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Fondements

  • Jean de Brem : Notre mémoire

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    Colline Ste-geneviève, près du Panthéon, le 18 avril 1963, un jeune homme de 27 ans tombe sous les balles de policiers parisiens. Pour lui arracher les secrets qu'il venait d'avaler, ils lui percent la gorge sans plus de façon. La presse ne trouva rien à redire.

    Etudiant, Jean de BREM avait milité au mouvement des jeunes indépendants. Après une brillante campagne en Algérie, lieutenant parachutiste, il participe à l'opération de Suez. Démobilisé, il entre en journalisme. Convaincu du déclin de notre civilisation, il rejoint l'OAS-Métro dès sa création. Mais déjà il ne voit d'issue que dans l'union étroite des nations européennes.

    Plongeant alors sa plume dans la lave de l'histoire du continent blanc, il rédige le " Testament d'un européen ". Il y exprime la force du destin qui est le nôtre, dans une épopée grandiose restée inachevée. Telle quelle, cependant, elle témoigne de talent, de ferveur et d'un souffle prometteur.

    Proche, par les convictions et la spiritualité de Jean Bastien-Thiry, Jean de Brem tombe 37 jours après l'exécution de son ami. 37 jours, le temps qui a séparé l'exécution de Brasillach de la mort de Drieu…

    0ba427b63bd42baba59a5dafc87712c0.jpg« Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. Je suis le prince débile issu d’une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s’amassent à l’Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. Je vais mourir. Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien. Depuis cinquante ans j’ai dispersé l’héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n’aurais pas d’héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu’un message : l’histoire, la très belle histoire d’une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d’hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu’importe. Voici comme un dernier cri de rage et d’amertume. »

    « Taxez-moi de romantisme, qu'importe !
    Pour moi, le trésor du monde, c'est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique.
    C'est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne.
    C'est le Romancero du Cid, ou le visage hugolien de "l'enfant grec".
    C'est un tombeau des Invalides, ou le Grand Aigle de Schönbrunn, l'Alcazar de Tolède, ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres, ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la Porte de Brandebourg devenue le poste frontière de l'Europe mutilée.
    Pour toutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l'héroïsme et du génie de nos pères, pour notre terre menacée d'esclavage et le souvenir d'un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine.
    Frêle Geneviève de Paris, patronne de l'Europe, seule contre les hordes mongoles, tu symbolises notre esprit de résistance.
    Et toi, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix milles fidèles, Alexandre, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et le sens de l'Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l'Europe impériale
    . »

    Avant-propos de Jean de Brem dans Le testament d’un Européen

    2044810829.jpgQuelques mois plus tôt : 6 juillet 1962, 3 heures 56 du matin. Une salve secoue la brume. Au même instant, sur l'autoroute du sud, la France, insouciante, part en vacances.

    Pourtant, à quelques centaines de mètres à peine, un second coup de grâce claque et fait tressaillir l'homme qui tient dans sa main un petit drapeau tricolore. Le sang coule sur sa tenue léopard. Il souffre, il souffre dignement.
    Devant ce militaire que la mort hésite à prendre, à l'écoute des plaintes émises par le blessé, un colonel déclare froidement que ce sont là les spasmes de l'agonie. Maître Tixier-Vignancour et Maître Denise Macaigne, soutenus par l'aumônier de la prison de Fresnes, s'opposent à cette honteuse constatation et forcent les autorités à appeler un médecin. Ce dernier confirme bien les affirmations des avocats :" l'homme vit toujours". Alors, alors il faut l'achever.

    A 4 heures 04, l'adjudant - bourreau- tire par trois fois sur l'officier blessé, mais ses mains tremblent et les trois coups de grâce ratent leur but. Armé d'un autre revolver qu'il est allé chercher, le sous-officier revient . Il est 4 heures 08, la boucherie a pris fin.

    Le corps est placé dans un cercueil en bois blanc. Le pouvoir vient d'obliger son armée à accomplir un nouveau meurtre. Après 11 minutes de calvaire, frappé d'une seule balle sur les 11 tirées par le peloton d'exécution d'une armée française, le lieutenant Roger Degueldre, officier au Premier Régiment Etranger de Parachutistes, est mort au 6ème coup de grâce, en criant : "Vive la France". Mais ce cri qu'il a poussé ne peut être entendu par la France dont il souhaite la vie au moment même où elle lui donne la mort.

    La France, allongée sur les plages de l'Atlantique et de la Méditerranée ne se soucie nullement de regarder ceux qui l'entourent, ceux que l'on juge, que l'on condamne, que l'on assassine, ceux qui pleurent, qui ragent et qui désespèrent.

    La France, égoïste, dort... au soleil. Ce soleil qui apporte aux estivants la chaleur qui manque à ceux que l'exode vient de jeter brutalement en Métropole : les pieds-noirs.

    Ils sont seuls, les pieds-noirs. Pourtant dans leurs maigres bagages - un glorieux passé baigné de sang - ils observent la récompense de leur patriotisme : l'apaisement de leurs vicissitudes, le cadeau de bienvenue du pouvoir, il est là : c'est le cadavre d'un officier français, le corps criblé de balles, c'est Delta. Delta ! L'homme qui avait quitté l'armée parce que trop militaire, il refusait de s' écarter du chemin de l'honneur, l'homme qui les avait défendus, réconfortés, aidés à reprendre espoir, le lieutenant Roger Degueldre qui, quelques minutes avant sa mort leur avait transmis son ultime message en déclarant : " Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ".

    L'officier parachutiste mort en chantant la Marseillaise rejoignait ses compagnons de combat, victimes eux aussi des balles françaises. D'abord Claude Piegts, un des plus nobles exemples des Français d'Algérie, mort à 27 ans, victime de la ferveur patriotique au cri de : "Visez au coeur, Vive l'Algérie française"
    Et Albert Dovecar, sergent-chef au 1er REP, mort à 25 ans, Dovecar qui, à l'audience, déclarait encore: "J'ai trouvé à la Légion tout ce qui me manquait dans le civil : une maison, des camarades". Mais la maison était détruite et les camarades étaient morts.

  • Le Liban clé de l'abandon de SION par les USA ?

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    Comment Obama et ses conseillers « juifs américains » osent-ils leur funeste projet de destruction d’Israël en imposant un état palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale « négociée » ?

    Durant la Guerre Froide, Israël était devenu une tête de pont des USA au Proche-Orient. Devant préserver cette région des éventuelles avancées du communisme, l’État a reçu une aide financière et militaro-économique considérable. « Sentinelle de l’Occident » face à un monde arabo-musulman pouvant basculer du côté de l’URSS, il a vécu quasiment sous perfusion constante des États-Unis. La sécurité d’Israël et sa fonction de gardien de l’ordre régional justifiaient, avec le contrôle des ressources pétrolières, la présence constante américaine dans cette région. 

    Débarrassée de son rival soviétique au début des années 90, l’unique super-puissance avait les mains libres pour redessiner la carte du Proche-Orient selon ses intérêts. Cela débuta par la Première Guerre du Golfe en 1991 avec l’aval des autorités internationales, puis l'intervention en Afghanistan  et en 2003, l'invasion de l’Irak sous le prétexte de restaurer la « démocratie ». Aujourd’hui la menace est dirigée vers la Syrie, par l’intermédiaire des « révolutions arabes » …. Mais plus contre l’Iran dont les USA ont sollicité l‘aide précieuse en Irak pour une alliance avec les chiites contre les « sunnites irakiens » .

    La dernière opération contre le Liban en 2006 a été commanditée par les États-Unis pour accélérer l’instauration de son projet de « Nouveau Proche-Orient ». Bush avait demandé à Israël d’ouvrir un front contre le Hezbollah, prélude à un soi-disant bombardement US contre les installations nucléaires de l’Iran. Cette opération s’inscrivait dans la guerre de 10 ans annoncée par Bush au lendemain du 11 septembre 2001 et qui vise à la mise en place du Grand Proche-Orient: Plan états-unien de division de la région en entités maintenues artificiellement en conflit les unes avec les autres sur des bases ethniques, religieuses ou économiques, mais toutes dépendantes des États-Unis par leur soumission aux diktats de l’OMC et du FMI. Israël a hérité alors du rôle de gendarme chargé de la répression de toutes les résistances nationales. Pour cela, Israël a obtenu de fixer lui-même ses frontières. Une première phase fut le redéploiement en Cisjordanie après l’évacuation de Gaza, puis la construction du mur. L’invasion du Liban visait à contrôler la zone du fleuve Litani convoitée depuis longtemps pour les ressources hydrauliques qu’il représente et sa position stratégique. 

    L’attaque contre le Hezbollah a offert à Israël l’occasion de prouver son utilité à son puissant protecteur. En apportant une contribution majeure à la guerre contre « le Terrorisme », il voulait montrer sa puissance et son efficacité. Cependant le Hezbollah avait connu deux évolutions majeures. 

    En premier lieu, il a été équipé de matériels très modernes, par la Syrie et l’Iran. Il dispose en particulier des missiles à longue portée, capables de frapper les grandes villes israéliennes. 

    Il a ensuite intégré le gouvernement libanais. Les élections de juin 2005 lui ont donné 11% de suffrages et 14 députés, au sein d’une coalition chiite qui en obtient 35 (sur 128) . Cela lui permit d’obtenir un ministère, celui de l’énergie, auquel il faut ajouter officieusement ceux des affaires étrangères et du travail, confiés à des proches du mouvement. Cette implication dans la vie politique libanaise, l’appel au dialogue, le renoncement, au moins officiellement, à l’idée de république islamique, la volonté de se financer de manière autonome apparaissaient à beaucoup d’analystes comme des signes d’une réelle volonté de se démarquer du tuteur iranien. Pour d’autres, au contraire, le renforcement de son arsenal et la présence de nombreux conseillers iraniens en son sein prouvent que le Hezbollah reste l’émanation de l’Iran. Cette conjonction d’une puissance militaire autonome au Liban, de l’influence de l’Iran et de l’infiltration dans les rouages de l’État, rendaient et rendent le Hezbollah particulièrement dangereux. 

    Le Hezbollah est dirigé par un Conseil consultatif exécutif de 7 membres, présidé par Nasrallah. Ce conseil est secondé par un très grand nombre d’organes, dont la Convention Générale qui fait fonction de Parlement. Cette Convention est elle-même dirigée par un Conseil exécutif de 12 membres. 

    Le Hezbollah est organisé en trois branches interdépendantes qui lui permettent d’agir presque simultanément dans toutes les facettes des conflits modernes. Il est à la fois une milice, un parti politique et une organisation socio-économique. Il comprend une branche militaire, détaillée plus loin, une branche de propagande et du recrutement et une très importante branche sociale (baptisée «Organe de la Sainte Reconstruction»). Premier employeur du Liban, l’organisation gère directement des écoles, des hôpitaux, des orphelinats et une chaîne de télévision (Al-Manar) 

    Le financement du mouvement provient de sources très variées. La Syrie et surtout l’Iran sont les principaux donateurs avec peut-être plusieurs centaines de millions de dollars par an. Mais le Hezbollah peut bénéficier aussi de dons privés, directs ou indirects par le biais d’organisations non gouvernementales. Il dispose de sociétés privées qui lui fournissent des fonds et servent de relais avec l’étranger. Grâce à sa représentation parlementaire, le Hezbollah parvient aussi à faire financer certains projets par de l’argent public. 

    La branche paramilitaire du mouvement est divisée entre un appareil de sécurité et un appareil de combat. Le premier comprend un service de protection des dirigeants du parti (le cheikh Nasrallah vit chaque jour dans un villa différente), un service de «sécurité centrale» (le service de renseignement) et un service de «sécurité opérationnelle» pour les actions clandestines. 

    Alors que Tsahal est une armée qui s’est créé et développée pour faire face à des armées arabes conventionnelles, la «Résistance islamique», l’appareil de combat, s’est construite dans l’opposition à Tsahal .Elle comprend deux composantes. 

    La première est une force purement défensive à base d’infanterie. Celle-ci est forte avant tout de ses deux à quatre mille soldats permanents, souvent vétérans de la guerre civile ou de la lutte contre la présence israélienne. Ces hommes, aidés par plusieurs dizaines de conseillers iraniens, disposent d’armements et d’équipements individuels de grande qualité (gilets pare-balles, casques, appareils de vision nocturne, masques à gaz, équipements miniaturisés de radio et de téléphonie). Complétée éventuellement par une dizaine de milliers de «réservistes», cette infanterie est organisée de manière rigoureuse, du trinôme au bataillon de 250 hommes. Elle est parfaitement incrustée dans le terrain et la population et donc largement invisible à la multitude de capteurs dont dispose Tsahal. Grâce à un équipement léger, une parfaite organisation du terrain et l’utilisation cynique de la population, l’armée du Hezbollah atteint un haut niveau de furtivité, prouvant ainsi que cette notion de furtivité n’est pas forcément synonyme de haute technologie. 

    Deux lignes de défense («Nasser» et «Badr») ont été édifiées sur les lignes de crête parallèles à la frontière. Pour faire échec à la suprématie aérienne israélienne, ces lignes s’appuient sur une multitude de villages fortifiés et un réseau souterrain de bunkers, de caches d’armes, de poste de commandement, etc.…reliés par des tunnels. 

    A partir de ce réseau de type «Viet-Cong», qui descend parfois à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, les sections d’infanterie (15-20 hommes) pratiquent un combat très décentralisé fondé sur des attaques à très courte portée à l’arme légère ou au lance-roquettes, suivis de disparitions soudaines .Les miliciens chiites sont aussi passés maîtres dans l’emploi des mines et engins explosifs. 

