08.04.2009
Idéologie et terreur
Cher(ère)s ami(e)s du site,
Nous vous proposons aujourd'hui un texte de Lucien Oulahbib :
Idéologie et terreur - A propos d'Hannah Arendt
http://www.contrepointphilosophique.ch/Philosophie/Sommai...
Qu’aurait écrit Hannah Arendt aujourd’hui sur le totalitarisme ?
12:17 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, hannah arendt, lucien oulahbib, idéologie, terreur
05.04.2009
Avez-vous honte de tout ce qui s’est passé ?
Jacques Chancel : Lucien Rebatet, vous avez choisi Hitler, ce qui, pour les Français, était une trahison. Vous avez été condamné à mort, et peut-être vous êtes-vous renié. Vous avez été gracié et peut-être avez-vous été surpris. Ma première question va peut-être vous surprendre : avez-vous honte de tout ce qui s’est passé ?
Lucien Rebatet : Ah ! pas le moins du monde ! Si j’avais honte, je ne serais pas à ce micro. Je me suis battu pour la cause que je croyais bonne [...] A partir de 1934, j’ai vu les choses tourner très mal. A tort ou à raison, je n’en sais rien. Enfin, plus exactement, les événements de 1940 m’ont donné raison à bien des titres.
Appartenant à l’Action française, j’avais toujours été, non pas antigermain, mais hostile au pangermanisme. La preuve ? Je me suis abonné à L’Action française en 1927 pendant que je faisais mon service en Rhénanie. Là, j’étais en contact avec l’Allemagne et je voyais renaître le pangermanisme ; je voyais les affiches du père Hindenburg dans toutes les gares, dans toutes les rues, et je trouvais cela très dangereux.
J’étais à ce moment-là, partisan de casser la figure à Hitler.
J. .C. : Vous avez vite changé après !
L. R. : Ce n’est pas que j’ai changé… Non pas du tout. J’étais partisan de lui casser la figure. Mes amis de gauche, à ce moment-là d’ailleurs, se moquaient de moi ; ils me disaient : « Cela va être un phénomène extrêmement passager. Le peuple allemand le balaiera rapidement ». Moi, j’allais en Allemagne et je rapportais les images, dans mes reportages, d’un peuple qui était tout à fait, tout entier derrière son Führer. Alors, cela irritait déjà les gens. Raconter la réalité passait pour une sorte de nazisme.
J. .C. : Vous êtes l’auteur de deux livres très importants, le premier aux responsabilités illimitées : Les Décombres et Les Deux étendards… Parlons des Décombres. Vous vous voulez pamphlétaire, vous êtes souvent excessif, toujours horrible, parfois juste […] Vous rendez-vous compte que vous avez mis en marche une mécanique dangereuse… aux retombées dramatiques ?
L. R. : Je me rends très bien compte de l’importance que j’ai pu avoir. J’ai toujours protesté contre les écrivains… contre les opinions politiques qu’ils peuvent défendre dans leurs livres sans les engager, en quelque sorte. La thèse de libéralisme dans ces opinions me paraît absurde. J’ai été condamné à mort, j’ai trouvé que c’était normal.
J. .C. : Trouvez-vous normal d’avoir été gracié ?
L. R. : Oui, étant donné que les fabricants du mur de l’Atlantique avaient quatre ans de prison. Tout devenait anormal au niveau des journalistes… et des policiers qui, ayant travaillé avec les mandats des juges, repassaient devant ces mêmes juges qui les condamnaient à mort. Ce sont les deux catégories de Français qui ont payé le plus cher. Mais oublions les journalistes. Nous sommes dans certains cas des combattants. Il faut savoir payer le bonheur d’écrire ce que l’on pense… C’était normal. Pour les policiers ce fut ignoble… Ces gens-là n’avaient fait qu’obéir aux ordres.
J. .C. : J’ai relu Les Décombres, Lucien Rebatet. Votre mitraillette a couché bas une importante catégorie de Français. Je vais vous rappeler quelques-uns de vos phrases…
L. R. : Allez-y !
J. .C. : « L’espérance, pour moi, est fasciste… »
L. R. : Je ne peux pas dire que j’aie tellement changé à ce point de vue-là. Il va falloir que nous montions très haut dans les digressions… Allons-y. Je ne suis pas du tout, en principe, hostile à la démocratie, moi. Au fond, je suis républicain. Mais il y a une question de latitude, vous comprenez… Cela marche très bien en Suède, pays ascétique, protestant, puritain, enfin… puritain autrefois ! Mais en dessous d’une certaine latitude, cela ne marche plus… Un Américain m’a dit un jour cette chose qui m’a beaucoup frappé : « En France, vous n’avez jamais compris que la démocratie se mérite ! […] Il est évident que les gens qui sont les plus proches de nous… jusqu’à un certain point, s’appellent communistes. Pourquoi ? Parce que ce sont nos ennemis mortels."
