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Histoire

  • France : île des lumières pour l’Islam ?

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    Au moment où ces lignes sont écrites, la France connaît une de ses plus importantes crises sociales. Malgré le vote « solennel » de la loi sur les retraites par les deux assemblées, de manifestations en « opérations coup de poing », la flamme de la révolte de la majorité des citoyens vacille mais ne s‘éteint pas. Personne, à ce jour, ne peut prévoir jusqu’où nous mènera le divorce entre l’État et le peuple, mais aussi la cassure entre les directions syndicales et les travailleurs sur le terrain.

    Comme si les enjeux réels n’étaient pas suffisamment affectés par les barbouilleurs des médias affamés de déclarer, chaque jour, que « c’est la fin de la grogne » ; les clameurs de la colère des cortèges se trouvent polluées par le vacarme de brigands casseurs qui vont, pour certains, jusqu’à brandir sur nos monuments des drapeaux étrangers où le vert de l’Islam côtoie le croissant. Pour une fois, si les informations nationales taisent cette forfaiture, les journaux régionaux osent enfin non seulement donner les informations, mais aussi publier les photos. De même des rapports alarmants de la DCRI indiquent que, mimant une Intifada fantasmée, les « jeunes » ponctuent « d’Allah Akbar » leurs agressions, leurs pillages et leurs jets de matériau sur les forces de l’ordre. D’autre part, de jeunes officiers font part de leur volonté « de balayer la racaille avec des pelotons blindés, avant de partir pour l’Afghanistan », pour ne pas laisser à l’arrière une « cinquième colonne » de l‘AQMI parrainé par Ben Laden.

    Nous le voyons, nous sommes au comble de l’effervescence et de la confusion. A ce stade, il convient de préciser et de rappeler les réalités. La guérilla urbaine n’est pas menée par les séides d’Al-Qaida mais par des « sauvages urbains », organisés en mafias ethniques, formes visibles de regroupements qui reconstituent les noyaux tribaux ancestraux.

    La cause en est désespérément simple : la saturation de l’environnement où ils évoluent ( la cité : pas assez d’espace ; le chômage : pas assez de ressources ) ; la destruction systématique de la spécificité française ( les fondements de 1789 et du CNR ) qui les poussent, à chaque coin de rue à la prédation primaire. Cependant la nature a horreur du vide sidéral et de l’inorganisation. Tous ceux qui travaillent sur et dans les banlieues savent que ce « lumpenprolétariat » est la proie prioritaire des musulmans fondamentalistes. Tant que la casse se fait sur les boutiques et le mobilier urbain cela indique que le niveau idéologique religieux reste bas mais ignorer ou faire semblant que, dans le même temps, se préparent des troubles insurrectionnels bien plus graves que n’importe quelle grève franco-française, c’est un aveuglement impardonnable pour chaque patriote soucieux de la pérennité de la nation.

    Il nous faut affirmer alors que notre devoir de patriote français passe par une pédagogie qui suscite à tenir en horreur la tyrannie exercée sur les âmes. Pédagogie du savoir pour décider en toute conscience !

    Il est du plus grand intérêt d’avoir à l’esprit et d’enseigner que l’art islamique donne à représenter le Dieu d’abstraction par la symétrie, la régularité, l’ordonnancement .Ainsi les philosophes et les théologiens de l’ Hégire cherchèrent aussi à percer le mystère de l’infinie répétition duplicative de l’univers par le développement de l’algèbre et les progrès considérables des sciences, des techniques et de la médecine. Nous vivions alors la démarche originelle de la traduction du message coranique dans la vie quotidienne. La révélation se faisait Incarnation. La religion devenait révolution. Dès le dixième siècle, Bagdad dépassait le million d’habitants.

    La philosophie grecque, oubliée de l’Occident, trouvait en Orient, un nouvel essor jusqu’aux confins de l’Asie. Mais cette pensée si riche de curiosité, insatiable et d’audacieuses initiatives allait entrer en conflit avec le dogme de la foi. Al-Ghazali, contre Avicenne ou Averroès, réduisait toute spéculation à une scolastique permettant le triomphe d’une orthodoxie qui interdisait et veillait à ce que nul siècle de lumières ne pût se lever en Islam.

    On ne trouva plus un Voltaire, si peu homme de foi fut-il, mais qui pouvait déclarer : « Ce n’est plus aux hommes que je m’adresse, c’est à toi Dieu de tous les êtres. Fais que nous nous aidions mutuellement, que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution. » Il ne s’agissait pas de caprices de pure pédanterie ou de victoire provisoire de tel courant mystique sur tel autre. Nous entrions là dans l’Islam immuable. Les docteurs de la foi considéraient que le message divin était porteur, à la lettre près, de la certitude de l’atteinte inespérée à la perfection. Ainsi le nouveau, la modernité ne pouvaient être tolérés que dans le respect de ce qui était déjà, de ce qui avait déjà été : « la doctrina sacra ». Depuis lors, toute cléricature islamique contrôla que toute avancée philosophique ou théologique n’était que la reproduction actualisée des modèles du passé. Le texte sacré devint alors le pré-texte à l’inhibition rituelle. Le blasphème fut la réponse portée, comme un coup, pour chaque émancipation de la doxa.

    Mais, si depuis des siècles, les masses musulmanes sont victimes de l’hypnose collective des oulémas , chaque croyant sait , au fond de lui, que rien n’est plus trompeur que cette apparente conquête facile des territoires de la connaissance. Le « djihad » ne permet pas seulement la libération « légale et légitime » de pulsions violentes contre les « infidèles », le mot signifie,aussi, en profondeur, le chemin que doit emprunter le pénitent pour se purifier, par lui-même, se perfectionner et, ce faisant, se rapprocher de son Dieu. C’est alors la grande « djihad », la guerre sainte contre soi-même qui seule permet d’établir un rapport avec la transcendance, le retour sur soi, puis le dépassement de sa faible personne par l’humilité : « le chemin vers la perfection ».

    En Islam, comme partout ailleurs, rien n’est définitif. La question qui est en débat pour chaque croyant est la suivante : Dois-je continuer de me durcir au-dedans et défier l’infidèle dans une guerre toujours plus infinie parce que nostalgique d’un passé magnifié mais irrémédiablement « dépassé » ? Ou comme me l’ordonne le message, bien compris aux temps prophétiques, d’un dieu de l’Universel, sortir de l’hostilité méprisante pour les êtres différents de moi mais fils aussi de mon créateur ?

    Est-ce encore l’heure de venir, comme une avalanche, s’écraser aux portes de l’Occident ? Dois-je perpétrer la haine contre Darwin ou me mêler avec mes connaissances et la spécificité de ma culture aux débats du 21° siècle ? La France, pays laïque, est la patrie des droits de l’homme mais chacun sait que c’est en pays chrétien que les droits de l’homme ont acquis droit de cité. En effet, dans l’Évangile, la notion de respect de l’autre a pris une dimension spirituelle remarquable, remplaçant ou contrecarrant celle quasi universelle du respect de la puissance. C’est cette dimension qui, précisément, permit le dépassement de la « tradition » pour cheminer vers les « lumières » parfois hostiles à la religion avec Diderot, d’Alembert, d’Holbach, Helvétius … La balle est dans le camp de l’Islam. Sa montée vers la réforme a été interrompue il y a dix siècles, rien, fondamentalement, ne s’oppose à la reprise de cette marche en avant.

    De notre côté, nous avons été tolérants, accueillants et compréhensifs. Nous avons même prié à Tibéhirine, dans l’ombre, à genoux aux côtés des djihadistes.

    Mais attention, il ne faut pas confondre l’humilité et la soumission. Le père fondateur de notre nation s’appelle Clovis et il nous enseigna pour toujours à Soisson qu’une humiliation peut se payer par une tête tranchée fusse un an plus tard. La vengeance est un plat qui se mange froid.

    Cependant « ce cher et vieux pays » est celui de l’invincible espérance. Il n’est pas dit que jamais ne viendra le jour où, de barricades en barricades, courront dans une même communion de destin avec les jeunes européens juifs, chrétiens ou païens de jeunes musulmans en fredonnant : « Je suis tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ». Le grand historien Jules Michelet écrivit dans son magnifique ouvrage Le Peuple : « Quand nos paysans gaulois lors du soulèvement des bagaudes vers 280 chassèrent un moment les Romains, et firent un Empire des Gaules, ils mirent sur leur monnaie le premier mot de ce pays ( et le dernier ) : Espérance. »

    Jean-Marc DESANTI

  • OAS

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    José écrit : "L’OAS, c’était à la fois, le combattant de l’ombre, l’enfant qui collait une affiche..." C'est vrai, je peux en témoigner, j'avais 6 ans en 1962.

    JM

    Rappelez-vous ! C’était le 27 juin 1962 : dans une ultime émission pirate, le speaker de l’OAS annonça  d’une voix brisée : « Notre combat est sans espoir et sans solution. Tout est fini. Adieu Algérie ! »… et il éclata en sanglots.

    Fini !… Oui… Fini ! Tout était fini. La page de l’OAS était tournée et en cet instant d’extrême émotion, ce furent des milliers d’Européens qui pleurèrent dans un même chagrin.

    Si officieusement l’OAS n’existait déjà plus, officiellement elle déposa les armes ce 27 juin 1962. Son aventure était historiquement terminée. Le temps du combat s’était achevé, tandis que pour la plupart commençait le temps de l’exil ou celui des prisons…

    En déclenchant le feu et le sang, on a dit que ces commandos de l’OAS étaient des irréductibles, voire, des factieux. C’est faux ! Ils étaient tout simplement des désespérés et leurs objectifs n’ont jamais dépassé les termes d’un refus fondamental. Il ne s’agissait pas pour l’Organisation de « prendre le pouvoir » comme l’affirmaient sans relâche les autorités à court d’argument crédible, ni d’imposer un certain type de régime, il s’agissait essentiellement d’empêcher la constitution d’un Etat National Algérien Indépendant, de briser le mécanisme des négociations engagées entre le gouvernement de la V° République et le GPRA, de s’opposer à la fois à la politique d’abandon menée par de Gaulle et de poursuivre la lutte contre le FLN.

    L’Organisation Armée Secrète est née au début de 1961, en Espagne, dans un groupuscule où apparaissent le général Salan, Lagaillarde, Susini, le docteur Lefèvre… C’est après l’effondrement du putsch, d’avril 1961, qu’elle devait atteindre à la notoriété en Algérie et devint vraiment active qu’au lendemain de cette chose extraordinaire qui ne fut qu’une vaste fumisterie : la trêve « unilatérale » décidée par Paris et qui permit aux rescapés de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N) de reprendre la population en main aussi bien dans les campagnes que dans les centres urbains. Attentats, égorgements, mutilations se multipliaient. Devant les cadavres des égorgés et les visages grimaçants des mutilés, toute velléité de résistance s’effondrait. Le ressort se brisait. Les Musulmans fidèles à la France étaient les premières victimes ; la peur, peu à peu, les menait dans les rangs du FLN.