    La particularité du Hezbollah, par rapport aux Tchétchènes ou aux rebelles irakiens par exemple, est que ce combat défensif «en essaim»  est appuyé par une puissante «artillerie portable» à base de missiles antichars. L’arsenal est impressionnant, allant des vénérables AT-3 Sagger 2 jusqu’aux très modernes AT-13 Metis-M, AT-14 Kornet-E en passant par les AT-4, AT-5 ou même des versions iraniennes des Dragon et TOW américains. Le Kornet-E est le plus redoutable de tous puisqu’il peut percer jusqu’à 1200 mm de blindage réactif grâce à une charge tandem de grande puissance et ce jusqu’à 5000 m. Le Hezbollah dispose aussi de nombreux RPG-29, capables de lancer une charge tandem de 4-5 kg à 450 m . 

    Cette organisation, soutenue par une profonde motivation, permet de défendre des positions avec une grande efficacité mais elle est forcément statique. Le Hezbollah ne peut prétendre effectuer de grands mouvements offensifs, ni se replier, sans être soumis à des feux massifs. Cette donnée est pleinement acceptée et l’infanterie du Hezbollah n’a pour seule mission que de freiner les troupes israéliennes (en lui infligeant des pertes) et couvrir ainsi la deuxième composante, offensive cette fois, constituée par les lance-roquettes et les missiles à longue portée. 

    Le Hezbollah dispose d’un stock de 14 à 16 000 roquettes ou missiles. 

    Ces projectiles sont insuffisamment précis pour frapper autre chose que des localités ou de larges infrastructures. 

    La très grande majorité de ces projectiles sont des roquettes de 122 mm (10 000 exemplaires) à 240 mm (Fajr-3), dont la portée ne dépasse pas 45 km, ce qui suffit à frapper Haïfa. Les charges explosives vont de 6 à 45 kg. Ces engins sont mis en œuvre par salve depuis des camions (le lanceur du Fajr-3 peut en lancer 14) ou individuellement depuis n’importe quel point, y compris depuis l’intérieur de bâtiments civils. La procédure de tir est extrêmement rapide et permet de changer facilement de positions. 

    Les pièces maîtresses sont cependant les roquettes frappant au-delà de 45 km et, surtout, les missiles d’origine iranienne de type Zelzal qui peuvent projeter plusieurs centaines de kilos d’explosifs sur Tel-Aviv .La dernière version du Zelzal est même capable de toucher n’importe quel point au nord du désert du Néguev, c’est-à-dire dans tout l’Israël «utile». La mise en œuvre des ces missiles est cependant assez longue et laisse une forte signature thermique. 

    Au moment où débuta la dernière « guerre», le Hezbollah disposait également d’une batterie de missiles sol-mer C-802 Noor, version iranienne du missile chinois Silkworm. Ce missile, guidé par radar, peut envoyer à vitesse subsonique (mach 0,9) une charge de 165 kg à plus de 120 km. 

    Le Hezbollah possède aussi une petite flotte d’une dizaine de drones de type Mirsad-1 ou Ababil-3 Swallow. 

    Deux d’entre eux ont même survolé le nord de la Galilée, en mars 2004 et en avril 2005, sans que Tsahal puissent les intercepter. De leurs bases au Sud Liban, les miliciens chiites ont pu voir en détail le dispositif adverse. 

    Le Hezbollah dispose enfin de quelques armements antiaériens, SA-7 et SA-14 MANPADS (manportable surface-to-air missile system), mais aussi des SA-16 et des SA-18 (version améliorée du SA-14, portant à 3500 m d’altitude sur 5 km de rayon). Mais il n’y a là rien qui puisse vraiment menacer la suprématie aérienne israélienne. 

    Le renseignement israélien estime que les armements les plus sophistiqués, missiles balistiques, drones, missiles sol-mer ou sol-air sont mis en œuvre, à partir d’un poste de commandement enterré, par des Iraniens du corps des Gardiens de la révolution islamique. Un centre de renseignement commun à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah existe aussi à Damas, à l’ambassade d’Iran. Le Hezbollah a mis en place aussi un réseau de communications, combinant le très ancien, comme d’archaïques téléphones de campagnes enfouis dans le sol, et le très moderne, capable de résister aux intrusions et au brouillage. 

    L’ampleur de cette organisation mise en place depuis 2000 a échappé en partie au haut commandement israélien : défaut de renseignement ou d’assimilation des donnée? Avant de lancer leur dernière offensive, Tsahal avait cependant une bonne image des capacités du Hezbollah en termes de roquettes et missiles, la menace principale. On a en revanche nettement sous-estimé la capacité de résistance de l’infanterie du Hezbollah. 

    Ce « match nul » a déçu les américains qui s’étaient pourtant investis dans les préparatifs de l’invasion. Les conséquences ont été fulgurantes : Top départ donné aux fausses révolutions arabes. Accélération du contrôle total du Moyen-Orient. Extension du système capitaliste et sacrifice à très court terme de l’État d’Israël, désormais sans grande utilité dans un ordre nouveau « où tout le monde est démocratisé », en réalité « balkanisé». Les dirigeants israéliens n’ont rien vu venir trop occupés à ne jamais trop mécontenter leur puissant allié manipulateur. On peut parier, sans aucun risque, que le droit international capitaliste les mènera, pour toute récompense, devant un quelconque TPI. On leur réserve, à Washington, le sort des colonels grecs, des dictateurs argentins, ou des putschistes chiliens. leurs survies, aujourd’hui, dépend plus que jamais, malheureusement, de cette « alliance » , ou plus exactement de cette soumission. 

    En réalité le projet de l’administration américaine est calqué sur la destinée tragique de l’Afrique du Sud. 

    Il est grand temps que la politique israélienne se décide en Israël. Il est certain que seul le retour au sionisme historique, basé sur le volontariat des combattants et la lutte pour l'indépendance, pourra encore sauver des vies juives. Nous en sommes là. 

    Il serait criminel de ne pas le dire haut et fort. C’est l’heure des volontaires de toutes origines dans des brigades internationales, déployées sur le territoire actuel d’Eretz, pour défendre les valeurs de « liberté » autres que celles maudites du fric et du profit. 

    Qui peut avoir confiance dans les USA ? 

    Les manipulations répugnantes de la CIA avec les islamiques bosniaques, les services pakistanais, et les terroristes du Hamas et du Hezbollah devraient ouvrir définitivement les yeux des américanolâtres qui transforment régulièrement les jeunes israéliens en victimes, mercenaires de l’Oncle Sam . 

    Israël, c’est Massada et Massada c’est la lutte contre l’Empire 

     

    Jean-Marc DESANTI 

     

    Lire aussi sur : http://www.europe-israel.org/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par-les-usa-par-jean-marc-desanti/

                          http://www.armees.com/info/articles/divers/le-liban-cle-de-l-abandon-de-sion-par-les-usa,42907.html

                          http://www.politique-actu.com/debat/liban-abandon-sion-jean-marc-desanti/269015/

                          http://www.legaulois.info/2011/05/le-liban-cle-de-labandon-de-sion-par.html

                          http://www.terrepromise.net/?p=8510

                          http://mplbelgique.wordpress.com/2011/05/23/le-liban-cle-de-l%E2%80%99abandon-de-sion-par-les-usa/#more-11876

                          http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=9217&Itemid=218

     

        EN GREC     http://infognomonpolitics.blogspot.com/2011/05/blog-post_1841.html

  • Les patriotes européens nos frères d’armes !

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    Il faut que ça cesse ! A défaut d’être l’invitée des élites politico-médiatiques autoproclamées, Marine Le Pen est décrétée d’accusation publique et pire encore, elle est présumée coupable. Bien des magistrats parlent avec plus de considération à des prévenus présumés « innocents » violeurs assassins.

    Pour faire assaut de testostérone, c’est à celui ( ou celle ) qui la traitera, le plus, avec mépris, vulgarité et agressivité. On se doit de l’humilier tout en claironnant qu’au fond, elle est la fille de son père ( dixit Duhamel ) et que donc « mauvais sang » ne saurait mentir !

    En dehors du fait que cet argument est d’une sottise incommensurable, cette bouillie vomitoire qui sert de pensée s’apparente surtout « aux heures les plus sombres de notre histoire ». On navigue en eaux contaminées en compagnie d’Alexis Carrel et de Walther Darré. Quoi donc ? Vous êtes une Le Pen ? Soyez maudite comme Lévy, Cohen ou Malka jusqu’à la fin des temps. De vous entendre, il ne peut être question, d’une simple écoute nous ne vous gratifierons pas.

    Laissons plutôt s’exprimer les nouveaux antisémites de gauche ou de la gauche extrême qui condamnent « la politique criminelle d’Israël » et manifestent aux côtés des islamistes. C’est la Démocratie ça, mes camarades ! Avez-vous enfin compris ?

    Alors, osons aller au fond des choses ! Jean-Marie Le Pen aurait commis de si grands crimes que sa fille jamais ne pourrait s’en purifier ? Le lieutenant Le Pen, officier au 1°REP, est tellement anti-israélien que lui, le 6 novembre 1956, il risque sa peau, aux côtés de Tsahal, lorsque son régiment débarque à Port Saïd et Port-Fouad dans le cadre de la crise du Canal de Suez. A cette époque, il était un exemple pour les « affreux » sionistes. Et puis, il serait devenu brusquement antisémite ? Vraiment ? Il « faut tout dire ou se taire ! ». Alors disons ! A partir du moment où Le Pen Jean-Marie, avant tout le monde, alerta les européens du danger des flux migratoires, volontairement incontrôlés ( pour créer rapidement un prolétariat facilement malléable par le Patronat ), provoquant la baisse du coût de la main d’œuvre ; les médias à la botte, les « nouveaux philosophes » , les mondialistes dont une bonne partie de juifs égarés,suicidaires, naïfs et psychotiques ont sorti l’arme fatale : l’ultima Reductio ad Hitlerum.

    C’est rapide,efficace,définitif ( On a fait aussi le coup à nos frères serbes patriotes, défendant leur terre ancestrale contre l’invasion islamiste). On le vit aujourd’hui avec Eretz Yisrael ! Alors « le Vieux » en bon breton, marchant plus au calva qu’à la "marie-jeanne" a piqué une colère sans limite. Il est monté au baston ne pouvant ravaler son égo.

    Le cinéaste Claude Chabrol dit un jour, scandalisant, les mous du bide : « antisémite Jean-Marie ? C’est un fout-la-merde magnifique, voilà un homme sincère ! Il ne ment pas ! c’est un type très costaud, très buveur aussi. s’il devient président de la République, je serai ministre de la Culture et de l’Agriculture, car il ne faut pas séparer les deux… Quand on pense ... c’est apocalyptique, mais à la fois d’une telle drôlerie ! Mais, ne nous y trompons pas... les “déçus du socialisme” n’ont que ce qu’ils méritent. » N’oublions pas, aussi, de brûler Serge Moati : « Le Pen, c’est un type marrant sympa et cultivé ».

    Je me permets, en si bonne compagnie, de relater une anecdote personnelle. En 1974 le « Menhir » vint donner une conférence de presse en province. Jeune nationaliste judéo-pied-noir, je m’y rendais, avec d’autres camarades, chargés de la protection du bonhomme ( Le Pen n’était pas encore la célébrité Le Pen ).

    Nous nous attendions à voir arriver un mec en blouson d’aviateur et le cheveu ras. A notre grande surprise, débarqua devant nous, un grand échalas hilare,en costume Mao brique avec des bottes à la Rastapopoulos, les cheveux bouclés encadrés de rouflaquettes à la rastaquouère … Il nous dit « Ne restez pas devant la porte , venez bouffer avec nous, si les cocos nous cherchent, ils nous trouveront ensemble au coude à coude » La conversation s’engagea, je découvris un type marrant sympa et cultivé et grand admirateur d’Israël. Depuis lors, des coreligionnaires névrosés, parlant abusivement au nom de la communauté, lui ont porté des coups. Il a répondu ... pas intelligemment. Une provocation en entraîne une autre. Mais alors que dire de l’interview d’Ariel Sharon par Amos Oz ? : "You can call me anything you like. Call me a monster or a murderer. Just note that I don’t hate Arabs. On the contrary. Personally, I am much more at ease with them, and especially with the Bedouin, than with Jews. Those Arabs we haven’t yet spoilt are proud people, they are irrational, cruel and generous. It’s the Yids that are all twisted. In order to straighten them out you have to first bend them sharply the other way. That, in brief, is my whole ideology".

    …. Ou des propos de Rav Dynovisz : “Blancs, défendez vous !” Et puis nous nous devons de rappeler que sont reçus en Israël Filip Dewinter (chef de file du parti flamand « Vlaams belang ») ainsi que deux parlementaires du FPÖ autrichien. Ils y côtoient des élus « populistes » suédois et danois ainsi que René Stadtkewitz, le leader de la nouvelle formation allemande Freiheit Partei. Marine, comparée à ces sbires c’est Blanche-Neige contre Dark Vador !   Alors attention, pas de contradictions mortelles entre patriotes israéliens et européens ! Il ne peut être question de cautionner une dialectique du genre : là- bas, « on » s’arme et on s’allie avec des nationalistes européens mais en Europe « on » les désarme. Nous sommes les génies de la politique, du « diviser pour mieux régner ».

    Non et non, camarades, amis, sœurs et frères ! Ou nous sommes avec les « collabos » et nous percevons déjà notre fin programmée ou nous sommes avec la Résistance européenne. Pas de double jeu ! Nous ne leur demandons rien d’autres, que d’être, avec nous, de bons soldats et d’être à leurs côtés de fraternels et fiables combattants. Il ne manquerait plus d’exiger d’eux une circoncision « cachère » ...Non ? Quant à « nos juifs » traitres, à nous de nous en occuper, sans les ménager, au prétexte qu’ils seraient … juifs.

    Jean-Marc DESANTI

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  • France : île des lumières pour l’Islam ?

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    Au moment où ces lignes sont écrites, la France connaît une de ses plus importantes crises sociales. Malgré le vote « solennel » de la loi sur les retraites par les deux assemblées, de manifestations en « opérations coup de poing », la flamme de la révolte de la majorité des citoyens vacille mais ne s‘éteint pas. Personne, à ce jour, ne peut prévoir jusqu’où nous mènera le divorce entre l’État et le peuple, mais aussi la cassure entre les directions syndicales et les travailleurs sur le terrain.