J. .C. : Je ne suis pas communiste, mais j’ai des amis… disons des camarades dans le Parti…
L. R. : Moi je n’en ai pas.
J. .C. : Manque de libéralisme ?
L. R. : Il n’est pas question de libéralisme quand il s’agit de communistes. Avec eux, vous savez ce qu’est un délit d’opinion. Le délit d’opinion, c’est la « bave de la vipère lubrique »… Alors avec ces gens-là, on ne discute pas.
J. .C. : C’est votre affaire… Voici une autre phrase que vous avez écrite : « Les bras tendus à vous, mes camarades SS de toutes les nations… »
L. R. : Oui, là évidemment, c’est beaucoup plus difficile à expliquer. Il y a eu des SS qui se sont déshonorés. Les gardiens des camps, le S.D. surtout qui était un épouvantable appareil policier. Tout ce qui entourait Himmler n’était pas beau. Mais la Waffen SS a eu de bons soldats. Ils ont été peut-être très durs au combat, mais reconnaissez aujourd’hui, on les imite un peu partout !
J. .C. : Lucien Rebatet, comment peut-on être encore raciste, de nos jours ?
L. R. : Personnellement je ne suis pas raciste. Je trouve que toutes les races ont leurs qualités. Mais c’est le monde qui est raciste… On est là à dire : « Enfin, c’est invraisemblable qu’il y ait encore des racistes dans le monde… » Soyons sincères… Comment se comporte la moitié de l’univers ? Vous croyez que les Chinois ne sont pas racistes ? J’irai même jusqu’à dire que les Flamands, à l’heure actuelle, les Flamands, dans leur querelle avec les Wallons le sont également.
C’est évidemment idiot d’appeler cela du racisme, puisque nous sommes tous de la même race blanche. Mais si vous voulez, c’est la lutte entre le Nord et le Sud… Les Tyroliens du Tessin ne veulent absolument pas cohabiter avec les Napolitains. Comment appelez-vous cela ? Disons alors que c’est de la xénophobie pour ce qui concerne les frictions entre les races blanches… Mais ailleurs le racisme est intense. Vous ne croyez pas ?
J. .C. : Regrettez-vous toutes les phrases que vous avez pu prononcer ?
L. R. : Il y a des phrases que je ne récrirais certainement pas aujourd’hui, mais j’étais au combat… Quand on se bat – nous nous sommes battus –, on tire. Et si on tue l’adversaire, il est rare qu’on le regrette.
J. .C. : Vous êtes reconnaissant et fidèle, tenace et rancunier…
L. R. : Rancunier ? Non… non… mais j’aime que tout le monde fasse son mea culpa. La guerre est une chose abominable en soi ; nous avons tous notre part de responsabilité énorme dans ces horreurs… Aujourd’hui, je passe pour un pro-américain. Cela ne m’empêche pas de reconnaître bien des erreurs de l’Amérique. Pendant la guerre, on me prenait pour un horrible hitlérien… Parce que je protestais contre les épouvantables bombardements américains sur l’Allemagne, sur des villes sans défense comme Dresde…
J. .C. : Oui, mais vous avez vanté les « grandes qualités », le « côté épanoui d’Hitler » et vous l’avez dit à différentes reprises… Vous étiez vraiment l’homme de cet homme…
L. R. : Je ne dis pas que le personnage ne m’ait pas impressionné à partir d’un certain moment… Comprenez-moi : j’avais su sa réussite en Allemagne, sa réussite sur le plan intérieur… Si Hitler n’avait pas fait la gaffe monstrueuse, pangermanique et stupidement raciale, de considérer les Slaves comme un peuple inférieur, il aurait été reçu en libérateur. La Russie venait d’attraper dix années de stalinisme… Tout le monde sait très bien – des quantités de soldats allemands me l’ont dit – qu’en Ukraine par exemple, ils étaient accueillis en libérateurs. Hélas ! quarante-huit heures après, ce bon peuple était mis aux travaux forcés. Alors naturellement, c’était fichu.
J. .C. : Si vous n’aviez pas été amené au fascisme, si vous n’étiez pas devenu par la force des événements, le héraut de cette conduite à droite… vous auriez pu être le champion de la gauche. Simple question de vent dans les révolutions… Pourriez-vous être gauchiste aujourd’hui ?
L. R. : Je ne crois pas. Finalement, toutes les révolutions sont idiotes. Elles arrivent toujours au bout d’un certain temps à regrouper les profiteurs et à tuer les pauvres bougres qui ont fait le travail. Mes expériences me démontrent la faillite de toutes les révolutions, quelles qu’elles soient.
