13.05.2008
EURO-RUSSIE: BASES CONCRÈTES D’UNE FUTURE CONFÉDÉRATION IMPÉRIALE
J’avais nommé l’idée d’une union continentale entre tous les peuples d’origine européenne, de la France à la Russie, de l’Atlantique au Pacifique “Eurosibérie”. Et mon ami Pavel Toulaev m’a fait discrètement remarquer qu’il faudrait mieux parler d’Euro-Russie, parce que la Sibérie est au fond un terme géographique et la Russie un terme ethnique et historique. Je pense qu’il avait raison. Mieux vaut parler pour ce projet d’Euro-Russie.
Une telle idée n’est pas destinée à s’appliquer pragmatiquement dans les dix ans à venir, évidemment ! Il s’agit d’une “utopie positive ” ou de la construction d’un “mythe agissant”. Au XVIIIe siècle, l’idée de l’Union de l’Europe occidentale avait pris corps et s’est finalement réalisée (avec de redoutables imperfections) ; au XIXe siècle, les fondateurs de l’idée sioniste ont réussi à aboutir à la création de l’État d’Israël. Les Pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique au XVIIe siècle ont réussi leur pari. De même aujourd’hui, l’idée d’une Union impériale et fédérale de l’Europe occidentale, de l’Europe centrale et de la Russie doit être envisagée, pour servir de modèle aux générations futures qui devront la réaliser.
Ce projet prolonge et dépasse à la fois l’Union européenne, qui, à mon avis, était un moment dialectique important dans l’histoire mais a atteint ses limites et s’avère, à mon sens, aujourd’hui, un échec. Pourquoi un échec ? Parce que l’Union européenne n’a pas été capable d’affirmer la souveraineté de l’Europe comme grande puissance face aux USA, parce qu’elle a été incapable d’éviter l’invasion de l’Europe par les populations du tiers monde et de l’islam. Pis encore, l’Union européenne en vient aujourd’hui à nier et à détruire l’idée même d’Europe par le projet d’y faire participer la Turquie, voire même pour d’autres politiciens irresponsables, les pays du Maghreb. Néanmoins, je le répète, l’Union européenne était dialectiquement importante (au sens hégélien) mais elle doit être maintenant être dépassée, surmontée et prolongée, à la fois négativement et positivement, par l’Union euro-russe.
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06.05.2008
Boze Pravde
20:26 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serbie, hymne serbe, boze prave, identitaires
03.05.2008
Charles Lindbergh

Grand, blond et taciturne, il appartenait à la race des conquérants nordiques. Cinq siècles avant Christophe Colomb, ses ancêtres avaient colonisé l'Amérique sous la conduite de Leif l'Heureux. Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh accomplissait la première traversée aérienne de l'Atlantique : 33 heures et 29 minutes de combat solitaire contre les forces conjuguées de la nature, de la fatigue et du découragement. Mort le 26 août 1974 à Hawaï, à l'âge de soixante-douze ans, Charles Lindbergh avait incarné alors les vertus des pionniers de l'Amérique, avec une espèce d'ingénuité qui faisait de lui véritablement une légende vivante. Comme l'écrivait Olivier Merlin dans Le Monde, il ressemblait à ces êtres solitaires des romans de science-fiction, " à la peau trop blonde, au regard trop candide pour être du sang de notre univers détraqué, comme s'il venaient de plus loin que notre firmament, d'on ne sait quel espace sidéral. "
Mais Charles Lindbergh ne venait pas de quelque lointaine planète. Il venait de plus profond de cette race qu'il savait menacée dans " cet univers détraqué ".
Héros de l'aviation civile américaine, nommé colonel par le président Coolidge, Charles Lindbergh fut en effet un observateur extraordinairement perspicace et terriblement angoissé. Son Journal du temps de guerre, publié aux éditions Albin Michel, a été l'objet d'un ostracisme significatif de la part des grands organes de presse. C'est que Lindbergh avait gardé un esprit critique peu conforme à la mentalité ambiante.
