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DE L’IDENTITE NATIONALE

 

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Peut être, quand on s’appelle Farida schera Bakhouche, qu’il est plus facile que pour d’autres de parler de l’identité nationale, tout simplement parce que l’on a eu besoin de définir sa place très tôt dans la communauté Nationale et donc de réfléchir à qui l’on est par rapport au pays dans lequel on vit. La France est une Idée. Il n’était pas écrit de toute éternité que les hommes vivant à l’intérieur de ses frontières naturelles formeraient une seule nation. Jules César le notait déjà, les peuples qui habitaient la Gaule étaient des peuples divers, qui différaient par la langue, les coutumes et les lois et dont seule une partie était celte et les autres étaient d’origine germanique ou ibérique. C’est pour cette raison que je me reconnais dans cette idée, admirable dans son absurdité même, selon laquelle il y a 2000 ans mon pays s’appelait la Gaule et mes ancêtres s’appelaient les gaulois. L’Identité française ce n’est pas un sentiment d’appartenance à un groupe ethnique, une religion, une idéologie, encore moins à une race. L’identité française c’est se sentir une communauté de destin avec d’autres hommes vivant sur le territoire national définit par ses frontières naturelles. Au moment où nous célébrons l’Amitié franco-allemande il faut avoir en tête que nous avons entre nos deux peuples une différence fondamentale : pour un allemand, là où est l’homme allemand, là est la terre allemande, pour un français, là où est la terre de France, là est l’homme français. Droit du sang, Droit du sol. L’Identité Nationale est donc basée sur l’adhésion individuelle de chaque Français à des Valeurs communes, quelle que soit son origine ou celle de ses parents. Rien n’est plus étranger à notre Identité Nationale que la notion de « communauté », de quelque nature qu’elle soit, qui enferme chacun dans un groupe en le prédéterminant collectivement sans lui laisser la Liberté de choix en tant que personne. Il ne s’agit pas de nier et donc de se priver de l’apport que constituent nos différences, (elles enrichissent bien au contraire notre Identité Nationale), mais elles ne doivent pas devenir à ce point discriminant qu’elles permettent à un groupe de s’autoriser à se croire autonome vis-à-vis du destin collectif. Alors, bien entendu et c’est ce qui fait l’actualité de ce débat, l’Identité Nationale française n’est pas une chose figée, elle évolue, non pas dans ses composantes mais dans leur importance relative. En 2009, en Europe, et d’ailleurs dans le monde, la France n’a pas l’exclusivité d’être un état de Droit, une Démocratie, un pays pacifique, prospère, ou les citoyens bénéficient de la protection sociale, de l’enseignement gratuit, de la Liberté de penser, de pratiquer ou non la religion de leur choix, d’en changer s’ils le veulent, de s’associer, d’entreprendre, un pays de l’égalité des droits entre hommes et femmes. Ceci ne veut pas dire que tout soit toujours, tout le temps, et totalement parfait. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faille pas en permanence être vigilant en ces matières. Être citoyen français ne signifie pas non plus que nous soyons les seuls à être les héritiers d’une grande Histoire, d’une grande Culture, d’autres Nations peuvent aussi s’en prévaloir. Mais dans le contexte de la mondialisation quelques heures d’avion suffisent pour se rendre compte de notre chance d’être les Citoyens d’un tel pays. Parler d’Identité nationale, c’est par nature parler de ce que sont nos spécificités par rapport aux autres nations et pour ma part j’en retiendrai trois. Tout d’abord la passion française de l’Intelligence qui se matérialise par le culte du diplôme et par le goût des débats d’idées à tout propos qui fascine les autres peuples où le pragmatisme à l’anglo-saxon est la règle plutôt que l’exception. Certes, c’est souvent un handicap en termes d’efficacité, mais je voudrais rappeler que le grand père d’un Prix Nobel de physique français prit la décision de quitter son ghetto de Lituanie à la fin du 19ème siècle car il pensait qu’un pays capable de s’enflammer et de s’entre-déchirer pour préserver l’Honneur d’un petit capitaine juif inconnu serait le seul pays où il pourrait vivre dignement. La deuxième caractéristique identitaire française me semble être la passion de l’Égalité avec son corollaire qui est le refus du privilège qu’il soit social ou de naissance car seuls les avantages obtenus par le talent le travail et l’esprit d’entreprise sont tolérés en France dans ce qu’on appelle le Mérite Républicain. La troisième caractéristique identitaire française tellement spécifique qu’elle n’a d’équivalence dans aucun pays ni même de traduction dans aucune langue étrangère est le principe de Laïcité. La Laïcité est à mes yeux la pierre angulaire du pacte Républicain non seulement parce qu’elle affirme la neutralité de l’État en matière religieuse mais surtout parce qu’en confinant à l’espace privé et au libre examen individuel le domaine de la foi, elle préserve la sérénité des rapports citoyens. La Laïcité c’est bien sûr le principe du Citoyen libre dans une société libre, mais c’est aussi le principe de respect que chacun se doit de porter aux croyances ou à l’absence de croyance en une transcendance chez les autres. La Laïcité c’est l’idée que la vie des Citoyens français, les règles du vivre-ensemble qu’ils se donnent librement et d’une façon générale la Politique de la Nation ressortent du débat démocratique à l’exclusion de quoi que ce soit d’autre sauf si des Représentants légitimes du pays ont conclu des traités qui nous font obligation, ratifiés par le libre examen des citoyens comme c’est le cas dans la construction Européenne à laquelle notre pays prend la place qui lui revient c’est-à-dire très souvent en avant-garde. Bien sûr, comme toute médaille a son revers, ces caractéristiques identitaires ont aussi leurs limites, leurs travers, leurs ridicules parfois, mais ce sont les nôtres, celles de la Nation, celles qui font que nous sommes heureux et fiers d’être français.