J. .C. : Lucien Rebatet, vous m’avez dit renier certaines phrases. J’ai compris que vous ne reniez pas du tout votre vie. Nous sommes en 1970… vous reste-t-il beaucoup d’amis ?
L. R. : Des amis… il m’en reste beaucoup, naturellement… Comme tous les gens qui ont été engagés dans un combat difficile. Et j’en ai d’un peu tous les bords. Les hommes avec lesquels je ne m’entends plus, ce sont les renégats…
J. .C. : Qu’appelez-vous « renégats » ?
L. R. : Claude Roy, par exemple… Il était notre chouchou. Il nous léchait les pieds – il faut bien employer les expressions réelles. Nous l’avons sauvé des camps des prisonniers allemands en 1940, nous l’avons fait passer en zone libre. Il a travaillé pendant trois ans à la radio de Vichy. A la Libération, on le retrouve communiste et le voilà qui refuse de signer pour la grâce de ,… J’appelle cet homme-là un renégat.
J. .C. : On a le droit de changer d’idées !
L. R. : A ce point-là, non !
En revanche, il y a des résistants, tout à fait authentiques, des gens qui se sont battus, avec lesquels je suis très bien. Pour eux, j’ai beaucoup d’estime et ils me le rendent… Je crois.
J. .C. : Vous vous dispersez un peu !
L. R. : C’est vrai. Je suis un dilettante, en toutes choses. Aujourd’hui, nous sommes à l’ère des professeurs et des pédants. Moi je vais des Décombres à la musique…
J. .C. : Si vous aviez écrit vos Décombres en période gaulliste, quel en aurait été le thème principal ?
L. R. : J’aurais tracé le même tableau, qui me paraît très véridique, des prodromes de la guerre et de notre défaite de 1940. Bien entendu, j’aurais remplacé la dernière partie par une sévère description de l’imposture gaulliste, de ses méfaits (décolonisation ratée, abandon stupide et lâche de l’Algérie, chimère de l’Europe jusqu’à l’Oural, détérioration de la monnaie) camouflés sous la politique dite de grandeur.
J. .C. : Vous n’êtes pas athée, mais vous êtes mécréant, cela vous l’avez dit. Et pourtant, Dieu existe…
L. R. : J’ignore totalement s’il existe un être suprême. Je suis agnostique. C’est l’humilité qui convient, me semble-t-il, à notre nature humaine, et qui entraîne bien entendu un refus de toutes les religions, avec leurs systèmes et leurs dogmes présomptueux. Dans mon ignorance métaphysique, ce dont je suis sûr, c’est de l’inanité de ces systèmes et de ces dogmes qui, s’il existe un au-delà, sont l’obstacle millénaire à notre connaissance de cet au-delà.
J. .C. : Comment voyez-vous demain ? Comment réagissez-vous par rapport à vos idées ?
L. R. : Pour ma part, je suis au-delà du nationalisme. Je me sens d’abord européen, comme je l’étais à vingt ans, avant ma crise maurrassienne. Je suis persuadé que c’est dans l’Europe fédérée que la France jouera son meilleur rôle et atteindra la vraie prospérité. Je regrette que le grand peuple russe, qui a tant donné à l’Europe durant le XIXe siècle, ne puisse actuellement prendre sa place dans cette fédération. S’il trouvait en lui-même la force de rejeter le système soviétique, ce serait le plus beau jour de ma vie...
Propos recueillis par Jacques Chancel en 1970 et publiés dans le recueil Radioscopie.
17:12 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lucien rebatet, action française, fascisme, waffen ss, communisme, brasillach, russie
28.03.2009
Nationalité algérienne
nous vous invitons à prendre connaissance de ce qui suit.
Bien sûr, cela n'engage que les adhérents à D'Algérie-Djezaïr, le Mouvement multi-ethnique et pluri-confessionnel que nous avons créé. Il est le fruit de femmes et d'hommes d'expériences qui au-delà de leurs diversités, de leurs divergences de vues, ont fait le choix de se rassembler autour d'un dénominateur commun, et qu'ils offrent en partage.
Il est un chemin encore à défricher. Chemin accompli dans le respect de ceux prêts à le parcourir avec nous et attentifs aux autres sensibilités.
Nous formulons donc l'espérance qu'au-delà d'éventuelles différences d'appréciations, et d'actions, celles-ci s'exprimeront dans un respect réciproque auquel nous sommes attachés.
