03.12.2009

DE L’IDENTITE NATIONALE

 

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Peut être, quand on s’appelle Farida schera Bakhouche, qu’il est plus facile que pour d’autres de parler de l’identité nationale, tout simplement parce que l’on a eu besoin de définir sa place très tôt dans la communauté Nationale et donc de réfléchir à qui l’on est par rapport au pays dans lequel on vit. La France est une Idée. Il n’était pas écrit de toute éternité que les hommes vivant à l’intérieur de ses frontières naturelles formeraient une seule nation. Jules César le notait déjà, les peuples qui habitaient la Gaule étaient des peuples divers, qui différaient par la langue, les coutumes et les lois et dont seule une partie était celte et les autres étaient d’origine germanique ou ibérique. C’est pour cette raison que je me reconnais dans cette idée, admirable dans son absurdité même, selon laquelle il y a 2000 ans mon pays s’appelait la Gaule et mes ancêtres s’appelaient les gaulois. L’Identité française ce n’est pas un sentiment d’appartenance à un groupe ethnique, une religion, une idéologie, encore moins à une race. L’identité française c’est se sentir une communauté de destin avec d’autres hommes vivant sur le territoire national définit par ses frontières naturelles. Au moment où nous célébrons l’Amitié franco-allemande il faut avoir en tête que nous avons entre nos deux peuples une différence fondamentale : pour un allemand, là où est l’homme allemand, là est la terre allemande, pour un français, là où est la terre de France, là est l’homme français. Droit du sang, Droit du sol. L’Identité Nationale est donc basée sur l’adhésion individuelle de chaque Français à des Valeurs communes, quelle que soit son origine ou celle de ses parents. Rien n’est plus étranger à notre Identité Nationale que la notion de « communauté », de quelque nature qu’elle soit, qui enferme chacun dans un groupe en le prédéterminant collectivement sans lui laisser la Liberté de choix en tant que personne. Il ne s’agit pas de nier et donc de se priver de l’apport que constituent nos différences, (elles enrichissent bien au contraire notre Identité Nationale), mais elles ne doivent pas devenir à ce point discriminant qu’elles permettent à un groupe de s’autoriser à se croire autonome vis-à-vis du destin collectif. Alors, bien entendu et c’est ce qui fait l’actualité de ce débat, l’Identité Nationale française n’est pas une chose figée, elle évolue, non pas dans ses composantes mais dans leur importance relative. En 2009, en Europe, et d’ailleurs dans le monde, la France n’a pas l’exclusivité d’être un état de Droit, une Démocratie, un pays pacifique, prospère, ou les citoyens bénéficient de la protection sociale, de l’enseignement gratuit, de la Liberté de penser, de pratiquer ou non la religion de leur choix, d’en changer s’ils le veulent, de s’associer, d’entreprendre, un pays de l’égalité des droits entre hommes et femmes. Ceci ne veut pas dire que tout soit toujours, tout le temps, et totalement parfait. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faille pas en permanence être vigilant en ces matières. Être citoyen français ne signifie pas non plus que nous soyons les seuls à être les héritiers d’une grande Histoire, d’une grande Culture, d’autres Nations peuvent aussi s’en prévaloir. Mais dans le contexte de la mondialisation quelques heures d’avion suffisent pour se rendre compte de notre chance d’être les Citoyens d’un tel pays. Parler d’Identité nationale, c’est par nature parler de ce que sont nos spécificités par rapport aux autres nations et pour ma part j’en retiendrai trois. Tout d’abord la passion française de l’Intelligence qui se matérialise par le culte du diplôme et par le goût des débats d’idées à tout propos qui fascine les autres peuples où le pragmatisme à l’anglo-saxon est la règle plutôt que l’exception. Certes, c’est souvent un handicap en termes d’efficacité, mais je voudrais rappeler que le grand père d’un Prix Nobel de physique français prit la décision de quitter son ghetto de Lituanie à la fin du 19ème siècle car il pensait qu’un pays capable de s’enflammer et de s’entre-déchirer pour préserver l’Honneur d’un petit capitaine juif inconnu serait le seul pays où il pourrait vivre dignement. La deuxième caractéristique identitaire française me semble être la passion de l’Égalité avec son corollaire qui est le refus du privilège qu’il soit social ou de naissance car seuls les avantages obtenus par le talent le travail et l’esprit d’entreprise sont tolérés en France dans ce qu’on appelle le Mérite Républicain. La troisième caractéristique identitaire française tellement spécifique qu’elle n’a d’équivalence dans aucun pays ni même de traduction dans aucune langue étrangère est le principe de Laïcité. La Laïcité est à mes yeux la pierre angulaire du pacte Républicain non seulement parce qu’elle affirme la neutralité de l’État en matière religieuse mais surtout parce qu’en confinant à l’espace privé et au libre examen individuel le domaine de la foi, elle préserve la sérénité des rapports citoyens. La Laïcité c’est bien sûr le principe du Citoyen libre dans une société libre, mais c’est aussi le principe de respect que chacun se doit de porter aux croyances ou à l’absence de croyance en une transcendance chez les autres. La Laïcité c’est l’idée que la vie des Citoyens français, les règles du vivre-ensemble qu’ils se donnent librement et d’une façon générale la Politique de la Nation ressortent du débat démocratique à l’exclusion de quoi que ce soit d’autre sauf si des Représentants légitimes du pays ont conclu des traités qui nous font obligation, ratifiés par le libre examen des citoyens comme c’est le cas dans la construction Européenne à laquelle notre pays prend la place qui lui revient c’est-à-dire très souvent en avant-garde. Bien sûr, comme toute médaille a son revers, ces caractéristiques identitaires ont aussi leurs limites, leurs travers, leurs ridicules parfois, mais ce sont les nôtres, celles de la Nation, celles qui font que nous sommes heureux et fiers d’être français.

Farida Schera Bakhouche

Retrouvez ce texte sur :

http://www.politique-actu.com/osons/identite-nationale-farida-schera-bakhouche/34074/

07.11.2009

On en demande toujours plus aux juifs

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«Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire.»  Bouddha

Février 1944 l’affiche rouge et le poème d’Aragon :
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

RAYMAN, BOCZOV ,GRZYWACZ, ELEK, WAJBROT, WITCHITZ, FINGERWEIG …

A paris en 1944, l’armée du crime était une part de la dignité de la France.

On en demande toujours plus aux juifs … et il le faut. Toujours et encore plus jusqu’à la limite de l’insoutenable car le Judaïsme polymorphe est une corde tendue entre l’aveugle et le voyant : L’Homme vivant, l’Homme debout, celui qui doute, celui qui ne fait d’aucune croyance un article de foi fanatique quel que soit le respect dont cette croyance est auréolée.

Claude Lévy écrivait dans Information juive : «  Des historiens se disent abusivement « révisionnistes » alors qu’il apparaît beaucoup plus judicieux de les désigner du vocabulaire de « négationnistes » .».

Vaine querelle de mots ?

Voulons-nous ignorer l’importance vitale du sens ?

J.Trier ( Structures sémantiques et conceptives du monde ) démontre que par leur sens donné, les mots constituent un ensemble structuré à l’intérieur duquel chacun est sous la dépendance des autres. Ils sont donc un champ linguistique recouvrant le champ conceptuel et exprimant une vision du monde dialectiquement cohérente.

Par exemple si un historien se dit « révisionniste », il vise à préparer son interlocuteur à embrasser son opinion avec la déférence et le respect que la recherche historique a attaché à ce mot.

Le théoricien du Révisionnisme est Édouard Bernstein qui formula à la fin du XIX° siècle la remise en cause des fondements théoriques du marxisme. Puis, après lui, Kautsky, Bauer, Browder…

Puis très vite, les mots révisionniste et révisionnisme désignèrent tous ceux qui préconisent la révision d’une doctrine, d’une croyance, d’une vérité dogmatiquement fixée et érigée en tabou.

Ainsi les partisans du capitaine Dreyfus, les historiens qui avant l’aveu d’Eltsine affirmaient que les massacres de Katyn étaient des crimes soviétiques, ceux qui veulent réviser les procès de Jeanne d’Arc, de Gilles de Rais, de Franco, de JFK …

LIRE LA SUITE : http://jssnews.com/2009/11/03/on-en-demande-toujours-plus...

