsable de la politique du Reich allemand de lui répondre dans un trait de clairvoyance historique qui atteint des sommets :
- Ah ! Si on savait !
* *
*
Et bien ! Voilà le genre de question idiote, inepte, dégradante, que je me suis posée des milliers de fois à propos de la mort irrévocable de l’Algérie française. Comment cela est-il arrivé ?
Jusqu'au jour où, après avoir enterré mes complexes, j’ai pris une décision : celle de ne pas mourir idiot, ou du moins totalement ignorant à propos de ce suicide partiel, de cette euthanasie fragmentaire de notre patrie : l’assassinat de la province française d’Algérie, la sécession des départements français d’Algérie et du Sahara. Stimulé, dopé même par cette crainte de mourir idiot, je me suis consacré ou plutôt, je me suis astreint à une réflexion permanente. A une étude. Plus encore, à une recherche, au diable la modestie et la timidité !
Une recherche pour comprendre le Pourquoi et le Comment réels des événements extrêmement graves que nous avons connus et au sein desquels l’Histoire nous a propulsés. Le Pourquoi et le Comment du drame que nous avons vécu.
Mais à l’instant même je me rends compte que je viens d’écrire, à plusieurs reprises, « nous ». De qui s’agit-il ? Il s’agit bien évidemment de cet ensemble, aujourd’hui on dit plus volontiers ce collectif, des Français d’outre-mer. De ces Français d’outre-mer dont on a écrit à maintes reprises qu’à l’égard de la France ils se sont toujours comportés comme les compagnons des mauvais jours. Il s’agit là d’une vérité que l’on ne peut pas nier. Il convient néanmoins de la rappeler.
Nous, Français d’outre-mer, n’avons jamais renié, jamais abandonné, jamais trahi la France, quand notre patrie souffrait, pleurait ou saignait. Nous sommes toujours restés agrippés, rivés charnellement à la France et il faudra une intervention satanique pour arracher l’Algérie française à la France. Car bien évidemment, parmi ces Français d’outre-mer, je fais une place à part aux Français d’Algérie. A ce million de Français qui vivaient là-bas et que j’ai appelés la « fraction vivante de la nation française ».
Mais, que l’on me permette de faire une place privilégiée à la « fraction lucide » du peuple français. Fraction lucide du peuple français de métropole, d’Algérie et d’ailleurs qui n’a pas accepté sans réagir cette euthanasie, insistons sur ce terme, cette euthanasie partielle, inutile, donc criminelle de la France. Fraction lucide qui acceptera le combat à mort que les ennemis de l’Algérie française vont lui imposer. J’évoque ici, bien sûr, les combattants de l’O.A.S. dont je m’enorgueillis d’avoir fait partie à un échelon redoutable et redouté de responsabilité.
- Responsabilité que j’ai assumée comme beaucoup d’autres par le passé, sur le plan pénal, puisque la Ve République m’a gratifié d’une condamnation à mort par contumace.
- Responsabilité que j’assume encore aujourd’hui, comme beaucoup moins d’autres cette fois, sur le plan humain. Certes, ce qui est fait reste fait. Mais l’on se doit toujours, même convaincu de son bon droit, et c’est mon cas, d’être en mesure d’expliquer, sinon de justifier ce que l’on a fait. En particulier, les actes de violence que l’on a soi-même commis. Mais surtout, car c’est beaucoup plus grave, les actes de violence que l’on a fait commettre par d’autres.
Avoir accepté, parce que je ne pouvais pas m’y dérober, la responsabilité opérationnelle de six cents morts dans le grand Alger lors d’une émission télévisée, au mois de janvier 1991, n’est pas suffisant. Je n’ai pas l’âme particulièrement malapartienne et je n’éprouve aucune vocation de « Christ interdit ». J’ai accepté cette responsabilité en public parce que mes fonctions dans la hiérarchie de notre combat m’ont situé à l’échelon le plus élevé de commandement dans le cadre des opérations et du renseignement. Je ne dépendais en réalité que du général Salan. J’ai toujours insisté sur le rôle purement figuratif que tenaient certains militaires, colonels et généraux de l’O.A.S. dont je n’ai jamais reçu ni d’ordres, ni de directives, ni de moyens d’actions. J’ai assumé ce commandement tant que l’O.A.S. se battait. Tant que l’O.A.S. restait violente. Tant qu’elle prétendait être encore un appareil de guerre. Et lorsque certains ont pris la décision, en catimini et à la demande de nos ennemis, d’imposer le cessez-le-feu au mois de mai 1962, j’ai pris progressivement et par écrit la décision de me désolidariser de ceux qui voulaient s’engager sur un chemin extrêmement dangereux, que j’ai stigmatisé à maintes reprises : celui par lequel on se proposait de faire rester les Pieds-Noirs en Algérie après l’indépendance. Ce qui était d’une imprudence criminelle. En tout cas irresponsable.