    Comme si les enjeux réels n’étaient pas suffisamment affectés par les barbouilleurs des médias affamés de déclarer, chaque jour, que « c’est la fin de la grogne » ; les clameurs de la colère des cortèges se trouvent polluées par le vacarme de brigands casseurs qui vont, pour certains, jusqu’à brandir sur nos monuments des drapeaux étrangers où le vert de l’Islam côtoie le croissant. Pour une fois, si les informations nationales taisent cette forfaiture, les journaux régionaux osent enfin non seulement donner les informations, mais aussi publier les photos. De même des rapports alarmants de la DCRI indiquent que, mimant une Intifada fantasmée, les « jeunes » ponctuent « d’Allah Akbar » leurs agressions, leurs pillages et leurs jets de matériau sur les forces de l’ordre. D’autre part, de jeunes officiers font part de leur volonté « de balayer la racaille avec des pelotons blindés, avant de partir pour l’Afghanistan », pour ne pas laisser à l’arrière une « cinquième colonne » de l‘AQMI parrainé par Ben Laden.

    Nous le voyons, nous sommes au comble de l’effervescence et de la confusion. A ce stade, il convient de préciser et de rappeler les réalités. La guérilla urbaine n’est pas menée par les séides d’Al-Qaida mais par des « sauvages urbains », organisés en mafias ethniques, formes visibles de regroupements qui reconstituent les noyaux tribaux ancestraux.

    La cause en est désespérément simple : la saturation de l’environnement où ils évoluent ( la cité : pas assez d’espace ; le chômage : pas assez de ressources ) ; la destruction systématique de la spécificité française ( les fondements de 1789 et du CNR ) qui les poussent, à chaque coin de rue à la prédation primaire. Cependant la nature a horreur du vide sidéral et de l’inorganisation. Tous ceux qui travaillent sur et dans les banlieues savent que ce « lumpenprolétariat » est la proie prioritaire des musulmans fondamentalistes. Tant que la casse se fait sur les boutiques et le mobilier urbain cela indique que le niveau idéologique religieux reste bas mais ignorer ou faire semblant que, dans le même temps, se préparent des troubles insurrectionnels bien plus graves que n’importe quelle grève franco-française, c’est un aveuglement impardonnable pour chaque patriote soucieux de la pérennité de la nation.

    Il nous faut affirmer alors que notre devoir de patriote français passe par une pédagogie qui suscite à tenir en horreur la tyrannie exercée sur les âmes. Pédagogie du savoir pour décider en toute conscience !

    Il est du plus grand intérêt d’avoir à l’esprit et d’enseigner que l’art islamique donne à représenter le Dieu d’abstraction par la symétrie, la régularité, l’ordonnancement .Ainsi les philosophes et les théologiens de l’ Hégire cherchèrent aussi à percer le mystère de l’infinie répétition duplicative de l’univers par le développement de l’algèbre et les progrès considérables des sciences, des techniques et de la médecine. Nous vivions alors la démarche originelle de la traduction du message coranique dans la vie quotidienne. La révélation se faisait Incarnation. La religion devenait révolution. Dès le dixième siècle, Bagdad dépassait le million d’habitants.

    La philosophie grecque, oubliée de l’Occident, trouvait en Orient, un nouvel essor jusqu’aux confins de l’Asie. Mais cette pensée si riche de curiosité, insatiable et d’audacieuses initiatives allait entrer en conflit avec le dogme de la foi. Al-Ghazali, contre Avicenne ou Averroès, réduisait toute spéculation à une scolastique permettant le triomphe d’une orthodoxie qui interdisait et veillait à ce que nul siècle de lumières ne pût se lever en Islam.

    On ne trouva plus un Voltaire, si peu homme de foi fut-il, mais qui pouvait déclarer : « Ce n’est plus aux hommes que je m’adresse, c’est à toi Dieu de tous les êtres. Fais que nous nous aidions mutuellement, que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution. » Il ne s’agissait pas de caprices de pure pédanterie ou de victoire provisoire de tel courant mystique sur tel autre. Nous entrions là dans l’Islam immuable. Les docteurs de la foi considéraient que le message divin était porteur, à la lettre près, de la certitude de l’atteinte inespérée à la perfection. Ainsi le nouveau, la modernité ne pouvaient être tolérés que dans le respect de ce qui était déjà, de ce qui avait déjà été : « la doctrina sacra ». Depuis lors, toute cléricature islamique contrôla que toute avancée philosophique ou théologique n’était que la reproduction actualisée des modèles du passé. Le texte sacré devint alors le pré-texte à l’inhibition rituelle. Le blasphème fut la réponse portée, comme un coup, pour chaque émancipation de la doxa.

    Mais, si depuis des siècles, les masses musulmanes sont victimes de l’hypnose collective des oulémas , chaque croyant sait , au fond de lui, que rien n’est plus trompeur que cette apparente conquête facile des territoires de la connaissance. Le « djihad » ne permet pas seulement la libération « légale et légitime » de pulsions violentes contre les « infidèles », le mot signifie,aussi, en profondeur, le chemin que doit emprunter le pénitent pour se purifier, par lui-même, se perfectionner et, ce faisant, se rapprocher de son Dieu. C’est alors la grande « djihad », la guerre sainte contre soi-même qui seule permet d’établir un rapport avec la transcendance, le retour sur soi, puis le dépassement de sa faible personne par l’humilité : « le chemin vers la perfection ».

    En Islam, comme partout ailleurs, rien n’est définitif. La question qui est en débat pour chaque croyant est la suivante : Dois-je continuer de me durcir au-dedans et défier l’infidèle dans une guerre toujours plus infinie parce que nostalgique d’un passé magnifié mais irrémédiablement « dépassé » ? Ou comme me l’ordonne le message, bien compris aux temps prophétiques, d’un dieu de l’Universel, sortir de l’hostilité méprisante pour les êtres différents de moi mais fils aussi de mon créateur ?

    Est-ce encore l’heure de venir, comme une avalanche, s’écraser aux portes de l’Occident ? Dois-je perpétrer la haine contre Darwin ou me mêler avec mes connaissances et la spécificité de ma culture aux débats du 21° siècle ? La France, pays laïque, est la patrie des droits de l’homme mais chacun sait que c’est en pays chrétien que les droits de l’homme ont acquis droit de cité. En effet, dans l’Évangile, la notion de respect de l’autre a pris une dimension spirituelle remarquable, remplaçant ou contrecarrant celle quasi universelle du respect de la puissance. C’est cette dimension qui, précisément, permit le dépassement de la « tradition » pour cheminer vers les « lumières » parfois hostiles à la religion avec Diderot, d’Alembert, d’Holbach, Helvétius … La balle est dans le camp de l’Islam. Sa montée vers la réforme a été interrompue il y a dix siècles, rien, fondamentalement, ne s’oppose à la reprise de cette marche en avant.

    De notre côté, nous avons été tolérants, accueillants et compréhensifs. Nous avons même prié à Tibéhirine, dans l’ombre, à genoux aux côtés des djihadistes.

    Mais attention, il ne faut pas confondre l’humilité et la soumission. Le père fondateur de notre nation s’appelle Clovis et il nous enseigna pour toujours à Soisson qu’une humiliation peut se payer par une tête tranchée fusse un an plus tard. La vengeance est un plat qui se mange froid.

    Cependant « ce cher et vieux pays » est celui de l’invincible espérance. Il n’est pas dit que jamais ne viendra le jour où, de barricades en barricades, courront dans une même communion de destin avec les jeunes européens juifs, chrétiens ou païens de jeunes musulmans en fredonnant : « Je suis tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ». Le grand historien Jules Michelet écrivit dans son magnifique ouvrage Le Peuple : « Quand nos paysans gaulois lors du soulèvement des bagaudes vers 280 chassèrent un moment les Romains, et firent un Empire des Gaules, ils mirent sur leur monnaie le premier mot de ce pays ( et le dernier ) : Espérance. »

    Jean-Marc DESANTI

  • Les peuples : nos seuls camarades

     

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    L’histoire que l’on enseigne dans les prestigieuses universités par les faiseurs d’opinions se pare de la vertu de la cohésion, de la logique et de la science. Au bout du compte tout s’expliquerait d’une manière rationnelle. Par exemple, il fallait écraser l’Allemagne nazie comme le Japon Impérial- c’est-à-dire aussi des peuples innocents – par le fer et par le feu. Il était normal que le pacte germano-soviétique se rompit et que l’URSS s’accoquinât avec l’impérialisme américain, Stalingrad effaçant Une journée d’Ivan Denissovitch de Soljenitsyne. On se devait de soutenir la juste lutte des peuples colonisés, mais en fermant les yeux sur les atrocités commises, aussi, par les indépendantistes. Bref, on nous fait et refait sans cesse, le coup «du sens de l’Histoire» sans s’inquiéter des racines des malheurs des temps et du prix exorbitant à payer par les populations. Déjà, nous pouvons prévoir qu’on éduquera les futurs robots des espérances planétaires dans l’idée qu’il était finalement souhaitable de démanteler l’Irak, de persécuter les afghans ou demain de faire disparaître Israël de la carte, sans doute pour marquer, comme il se doit dans une perspective historique « correcte », le triomphe définitif sur les patries charnelles, du libéralisme économique mondialisé, cette fin de l’Histoire.

    Les idéologues manipulateurs «de renom» ne se contentent pas d’être des conformistes obéissants et d’acter le passé. Ils en font une philosophie du déterminisme : Puisque c’est arrivé, c’est que le phénomène était aussi inévitable et naturel que la nuit succédant au jour. Il y a eu des massacres de peuples, des destructions massives mais après vient toujours le temps de la «reconstruction» économique. En réalité triste jeu télévisé où l’animateur, employé par Big Brother, un petit carton rempli de réponses, qui lui confère l’autorité cathodique, joue les encyclopédistes en répétant la ritournelle des doctes : « Mais oui, bien sûr ! Vous ne le saviez pas ? »

    Savoir quoi ? Que les gentils deviennent très méchants mais qu’ils ont toutes les excuses ? Que les méchants finissent par nous apitoyer devant le spectacle hideux de leurs enfants agonisants ? Qu’à la fin c’est toujours le gros riche dont le fric pue les cadavres immolés qui tire son épingle du jeu sanguinaire et conserve son magot ?

    Que le seul vainqueur c’est celui qui sait être boutefeux à l’hôtel Bilderberg au début, cynique, pendant, à Londres et new-yorkais modéré de l’ONU, à la fin ?

    Nous le connaissons ce grand seigneur et saigneur par procuration. Il est toujours là pour rebâtir et faire des affaires. C’est l’affairiste «marchand de gloire» poussant le mutilé médaillé sur scène, et des coulisses lui soufflant son discours.

    C’est Barras le mandataire corrompu du Directoire, c’est le carpetbagger nordiste, profiteur de la guerre de Sécession, c’est Poincaré décidant l’occupation de la Ruhr, c’est Alfred Krupp, membre de la SS dès 1931, arrêté, jugé puis acquitté, et finalement libre en 1951, c’est le chinois nouveau en Afrique et le trader américain partout.

    Mais nous connaissons aussi les vaincus, les foules des misérables, des minables détritus jetés en paquets sur les routes des exodes ou qu’on oublie à la Kolyma, dans les Laogaï, qu’on persécute à Dachau et exécute à Auschwitz. ou dans les villes ghettos , Varsovie, Cracovie, Lodz hier, aujourd’hui les favelas, Gaza et demain Beíer Sheva, Lod, Afula, Hébron ou Tel Aviv.

    Il n’y a aucune logique.

    Ceux qui résistent, les frères Bielski dans la région de Lida et de Novogrudok en 1942, les jeunes tchétchènes, kabardes, tcherkesses, ingouches ou lezguiens aujourd’hui, les chrétiens d’Orient, les tibétains … Eux ne seront jamais riches, et ne seront plus là pour témoigner. Pour eux parleront des témoins faussaires, des résistants de la dernière heure, des intellectuels réfugiés à l’étranger tous des roublards encostumés d’anciens Topaze, qui, par veulerie auront épousé, à temps, les valeurs de la « haute ».

    Et les gueux qui n’ont droit qu’aux monuments funéraires gravés à leurs noms ne verront jamais les fruits de leur sacrifice. Et, pour une fois, ils ont bien de la chance, cela leur évite de côtoyer avec nous la pourriture de la récolte.

    Ce sont eux, les damnés de la terre, qui sont nos camarades, ceux à qui les propriétaires de Rolex font croire que l’autre est leur ennemi. Ceux qui n’ont pas voulu admettre qu’il n’existe qu’une dialectique désespérante : celle des exploiteurs et des sacrifiés, des voleurs et des spoliés, des bourreaux et des victimes, des banquiers et des naïfs.

    Depardieu, tout bouffi de viande grasse et d’alcools de luxe peut impunément traiter de cons « les ouvriers qui ne se révoltent pas », il est vrai qu’il ne se risque d’être Jean Valjean que dans des films de fiction.

    Alors il ne reste, à tous ceux qui n’ont comme seul bien que la terre de leur patrie de se devoir assistance et fraternité. C’est en s’enracinant sur leur sol, en cultivant leur singularité, en préservant leurs héritages qu’ils résisteront le mieux aux folies messianiques des fossoyeurs des identités, lissés au botox.

    Chaque patrie préservée, chaque peuple debout est une digue contre la déferlante babélienne. Soyons fiers d’être européen, africain ou asiatique. Aimons chez l’autre sa beauté brute et non caviardée. Nous ne devons pas aimer l’Islam mais le musulman dans l’Islam et le musulman comme le juif n’ont pas à aimer le christianisme mais Jésus le rabbin prophète… Et que l’athée se contente de saluer le cheminement chaotique et grandiose de la pensée humaine dans le religieux.