Le livre commence par une déclaration : " Vous me demandez quelles sont les conclusions que je tire de cette relecture de mes journaux, de ce regard en arrière sur la Seconde Guerre mondiale, avec un recul d'un quart de siècle. Au sens militaire du mot, nous avons gagné la guerre ; dans un sens plus large, il me semble que nous l'avons perdue, car notre civilisation occidentale est moins respectée et moins sûre qu'auparavant. Une grande partie de notre culture occidentale a été détruite. Nous avons gaspillé une hérédité génétique formée pendant des millénaires par des millions de vies. Entre-temps, les Soviets ont abaissé un rideau de fer entre nous et l'Europe orientale, et un gouvernement chinois ennemi nous menace en Asie... "
Patriote américain, Charles Lindbergh aimait l'Europe qui lui avait réservé un accueil fraternel. Au cours d'un voyage en Allemagne, il note dans son Journal : " Je voudrais mieux connaître ce pays. Les Allemands sont un grand peuple et je pense que leur bien-être est inséparable de celui de l'Europe. L'avenir de l'Europe dépend de la force de ce pays. Seule une guerre pourrait l'abattre et ce serait le désastre pour tous. Nous devons construire notre avenir sur la force, et non sur un équilibre de forces fondé sur la faiblesse. "
Charles Lindbergh est alors obsédé par l'imminence d'une guerre civile européenne et dénonce le bellicisme irresponsable de Roosevelt. En décembre 1938 il écrit : " Si nous devons réarmer, faisons-le dans Ie but d'augmenter notre propre force, tout comme un homme s'entraîne physiquement pour se maintenir en bonne santé. Mais réarmer spécifiquement contre l'Allemagne ou le Japon est une grave erreur, à moins que nous ne désirions pas éviter la guerre. Ce qui me tracasse, c'est que tous nos peuples nordiques se montrent les dents et s'arment les uns contre les autres. Si l'Angleterre et l'Allemagne s'affrontent dans une nouvelle guerre, la civilisation occidentale peut en périr. "
La société américaine ne lui inspire pas des commentaires plus optimistes. Charles Lindbergh est effrayé par la menace que le mixage racial fait peser sur elle. Il milite, au sein de l'association " America first ", pour la " non-intervention " des Américains dans la guerre qui déchire l'Europe et s'attire l'hostilité d'une fraction croissante de l'opinion publique, intoxiquée par la propagande rooseveltienne. Ses amis l'invitent même à se présenter aux élections présidentielles contre Roosevelt dont il dit : " 0n peut d'autant moins se fier à ses promesses, qu'il affirme aujourd'hui le contraire de ce qu'il dira demain. "
Il note le 30 avril 1941 : " Quelle malchance ! Me voici en train de m'opposer a la participation de mon pays à une guerre à laquelle je ne crois pas, alors que je préférerais de beaucoup me battre pour mon pays dans une guerre à laquelle je croirais. Il y a des guerres pour lesquelles il est valable de se battre. mais entrer dans celle-ci, c'est se lancer dans une aventure désastreuse pour notre pays, et peut-être pour toute notre civilisation. "
Après Pearl Harbour, Charles Lindbergh demande une affectation en première ligne, dans le Pacifique. Roosevelt la lui refuse. Par haine. Lindbergh réussira cependant à combattre grâce à l'amitié du général Mac Arthur.