Farida Schera Bakhouche

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Commentaires

  • Chers parents, Chers camarades,
    Chers amis,

    Les deux seules vertus auxquelles je crois: la hauteur et l'espérance.
    Robert Brasillach.


    Pardonnez-moi avant toutes choses de la longueur de mon message. Voyez-le comme une conversation avec chacun d'entre vous. J'y parle là, quitte à apparaître quelque peu candide, avec mon coeur autant qu'avec ma raison, mais le sujet le justifie sans doute.

    *


    Qui est Français ? Qui est Européen ? Ces deux questions sont essentielles; elles sont également ridicules - tout simplement parce que les réponses coulent de source, à moins bien sur de renoncer à toute insertion dans une narration de haut niveau. Qui-sommes nous ? signifie en fait dans le même temps: qui voulons-nous être ? Cette question est très profonde, car elle interroge l'idée que nous nous faisons de l'humanité, nos raisons de vivre, le sens que nous attribuons à l'existence. En une expression bien connue: deviens ce que tu es; voilà l'enjeu.
    *
    Nous pourrions faire le pari suivant: la paix en échange de la dissolution. Ce serait là raisonnable, si l'on parle de la raison des vieillards et de la prétendue sagesse des égoïstes. En fait, nous obtiendrions assurément l'affaissement, sinon la dissolution, mais probablement pas la paix: (a) la stabilité n'est actuellement que toute relative, (b) l'Europe n'est pas l'unique acteur et moins encore le monde, (3) nous sommes aussi, dans cette perspective, nos enfants, (c) le millénarisme n'a jamais empêché la violence, inhérente à notre espèce.

    Je m'appuie sur quelques éléments:

    (1) nous sommes en train de perdre la suprématie raciale sur le sol euro-occidental - puisqu'il faut parler clairement - sur ce territoire; élément dont les implications biologiques (cf. Rushton, à considérer avec discernement), culturelles (si l'on en reste au terme problématique de race, cf. Levy-Strauss, Race et histoire) et politiques sont majeures. Je n'évoque pas même ici le problème religieux, d'un point de vue catholique romain, et le problème macro-politique (oligarchie, mondialisme et états multiraciaux).