    Peuples, nos seuls camarades, traduisez vos livres dans la langue de l’autre, accueillez l’étranger en transhumance, émerveillez-vous des odeurs et des couleurs inconnues, apprenez de vos frères de passage et retournez à vos champs.

    Et si des individus tombent en amour devant une de vos civilisations, laissez-le épouser vos fils et vos filles et devenir un des vôtres, le meilleur d’entre vous, mais en reniant à jamais sa culture première, en oubliant pour toujours cet autre qu’il fut, en déchirant son passé sans jamais vous en reprocher la douleur : La paix est à ce prix.

    Jean-Marc Desanti

  • Mercure contre Sion

     


    «Oui Je vous entends dire Sion Jeruscialaïm …

    Mais, ô peuple, ce sont des mots vides de sens que vous murmurez là.

    Égarés, sans guide ni lumière, nous errons

    Perdus parmi les foules.

    Nous ne sommes que le fantôme de notre ancienne nation …

    Nous ne sommes plus rien ! »

    Flora Randegger

    «L’exilé est un mort sans tombeau. »

    Publius Syrus

     

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    On ne dira jamais combien la complexité inhérente à toute vie, à toute société, à toute civilisation nous prive , non seulement du plaisir que serait de déguster ensemble, toutes individualités confondues, la simplicité des choses et des gens, mais aussi combien ce paradigme de la réalité peut causer, dans le contrat social, autant de dommage que de préjudices irréparables. L’Homme aime les choses élémentaires, les modèles théoriques qui roulent encore, par leurs simples forces d’inertie, sur les rails d’une pensée rudimentaire, rustique mais opérante. Yuri Slezkine dans son ouvrage Le siècle juif nous invite à un voyage subtil dans la tourmente du vrai savoir de cette connaissance que Nietzsche nomma Die fröhliche Wissenschaft, la gaya scienza.

    Abandonnons le « superficiel » « au troupeau », qui se nourrit de certitudes satisfaites et affrontons le tragique de l’existence … La délivrance de notre condition de dévot viendra de cette recherche de la vérité, cependant, intrinsèquement mortelle, contre toute illusion intrinsèquement vitale parce que si rassurante.

    Que nous enseigne Slezkine ? Il nous rappelle tout d’abord la permanence dans toute civilisation de l’opposition structurale entre guerriers « apolliniens » et nomades fonctionnels « mercuriens », vivant de leur « agilité d’esprit ». Le début de l’ouvrage nous comble. Le juif est bien ce mercurien nomade qui deviendra un capitaliste moderne et même, dans la tradition babélienne, un messianique sentencieux pendant la révolution russe. Nous voilà rassurés. Les choses sont si simples. Seulement Slezkine pour nous aider comme Thésée à ne pas se perdre dans le Labyrinthe continue de détricoter le fil d’Ariane : « Hier peuple élu par Dieu, les juifs sont devenus le peuple élu par les nazis, et ce faisant, le peuple élu par le monde occidental ( …) En créant un Etat-nation de type européen, le projet sioniste a donné naissance au plus excentrique de tous les États européens. Cela explique le degré de liberté et d’action qui prévaut en Israël mais aussi l’isolement croissant de l’État juif. La liberté par rapport aux conventions est à la fois cause et conséquence de l’isolement. »

    Fukuyama comme Hegel, en son temps, nous annoncèrent « la fin de l’Histoire » car nous sommes parvenus au consensus universel sur la démocratie libérale qui met un point final aux conflits idéologiques. Mercure triomphe. Big Brother lui vole sa place. Tirons le rideau.

    Seulement Slezkine sort sa botte secrète … On ne peut avoir eu, durant trois mille ans, des ancêtres qui ont été torturés, battus, humiliés, ruinés, exclus, parce que dans leur prières, ils répétaient sans cesse «  l’an prochain à Jérusalem  », et demander après, aux héritiers, de faire abstraction de cette volonté. Du désert au désir . Les adolescents qui ont survécu à l’Holocauste n’avaient pas pour objectif, en théorie, de tuer en eux « le vieux juif gênant  »- mais ne l’avait-il vraiment pas ? La nature des commandements du Sionisme polarisa la pénible intégration de ces jeunes dans une vie difficile, faite d’un travail éreintant sur un sol aride et de préhension vitale de la langue hébraïque, tout cela sur fond de razzias incessantes d’indigènes ulcérés… Hier mercuriens exemplaires dans un monde d’apolliniens, les juifs devenus, pour certains d’entre eux, israéliens sont aujourd’hui des apolliniens dans un monde occidental acquis au règne universel de Mercure. Ils incarnent la violence justicière et le nationalisme ethnique en un temps eschatologique ( A’harit HaYamim ) qui ne leur accorde plus aucune valeur. Ils représentent l’acceptation par chacun , de la responsabilité pour chacun, du destin des autres ( Kol Yisrael Arevim Zeh Lazeh )

    C’est ce caprice de la destinée historique qui nous désoriente. Une religion, une terre, un peuple, une exclusion . L’Europe en Orient ? D’un côté des jeunes filles qui bronzent nues sur des plages. De l’autre des femmes en tchador qui ne peuvent pas toujours faire des études et qui sont condamnées au « petits boulots ingrats ». Volonté post Saint-Simonienne humaniste contre théocratie identitaire musulmane. Imagine-t-on un bus d’amis arabes et juifs allant, ensemble, visiter La Mecque ?

    Quoi donc ? Nous assistons au découplage de l’alliance indéfectible entre les USA et Israël ? Des juifs américains comme Alan Sabrosky ( professeur à l’US Army War Collège ) peuvent déclarer : « j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majorité des juifs américains donnent leur allégeance à un pays étranger. Ils peuvent avoir la citoyenneté américaine, mais leur allégeance va à Israël. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique. ils sont des traîtres. » et de réclamer rien moins, que la destruction d’Israël. Des juifs, présentés comme des « progressistes » de gauche, embauchés par la Maison Blanche préconisent la paix avec tout le monde, mais font leurs guerres, obligent Israël à suivre un processus catastrophique comparable à l’Afrique du Sud pour une seule raison : le triomphe des affaires. La finance est juive, arabe, protestante, chinoise, athée … Elle est apatride et s’apprête à sacrifier Israël comme elle domine l’Europe en osant, par un véritable coup d’État, placer sous tutelle économique seize pays de la zone euro. Mais il est très vraisemblable que ces actions, pour nous encore, largement incompréhensibles, marquent l’absolue puissance obscène des victorieux mercuriens. Ils eurent besoin d’Israël pour mieux régner sur ce Moyen-Orient, autrefois position stratégique pour tenir le monde islamique, bénéficier de son pétrole et contrôler le sud de la Russie. Mais aujourd’hui, à quoi bon une telle charge, à l’heure où les élites planétaires immorales se mélangent à Dubaï, pôle « du tourisme d’affaires », première destination mondiale du « luxe », réincarnation de Sodome et Gomorrhe ? A quoi bon aujourd’hui où la puissance technologique US a permis de piéger les systèmes informatiques russes de défense nucléaire et d’imposer ainsi la sécurité de la « double clé » ?

    Les médias simples outils de propagande nous repassent en boucle des images de terroristes résistants au Nouvel Ordre Mondial, histoire de dérouler, devant nos yeux désespérés et apeurés, la possibilité que quelque chose se passe … Espérez encore braves gens, l’Histoire se fracasse mais la vieille carcasse frémit encore !

    La disparition programmée d’Israël représente-t-elle seulement une défaite juive ou bien plus fondamentalement une autre version de la défaite de la civilisation ? C’est une parabole de la fin de la survivance que nous commençons à vivre. Tous les peuples libres et de quelque identité sont manipulés menacés et finalement annihilés.

    Notre optique se doit d’être infiniment plus large et de cerner la « maladie », ou dans une autre sémantique « l’anomalie », de tous les petits d’homme en diaspora qui perdent leur âme, en quêtes vaines, à se noyer dans la diversité d’un monde sans autres frontières que Coca ou Pepsi.

    Le juif en exil comme le palestinien, l’africain, l’européen ou l’asiatique sont les victimes du chaos mercurien, de l’holocauste spirituel, ce processus contemporain en pleine accélération.

    Jean-Marc Desanti

  • "La Corse : Un juste destin universel" de Jean-Marc DESANTI

    Arrii.jpgMonsieur Maxime Cohen, président de la communauté juive de Corse,a entamé une procédure pour que l’île soit le premier territoire au monde à obtenir le statut de «Juste» concernant son rôle joué dans la protection des juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.
    L’enjeu n’est pas mince . Cela reviendrait à concevoir qu’il existât un peuple corse, une langue corse, un territoire corse, une nation corse qui ont permis de sauver, protéger, cacher des juifs.
    Oui, il serait effectivement « juste »  de rappeler  qu’en 1732, au couvent d'Orezza, une Consulta des patriotes proclama l'indépendance de l'île de Corse. Et que Paoli rédigea un projet de constitution dont le préambule décrétait, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité :
    " Les hommes naissent libres et égaux en droit ".
    Il serait « juste » de reconnaître, qu’après avoir donné au monde la première constitution, cet héritage juridique et moral ne cessa de couler dans les veines de chaque corse  d’une  manière naturelle et vitale comme le sang qui irrigue le corps.
    Oui, les corses ont sauvé massivement des juifs précisément parce que nos anciens ont choisi de faire vivre les qualités de chevalerie, de droit et de bonté. La protection des faibles est inspirée par l’ancestral christianisme insulaire ( « Le royaume élit pour sa protectrice l’immaculée conception de la Vierge Marie …Dio vi Salvi » ) qui a su se nourrir aux sources d’autres cultures. Les corses ont beaucoup voyagé, marins, guerriers ou lointains fonctionnaires dans les colonies françaises. Ils en ont rapporté l’expérience de l’altérité et la connaissance des savoirs indigènes .On aime à décrire notre population comme d’orgueil ombrageuse alors qu’elle pratique encore la pudeur qui sied aux peuples « qui ont la plus longue mémoire », ceux qui enracinés ou en diaspora ont cultivé et médité l’adage : « lorsque tous trahiront, nous resterons fidèles ».
    L’Omerta, si étrange et étrangère aux individualismes des « sans famille » est, en réalité, une mise à distance du conformisme et de l’autoritarisme d’État, une réflexion, une interrogation mais aussi une certitude que les solutions d’honneur viennent de la tradition séculaire de chaque peuple qui veut survivre. Les corses n’avaient rien à apprendre, à attendre, à emprunter des occupants de l’île. La vue de l’injustice, de l’imbécile cruauté frappant les innocents ont suffi. Nos compatriotes n’ont jamais voulu et ne veulent en rien parler de leur héroïsme. Bon sang ne saurait mentir…
    Le dossier suit son cours à Yad Vashem et nul ne doute que l’issue soit favorable avant deux ans. Alors, peut-être qu’en dehors de toute polémique politicienne, la Nation corse sera honorée à la face du monde et enfin perçue pour ce qu’elle est : un heureux compromis historique, géographique et éthique entre ombres et lumières. Pour René Goscinny, issu d’une famille d’origine polonaise de confession juive, Astérix le breton, représentait l’archétype du petit, résistant à l’Empire … Il existait un autre îlot : la corse. Relisons avec délice Astérix en Corse.
    Si le vingtième siècle fut « le siècle juif » - comme le décrit admirablement Yuri Slezkine dans son ouvrage - voyant l’opposition structurale des « apolliniens », paysans et guerriers et d’une minorité de « mercuriens », nomades « fonctionnels »; gageons que ce siècle à l’exemple de notre île soit le siècle des petites patries, des terres familiales, des valeurs de la Restonica et des lacs où l’autorité des pères, forgée à l’enclume de l’Humanisme et du courage, sert de boussole aux enfants égarés.
    Que les solidarités des villages et des montagnes s’imposent contre l’indifférence glacée des mégapoles sans âme.
    Cultivons les symboles de la résistance d’un peuple face à l’ouragan déchaîné et aveugle de la mondialisation et  ses crimes.
    Résister contre le « colonialisme français », c’est un peu court  i mio  fratéllu …Nous risquons de manquer d’air et de nous y étouffer.
    Nous devons, comme nos frères grecs, petit peuple mais grande nation, jouer dans la cour des grands. Nous sommes la Nation des « justes ». Mettons haut, bien haut la barre : Contre l’Empire !
    Nous avons, hier, dans notre Maquis combattu les fascismes et dressé une barrière infranchissable entre le bourreau et ses victimes. Aujourd’hui, au nom de l’héritage imprescriptible que nous devons à l’humanité pour demain, nous devons mener une lutte aussi titanesque.
    Elle nous conduit à nous lever, encore une fois, pour abattre les théocraties ou les dictatures fardées en démocrates mondialistes, qui écrasent les patries charnelles de l’Europe aux mille drapeaux et osent poser leurs pieds sanglants sur le sol sacré de notre terra corsa tant'amata .