Aventurier et moraliste, Charles Lindbergh possédait ce génie créateur que l'on trouvait peut-être chez certains hommes de la Renaissance. En 1930, il rencontrait à l'institut Rockefeller un autre être d'élite : Alexis Carrel. Entre les deux hommes devait naître une étonnante collaboration scientifique, et une amitié indéfectible. A ce moment, les recherches du savant sur la survie in vitro d'un coeur extrait et séparé d'un corps en vie, se trouvaient arrêtées par des difficultés d'ordre mécanique. Dans son livre sur Alexis Carrel ( Les Sept Couleurs ), le docteur Robert Soupault raconte : " Encore une fois la chance - une chance invraisemblable - allait le servir. Alors que ses recherches semblaient bloqués par des obstacles invincibles... voilà que surgissait ce génie - car c'en était un - apparu déjà trois ans plus tôt dans le ciel du Bourget comme un jeune dieu maître de la machine vainqueur de l'espace, et qu'il lui tombait du ciel pour résoudre l'insoluble. "
Cinq ans plus tard, l'aviateur mettait au point une " pompe artificielle ", la " Lindbergh pump ", ouvrait à la chirurgie cardiaque des possibilités insoupçonnables. Et en 1938, Carrel et Lindbergh écrivaient ensemble un ouvrage fondamental, La culture des organes.
Il était peu de figures aussi exaltantes que celle de Charles Lindbergh. Peu d'aussi graves enfin. Il était venu au salon aéronautique du Bourget applaudir au vol du Concorde. Mais il craignait que l'homme ne se déracinât de ses origines naturelles. Alors durant plusieurs années, il se consacra à l'étude des espèces vivantes et à leur protection.
Michel Marmin in Eléments n°7
17:49 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, charles lindbergh, aviation, europe, usa
02.05.2008
22 mai 1913 : Création de l’Hachomer Hatzaïr

Le mouvement de jeunesse sioniste Hachomer Hatzaïr (« Le jeune garde ») est né en Galicie en 1913. Il découle de l'unification de deux mouvements : le mouvement juif scout polonais et les Tzeire Sion ( les jeunes de Sion ). Ces derniers formaient des cercles purement intellectuels, méprisant le sport, les promenades et le scoutisme. Tandis que les scouts juifs polonais étaient tout à fait éloignés des valeurs nationales du peuple juif, les Tzeïre Sion avaient une tendance nettement sioniste et socialiste. En fusionnant, les deux mouvements apportèrent l'aspect positif de leurs conceptions. Les scouts : une vie de jeunes, libres dans toutes leurs manifestations ; les Tzeïre Sion: l'amour de l'étude et le désir d'approfondir l'idéologie sioniste-socialiste.
Après les massacres qui illustrèrent la Première Guerre mondiale, le peuple juif fut de nouveau submergé par de vastes pogroms. Alors qu'il semblait que le désespoir allait triompher, se sont réveillées les forces vives du peuple. Le mouvement de la renaissance englobe des cercles de plus en plus vastes et la jeunesse juive s'élance vers l'immigration en Eretz-Israël. Les jeunes du mouvement Hachomer Hatzaïr furent les premiers à participer à la 3ème alya ( dès 1919 ) et formèrent le premier noyau du mouvement en Israël.
En Eretz-Israël, le mouvement progresse aussi. En 1927, les kibboutz formés par les membres qui sont sortis des rangs du mouvement, jettent les bases de l'organisation des kibboutz de l'Hashomer Hatzaïr en lsraël : Hakibboutz Haartzi. Dans la même année se réunit le deuxième Congrès mondial du mouvement, qui approfondit les bases idéologiques et administratives de l'Hachomer Hatzaïr.
Dès ce moment le mouvement progresse sans cesse. Il s'attaque à tous les centres de la vie juive en introduisant partout son idéologie. Il élargit ses cadres, et il crée en même temps de nouveaux kibboutz en Israël.
L'organisation a eu une grande responsabilité dans le soulèvement du ghetto de Varsovie, sous la direction de Mordechaï Anielewicz en 1943. Elle fut un des constituants du Mapam (1948-1992), parti de gauche ancêtre du Meretz , deux partis socialistes sionistes membres de l'Internationale socialiste.
14:58 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, israël, sionisme, scouts juifs
27.04.2008
LES ENFANTS D’ ISRAEL
Un petit cadeau pour tous les antisémites qui pensent encore que tous les juifs, les sionistes ou les israéliens sont mondialistes et pro-américain… Qu’ils écoutent attentivement les paroles ! Pour les autres un moment de joie pure.