    Cette situation entraînera (elle le fait déjà) des souffrances et des régressions dans tous les domaines, sapera le système politique, affaiblira considérablement notre pays à l'échelle géopolitique. A terme, nous serons confrontés au spectre de la guerre civile, comme partout où une telle situation se produit. Selon le démographe Jean-Paul Gourévitch, notre sang sera mis en minorité autour de 2060. Inutile de vous dire que notre population sera généralement plus vieille que les différents groupes allogènes.


    (2) La puissance française est l'ombre d'elle-même. L'Union Européenne est (en grande partie volontairement) impuissante. L'Occident lui-même, comme l'a parfaitement expliqué feu Samuel Huntington, est en train de perdre la partie mondiale. Or, être faible, c'est subir. Cette faiblesse est et sera d'autant plus dangereuse que nous sommes les enfants de l'image coloniale et de l'Occident-monde: nous sommes généralement convaincus que rien ne peut nous arriver, que l'histoire est terminée, qu'il n'y a plus aucune conflictualité; en un mot que l'Apocalypse est déjà arrivée. Le problème se pose dès maintenant aux Etats-Unis, où les sondages, si on les croit, montrent un peuple favorable au retrait de ses troupes des différents théâtres d'occupation, alors même que les pertes sont objectivement faibles (nous ne nous sommes pas retirés de la Somme); autrement dit un peuple psychologiquement, moralement, intellectuellement désarmé.

    De fait, la crise interne se trouvera renforcée dans les années à venir, tandis que nous serons de moins en moins aptes à faire face aux ingérences extérieures (et il n'est même plus seulement question des U.S.A, mais du Maroc ou de l'Algérie). Notre réponse doit donc, aussi, obéir à l'impératif de puissance. Or, par définition, un état multiethnique est plus faible qu'une nation homogène, sans parler de l'importation des conflits (israelo-palestinien, Djihad, ...).


    (3) Nous ne parlons pas d'un simple matériau. Derrière le mot population, il y a une biologie mais aussi une mémoire, une religion, une culture ou des différences de culture, une représentation de soi, ... Le problème n'est donc pas seulement racial; le multiculturalisme est largement en question. Celui-ci rend presque certain un conflit d'envergure en même temps qu'il neutralise la démocratie, inséparable en France de l'Etat-Nation (on ne changerait pas en 50 ans ce qu'il a fallu 500 ans pour mettre en place !) et l'essentiel de nos institutions (quasi-fin de l'Ecole publique). Mais ne nous répétons pas... Puisqu'il s'agit de culture, on est en droit de questionner les différences culturelles, et de porter un jugement dans le cadre de l'identitarisme bien plus que du suprématisme (pour le dire autrement: qui veux-je être ?). Je reviendrai plus longuement sur ce point, mais il me semble que nous n'avons rien à gagner à n'importe quel mélange.

    Le multiculturalisme pose aussi pour nous la question de l'islam. Comme chacun le sait, il s'agit d'une religion de paix, de tolérance et d'amour: cela est aisément vérifiable... (ainsi le concept d'amour de Dieu diffère-t-il radicalement en christianisme et islam, cf. les époux Urvoy) On imagine aisément les implications socio-politiques. Que les excités soient très minoritaires est un fait: qu'une minorité de plusieurs millions de personnes soit dérisoire, semble plus difficile à défendre... Dans le meilleur des cas, nous aurons plusieurs dizaines de millions de musulmans identitaires sous 30 ans, peu au fait de la théologie et peu politisés. Dans le meilleur des cas, donc, ils seront musulmans pour des motifs affectifs, sociaux; communautaires. Ils le seront donc, en un sens, pour ne pas être catholiques, et pour ne pas être Français de souche. Au mieux. Il y a donc un risque sécuritaire, qui est bien plus large que le terrorisme. On est aussi en droit de penser qu'une conversion à l'Islam représente une régression par rapport au christianisme, d'un strict point de vue psychologique et intellectuel.