    Jean-Marc DESANTI


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    PS : Seule une nouvelle révolution française et l’établissement d’une hyper république renforcera la double  identité de notre patrie corse car la corse ne porte pas en elle la haine de la France mais le dégoût de l’injustice. Pourquoi respecter un Ordre aux ordres de la tyrannie de l’argent roi ? Où sont et qui sont les modèles « de la grande nation française » ?
    L’Homme doit vivre libre, c’est le principe de base de la DDH, et par conséquent craindre plus que tout l'esclavage. Quel est le républicain « français » qui oublierait que la Corse est apparue , aux yeux des philosophes encyclopédistes, notamment Rousseau et Voltaire, comme le premier État démocratique de l'Europe des lumières ? Quel historien ignore qu’avant d’être victime de trahisons, Paoli rallié à la révolution française est accueilli par Lafayette et est reçu le 22 avril 1790 à l'Assemblée nationale puis, le 26, par le Club des Jacobins, alors présidé par Robespierre, qui l'admet à l'unanimité en son sein …
    Le sujet du débat n’est pas politique pour les corses ( Il ne s’agit pas de discuter de l’indépendance que la France octroierait  à l’île ) mais bien de conclure une dissertation philosophique … Où comme dirait mon ami Marc : « Pour que la corse donne enfin, son indépendance à la France. »
    Selon la phrase célèbre de Simonde de Sismondi : «  L'indépendance du gouvernement et les droits politiques font les peuples ; la langue et l'origine commune font les
    nations. »
    On ne décrète pas le génie du Jacobinisme. Avoir une origine commune dépasse une quelconque analyse littéraire où se disputeraient les valeurs concédées à la cosmologie ou l’épistémologie ! Le lieu de création de la fraternité franco-corse s’est dissout avec la souillure des valeurs de la République !
    Redressons l’impartialité de l’État et nous verrons alors les combattants du juste combat pour l’indépendance de la Corse entrer VOLONTAIREMENT dans l’armée des patriotes luttant pour l’indépendance de la France.
    On dit chez nous : « Una lingua si cheta, un populu si more. » ( Une langue qui se tait, c’est un peuple qui meurt.) et aussi « Aceddu in cabbia S'eddu un canta d'amori Canta di rabbia » ( L'oiseau en cage : s'il ne chante pas par amour, il chante de rage. ).
    C’est dans l’armée de Libération, contre l’Empire que se forgera le chant de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. La nouvelle armée du Rhin partira d’Ajaccio, de Bastia et de Sartène …

    http://www.politique-actu.com/osons/corse-desanti/110468/

  • Judaïsme et Humanisme

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    Un des disciples et traducteurs de Heidegger en France écrivit à Heidegger juste après la deuxième guerre mondiale et le questionna sur la possibilité de restaurer un humanisme dans l’ Europe ravagée par la guerre et par le nazisme. Heidegger répondit dans une longue lettre, en fait un opuscule connu sous le nom de Lettre sur l’humanisme:je ne crois pas que le problème soit de restaurer l’humanisme, je ne crois pas qu’il faille restaurer l’humanisme“. Et il ajouta : “parce que l’humanisme est plutôt ce qui est la cause de nos maux. Nous confondons les choses en voulant parler d’humanisme“. Que voulait-il dire par là ?

    Quand il écrit cela, Heidegger a en vue l’humanisme au sens du relativisme : l’homme est la mesure de toutes choses. Or si, effectivement, l’homme est la mesure de toutes choses, il n’y a aucun point de vue extérieur auquel accrocher un univers de valeurs, un univers de significations relativement stables. Les choses changent à tout moment, selon ce que les hommes disent qu’elles sont et selon aussi ce qui se passe dans les sociétés humaines. Qu’est-ce qui nous permet de condamner radicalement le mal ou du moins ce que nous percevons comme mal ? c’est bien l’idée qu’il pourrait exister quelque part une échelle de valeurs, sinon intangible, du moins extérieure à nous-mêmes, une référence à laquelle nous pourrions mesurer les actions humaines, à laquelle nous pourrions mesurer notre être et nos pensées. Si nous sommes dans une perspective totalement relativiste, il semble bien que nous ne disposions plus de cette possibilité de référence. Ce serait là, selon Heidegger, le risque, l’écueil et même l’échec de l’humanisme.

    C’est ce type de pensée-là que Heidegger vise dans sa Lettre sur l’humanisme en disant : ces gens-là ont raté quelque chose ; ce qu’ils ont raté, au-delà de cette vision qu’ils nous proposent de l’humanisme, de l’autonomie de l’homme, de l’autonomie du sujet, c’est précisément le fait que l’homme ne peut être le dernier mot. Le dernier mot c’est l’Être. Selon une des formules les plus connues de Heidegger, “l’homme est le berger de l’Être“, l’homme doit veiller à quelque chose qui le dépasse et qui est ce qu’il appelle l’Être.

    Cette idée que l’homme est le berger de l’Être, qu’il faut rompre avec une posture trop centrée sur les pouvoirs de l’homme, nous la retrouvons dans toutes les critiques de la modernité technologique, du prométhéisme de la domination de l’homme sur la nature, critiques qui nous disent : attention, nous ne sommes peut-être que les gardiens et pas simplement les maîtres et possesseurs de la nature. Il y a donc une descendance écologiste de la pensée de Heidegger. C’est exactement ce que nous retrouvons dans le premier monothéisme : le Judaïsme.

    Au cœur de toutes les découvertes et de toutes les exigences de l’Humanisme, il y a l’affirmation que, dans toute culture, la personne est identique et en devenir. Le propre des humanistes est de considérer que la dignité de l’homme coïncide avec sa liberté et que sa raison fait de lui un être divin : une imago Dei. Cette dignité, l’homme la doit aussi à la possibilité de gouverner sa vie et de se constituer historiquement, en opposant à la puissance de la Fortune la Vertu industrieuse, ou pour mieux dire créative. C’est encore la dignité de l’homme que d’exercer activement, contre toute contrainte, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de questionnement.

    Si l’humaniste se défie, sans tomber dans le relativisme, de toute “hiérarchisation” des civilisations, c’est qu’à ses yeux l’homme possède, partout et toujours, les mêmes vertus essentielles. Bien plus, l’Humanisme propose une osmose entre ces vertus : c’est-à-dire une convergence des pensées, des institutions et des conquêtes de toutes les cultures passées et contemporaines. De ce projet témoignent les points de concordance qu’il établit entre les civilisations de l’Orient, du Judaïsme, du Christianisme, de l’Islam et entre toutes les autres expériences humaines connues : aussi l’Humanisme est-il un creuset. Il repose aussi sur l’idée, exprimée par Dante principalement, selon laquelle ce qui est impossible pour l’homme individuel ne l’est pas pour l’humanitas : c’est-à-dire pour la coordination, idéale et effective, des facultés humaines. Sans une telle vision, l’humanité serait demeurée foncièrement statique ; ni la poésie ni la science n’auraient pu voir le jour. Si elle venait à perdre une telle vision, la science moderne, pourtant fille de l’Humanisme, ne serait plus un instrument de connaissance et de libération, mais un scientisme, un anéantissement de l’esprit et donc de l’éthique.

    Ainsi, l’Homme que véhicule, par exemple, le hassidisme est un modèle d‘Humanisme. Le Hassid se caractérise par son authentique religiosité – qui lui permet d’accéder à D. par l’amour de l’humanité. À la différence de l’érudit talmudique, qui vit en dehors du monde réel, le Hassid visionnaire est doté de joie de vivre, de naïveté et de simplicité. Autre personnage , le Halutz ascétique – le pionnier qui consacre sa vie à l’édification de Sion. Le Halutz est un «nouveau type d’homme», mû par une vocation à la fois nationale et sociale.
    cependant ni le Halutz ni le Hassid ne peuvent être pris totalement comme « finalités » pour l’Humanisme . La mission du Halutz dans l’édification d’une patrie du peuple Juif a pris fin avec la création de l’État d’Israël – et avec le renforcement des particularismes au détriment des éléments universels. Le même constat vaut pour le hassidisme institutionnalisé qui, a dégénéré au fil du temps. «L’humanisme hébraïque» ou «biblique» demeure,cependant,l’idéal que toute éducation doit se proposer d’atteindre.

    C’est en effet à l’«humanisme hébraïque» – dans lequel cherche à s’ancrer le sionisme, – que l’on peut attribuer la plus haute valeur humaniste. Le sionisme se conçoit comme «le chemin de la sainteté», par opposition à «l’égoïsme sacré» du monde. La question de l’attitude d’Israël à l’égard de ses voisins arabes n’est pas seulement d’ordre politique; elle fait aussi partie intégrante du judaïsme. De même que l’antisémitisme met en question la crédibilité des principes chrétiens, devenant de ce fait un problème chrétien, de même l’attitude juive envers les Arabes est une mise en question du judaïsme et devient par là même un problème juif.

    L’héritage juif classique – «la force de la mémoire vivante» – est la principale source du judaïsme. Il fonde son enseignement essentiellement sur les valeurs universelles du grand texte de l’antiquité juive – la Bible : Ce que la Bible nous enseigne avec tant de simplicité et de force, et qui ne peut s’apprendre dans aucun autre livre, c’est qu’il y a la vérité et le mensonge et que l’existence humaine se tient inexorablement du côté de la vérité; c’est qu’il y a la justice et l’injustice et que le salut de l’humanité réside dans le choix de la justice et le rejet de l’injustice.

    La notion de «ligne de démarcation» est l’une des contributions majeures à la réflexion sur l’Humanisme. L’injustice est inhérente à la vie même – en particulier dans les rapports entre communautés. Confronté à cette tragique réalité, l’être humain est contraint de se déterminer constamment au regard du minimum de mal qu’il doit commettre pour assurer sa survie et du maximum de bien qu’il doit faire pour préserver son image d’être humain. Pris dans cette contradiction entre le souhaitable et le réalisable, l’être humain doit sans cesse tracer une ligne de démarcation entre des exigences impératives et la possibilité – forcément relative – de les satisfaire dans la vie quotidienne. A l’heure des décisions fatidiques, nous devons nous demander quelle est la dose de mal absolument indispensable à la survie de la communauté: tout ce qui se situe au-delà ne doit pas être toléré.

    Cette notion de ligne de démarcation prend toute sa pertinence lorsqu’on l’applique au combat acharné qu’a mené Israël pour sa survie sur la terre biblique. Le triomphe de la cause sioniste entraîne inévitablement une certaine injustice à l’égard des Arabes de Palestine; mais ces torts doivent être limités au strict minimum. Tiraillé entre la nécessité de sauver le peuple « porteur de lumière »et le souci éthique de ne pas commettre d’injustice envers les Arabes de Palestine, il s’agit de vivre sur place avec les Arabes, et non pas à leur place. Déjà Buber déclarait: «Nous n’aspirons pas à rentrer dans notre antique patrie pour en chasser un autre peuple ni pour le dominer».

    Mais dira-t-on : pourquoi avoir élu un peuple qui doit lui observer tous les commandements de la Thora ?
    Pourquoi demander plus, toujours plus aux juifs ?
    Pour que ce peuple puisse conduire l’humanité, par son exemple, vers un plus haut degré de spiritualité et de moralité. Tâche en partie remplie, en inspirant le christianisme et l’Islam, qui bien que n’étant pas parfaits, représentent un net progrès par rapport aux croyances qui les ont précédés.

    Reste la question d’Amalek qui serait la « preuve » de la totale impossibilité de l’Humanisme juif …

    En réalité,Amalek est LA question suprême .

    « Où donc est le D. d’Israël ? »

    Terrible question .

    Il y a 35 siècles quand, massacrant et pillant, Amalek s’en prit aux plus faibles, aux plus démunis des Hébreux qui venaient d’être les témoins de l’exemplaire sanction de D. en Égypte, ces Hébreux du Miracle crièrent eux aussi : « Pourquoi ? » Où était donc ce D. mystérieux qui, la veille, les avait sauvés ? Pourquoi, maintenant, permettait-Il à Amalek de les tailler en pièces ?

    Pouvaient-ils deviner l’enseignement de la Haggadah, qu’en « chaque génération, l’homme doit se considérer comme s’il était lui-même sorti d’Égypte » ? D. a crée l’Histoire pour apprendre aux hommes que, s’ils ont le courage et la volonté de l’entreprendre, la guerre contre le mal peut être victorieuse. C’est ainsi que le Psaume 115, comme la fin du Hallel, unit à la « Maison d’Israël », les Craignant-Dieu, les foules de Gentils qui, sans se convertir au judaïsme, en acceptaient l’exigence morale et monothéiste.

    Israël fut libéré d’Égypte mais dut combattre Amalek, parce que c’est aux hommes et non à Dieu qu’incombe la lutte contre le mal et les malfaisants. Quand le jour finit, Amalek avait perdu la bataille. Se considérer comme étant soi-même sorti d’Égypte, comme ayant soi-même combattu Amalek, c’est dire et croire qu’Amalek peut perdre la guerre en chaque génération.

    Quand les hordes de pogromistes massacraient et violaient, quand les bottes d’Amalek martelèrent le sol d’Allemagne puis de l’Europe entière, la Haggadah faisait entendre d’autres pas : ceux des esclaves libérés d’Égypte marchant vers la Terre promise. Les Haggadot le proclamaient en leur dernière page : « L’an prochain à Jérusalem ».

    La renaissance de l’État d’Israël n’est pas la réponse au « Pourquoi ? » La question demeure inchangée. Mais ce que l’État d’Israël proclame, c’est la victoire toujours renouvelée de l’Humanisme par l’échec d’Amalek.

    Jean-Marc DESANTI

  • YHWH et MERLIN

    Merlin2.jpgN’y aurait-il pas déjà dans l’intitulé même de ce texte un blasphème des plus intolérable ? Y a-t-il seulement quelque chose à « voir » entre Odin et Moise, entre la pensée mythique européenne -l’âme éternelle du Paganisme- et le Judaïsme ?…Mais les dieux païens, aussi, croyez-vous qu'on puisse les mépriser ? Le christianisme en porte l'empreinte, par ses saints, ses chapelles et ses miracles... et le christianisme n’est-il pas cette lumière jetée sur les bouleversements  ainsi que sur les relations souvent tendues au sein même du monde juif  qui permet de voir comment s'est opéré le passage d'une société pluraliste vers une société institutionnelle imposant ses normes et comment se sont constituées progressivement une orthodoxie et une hétérodoxie.
    Cela fait pourtant des siècles, que de ce regard tantôt tendre et tantôt cruel entre Merlin et YHWH, l’histoire de l’Europe et de l’humanité s’écrie en lettres d’or ou en flots de sang. Nietzsche, le plus grand des incompris peut-être , écrivit en septembre 1886 : « le judaïsme a donné à l'Europe une religion héroico-épique ».
    Le rabbin Samson Raphael Hirsch fondateur de l'école Torah im Derech Retz, et
    qui fut au XX ° siècle l’ardent patriote et porte parole du judaïsme orthodoxe allemand lui fait écho : « l’Europe est un appel au sens du sacrifice. Le judaïsme réveillera la vieille patrie européenne endormie au cœur de nos forêts, où coulent les sources de vie. »

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  • QUE DIRE A UN JEUNE DE 20 ANS

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    HELIE DE SAINT MARC, témoin privilégié de notre temps, qui est aussi mon grand père, garde la rage de vaincre qui a toujours sauvé son honneur. Fragilisé physiquement par une fracture du col du fémur survenue il y quelques temps, il conserve une présence hors du commun.
    Il a laissé l'hôpital en pleurs, bouleversé par le témoignage de cet homme qui "a vécu tout et le contraire de tout". Le témoignage de cet homme qui, envers et contre tout, continue d'affirmer que la vie vaut la peine d'être vécue, à bras le corps.
    Je me permets de vous communiquer une lettre qu'il a récemment rédigée, au soir de sa vie, à l'attention des jeunes.