    Pour encourager ce processus, Le gouvernement gaulliste annonça une nouvelle « mesure positive » (sic) : 2297 autres libérations de détenus FLN et 32 millions de Francs de crédits nouveaux !… Encouragés, les tueurs du FLN sévirent désormais en toute impunité… La moyenne quotidienne des attentats passa de 20 à 37 et les manifestations avec slogans et drapeaux verts et blancs se multiplièrent… 

    Chez les Européens, la colère montait :

    « Voilà le résultat de leurs négociations. La grande Zohra (surnom donné à de Gaulle) est tout juste bonne à interrompre les offensives de l’armée et à nous laisser assassiner par les fellaghas. Ca ne se passera pas comme ça ! »

    Et aux quatre coins du pays, on battait le rappel des bonnes volontés. On  s’organisait pour lutter à la fois contre le FLN et l’ennemi gaulliste. Les effectifs de l’OAS ne cessaient de gonfler…

    Le 30 juin 1961, de Gaulle mit le feu aux poudres. En réponse à cette colère et à la popularité sans cesse croissante de l’OAS, il fit connaître sa décision de rapatrier en Métropole la 11e Division Légère d’Intervention, constituée en parti d’éléments parachutistes ayant participé au putsch et de la remplacer par… cinq compagnies de CRS métropolitaines, afin de réprimer dans les villes le « soulèvement » des Européens. Dans toute l’Algérie les murs se couvrirent d’affiches : « L’OAS veille »… « Aux armes citoyens ! »

    Répliquant au FLN, qui contrôlait les quartiers arabes par une organisation politico-administrative parallèle, l’OAS allait structurer les villes européennes. D’un côté flottait le drapeau vert et blanc marqué de l’étoile et du croissant rouge, de l’autre, côte à côte, le drapeau tricolore et le pavillon noir de l’OAS…

    « De Gaulle veut notre mort ! » Ce fut le cri de guerre et de désespoir d’un million d’Européens qui, las d’apprendre le massacre de familles françaises, s’organisèrent en commando. Les magasins arabes flambèrent à leur tour, le plastic détruisit des bains maures. Les affrontements, les combats de rues se multiplièrent sans que les forces de l’ordre arrivent à juguler cette flambée de violence. L’Algérie entière était déchaînée. Les « stroungas » explosaient partout et aux grenades lancées dans les tramways et les autobus par le FLN, répondaient les mitraillages des cafés maures. Partout du sang, des morts qu’on enjambait dans les rues sans même un instant d’émotion. La folie s’était emparée de ce pays autrefois si paisible et si heureux.

    De  nouveau la presse se déchaîna qualifiant de « monstrueux » les attentats commis contre les Musulmans. Elle baptisa de « ratonnades » ces actions inconsidérées et elle affirma sans vergogne que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! »

    Faute de protection de l’armée ou de la police, la foule se faisait justice elle-même appliquant la loi du talion, condamnable par son aveuglement, mais explicable par les souffrances endurées depuis sept années.

    On oubliait la terreur qui avait régné depuis si longtemps, on ne se souvenait plus des charniers de Mélouza et d’El-Halia, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche, on ne prêtait aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les cafés, les écoles, aux arrêts d’autobus, dans les quartiers européens, on feignait d’ignorer les enlèvements qui se multipliaient dans tous les coins du territoire, les égorgements et les viols. Seuls importaient les ratonnades que le journaliste, Yves Lavoquer, comparait aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis » !…

    Cependant, sourds aux cris des hyènes et des chacals, dans un pays désormais ravagé par la guerre civile, des hommes résistaient. Effarent paradoxe que ce conflit qui, dans sa nouvelle et ultime phase, voyait des Français se dresser contre d’autres Français pour sauvegarder une parcelle de terre française…

    Sans uniformes, sans moyens militaires, sans autres armes que de fortune, n’ayant en commun que leur volonté de vivre et de mourir sur la terre de leurs ancêtres, ces combattants là, menaient un combat héroïque et sans espoir. Combat chaotique, désespéré, mortel, mais si efficace qu’il semait l’angoisse et la crainte dans les plus hautes sphères… et que la fatalité des circonstances précipitera vers un dénouement tragique

    L’OAS était une révolte : révolte des habitants de toute une province qui se sentaient abandonnés par la mère Patrie et qui se voyaient placés dans l’alternative suivante : quitter leur sol natal et devenir des déracinés ou rester sur place pour subir les spoliations et les vengeances, le couteau, la balle et la hache. Et qui formait ses rangs, sinon des hommes courageux, le plus souvent des humbles qui n’avaient ni privilège à défendre, ni fortune à sauver ?

    oas_appel_de_la_france.jpgL’OAS, c’était à la fois, le combattant de l’ombre, l’enfant qui collait une affiche et mourait le pinceau à la main, le vieillard qui guettait et sifflait à l’entrée d’un quartier pour avertir de l’arrivée des « forces de l’ordre », la ménagère qui transportait des tracts dans son panier en allant au marché et ces familles qui hébergeaient les légionnaires du 1er REP après la dissolution de cette prestigieuse unité. Elle était une armée d’ombres, l’armée miraculeuse de l’amour et du malheur. Elle représentait, pour la population d’Algérie, le dernier espoir et l’ultime recours contre un désespoir passionnel. C’était la bouée de sauvetage à laquelle le naufragé tente de s’accrocher.

    Ce sigle représentait un idéal de combat contre le déracinement et contre la honte. Il n’avait aucun caractère politique, puisque spécifiquement charnel. Un des fondateurs –sinon le père de l’OAS- avait écrit dans l’Echo d’Alger, le 6 décembre 1957 : « L’insurrection, pour l’Algérie française est l’insurrection légitime ! »… L’auteur  de cette phrase n’était autre que Michel Debré, Premier ministre de de Gaulle.

    Ces hommes se battaient non par ambition, non par intérêt, mais parce qu’un sentiment sur lequel aucun raisonnement n’avait de prise -l’attachement profond à la terre natale- les avait conduit à la révolte. L’OAS c’était, comme l’a écrit Alain Peyrefitte, « le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir ».

    Ils ne se demandaient pas, ils ne se demandaient plus où était leur Patrie. Elle était là, dans cette terre. Ils refusaient d’être dépossédés de ce qu’ils avaient acquis, pierre par pierre et sou par sou. Ils refusaient de se séparer du cadre qui avait bercé leur enfance, de leurs souvenirs, de leurs morts. C’était l’essence même de leur vie… et ils défendaient leur vie.

    Puisqu’ils étaient attachés à l’Algérie de toute leur âme, comment vivre ailleurs alors ? Une terre se défendait comme une femme, comme tout ce qu’on aimait et ici on mourrait pour ce qui donnait du prix à la vie, pour une raison d’être et de demeurer.

    Une évidence s’imposait alors : S’il n’y avait pas eu le FLN, il n’y aurait pas eu d’OAS. Si de Gaulle avait laissé l’armée abattre le FLN –comme elle aurait pu le faire- il n’y aurait pas eu non plus d’OAS… c’est une vérité première. Durant un an elle fit la guerre, comme le FLN la fit durant sept ans et, pour son malheur, les Français de Métropole ne retinrent d’elle que ses aspects les plus noirs. Ils ignoraient –ou feignaient d’ignorer- les exactions du FLN, des barbouzes et des gendarmes mobiles. Ils ne considéraient déjà plus l’Algérie comme un département français… et ils s’en fichaient. Ils souhaitaient se débarrasser au plus vite du « boulet algérien » -terme propre au général président- Les communistes jubilaient et poursuivaient leur propagande de destruction basée sur la sempiternelle rengaine : « Les pauvres Musulmans exploités par les salauds de colons », terme englobant tous les Européens d’Algérie, qu’ils fussent employés, ouvriers, commerçants ou fonctionnaires,  tous issus d’une immigration désirée… quand elle ne fut pas imposée par la Métropole avec les déportations de 1848 et 1870.

    Ces « combattants de l’ombre » avaient, tous, conscience de participer à une croisade. Ils n’avaient plus d’identité, plus de famille, plus de maison. Ils ne se nourrissaient qu’à moitié, ne dormaient jamais deux fois sous le même toit et s’imaginaient toujours être épiés. Chaque jour des camarades de combat étaient pris, puis on les torturait et on les jetait telles des loques dans des cachots sombres et humides. Ils vivaient avec la hantise de subir le même sort et s’assimilaient donc à des bêtes traquées.

    Pourtant ils savaient qu’ils n’étaient pas tout à fait seuls. Ils sentaient autour d’eux toute la foi et toute la tendresse d’un peuple enchaîné qui vivait à l’heure de leurs craintes, de leurs tourments. Ils trouvaient toujours des gens pour les aider, les héberger, les soigner et les encourager. Ils étaient le maillon de la chaîne qui les reliait entre un passé heureux et un avenir compromis.

     Face au péril sans cesse croissant que représentait, pour le Pouvoir, l’organisation dont le slogan : « L’OAS frappe où elle veut, quand elle veut ! » ne faisait que se renforcer, de Gaulle et ses séides surent choisir les mots et mettre en évidence les actes pouvant discréditer l’adversaire… celui-ci n’étant évidemment plus le FLN… ni les seuls membres de l’OAS… mais l’ensemble des Européens accusés d’entraver la marche vers la paix voulue par le chef de l’Etat avec le soutien de la majorité des métropolitains. Pour parvenir à ses fins, il convenait, pour l’abattre, de marginaliser et d’isoler l’OAS mais aussi la population qui avait permis son triomphe jusque là. Triomphe qui avait inquiété tant le gouvernement que le GPRA au point de faire croître leur désir respectif de conclure les accords au plus vite et, pour la partie française, par « n’importe quel moyen ».

    Pour autant, l’OAS ne désarmait pas. Dans certains points du bled dont l’armée se retirait progressivement depuis l’été 1961, elle avait tenté l’implantation de maquis pour lutter directement contre l’ALN sans populations interposées et dans le secret espoir de dégager une portion de territoire où son autorité serait reconnue. Guelma, Bouira, Tipasa, Coléa… autant de vains essais. Les commandos furent encerclés par l’armée et, incapables de tirer sur des soldats français, se rendirent. L’ultime et spectaculaire tentative eut lieu dans l’Ouarsenis, le 29 mars 1962 et se solda par un sanglant échec et la mort de l’un de ses chefs, le commandant Bazin. Trahie, l’OAS, au lieu des alliés qu’elle attendait (les harkis du Bachaga Boualam et deux unités régulières de l’armée) tomba sur des concentrations de forces FLN dix fois supérieures en nombre dont il a été affirmé –et jamais démenti- qu’elles avaient été amenées à pied d’œuvre par les véhicules des gendarmes mobiles français. Un combat désespéré qui alla jusqu’au corps à corps, s’engagea. Les hommes de l’OAS qui échappèrent à la tuerie furent pourchassés et quand ils furent rejoints, sauvagement abattus. Ce fut là la dernière bataille de l’OAS… son Camerone !

    José CASTANO (joseph.castano0508@orange.fr)

  • Corses et juifs : Frères d'armes !

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    L'histoire des Juifs en Corse remonte à plusieurs centaines d'années. Les premières traces d'une présence juive dans l'île se situent aux alentours de l'an 800. A cette époque, une importante immigration venue d'Égypte s'est installée dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces juifs parlaient et écrivaient l'hébreu. La majorité d'entre eux s'est implantée à proximité d'un village dénommé Levie (le bien nommé), situé à l'intérieur des terres à 20 km environ de Porto-Vecchio . Par la suite, les membres de la communauté se sont disperses un peu partout dans l'île en devenant partie intégrante de la population autochtone et dans certains villages de montagne, des églises gardent encore la trace de documents rédigés en hébreu à coté de ceux rédigés en latin. Bien des siècles plus tard, dans les années 1500-1530, environ 1000 Juifs de la région de Naples trouvèrent refuge en Corse, fuyant une persécution locale, et s'installèrent dans les régions montagneuses du centre de l'île. En l'an 1684, la ville de Padoue, en Italie, qui était peuplée en grande partie par des Juifs qui habitaient un ghetto édifié en 1516, fut le théâtre de violences dirigées contre ses citoyens juifs, dont une partie faillit se faire lyncher. Une rumeur malveillante selon laquelle leurs coreligionnaires de Buda, avaient commis des actes de cruauté contre les Chrétiens de la ville hongroise, déclencha cette flambée de brutalité dirigée contre la communauté juive de la ville. C'est grâce a l'intervention d'un père Franciscain, le Père Marco, qui écrivit une lettre afin de dénoncer cette mystification, que la communauté juive échappa au massacre annoncé. Une grande partie cette communauté décida d'émigrer sous d'autres cieux plus cléments. Certains arrivèrent en Corse, et les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venu de Padoue. Le nom de famille Padovani est un nom très répandu de nos jours en Corse.