    Faut-il, donc, accepter une définition de la France multiraciale ?
    Oui, si l'on veut miser sur la guerre - sans accepter de former un camp.
    Oui, si l'on veut prendre le risque de mourir, de faire mourir nos enfants; voire si nous voulons que notre sang se dilue à jamais. En expiation de tous nos crimes, j'imagine.
    *
    Allons plus loin. Si nous adoptons un point de vue multiracial, nous nous interdisons à l'évidence tout questionner radical, toute poursuite de notre Destin, donc toute formation d'un type humain de première profondeur et de première force. En incluant dans nos définitions des populations allogènes, afin de ménager des éléments sociaux sans grand intérêt ou de nous acheter une bonne conscience et un brevet de prétendu réalisme, nous détruirons tout simplement des siècles - et en un sens, des millénaires - d'activité et de pensée humaines. Car s'il n'y a pas de Progrès, il y a une évolution... que l'on peut assumer, ou non: plus ultra ! pour reprendre la devise de la Maison impériale; ou plus jamais...


    (1) La discussion de l'identité nationale est de toute façon dès à présent hors de propos. Notre seul devoir est d'assurer l'avenir du projet européen, la formation de cet homme qui se tient librement au centre de l'Abîme - parce que telle est sa volonté, et telle est sa grandeur de ne rien vouloir fonder sur elle seule. Il s'agit là, non de grandiloquence, mais d'un constat: nous seuls, aux côtés peut-être virtuellement de certains peuples asiatiques, sommes parvenus récemment à porter une civilisation mondiale. Un tel évènement ne doit jamais être oublié: qu'il soit une évidence, qu'il éclaire à chaque instant notre regard.


    (2) Nous seuls avons, dans le même temps, poussé la métaphysique jusqu'à son terme (du moins est-ce vrai historialement, par rapport à l'histoire telle que nous pouvons l'envisager). Plus encore, nous avons entamé notre descente, aux pieds de la Montagne - là où se trouvent en vérité les crevasses, et tout n'est alors qu'une question de perspective. Qu'es-ce que l'Être ? Bien des auteurs peuvent nous aider à nous poser cette question, à la rendre de nouveau audible - comme la Pythie de Delphes la formulera de nouveau, dans les textes romantiques des nouveaux pédagogues. Heidegger ne se pense pas sans Nietzsche, et ainsi de suite... à rebours ! A chaque époque correspond un destin philosophique, un cheminement qui induit ni plus ni moins que le mode d'existence et l'avenir du monde. Notre destin, c'est justement l'éclosion des germes poussés sur le cadavre des Lumières: l'absence de décision et de vie nous conduisent actuellement à une régression extraordinaire. On est libre de le refuser, on est libre aussi de se suicider.


    (3) Nous avons mené à bien un projet, un destin, un télos. Et nous nous tenons maintenant sous la voûte de la destruction physique absolue, dans le brouillard de l'occultation absolue du sens - tout en connaissant les recoins où se montrent les germes de l'époque nouvelle. Il me semble que le titre de l'ouvrage de Maschke est absolument sublime: Hiroshima est partout. C'est un fait, et nous ne pouvons pas sérieusement juger simplement fantaisiste la thèse d'une auto-destruction de notre terrifiante espèce. A moins de tenir les récits de Verdun, de Stalingrad, de Dresde et d'Auschwitz pour d'aimables nouvelles horrifiques. Parallèlement, l'accès au Réel est aujourd'hui obstrué, sans doute plus qu'à beaucoup d'autres époques, par la société du spectacle plus ou moins analysée par Debord: alors que les enjeux sont plus que jamais démesurés, le récit-feuilleton des auxiliaires d'une super-classe tient lieu de discours sur la vérité à une part croissante de la population. J'affirme que nous ne sommes plus à la hauteur de notre mission historique, ce qui met en danger l'espèce en sa totalité. Un continent comme l'Afrique n'a en charge que sa propre survie: la pensée, la décision d'un Africain n'a aucune influence sur l'Europe - ce qui ne dit d'ailleurs pas grand chose de sa valeur. Il en va tout autrement de nous.