    Ronan Greyfié De Bellecombe


    Quand on a connu tout et le contraire de tout,quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,on est tenté de ne rien lui dire,sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause font partie de la noblesse de l’existence.
    Pourtant, je ne veux pas me dérober,et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
    en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain : «Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude,mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».
    A mon jeune interlocuteur,je dirai donc que nous vivons une période difficile où les bases de ce qu’on appelait la Morale et qu’on appelle aujourd’hui l’Éthique,sont remises constamment en cause,en particulier dans les domaines du don de la vie,de la manipulation de la vie,de l’interruption de la vie.
    Dans ces domaines,de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
    Oui, nous vivons une période difficile où l’individualisme systématique,le profit à n’importe quel prix,le matérialisme,l’emportent sur les forces de l’esprit.
    Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question de droit et jamais de devoir et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,tend à être occultée.
    Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine. Il faut savoir,jusqu’au dernier jour,jusqu’à la dernière heure,rouler son propre rocher.
    La vie est un combat,le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.
    Il faut savoir que rien n’est sûr,que rien n’est facile,que rien n’est donné,que rien n’est gratuit. Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.
    Je dirai à mon jeune interlocuteur que pour ma très modeste part,je crois que la vie est un don de Dieu et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde,une signification à notre existence.
    Je lui dirai qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,cette générosité,cette noblesse,cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,qui nous guident où nous sommes plongés au plus profond de la nuit et le tremblement sacré des choses invisibles.
    Je lui dirai que tout homme est une exception,qu’il a sa propre dignité et qu’il faut savoir respecter cette dignité.
    Je lui dirai qu’envers et contre tous il faut croire à son pays et en son avenir.
    Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus,la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,de toutes les vertus,la plus importante me paraît être le courage, les courages,et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.
    Et pratiquer ce courage, ces courages,c’est peut-être cela «L’Honneur de Vivre»…

  • SPARTE

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    « Assumez le fardeau de l’homme blanc, 

    Et récoltez sa vieille récompense :

    Le blâme de ceux qui valent moins que vous,

    La haine de ceux que vous préservez ».

    Joseph Rudyard Kipling

  • Bienvenue à l'Armée Rouge !

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    La révolution poutinienne : " FSB : FIERTE SOUVERAINETE BEBES "

  • DEVENIR LIBRE

    SITE

    NATIONALISTE

    RÉVOLUTIONNAIRE

     

     

    de la inteligencia en sus múltiples dimensiones, una de ellas es la inteligencia corporal y .
          
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  • SPARTAN SPIRIT

    "La civilisation européenne s'écroule et on ne la remplace par rien, voilà la vérité. A la place de ces immenses épargnes accumulées de civilisation, d'humanités, de spiritualité, de sainteté, on offre de déposer un chèque sans provision, signé d'un nom inconnu, puisqu'il est celui d'une créature encore à venir. Nous refusons de rendre l'Europe. Et d'ailleurs on ne nous demande pas de la rendre, on nous demande de la liquider. Nous refusons de liquider l'Europe. Le temps de liquider l'Europe n'est pas venu, s'il doit jamais venir. Il est vrai que le déclin de l'Europe ne date pas d'hier, nous le savons. Mais nous savons aussi que le déclin de l'Europe a marqué le déclin de la civilisation universelle. L'Europe a décliné dans le moment où elle a douté d'elle-même, de sa vocation et de son droit."

    Georges Bernanos

  • Vers une Europe des "patries charnelles" ?

     

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    « Il est probable que l'ethnie ne résistera pas à une forme de tourisme destructeur, à une mise en valeur qui ne se soucie pas d'elle. Comme les Indiens légendaires de l'Amérique latine, qui seraient les dépositaires des secrets de leur civilisation passée et les uniques représentants de leur race, les Corses devront-ils garder le silence en attendant de disparaître ? »

    Ces lignes sont de Simon Vinciguerra, écrivain et résistant corse dont le collège de Bastia porte le nom. Elles ont été écrites en 1967, à une époque où il n'était pas encore question de PADDUC. Pourtant, le choix d'une certaine forme de tourisme inquiétait déjà les plus clairvoyants, qui y voyaient une menace de disparition pure et simple pesant sur la communauté corse. Depuis, cette menace n'a pas été écartée et s'est même considérablement aggravée. Certes, les lourds sacrifices consentis par les militants nationaux ont longtemps permis de préserver notre patrimoine naturel et de tenir à distance nombre de spéculateurs. Mais aujourd'hui, un système politico-économique dont les intérêts sont opposés à ceux du peuple corse a décidé de lancer l'offensive finale. Celle-ci peut se résumer en trois orientations : main basse par certaines multinationales sur les secteurs stratégiques ; accaparement de la terre par des intérêts étrangers ; enfin, mise au pas de tous ceux qui refusent cette logique. Pour mener à bien ce programme, ses promoteurs ont trouvé quelques Corses qui, moyennant la satisfaction de leurs intérêts privés, ont accepté de servir de cheval de Troie. Trahissant honteusement le mandat confié par les électeurs, ils jouent contre leur communauté. Que dire de ces élus, si ce n'est que leur comportement leur vaudra à la fois le mépris des Corses et celui de leurs maîtres parisiens, qui ne manqueront pas de les abandonner lorsque le moment sera venu. On sait ce qu'il advient des « idiots utiles » lorsqu'ils perdent leur utilité… Au reste, la France n'a jamais témoigné trop de reconnaissance à ceux qui trahirent les leurs pour la servir. L'essentiel est ailleurs. Il réside dans le choc frontal qui est en train de se préparer entre, d'une part, les Corses qui refusent d'abandonner leur pays à de plus fortunés, et d'autre part les forces politico-économiques qui organisent la mise en coupe réglée de ce même pays. Dans cette perspective, les nationaux corses sont prêts, une fois de plus, à se placer en première ligne. Ils se sont dotés pour cela d'un nouvel instrument dont le nom résume à la fois la philosophie et l'objectif à atteindre : Corsica Libera. Mais dans la bataille qui se profile pour la survie d'un petit peuple, le mouvement patriotique aura davantage besoin d'aide que de reproches, de solidarité que de bons conseils… Oui, la solidarité sera vraiment la notion clé des temps à venir. Cette solidarité dont les Corses ont toujours fait preuve aux heures les plus sombres. Cette solidarité à laquelle ont manqué quelques uns : ceux qui emplissent les poubelles de notre longue histoire. Les autres, tous les autres, par delà leurs différences, on su reconnaître ceux qui - au prix de mille difficultés traçaient la voie du salut...

    Jean-Guy Talamoni

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    "Vers une Europe des "patries charnelles" ?"

    Saint-Loup_portrait.jpgPéguy trouva cette admirable définition et personne n'eut l'idée de l'accuser de racisme. L'honnête homme, en ce temps là, ne s'effaçait pas encore devant les dialecticiens qui manipulés par les sectes, les partis politiques, les loges, les syndicats, sont arrivés à dévitaliser le mot lui-même qui, maintenant, désigne aussi bien un C.R.S. frappeur, qu'un patron refusant une prime de farniente à son personnel, alors que le racisme n'est qu'une prise de conscience de la différenciation raciale. Il n'implique en aucune manière la volonté d'opprimer ou détruire une race sous prétexte qu'elle présente des caractères différents de la nôtre. Bien au contraire ! Nous sommes racistes pour les Noirs autant que pour les Ariens et les Juifs. Pour reprendre en le transformant quelque peu un slogan qui fit fortune : « Nous sommes tous des Israéliens » ! Car pour nous, les SS, comme pour les Sabras, le ventre de la mère détient le privilège de définir, en la produisant, une race d'hommes, au même titre que celui de la louve définissant l'espèce des loups qui ne sont pas des chiens. Si elle commet le péché qui sera un jour reconnu comme le véritable péché originel en s'accouplant avec un chien, ses descendants ne seront plus tout à fait des loups et pas tout à fait des chiens. Les lois qui régissent l'évolution de l'homme et celle des animaux sont exactement les mêmes.
    A la base de l'Europe dont nous restons les porteurs lucides, apparaît donc la notion raciale dans toute la mesure où un millénaire d'obscurantisme ne fa pas diluée dans l’indifférenciation biologique du « monde gris » qui se prépare. Le second impératif qui s'impose à l'Europe s'appelle la notion de territoire. C'est la plus puissante de toutes celles qui conditionnent le comportement des hommes et des animaux. Konrad Lorenz et Hardrey l'ont démontré et Heinz Heidiger a dit : « L'histoire du territorialisme dans le règne animal est le premier chapitre de l'histoire de la propriété dans l'espèce humaine ». Le rouge-gorge qui sautille dans votre jardin se trouve sur son territoire et ne le partage pas avec d'autres, sauf sa femelle. Ce même jardin, ou ce parc, ou ce domaine, est aussi votre territoire. L'instinct du lieu d'origine se rattache directement à celui du territoire, celui de la procréation également. Les saumons traversent les océans pour venir frayer dans le fleuve où ils sont nés et y mourir d'épuisement. Méconnaître cet instinct que la philo-genèse a ancré profondément dans toutes les espèces de vertébrés, hommes compris, aboutit aux aberrations politiques et sociales débouchant sur le communisme. Or, l'homme communiste ne possédant plus de territoire personnel, a cessé d'aimer la terre et de la cultiver, plaçant ainsi l'URSS au bord de la famine. En pays communiste, c'est aussi la grisaille de la vie, l'apathie du prolétaire qui, moins heureux que les bêtes, ne possède plus une parcelle de terre bien à lui. Mais l'évolution actuelle des pays dits capitalistes aboutit au même résultat. Bien nourris cependant, les mains pleines d'objets dits de consommation, les hommes de l'Occident déracinés végètent dans les soixante mètres carrés de leur appartements HLM, tristes, hargneux, prêts à casser n'importe quoi, molester n'importe qui, parce qu'ils ne possèdent plus l'espace réclamé par leur instinct animal.

    L'Europe doit donc être repensée à partir de la notion biologiquement fondée du sang, donc des races, et des impératifs telluriques, donc du sol. Voilà quel est le contenu des « patries charnelles ». Il ne peut exister que de petites patries charnelles nourries de cette double force. En effet, plus l'espace unifié s'étend, plus la réalité raciale se dilue par mélange et plus le territoire échappe à la propriété de l'individu au profit du groupe. En gros, nous devrons choisir entre l’URSS et la Bretagne, le destin continental ou le destin régional. La grenouille peut bien se faire aussi grosse que le bœuf et en crever, mais elle peut aussi rester grenouille. C’est là que je me sépare de mes nombreux amis nationalistes, tout en partageant beaucoup de leurs opinions de base. C'est là que je me sépare de mes nombreux amis catholiques tout en partageant aussi une bonne partie de leur morale. Car la France qui portait dignement ce nom, celle des rois, qui représenta la plus brillante réussite de toute l'histoire de l’Occident, s'est suicidée en assassinant Louis XVI et ne renaîtra plus. Elle achèvera de disparaître dans un continent soviétisé, entraînant avec elle la disparition des noyaux qui firent sa force, les Germains, les Celtes, et les Alpins.
    La SS pourrait aujourd'hui, comme il y a trente ans, sauver l'Europe, mais elle n'existe plus au plan temporel. Comme je l'ai montré dans mon dernier livre Les SS de la Toison d'Or [Presses de la Cité, Paris] , elle avait en 1944, galvanisé tout ce qui restait de vrais guerriers et de penseurs audacieux sur le vieux continent. Porteuse de la plus antique croix du monde, descendue du Nord avec les Aryens primitifs, la Waffen SS n'était plus allemande au sens restreint et nationaliste du terme. Elle était européenne et en humeur de ressusciter les valeurs de base du sang et du sol. Au Centre d'Etudes de Hildesheim, au monastère SS « Haus Germania », nous avions dressé la carte des « patries charnelles » que nous prétendions faire reconnaître par notre combat et imposer aux pangermanistes qui ne nous suivaient pas – et il yen avait – avec l'appui des armes que nous aurions, si nécessaire, conservées au~delà d'une victoire militaire. C'était une Europe racialement fondée et dénationalisée. Je la considère comme parfaitement valable aujourd'hui car, aujourd'hui comme hier, les Bretons ne sont pas des Niçois, les Basques des Andalous, les Bavarois des Prussiens, les Corses des Picards et les Piémontais des Siciliens ! Nous disions : chacun chez soi et les vaches seront bien gardées Mais gardées par la SS, bien entendu, car la masse reste incapable de s'autogérer. Car nous étions les libérateurs des ethnies prisonnières des nations, les porteurs de croix d'une nouvelle religion qui enseignait ceci : L'homme n'a pas été créé l’image de Dieu mais doit se soumettre à l’évolution que Dieu dirige depuis six cents millions d'années car, seule elle nous permettra de découvrir un jour son image à travers le surhumain conquis et non octroyé.