Mes fonctions étaient terribles certes. Mais je précise que mes responsabilités n’ont pas été partagées par ceux qui s’exhibent parfois aujourd’hui, comme des notables historiques de notre combat. En particulier, lorsqu’ils affirment avoir exercé un commandement, alors qu’il n’y avait plus rien à commander, si ce n’est quelques règlements de compte personnels. Il est classique et vérifié de dire qu’un chef de service de renseignement et d’action doit être présent partout, même s’il lui est prescrit de n’apparaître nulle part. Au contraire de l’homme de propagande qui doit apparaître partout, mais qui, en fait, n’est présent nulle part.
Il n’en reste pas moins vrai que mon propre vécu de notre drame a confirmé une opinion sur la guerre en général. Malgré tous les discours des littérateurs avertis, je tiens à exprimer qu’une guerre ne comporte rien de beau, rien d’élégant, rien qui puisse prétendre à l’élévation de l’esprit. Evoquer mes responsabilités, c’est évoquer un moment très dur de ma vie. Je n’éprouve aucune joie, aucune satisfaction, aucune fierté même à le faire. Car une guerre traduit toujours, d’une manière aiguë une pathologie d’urgence, une pathologie collective. Elle illustre avec éclat une fatalité historique qu’il faut affronter avec tous ses drames. Ses morts, ses trahisons, ses lâchetés, ses mensonges, ses tromperies, ses escroqueries. Avec ses viols collectifs de milliers et milliers de femmes et d’enfants sans défense. Ses massacres de populations civiles. Ses assassinats massifs d’hommes désarmés, lynchés au fusil mitrailleur dans des camps de prisonniers. Des hommes affamés, insultés, battus dans des camps de déportation. Fatalité historique avec aussi ses fanfaronnades, ses flagorneries, ses tartarinades. Rarement, avec ses espérances et ses enthousiasmes. Mais bien évidemment, les drames imputables à l’O.A.S., en comparaison de ces horreurs apocalyptiques vécues en d’autres lieux et en d’autres temps, restent dans des proportions de l’infiniment petit. Il convient de le préciser.
- Responsabilité enfin, compte tenu de mes propres convictions, que j’assumerai ad vitam aeternam sur le plan spirituel. Je garde au fond de moi, en effet, malgré un scepticisme croissant qui m’a éloigné parfois de l’Eglise, un capital inaltérable de l’engagement chrétien auquel j’ai souscrit durant mon enfance, à Alger, dans mon quartier de Bab-El-Oued.
J’y ai fait ma communion privée en 1938, en pleine guerre d’Espagne. Au milieu des manifestations de soutien aux Rouges espagnols, durant lesquelles nous ne pouvions pas ne pas entendre l’Internationale et les chants révolutionnaires communistes interprétés dans les rues de notre faubourg. 1939 est l’année de ma communion solennelle. Après la messe, j’ai effectué avec enthousiasme la procession rituelle qui nous conduisait de notre paroisse à la basilique de Notre-Dame d’Afrique où, avec la foi et la pureté de l’enfance, nous allions renouveler aux pieds de la Sainte Vierge, Reine de France et Patronne de l’Afrique, notre serment de combattre à outrance les œuvres de Satan et de ses sbires.
Mais Satan veillait au grain ! Il saura nous arracher l’Algérie. Il nous la volera. Il mobilisera une armée de démons qui attendaient avec avidité l’heure de la curée. Démons déguisés en responsables politiques de talent. Parfois, en notables religieux. Mais tous revêtus de tenues camouflées faites de social, d’humanitaire, et parfois aussi de spirituel.