                          http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=63101&L=fr

                          http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1286

29.10.2009

AUTANT EN EMPORTE LE VOILE…

 

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« Un état qui ne se donne pas les moyens de se conserver est voué à sa perte » (Malaparte)

          Et l’on reparle aujourd’hui d’un phénomène qui a prit son essor… en 1988 et qui, s’il a engendré quelques réactions virulentes, à l’époque, s’est banalisé au fil du temps pour apparaître désormais comme une situation naturelle dans la société française.

En effet, il ne se passait un  jour où le port du « tchador » à l’école et les prises de position qu’il suscitait n’étaient alors rapportées par les médias. A l’époque, ce phénomène était essentiellement localisé dans la douce France alors, qu’aujourd’hui, il a submergé l’Europe…

En ce temps là, hormis PRESENT, RIVAROL et quelques journaux nationalistes, nul ne s’était soucié du signe très fort que nous adressait, par-delà le simple voile porté par des gamines innocentes et manipulées, les intégristes musulmans. Et pourtant, l’avertissement lancé le 10 septembre 1986 dans le journal « Le Matin » par Hussein Moussavi, premier ministre de l’Iran et chef de la branche dure des Hezbollah avait été lourd de menace : « La France, c’est sûr, deviendra une République islamique ! » Qui s’en était alors soucié ? Au contraire, les gouvernements de gauche, puis de « cohabitation », puis de droite poursuivirent leur politique d’immigration négligeant le fait que ces « nouveaux arrivants » importaient également leur religion -seul élément identitaire, avec leur langue- qu’ils pouvaient conserver de leurs origines.

546887006.jpgDès lors, pour favoriser leur intégration, on leur abandonna des espaces publics pour leurs prières, on leur construisit des mosquées, on accorda des créneaux horaires aux femmes dans les piscines, on octroya aux enfants des repas spécifiques dans les cantines (notamment, bannissement du porc)… A MONCLAR (47), des parents d’élèves Musulmans du Collège Vernet ont exigé que soit servi à leurs enfants de la viande hallal ; ils avaient déjà effectué la même démarche au Collège Giéra. Enfin, les différents ministres de l’Intérieur, dont Nicolas Sarkozy, ont créé, puis développé, un « Conseil des Français musulmans » pour les encadrer, espérant les contrôler et promouvoir ce cercle carré qu’ils appellent un islam de France ou « islam des Lumières », oubliant que la seule « lumière » qu’ils reconnaissent est celle du Coran. Ainsi, loin de les intégrer, la reconnaissance de ces privilèges accordée à ces « nouveaux arrivants » et aux enfants issus de cette immigration, les renforce dans leur certitude de la légitimité de leurs convictions, exaltant leur identité communautaire, leur conférant un élan pour leur prosélytisme au nom d’Allah… Ainsi, pour ne pas avoir voulu résoudre en son temps un problème qui en était à ses balbutiements (en 2004 fut cependant décrété l’interdiction du port des signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires), pour avoir fait preuve d’une excessive tolérance et d’un laxisme fautif, pour avoir fermé les yeux sur sa cause historique, 21 ans après, le conflit entre la religion et la laïcité, entre la croix et le croissant ressurgit, plus incisif, plus menaçant, plus méprisant à l’égard de nos institutions… car il ne s’agit plus de tchador, ce voile islamique qui dissimule les cheveux et une partie du visage… mais de la burqa et du niqab, ces longs voiles noirs qui ne laissent apparaître que les yeux ; des tenues adoptées par des musulmanes et de plus en plus de converties françaises à la recherche du « Paradis éternel ».

         Face à la « levée de boucliers » qu’entraîne cette nouvelle situation et aux prises de position de bon nombre d’élus –notamment de maires- 58 députés, soit 10% des élus de l’Assemblée Nationale, ont réclamé, à l’initiative du député Maire communiste (ça ne s’invente pas) de Vénissieux, André Gérin, la création d’une commission d’enquête sur le port de la burqa et du niqab. Cette commission aurait vocation de mesurer l’ampleur du phénomène avant de proposer éventuellement l’adoption d’une mesure d’interdiction. Or, s’ils ont réclamé cette commission d’enquête, c’est qu’ils sont conscients de la gravité de la situation qu’ils déplorent aujourd’hui… fruit d’une politique de ville ouverte face à un islam conquérant et qu’ils s’en sentent responsables. Les incendiaires de la classe politique veulent maintenant devenir pompiers, comme si un décret pouvait enrayer l’islamisation de notre société après tant d’années de laxisme, voire d’encouragements ! (1) - Aujourd’hui, seconde religion dans notre pays, l’Islam poursuit inexorablement sa marche conquérante…

         Selon André Gérin, « La burqa est la pointe de l’iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations entre hommes et femmes sont sous surveillance. L’islamisme nous menace réellement », explique l’élu, comme pour justifier le séisme qu’il a provoqué en réclamant cette commission d’enquête parlementaire. Un pavé… un testament aussi. Après vingt-cinq ans de règne communiste sur la ville de Vénissieux, le maire a décidé de passer la main avant la fin de son mandat et, le 27 juin 2009, le poste de premier magistrat de la ville est revenu à sa collègue communiste, Michèle PICARD. Avant de partir, il a voulu alerter la République sur « l’intégrisme qui gangrène sa ville, et bien d’autres régions de France ». (2)

… car, à « Vénissieux la rebelle », symbole des « villes chaudes de banlieues », « le pays de la burqa ! » comme l’appellent les Musulmans, où plus de la moitié de la population est d’origine étrangère, principalement maghrébine selon André Gérin, l’islam est la première religion. Et, de jour en jour, la pression religieuse s’accroît, prenant dans ses filets des enfants toujours plus jeunes qui, en maternelle, selon Patricia Truong, de l’école Charles-Perrault, refusent de manger des carottes car elles n’ont pas été égorgées !

         Si certaines femmes souffrent de ce voile qui les ensevelit de la tête au pied, « la majorité a volontairement adopté cette tenue », tranche Bernard Godard, spécialiste de l'islam. « Beaucoup ont la nationalité française. Et l'on compte pas mal de converties dans leurs rangs », ajoute cet ancien du Bureau des cultes au ministère de l'Intérieur. « Elles deviennent salafistes comme on entre dans une secte », poursuit-il.

Les salafistes, tenant d'un islam radical, restent minoritaires en France. Ils seraient entre 30 000 et 50 000. Mais ils progressent régulièrement, dopés par leur opposition à l'Occident. Un fondamentalisme qui, comme le tabligh, attire justement des jeunes en mal d'absolu, dont des femmes. Partout en France, le nombre de femmes « ninja » suit une courbe ascendante, selon l’imam de Guyancourt (Yvelynes), Abdelali Mamoun. Des communautés prospèrent en région parisienne. « Il faut apporter une réponse religieuse à ces dérives, prévient-il. Même si ces salafistes ne sont pas djihadistes, ils haïssent l’Occident, ils crachent sur les koufars, « les infidèles », mais profitent de tous les avantages sociaux de la France en refusant de s’installer sur une terre musulmane comme le veut pourtant leur doctrine. Leur duplicité nuit aux Français de confession musulmane. » Et cet avis est partagé par de nombreux Musulmans de France qui n’hésitent pas à s’élever contre ces « Belphégor » d’un nouveau genre qui ne respectent pas l’Islam modéré.

 

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Sur ce point, Mohamed Tantawi, recteur de l’Université Egyptienne d’Al-Azhar, l’institution religieuse la plus prestigieuse du monde sunnite (le Vatican pour l’Islam sunnite), vient de condamner et d’interdire le niqab dans son établissement et de déclarer : « Le niqab n’est qu’une tradition, il n’a pas de lien avec la religion ni de près ni de loin ». Par ailleurs, le Ministre de l’Enseignement supérieur égyptien, Hani Helal, a décidé d’interdire l’accès des cités universitaires aux étudiants portant ce voile intégral. Quant à Wafa SULTAN, cette courageuse femme arabe qui n’a de cesse de combattre l’Islam radical et de dénoncer son hypocrisie et son obscurantisme (sic), elle a déclaré lors d’un débat télévisé : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce n'est pas un choc des civilisations, mais une opposition entre des mentalités du Moyen Age et des mentalités du XXIe siècle ; entre la civilisation et l'arriération, entre la barbarie et la rationalité, entre la démocratie et la dictature, entre la liberté et la répression ; c'est un choc entre les droits de l'homme d'une part, et la violation de ces droits de l'autre. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains..."