    Mais la plus importante vague d'immigration juive qu'ait connue la Corse se situe entre 1750 et 1769. La première république corse constitutionnelle et démocratique d'Europe venant de naître, Pascal Paoli fit venir 10000 Juifs du nord de l'Italie, de Milan, de Turin ainsi que de Gênes pour revitaliser l'île suite a 400 ans d'occupation génoise. Afin de les rassurer sur leur intégration et sur la volonté du peuple corse de les considérer comme leurs égaux, Paoli fit une déclaration destinée aux nouveaux venus : "Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu'ils partagent le même sort". Cela fit comprendre aux Juifs qu'ils étaient des citoyens à part entière et qu'ils bénéficiaient d'une totale liberté de culte, ce qui n'était pas le cas dans bon nombre de pays.

    En réalité, plus de 30% de la population corse a des origines juives.

    Ces immigrants portaient pour la plupart des noms à consonance ashkénaze, qui étaient très difficilement prononçables par la population locale. Une partie d'entre eux étant roux, ils se virent affubles du surnom de Rossu qui signifie rouge et désigne les rouquins ce qui donne au pluriel Rossi, nom extrêmement répandu en Corse. En lisant les états civils, on peut facilement s'en rendre compte : les noms tels que Giacobbi, Zuccarelli, Costantini, Simeoni... très communs dans l'île, ne laissent planer aucun doute quant à leur origine.

    Le nombre relativement peu important de membres de la communauté juive, ajouté au fait que les Corses n'ont fait aucune différence entre les originaires de l'île et ces nouveaux venus, est très certainement à l'origine d'un grand nombre de mariages mixtes qui déclenchèrent une assimilation quasi-totale. Malgré cela, les signes sur l'île de beauté d'une ancienne présence juive y sont très nombreux ; un exemple probant en est le nom d'un village Casalabriva qui vient de: casa di l'ébréo, littéralement la maison de l'hébreu . Ou bien encore, de nos jours dans certaines régions, il subsiste une tradition très ancienne de donner aux nouveaux-nés des prénoms d'origine hébraïque tel que Mouse (Moise) etc. ...

    Plus proche de nous, durant la seconde guerre mondiale, alors que la Corse était occupée par les fascistes italiens, les habitants de l'île se mobilisèrent pour aider les Juifs à se cacher. Avec les moyens du bord, ils aidèrent hommes, femmes et enfants a se réfugier dans les villages de montagne.

    La Corse eut donc une attitude plus qu'honorable envers les Juifs persécutés, et pas seulement pendant la Seconde guerre mondiale. En effet, c'est le seul endroit en Europe ou l'on n'eut jamais a déplorer des actes antisémites, et cela mérite d'être dit. En 1947, la Corse apporta sa contribution a la création de l'État d'Israël. Des Corses d'alors décidèrent de secourir les combattants juifs luttant pour leur indépendance et pour former leur État. Leur mission: accueillir des avions qui doivent être bourrés d'armes pour s'envoler vers des lieux gardés par la Haganah. Ajaccio est alors choisie comme piste d'atterrissage. Des hommes, parmi eux des policiers mais aussi des voyous, rendent visite au préfet de l'époque; il a pour nom ... Maurice Papon.

    L'homme a un passé confus, on lui explique que l'aéroport d'Ajaccio sera réservé a ces transports d'armes. Les Corses bénéficient de l'accord du gouvernement socialiste qui ne peut agir ouvertement. Maurice Papon ferme donc les yeux. Les armes transiteront par la Corse pour s'évaporer vers le futur État juif. Il ne faut pas oublier de souligner qu'hormis toutes les vagues d'immigration juive qu'ait pu connaître la Corse , des individus isolés sont venus s'y installer, provenant notamment des communautés juives d'Afrique du nord. De nos jours, la communauté juive de l'île, très peu nombreuse, se concentre essentiellement à Bastia. On ouvre deux fois dans l'année la synagogue qui possède deux Rouleaux de la Torah en parfait état: pour Roch Hachana, le jour de l'an Juif et Yom Kipour. Les jeunes, pour la plupart, quittent l'île pour aller étudier sur le continent et bien souvent ils y rencontrent leur moitie et s'y installent définitivement. Il existe en Corse de très nombreuses personnes soutenant l'État d'Israël dans la période difficile qu'il traverse actuellement. Parmi ces amis d'Israël, certains sont allés jusqu'a écrire des missives au président français, à la Haute Cour internationale de La Haye ainsi qu'aux medias français, afin de dénoncer la politique européenne et française en particulier, toujours pro palestinienne. Ce soutien important s'explique, en partie par le fait que beaucoup de corses ont le sentiment qu' il y a un gouffre entre ce qui se passe réellement et ce qui se dit dans les médias français. Du reste , une association Corse - Israël s'est crée afin de rapprocher les deux communautés et de développer le dialogue entre elles .

    ARTICLE PARU DANS ISRAEL MAGAZINE

  • Kahena une reine pas comme les autres

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    Kahena, de son vrai nom Dihya ou Damia, est une reine guerrière berbère qui combattit l'expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle. Elle est la principale figure, avec Kusayla (chef de la tribus des Awarbas), de la résistance berbère en Afrique du Nord à l'avancée des troupes musulmanes entre 695 à 705.

    À l'aube de l'arrivée des Arabes en Afrique du Nord, l'unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et Centrale (les Aurès, actuelle Algérie) était en grande partie réalisée par Kusayla. À son décès en 688, Dihya prend la tête de la résistance. Issue de la tribu des Dejrawa, une tribu zénète implantée dans les Aurès (à l'est de l'actuelle Algérie) - comme le furent plusieurs rois (agellid, pluriel igelliden) berbères de Numidie - a été élue ou nommée à cette charge par le conseil de la confédération des tribus. Dihya procéda ainsi à la réunification de nombreuses tribus de l'Afrique du Nord orientale et du Sud.

    Histoire selon Ibn Khaldoun

    La tribu des Dejrawa était forte et puissante de la confédération des Zénètes. La conquête de l'Afrique du Nord sera ordonnée par Muawiya ( chef de la dynastie Omeyade).

    À l'aube de l'arrivée des Arabes en Afrique du Nord, l'unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et centrale (les Aurès, actuellement à l'est de l' Algérie et de la Tunisie) était en grande partie réalisée par Kusayla. Par la suite, Kusayla entre en conflit avec Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Àprès la mort de Kusayla en 688, Dihya prend la tête de la résistance. Dihya a commandé la tribu des Dejrawas pendant 65 ans, d'après les propos d' Ad Darisi,qui ont été rapporté par Ibn Khadloun, la Dihya a vécu 127 ans. La même source d'Ibn Khaldoun ajoute que Dihya a gouverné l'Ifriqiya pendant 5 années.

    Dihiya ordonne la mort de Oqba Ibn Nafi Al Fihri . Les Berbère Tahuda exécutent l'ordre de tuer Oqba Ibn Nafi Al Fihri. La guerre se déclenche entre les Berbères et les Omeyades. La tribu berbère des Banou Ifren Zénète sera la première tribu à défendre les territoires au côté de la Kahina [1].

    La Dihya sortira vainqueur et triomphante de cette guerre.

    Hassan demandera les renforts musulams. En 693, Après le renforcement des troupes musulmanes, Hassan écrasera les troupes berbère commandés par la Dihya. Cent mille berbères seront masacrés par Hassan dans les Aurès.

    La Dihya, surnommé Kahina par quelques historiens arabe, sera tuée par Hassan et ses fils adoptent l'Islam par la suite.

    Avant sa mort, elle ordonne à ses fils d'aller rejoindre Hassan.

     Parcours

    Alors que les musulmans ont déjà conquis un vaste territoire ils butent sur la résistance des byzantins (chrétiens), implantés essentiellement sur les côtes et en particulier à Carthage et Septum, mais aussi celle des Berbères. Les troupes musulmanes dirigés par Hassan Ibn Numan cherchaient à s'emparer de Carthage pour posséder l'Ifriqiya et se frayer un chemin vers l'Ouest. Le roi Kusayla, les Carthaginois et Dihya se liguèrent pour empêcher ce passage. Carthage finit par tomber aux mains des troupes musulmanes en 695 et Hassan Ibn Numan se fait nommer gouverneur d'Ifriqiya. L'empereur Leonitos récupère Carthage pour trois ans. La seule résistance qui demeurait alors était celle de Dihya. Hassan demandera les renforts musulams. En 693, Après le renforcement des troupes musulmanes, Hassan écrasera les troupes berbère commandés par la Dihya. Cent mille berbères seront masacrés par Hassan dans les Aurès.

    À la première bataille, Dihya remporta une victoire sur les troupes d'Ibn Numan à Miskyana, entre Tebessa et Aïn Beïda, dans la région constantinoise) :
    Dans la vallée de la rivière, déserte et à sec, la Dihya décide d'y dissimuler son armée pendant la nuit, en partie dans la montagne, en partie derrière, sa cavalerie et ses troupeaux de chameaux, pour prendre en embuscade les troupes d'Ibn Numan. Lorsque les Arabes attaquent, ils sont accueillis par une pluie de flèches tirées entre les jambes des chameaux des Berbères. Les Arabes sont écrasés. Les Aurésiens les poursuivront jusqu’à Gabès. La Dihya vient de remporter sa plus prestigieuse victoire, celle de la Meskiana, qu'on appellera « La bataille des chameaux », et parvient à repousser les troupes du Calife jusqu'en Tripolitaine. Ibn Numan sera à nouveau battu en 695 prés de Tabarqa par la Dihya.

    Ibn Numan reporta ses efforts sur Carthage en 699, qu'il reprend, avec la maitrise des mers et du bassin occidental de la Méditerranée. Il demanda alors un supplément d'hommes au calife Ibn Marwan pour s'attaquer aux Aurès, seul rempart restant. Sachant sa défaite imminente, Dihya fit pratiquer la politique de la terre brûlée en vue de dissuader l'envahisseur de s'approprier les terres, s'aliénant par là une partie de son peuple : Berbères sédentaires citadins, nomades et des campagnes.

    Kahena s'engagea une dernière fois dans la bataille en 702 à Tabarqa. La défaite des troupes de Dihya est en partie due à la trahison par Khalid, jeune Arabe que la reine avait épargné et adopté selon la coutume de l'anaïa (« protection ») en vigueur chez les anciens Berbères [réf. nécessaire][2].

    Faite prisionnière, Dyhia fut décapitée, et sa tête apportée au calife. Ses deux fils, Ifran et Yezdia, sont forcés de se convertir à l'islam et rejoignent les troupes maures en partance pour l'Espagne. Elle eut également une fille nommé Khenchela.