    (Point synthétique) Nous pouvons faire route sur le bateau divisé, au milieu de la tempête, de la société multiraciale; ou tenter une voie, qui sera indéniablement dure à pratiquer et très lourde de conséquences. Cependant, il me semble que nous n'avons, à bien y regarder, absolument pas le choix; si l'on entend par là une alternative entre deux propositions d'égales valeurs. Assurément, une réponse inclusive reviendrait à effacer le passé, c'est-à-dire le présent, le point où nous sommes parvenus; pour repartir de plus bas - sachant que nous (un nous privé de sa grandeur), précisément, ne ferions peut-être pas partie du voyage. Non oublier, sans certitude de succès, mais assumer notre héritage, pour notre salut et partiellement celui du monde.


    (4) Les points qui précèdent permettent d'évoquer la nécessité d'une pédagogie nouvelle, pour un homme nouveau; c'est-à-dire tout simplement un homme de l'avenir, un homme capable d'enfanter et de supporter le futur - et je ne parle même pas de l'Ordre... Nous disposons des axiomes d'une culture au plein sens du terme, ce qui n'exclut pas le travail, la formation, l'effort sur soi, ... Il nous reste à mettre en œuvre ces axiomes, puis à vivre en laissant l'organisme se développer - ce n'est guère plus que compliqué que cela. La diversité dans l'unité et l'organicité (la vie, pour parler vite) est de plus non seulement possible, mais assurée: ce qui différencie le Parti/la Secte d'un groupe culturel. Si je songe surtout en écrivant ces lignes à la civilisation du Saint Sacrement, nous pouvons prendre un exemple d'une catégorie très inférieure: il me semble que lors de mon évocation du Cercle de Stefan George, nous avons rencontré un élément, parmi une quasi-infinité, de cette culture nouvelle européenne et post-moderne.

    L'homme, la femme de l'avenir, ce sont nos enfants et/ou ceux que nous inspirons et inspirerons je l'espère dans les décennies à venir - si notre Seigneur, ou je l'ignore le Destin, nous prêtent vie. Nous avons le choix entre une très forte probabilité de guerre doublée d'une certitude de régression radicale rayant littéralement de la carte le Phare qu'est encore l'Europe, et le pari de la communauté et de la nouvelle culture (spiritualité profonde, haute culture, mais aussi culture populaire; culture d'un nouveau peuple avec ses strates). Nous avons le choix entre la disparition frileuse, et une pédagogie lucide, formant des combattants. Certains peuvent penser que j'exagère, voire que je dépose là ma rationalité: je pense précisément le contraire, et il est possible de le démontrer implacablement à qui veut l'entendre. Notre tare, c'est l'oubli de la force, l'oubli de la guerre: mais j'ai des yeux pour voir Beyrouth, une mémoire pour songer à l'Indochine, encore assez d'émotion pour certaines images de nos grands-parents, la gueule détruite. Tout cela n'est pas si loin; tout cela, c'est la réalité. Je crois donc que nos enfants entendront parler dès le berceau de la famille Gemayel et des phalanges chrétiennes, du Kosovo et des grandes batailles des temps révolus. C'est une nécessité. Si nous nous trompons, du moins serons nous aptes à assurer notre sécurité. Et peut-être nous tromperons nous... justement par la grâce de notre capacité défensive-offensive... qui assurera un certain équilibre des forces, dispensant de quelques actions. 

    *


    Je comprends que tout cela puisse faire peur. Cela, du moins, me fait peur. Mais ce n'est rien par rapport au courage exigé de tous ceux de notre sang qui durent monter au combat. J'ai en tête les récits de mon père sautant dans le fossé avec ses grands-parents pour éviter les mitraillages lors de la Débâcle... quand nous connaissions le résultat de la guerre dès 1938 (voir par exemple l'Equinoxe de septembre de Montherlant, petite fiche de lecture sur Scriptoblog.com). Plus d'une fois, mon père m'a aussi raconté cette anecdote: les jeunes Allemands qu'il a vu occupant Is-sur-Tille, avec les panzers, apprenant leur envoi en Russie. Russes et Allemands, à Stalingrad, ont certainement compris ce qu'est la tragédie, et la fatalité. J'ai un peu de mémoire, et je sais que mon oncle a connu les balles en Algérie française. Je pense aussi à nos soldats tombés en Afghanistan, il y a peu. Je crois imaginer ce que ces mots veulent dire...