Alors ? Est-il trop tard pour intervenir ? "C'est trop tard, répond Dalil Boubakeur, l’ancien Président du Conseil Français du culte musulman de France pour qui le port du voile intégral est lié à l’influence des imans salafistes,  parce qu'on a laissé beaucoup filer le problème du fondamentalisme" a-t-il déclaré, le 28 octobre, lors de son audition par la mission parlementaire présidée par le député André GERIN… et d’ajouter devant les membres éberlués de cette mission : "Il y a longtemps qu'on aurait dû être sensible à cette montée du fondamentalisme !"

En résumé, cette affaire de la burqa et du niqab aujourd’hui, comme celle, hier, du tchador en milieu scolaire met en lumière les contradictions entre les sectaires de la laïcité et les idéologues des droits de l’homme. La fermeté s’impose. Seule l’inflexibilité de nos hommes politiques, fermement dressée sur le front mouvant des provocations et des menaces, pourrait les réduire et, probablement, en venir à bout. La France étant une terre de tradition chrétienne, l’on ne saurait y mettre sur le même plan les signes d’attachement à cette tradition et de telles manifestations de prosélytisme conquérant.

Nos aïeux ont construit ce pays sur des principes chrétiens et cela devrait être enseigné dans les écoles car Dieu fait partie de notre culture. Alors, si désormais ces valeurs millénaires offusquent les intégristes islamistes, si elles doivent irriter leur susceptibilité, si les converties françaises revendiquent leur légitimité d’apostasier leur foi chrétienne et s’adonnent à la provocation en s’accoutrant de la sorte, si notre drapeau, notre hymne national doivent entraîner leurs injures et leurs sifflets, alors qu’ils partent !

S’ils ne sont pas heureux chez nous, qu’ils cherchent une terre d’accueil islamique où ils pourront vivre à leur convenance et professer librement leur religion… mais tant qu’ils vivront en France, qu’ils la respectent !

(1) Le 18 décembre 2008, Nicolas Sarkozy déclarait à l’Ecole Polytechnique : « L’universalité de la France est basée sur le métissage »

(2) Le Figaro – 1 Juillet 2009

 José CASTANO joseph.castano0508@orange.fr

« Le grand drame de l’homme d’Occident, c'est qu'entre lui et son devenir historique, ne s'interpose plus ni les forces de la nature ni celle de l'amitié. Ses racines coupées, ses bras desséchés, il se confond déjà avec les potences qui lui sont promises. »   Albert Camus

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15.09.2009

Pour la naissance d’une OAS européenne et occidentale

oas_logo-3df23.jpgS’APPROCHE LE 50ème anniversaire du 24 janvier 1960. Journée qui fut à l’origine de la semaine des Barricades d’Alger.

 

Cet événement FUT SANS AUCUN DOUTE, LA MEILLEURE OCCASION DE SAUVER L’ALGERIE FRANCAISE.

 

Cette étude n° 19, constitue donc LE PREMIER CHAPITRE D’UNE SERIE D’ETUDES CONSACREES A CET EVENEMENT.

 

Nous y étudions l’événement DECLENCHANT, c’est-à-dire :

 

LE DISCOURS DU 16 SEPTEMBRE 1959

PRONONCE PAR LE GENERAL DE GAULLE

 

Le discours du 16 septembre 1959, prononcé par le chef de l’Etat Charles De Gaulle, je l’interprète aujourd’hui encore comme une expression de dégoût.

 

Un dégoût suscité, suggéré, et projeté vers l’auditoire de ce discours.

 

Il prétend, à tout prix, générer dans l’esprit de nos concitoyens métropolitains, un refus de l’Algérie. Et plus que tout, un rejet de tous les Français d’Algérie quelles que fussent leurs religions respectives.

 

Après avoir évoqué les avantages de SA nouvelle république, la Vème, il précise d’emblée :

 

« pourtant, devant la France, un problème difficile et sanglant reste posé : celui de l’Algérie ».

 

Dès l’abord du sujet, il veut provoquer un réflexe de refus chez nos compatriotes, à l’égard :

 

« de ceux-ci ou bien ceux-là, qu’obnubilent en sens opposé, leurs intérêts, leurs passions et leurs chimères ».

 

Malgré l’excellente précision stylistique illustrée dans ces mots « de ceux-ci ou bien de ceux-là », on perçoit facilement que lorsqu’il parle « d’intérêts, de passions et de chimères », il fait allusion tout préférentiellement à ce qui motive d’après lui les partisans de l’Algérie française.

 

Quant il ajoute, un peu plus loin dans ce discours,

 

« là, végètent des populations ».

 

il ne prend pas de gant, il ne prétend qu’à une seule chose : provoquer en France, parmi ceux qui ne connaissent pas l’Algérie, une réaction d’hostilité. Il veut faire naître une réaction de mépris à l’égard de l’œuvre française en Algérie. Il insulte la France en utilisant le verbe « végéter » avec une délectation pleine de dédain pour ces populations dont il avait dit seize mois plus tôt, qu’elles étaient constituées « de Français à part entière ».

 

Il précise dans le même paragraphe, qu’il s’agit, avant tout, d’une population

 

« doublant tous les 35 ans, sur une terre en grande partie inculte ».

 

Il induit, dans ce détail prévisionnel, une réaction de méfiance et surtout de crainte à l’égard des populations d’Algérie qui

 

« sont, pour les trois quarts, plongées dans une misère qui est comme leur nature ».

 

Il prétend ainsi donner de l’Algérie, une identité d’inaccessibilité au rayonnement et plus banalement aux compétences de la France. « leur nature (celle des Algériens), c’est la misère. Que voulez-vous que l’on en fasse chez nous ? ».

 

Voilà le réflexe de rejet raciste qu’il veut induire chez nos compatriotes.

 

Alors, que va-t-on faire « de ce peuple dont la nature est d’être miséreux ? »

 

On va lui demander,

 

« au nom de la France et de la République, en vertu des pouvoirs octroyés par la Constitution, »

 

de se déterminer. Car dans la constitution de 1958, tout est prévu pour décider de l’avenir français ou non de tel ou tel fragment de la Nation.

 

L’auto-détermination devient ainsi le seul moyen par lequel va s’exprimer le choix des Algériens.

 

Quand ?

 

« Au plus tard quatre années après le retour effectif à la paix ».

 

Oui, mais c’est quoi la paix ?

 

« C’est une situation telle, qu’embuscades et attentats n’auront pas coûté la vie à 200 personnes en un an. »

 

Donc, jusqu’à 200 cadavres par an, c’est la paix.

 

A partir de 201 cadavres par an, c’est la guerre.

 

C’est une formulation mathématique dont la puérilité fut soulignée en public. Par qui ? Par moi-même au Procès des Barricades devant le Haut Tribunal Militaire qui nous jugeait.

 

Quelles sont les options ouvertes par l’auto-détermination ?

 

« 3 solutions concevables feront l’objet de la consultation. »

 

          PREMIERE OPTION : LA SÉCESSION

 

« Je suis, pour ma part, convaincu qu’un tel aboutissement serait invraisemblable et désastreux. »

 

          « La sécession entraînerait une misère épouvantable, un chaos politique, un égorgement généralisé, »

 

et stupidité parmi les stupidités dans le propos du chef de l’Etat, c’est

 

« la dictature belliqueuse des communistes »

 

qui s’imposerait. Ce qui revient à donner naissance, toujours d’après Charles De Gaulle,

 

« à un extraordinaire malheur. »

 

Quand on est informé, comme je crois l’avoir rappelé dans « L’islamisme dans la guerre d’Algérie », du rôle accessoire pour ne pas dire négligeable du PC dans la guerre d’Algérie, on est surpris du manque de savoir apparent affichépar le général De Gaulle, quant à l’identité réelle de la guerre d’Algérie.

 

Pas un seul instant il n’évoque la motivation arabo-islamiste de la guerre d’Algérie. Mais le sait-il vraiment ?