    Divergences historiques

    Le rôle joué par Dahia a constitué un enjeu considérable pour ses commentateurs. Les sources que nous avons sur Kahina, symbole indirectement du frein à l'expansion musulmane, proviennent en grande partie des historiens musulmans. C'est donc pour certains d'entre eux, sur des arrière-pensées et vues politiques que sont basées leurs affirmations. Cela est d'autant plus difficiles à vérifier que les autres sources sont rares.

    Véritable nom

    Son véritable nom reste inconnu[réf. nécessaire]. Elle s'appelait peut être Kahena, Kahya, Dihya (Dihya bent Matya bent Tifane), ou Damya.

    En effet, cet élément fait objet de nombreuses interprétations idéologiques, ainsi le surnom de Kahina, qui signifierait en un sens « sorcière », car décrite comme un personnage haïssable par certains historiens musulmans[réf. nécessaire], comme Ibn Ben Attir et Le Bayan [réf. nécessaire]. Mais le sens n'est probablement pas péjoratif, puisqu'à l'origine, ce terme dérive de l'hébreu "Cahen, Cohen" qui signifie prêtresse et du grec être pure. Ces mêmes historiens rapportent que son vrai nom serait Dihya.

    De même le surnom Damya, dérivé du verbe amazigh edmy signifie « devineresse », « prophétesse ». Dihya, en berbère signifie « la belle ». Elle fut souvent appelée Reine Dihya Tadmayt/Tadmut (« La belle Reine gazelle »).

    Religion

    La religion de cette Berbère, d'origine noble et descendante probablement d'une longue lignée royale des Aurès, n'est pas établie de manière sûre. Était-elle chrétienne ? Animiste ? Les sources historiques apportent des témoignages bien divergents.

    Selon l'historien et géographe français, le professeur Émile Félix Gauthier : « Les Djeraouas ne sont plus des chrétiens comme les Aurébas, mais bien des juifs ». Auparavant, Strabon avait témoigné à l'époque romaine que les juifs étaient nombreux en Afrique du Nord. Certains y étaient venus librement au fil des siècles avec les phéniciens, dès le temps des Carthaginois, tandis que d'autres y avaient été déportés par Trajan, après avoir tenu tête en Cyrénaïque aux légions romaines. Ainsi avaient-ils participé à la conversion de nombreuses tribus berbères.

    Certains (c'est le cas de Gabriel Camps dans son livre Berbères - Au marges de l'histoire) pensent que Dihya était chrétienne parce qu'elle était la fille de Matya lui-même fils de Tifan. Des noms qui seraient les déformations de Matthieu (comme l'Apôtre) et Théophane (repris par de nombreux Saints chrétiens). Aussi le christianisme était largement répandu, une grande partie des populations berbères du nord avaient été christianisés sous l'empire romain.

    D'autres laissent entendre que Dihya aurait pû être animiste sans pouvoir pour autant préciser de quel culte il s'agirait, les Berbères ayant été païens avant l'arrivée du christianisme. Ainsi, la signification prêtresse et être pure de son nom Kahena, correspondrait à une tradition animiste en Afrique du Nord, selon laquelle les prêtresses subiraient un rituel de purification.
    En prenant pour exemple la reine touareg Tin Hinan que l'on supposait, de la même manière, chrétienne, alors que la découverte récente de son tombeau laisse penser qu'elle était animiste.

    Politique de la terre brûlée

    L'historiographie a également mis l'accent sur la politique de la terre brûlée qui aurait été pratiquée sous la Kahena, d'après Ibn Khaldoun, Ibn El Athir et Le Bayan, ce qui aurait motivé le mécontentement des cultivateurs de la côte. Cette version est contestée par certains selon lesquels, il se serait agi, pour les historiens musulmans, de discréditer la reine berbère hostile à l'expansion musulmane : des villes et des villages auraient certes effectivement été brûlés, mais cela s'expliquerait non par l'invasion arabe, mais par le fait que l'Afrique du Nord, depuis la chute de l'empire romain d'Occident, était le théâtre d'affrontements entre Byzantins et autochtones, voire entre Berbères nomades et sédentaires.

    Archéologie

    En Algérie, dans la région des Aurès, aucune étude sérieuse n'a été entreprise à ce jour. Mais depuis 2006, les autorités algérienne affirment entreprendre des recherches[3]. En Tunisie, le seul endroit qui témoigne de l'existence de cette femme est l'amphithéâtre d'El Djem[4].

    Anecdotes

    Entre l'antique Thevest romaine (aujourd'hui Tebessa) et l'agglomération de Bir El Ater se trouve un puits appelé « Bir el kahina » (le puits de la kahina), en référence ou en souvenir du lieu où elle aurait été tuée. À Baghaï, actuellement petit village à une vingtaine de kilomètres de Khenchela, les habitants désignent certaines ruines anciennes comme étant les ruines du « palais de la Kahina ».
    Le nom de la rivière Meskian, où Kahina y remporta sa première victoire contre le général Ibn Numan, ainsi que celui du village de Meskiana qu'elle traverse, viendrait des mots berbères Mis n Kahina qui signifie « les fils de Kahina ».
    Certains berbères chaouis des Aurès disent qu'ils ont le « nez de la Kahina » qui d'une grande beauté aurait eu, un peu comme Cleopâtre, un nez particulier, mais cette fois non pas long mais doté d'une petite bosse.
    Dans toute la region des Aurès, le nom Diyya est assez courant chez les chaouis. Aussi, le personnage historique de Dihya est devenue de nos jours un symbole, aux cotés de Massinissa et de Jugurtha, etc. La tradition orale des chaouis ne donne pas beaucoup de renseignements précis sur tout le parcours historique de la Kahina ni même sur sa tribu des Dejrawa ni d'ailleurs sur les Zénètes ni des Houaras ni des Aurébas.

    Notes et références

       1.  Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères , partie des Zénètes , traduit par Slane, édition Berti, Alger 2003
       2.  L'Anaïa était accordée obligatoirement à toute personne qui en faisait la demande. Par exemple, le roi Massinissa l'avait accordée à ceux qui furent au départ ses ennemis (Meztul, Lacumazes, Sophonisbe, etc).
       3.  « Khenchela, Hommage à El Kahina », Le Soir d'Algérie.
       4.  « Inscriptions de l'Amphithéâtre d'El-Djem (1), (Tunisie) », Revue Africaine, Octobre 1856 - N°01.

     Bibliographie [modifier]

        Voir références sur Dihya/Dimya (Kahina) sur http://www.mondeberbere.com/

        * Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères (traduit de l'arabe par le Baron de Slane), Tome I, Alger, 1852-1856, p.208.
        * Émile Félix Gauthier, Les Siècles obscurs du Maghreb, Payot, Paris, 1927, p.245.
        * André Chouraqui, "Histoire des Juifs d'Afrique du Nord" PUF, Paris, 1952.
        * Nabile Farès, Mémoire de l'absent, Éditions du Seuil, Paris, 1974.
        * Tahar Djaout, L'Invention du désert, Éditions du Seuil, Paris, 1987, pp. 31-33.
        * Gisèle Halimi, La Kahina (roman), Plon, 5 octobre 2006.

    AFRICTICE.NET

  • Beit Lohamei Haghetaot : Combat pour la Mémoire

    Créé à la fondation du kibboutz en 1949 par Antek Zuckerman et un groupe de jeunes Juifs survivants de la lutte armée contre la barbarie nazie, le Musée des combattants des ghettos (Beit Lohamei Haghetaot) est le premier lieu de mémoire de la Shoah. Le site de Beit Lohamei Haghetaot  a évolué depuis sa fondation.  A  la veille de ses 60 ans, il s’apparente à un véritable campus qu’anime deux musées, des centres de ressources et de séminaires, tout en conservant l’esprit des pionniers qui l’ont fondé, des kibboutznikim résolument déterminés à raconter l’histoire de leurs camarades qui n’avaient pas pu les accompagner dans l’épopée de la création de l’Etat d’Israël.

    Le musée de la Shoah et de la Résistance juive, que l'on appelle traditionnellement « le grand musée », récemment rénové et modernisé, abrite de nombreuses expositions, qui portent notamment sur la vie et le monde juifs entre les deux guerres, la montée du nazisme et son emprise sur l’Europe, l’histoire des Ghettos, la Résistance juive, l’insurrection du ghetto de Varsovie, les camps d’extermination et les rouages du système d’annihilation. Y est également présentée une exposition sur la Hollande, comme exemple de destruction d’une communauté. La récente exposition  « Sipour Makom » raconte aussi l’histoire des fondateurs de Beit Lohamei Haghetaot et leur projet : un kibboutz pour vivre et transmettre ...

    Vue extérieure du musée Beit Lohamei Haghetaot

    Yad Layeled : en souvenir des enfants
    Le second musée, le Musée-mémorial éducatif Yad Layeled a été inauguré en 1995, en souvenir du million et demi d’enfants juifs assassinés pendant la Shoah. Ce musée unique au monde a pour spécificité de proposer des expositions et des ateliers qui permettent d’aborder l’histoire de la Shoah avec des enfants.

    L’exposition centrale raconte en dix étapes le quotidien des enfants juifs en Europe, avant la guerre jusqu’au lendemain de la catastrophe, en prenant soin de respecter l’âge et à la sensibilité des enfants.

    Car si Yad Layeled a le souci de transmettre, il n’est pas question ici de traumatiser. Basée sur des récits de vie, l’exposition temporaire « Sur les traces d’une photo», présentée actuellement à Yad Layeled fait découvrir vingt destins d’enfants juifs ayant survécu à la Shoah…Lire la suite

    En France, l’association des amis de Yad Layeled soutient le Musée des combattants des ghettos et fait connaître la pédagogie de Yad Layeled.  Yad Layeled France propose des ressources pédagogiques pour aborder l’histoire de la Shoah dès la classe de CM2. Elle propose la mallette pédagogique L’enfant et la Shoah, elle organise un séminaire annuel pour enseignants francophones et fait circuler deux expositions itinérantes : « Et tu le raconteras à tes enfants » et « Janusz Korczak ». La dernière de ses réalisations, la bande dessinée Les enfants sauvés, éditée par Delcourt, a permis d’adapter huit histoires d’enfants cachés en France et en Europe pendant la Shoah. Les témoignages illustrés dans ce livre, complété d’un dossier historique, sont extraits de l’exposition « Sur les traces d’une photo » actuellement présentée à Yad Layeled et d’un DVD proposé dans la mallette pédagogique L’enfant et la Shoah. 
    La démarche éducative originale de l’Association Yad Layeled France associe mémoire et message de vie. Elle propose une éducation à la citoyenneté qui incite les élèves à réfléchir sur les problèmes de l’intégration, du « vivre ensemble » dans une société démocratique, et sur les questions de l’antisémitisme, de l’exclusion et du racisme.

    Les enfants sauvés - huit histoires de survie
    Yad Layeled, Ed. Delcourt, novembre 2008

    Ce livre est né d’une envie partagée et de la rencontre de deux partenaires : les éditions Delcourt et Yad Layeled France, conscients de la nécessité de relater l’histoire particulière des enfants juifs pendant la guerre.
    Cinq des huit témoignages qui composent cet ouvrage proviennent de l’exposition Sur les traces d’une photo présentée depuis 2005 au Musée-Mémorial Yad Layeled ; les autres sont issus d’un DVD proposé par Yad Layeled France. Les enfants cachés dont l’histoire véridique est racontée ici sont toujours en vie. Leur récit est un hommage aux Justes qui ont permis leur sauvetage et un geste de fidélité à l’égard des enfants qui n’ont pas été sauvés.