Qui étaient ces démons ? Qui parfois « au nom de Dieu » et du « Sacré-Cœur de Jésus », mais toujours au nom du progrès, de la justice, de la grandeur de la France, des nouvelles exigences de l’Histoire et des Droits de l’Homme, ont convaincu le peuple français que cette amputation territoriale était nécessaire ? Qui ont convaincu la nation française de rejeter cette province du nord de l’Afrique et du sud de la Méditerranée, dont nous prétendions faire la plus belle des Californies, dans laquelle enfin l’homme d’Occident et l’homme d’Orient allaient pouvoir dialoguer ? C’est-à-dire se parler comme des hommes libres, des hommes heureux de se rencontrer enfin, des hommes orgueilleux de la vie qui leur était offerte. Responsables du destin qu’il fallait assumer ensemble.
Des hommes qui allaient refuser un comportement de sauvages.
Comme hier à Sarajevo.
Comme au Rwanda, au Burundi, au Soudan, au Nigéria, en Angola, au Libéria, au Congo, en Indonésie et ailleurs.
Comme hier et peut-être aujourd’hui en Algérie, nation souveraine, indépendante, libre, responsable du nouveau destin de son peuple. Nation accouchée de la France, ne l’oublions pas.
Car l’Algérie n’existait pas en 1830. Ce qui existait, c’était un territoire, la Régence turque d’Alger. Province vassale de la Sublime Porte, abandonnée à son destin sans perspectives, par son suzerain, le sultan de Constantinople. C’était un bien vacant auquel la France a donné la vie.
Qu’à-t-on osé en faire de cette vie ?
* *
*
Fort heureusement, au cours des années que je viens de vivre, riches en émotions, en péripéties de toutes sortes, en inquiétudes et en deuils familiaux, mais riches aussi d’un brillant succès socio-professionnel, installé dans une retraite que je ne veux pas douillette, j’ai réussi à m’affranchir de cette agression émotionnelle liée au passé de militant engagé que je fus.
Et je me mets au service de ceux qui ont pris part au combat.
Jean-Claude PEREZ
Nice,
Le 14 juillet 2009
19:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie française, oas, identité française, islam, islamistes, occident, perez
10.07.2009
DE L’ALGERIE FRANCAISE… à LA FRANCE ALGERIENNE

« Vous avez voulu acheter la paix au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre » (Winston Churchill)
Le dimanche 1er juillet 1962, la France vota sur la question de savoir
si l’Algérie devait devenir un état indépendant.
En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des deys. Le gouvernement français, tel Ponce-Pilate se lavait les mains et tournait la page.
Pays sans nom, sans frontière, sans unité, c’est par la France et dans la France que l’Algérie avait acquis une personnalité, pour la première fois dans l’histoire. C’est par la France qu’elle devint, ce jour, indépendante. A cet instant, elle était devenue celle que Joachim de Bernis dépeignait au compte de Choiseul après qu’elle eût cédé le Canada à l’Angleterre par le traité de Paris en 1763 : « La plus méprisable des nations est aujourd’hui la nôtre, parce qu’elle n’a nulle espèce d’honneur et qu’elle ne songe qu’à l’argent et au repos. Nous sommes à la dernière période de la décadence ».
De Gaulle avait dit : « Il faut que la France, dans sa masse approuve ce qui vient d’être accompli en son nom » et son art fut de donner à une politique honteuse un caractère de victoire. Il rassura les consciences et trouva une explication pour sauver le prestige national. La France ayant gagné la guerre donnait aux « patriotes » algériens l’indépendance selon la Charte de l’Atlantique, les déclarations des Nations Unies, les droits de l’homme et la vocation généreuse de la France éternelle. La fuite devenait héroïque. La résistance à l’abandon se transformait en crime. Les bons citoyens respirèrent. Puisque « le plus illustre des Français » préconisait le repli sur l’Hexagone, on pouvait le suivre… et c’est ainsi que la France suivit son guide… elle approuva.