 

 

          DEUXIEME OPTION : LA FRANCISATION

 

Il la présente, cette option, comme s’il voulait développer d’emblée une crainte chez les Français de la métropole. Une attitude de refus, voire même une réaction de panique. Examinons comment il présente cette francisation :

 

« … les Algériens pouvant accéder à toutes les fonctions publiques… résidant ou travaillant où bon leur semble …. devenant partie intégrante du peuple français qui s’étendrait dès lors EFFECTIVEMENT DE DUNKERQUE A TAMANRASSET. »

 

C’est tout juste s’il ne précise pas : « voilà ce que vous subirez en cas de francisation de l’Algérie. »

 

TROISIEME OPTION : UNE ALGERIE EN UNION ETROITE AVEC LA France

 

          Une Algérie dont le régime intérieur serait, d’après De Gaulle, de type fédéral, de manière à protéger chaque communauté religieuse à l’égard de l’autre.

 

Il semble se souvenir, tout à coup, qu’en Algérie trois grands courants religieux cohabitent.

 

La religion musulmane

La religion chrétienne

La religion juive

 

Par ordre d’importance démographique.

 

Par ordre d’ancienneté historique, il aurait pu être plus précis,

 

La religion juive

La religion chrétienne

La religion musulmane

 

Mais était-il vraiment informé de la signification religieuse universelle de la guerre d’Algérie ? De la volonté arabo-islamiste de soumettre à sa loi toutes les autres expressions de la foi en Dieu en Algérie … et ailleurs ?

 

Il a trouvé ! La solution c’était facile. Il fallait y penser !

 

UNE SOLUTION FEDERALE.

 

C’est-à-dire quoi ?

 

-         que la collectivité juive serait gérée par un organisme gouvernemental juif,

-         que la collectivité chrétienne serait gérée par un organisme gouvernemental chrétien,

-         que la collectivité musulmane serait gérée par un organisme gouvernemental musulman, lui-même morcelé en fractions, compte tenu des différentes formulations du culte musulman en Algérie.

 

Ces trois « organismes gouvernementaux » fonctionneraient sous l’autorité d’un gouvernement national, un gouvernement fédéral qui harmoniserait la vie à l’intérieur de cette Algérie nouvelle.

 

Ce n’est même pas de l’utopie. C’est un propos qui est frappé du sceau de l’analphabétisme politique le plus total. Un propos adressé à un peuple français que lui-même traite implicitement, dans ce discours, comme un peuple analphabète à ce moment-là. Car ce peuple est totalement désinformé de la réalité algérienne.

 

 

ET LES REBELLES ?

 

Il s’adresse à eux. En réalité, ce qu’il leur dit revient à déclarer ceci :

 

« L’insurrection ne se justifie plus, puisque je vous livre l’Algérie sur un plateau. »

 

Les rebelles donc ?

 

« leur libre retour » est envisagé.

 

Il est offert par l’Etat français.

 

Charles De Gaulle évoque néanmoins l’hypothèse suivante :

 

Si ceux qui veulent l’indépendance sont

 

« résolus à établir par la force et par la terreur leur dictature totalitaire… »

 

Qu’ils sachent

 

« qu’il n’y a aucune chance que la France se prête à un pareil arbitraire ».

 

OUI …. MAIS ….

 

QUE S’EST-IL DONC PASSE A EVIAN EN MARS 1962 ?

 

Avons-nous été l’objet d’un délire hallucinatoire ?

 

Non ! De Gaulle s’est bien soumis aux exigences de l’ennemi. Il a obligé la France à plier genoux devant l’arbitraire du FLN. Nous précisons, devant l’arbitraire du FLN de l’Extérieur. Il y a même applaudi.

 

Comme il s’était engagé à le faire devant Ferhat Abbas en 1956 par l’intermédiaire de l’agent de liaison gaullo-FLN de l’extérieur, « le pèlerin de Montreux », Abderrahmane Farès.

 

 

QUELLES FURENT LES REACTIONS PROVOQUEES PAR CE DISCOURS A ALGER TOUT PARTICULIEREMENT ?

 

Je me souviens d’avoir écouté ce discours chez mon camarade de jeunesse, condisciple du Lycée Bugeaud depuis la 5ème, et frère d’armes de notre combat, Georges Beauvais, place Wuillermoz à Bab el Oued.

 

Nous en avons ressenti les effets comme ceux d’un coup de poignard. Et j’avoue aujourd’hui encore, mon ingénuité de l’époque.

 

En effet, j’étais persuadé, le 16 septembre 1959 au soir, que tous les Français d’Algérie, les musulmans partisans de l’Algérie française, le monde « Algérie Française » de métropole, l’armée française allaient réagir par une opposition violente et clairement exprimée contre cette trahison. Contre ce discours capitulard.

 

J’ai téléphoné à Joseph Ortiz pour convoquer dès le lendemain matin, une réunion du Bureau du FNF.

 

Il s’agit du Front National Français, mouvement créé par Joseph Ortiz, au printemps 1959 : c’était un mouvement d’inspiration nationale exclusive qui se proposait de défendre la France, l’Europe et l’Occident, par la conservation de l’Algérie à l’intérieur de l’entité nationale française. J’exerçai très rapidement des fonctions très importantes au sein de ce mouvement en m’occupant tout particulièrement de son organisation intérieure et de ses commandos de choc.

 

Cette réunion se tint chez Jacques Laquière, au Boulevard Carnot : y étaient présents, parmi d’autres, Susini et Sanne.

 

Je me souviens de notre surprise plus qu’amère devant le commentaire aberrant et surtout inattendu de mon vieil ami Jean Brune, dans le journal de Schiaffino « La Dépêche quotidienne ».

 

Pour Jean Brune, ce discours du 16 septembre 1959, c’était un bon discours puisque De Gaulle nous laissait le temps de vaincre la rébellion…. Et pour choisir, bien évidemment, la bonne option une fois la victoire acquise.

 

Jean-Marie Sanne, qui faisait partie du cabinet militaire de Massu, s’est éclipsé de notre réunion pendant quelques minutes pour aller à la rencontre de son patron, Massu donc, commandant du Corps d’Armée d’Alger, et lui demander son avis sur ce discours qui nous avait fortement ébranlés.

 

La réponse de Massu, en substance :

 

« c’est un très bon discours, il ne nous reste plus qu’à vaincre le FLN ».

 

Ce fut la stupeur lorsqu’il revint nous informer de la soumission de Massu au discours gaulliste.

 

Ortiz prend alors la décision de demander audience au Général Challe, commandant en chef en Algérie. Stupeur !

 

« C’est un excellent discours… le Général nous laisse le temps de vaincre le FLN. »

 

Pauvre Challe....

 

Ayant regroupé ses plus belles unités sur l’ordre de son ministre Guillaumat, dans une formation militaire d’élite, « les Unités de Réserve Générale », Challe obtint de belles victoires, des victoires spectaculaires, sur les bandes rebelles.

 

Il était convaincu qu’il était en train de gagner la guerre d’Algérie grâce à ces nouvelles opérations pleines de prestige qui ont fait naître un véritable état d’euphorie chez nos militaires. Le général en chef ne savait pas, et surtout ne se doutait pas, que ce rôle lui avait été imposé par De Gaulle, en accord avec Ferhat Abbas.

 

Si De Gaulle voulait obtenir le cessez-le-feu en Algérie, il lui fallait, dans un premier temps, libérer le GPRA créé en septembre 1958, de la menace que représentaient les maquis de l’intérieur.

 

Ceux-ci reprochaient avec haine à ceux de l’extérieur, d’être des « révolutionnaires de palace ».

 

Ils s’apprêtaient à leur réserver, dès leur retour en Algérie, une célébration plus que « rougeoyante ».

 

Cette complicité opérationnelle et tactique entre De Gaulle et le GPRA sera à l’origine de l’affaire SI SALAH, qui aura pour objectif réel de débarrasser Ferhat Abbas et le GPRA de la menace de mort que représentait la puissante Wilaya IV.

 

Une Wilaya presque totalement détruite en 1960, certes. Mais politiquement et militairement en potentiel de renaissance vigoureuse, le jour où l’armée française interromprait ses opérations sur son territoire.