     

  • HOMMAGE AU BACHAGA BOUALAM

     
    A l'occasion du 50e anniversaire de son élection à la vice-présidence
    de l'Assemblée nationale française le 10 décembre 1958
     
    Sénat - Palais du Luxembourg
    Vendredi 12 décembre 2008 
     
    boualem.jpg
    Le Bachaga Saïd BOUALAM, Officier de l'Armée française, député d'Algérie
     
    Il y a cinquante ans, le 10 décembre 1958, le Bachaga Saïd BOUALAM, député d'Algérie, était élu vice-président de l'Assemblée nationale. A la suite des événements du 13 mai 1958, cette élection concrétisait l'union de la France et de l'Algérie que le nouveau gouvernement du général De Gaulle voulait traduire dans des symboles visibles. C'est donc en tenue de Bachaga, que le vice-président Saïd BOUALAM présidera durant 4 ans les séances des députés français parmis lesquels 71 députés d'Algérie, dont 45 Français musulmans, représentant nos 15 départements algériens. La famille du Bachaga Boualam pour rester française payera un lourd tribut : 17 membres assassinés, dont le frère du Bachaga et son fils Abdelkader. Une intégration par le "sang versé".  
     
    L'assemblée générale du CLAN-R sera placée, en hommage au Bachaga BOUALAM, sous son haut patronage moral.  A travers cette figure légendaire des Harkis et des Français musulmans, c'est aussi un hommage qui sera rendu à tous les sénateurs, députés, élus qui représentèrent nos départements algériens jusqu'en 1962. Les participants pourront découvir avec l'exposition "Hommage au Bachaga BOUALAM", réalisé par Jeune Pied-Noir et inaugurée le 25 septembre dernier à Issy-les-Moulineaux par le ministre-maire André SANTINI, l'extraordinaire destin de ce grand Français.
     
    Le Bachaga BOUALAM, Mlle Nafissa SID-CARA, Pierre LAGAILLARDE et quelques uns des 71 députés élus en novembre 1958 pour représenter les "10 millions de Français à part entière" d'Algérie comme l'avait souhaité le général De Gaulle le 4 juin 1958 au Forum d'Alger. Des députés, démocratiquement élus, qui ne seront pas invités en 1962 à la table des négociations d'Evian.
     
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  • ITALIA. Il culto del Duce è bene

    Mussolini.jpgLa tradition veut que pour l'anniversaire de la prise du pouvoir de Mussolini, le 28 octobre 1922, la tombe du dictateur à Predappio [en Emilie-Romagne, dans le nord-est de l'Italie] devienne le lieu de rassemblement des nostalgiques du fascisme. D'année en année, le nombre de "pèlerins" du Duce n'a cessé de croître pour atteindre, en 2007, 8 000 personnes (certains parlent même de 13 000). Et cette année, on en attendait encore plus. Au programme du "pèlerinage", un cortège allant du centre du village jusqu'au cimetière, une messe de commémoration et une garde d'honneur. On a défilé le 26, avec deux jours d'avance sur la date, parce que c'est un dimanche et que c'est plus pratique. "Pendant de nombreuses années, on ne voyait que des nostalgiques d'un certain âge, raconte Giuliano Brocchi, maire de Predappio, du Parti démocrate (gauche), mais aujourd'hui on a l'impression que les vieux sont moins nombreux, pour des raisons naturelles, et que viennent de plus en plus de jeunes gens en chemises noires, et ça, c'est assez inquiétant."

    Les aficionados du Duce se rendent chaque année au cimetière de San Cassiano, où se trouve sa tombe, pour l'anniversaire de sa naissance (29 juillet 1883), de sa mort (28 avril 1945) et de la marche sur Rome (28 octobre 1922) [prélude à la conquête du pouvoir], mais en réalité le pèlerinage ne connaît pas de morte-saison. La fleuriste, qui tient depuis dix ans le kiosque sur l'esplanade devant le cimetière, prépare les rubans tricolores pour lier les bouquets, obligatoirement vert, blanc, rouge : "J'ai vu leur nombre augmenter ces dernières années, et ils sont de plus en plus jeunes, explique-t-elle. Le jour de la marche sur Rome, ils descendent en procession du village et viennent assister à la messe, ici, dans l'église de San Cassiano."

    Les restaurateurs de Predappio se frottent les mains : ce 26 octobre, on ne trouve pas une table de libre à plusieurs kilomètres à la ronde. "Ils entonnent quelques chants fascistes à la fin des repas, mais ils n'ont jamais cassé un verre, jamais causé le moindre problème", assure l'un d'eux. Dans les deux magasins de souvenirs, on trouve les gadgets habituels : d'innocents fez noirs avec "Predappio" marqué dessus, des tee-shirts ornés d'une croix celte et/ou à l'effigie du Duce, mais aussi, pour 5 euros, des matraques sur lesquelles est inscrit le nom de Mussolini et, pour 7 euros, des poings américains en acier, histoire de ne pas perdre les vieilles habitudes.

    A quelques kilomètres de là, à San Martino in Strada, dans la vieille maison de Rachele Mussolini, la veuve du Duce, on a ouvert en 2001 un musée du Souvenir plein d'objets ayant appartenu à Mussolini et de mobilier d'époque. Domenico Morosini, qui le gère avec sa femme et avec l'aide d'une ancienne "auxiliaire" de la république pronazie de Salò [1943-1945], Fiorenza Ferrini, 82 ans, est aussi le gardien des registres de la tombe du Duce depuis 1951 : "Les visiteurs de la crypte sont en constante augmentation depuis 2001, et, le jour de la marche sur Rome, on ne voit plus les anciens combattants avec leurs étendards, ce sont surtout des jeunes."

    Franco Giubilei ( La Stampa )

    benito_mussolini.jpg
  • La désinformation et les guerres d'ex-Yougoslavie

    medium_Kouchner_8.jpgLe Kosovo est probablement perdu. Perdu pour l'Europe chrétienne, pour la culture européenne, perdu pour la Serbie – injustice qui crie au Ciel, car tout au Kosovo-Métochie est serbe, à partir du nom même. Tout est serbe comme les églises et les monastères attaqués, incendiés, vandalisés depuis 1999, et comme la Geste de Kosovo , qui a été une extraordinaire source d'inspiration poétique et spirituelle pour l'Europe entière, d'Adam Mickiewicz à Chesterton. Sait-on que le plus grand poème de Chesterton, écrit en 1911, The Ballad of the White Horse , chef d'œuvre de la littérature anglaise, paraît avoir été inspiré par la Geste de Kosovo  ?

    Le Kosovo est perdu, et la Serbie a encore l'air d'avoir été mise au ban des pays civilisés. C'est ce qui s'est passé depuis le commencement du démantèlement de la Yougoslavie. Ce peuple héroïque, ce peuple tragique, « qui garde plutôt le souvenir d'une défaite que celui d'une victoire », comme le caractérisait Chesterton [1], ce peuple marqué par une histoire cruelle, par un présent aussi cruel que le passé, a, durant de longues années, été traîné dans la boue, foulé aux pieds par la désinformation. Il n'y a pas si longtemps qu'être Serbe était un titre d'honneur. On désignait les Serbes sous le nom de « gardiens de la porte » (« the Guardians of the Gate »), expression qui était devenue courante en anglais au temps de la Grande Guerre , et dont s'était par exemple servi le premier-ministre de la Grande Bretagne Lloyd George dans un discours célèbre [2].

    Mais les media, ainsi que beaucoup de politiciens de notre temps avaient tout oublié. Les Serbes étaient apparemment devenus pour eux un peuple de criminels, de hors-la-loi, d'ennemis de l'humanité. Guerre de Croatie, guerre de Bosnie, guerre du Kosovo, il n'y avait qu'un seul coupable : les Serbes.

    Il y a eu la désinformation, massive, assourdissante. L'information n'a pourtant pas fait défaut. L'information correcte a toujours existé (articles, reportages, témoignages des militaires occidentaux directement impliqués dans les faits, études politico-historiques, etc.), mais elle a été bâillonnée, mise à l'écart ou bien elle s'est noyée dans les vagues épaisses de la désinformation. Ainsi l'information ne s'est-elle pas répandue, et elle n'a eu qu'un très faible impact sur ce qu'on appelle l'opinion publique.

    Nous commencerons par un exemple qui nous semble particulièrement significatif. Nous allons donner non seulement l'information principale, mais aussi le contexte dans lequel elle se trouve.

    Dans son livre Les Guerriers de la paix , publié en 2004, Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères, et qui a été, entre autres, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Kosovo, ainsi que chef de la mission des Nations unies au Kosovo (de 1999 à 2001), raconte sa visite le 2 décembre 2003, en compagnie du diplomate américain Richard Holbrooke, chez Alija Izetbegovic, à l'hôpital de Sarajevo. L'ancien président de Bosnie-Herzégovine (1992-1996) se trouvait, en ce moment, sur son lit de mort.

    « Ce fut un moment de grâce », raconte Kouchner. « […] [N]ous avions le bonheur de nous entretenir avec le meilleur représentant de l'islam des Lumières, ce musulman modéré et moderne […].

    [Au cours de l'entretien, Kouchner et Holbrooke reviennent sur le déroulement de la guerre de Bosnie].

    " - Fallait-il ne pas envoyer d'aide humanitaire [à Sarajevo] ? [demande Kouchner à Izetbegovic]. Vous avez vous-même suspendu le pont aérien quelques jours. Pensiez-vous que cette aide constituait un soutien pour les Serbes, un blanc-seing aux bombardements [serbes] ?

    - Non, répondit le Président, je me suis trompé. Il faut toujours essayer d'aider les pauvres gens. Les alliés n'étaient pas encore prêts à intervenir à ce moment-là. J'ai fait cette tentative pour forcer la main des Occidentaux.

    - Vous souvenez-vous de la visite du président Mitterrand ? [demande Kouchner]. […] Au cours de l'entretien vous avez évoqué l'existence en Bosnie de « camps d'extermination » [serbes]. Vous l'avez répété devant les journalistes. Cela a provoqué un émoi considérable à travers le monde. François Mitterrand m'a envoyé à Omarska et nous avons ouvert d'autres prisons. C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?

    - Oui. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements [sur les Serbes]. J'ai vu la réaction des Français et des autres… je m'étais trompé.

    - Vous avez compris à Helsinki que le président Bush senior ne réagirait pas, ajouta Holkrooke.

    - Oui, j'ai essayé, mais l'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camps d'extermination quelque fût l'horreur des lieux."

    La conversation était magnifique, cet homme au bord de la mort ne nous cachait plus rien de son rôle historique. Richard et moi lui avons exprimé notre immense admiration. Ce dirigeant musulman […] avait donné au monde une leçon de tolérance » [3].