Que ceux qui ont des oreilles entendent .
11:58 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, israël, guerre, ldj, nationalistes juifs
23.04.2008
Les hérétiques

Il y a « les jeunes », ceux qui volent, violent, trafiquent,tabassent à dix contre un, écoutent du rap, ont l’accent des banlieues, roulent en BMW,se vautrent dans leur éternel survêtement et au moindre bobo, vont pleurer dans le giron ranci de SOS racisme ou du MRAP. Ce sont les voyous d’une société mondialisée déliquescente .
Et il y a les jeunes européens qui préfèrent l’effort aux combines, la marche éprouvante aux vapeurs de l’alcool et l’ascension vers les sommets aux volutes des dérivés du cannabis.
Ils se préparent aux combats futurs contre les barbares et sont les dignes héritiers de Jean de Brem , de Jean Moulin et de Robert Dun.
17:18 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse d'europe, identité, soldats
La lumière bleue

Leni Riefenstahl est née en 1902 dans une famille aisée où elle put assouvir amplement ses intérêts intellectuels et physiques considérables. Jeune femme, elle aimait la danse, préférant les formes de danse spontanées et romantiques conçues pour « libérer l'âme », introduites en Allemagne par l'Américaine Isadora Duncan. Riefenstahl était une lectrice avertie qui s'intéressait aux écoles d'art moderne, notamment aux expressionnistes. Elle était moins intéressée par la théorie et combinait ses inclinaisons vers le romantisme et le mysticisme en littérature et en art avec un intérêt terre-à-terre pour les questions pratiques et techniques. Lorsqu'une blessure au genou mit fin à sa carrière de danseuse, Riefenstahl s'adonna au ski.
Le ski fut sa première véritable introduction aux attraits et aux mystères des montagnes. Son adresse au ski et sa belle apparence furent remarquées par le géologue alpiniste et cinéaste Arnold Fanck. Ce dernier l'engagea comme actrice principale pour son film muet la Montagne sacrée (1926). Fanck était à l'origine d'un nouveau genre cinématographique dans les années 1920, les films alpestres, qui gravitaient autour d'un thème populaire du romantisme allemand le combat de l'individu contre les forces de la nature.
Riefenstahl profita de son expérience avec Fanck pour faire son propre long métrage la Lumière bleue (1932), dont l'action se déroule également dans les montagnes. Certains de ses premiers penchants romantiques sont évidents dans la Lumière bleue. La lumière bleue est le reflet de la pleine lune sur les maisons dans les montagnes. Elle incarne la beauté et la plénitude, mais en même temps ses dérangeantes conséquences. L'intrigue du film gravite autour d'un cristal doté de pouvoirs magiques. Lorsque des paysans du coin tentent de sortir le cristal de la grotte qui le renferme en pensant que cela les sauveraient d'une vie de pauvreté, le cristal perd ses pouvoirs magiques. Le manque de foi des paysans et leur mauvaise volonté à vouloir affronter les épreuves de la vie leur font subir des conséquences catastrophiques.
La papauté à Rome fut évidemment impressionnée par le film. Riefenstahl rapporte que le film « fit une grande impression au Vatican. Plus que tout, le mysticisme du film interpellait le clergé ».
| 3 mn - 26 mars 2007 - ![]() ![]() ![]() ![]() (1 avis)Regie: Leni Riefenstahl Produktionsfirma: LR Studio-Film GmbH, Leni Riefenstahl (Berlin), HR Sokal-Film GmbH (Berlin) Verleih: Kinowelt Home http://video.google.fr/videoplay?docid=-6704421432673626670 |
08:51 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, la lumière bleue, leni riefenstahl
22.04.2008
18 avril 1963 : Assassinat de Jean de Brem
Colline Ste-geneviève, près du Panthéon, le 18 avril 1963, un jeune homme de 27 ans tombe sous les balles de policiers parisiens. Pour lui arracher les secrets qu'il venait d'avaler, ils lui percent la gorge sans plus de façon. La presse ne trouva rien à redire.