    Je ressens aussi la profonde vérité de mes propos, qui sont ceux de notre peuple qui s'exprime à travers nous, en quelques occasions. Ceux du peuple à venir, et les souvenirs de nos Ancêtres. Ce n'est pas là l'orgueil qui me fait l'écrire, mais le sens de notre fragilité d'hommes, de la beauté des civilisations maintenue dans l'Histoire souffle après souffle. C'est l'appel de l'avenir... Nous ne sommes pas grand chose, c'est un fait, soumis qui plus est au devenir, à l'imperfection, aux apories, au chaos. Mais nous risquons aussi, si nous ne relevons pas le défi, de n'être plus rien du tout - et certainement pas d'assurer notre Salut, si j'ose l'écrire.


    Il y a la peur, et il y a l'exaltation. L'avenir nous est ouvert. Le XXe siècle est révolu, avec ses grandes Terreurs. Nous sommes nés en temps de paix apparente, et pouvons remercier le Ciel. Tout est à bâtir, la liberté est en train de reprendre ses droits, et c'est un monde nouveau qui nous réclame. C'est une nouvelle fondation, dont nous pouvons devenir les premiers acteurs, chacun pouvant trouver sa place tant sont diverses les taches. Là est l'essentiel... il y a de la Vérité dans cette situation. Les meilleures âmes pourraient avoir une place au XXIe siècle, et la plèbe refluer; j'en suis résolument convaincu. Je vois aussi le retour du Christ par celui de son Église: à nous peut-être, de préparer le renouveau religieux... tout aura lieu en même temps, comme une éclosion; simplement parce qu'il s'agit bien, dès à présent, d'une nouvelle culture en gestation. La France, l'Europe sont vivantes - aussi métastasées et souillées soient-elles. La France, l'Europe ont besoin de nous - et nous ne sommes plus sans elles.


    Nos vies, nos petites vies n'ont pas beaucoup d'importance. Nous allons, quoiqu'il arrive, mourir un jour. Pensons-y un peu plus souvent. Qui se souvient de l'homme qui sauva peut-être Philippe Auguste sur le champ de bataille (cette scène est-elle si imaginaire ?), et assura à la monarchie son développement ? Nous savons tous en tout cas, que nous lui devons beaucoup. En un sens, c'est cela le nationalisme: c'est la conscience de la situation. Nos vies, nos petites vies feraient décidément bien de s'en étoffer... Identité de classe, quotidien, habitudes, cela n'est pas forcément mauvais, et peut même être très bon. Peut être.



    Nous saurons qui nous sommes quand nous verrons ce que nous avons fait.
    Drieu la Rochelle



    Avec toute ma camaraderie et mon amitié,


    B.

  • Mon très cher B ... Je te vois Samedi,pour recevoir Pierre Hillard avec A, G de C, PB etc ... et GB.