    De toute manière, les nations historiquement fondées sont condamnées. Elles ont fait leur temps et coûté trop de sang pur. Exemple : le vent tourne aujourd'hui au mariage d'amour entre la France et l’Allemagne ? Apparence seulement que sous-tendent les grands intérêts économiques. Il n'y aura jamais de véritables entente franco~allemande. Le contentieux historique entre les deux nations est trop lourd. Mais entre la Bretagne et la Bavière il n'existe pas de contentieux historique. La SS voulait sauver les ethnies à dominance raciale encore évidente, leur donner la souveraineté culturelle c'est-à-dire un niveau supérieur de liberté, les laisser s'administrer selon les us et coutumes du lieu. La France disparaissait. Mais l’Allemagne aussi ! L'Europe se diversifiait, donc retrouvait son génie et reprenait son évolution ascendante car l'évolution réside dans une diversification de plus en plus accentuée.
    Fédérées, toutes ces provinces s'effaçaient devant la collectivisation des moyens de défense et de l’économie. Cinquante millions de Waffen SS commandés par l’élite raciale du continent tenaient facilement en respect les deux milliards d'Asiates et d'Africains qui fatalement, vont nous donner l’assaut au cours du siècle prochain. L'économie qui, elle, ne pouvait être « régionalisée » aurait été planifiée car on ne voit pas une 5 CV Renault conçue selon une technique basque, entrant sur la chaîne selon une méthode poméranienne et recevant une finition scandinave. Problème mineur. Depuis l'âge des cavernes l'homme reste en mesure de se donner l'économie qui lui plaît et il n'est d'autre richesse que d'hommes. Avec ceux des patries charnelles, pris en main par les porteurs de la nouvelle croix, l'Europe redevenait l'objet d'admiration, d'envie et de crainte salutaire qu'elle inspira au monde entier pendant mille ans. En luttant à contre-courant, de 1939 à 1945, les Européens ont perdu cette chance qui, peut-être, aura été la dernière.

    Aujourd'hui cependant, la tendance centrifuge des ethnies qu'oppriment les nations est plus accusée que voici trente ans. L'espace germanique constitue une république fédérale où Munich ne dépend pas de Hambourg comme Nice ou Bordeaux de Paris. Si un référendum populaire posait aux Piémontais, Bergamasques, Vénitiens, Lombards, la question : « préférez-vous un régime d'autonomie à la domination républicaine de Rome ? », les « OUI » représenteraient 80 % des réponses et, déjà, le Val d'Aoste, le Sud Tyrol, la Sicile, ont gagné leur indépendance culturelle. Les Flamands désirent se séparer des Wallons et de l'Etat royal belge. Et si Franco avait donné l'autonomie aux Basques et aux Catalans, il aurait empêché les marxistes de se faire leur porte-paroles.

    L'Europe ancienne sera fatalement contrainte de rendre leur liberté à ses ethnies ou de les décimer. Car on ne voit pas qui, dans l'immédiat, pourrait détenir les moyens de fédérer ces « patries charnelles ». La liberté par le suffrage universel ? C'est le chaos, la lutte à couteau tiré pour délimiter les zones d'influences respectives; adopter une langue communautaire complétant les langues régionales (quelle bagarre entre le Français, l'Anglais et l'Allemand ! )…
    Le marché commun peut-il devenir autre chose qu'une affaire de gros sous jouant au profit de quelques puissances internationales ? Les Loges qui pourraient trouver dans cette libération des peuples un idéal humaniste n'oseraient la promouvoir. Alors, qui ? Mais peut-être les Russes, Messieurs ! N'oubliez pas que l'URSS est dotée d'une constitution fédérale qui sert de drapeau à la dictature raciste des Grands Russes Moscovites ! Alors, un continent de peuples fédérés de Gibraltar à Vladivostock ? Avec un Czar fédérateur et communiste comme le grand Staline ? Après tout, pourquoi pas, puisque une partie de l'Europe a craché sur le prophète que les dieux lui avaient envoyé et qui était tout de même « bien de chez nous ? » Mais il faudra payer !
    Saint-Loup  ( texte paru dans le numéro 136 (mars 1976) de la revue Défense de l'Occident ) Discutable certes mais quelques bonnes choses ...
  • Mondialisation : Un choix entre la peste et le choléra ?

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    La leçon n’est plus à faire sur les guerres de rapines nécessaires à la survie de ce que l’on nomme pudiquement l’économie de marché au moment même où le « marché » , malgré son cortège d’aventures militaires calculées, s’écroule dans une crise financière d’ampleur mondiale et quémande aux humbles, aux honnêtes gens, aux « non possédants » de se saigner encore plus pour combler ses déficits abyssaux.

    Cependant, ce qu’il faut bien mesurer, c’est la contradiction pas si claire à détecter , entre les apparences d’aujourd’hui et la réalité de demain.

    Certains commencent à expliquer ( et comment les en blâmer?) qu’à l’évidence, nous arrivons au « seuil d’incompétence » de la mondialisation; Les petites guerres ne suffisent plus pour huiler les vieux systèmes de production féodaux de Washington, les outils bancaires sont caduques, la vision archaïque de l’économie libérale s’estompe pour laisser la place au réalisme social: le capitalisme nationalise ! Après le national bolchevisme voici venir l’heure du bolcho capitalisme. Les lendemains chantent. Les affairistes de Wall Street déclinent le Dow Jones en lisant le Capital de Karl Marx ! Certes, la souffrance et la faim peuvent pousser les peuples à se mettre à espérer un « autre possible » et il est de l’intérêt de leurs dirigeants de les encourager à se gaver d’espoirs opiacés…Cependant, ce que nous démontrent les événements, c’est le déroulement logique et implacable de la nécessité pour le capitalisme d’un choc frontal de système à système contre les sociétés qui refusent la normalisation nécessaire à toute dictature de l’argent.

    Tout totalitarisme exige la capitulation sans condition des insoumis. La solution pour survivre aux tensions sociales et financières, n’est pas et n’a jamais été l’alimentation de petits foyers, mais bien le déclenchement d’une grande guerre mondiale sans laquelle précisément, la mondialisation périclitera.

    Parlons clair. Les banksters de New York ont réussi à établir les preuves de liaisons insupportables pour eux: l’axe Moscou-New Delhi-Pékin-Téhéran-Caracas (nouveau missile hypersonique indo-russe BrahMos-2, cap sur le Venezuela pour la Marine de guerre russe, construction de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran par la compagnie russe Atomstroyexport, augmentation du "fonds stratégique"pour le Venezuela créé il y a moins d'un an, doté de 4 milliards de dollars déposés par la Chine.)

    C’est le premier cercle de résistance. Il couvre un deuxième cercle immédiatement plus explosif et plus complexe: l’axe Islamabad- Kaboul- Bagdad.

    La guerre chaude y distribue son lot quotidien de cadavres déchiquetés. Cela se voit. Mais les humiliations et les frustrations accumulées font, qu’à l’intérieur même des appareils d’état, en apparence collaborateurs dociles de l’Oncle Sam , se sont développés des systèmes secrets, opaques, capillaires, qui contournent les politiques de coopération, infiltrent les armées nationales alliées de l’Empire, sabotent les opérations de pacification : échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, multiplication des pôles d’opposition à « l’Occident » au sein du parlement afghan ( progressistes post-communiste, centralistes royalistes, nationalistes pachtounes, islamistes conservateurs), document de La Mecque concernant l’Irak signé entre les chiites et les sunnites rappelant « la défense de l'unité de l'Irak et de son intégrité territoriale » .

    Ne nous y trompons pas, le Pentagone n’ignore rien de ces « trahisons » et de ces alliances, au final, funestes pour leurs objectifs. Ce n’est pas par hasard que les destroyers de l'US Navy venus "ravitailler" la Géorgie mouillent désormais à quelques encablures de la base navale russe de Gudauta.

    Ce n’est pas à une multiplication de guerres régionales qu’il faut s’attendre de la part des grands brigands impérialistes, mais bien à une marche à la guerre mondiale à cadence forcée.

    La mort héroïque de Malalaï Kakar, la Sophie Scholl afghane, musulmane qui dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar illustre tragiquement les futures limites d’un simple positionnement « humaniste » dans la défense du droit des identités et "du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" face à la politique d’agression menée par l’impérialisme US , outil du capitalisme trans-national. Ne nous restera-t-il que le choix entre l’obscurantisme religieux et la machinerie Mac Do Coca à décerveler les peuples? C’est le cadeau empoisonné de la mondialisation . Il est à craindre que cela soit notre sale héritage, notre traité de Versailles pour le XXI ème siècle .

    Jean-Marc DESANTI

    http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/3542/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://librafrique.com/index.php?option=com_alphacontent&section=1&cat=1&task=view&id=459&Itemid=99999999

    http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/30/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nationspresse.info/?p=9849

    http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-23267189.html

    http://www.marcfievet.com/article-23269122.html

    http://www.houmous.net/2008/10/02/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nation.be:80/web/article.php3?id_article=1813

    http://be.novopress.info/?p=4332

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2418&Itemid=116

    http://www.eric-dillies.fr/archive/2008/10/19/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera.html

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    Merci à F Galéa dont UN DES TABLEAUX SERA EXPOSE AU GRAND PALAIS à PARIS EN NOVEMBRE 2008....SALON DES ARTISTES FRANCAIS...
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  • Les femmes parachutistes russes prêtent serment

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    La première section féminine de cadets a prêté serment à l'Ecole militaire supérieure des troupes aéroportées de Riazan

  • NOS CAMARADES SONT DE RETOUR DE MISSION !

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     LIRE LA SUITE : http://cercle-bourgogne.hautetfort.com/

  • The sins of their fathers

    A relative of Hitler is now Jewish and living in Israêl. So is the son of a Waffen-SS man. Tanya Gold talks to the descendants of Nazis who have embraced Judaism ...

    Two years ago I read a strange little story in an obscure American magazine for Orthodox Jews, claiming that a descendant of Adolf Hitler had converted to Judaism and was living in Israel. I had heard rumours in Jewish circles for years about "the penitents" - children of Nazis who become Jews to try to expiate the sins of their fathers. Could it be true? I dug further and discovered that a man with a family connection to Hitler does indeed live in Israel as an Orthodox Jew. Virtually unnoticed in the English-speaking world, he was exposed seven years ago in an Israeli tabloid. Then he sank from sight. I went to Israel to meet him - and on the way I was plunged into the strange subculture of the Nazi-descended Jews.

    I am walking through the alleys of the Old City of Jerusalem, to meet Aharon Shear-Yashuv. He is the son of a Nazi. And yet he was a senior rabbi in the Israeli armed forces. He lives in an apartment in the Jewish quarter, near the Western Wall. I walk through a pale gold alley; Orthodox Jewish men in long black coats and round fur hats dart past. He opens the door and looks like every other rabbi I have ever met - a black suit, a beard, a questioning shrug. He takes me into his study, settles into a chair, and says, in a thick German accent: "My father was in the Waffen-SS."

    Lire la suite : http://www.guardian.co.uk/world/2008/aug/06/judaism.secondworldwar

    Un des descendants d'Hitler s'est converti au judaïsme

    C'est le quotidien britannique The Guardian qui a retrouvé ce descendant d'Hitler, dont la présence en Israël et la conversion demeuraient une sorte de légende urbaine dans les pays occidentaux. Pas en Israël, curieusement, où un tabloïd avait sorti l'histoire voilà 7 ans. En découle une longue enquête, décortiquée en longueur dans les pages du journal, pour retrouver l'arrière- petit fils du demi-frère d'Hitler. Il ne donnera pas son nom, mais raconte son histoire au journal. Ses parents étaient contre la politique menée par le Führer, lui même s'est senti "embarrassé" quand il a lu Mein Kampf. "Comment les gens ont pu élire quelqu'un qui a écrit un tel livre? C'est lamentable!

  • John Howard for president !

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    Les musulmans qui veulent vivre selon la loi de la Sharia Islamique se sont fait dire tout récemment de quitter l'Australie, dans le but de parer à d'éventuelles attaques terroristes, le gouvernement ayant ciblé les radicaux.
    Apparemment, le premier ministre John Howard a choqué quelques musulmans Australiens en déclarant qu'il appuyait des agences espionnes chargées de surveiller les mosquées de la nation :


    « Les immigrants, non australiens, doivent s’adapter, A Prendre ou à Laisser, je suis fatigué que cette nation s'inquiète à savoir si nous offensons certains individus ou leur culture. Depuis les attaques terroristes à Bali, nous assistons à une montée de patriotisme chez la majorité des Australiens.
    Notre culture s'est développée depuis plus de deux siècles de luttes, d'habileté et de victoires par des millions d'hommes et de femmes qui ont recherché la liberté. Notre langue officielle est l'Anglais, pas l'Espagnol, le Libanais, l'Arabe, le Chinois, le Japonais, ou n'importe quelle autre langue. Par conséquent, si vous désirez faire partie de notre société, apprenez notre langue.
    La plupart des Australiens croient en Dieu. Il ne s'agit pas d'obligation chrétienne, d'influence de la droite ou de pression politique mais c'est un fait, parce que des hommes et des femmes ont fondé cette nation sur des principes chrétiens, et cela est officiellement enseigné. Il est parfaitement approprié de les afficher sur les murs de nos écoles. Si Dieu vous offense, je vous suggère alors d'envisager une autre partie du monde comme votre pays d'accueil, car Dieu fait partie de notre culture. Nous accepterons vos croyances sans poser de question. Tout ce que nous vous demandons c'est d'accepter les nôtres, et de vivre en harmonie pacifiquement avec nous.
    Ici c'est notre pays, notre terre, notre style de vie, et nous vous offrons l'opportunité de profiter de tout cela. Mais si vous en avez assez de vous plaindre, de vous en prendre à notre drapeau, notre engagement, nos croyances chrétiennes, ou de notre style de vie, je vous encourage fortement à profiter d'une autre grande liberté Australienne : LE DROIT DE PARTIR.