Le peuple français, souvent indifférent, parfois hostile, abusé de surcroît par son gouvernement, venait de livrer une province française à l’ennemi, après que l’armée française eût, en réalité, largement triomphé sur le terrain. Après avoir accueilli avec soulagement et satisfaction la signature des accords d’Evian, la Métropole se réjouissait de cette indépendance de l’Algérie. On y voyait « enfin » la fin d’une guerre impopulaire. Le boulet algérien serait détaché de son corps, les dépenses militaires allaient diminuer considérablement, la prospérité irait croissante et le bien être du peuple serait amélioré de façon radicale !… Le pactole allait pouvoir couler !…
Il n’y avait plus à cet instant que les ambitions à court terme d’un gouvernement veule, de chefs de partis aveuglés par de maigres illusions, de chefs militaires en quête de nouvelles promotions et d’usuriers aux aguets du bénéfice qu’ils entrevoyaient déjà avec cette masse de « richards » qui leur arrivait de l’autre côté de la Méditerranée … sans oublier que la France allait également être « nettoyée » de tous ces Nord-Africains qui, désormais, allaient pouvoir rejoindre un pays « bien à eux ». Quel leurre que tout cela !…
A cet instant ; qui pensait au propre destin de la France ? Qui voyait aussi loin ? Seul le présent comptait et ce présent reposait uniquement d’une part sur le mépris que nourrissaient les métropolitains vis à vis des Pieds-Noirs, d’autre part sur l’intérêt immédiat de leur propre personne, de leur parti politique ou de leurs ambitions. Ils s’imaginaient avoir fait une bonne affaire en mettant fin à une guerre « onéreuse », mais quel avantage illusoire que cela !…
Qui pensait à l’avenir de ses enfants ; de la Nation ? Car en guise de pactole, c’est à un chômage croissant que les Français allaient être réduits et ils allaient également être très vite confrontés à ce que l’on appela dès cette période « La Crise » qui allait inexorablement s’amplifier d’année en année avec l’augmentation sans cesse croissante des matières premières dont la France est si pauvre et si friande, la dépendance vis à vis d’autres nations moins puissantes qu’elle et un flot migratoire de Nord-Africains –principalement d’Algériens- qui allait déstabiliser complètement ses institutions.
En effet, durant l’épisode sanglant de la guerre d’Algérie, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane… cette même population enivrée durant huit ans de promesses fallacieuses qui dansait –comme lors de ce 5 juillet 1962, à Oran- autour des cadavres éventrés et désarticulés des Européens et qui, quelques semaines plus tard, dansait déjà une toute autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… Cette même population, qui, n’obtenant rien des promesses invoquées tout au long de la guerre et réduite soudain à la famine, émigra avec une mine attristée et des yeux de douleurs, dans cette France qu’elle eût plaisir à humilier et dont elle persécuta avec délice ses enfants.
Dès lors, le destin de la « douce France » était tracé. Après l’Algérie, l’Islam conquérante abordait nos rivages rendant actuelles les menaces énoncées dans un tract du F.L.N. rédigé en Algérie en 1956 puis rediffusé en mars 1962, lors du « cessez-le-feu » :
« Oh ! France de malheur, tout est fini pour toi. Mais la France ne fait qu’agrandir son histoire, mais elle ne peut que diminuer instantanément ses forces. C’est une grande armée forte avec des armes automatiques et lourdes. Toutes ses armées sont celles des « soldats femmes » de la maigre France.
Plus vous grandissez les renforts, plus nous vous piétinons. Je fais appel à Guy Mollet qu’il faut trois cents hommes de France pour combattre un vrai fellagha âgé de 17 ans seulement.
Notre armée qui donne de puissants échecs aux armées de la blague de la faible petite France, écoutez population française, notre armée de la Libération nationale est composée de Marocains, Tunisiens et Algériens.
Rappelez-vous que, quand nous serons indépendants et dans un minimum de temps, nous combattrons les trois cents kilomètres que nos ancêtres ont envahis en France. Voici les limites, Poitiers, Saint-Etienne, Lyon, les environs des Alpes et les Pyrénées. Toutes ces terres et ces villes sont celles de nos ancêtres. Après la guerre d’Afrique du Nord, nous allons envahir les trois cents kilomètres qui nous appartiennent et les ports d e Toulon, Marseille, Bordeaux. Nous sommes les fils de Mohamed, fils de l’Islam.
Voici, l’amitié est finie entre la France et l’Afrique du Nord. Vous allez avoir le Diên Biên Phu, pas celui de notre amie l’Indochine, il est mille fois plus grand.
Adieu la France, c’est maintenant la dernière ordure du globe terrestre. L’Algérie est en lutte contre le colonialisme. Malheur à tous fils du diable.
Toi, Monsieur, tu es son moteur. Tu as facilité sa tâche. Tu es donc vomi par l’humanité, excommunié. Le peuple te condamne, parce que tu as agi contre ses intérêts.
Traître à l’humanité, tu es vomi par l’humanité, tu es un collaborateur. Notre devoir est de t’abattre ! Nous sommes fiers d’agir selon les consignes du Tribunal du Peuple qui est la volonté de Dieu.