    Ce chapitre des mémoires de Bernard Kouchner est d'une importance majeure. Alija Izetbegovic avoue avoir menti , bien qu'il ait connu les conséquences tragiques de ses mensonges. Il affirme avoir suspendu le pont aérien qui était nécessaire pour la survie des habitants de Sarajevo (il y avait aussi un tunnel sous l'aéroport de Sarajevo, qui permettait le ravitaillement et aurait pu permettre aux habitants de sortir de la ville : c'est une autre histoire, mais elle jette, elle aussi, de la lumière sur la trame de mensonges [4], donc qu'il a affamé la population. Ceci est aussi grave que la raison pour laquelle il l'avait fait : « pour forcer la main des Occidentaux ». Le deuxième aveu porte sur les camps d'extermination serbes. (Rappelons que la visite du président François Mitterrand a eu lieu le 28 juin 1992. Le 28 juin, jour de la Saint-Vitus ou Vidovdan (St. Guy), est une date fatidique dans l'histoire du peuple serbe : c'est la date de la bataille de Kosovo Polje (1389), ainsi que la date de l'assassinat, en 1914, de l'archiduc héritier d'Autriche François-Ferdinand par le Serbe Gavrilo Princip à Sarajevo, événement par lequel commença la Grande Guerre. ) En accusant les Serbes d'avoir établi des camps d'extermination, Izetbegovic entendait « forcer », comme il allait le faire maintes fois, « la main des Occidentaux », les pousser à bombarder les Serbes...

    LIRE LA SUITE : http://www.rastko.org.yu/rastko-dk/delo/12694

  • L'Académie des renseignements extérieurs de la Russie: "forge" de nouveaux effectifs d'espions ou vestige du passé bolchevik stalinien?

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    Nous ne réchaufferons pas artificiellement l'intérêt du lecteur par les trucs bon marché et nous dirons tout de suite, que dans cet article, ne prétendant pas à la vérité dans la dernière instance, mais s'appuyant avant tout sur le bon sens, la bonne vielle méthode déductive, les documents publiés dans la presse et l'Internet, ainsi que sur les récits de quelques témoins (à défaut d'accès direct aux archives confidentielles du Service des renseignements extérieurs de Russie (SVR), qui préfère faire interpréter son passé seulement par les plumes officielles et, donc, par définition non objectives de ses propres historiens), il s'agira des mythes et les réalités de l'institution éducative la plus fermée de notre pays formant jusqu'à présent les effectifs et les cadres pour le SVR, de cette École secrète qui en octobre 2000 a fêté ses 62 années, si l'on cumule l'âge de tous de ses prédécesseurs formels.

    Cet établissement secret, l'héritier de l'École de destination spéciale (CHON NKVD de l'URSS, 1938), de l'École de renseignement (RACH NKVD de l'URSS, 1943) et l'École Supérieure de reconnaissance (VRCH du MGB de l'URSS, et plus tard École N° 101 du KGB près du Conseil des Ministres de l'URSS, 1948), a été réorganisé encore une fois en 1968 et devenu l'Institut du Drapeau Rouge (en abrégé le KI), recevant en 1984 le nom du défunt Secrétaire Général du PCUS et l'ex-chef du KGB Youri Andropov. Toujours appelée par le peuple "École de la Forêt", elle préparait à l'époque soviétique les effectifs pour la PégéOU du KGB en commençant par la période de la stagnation brejnévienne jusqu'au règne de Eltsine. En 1994, après l'échec de la perestroïka gorbatchévienne, la dissolution du PCUS, du KGB et de l'URSS, l'Institut a été pour la dernière foi transformé en Académie des renseignements extérieures (AVR), dépendant administrativement du SVR, qui est venu en 1992 pour remplacer l'ex PégéOU de l'ex KGB.

    LIRE LA SUITE : http://geocities.com/jirnov_serguei/index_fr.html

  • Guerre d'Algérie : Un petit hommage à Nicolas Kayanakis

     

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    http://lumiere101.com/2008/10/09/un-petit-hommage-a-nicolas-kayanakis/

  • Oran : 5 juillet 1962

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    Fronton, le 11 octobre 2008

    Monsieur Jean-Louis BOUSQUET

    Conseiller Régional

    Conseiller Municipal

    Mairie de BEZIERS

    34500 BEZIERS

    Lettre ouverte recommandée + A.R. N°1A 013 796 6987 4

    Copie à M. Raymond Couderc, Maire de Béziers

     

    Monsieur le Conseiller Régional,

    J’ai pris connaissance de votre article paru le 5 octobre 2008 dans la rubrique « C’est vous qui le dites » du quotidien MIDI LIBRE. Si « c’est vous qui le dites », cela qui signifie que cela n’engage que vous.

    Savez-vous, Monsieur le Conseiller Général, que vous risquez d’être condamné pour dénonciation calomnieuse, parce que vous êtes totalement ignorant de l’Histoire de l’Algérie française, tout comme de la fin de celle-ci ?

    En effet, vous affirmez, avec une légèreté bien coupable, que l’O.A.S. porte la responsabilité essentielle de drames « ayant organisé le 26 mars et le 5 juillet 1962 des manifestations et des provocations devant déclencher des réactions sanglantes ».

    Pour le 26 mars, je vous conseille, si vous êtes un homme courageux, de lire attentivement la brochure jointe à ce courrier qui démontre indéniablement le « Crime d’État » qui a eu lieu le 26 mars 1962, dans la rue d’Isly à Alger, crime que la plus Haute Autorité française a prémédité, organisé, et perpétré, en violation des accords d’Evian.

    Pour les massacres dont fut victime la population d’Oran, le 5 juillet 1962, je vous invite à lire, si le texte du premier recueil n’a pas encore ébranlé vos fausses convictions, le témoignage d’un prêtre métropolitain, le Révérend Père Michel de Laparre de Saint Sernin, métropolitain, prêtre qui ne peut être taxé de sympathie avec l’O.A.S.

    D’après vous, l’O.A.S. se serait livrée à des provocations à Oran, le 5 juillet 1962, alors que, dans cette ville, ce mouvement de Résistance française avait été définitivement anéanti et exterminé par la coalition des Autorités militaires en place et de la police parallèle gaulliste, ceci dès l’arrestation du Général Jouhaud en mars 1962 !

    Ubiquité ? Résurgence ? Non. Mauvaise foi, mensonge et falsification. Les auteurs des massacres et des monstruosités d’Oran qui ont fait, en deux jours, plus de 3.500 morts civils, hommes, femmes, vieillards et enfants, sont les « marsiens », ralliés de la dernière heure aux terroristes du F.L.N., barbares jusque là cantonnés au Maroc, qui ont déferlé sur la ville pour la livrer au carnage.

    Vous condamnez et accusez l’O.A.S. avec une aisance bien pharisaïque, évoquant ses « crimes », mais vous gardant bien de rappeler que la lutte de cette Organisation en Algérie n’a été que l’expression de la légitime défense d’un peuple menacé dans sa vie et dans ses foyers – y compris le quartier de Bab-el-Oued à Alger qui passait pourtant pour un bastion du communisme – et que les quelques centaines de victimes de l’O.A.S., dont certaines, sans doute, innocentes, comme dans toute guerre civile, ne peuvent, en rien, être comparées aux centaines de milliers de Français d’Algérie, toutes ethnies confondues, assassinés par le FLN installé par De Gaulle au pouvoir en Algérie !

    Je n’avance pas, comme vous, des propos et des chiffres en l’air. Mme Eliane Sallaberry, chancelière de l’Armée française, affectée à cette date au Bureau des Exactions, nous a affirmé, sous serment, que le nombre des victimes des massacres du 5 juillet 1962 à Oran était plus proche de 4.000 que de 3.000 !

    Alors, un tel pogrom, cela se respecte, Monsieur le Conseiller Régional… Si la Ligue des Droits de l’Homme ose soutenir vos propos, elle se déconsidère elle-même en trahissant l’objet même de sa mission, l’Homme.

    Car c’étaient des hommes, des femmes, et des enfants innocents, qui sont ainsi tombés sous le couteau de l’égorgeur et sous la hache du bourreau… Et il n’y a pas un, mais deux coupables à désigner, deux complices : une horde de criminels barbares, et le grand pays d’Europe qui a capitulé devant elle en lui abandonnant ses fils.

    Il est facile de vous en jeter la preuve en pleine face, car elle est de Charles De Gaulle lui-même : « à quelles hécatombes condamnerions-nous ce pays, si nous étions assez stupides et assez lâches pour l’abandonner !... ».

    Alors, rejeter sur l’O.A.S. – ce mouvement de Résistance française qui a duré 11 mois, et qui est reconnu partout en Europe comme un mouvement patriotique – le fleuve de sang qui a découlé de l’abandon le plus honteux de l’Histoire de France, lorsque l’Armée française, obéissant à des ordres criminels, a abattu des Français innocents dans la rue d’Isly à Alger, s’est replié sur elle-même à Oran, laissant s’accomplir un génocide sous ses yeux, et a, ensuite, regagné la métropole en laissant, derrière elle, des milliers d’hommes et de femmes livrés aux tortionnaires du FLN, ce n’est plus de l’inconscience, c’est de la diffamation !

    Ce sont des propos comme les vôtres, Monsieur le Conseiller Régional, qui favorisent la liquidation des derniers vestiges de la démocratie, et le renforcement d’un étatisme qui, dans d’autres pays, a été responsable de millions de morts.

    L’Homme compte-t-il si peu pour vous ?

    Vous comprendrez, Monsieur le Conseiller Régional, que, trop choquée par vos propos, je ne puisse vous saluer avant que vous les ayez retirés.

     

    Anne CAZAL

    Journaliste-écrivain

    Déléguée Générale du Comité VERITAS

  • Голос России : LA FRANCE ET LA SECONDE GUERRE MONDIALE

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    La Voix de la Russie

    Et maintenant, nos éphémérides. Il y a 69 ans commençait la Seconde guerre mondiale. Le 1 septembre 1939, les troupes fascistes agressèrent la Pologne. Deux jours plus tard, le 3 septembre, la France et la Grande Bretagne déclarèrent la guerre à l’Allemagne fasciste. Notre observateur Valentin Dvinine écrit à ce propos :

    Ecoutez la suite: . <audio>

  • Sophie Scholl : Die Weiße Rose

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    Le groupe de La Rose blanche ( Die Weiße Rose ) était composé de cinq étudiants et d'un de leurs professeurs. Après avoir lancé des tracts dans la cour intérieure de l’université de Munich, Sophie Scholl est dénoncée à la Gestapo et est arrêtée avec son frère Hans le 18 février 1943. Conduite devant le« Tribunal du peuple », elle est condamnée à mort après un procès mené en trois heures seulement. Au cours du procès, Sophie dont la défense touchante sonne comme un appel au courage civil "Zivilcourage" en allemand , fait face avec un courage inébranlable et déclare :

    « Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas l’exprimer. »

    C'est Freisler lui-même, le chef du Tribunal du peuple, venu spécialement de Berlin, qui annonce la sentence pour faits de « haute trahison, propagande subversive, complicité avec l'ennemi et démoralisation des forces militaires ». Elle sera guillotinée le jour même le 22 février1943 à Munich, et cela malgré la législation allemande qui imposait un délai de 99 jours avant l'exécution d'un condamné.

    « Le local d'exécution était situé à l'abri des regards et des intrus. La guillotine (die Fallschwertmaschine) était cachée derrière un rideau noir, et en état de marche. A 17 heures, deux gardiens amenèrent la condamnée. »

    «Le préposé à l'exécution rappelle son identité et lui lit la sentence, puis la remet entre les mains du bourreau. Les employés du bourreau la conduisent devant la guillotine et la font glisser sous le couperet.»

    Le procès-verbal mentionne aussi que « la condamnée était tranquille et sereine ». Sophie Scholl, héroïne de 20 ans, exemplaire de courage et de foi mérite d'être connue, aimée, admirée.