    Si vous n'êtes pas heureux ici, alors PARTEZ. Nous ne vous avons pas forcés à venir. Vous avez demandé à être ici. Alors acceptez le pays qui vous a accepté. »

  • LE SANG...ET LA HONTE

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    Le 14 juillet 1789, les Français prenaient d’assaut la Bastille, parce qu’ils ne voulaient plus jamais connaître la misère, le mépris, le mensonge et l’humiliation…

    Le 5 juillet 1830, les Français, portés par le concert des nations européennes, débarquaient sur une terre d’inhumanité pour mettre fin à la domination de l’Homme par l’Homme, abolir l’esclavage, détruire un nid de pirates ottomans, recueillir les survivants d’une barbarie permanente, décimés, non seulement par la famine et les luttes tribales, mais aussi par de redoutables pandémies qui les laissaient pantois comme des cadavres au fil de l’eau…

    Les Français ont retroussé leurs manches, ils ont relevé et soigné les humains, ils ont défriché et fertilisé la terre, ils ont fait d’un cloaque infâme un pays prospère dont tous les habitants, depuis le Sénatus-consulte du 15 juillet 1865 sont devenus des nationaux français et se sont conduits comme tels.

    Si ces nationaux français ont versé leur sang dans tous les conflits menés par la France, ils l’ont fait en tant que Français, avec une vaillance exemplaire et pour prouver leur attachement, non seulement à la France, mais aussi à leur terre française.

    Lors de l’insurrection de 1954, fomentée et soutenue par l’étranger, et perpétrée par « quelques meneurs ambitieux », les Français d’Algérie de souche nord-africaine ont souffert bien davantage que les Français d’Algérie de souche européenne, car il s’agissait, pour les meneurs de ce djihâd, de les rallier à leur cause par la terreur, ce qu’ils n’ont jamais pu faire, tant que la France les a soutenus, malgré huit ans d’un terrorisme d’une cruauté inhumaine !

    S’il s’était agi, comme le prétendent, aujourd’hui, les égarés et les menteurs, en Algérie comme en France, du soulèvement massif de tout un peuple, la « guerre d’indépendance » n’aurait pas duré huit ans, car la meilleure armée de la terre, à moins d’utiliser la bombe atomique, n’aurait pas pu résister à la pression de dix millions d’hommes. fetd010sm9.jpg

    Or, pour les Français musulmans d’Algérie, leur dignité était celle de rester Français, tout comme la dignité des soldats français était celle de se battre contre le terrorisme pour défendre une terre française.

    Comment ne pas suffoquer d’indignation et de dégoût devant le discours prononcé le 14 juillet 2008 à Alger par l’Ambassadeur de France, M. Bernard BAJOLET, discours d’un ignare, qui n’a aucun scrupule à manier le mensonge pour mieux dénigrer, à l’étranger, l’œuvre de son propre pays ! Malheureux pays que le nôtre où tous ceux qui devraient avoir pour mission la défense de son honneur, n’hésitent pas à le traîner dans la boue ! Voici un extrait des falsifications de M. BAJOLET.

    « La relation franco-algérienne a été soudée, pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le sang que des milliers d’Algériens ont versé pour notre liberté pendant les deux guerres mondiales, le sang de l’injustice versé par tant d’Algériens pendant la période coloniale, mais aussi, le sang des soldats français versé pour une cause qui n’était pas la leur, les larmes des milliers de Pieds Noirs arrachés à la terre natale qui les avait vus naître, qu’ils aimaient, et qu’ils avaient travaillée avec tant d’ardeur. »

    · Ce ne sont pas des milliers « d’Algériens », mais des milliers de « Français d’Algérie » toutes ethnies confondues qui ont versé leur sang pour la France, pendant les deux guerres mondiales.

    · Pendant la période dite, aujourd’hui coloniale, la civilisation, l’humanisme et, surtout la paix, ont été apportées aux populations affamées, ravagées, terrorisées, et incultes du pays.

    · Pendant la dite « guerre d’indépendance » les soldats français se sont battus contre l’hydre naissante du terrorisme, et ont du faire face à la barbarie la plus cruelle, selon les ordres donnés par la France pour défendre les départements français d’Algérie. Si demain, dans les Alpes Maritimes ou la Savoie (dont le rattachement à la France était ultérieur à celui de l’Algérie) les ressortissants français étaient attaqués par des hordes féroces, l’Armée française considérerait-elle que la cause de ces victimes n’est pas la sienne ? L’affirmation de l’Ambassadeur de France nous donne la nausée !

    · Les Pieds Noirs n’ont pas seulement versé des larmes en quittant leur terre natale et les tombes de leurs proches immédiatement profanées. Ils ont aussi versé leur sang, le sang de leurs enfants et des plus innocents d’entre eux, victimes d’atteintes barbares et sadiques dans le bled, d’attentats à la bombe dans les villes, d’enlèvements, de tortures, de carnages, de disparitions, de répression sanglante comme celle de la rue d’Isly à Alger, de début de génocide, avec la complicité du Chef de l’État français, le 5 juillet 1962 à Oran, et la liste de leurs épreuves seraient trop longue à énumérer…

    Que l’Ambassadeur de France à Alger n’évoque surtout pas les Pieds Noirs, ils se sentiraient souillés par l’infamie qui transperce de ses paroles !

    Monsieur Bajolet, ou bien, vous êtes un thuriféraire inculte, incompétent et stupide, ou bien, ce qui est plus grave, vous vous faites volontairement le complice d’un mensonge d’État qui suffit, à lui seul, à déshonorer la France, sans qu’il soit utile d’en rajouter, mensonge élaboré par des politiciens délinquants, vipérins et malintentionnés envers leur propre patrie pour cacher encore que Charles De Gaulle a laissé perdre : l’espace, l’honneur et l’espérance de la France !

    Le premier Président de la Vème République, par ses engagements « au nom de la France », puis ses infâmes palinodies illégales et anticonstitutionnelles, a enseigné à ses successeurs le viol de toutes les valeurs républicaines, il a fait des hommes politiques français de véritables culs-de-jatte, il a découragé les Français d’être fiers d’être français, il leur a enfoncé dans le cœur le désarroi d’être eux-mêmes, et le dédain de leur image dans la glace…

    Quant à nous, Français d’un autre monde et d’un autre pays qui fut un morceau de France, nous ne pouvons pénétrer le sens de la dhimmitude actuelle. C’est un noir mystère contre lequel nous nous insurgeons sans bien comprendre les mobiles de la forfaiture actuelle.

    Alors que la France s’humilie, se flagelle, s’agenouille, et vilipende notre œuvre en Algérie, voici ce qu’écrit, à notre sujet, Boualem Sansal, un Algérien lucide et clairvoyant, défenseur de la vérité historique que notre pays bafoue : « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi. Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants. ».

    Anne CAZAL

  • Slavicis!

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    SLAVICIS jest stroną poświęconą Słowiańszczyznie i Panslawizmowi. Naszym celem jest propagowanie ideii kulturowej i językowej jedności Słowian.

    SLAVICIS это сайт, который просвещён славянизму и панславянизму. Наша цель заключается в распространении идеи культурного и лингвистического единства славян.

    SLAVICIS je blog věnovaná Slovanům a Panslavismu. Naší snahou je prosazovat myšlenku kulturní a jazykové jednoty všech Slovanů.

    SLAVICIS је интернет презентација посвећена славизму и панславизму. Циљ нам је да развијамо идеју културног и лингвистичког јединства свих Славена.

    SLAVICIS е блог посветен на Славянството и Панславизма. Нашата цел е да съдействаме за pазпространяването на културно-езиковото единство на всички славяни

    SLAVICIS Наша ідея полягає у тому, щоб просувати ідею культурного і лінгвістичного об'єднання слов'ян

    SLAVICIS is the blog devoted to Slavdom and Panslavism. Our aim is to promote the idea of cultural and linguistic unity of all the Slavs.

    SLAVICIS est dedié à la slavitude et au panslavisme. Notre mission est de propager l'unité culturelle et linguistique des slaves.

    HTTP://SLAVICIS.PL

  • Le Triomphe de Saint-Cyr Coëtquidan

    Le triomphe de Saint-Cyr, nous y étions pour saluer les galons de Lieutenant des nôtres et de leurs camarades ...

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  • Discours à l'ONU sur l'environnement d'une jeune fille de 14 ans

    Ce discours a été prononcé en 1992, il y a 16 ans !

  • Sur les traces de notre plus longue mémoire, à la poursuite du Soleil invaincu...

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    Dans un monde où beaucoup de femmes et d’hommes de nos peuples Européens cherchent une lumière dans la nuit, la quête des origines donne un fil conducteur… Toute culture n'existe que dans le combat et ne se développe que par le combat, le combat pour l'existence, le combat pour la vie !

    L'importance de ce combat culturel se traduit par la fondation de cercles destinés à aborder les aspects les plus variés ; archéologie, chant, ornithologie, mythologie, sculpture ...

    Bon Solstice à tous et à toutes… Une longue marche qui continue.
    Par ailleurs, faites le savoir, Terre et Peuple a refait son site Internet : http://www.terreetpeuple.com/

    Il est encore en phase d’ « enrichissement ».  Toute contribution digne d’intérêt pourra y être intégrée… sans exclusive aucune, et toujours au service de notre plus longue Mémoire. Faites nous connaitre vos articles ou citations préférées, vos blogs, et sites ; là encore s’ils sont de notre famille, nous les ajouterons à notre rubrique «  La Résistance Identitaire  ».

  • Stonehenge et ses mystères

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    Ce n’est pas de l’archéologie à la Indiana Jones, mais tout de même : les recherches en cours autour du mythique site de Stonehenge, ont fait reculer l’horloge de 500 ans : plusieurs siècles avant l’érection des premières pierres, Stonehenge était déjà un cimetière.

    « C’était un cimetière qui a grossi pendant plusieurs siècles », résume Mike Parker-Pearson, de l’Université de Sheffield, en Angleterre, et ceci pourrait expliquer pourquoi ce site est progressivement devenu sacré, aux yeux des habitants de la région.

    Les plus anciennes traces de crémation humaine que son équipe a découvertes ont été datées de 3000 ans avant J.C., et les autres s’étalent sur cinq siècles; les archéologues croyaient jusqu’ici qu’il n’avait été un site d’enterrement qu’entre 2800 et 2700 av. J.C.. Les plus anciennes pierres ont été érigées entre 2500 et 2400 av. J.C..

    Étonnamment, ces traces de crémation ont été découvertes dans un... musée. Elles font partie de 52 sites excavés dans les années 1920. La majorité des restes avait été à nouveau enterrée, parce que jugée ayant peu de valeur. Trois sont restés au musée de Salisbury, où elles ont livré ces secrets.

    Parallèlement, l’équipe de Parker-Pearson a à son tour creusé quelques trous sur un site appelé les Murs de Durrington —un vaste cercle situé à un peu plus de 3 kilomètres au Nord de Stonehenge. En 2005, cette équipe y avait découvert les restes de plusieurs maisons; elles ont à présent découvert les restes d’autres habitations, le long d’une avenue reliant les Murs de Durrington à la rivière Avon. Les Murs de Durrington auraient donc en fait été un village, qu’il évalue à 300 familles, ce qui en aurait fait le plus gros d’Europe du Nord à cette époque.

    Sa présence à proximité de Stonehenge n’est certainement pas une coïncidence, mais s’agit-il de l’oeuf ou de la poule? Une élite locale se serait fait enterrer à cet endroit, en faisant ainsi un lieu de plus en plus vénéré, avant même que ne soient érigées les pierres? Ou bien est-ce l’élite locale qui a fait ériger les pierres pour honorer la mémoire de ses ancêtres? Dans tous les cas, affirme l’archéologue, « Stonehenge n’était pas érigé dans l’isolement » mais faisait partie de ce plus vaste complexe funéraire.

    Un complexe funéraire formé d'une paire : l’un se voulant éternel (la pierre), l’autre plus éphémère. Entre les deux, la rivière Avon, lieu symbolique de passage d’une vie à l’autre.

    Mais il y a une hypothèse alternative : Stonehenge aurait pu être un lieu de pélerinage. Un genre de Lourdes de son époque : un lieu auquel on attribuait des pouvoirs de guérison et où, fatalement, des gens venaient mourir. C’est l’hypothèse avancée par Tim Darvill, de l’Université Bournemouth, en Angleterre : l’érection des pierres marquerait, dans cette hypothèse, une période de transition entre l’époque où le lieu était un site de pélerinage populaire, et celui où une élite locale a formalisé cette croyance.

    Darvill et son collègue ont mené ce printemps une fouille à Stonehenge, la première qui ait été autorisée en 44 ans.

    De Stonehenge, on a tout dit : observatoire, temple dédié à la Lune, lieu d’atterrissage d’extra-terrestres... On a tout dit, mais jamais rien prouvé. Stonehenge est également loin d’être unique : de tels monuments faits de pierres levées sont éparpillés à travers les îles britanniques. Stonehenge ne s’en distingue que par ses pierres, en particulier les pierres bleues, transportées sur 400 km. Darvill et son collègue espèrent, par leur fouille, dater plus précisément l’arrivée de ces pierres bleues. Les résultats sont attendus ce mois-ci, tandis que les recherches de Parker-Pearson ont fait l’objet d’un documentaire de la série National Geographic.

    (Agence Science-Presse)

  • L'Europe est-elle chrétienne, par Pierre Vial (partie 1)

     

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    On parle beaucoup de l'Europe ces temps-ci, et c'est bien - même si le prétexte en est électoral et même si trop souvent, pour ne pas dire toujours, l'Europe dont il est question est celle de Bruxelles, c'est à dire une caricature technocratique, économiste, politiquement correcte, qui n'est pas et ne peut être notre Europe.

    Mais parler de l'Europe contribue à lui donner une possibilité d'existence et peut permettre, qui sait, un jour, le surgissement de cette Europe identitaire que nous voulons, celle des terres et des peuples riches tout à la fois de leur diversité et d'une unité fondamentale.

    Unité ? Utiliser ce mot en le faisant suivre d'un point d'interrogation c'est poser, en fait, la question de l'identité européenne.

    Lire la suite : http://www.terreetpeuple.com/histoire/l-europe-est-elle-chretienne-par-pierre-vial-partie-1.html