En effet, quelques soient les sentiments (agréables, indifférents ou même passionnels) que susciteront en vous la lecture des documents joints, sachez que nous avons toujours eu à l'esprit la diversité des mémoires heureuses et douloureuses de ce morceau d'Histoire commune et que nous sommes respectueux de celles-ci.
Quelques soient vos réactions, nous en mesurerons pleinement la dimension car elles appartiendront à notre patrimoine commun de déracinés.
Merci de nous accueillir un petit moment dans votre quotidien.
Bien respectueusement.
Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr.
Voilà ce que depuis 15 jours a été envoyé aux médias, aux personnalités, aux citoyens Algériens.... et qui, pour information, nous vaut très majoritairement des échos positifs :
Mesdames, messieurs, de la Société Civile en Algérie,
Notre Mouvement, D'Algérie-Djezaïr, souhaite s'adresser aux candidats à l'élection présidentielle, au peuple algérien ainsi qu' à vous-même.
Pour cela, nous prenons ce contact afin de vous faire connaître le texte suivant - "nationalité" -pour en informer le grand public, de même que l'information des éléments l'accompagnant définissant la philosophie de notre Mouvement.
Merci de votre attention et de votre aide.
Respectueuses salutations.
Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr
Messieurs les candidats à la Présidence de la République,
nous, adhérents au Mouvement D'Algérie-Djezaïr, sommes particulièrement heureux de vous saisir de cette demande au moment où vous vous préparez à solliciter la confiance du peuple algérien.
Nous sommes persuadés que vous aurez la volonté de donner votre opinion à propos d'un sujet tenant au coeur de chaque algérien. Ceux ayant la nationalité algérienne comme ceux qui auraient voulu pouvoir exercer un véritable choix pour ne pas en être à jamais automatiquement exclus.
Ayant constaté que ces dernières années le Code de la Nationalité avait évolué dans le sens de l'ouverture, nous serions plus heureux si ce Code continuait d'évoluer dans le sens d'une authentique réconciliation historique où tout serait dit entre ceux qui se déchirèrent et se séparèrent hier.
Ce serait alors la concrétisation de ce qui se passe quotidiennement depuis plusieurs années lorsque Pieds-Noirs et Juifs reviennent vers les villes et les villages d'enfance de leur pays où ils sont accueillis dans la liesse d'une fraternité ressurgissante quasi intacte malgré les décennies de rupture.
A l'instar du peuple algérien dont nous nous considérons aussi faire partie, nous serons donc attentifs à vos réactions, à vos réponses à notre démarche que nous aimerions ne pas voir déçue car correspondant de plus, à notre humble avis, au sens de l'évolution humaine dite "mondialisée".
Nous vous présentons, dans l'attente, nos respectueuses salutations.
Les adhérents à D'Algérie-Djezaïr
10:47 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie-djezaïr, algérie, pieds-noirs, juifs
12.03.2009
QUE DIRE A UN JEUNE DE 20 ANS

HELIE DE SAINT MARC, témoin privilégié de notre temps, qui est aussi mon grand père, garde la rage de vaincre qui a toujours sauvé son honneur. Fragilisé physiquement par une fracture du col du fémur survenue il y quelques temps, il conserve une présence hors du commun.
Il a laissé l'hôpital en pleurs, bouleversé par le témoignage de cet homme qui "a vécu tout et le contraire de tout". Le témoignage de cet homme qui, envers et contre tout, continue d'affirmer que la vie vaut la peine d'être vécue, à bras le corps.
Je me permets de vous communiquer une lettre qu'il a récemment rédigée, au soir de sa vie, à l'attention des jeunes.
Ronan Greyfié De Bellecombe
Quand on a connu tout et le contraire de tout,quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,on est tenté de ne rien lui dire,sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause font partie de la noblesse de l’existence.
Pourtant, je ne veux pas me dérober,et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain : «Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude,mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».
A mon jeune interlocuteur,je dirai donc que nous vivons une période difficile où les bases de ce qu’on appelait la Morale et qu’on appelle aujourd’hui l’Éthique,sont remises constamment en cause,en particulier dans les domaines du don de la vie,de la manipulation de la vie,de l’interruption de la vie.
Dans ces domaines,de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile où l’individualisme systématique,le profit à n’importe quel prix,le matérialisme,l’emportent sur les forces de l’esprit.
Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question de droit et jamais de devoir et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,tend à être occultée.
Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine. Il faut savoir,jusqu’au dernier jour,jusqu’à la dernière heure,rouler son propre rocher.
La vie est un combat,le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.
Il faut savoir que rien n’est sûr,que rien n’est facile,que rien n’est donné,que rien n’est gratuit. Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.
Je dirai à mon jeune interlocuteur que pour ma très modeste part,je crois que la vie est un don de Dieu et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde,une signification à notre existence.