 

J’ai cru devoir insister, avec force, dans mes deux derniers ouvrages [1] sur cette vérité indéniable : lors des opérations prestigieuses mises en œuvre « sur les crêtes », de « Jumelles » à « Pierres Précieuses et Ariège » on a fait tuer des soldats français, en réalité, pour le compte ou plutôt pour le service du GPRA et de l’ALN de l’Extérieur.

 

C’était ça, le drapeau blanc que devait brandir De Gaulle, sur l’exigence formulée publiquement et clairement par Ferhat Abbas, si le chef de l’Etat français voulait obtenir par dessus tout, quel qu’en fût le prix :

 

le cessez-le-feu en Algérie

 

Et il l’obtint.

 

C’est d’ailleurs dans la rancune haineuse vouée désormais contre les extérieurs par les maquisards de l’intérieur qu’il faut situer l’origine réelle du drame d’Oran, du 5 juillet 1962 dont nos frères et sœurs d’Oran furent les scandaleuses victimes.

 

 

Et tout cela, De Gaulle l’a-t-il obtenu en violation de la Constitution ? En violation de ce sacro-saint principe qui précise que « la République est une et indivisible ? »

 

QUE NON !

 

 

Tout était prévu dans la Constitution, en particulier par l’article 53 pour que l’abandon fût possible, sous la condition, précisée dans le texte, d’être approuvée par une consultation du peuple français. Par un référendum.

 

Il a fallu être singulièrement aveugle, inepte et je fais un énorme effort pour rester poli dans mon propos, pour avoir osé faire campagne en Algérie, pour le OUI à ce référendum maudit du 28 septembre 1958. Faire campagne pour le OUI au nom de l’Algérie française. OUI à De Gaulle, « c’était » osait-on nous dire, « OUI à l’Algérie française ».

 

Aujourd’hui l’Algérie française c’est une terre perdue. Un territoire abandonné. Déserté par une armée qui accepta la défaite, qui accepta que l’héroïsme de nos soldats tués en Algérie fût un héroïsme galvaudé, offert en quelque sorte dans une corbeille de mariage entre le gaullisme capitulard et le FLN.

 

L’Algérie d’aujourd’hui c’est une terre qui n’est plus la mienne. Une terre qui est devenue le fondement moral, psychologique, ésotérique, métaphysique d’une nouvelle conquête de la France espérée par nos ennemis.

 

Une conquête de la France par ceux qui séjournent en vainqueurs « où bon leur semble » sur le territoire de la République et qui prétendent être à l’origine dans des délais moyens, d’une modification radicale de l’identité de la France, puis de l’Europe puis de l’Occident.

 

Cette valeur ésotérique ou métaphysique de la nouvelle conquête qui nous menace, c’est l’indépendance offerte par De Gaulle qui l’a symbolisée pour l’avenir et pour l’éternité. La victoire d’une insurrection arabo-islamiste sur une grande nation d’Occident. Une victoire obtenue hier non pas grâce à la force d’une puissante armée ennemie, une menace actuelle représentée non pas par une force politico-militaire cohérente et organisée, non pas par une force arabo-islamiste parfaitement hiérarchisée mais par une perversion des comportements politiques qui, pour des raisons économiques, tentent de soumettre la France à la Charria.

 

C’est en tout cela que s’exprime aujourd’hui le résultat appréciable de la politique involutive gaulliste.

 

« Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque » avait déclaré Ben M’Hidi en 1957.

 

Il nous faut en conséquence redouter quelque chose de dramatique pour demain : c’est la naissance dans les décennies à venir, d’une OAS européenne et occidentale qui oserait lever l’étendard de la révolte contre la perte d’espérance et pour la survie de l’Occident.

 

L’Occident que nous avons essayé de défendre en Algérie française. L’Occident, c’est-à-dire, l’espace géopolitique à l’intérieur duquel les chrétiens peuvent vivre et s’exprimer sans crainte du malheur… mais avec l’espérance de Gloire.

 

Nice, le 15 septembre 2009

Jean-Claude PEREZ

13.09.2009

EYN BRERA, PAS LE CHOIX !

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"Il est douloureux mais il ne ploie pas" fut la réponse de Menahem Begin au secrétaire d'Etat américain qui s'enquérait de la situation de son genou. Et effectivement M. Begin (zal) pouvait ressentir des douleurs mais il maintenait qu'un Juif "ne se prosterne que devant l'Eternel". Et lorsque à Camp David le président américain Carter est venu lui demander de discuter du statut de Jérusalem, M. Begin a donné l'ordre à sa suite de préparer les valises pour un départ immédiat. C'est le genou de Carter qui a plié !

 

 

Les pressions américaines peuvent être douloureuses mais l'Etat Juif ne doit pas s'y plier. Toute concession actuelle entraînera  d'autres concessions fatales.

Le fait que M. Natanyahou, après avoir brillamment expliqué les droits du peuple juif sur toute sa terre ancestrale, ait accepté l'idée néfaste d'un état arabe supplémentaire sur la terre juive est devenu un nouveau point de départ des pressions "obamiennes". Oubliées les conditions posées à la création de cet état car c'est un général américain qui entraîne la future armée "palestinienne" sous couvert de "police anti-terroriste"!

Ce ne sont pas des ovations que le premier ministre israélien a recueilli mais l'exigence insensée d'un arrêt de la construction en Judée-Samarie et même à Jérusalem. A peine ce gel inique et scandaleux est-il rentré dans les faits que l'équipe Obama exige la signature du Traité de non prolifération nucléaire, ce qu'aucune administration américaine ne s'était jamais autorisée à exiger. Et Hussein Obama se fait photographier en parlant au téléphone avec Natanyahou, les pieds sur son bureau et en montrant ses semelles. Se serait-il permis une telle attitude avec un autre premier ministre d'un quelconque état dans le monde? Une prosternation devant le Roi d'Arabie et les semelles pour Israël !

Pendant ce temps l'Iran discute avec le nouveau locataire le la Maison Blanche qui exclut le droit d'Israël d'attaquer ses installations nucléaires.

Le rassemblement des terroristes du Fatah à nos portes à Bethlehem, a prouvé de la manière la plus évidente que les "modérés" arabes veulent notre destruction contrairement aux "extrémistes" qui souhaitent notre "extermination". Il ne reste plus qu'à négocier la manière dont nous devrions commettre  notre suicide national pour complaire aux Mitchell, Kouchner, Brown et autres nouveaux vikings suédois. Natanyahou dans sa position ne devrait pas négocier avec Mitchell, un anti-israélien notoire,  mais lui envoyer son propre représentant, par exemple le secrétaire général du Conseil des localités de Judée-Samarie.  

Il fut un temps où l'arme essentielle de notre pays était le manque de choix. "Eyn Bréra" disions nous et nous réussissions les exploits les plus héroïques et les plus complexes. Aujourd'hui le manque d'esprit patriotique et l'anesthésie défaitiste opérée par la gauche israélienne nous amène à déclarer qu'il n'y a pas le choix et donc à nous croiser les bras.

C'est ainsi que nous restons impotents devant la menace arabe intérieure et devant les agissements de la cinquième colonne "juive". Huckabee, l'un des  anciens et brillants candidats républicains à la présidence US, a raison de déclarer que les dizaines de millions d'évangélistes américains soutiennent Israël et ses droits avec plus d'ardeur que "certains dans la communauté juive américaine et dans l'opinion publique israélienne". Parlons clairement et agissons avec raison juive pour regagner le respect de nous-mêmes, pour que nous puissions être compris, respectés et même soutenus.

Notre légitime indignation accompagne l'inacceptable article suédois nous ramenant aux heures les plus noires de l'antisémitisme européen. Nous avons raison d'exiger une réaction du gouvernement scandinave. Mais quid chez nous?

Qu'avons-nous fait de ces irresponsables israéliens qui ont fourni au monde entier un rapport sur des soldats israéliens qui auraient tiré sur des arabes comme toujours et par définition "civils, innocents, enfants et désarmés"? Où est la vertueuse indignation juive? Que faisons nous de ces "militants de la Paix" respectables qui ont fourni aux arabes des caméras pour filmer les actions des soldats de Tsahal? Quelles mesures avons-nous prises contre ces individus qui parcourent les réimplantations juives en Judée et en Samarie pour traquer la moindre trace de plâtre ou une nouvelle terrasse? Pourquoi tolérons nous le financement pléthorique de ces associations par des fonds étrangers officiels et hostiles?