Etudiant, Jean de BREM avait milité au mouvement des jeunes indépendants. Après une brillante campagne en Algérie, lieutenant parachutiste, il participe à l'opération de Suez. Démobilisé, il entre en journalisme. Convaincu du déclin de notre civilisation, il rejoint l'OAS-Métro dès sa création. Mais déjà il ne voit d'issue que dans l'union étroite des nations européennes.
Plongeant alors sa plume dans la lave de l'histoire du continent blanc, il rédige le " Testament d'un européen ". Il y exprime la force du destin qui est le nôtre, dans une épopée grandiose restée inachevée. Telle quelle, cependant, elle témoigne de talent, de ferveur et d'un souffle prometteur.
Proche, par les convictions et la spiritualité de Jean Bastien-Thiry, Jean de Brem tombe 37 jours après l'exécution de son ami. 37 jours, le temps qui a séparé l'exécution de Brasillach de la mort de Drieu…
« Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. Je suis le prince débile issu d’une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s’amassent à l’Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. Je vais mourir. Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien. Depuis cinquante ans j’ai dispersé l’héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n’aurais pas d’héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu’un message : l’histoire, la très belle histoire d’une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d’hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu’importe. Voici comme un dernier cri de rage et d’amertume. »
« Taxez-moi de romantisme, qu'importe !
Pour moi, le trésor du monde, c'est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique.
C'est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne.
C'est le Romancero du Cid, ou le visage hugolien de "l'enfant grec".
C'est un tombeau des Invalides, ou le Grand Aigle de Schönbrunn, l'Alcazar de Tolède, ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres, ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la Porte de Brandebourg devenue le poste frontière de l'Europe mutilée.
Pour toutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l'héroïsme et du génie de nos pères, pour notre terre menacée d'esclavage et le souvenir d'un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine.
Frêle Geneviève de Paris, patronne de l'Europe, seule contre les hordes mongoles, tu symbolises notre esprit de résistance.
Et toi, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix milles fidèles, Alexandre, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et le sens de l'Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l'Europe impériale. »
Avant-propos de Jean de Brem dans Le testament d’un Européen
Quelques mois plus tôt : 6 juillet 1962, 3 heures 56 du matin. Une salve secoue la brume. Au même instant, sur l'autoroute du sud, la France, insouciante, part en vacances.
Pourtant, à quelques centaines de mètres à peine, un second coup de grâce claque et fait tressaillir l'homme qui tient dans sa main un petit drapeau tricolore. Le sang coule sur sa tenue léopard. Il souffre, il souffre dignement.
Devant ce militaire que la mort hésite à prendre, à l'écoute des plaintes émises par le blessé, un colonel déclare froidement que ce sont là les spasmes de l'agonie. Maître Tixier-Vignancour et Maître Denise Macaigne, soutenus par l'aumônier de la prison de Fresnes, s'opposent à cette honteuse constatation et forcent les autorités à appeler un médecin. Ce dernier confirme bien les affirmations des avocats :" l'homme vit toujours". Alors, alors il faut l'achever.
A 4 heures 04, l'adjudant - bourreau- tire par trois fois sur l'officier blessé, mais ses mains tremblent et les trois coups de grâce ratent leur but. Armé d'un autre revolver qu'il est allé chercher, le sous-officier revient . Il est 4 heures 08, la boucherie a pris fin.
Le corps est placé dans un cercueil en bois blanc. Le pouvoir vient d'obliger son armée à accomplir un nouveau meurtre. Après 11 minutes de calvaire, frappé d'une seule balle sur les 11 tirées par le peloton d'exécution d'une armée française, le lieutenant Roger Degueldre, officier au Premier Régiment Etranger de Parachutistes, est mort au 6ème coup de grâce, en criant : "Vive la France". Mais ce cri qu'il a poussé ne peut être entendu par la France dont il souhaite la vie au moment même où elle lui donne la mort.