Je lui dirai qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,cette générosité,cette noblesse,cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,qui nous guident où nous sommes plongés au plus profond de la nuit et le tremblement sacré des choses invisibles.
Je lui dirai que tout homme est une exception,qu’il a sa propre dignité et qu’il faut savoir respecter cette dignité.
Je lui dirai qu’envers et contre tous il faut croire à son pays et en son avenir.
Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus,la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,de toutes les vertus,la plus importante me paraît être le courage, les courages,et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.
Et pratiquer ce courage, ces courages,c’est peut-être cela «L’Honneur de Vivre»…
19:21 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : helie de saint marc, parachutiste, para, jeunes
26.02.2009
Convergences nationales

Le n°2 du bulletin d’information de Convergences nationales vient de paraître
http://www.convergences-nationales.fr
Lire: bulletin_cn_fev09.pdf
19:04 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, convergences nationales, racines, identitaires, nationalistes
14.02.2009
Combat féministe
1 - « Tous les acquis féministes sont toujours menacés »
L'Humanité du 7 février 2009
Le gouvernement vient de décider une baisse importante des subventions aux associations s’occupant de « conseil conjugal et familial ». Est-ce que les problèmes d’information sur la sexualité, la contraception et l’IVG se posent de façon moins aiguë aujourd’hui ?
Michèle Ferrand[1]. L’augmentation de la scolarisation des filles a amélioré leurs connaissances et on a maintenant Internet. Mais les cours d’éducation sexuelle sont encore très insuffisants, et même si l’on peut souligner la nouveauté du recours à Internet, ce qu’on y trouve est très inégal et souvent favorise les rumeurs. Quant aux médecins, ils sont très peu formés à la contraception (deux ou trois heures dans tout leur cursus) et restent très prescriptifs. Pour la plupart la pilule reste la panacée et ils ne prennent que rarement le temps d’en discuter avec leurs patients. Enfin, dans certaines familles, la sexualité est encore un tabou. Les problèmes d’information continuent d’exister sous de nouveaux habits. Tout est à refaire à chaque génération.
Le Planning familial estime qu’un tiers de ses associations risquent de se trouver dans l’impossibilité de fonctionner. Quelles seront les conséquences, selon vous ? Michèle Ferrand. On risque de voir augmenter les échecs de contraception et le nombre des avortements. Et surtout les femmes en demande d’avortement, particulièrement lorsqu’elles seront hors délai, seront confrontées à des obstacles encore plus grands. Le Planning familial, c’est quarante ans d’expérience accumulée, c’est la connaissance et le respect des populations, c’est un ancrage dans la vie quotidienne des femmes. Les femmes du Planning ont tissé des liens dans les collèges, les quartiers. Or on sait que pour les adolescentes, comme pour les femmes plus âgées en difficulté, le contact est ce qu’il y a de plus efficace.
Le fonctionnement collégial du Planning est assez exemplaire. Les conseillères discutent des cas entre elles - le film de Claire Simon, les Bureaux de Dieu, montre très bien cela - et l’organisation, à la fois régionale et nationale, permet une véritable formation des intervenants. À l’heure actuelle, le Planning est la structure la plus ouverte pour informer sur tout ce qui a trait à la sexualité, aux rapports homme-femme, à l’homosexualité. Toutes les questions peuvent y être abordées : les violences contre les femmes, les mariages forcés, la virginité, l’homophobie, etc. Et le discours n’y est, du moins en général, jamais normatif. On ne parle pas uniquement du risque : grossesse, sida. On parle aussi de plaisir, de relation. C’est la personne entière qui est prise en charge, pas seulement son problème gynécologique. Il faudrait donc, au contraire, augmenter le nombre des antennes du Planning, mieux informer les jeunes de leur existence, des horaires de fonctionnement. Les fermetures qui s’annoncent risquent aussi d’accentuer les disparités territoriales. Dans certaines régions il existe de bons centres d’IVG et de contraception à l’hôpital, mais ailleurs, c’est souvent le Planning qui supplée.
Certaines femmes risquent-elles d’être davantage affectées ?
Michèle Ferrand. Les plus touchées seront celles qui sont isolées, de la femme immigrée à la jeune fille bourgeoise à qui on ne reconnaît pas le droit à une sexualité adolescente. Cela concernera en premier lieu les jeunes parce que le Planning leur donne accès gratuitement à la contraception. De plus, ses antennes sont discrètes et, détail très important, on peut s’y rendre à deux. C’est un fonctionnement qui permet de toucher largement. Une femme qui s’est rendue au Planning et s’en est trouvée bien en parle autour d’elle. Cela fait boule de neige. C’est un cadre très efficace pour la prévention.