Le ministre Yaalon a tort de parler seulement de virus avec lequel un individu affaibli et malade peut néanmoins continuer à vivre. Cette minorité masochiste qui ne représente en rien la volonté nationale finit par agir non comme un virus mais comme un cancer qui étend ses métastases jusque dans les bureaux gouvernementaux et  les universités après avoir rongé toutes les cellules saines des médias. Pourquoi serions nous le seul pays au monde où en temps de guerre, on ne punit pas l'intelligence avec l'ennemi, l'espionnage et le fait d'être un agent de l'étranger ?!

Mettons bon ordre chez nous et ne permettons pas que notre démocratie devienne une arme dévoyée par les ennemis de l'Etat juif. Nul ne force ces Juifs à rester en Israël et commençons par appeler sans complexe les choses par leur nom: Ce sont des traîtres.

Une fois isolées les cellules cancéreuses,  le peuple se ressaisira et saura que le choix est entre la fin de notre état juif ou la victoire sur tous les ennemis.

Il n'y a donc plus le choix.  Nous sommes condamnés à réussir, à accomplir notre destin et à vaincre.

Eyn Bréra !

 

Jacques KUPFER

Président du Bloc National des Juifs Francophones 

07.09.2009

Algérie française ou Révolution islamiste ?

ALGERIE FRANCAISE.jpg-         Jean-Claude PEREZ, vous soutenez avec insistance, que le début réel de la guerre d’Algérie ne se situe pas au 1er novembre 1954, lors de « La Toussaint Rouge », mais bien avant. Pourquoi ?

 

-         Vous déclarez être responsable d’un enseignement sur la guerre d’Algérie. Comment justifiez-vous une telle prétention ?

 

-         Avez-vous le sentiment d’être un vaincu ?

 

-         Le 8 mai 1945, représente, d’après vous, la date du début militaire de la guerre d’Algérie. Pouvez-vous être plus précis ?

 

-         Pour vous, l’abandon de l’Algérie française se situe à l’origine de la REVOLUTION MONDIALE ISLAMISTE ACTUELLE. Celle-ci s’attaque non seulement à l’Europe mais aussi à la totalité de l’Occident. En deux mots, pourriez-vous enrichir ce point de vue ?

 

 

Mon commentaire : encore une déferlante d’interrogations ! Et par dessus le marché, on me demande de répondre en deux mots !

 

 

PREMIERE QUESTION : Le début réel de la guerre d’Algérie.

 

La Toussaint Rouge ne s’identifie évidemment pas au début historique de la guerre d’Algérie.

 

Depuis 1920, la IIIème République ne s’est jamais opposée, en effet, à la mise en place du dispositif opérationnel qui sera expérimenté plus tard, comme moyen de guerre contre la France.

 

I – Tout remonte au 4 février 1919. 11 semaines à peine après l’armistice du 11 novembre 1918, le Journal Officiel publie les décrets d’application d’une loi. Cette dernière se propose de réactiver le Senatus-Consulte de Napoléon III, promulgué le 14 juillet 1865.

 

Ce Senatus-Consulte établissait la possibilité d’une accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française, sous la condition de renoncer à leur statut personnel. C’est-à-dire de se soumettre au Code Napoléon, comme tous les autres citoyens français. C’était bien sûr ce qu’il fallait obtenir : la citoyenneté accompagnée de la sécularisation des musulmans d’Algérie dans le vécu quotidien de leur foi.

 

Mais on a choisi intentionnellement, pour l’entrée en vigueur de cette loi du 4 février 1919, un moment dramatiquement inopportun.

 

En effet, 11 semaines à peine après l’armistice, dès la fin de la première grande boucherie européenne, qui pouvait être préoccupé en France et en Algérie, du statut des musulmans ?

 

La manœuvre, en réalité, était secrètement motivée par la volonté de provoquer la naissance d’un dispositif de riposte.

 

Celui-ci allait s’identifier à l’appareil de guerre capable d’exercer sa pugnacité contre la France en Algérie…., le moment venu.

 LIRE LA SUITE : n° 17 article.doc

05.09.2009

Robert Dun

J’ai rencontré Robert Dun ( Maurice Martin ) il y a longtemps, à plusieurs reprises, en compagnie de mon ami, disparu lui aussi, Daniel Rude. C’est peu dire que nous avions des divergences. Mais, comme Daniel, c’était un homme libre et un ami … Il savait la difficulté de l’originalité dans la réflexion. En ces temps de dictature sourde, de pensée unique c’est-à-dire de lâcheté assumée, respirons l’odeur des forêts.

Jean-Marc

 

1877797518.jpgBernard-Henry Lévy a un tel souci de l’adéquation des mots qu’on ne saurait me reprocher de la prendre à la lettre. Il nous dit : « la première expérience de l’homme hébreu est celle d’une séparation radicale, d’une étrangeté absolue, de l’absence du Ciel sur la terre et de la terre au Ciel: de l’inexistence radicale de celui qu’il appelle son Seigneur ». Le divin est donc radicalement absent de ce que les uns appellent la création et les autre le monde concret. Or le début de la Bible s’intitule la Genèse et celle-ci nous explique avec force précisions comment Dieu créa le monde, la terre, les eaux, les animaux et l’homme. Ce qui signifie étymologiquement que Dieu est radicalement présent dans le monde, puisqu’il en est la racine.
Le dilemme fondamental entre les religions du désert et les religions naturelles est exactement là: les premières considèrent un divin extérieur, créateur ou non du monde concret, les secondes un divin « immergé dans la matière » pour citer Teilhard de Chardin. Pour les secondes, la révélation se situe dans les lois de la matière et de la vie: dans la physique et la biologie.
Le point culminant de l’opposition entre le divin et le concret a été atteint par le catharisme dont la vision peut se résumer en trois propositions; « l’esprit est de Dieu; la matière est du diable; le péché suprême est la procréation ». Le catharisme admet une puissance spirituelle anti-divine et remet par là en cause le monothéisme. Implicitement B.H Lévy en fait autant: si le divin est radicalement absent de la création, si donc il n’est pas le créateur, la création contenant des êtres animés et conscients, qui est l’entité créatrice? Les sciences montrant indubitablement un double mouvement de tropisme et d’entropie et le Dieu de B.H Lévy étant radicalement absent, qu’elle est la force motrice? Quel est l’auteur du plan?
La conclusion s’impose: une idée du divin absent du monde est une absurdité qui ne résiste pas à deux minutes d’examen.
Je mène ce début de discussion avec répugnance. J’ai horreur des jongleries verbales et mon premier sentiment sur le divin a été exprimé par Goethe: « Qui peut nommer l’innommable ? Qui peut dire : je crois en lui? Qui peut dire: je ne crois pas en lui? » Oh! Ne vous pressez pas de triompher! Il n’y a là aucune concession à votre étranger absolu. Le centre et le rayon sont tout aussi abstraits que le plus abstrait des dieux du désert; ils n’en déterminent pas moins un cercle et une sphère, ne sont donc pas « radicalement inexistants » mais au contraire « immergés dans la matière » comme principes créateurs.
Grâce à vous, B-H Lévy, nous pourrons effectuer des pas décisifs dans la prise de conscience européennes car vous exposez avec une clarté inégalée tout ce que les monothéismes ont d’irrecevable pour notre esprit et notre sensibilité. Cela me permettra de passer sur les injures fanatiques et agressives que vous déversez contre la personnalité européenne authentique.
Votre dégoût ne m’a pas contaminé et je ne vos toujours pas ce que les plus antiques polythéismes peuvent contenir « d’obscurantisme lâche », ce que l’esprit des bois peut avoir de hideux; non seulement je ne me sens pas « soumis à l’horreur de la nature » mais j’ai le mauvais goût de trouver cette nature débordante de joies diverses; j’aime les paysages, la forêt, la mer, la lumière, la nuit et la lune, les animaux libres; je pousse le mauvais goût jusqu’à trouver paradisiaque la compagnie d’une femme dans mon lit. Et ce qui est pire: partout je perçois des âmes et des esprits.
Par contre, le déteste le béton et le bitume, la veulerie et la chienlit dont ils sont le terreau favori, les contorsions et les hurlements de désespérés qui constituent la « musique » et la « danse » modernes qui n’aboutissent qu’à des ivresses et à des transes sans communion, quine sont donc que des caricatures du dyonysisme, je déteste la fumisterie de l’art prétendu non figuratif mais quine figure que trop bien ce dont il sort: le vide intérieur de ses créateurs, la complète absence de message. Vous voulez de l’art vraiment abstrait: c’est bien simple, il vous suffit de ne rien faire.
Vous et moi, B-H Lévy, nous sommes les deux pôles d’un irréductible conflit: vous êtes le pôle du nihilisme monothéiste, je suis le pôle de l’amour païen.
Je ne me laisserai pas engluer dans une réfutation ligne par ligne de votre pénible et fanatique ouvrage. Votre érudition ne m’impressionne pas car d’un bout à l’autre elle transpire le nihilisme. Peut-être y a-t-il dans votre démarche la recherche inconsciente et désespérée de certitudes vitales. Alors dégagez-vous de l’intellect qui désertifie tout.1139234918.gif
Je me contenterai de réfuter vos assertions les plus émergentes. Mais surtout je m’attacherai à restituer clairement la gnose « païenne ». Les féroces persécutions des religions du désert ont fait oublier l’essentiel du patrimoine européen et accrédité l’idée qu’il n’y avait de possible que l’athéisme ou l’une des trois religions intolérantes: Judaïsme, Christianisme, Islam. L’esprit européen est si bien oublié que ceux qui cherchent une issue hors du carcan se tournent vers les doctrines orientales. Et ils tombent de préférence dans les filets de celles qui ont en commun avec les religions qu’ils croient fuir le refus de la vie, de la « roue du samsara ». on ne secoue pas d’épaules près deux millénaires de dictature spirituelle sémitique.