La France, allongée sur les plages de l'Atlantique et de la Méditerranée ne se soucie nullement de regarder ceux qui l'entourent, ceux que l'on juge, que l'on condamne, que l'on assassine, ceux qui pleurent, qui ragent et qui désespèrent.
La France, égoïste, dort... au soleil. Ce soleil qui apporte aux estivants la chaleur qui manque à ceux que l'exode vient de jeter brutalement en Métropole : les pieds-noirs.
Ils sont seuls, les pieds-noirs. Pourtant dans leurs maigres bagages - un glorieux passé baigné de sang - ils observent la récompense de leur patriotisme : l'apaisement de leurs vicissitudes, le cadeau de bienvenue du pouvoir, il est là : c'est le cadavre d'un officier français, le corps criblé de balles, c'est Delta. Delta ! L'homme qui avait quitté l'armée parce que trop militaire, il refusait de s' écarter du chemin de l'honneur, l'homme qui les avait défendus, réconfortés, aidés à reprendre espoir, le lieutenant Roger Degueldre qui, quelques minutes avant sa mort leur avait transmis son ultime message en déclarant : " Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ".
L'officier parachutiste mort en chantant la Marseillaise rejoignait ses compagnons de combat, victimes eux aussi des balles françaises. D'abord Claude Piegts, un des plus nobles exemples des Français d'Algérie, mort à 27 ans, victime de la ferveur patriotique au cri de : "Visez au coeur, Vive l'Algérie française"
Et Albert Dovecar, sergent-chef au 1er REP, mort à 25 ans, Dovecar qui, à l'audience, déclarait encore: "J'ai trouvé à la Légion tout ce qui me manquait dans le civil : une maison, des camarades". Mais la maison était détruite et les camarades étaient morts.
18:35 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, algérie française, oas, crimes fln, de gaulle assassin, crime contre l'humanité
20.04.2008
Afrique du Sud : On est femme de la tribu blanche et on reste !

17:29 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : massacres blancs d'afrique du sud, racisme, violences ethniques
06.04.2008
La symbolique politique du Loup
Ces jours-ci, on conteste l’authenticité de la découverte récente, à Rome, d’une grotte où, prétend-on, l’on honorait les fondateurs de l’Urbs, Romulus et Remus. C’est un coup supplémentaire pour la Ville porteuse de tant de mythes, après que l’on ait nié l’authenticité de la Louve Capitoline, qui n’aurait pas d’origines dans l’Antiquité mais n’aurait été inventée qu’au cours de notre moyen âge. Quoi qu’il en soit, les enfants légendaires de la Louve sont tels qu’on les a toujours imaginés : paisibles sous le ventre du fauve, s’abreuvant à ses tétons.Le choix de la Louve, comme mère de substitution, n’est nullement dû au hasard et s’explique en référence au père des jumeaux : Mars, le Dieu de la Guerre, qui se manifestait accompagné du Loup, emblème de son être intime, relevant de la même nature que l’animal totémique. Les Romains ont su exploiter ce lien Mars/Loup et utiliser le symbole du Loup dans leurs armées et sous de multiples variantes. Aux temps auroraux de la Ville, le Loup était l’emblème des légions et, jusqu’à l’ère impériale, les légions alignaient une partie de leurs effectifs, les vélites, légèrement armés, vêtus de peaux de loup et arborant des crânes de l’animal. Bon nombre de porte-drapeaux portaient également des peaux de loup. On peut aisément supposer qu’aux temps de Rome demeurait une réminiscence des très anciennes « compagnies du Loup », depuis longtemps oubliées, même au moment où Rome est sortie des ténèbres de la proto-histoire pour émerger dans la lumière des temps connus. Leur simple présence dans l’héritage romain rappelle l’existence de compagnies ou communautés similaires chez d’autres peuples indo-européens.