  • Histoire de l’Andalousie Islamique ( RafidaynCenter )

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    Andalousie: de la Conquête aux Gouverneurs

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    Source : El-Eekhlas

  • Ve REPUBLIQUE : 50 ANS DE MENSONGES FRANCAIS !

    JEUNE PIED-NOIR INFORMATION
    Voir pour plus de détails le site JPN : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst
    jeunepiednoir@wanadoo.fr - Tel : 06 80 21 78 54
    COMMUNIQUE DE PRESSE
    Mercredi 4mai juin 2008
    CAMPAGNE "VERITE et JUSTICE" POUR LES FRANCAIS RAPATRIES
    13 MAI 2008 - 5 JUILLET 2012
    Mercredi 4 juin 2008
    4 JUIN 1958 - 4 JUIN 2008
    Ve REPUBLIQUE : 50 ANS DE MENSONGES FRANCAIS !
    LE 4 JUIN 1958, EN TROMPANT LES FRANCAIS D'ALGERIE AU FORUM D'ALGER LE GENERAL DE GAULLE INSTAURAIT LE MENSONGE ET LE CRIME D'ETAT COMME PRINCIPE DE GOUVERNEMENT
    En acceptant délibérément de tromper les Français d'Algérie le 4 juin 1958 au Forum d'Alger par un discours leur laissant croire qu’il les avait « compris », mais « bien calculé » comme il le reconnaîtra lui-même, le général De Gaulle instaurait une nouvelle forme de République, celle du mensonge permanent, celle des crimes d'Etats, véritables crimes contre l'Humanité, où les victimes sont présentées comme des coupables et les bourreaux comme des innocents soumis à un inéluctable "sens de l'Histoire". Le 4 juin 1958, le général De Gaulle a encore besoin des "10 millions de Français à part entière d'Algérie" pour retrouver le pouvoir. Confiants, ces 10 millions de Français d’Algérie de toutes origines voteront à 96,2 % (alors que la métropole ne le fera qu’à 79,2%) la nouvelle Constitution au nom d’une France de « 50 millions de Français de Dunkerque à Tamanrasset ».
    "Un mensonge français", dénoncé par Georges-Marc Benamou dans l'ouvrage portant ce titre (Robert Laffont - 2003), qui gangrène depuis 50 ans la relation entre les Français et leur représentation nationale et locale : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice ‘ un crime contre l’ humanité. » (Georges-Marc Benamou dans Paris-Match - N°2841 - 30/10- 5/11/2003)
    Lors de la campagne présidentielle de 2007, les éditorialistes, comme de nombreux hommes politiques, annonçaient que la Ve République était à bout de souffle. Les Français manifestaient une attente de changement, poussant le candidat Nicolas Sarkozy à annoncer une « rupture » avec les moeurs politiques issus du gaullisme et une moralisation de la relation entre les citoyens et l'Etat basée sur le retour aux valeurs humaines les plus élémentaires, comme le respect des engagements et de la parole donnée. Certains élus parlaient même de VIe République.
    Un an après l'élection présidentielle, les Français s'aperçoivent que cette rupture n’était, semble-t-il, qu’un effet d’annonce entrant dans la logique du "mensonge français" qui dure depuis 50 ans.
    Devant l’absence de débat public sur un sujet aussi fondamental pour l’avenir de notre pays, lors de la manifestation organisée à Marseille le 13 mai 2008, les Français rapatriés ont lancé une réflexion autour des causes qui ont conduit à la création de la Ve République née de la révolte pacifique du 13 mai 1958 à Alger. Ils invitent tous leurs compatriotes à poursuivre cette réflexion commune à l’occasion de l'évocation des étapes qui menèrent, il y a 50 ans, la France de "l'espérance trahie" du 13 mai 1958 au "crime d'Etat du 19 mars 1962" et à ses dramatiques conséquences pour des millions de Français rapatriés et métropolitains : massacre de plus de 100.000 Harkis, blocus de Bab-el-Oued, mitraillage de la population civile, saccage des biens, fusillade de la rue d'Isly du 26 mars 1962 (80 morts et 200 blessés), enlèvements de milliers d'européens et musulmans fidèles à la France, massacre d'Oran du 5 juillet 1962, assassinat des partisans de l'Algérie française par des tribunaux d'exception illégaux, par les polices officielles et parallèles, exode de plus d'un million de Français de leur terre natale, absence d'accueil des exilés, isolement dans les "camps de la honte" des Harkis et de leurs familles rescapés des massacres, refus de leur appliquer les lois françaises... Cela fait beaucoup pour le pays des Droits de l'Homme !
    50 ans après, à ces crimes monstrueux reconnus par la loi du 23 février 2005, d'autres crimes peuvent aussi être portés à l'action politique du général De Gaulle et de ses gouvernements : répressions de Sétif en 1945, de la manifestation du FLN à Paris du 17 octobre 1961, de la manifestation communiste du métro Charonne le 8 février 1962,... jusqu'à l'assassinat - par erreur des services spéciaux français - du jeune Jean-Claude Saint-Aubin et de sa passagère, Melle Kaydash, le 5 juillet 1964, 2 ans après l'indépendance de l'Algérie. A en croire les banderoles déployées par les manifestants de mai 1968, le général De Gaulle serait encore responsable d'autres crimes (cf. photo ci-jointe). Cela fait beaucoup pour un seul homme auquel l’Etat vient de consacrer un "Historial" aux Invalides à Paris. Non pour rappeler ses crimes et les condamner, mais pour louer son action politique exemplaire ! Au nom du «mensonge français » du 4 juin 1958.
    Les Français n’ont-ils que le choix d’accepter cet éloge permanent du mensonge et du crime comme moyen d'accéder et de se maintenir au pouvoir ? Ne leur appartient-il pas, comme membres du « peuple souverain » de rechercher de nouvelles institutions basées sur la Vérité et la Justice ? N’est-ce pas aussi la mission du premier d’entre eux, dont la fonction est de les représenter tous, Nicolas Sarkozy, Président de la République, qui, alors candidat, avait déclaré le 31 mars 2007 à réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP : "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois."
    En "oubliant" son engagement envers les Harkis, Nicolas Sarkozy ne risque-t-il pas de devenir l'assassin de leur mémoire, comme l'oubli par le général De Gaulle de sa déclaration radiotélévisée du 23 octobre 1958 : "Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si nous étions assez stupides et lâches pour l'abandonner" le conduisit à devenir l'assassin des Français d'Algérie ?
    Bernard COLL - Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

  • Il y a 50 ans : 13 mai 1958

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    13 mai 1958, date funeste qui vit le retour de De Gaulle et de ce qui s'en suivit : la fin de l'Algérie française, la mort inutile et programmée de milliers de Français, le massacre des harkis, l'exode. Deux textes importants sur ce moment d’Histoire qui illustrent et éclairent ces faits d'une sinistre lumière:

    « La foule applaudissait à Alger un être de légende, personnification de la grandeur française, et à Paris nos républicains rassurés voyaient revenir vers eux, porté par ce raz de marée, leur serviteur, le grand restaurateur fatigué de leurs jeux démocratiques ! Alger criait “ Algérie Française ”, mais acclamait quelqu’un qui se vante encore de sa Charte de Brazzaville, mère de toutes nos guerres et de toutes les sécessions. Alger clamait son dégoût du parlementarisme, en plébiscitant comme son fondé de pouvoir celui qui dans cette même ville, quinze ans plus tôt, rendait à la France ces misérables institutions. Alger voulait voir en de Gaulle l’énergique chef du pays réel ; il n’était que le funeste organisateur de ce pays légal qui nous trahit. C’est une erreur populaire, monstrueuse, ou plutôt c’est, dans le cri spontané de millions de français, la trace de l’énorme mensonge de la libération. J’ai pitié de ce peuple pour demain, quand il tombera dans le désespoir au spectacle des actions de son idole. Car de Gaulle a étendu à l’Algérie cette fureur démocratique et scrutatrice, mère de toutes les rivalités, les haines, les promesses mensongères. Écarté, par la vigueur du mouvement algérien, de son lieu naturel, de son élection de cœur, tout l’y ramène, esclave de ses passions propres, et je crains qu’il n’aille une nouvelle fois à l’extrême et ne soit le meilleur des valets de la subversion, au nom de la dignité française… »

     