 

Robert Dun

02.09.2009

AFGHANISTAN : Le combat terrestre ( revue HÉRACLÈS )

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«Le combat terrestre» par GCA Antoine LECERF Commandant les Forces Terrestres

Comme le démontrent les opérations en Kapisa, nos soldats de l’armée de Terre sont de vrais professionnels. Ils sont bons, voire très bons. Ils sont au coeur de l’action de la communauté internationale. Mais bénéficient-ils de tout l’intérêt qu’il serait légitime de leur porter ? Derrière notre engagement quotidien en Afghanistan, il y a un certain nombre de questions qu’il est très important de se poser. Existe-t-il une meilleure enceinte qu’Héraclès pour le faire ?

Le combat terrestre est-il en train de changer de nature ou s’agit-il seulement de conduire de nécessaires adaptations réactives (préparation opérationnelle/doctrine/structures/équipements) requises par les spécificités d’un théâtre, mais également par notre «désapprentissage» consciencieux de la guerre depuis l’Algérie ? Quelle guerre sommes-nous en train de mener ou de subir en Afghanistan ? Est-elle si spécifique qu’elle ne puisse rentrer dans nos concepts de stabilisation ? Que recouvre concrètement aujourd’hui la notion de combat aéroterrestre? La préparation opérationnelle de nos unités et de nos états-majors restera-t-elle un « prêt-à-porter » qui ne pourrait être reproduit ailleurs ? Et plus largement enfin, l’armée de Terre, qui supporte pour l’essentiel la charge des opérations et s’honore à remplir son contrat opérationnel coûte que coûte, au prix parfois de lourds sacrifices, bénéficie t-elle effectivement d’un investissement à la hauteur du poids relatif de ses engagements ? Je n’aime ni les ayatollahs ni les muets et ne cherche pas non plus de vaines polémiques ! Je crois en revanche à la nécessité de forger nos convictions à travers un débat pour lequel je voudrais proposer un certain nombre de pistes.

LIRE LA SUITE > http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/heracl...

09.08.2009

Israël : Enfin vers l’Indépendance ?

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Il semble qu’on ne peut, sans crouler sous les sarcasmes des « experts » , dissocier l’existence d’Israël de la bienveillance, du soutien, de « l’indéfectible amitié » américaine. On voudrait nous faire croire à une histoire d’amour idyllique. C’est oublier un peu vite la crise de Suez et la menace nucléaire (excusez du peu ! ), l’attaque monétaire contre la livre sterling et l’envoie de forces navales et aériennes pour interférer dans le dispositif franco-israélo-britannique de la part du conglomérat américano-soviétique

C’est oublier, aussi, l’attitude de l’ami américain durant la « guerre des six jours » et la riposte israélienne : le 8 juin 1967 des jets israéliens attaquent le navire-espion américain USS Liberty : 34 morts, 171 blessés.
Pour la classe politique israélienne, se souvenant des pressions américaines de 1956 , c’est le moyen de rappeler à Washington que l’État hébreux n’entend certes pas se contenter de jouer les Républiques bananières pour son compte, mais au contraire, de récupérer sa liberté d’action pleine et entière. Pour les Américains, empêtrés dans cette sombre histoire de navire-espion, ayant fort imprudemment prêté à Israël six RF-4C (version de reconnaissance du McDonnell Phantom II), appartenant à la 26ème escadre de reconnaissance tactique basée à Ramstein (Allemagne) et opérant sous cocardes israéliennes mais avec des pilotes américains (!), il importait de mettre fin, le plus rapidement et le plus discrètement possible, à une désastreuse erreur dans une guerre « non maîtrisée ». Washington ruminera son humiliation, bien décidée à rappeler qui était le maître à son encombrant protégé israélien.
L’attente durerait six ans… 1973 : la NSA indiqua à son frère israélien qu’aucune perturbation ne troublerait ce beau jour de kippour. Pas sympa…. Mais pas fini.
Jonathan Jay Pollard travaillait en 1985 en tant qu’officier de renseignement au Naval Anti-Terrorist Alert Center de Washington.
Les États-Unis lui reprocheront en particulier d’avoir livré à Israël le manuel des codes d’accès et de cryptage des écoutes de la NSA dans le monde, manuel qui fut ensuite livré par Shamir aux soviétiques .Pas sympa du tout.

Mais on s’arrangeait … Avoir un porte-avion, pendant la guerre froide, face aux alliés des russes était très utile et confortable pour Washington. Cela fournissait une armée supplétive, permettant, de fait, de ne pas engager directement des troupes US sur le terrain. Les conflits par procuration sont les meilleures des guerres pour les empires.

Puis la fin de la « guerre froide », le rapprochement avec les pays arabes, l’installation, véritable occupation, des « Marines » à l’intérieur des pays musulmans, la « neutralisation » de l’Irak, rendit caduque, plus que la victoire d’Obama, la pseudo alliance indéfectible. Les rapports diplomatiques solidaires ont laissé place aux épreuves de force et aux diktats.

Si les américains ont profité sans vergogne d’Israël, il est tout aussi évident que l’État israélien n’a jamais totalement souhaité une politique indépendante. En avait-il les moyens ? Il en avait en tout cas l’idéologie. Le Sionisme, héritier de l’humanisme religieux, a voulu concilier Spiritualité et Nation comme le prônait Yeshayahou Leibovitch.

Son organisation sociale première s’inspirait plus des fermes collectives enracinées que des théories capitalistes vagabondes. Israël état socialiste non-aligné ? Le défi aurait pu être relevé et les crises économiques majeures se succédant, n’insultons pas l’avenir. Impossible n’est pas historique.

L’existence d’un état est conditionné par la nature de ses alliances. Quelles alliances pour quelle politique ?

Si nous répondons Indépendance, cela devient : Quelle politique pour quelles alliances ?

Israël ne doit rien s’interdire, à priori. Un des premiers allié pourrait être le Liban débarrassé de l’influence néfaste du Hezbollah avec le retour aux affaires des Chrétiens à des postes de grande responsabilité ( souvenons-nous de L’armée du Liban libre du général Lahad, devenue ALS, regroupant non seulement des chrétiens maronites (majoritaires), mais aussi des musulmans).
Deuxièmement, la Jordanie et L’Égypte peuvent présenter des caractères de sûreté certains, si la question palestinienne se règle définitivement et rapidement : Un État palestinien laïque. Concernant la Syrie, il convient de jouer sur son caractère « laïque-socialiste -arabe ». Cela demanderait aux israéliens, surtout à leurs dirigeants, à se penser comme un État libre, un État indépendant, et disons-le tout net, comme un État pleinement laïque, pilier d’une Union du Proche-Orient, un Commonwealth démocratique, comparable à L’UE. Toutes les parties y ont intérêt. Il suffit, et chacun a conscience des travaux herculéens, de « décrocher » des impérialismes destructeurs d’identités opposés aux « Droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

On verra alors peut-être Israël ressembler plus au Venezuela et Netanyahou plus à Morales. Loin d’être un cauchemar, sauf pour les pilleurs de peuples, cela réalisera le rêve des premiers sionistes qui, comme Meir Dizengoff ( « Nous ne posséderons jamais des canons » ) pensaient que leur cause triompherait par la seule force morale…

« Et les résidus islamistes ? » me direz-vous.