L’historien Georg Scheibelreiter nous signale, dans son œuvre, qu’aucun autre nom d’animal n’est aussi fréquent dans les noms ou prénoms personnels que celui du loup : du védique « vrka-deva », signifiant probablement « Dieu-Loup », en passant par le grec « Lykophron » (« Conseil de Loup ») ou le celtique « Cunobellinus » (« Chien ou Loup de Belenos »), jusqu’aux prénoms germaniques Wolf, Wulf, Wolfgang, Wolfram, Wolfhart. Lorsque l’on donnait un nom à un enfant, il n’y avait pas que la sympathie individuelle que l’on éprouvait à l’endroit de l’animal qui jouait, mais aussi le souhait de conférer à l’enfant ses qualités. Principalement, toutefois, jouaient des représentations religieuses, où l’on pensait obtenir une métamorphose rituelle en l’être vivant choisi pour le nom/prénom.
Jusqu’aux temps modernes, on a appelé « Werwolf » (loup-garou), les hommes qui avaient la capacité de se muer en loups ou étaient contraints de le faire. Ce mythème s’enracine vraisemblablement dans l’apparition d’individualités ou de communautés entrant en transe, vêtues de peaux, pour se transformer en bêtes échevelées. Les cultures préchrétiennes s’étaient déjà distanciées de tels phénomènes, même si les Romains avec Mars, ou les Grecs avec Zeus et Apollon honoraient des dieux accompagnés de loups. L’attitude dominante était un mélange de vénération et d’effroi, où ce dernier sentiment finissait toutefois par dominer : un loup, nommé Freki, suivait également le dieu germanique Wotan/Odin, mais les Germains croyaient aussi qu’au crépuscule des dieux, Odin lui-même allait être avalé par le loup Fenrir, aux dimensions monstrueuses. Dans l’Edda, l’Age du Loup correspond à l’Age sombre qui précède le Ragnarök.
Tous ces faits mythologiques expliquent pourquoi le loup, après la christianisation, ait perdu toute signification symbolique positive. Il était non seulement un indice de paganisme mais aussi et surtout la manifestation du mal en soi. Cette vision du loup s’est perpétuée dans nos contes. Le loup disparaît également des emblèmes guerriers de l’Europe ou n’y fait plus que de très rares apparitions.
En dehors de l’aire chrétienne, le loup n’a pas subi cet ostracisme. Il m’apparaît important de relever ici la vénération traditionnelle du loup chez les peuples de la steppe. Après l’effondrement de l’Union Soviétique, Tchétchènes et Gagaouzes se sont donné des drapeaux où figure le loup. Les Gagaouzes appartiennent à la grande famille des peuples turcs, qui ont, depuis des temps immémoriaux, considéré le loup comme leur totem. En Turquie, les Loups Gris, formation nationaliste, ont évidemment le loup comme symbole et saluent en imitant une tête de loup avec les cinq doigts de la main. Les Loups Gris professent l’idéologie pantouranienne qui entend rassembler tous les peuples turcs au sein d’un Empire uni.
Officiellement, l’organisation des Loups Gris a été interdite et dissoute en 1980, ce qui n’a diminué en rien la charge affective et l’attractivité du symbole du loup. Cette fascination pour le loup concerne également les Turcs émigrés en Europe, où personne n’est capable d’interpréter correctement cette symbolique. En Allemagne, personne ne comprend le sens réel de la chanson « Wolfszug » (= « Cortège du Loup ») du rappeur Siki Pa, frère de Muhabbet, qui a attiré récemment toutes les attentions sur lui :
« Fürchtet um euer Hab’ und Gut
Werdet brennen im Feuer…
Pakt der Wölfe zieht mit dem Wolfszug
Blutiger Horizont, der Tod friedlich ruht“.
(„ Craignez pour vos avoirs, pour vos biens,
Vous brûlerez dans le feu…
La meute de loups s’engage dans le cortège du Loup,
L’horizon est de sang et la mort repose en paix »).
17:12 Publié dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loup, europe, rome, romulus et remus, wotan/odin