Les conquêtes dans le domaine du « droit à la sexualité » et de l’égalité hommes-femmes sont le résultat de grandes mobilisations, en particulier des femmes. Pensez-vous qu’il y a aujourd’hui des retours en arrière possibles ?
Michèle Ferrand. Nous avons un gouvernement qui ne raisonne qu’à court terme dans tous les domaines. Il réduit les coûts sans penser aux conséquences, y compris financières. Il est certain aussi que le côté clairement féministe du Planning exaspère quelques-unes. Et, dans ce domaine, rien n’est jamais acquis. On l’a vu, pour le droit à l’avortement, en Pologne ou aux États-Unis. Dans notre pays le principe de l’égalité entre les sexes est reconnu par la loi mais dans la réalité on en est loin. Depuis 1995, on assiste à une régression de l’activité des femmes à cause de l’APE (allocation parentale d’éducation) et du chômage. L’écart entre les salaires masculins et féminins qui, depuis les années soixante, n’avait cessé de se réduire recommence à augmenter depuis le milieu des années quatre-vingt-dix. Les femmes effectuent toujours 80 % du travail domestique sauf celles qui peuvent se faire aider par une autre femme. Par rapport aux hommes, elles ont des situations dans l’emploi toujours plus précaires, avec les pires horaires et des salaires moindres. La crise accentue ces formes subtiles de régression. Les conquêtes des femmes sont récentes, il faut veiller sur elles. Et rappeler que tous les acquis féministes sont toujours menacés.
Entretien réalisé par Jacqueline Sellem
Notes
[1] Elle a été auditionnée le 17 octobre 2000 devant la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes sur le projet de loi nº 2605 relatif à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception.
Michèle Ferrand directrice de recherche au CNRS
2 - 20 ans de prison pour l'agresseur de Chahrazade
La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a condamné jeudi à vingt années de réclusion Mushtaq Amer Butt, 28 ans, pour avoir grièvement brûlé en novembre 2005 son ex-petite amie Chahrazad.
Le jeune homme d’origine pakistanaise a été reconnu coupable de « tentative d’assassinat » après trois heures de délibéré et trois jours de débats. Il n’a pas montré de réaction à l’énoncé du verdict tandis que Chahrazad Belayni éclatait en sanglots.
Ce verdict, conforme aux réquisitions, « est un bon exemple », « un gros pas pour les femmes victimes de violence », a déclaré ensuite la jeune fille, âgée de 21 ans, à la presse. Elle s’est dit « soulagée » même si « je n’ai pas eu de réponse ».
Le jeune homme a « annoncé, ruminé et préparé » son « projet de mise à mort » et d’ »anéantissement » de la jeune fille, « sa proie », a estimé l’avocat général Camille Palluel qui avait requis 20 ans de prison.
Le jeune homme, très narcissique selon les experts, l’a brûlée par « blessure d’orgueil » parce qu’elle lui « résistait ». Et d’ajouter : « Il passe à l’acte d’une façon tellement atroce qu’il ne peut accepter le reflet que le miroir lui renvoie. Mais la victime, elle, fait comment avec le reflet du miroir ? »
L’un des avocats de l’accusé, Me Houria Amari, s’est employée à tenter de convaincre la cour qu’« à aucun moment, Amer n’est venu avec l’intention d’homicide » et que son acte n’avait pas été prémédité. Il s’est enfui « sans rien », en laissant papiers et cartes de paiement dans sa voiture ou à son domicile, a-t-elle insisté.
Ce jour de novembre 2005, Shérazade n’a dû son salut qu’à l’intervention d’un riverain. Hospitalisée dans un état critique, le corps brûlé à 60 %, elle souffre toujours d’importantes séquelles physiques et psychologiques. En 2006, elle a tenté de se suicider.
Incapable de la regarder, l’accusé a imploré hier le pardon de Shérazade. « Je veux pas pardonner, c’est au-dessus de moi », a répondu en pleurs la jeune femme brisée à vie.
AFP
3 - Texte unitaire de soutien à la venue d'une militante de RAWA
Depuis plusieurs années le peuple afghan subit l'emprise des troupes impérialistes de l'Otan qui ont mis en place le gouvernement à leur solde d'Hamid Karzai. Parallèlement il subit l'oppression sanglante des fondamentalistes islamiques. Et ce n'est pas le souci des puissances occupantes qui, sous couvert de " guerre contre le terrorisme ", ont installé des fondamentalistes au gouvernement et la Chari'a dans la Constitution. Sous prétexte de " défense des droits des femmes et de la démocratie ", elles justifient cette politique qui n'a rien à voir avec cela !