Ils apparaîtront pour ce qu’ils sont : les collaborateurs empressés des impérialistes dans le vaste jeu de divisions et de massacres des peuples qu’est leur pratique nauséabonde du Monopoly mondial.


Jean-Marc DESANTI

Retrouvez aussi cet article sur :

http://armees.com/Israel-Enfin-vers-l-Independance.html

http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=49747&L=fr

http://www.alterinfo.net/Israel-Enfin-vers-l-Independance...

http://www.resiliencetv.fr/?p=4708

http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1104

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

10.07.2009

DE L’ALGERIE FRANCAISE… à LA FRANCE ALGERIENNE

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« Vous avez voulu acheter la paix au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre » (Winston Churchill)

 

Le dimanche 1er juillet 1962, la France vota sur la question de savoir

 si l’Algérie devait devenir un état indépendant.

       En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des deys. Le gouvernement français, tel Ponce-Pilate se lavait les mains et tournait la page.

Pays sans nom, sans frontière, sans unité, c’est par la France et dans la France que l’Algérie avait acquis une personnalité, pour la première fois dans l’histoire. C’est par la France qu’elle devint, ce jour, indépendante. A cet instant, elle était devenue celle que Joachim de Bernis dépeignait au compte de Choiseul après qu’elle eût cédé le Canada à l’Angleterre par le traité de Paris en 1763 : « La plus méprisable des nations est aujourd’hui la nôtre, parce qu’elle n’a nulle espèce d’honneur et qu’elle ne songe qu’à l’argent et au repos. Nous sommes à la dernière période de la décadence ».

De Gaulle avait dit : « Il faut que la France, dans sa masse approuve ce qui vient d’être accompli en son nom » et son art fut de donner à une politique honteuse un caractère de victoire. Il rassura les consciences et trouva une explication pour sauver le prestige national. La France ayant gagné la guerre donnait aux « patriotes » algériens l’indépendance selon la Charte de l’Atlantique, les déclarations des Nations Unies, les droits de l’homme et la vocation généreuse de la France éternelle. La fuite devenait héroïque. La résistance à l’abandon se transformait en crime. Les bons citoyens respirèrent. Puisque « le plus illustre des Français » préconisait le repli sur l’Hexagone, on pouvait le suivre… et c’est ainsi que la France suivit son guide… elle approuva.

        Le peuple français, souvent indifférent, parfois hostile, abusé de surcroît par son gouvernement, venait de livrer une province française à l’ennemi, après que l’armée française eût, en réalité, largement triomphé sur le terrain. Après avoir accueilli avec soulagement et satisfaction la signature des accords d’Evian, la Métropole se réjouissait de cette indépendance de l’Algérie. On y voyait « enfin » la fin d’une guerre impopulaire. Le boulet algérien serait détaché de son corps, les dépenses militaires allaient diminuer considérablement, la prospérité irait croissante et le bien être du peuple serait amélioré de façon radicale !… Le pactole allait pouvoir couler !…

Il n’y avait plus à cet instant que les ambitions à court terme d’un gouvernement veule, de chefs de partis aveuglés par de maigres illusions, de chefs militaires en quête de nouvelles promotions et d’usuriers aux aguets du bénéfice qu’ils entrevoyaient déjà avec cette masse de « richards » qui leur arrivait de l’autre côté de la Méditerranée … sans oublier que la France allait également être « nettoyée » de tous ces Nord-Africains qui, désormais, allaient pouvoir rejoindre un pays « bien à eux ». Quel leurre que tout cela !…

A cet instant ; qui pensait au propre destin de la France ? Qui voyait aussi loin ? Seul le présent comptait et ce présent reposait uniquement d’une part sur le mépris que nourrissaient les métropolitains vis à vis des Pieds-Noirs, d’autre part sur l’intérêt immédiat de leur propre personne, de leur parti politique ou de leurs ambitions. Ils s’imaginaient avoir fait une bonne affaire en mettant fin à une guerre « onéreuse », mais quel avantage illusoire que cela !…

Qui pensait à l’avenir de ses enfants ; de la Nation ? Car en guise de pactole, c’est à un chômage croissant que les Français allaient être réduits et ils allaient également être très vite confrontés à ce que l’on appela dès cette période « La Crise » qui allait inexorablement s’amplifier d’année en année avec l’augmentation sans cesse croissante des matières premières dont la France est si pauvre et si friande, la dépendance vis à vis d’autres nations moins puissantes qu’elle et un flot migratoire de Nord-Africains –principalement d’Algériens- qui allait déstabiliser complètement ses institutions.

        En effet, durant l’épisode sanglant de la guerre d’Algérie, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane… cette même population enivrée durant huit ans de promesses fallacieuses qui dansait –comme lors de ce 5 juillet 1962, à Oran- autour des cadavres éventrés et désarticulés des Européens et qui, quelques semaines plus tard, dansait déjà une toute autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… Cette même population, qui, n’obtenant rien des promesses invoquées tout au long de la guerre et réduite  soudain à la famine, émigra avec une mine attristée et des yeux de douleurs, dans cette France qu’elle eût plaisir à humilier et dont elle persécuta avec délice ses enfants.

Dès lors, le destin de la « douce France » était tracé. Après l’Algérie, l’Islam conquérante abordait nos rivages rendant actuelles les menaces énoncées dans un tract du F.L.N. rédigé en Algérie en 1956 puis rediffusé en mars 1962, lors du « cessez-le-feu » :

« Oh ! France de malheur, tout est fini pour toi. Mais la France ne fait qu’agrandir son histoire, mais elle ne peut que diminuer instantanément ses forces. C’est une grande armée forte avec des armes automatiques et lourdes. Toutes ses armées sont celles des « soldats femmes » de la maigre France.

Plus vous grandissez les renforts, plus nous vous piétinons. Je fais appel à Guy Mollet qu’il faut trois cents hommes de France pour combattre un vrai fellagha âgé de 17 ans seulement.

Notre armée qui donne de puissants échecs aux armées de la blague de la faible petite France, écoutez population française, notre armée de la Libération nationale est composée de Marocains, Tunisiens et Algériens.

Rappelez-vous que, quand nous serons indépendants et dans un minimum de temps, nous combattrons les trois cents kilomètres que nos ancêtres ont envahis en France. Voici les limites, Poitiers, Saint-Etienne, Lyon, les environs des Alpes et les Pyrénées. Toutes ces terres et ces villes sont celles de nos ancêtres. Après la guerre d’Afrique du Nord, nous allons envahir les trois cents kilomètres qui nous appartiennent et les ports d e Toulon, Marseille, Bordeaux. Nous sommes les fils de Mohamed, fils de l’Islam.

Voici, l’amitié est finie entre la France et l’Afrique du Nord. Vous allez avoir le Diên Biên Phu, pas celui de notre amie l’Indochine, il est mille fois plus grand.

Adieu la France, c’est maintenant la dernière ordure du globe terrestre. L’Algérie est en lutte contre le colonialisme. Malheur à tous fils du diable.

Toi, Monsieur, tu es son moteur. Tu as facilité sa tâche. Tu es donc vomi par l’humanité, excommunié. Le peuple te condamne, parce que tu as agi contre ses intérêts.

        Traître à l’humanité, tu es vomi par l’humanité, tu es un collaborateur. Notre devoir est de t’abattre ! Nous sommes fiers d’agir selon les consignes du Tribunal du Peuple qui est la volonté de Dieu.

Indigne à la nation, on t’exécute. Une nation pure est une nation forte. C’est elle qui élimine les traîtres ».

        Cinquante trois ans après la diffusion de ce tract, la prophétie est en voie de se réaliser…

joseph.castano0508@orange.fr

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