  • Tant de mots, pour si peu d’idées…
    Un texte de vieux, pour des vieux…
    De vieilles idées rebattues, badigeonnées de pseudo-modernisme : ce qu’on lisait à Assas dans les années soixante, soixante-dix.
    De vieilles nostalgies rebaptisées « identité ».
    D’antiques fascinations pour la « Force » des Herren qu’on ressort pour cette occasion des poubelles de l’Histoire.
    Un fatras de références culturelles mal assimilées pour dissimuler la vacuité de la pensée.
    « Il y a la peur, il y a l’exaltation » nous dit-on, « Il y a la trouille, il y a la masturbation », serait sûrement plus prosaïque, mais plus réel.
    Je suis une française de Droite, Gaulliste, Républicaine et Laïque, et je trouve tout à fait métaphorique de la pensée de l’auteur qu’il place son long texte laborieux sous le patronage d’un individu fusillé à la Libération pour trahison et intelligence avec l’ennemi.
    Souvenons-nous qu’il s’agit de quelqu’un dont « la hauteur et l’espérance » est allé jusqu’à prostituer son talent au profit des nazis, dans leur répugnante entreprise d’assassinat de malheureux dont le seul crime était d’être nés juifs.
    La France est diverse, elle l’a toujours été, elle est diverse par nature, elle est universelle par vocation.
    Par ailleurs, la vie c’est le mouvement, se figer, c’est périr.
    Je comprends qu’au soir de sa vie on puisse se pencher avec complaisance sur la France du passé, celle des « petites Patries », celle des terroirs, celle des processions à l’ombre des clochers de villages, derrière le Saint-Sacrement.
    Mais cette France là n’existe plus.
    Elle est morte depuis l’exode rural des années cinquante.
    Elle est morte, et elle ne ressuscitera pas.
    Mais enfin, que croit-on ? Que l’on peut s’abstraire de la marche du monde ? Qu’on peut construire une petite Albanie du temps d’Enver Hodja ?
    A l’époque d’internet ? Du tourisme de masse ? Des téléphones et des télévisions satellitaires ?
    Une petite France, étriquée, mesquine, petite-bourgeoise ?

    Farida Schera Bakhouche

  • ...suite

    Je comprends l’utilité électoraliste de ce type de positionnement post-poujadiste, mais sa mise en œuvre constituerait pour notre pays un danger mortel.
    L’heure est à la mondialisation, à l’ouverture, au métissage comme l’a si bien dit le Président Sarkozy.
    Au moment ou se constituent d’énormes ensembles géopolitiques, autour de la Chine, de l’inde, au moment où les Etats-Unis se tournent vers le Pacifique sans même se donner la peine de le dissimuler, il n’y a pour la France qu’une seule politique possible : la construction Européenne par étapes vers une Europe encore plus large, vers l’Est, vers la Russie.
    C’est la seule voie d’avenir qui soit sérieusement envisageable pour un pays de taille moyenne, totalement dépourvu de ressources naturelles à l’exception de l’intelligence et du travail de sa population.
    Mais il y a un présupposé à cette évolution c’est que la France soit confiante dans ses Valeurs, dans l’universalité de sa pensée, dans la force de sa Culture, dans la beauté de sa langue, si elle veut survivre en tant que Nation.
    Or ceci ne peut s’obtenir que par l’ouverture au monde et par l’adhésion des français au Pacte Républicain qui est le ciment de la Nation : Laïcité, Démocratie, Liberté de pensée, Liberté de parole, refus des privilèges, refus des communautarismes, Universalité des Droits de l’Homme.
    Ouverture au monde et adhésions aux Valeurs françaises, les deux sont inséparables, elles ne s’opposent pas, elles s’exaltent l’une l’autre.
    Rien n’est plus anti-français que ces pseudos théories racialistes dont, par ailleurs, la science a fait depuis longtemps litière.
    Rappelons au passage que l’infect communautarisme n’est qu’une caricature dérisoire de ces théories dégradantes.
    Rien, non plus, n’est plus antichrétien que ces références néo-Maurassiennes au catholicisme dont le discours est truffé.
    A titre privé, je suis musulmane, mais j’ai quelques lueurs sur le christianisme et je ne puis qu’encourager la personne qui s’est épanchée dans ce texte à relire « L’épitre aux Galates », cela lui fera certainement le plus grand bien.
    Voilà, l’heure n’est plus au petit Liré ou à la douceur angevine, l’heure est au Tibre romain et à l’air marin.
    Aucun mur, aucune frontière ne peut ni ne pourra tenir devant le mouvement de l’Histoire.
    Que cela plaise ou que cela ne plaise pas, le temps et donc la nature se chargera de remettre les choses et… les gens à leur juste place.

    Schérazade Farida Bakhouche

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