Nous condamnons la présence des troupes étrangères et soutenons les droits des peuples à disposer d'eux mêmes, ainsi que toutes les forces progressistes afghanes combattants les forces réactionnaires de leur pays comme l'occupation impérialiste.
RAWA (Association Révolutionnaire des Femmes Afghanes) fondée en 1977, est partie prenante de ce combat. En effet, elle s'est opposée aux interventions étrangères successives dans ce pays que ce soit celle de la Russie ou des Etats-Unis et de ses alliés dont la France. Ces derniers ont financé des forces religieuses réactionnaires dans un premier temps, puis en 2001, ont envahi l'Afghanistan pour écarter du pouvoir les Talibans qu'ils avaient contribué à installer.
Accomplissant un travail courageux de défense des droits humains RAWA a par exemple scolarisé clandestinement sous les Talibans des milliers de femmes. Aujourd'hui, ses militantes considèrent que, loin d'avoir amélioré la situation, l'occupation étrangère l'a dégradé. Les troupes de l'OTAN ont ajouté aux formes précédentes d'oppression, la barbarie et le chaos d'un conflit militaire dont aucun des protagonistes ne représente une alternative progressiste pour la population.
Nous avons donc décidé de faire venir l'une de ces militantes en France pour une tournée nationale en Février 2009 qui lui permettra de rendre compte de la situation de son pays et du combat qu'elles mènent.
Notre objectif est double : montrer qu'il existe en Afghanistan,des forces éprises de paix et d'égalité et appeler à les soutenir politiquement, moralement et financièrement ; dénoncer l'occupation de ce pays et la guerre qui s'y déroule avec la participation active de la France. Il s'agit donc d'une démarche militante qui s'oppose y compris à la politique du gouvernement français.
Leur combat est le nôtre ! Retrait des troupes françaises et étrangères d 'Afghanistan et d'ailleurs ! Soutien aux forces progressistes, féministes, démocratiques et laïques d'Afghanistan !
Premiers signataires : Fédération Syndicale Etudiante - Union Pour le Communisme - Collectif Libertaire Anti-Sexiste - Voie Prolétarienne Partisan - Organisation Communiste Libertaire Lyon - Jeunesses Communistes Marxistes Léninistes - Offensive Libertaire et Sociale Paris -Alternative Libertaire -Marche Mondiale des Femmes - Union Syndicale Solidaires -La Maison des Femmes -Africa 93 - Sud Etudiant -Femmes en noir - Collectif Féministe Ruptures -Solidarité Franco-iranienne -Comité Communiste Internationaliste Trotskyste - Mouvement Français pour le Planning Familial - PCF - Fac Verte -JC - NPA jeunes 31 - Comité France-Népal
19:26 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, féminisme, chahrazade, afghanistan, rawa
30.01.2009
6 février 1934


19:19 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, 6 février 1934, identitaires, nationalistes, reconquista
01.01.2009
Qu'est-ce que la propriété ?

Si j'avais à répondre à la question suivante: Qu'est-ce que l'esclavage ? et que d'un seul mot je répondisse: C'est l'assassinat, ma pensée serait d'abord comprise. Je n'aurais pas besoin d'un long discours pour montrer que le pouvoir d'ôter à l'homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c'est l'assassinat. Pourquoi donc à cette autre demande: Qu'est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même: C'est le vol, sans avoir la certitude de n'être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ?
J'entreprends de discuter le principe même de notre gouvernement et de nos institutions, la propriété; je suis dans mon droit: je puis me tromper dans la conclusion qui ressortira de mes recherches; je suis dans mon droit: il me plaît de mettre la dernière pensée de mon livre au commencement; je suis toujours dans mon droit.
Tel auteur enseigne que la propriété est un droit civil, né de l'occupation et sanctionné par la loi; tel autre soutient qu'elle est un droit naturel, ayant sa source dans le travail: et ces doctrines, tout opposées qu'elles semblent, sont encouragées, applaudies. Je prétends que ni le travail, ni l'occupation, ni la loi ne peuvent créer la propriété; qu'elle est un effet sans cause: suis-je répréhensible ?
Que de murmures s'élèvent !
La propriété, c'est le vol ! Voici le tocsin de 93 ! voici le branle bas des révolutions !
Lire la suite : http://www.drapeaunoir.org/fondateurs/proudhon/propriete....
13:17 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : proudhon, anarchisme, capitalisme, crise
01.12.2008
Organisation d'un réseau clandestin

Et si la guerre éclatait, quels seraient les "trucs", les recettes indispensables pour établir un réseau de clandestinité efficace ?
Lire : http://hermespy001.over-blog.fr/article-24730578.html
Merci à toi Drew ... Admirable travail.