Indigne à la nation, on t’exécute. Une nation pure est une nation forte. C’est elle qui élimine les traîtres ».
Cinquante trois ans après la diffusion de ce tract, la prophétie est en voie de se réaliser…
18:17 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, algérie française, islam, racailles, fln, de gaulle, oran 5 juillet 62
01.07.2009
Burqa : Courage, fuyons !

On apprend, à l’école de guerre, qu’il faut toujours attaquer l’ennemi à un endroit précis : dans son « ventre mou ». Le problème avec la démocratie occidentale c’est qu’elle est par nature tout en « ventre mou ». Des sectes islamistes veulent imposer la burqa ? On organise des débats, on crée des commissions parlementaires, des chargés de mission, on consulte des « observatoires » et si, en plus, on peut faire repentance …
L’autorité politique garante de la constitution et surtout des fondements historiques de la nation se place majestueusement « au dessus de la mêlée » pour ne froisser aucune susceptibilité.
Le droit à la différence devient le droit à l’invasion et à la sécession. La défense nationale n’existe plus. La France possède alors une arme nucléaire aussi inefficace que celle d’Israël. Les barbares descendent du cheval de Troie que généreusement notre démocratie a construit et entretenu. Plus extraordinaire encore est la fuite devant l’affront et le combat à mener en présentant l’argument d’une incommensurable mauvaise foi : « Pourquoi interdire le niqab et la burqa si ce n’est encore que le fait d’une minorité ? ».
Ah les tartuffes ! Les crétins Cocaïnomanes qui nous servent de « responsables politiques » attendent sûrement des islamistes majoritaires pour interdire une coutume ethnique destructrice de l’Agora !
Autrement dit : « Transformons la France en Kosovo et peut-être pourrons-nous justifier de dures mesures regrettables ».
Attendre c’est couver une guerre civile impitoyable où comme toujours, pour le coup, les innocents massacrés des deux communautés seront majoritaires !
Alors les vieux gaulois de souche ou d‘adoption, écrasés par la crise économique et identitaire se retournent, une fois encore, comme à Hénin-Beaumont, vers les « nationalistes » du FN, dont les jean-foutre du système, experts en reniement ( tous partis confondus ), voudraient, en nous donnant cet os à ronger nous distraire de leurs balourdises politiques .
Les escrocs d’une V° république trahie et dénaturée ont depuis des années reculé sur toutes les valeurs fondatrices du destin commun de la patrie : la droite et la gauche s’enfermant dans une vision purement économique et sociale dans son analyse des « cités ». Le slogan n’est plus « plutôt rouge que mort » mais « plutôt dhimmis que mort ».
Ils reculent et sont tellement humanistes qu’ils inventent une laïcité qui sacrifie sur l’autel des « droits de l’Homme », d’abord leurs propres citoyens.
Nous sommes ces citoyens. Nous faisons partie d’une vieille cité judéo-chrétienne appelée France, héritière héroïque des « hussards noirs de la république » soutenue par l’anarchiste Kropotkine pendant la grande guerre et martyrisée par les islamistes de la Brigade nord-africaine de la gestapo de la rue Lauriston. Cette France qui a laissé tant de jeunes morts sur les champs de bataille qu’elle peut s’enhardir encore à croire en sa pérennité.
Les islamistes manipulateurs de burqa et leurs épigones sont nos ennemis. Ils creusent les tombes des athées, des chrétiens, des juifs et des musulmans.
Car les musulmans courageux, ouverts et fraternels mais « tolérants » jusqu’à défendre les Belphégors ne seront pas épargnés par l’égorgement rituel. C’est leur sort épouvantable sur toutes les terres d’Islam où sévissent les psychopathes enturbannés.
« L’Égalité, la vraie, est à qui la mérite, la commune est en lutte … » Caussimon
Jean-Marc Desanti
17:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : burqa, féminisme, islamisme, musulmans, laïcité
Pour en finir avec l’IRAN

C’est une flopée d’articles et d’interrogations surtout qui déferlent sur les choix que la France pourrait ou devrait faire concernant l’Iran. Ahmadinejad ou Moussavi ? Conservateurs ou réformateurs ? Islam ou droits de l’Homme ? Mais bien loin d’une analyse critique sereine nous avons les pour et les contre. Et chaque camp d’excommunier l’autre au nom de la Vérité.