18:17 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : renseignement, réseau clandestin, agents de renseignement
21.11.2008
L'EZLN : 25 ans déjà

C'était il ya exactement 25 ans: au coeur de la Jungle Lacandone, au fin fond du Mexique, une cérémonie discrète marquait la fondation de l'Armée zapatiste de Libération Natonale. Les initiateurs étaient six jeunes gens venus des grandes villes, rescapés de groupes révolutionniares défaits par la répression. Ils étaient arrivés là à la fin des années 70 et s'étaient installés parmi les habitants indiens, dont ils avaient appris les langues, écouté les histoires, partagé les travaux. Il faudrait encore dix ans pour que l'EZLN apparaisse au grand jour, à l'aube du 1er janvier 1994. Dix ans pendant lesquels les gens ont préparé la guerre. Dix ans pendant lesquels ils ont attend le moment propice pour déclencher l'insurrection. En 1993, les cours du café se sont effondrés. Alors les chefs de villages ont dit aux zapatistes :"L'heure a sonné
25 ans plus tard, l'EZLN est l'armée de guérilla la plus originale de la planète. Bien qu'armés, ils n'ont presque pas tiré un coup de feu. Ils ont misé sur la parole, une parole créatrice, puisée au tréfonds de la culture maya et, par l'intermédiaire de Marcos, tranmise au monde entier. Et le monde enter a compris cette parole et a offert un bouclier d eprotection contre les tentatives d'élimnation physique, qui n'ont pas manqué.
Aujourd'hui, une portion du territoire du Chiapas est libérée et autogére par les communautés organisées. L'expérience zapatiste de poursuit, s'approfondit et s'étend.
Fin décembre et début janvier a lieu un prochain rendez-vous mondial : le Festival de la Rage Digne, qui aura lieu à Mexico et dans le Chiapas.
Voici l'appel à ce Festival :
LES 15 ET 16 SEPTEMBRE 2008.
AUX ADHÉRENT-E-S À LA SIXIÈME DÉCLARATION ET À L’AUTRE CAMPAGNE,AUX ADHÉRENT-E-S À LA ZEZTA INTERNATIONALE, AU PEUPLE MEXICAIN, AUX PEUPLES DU MONDE,
COMPAÑERAS ET COMPAÑEROS,FRÈRES ET SŒURS,
Voici de nouveau notre parole.Voici ce que nous voyons, voici ce que nous observons.Voici ce qui nous vient aux oreilles, ce que perçoit notre cœur brun.
I.
Là-haut en haut, ils voudraient répéter la même histoire.Ils veulent de nouveau nous imposer leur calendrier de mort, leur géographie de destruction.Quand ils ne nous dépossèdent pas de nos racines, ils les détruisent.Ils nous volent notre travail, notre force.Nos mondes, la terre, ses eaux et les trésors qu’elle recèle, ils les laissent sans humains, sans vie.Dans les villes, ils nous persécutent et nous en chassent.Les campagnes meurent et nous tuent.Et le mensonge se fait gouvernement, tandis que la spoliation arme ses polices et ses armées.Dans le monde, nous sommes des illégaux, des sans-papiers, des indésirables.Persécuté-e-s et traqué-e-s nous sommes.Femmes, jeunes, enfants et anciens meurent dans la mort et meurent dans la vie.Et en haut, ils prêchent pour l’en bas la résignation, la défaite, le renoncement, l’abandon.Ici en bas, il ne nous restera bientôt plus rien.Rien que la rage.Rien que la dignité.Notre souffrance ne trouve aucune oreille attentive, si ce n’est celle des autres qui sont comme nous tous et nous toutes.Personne, nous ne sommes personne.Nous sommes seuls, et il ne nous reste plus que notre dignité et notre rage.Rage et dignité sont les ponts tendus, ce sont nos langages.Eh bien, écoutons-nous, connaissons-nous donc.Que grandisse notre courage et qu’il se fasse espoir.Que la dignité originelle soit retrouvée et que naisse un autre monde.Nous avons vu et écouté.Faible est notre voix pour se faire l’écho de cette parole, petit est notre regard pour autant de rage et aussi digne.Nous bien voir, nous regarder, nous parler, nous écouter, c’est ce qu’il faut.Autres femmes, autres hommes nous sommes, ce qui est autre.Si ce monde n’a pas de place à nous accorder, à tous et à toutes, eh bien, c’est qu’il faut créer un autre monde.Sans autre outil que la rage, sans autre matériau que notre dignité.Il nous manque de nous rencontrer plus, de nous connaître.Il reste à faire ce qu’il reste à faire…
07:51 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mexique, ezln, chiapas, mexico, révolutionniares, zapatiste