Il y a des vérités, des valeurs, mais une seule réalité. Il y a des opinions, des convictions mais au-dessus de tout, il y a l’intérêt de la Nation.
S’agit-il de trouver tel ou tel dirigeant sympathique, occidentalisé, ami ou ennemi des américains ou héritier de je ne sais quel Islam des lumières ? Nous reprochons assez aux dirigeants iraniens de détester « à priori » l’Occident pour ne pas construire « à priori » une réflexion et une action sur l’inclinaison favorable ou défavorable que nous pourrions avoir sur L’Orient.
La Perse, le « pays des Aryens », est une immense civilisation qui par les caprices et les mystères de la magie de l’histoire après la Conquête islamique (637-651) aboutit à la fin de l’empire Sassanide et au déclin de la religion zoroastrienne … On peut le regretter. C’est ainsi. L’Iran est la place forte du chiisme allant de Téhéran au Liban, en passant par l’Irak et la Syrie alaouite. Un monde mystérieux, inquiétant, hétérogène et, à nos yeux, compliqué. Allons-nous attendre que les barbus mutent en imberbes et que leurs soeurs émancipées se promènent en mini-jupes accolées au torse de jeunes éphèbes efféminés pour amorcer des projets et des actions communes dans des domaines aussi divers que la diplomatie, l’énergie, l’écologie ou la culture ? J’entends déjà :« Vous oubliez la Révolution Verte et la mort héroïque de Neda ! ».
Certainement pas ! Mais en Chine, au Tibet, en Russie, en Algérie,au Mexique, au Congo il y a des centaines de Neda. Un jour tous les comptes seront réglés. Il appartient aux peuples concernés de décider le jour et l’heure, à moins de considérer que l’invasion militaire étrangère est toujours la seule solution …
D’autre part, l’idée de soutenir l’interdiction du nucléaire militaire n’est pas une option politique d’une diplomatie libre mais une position de vassal qui s’aligne d’une manière systématique sur les options géostratégiques américano-israéliennes. Systématique rime avec fanatique. Or, quand on a la chance d’avoir des amis libres et intelligents, il faut les aimer librement et intelligemment.
Cependant la France si, elle veut compter, doit dire clairement et fermement le moment où pour elle la diplomatie ne pourra que céder le pas à la guerre. Il faut dire aux dirigeants quelles sont pour nous les limites politiques d’agression directes ou indirectes à ne pas dépasser et s’y tenir.
Vous avez le droit, vous iraniens, comme tous les peuples de disposer de l’arme nucléaire et de militer pour le désarmement, mais sachez la terrible responsabilité que cela entraîne vis-à-vis de l’humanité et en premier lieu pour votre propre peuple.
Personne ne souhaite vous attaquer , mais, si vous commencez la guerre contre nous ou contre nos alliés, sachez que votre civilisation millénaire se résumera à ce qu’est devenu le Japon traditionnel après août 1945.
Rappelons l’essentiel, nous ne cherchons pas à épouser les ayatollahs. Sur cette terre nous sommes voisins à perpétuité et sommes donc condamnés à vivre ainsi encore assez longtemps ensemble…si du moins nous voulons vivre…
Il ne s’agit pas de convaincre ou d’imposer à l’autre ce qui le révulse mais de trouver entre états ,un « no man’s land », un espace sans guerrier où pour chaque civilisation existera pour les gens de la rue, les gens simples et honnêtes, un lieu d’échange et de découverte , une possibilité de pratiquer le verbe « faire », pacifiquement.
Cette démarche n’écarte pas définitivement le conflit militaire, mais peut en réduire considérablement les risques .
Aujourd’hui, bien des intellectuels tigres de papier affirment que jamais , oh grand jamais, ils n’auraient été ou ne sont munichois, moi, … je dis strictement l’inverse. Je suis munichois , je veux négocier , négocier encore , négocier jusqu’au bout.
Seulement, si l’adversaire , par bêtise, par prétention ou par fanfaronnade, pensant avoir affaire à des faibles, devient l’ennemi, alors, il faut l’écraser, le réduire en cendres.
Sans pitié aucune.
Jean-Marc DESANTI
http://www.resiliencetv.fr/?p=4605
http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1087
17:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, gardiens de la révolution, république islamique, ahmadinejad, bassidjis, pasdarans, arme nucléaire, hossein moussavi