    Abbé de Nantes



    « Dans ces évènements du 13 mai 1958 nous pouvons identifier plusieurs intervenants.
    1 –Tout d’abord une volonté stratégique qui a conduit une fraction dominante du capitalisme financier à se débarrasser de l’Algérie française. Dans le but de faire produire une plus forte valeur ajoutée à leurs investissements, elle décide le "délestage économique" de l’Algérie française.
    2 - En deuxième lieu, on a mis en marche un agent d’exécution tactique dominant : le FLN avec ses deux organes de direction, le CNRA et le CCE. Le 18 septembre 1958 naîtra le GPRA.
    3 - En troisième lieu, un groupe de protagonistes qui, lui même, va se subdiviser en deux sous-groupes d’intervenants tactiques successifs :
    a) Le premier fonctionne en grand secret sous le couvert de l’autorité officielle. Il est constitué de personnalités de la IVème République qui ont joué un rôle dans différents gouvernements. Le secret de leurs activités pro-FLN est motivé par un constat : l’opinion nationale française, dans son ensemble, est encore hostile à l’abandon de l’Algérie. Ce sous-groupe s’appuie essentiellement sur les partis de gauche. Sur le marxisme-léninisme protéiforme, avec ses différents ersatz et dérivés.
    Mais cette structure de gauche s’essouffle. Elle n’arrive à rien de concret. Elle va être concurrencée par l’autre sous-groupe, qui veut lui damer le pion sur l’échiquier des contacts, sur l’échiquier où s’élabore la défaite de la France en Algérie.
    b) Ce second sous-groupe, quant à lui, s’identifie à une structure qui se dit de droite. Elle prétend être seule capable d’obtenir un "cessez-le-feu en Algérie avant la victoire". De l’imposer aux Français, conduisant ainsi une fraction importante de nos compatriotes de droite à souscrire à l’abandon de l’Algérie par ruse, par tromperie, par envoûtement. Ces manœuvriers, conduits par le général De Gaule cette fois, fourniront à la première structure socialo-communiste l’appui décisif qui lui manque.
    L’appui d’une fraction non négligeable de la France traditionnelle. Celle qui va à la messe, qui défend l’école libre, qui parfois a chanté "Maréchal nous voilà", qui a adhéré en 1946 au MRP, plus tard au RPF, et qui ne veut plus affronter un conflit.
    La paix, la tranquillité, pour faire ses petites affaires, voilà ce qui la motive et qui la conduira à être complice, en se couvrant les yeux d’une main capitularde, de l’assassinat de la province française d’Algérie.
    4 - En quatrième lieu, c’est De Gaule.
    Comment faire naître l’évènement qui va le transformer en "torrent anti-Algérie française ?" C’est en réalité Bourguiba qui se situe à l’origine des manœuvres tragiques et sanglantes, qui déclencheront le 13 mai 1958.
    Au début de l’année 1958 Bourguiba accorde une interview publiée dans la revue des Deux Mondes. Dans cet article le "Combattant suprême" divisait les Français en deux catégories : Les Sudistes et Les Nordistes.
    D’après lui les Nordistes acceptent la mort de l’Algérie française. "Les Sudistes ne l’accepteront jamais" dit-il. Il précise : "Les Sudistes sont prêts à tout pour garder l’Algérie. Ils se préparent à un coup de force militaire." Il ajoute : "Seul, le général De Gaulle sera capable de les contrôler et de les mater. D’autant plus facilement que ce sont ces mêmes Sudistes qui feront appel à lui et qui l’installeront au pouvoir."
    Tout s’accélère tragiquement à partir du 9 mai 1958.
    Le FLN publie à grands coups médiatiques un effroyable communiqué. Est annoncée l’exécution de trois soldats français : René Decoutreix, Robert Richomme, du 23ème RI et Jacques Feuillebois du 18ème Dragon.
    Ces quatre soldats faits prisonniers lors de l’accrochage du 11 janvier 1958, ont été jugés à toute allure par un tribunal militaire FLN. Celui-ci prit grand soin d’acquitter l’un d’entre eux. Ce qui permit au FLN, le plus sérieusement du monde, de démontrer son objectivité dans le jugement de ces "criminels de guerre".
    A Alger c’est l’horreur ! La rage évolue vers la haine. Nous réclamons justice.
    Nous réclamons vengeance. Alger explose ! Alger se jette dans la rue, en masse, et demande que l’on venge nos trois soldats assassinés ! Alger veut mettre à bas un gouvernement qui passe son temps à baisser culotte devant les terroristes de l’anti-France. Et le voici ! Il est là ! Il est arrivé ce fameux 13 mai 1958 ! Avec son enthousiasme, son délire, sa connerie !
    J’y participe bien évidemment. Je pénètre avec les émeutiers dans les locaux du Gouvernement Général d’Algérie, le fameux GG. En accord avec mon camarade Ortiz , j’essaye de limiter la casse : "Occupez les lieux ! Mais ne détruisez rien !"
    Je balance quelques claques, quelques marrons. Puis, dépassé par les événements, je laisse faire. La foule est décérébrée. Ça gueule, ça chante les Africains et la Marseillaise. Et ça continue de casser.
    Je remarque tout à coup le général Allard en personne. Le commandant du Corps d’ Armée d’Alger.
    Il observe la manifestation, immobile dans l’angle d’un escalier. D’un calme hautain, sceptique, mais pas hostile. Je n’hésite pas à l’interpeller avec correction. Le chahut est tel que je suis obligé de hurler pour lui dire : "Mon général, l’armée doit mettre à la porte tous les fossoyeurs de l’Algérie française !"
    En toute sincérité, ce jour-là, le 13 mai 1958, j’ai l’impression d’avoir formulé quelque chose qui ressemble à une imprécation digne d’un CATON ! Aujourd’hui quand il m’arrive d’évoquer le souvenir de cette phrase, j’éclate de rire devant ma naïveté, mon idiotie. J’aurais dû crier : "Mon général, prenez le pouvoir, fusillez tous les traîtres et assassins présents en Algérie. Menacez le FLN d’un massacre. Faites la révolution !"
    Mais le général Allard se situait à des années-lumière de ces considérations martiales et révolutionnaires. Il me répond d’un ton pondéré et courtois : "Mon cher monsieur, si nous faisons tuer nos garçons en Algérie, c’est bien pour la garder. Mais, dites-moi, avez-vous une idée de l’origine de cette journée que nous sommes en train de vivre ? Qui se situe derrière tout ça ? C’est trop beau pour être vrai."
    Quelques heures plus tard on entend le général Massu. Celui-ci, qui n’était au courant de rien EN THEORIE, s’adresse à la foule depuis le balcon du GG : "Nous n’accepterons jamais les décisions d’un gouvernement d’abandon... Nous supplions le général De Gaulle de faire entendre sa voix.". Intervient à son tour le général en chef, Raoul Salan : "Vive l’Algérie française !"
    Et, parce que Léon Delbecque le lui souffle, il ajoute : "Vive De Gaulle !"
    La nuit est en train de tomber sur le forum d’Alger. Mon vieux camarade Sigüenza est à mes côtés. Je l’entends dire :"Nous sommes lésés... avec un B majuscule."
    Les gaullistes qui sont présents, ignorent évidemment les intentions du général De Gaulle. Quelques jours plus tard Soustelle arrive. Il veut imposer le gaullisme en Algérie. Inconscience ? Crime ? Pourquoi s’interroger ? Parce que Soustelle est parfaitement informé des projets véritables du général De Gaulle. Mon camarade et frère d’armes Serge Jourdes m’a rappelé quelque chose, il y a quelques années :
    "Quelques heures avant l’arrivée de son mari, madame Soustelle converse avec monsieur Weckel, le grand patron de l’EGA, pour lui déclarer que si les Algérois étaient informés de la teneur des propos confiés par le général De Gaulle à Soustelle sur le sort de l’Algérie, ils lui réserveraient certainement un autre accueil."
    L’opération est déclenchée.
    De Gaulle entreprend l’assassinat de l’Algérie française aux cris de : "Je vous ai compris... Des Français à part entière... Vive l’Algérie française..."
    Quand on évoque le 13 mai 1958 il faut éviter les termes de "promesses bafouées", de "parjure". C’est uniquement pour se débarrasser de l’Algérie française qu’il vient de prendre le pouvoir. Mais pour conduire sa mission à bonne fil il lui faut encore manoeuvrer. Ces cris d’encouragement étaient les seuls qu’il pouvait pousser, compte tenu de l’ambiance locale et de l’état d’esprit national.
    Bourguiba, le FLN et lui- même ont réussi cependant à contrôler le torrent Algérie française pour le transformer en rivière rampante et soumise. A Paris, dans un bureau feutré de la DST, existe un dossier. Bourré de dynamite. C’est le dossier de la collusion De Gaulle-FLN établie depuis 1956. Le dossier des contacts secrets que le général De Gaulle entretient avec les rebelles depuis cette date. Le dossier de la conjuration contre la France.
    Pour ces fonctionnaires, il est parfaitement établi que l’avènement de De Gaulle sera le résultat d’une manoeuvre montée par le FLN avec l’appui de Bourguiba.
    Manoeuvre payée tout d’abord par la mort des quatorze soldats français massacrés dans l’embuscade du 11 janvier 1958. Massacre complété trois mois plus tard par l’assassinat de Richomme, Decourtreix et Feuillebois, exécutés le 30 avril 1958.
    Ont participé à cette conjuration contre la France des personnalités en renom, Gaston Palewski, ambassadeur de France au Vatican et Olivier Guichard.
    Le grand patron de la DST n’y tient plus. Il veut intervenir et faire échouer la conjuration. Il dispose de relations privilégiées dans les milieux des services secrets français. Il fait expédier à Alger deux officiers parachutistes, anciens SAS auprès du général Massu. Ils l’informent des intentions réelles de De Gaulle. Ils lui proposent une procédure... de neutralisation définitive...
    Celui-ci ne veut rien entendre.
    C’est en toute connaissance de cause qu’il s’est soumis à De Gaulle. Il joua lui aussi la comédie de l’Algérie française. Avant d’être l’élu des Français, De Gaulle fut l’élu du FLN. C’est le FLN qui le propulsa au pouvoir, grâce à l’assassinat des trois soldats français le 30 avril 1958...  »


    Docteur Jean-Claude PEREZ

  • Le 8 mai de Leclerc

    205773501.jpgLe 8 mai 1945 que nous commémorons aujourd’hui comme un jour de Paix, fut aussi un jour de joie et de fierté pour les authentiques héros de la résistance au Nazisme et pour les peuples de notre continent, victimes de l’atroce guerre civile qui marquera, brutalement, le début de la décadence de l’Europe et l’extension de la double barbarie américano-soviétique.

    Un exemple du paradoxe de la victoire du 8 mai nous est donné par l’attitude de Leclerc.

    Contre les lois de la guerre, contre les lois de l’honneur, le général Leclerc, qui dans quelques mois sera responsable de la lutte contre le stalinisme en Indochine fera fusiller ce jour douze volontaires français partis combattre le régime stalinien sur le front de l’est.

    En effet, dans les premiers jours du mois de mai 1945, une douzaine de Waffen SS français se rendent à l'armée américaine. Fatigués ou blessés ils sont issus du régiment "Hersche".

    Ils sont, avec d'autres prisonniers allemands, internés dans une caserne de Bad reichenall (ancienne caserne des chasseurs de montagne). Le 6 mai 1945, la 2ème DB de Leclerc occupe la ville. Ils sont placés sous surveillance et seront par la suite questionnés par Leclerc. Comme il leur reproche d'avoir revêtu l'uniforme allemand, les prisonniers rétorquent qu'il porte lui-même un uniforme américain. Le général Leclerc, devant cette « attitude insolente », décide de faire fusiller les douze français, sans aucun jugement !

    L'exécution aura lieu, par trois groupes de quatre hommes le 8 mai 1945 (!). Les prisonniers sont conduits à Karlstein ou plus exactement au lieu-dit Kugbach ou Kugelbach, là ils apprendront qu'ils devront être exécutés dans le dos ce que les SS refusent.

    C'est un lieutenant plutôt affolé et en désaccord avec l'ordre qui doit commander l'exécution. Les Waffen SS français s'écroulent par groupe de quatre l'un après l'autre sous les balles aux cris de "vive la France !".Les corps sont laissés sur place conformément aux ordres.

    Trois jours après, ils seront finalement enterrés, le nom des fusillés sera porté sur des croix par des militaires américains . Le 6 décembre 1948, une enquête est ouverte suite à la demande des familles, sans aucune suite judiciaire. Le 2 juin 1949, les corps des SS seront transférés dans le cimetière communal de Sankt Zeno, à Bad reichenhall. La tombe commune se trouve dans le "gruppe 11, reihe 3, nr 81 et 82".

    Le père Maxime Gaume, ancien missionnaire au Dahomey et aumônier dans la division Leclerc, est le seul témoin connu de l'exécution. Son témoignage a été communiqué aux familles des victimes identifiées.

    «Après que la décision eut été prise à I'état-major de la division de fusiller les prisonniers sans jugement, le père Fouquet, aumônier divisionnaire, me donna I'ordre d'assister ceux-ci dans leurs derniers moments. Le jeune lieutenant qui reçut l'ordre de commander le peloton d'exécution n'appartenait d'ailleurs pas à mon unité et était complètement affolé d'avoir à exécuter un pareil ordre, se demandant même s'il n'allait pas refuser d'obéir. II résolut alors de faire au moins tout ce qui était en son pouvoir pour adoucir les derniers instants des victimes - et communia même avec eux avant l'exécution. Un seul refusa les secours de la religion; trois d'entre eux déclarèrent n'avoir aucun message à faire transmettre à leur famille. La fusillade se fit en trois fois: par groupe de quatre, de sorte que les derniers virent tomber leurs camarades sous leurs yeux. Tous refusèrent d'avoir les yeux bandés et tombèrent bravement aux cris de « Vive la France». »

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  • Terre d'Israël

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    Le jour de Yom Hazikaron tout se fige en Israël, des larmes coulent des yeux de ceux qui ont perdu un enfant, un mari ou une amie, dans un si petit pays ou tous ou presque ont été touchés.

    Mais, Israël et le peuple Juif privilégient la vie tandis que d’autres privilégient la mort.

    C’est pourquoi, dès demain, les larmes auront laissé la place aux rires et à la joie pour célébrer, Yom Haatsmaout, l’anniversaire de l’Etat d’Israël.
    Nous pouvons être fiers, malgré les embûches et sans avoir sacrifié à notre éthique et nos valeurs morales, d’avoir construit en 56 ans un Etat moderne et démocratique, à la pointe dans les domaines des sciences et des technologies.
    Nous pouvons être fiers d’avoir intégré avec succès des immigrants du monde entier, de langues et de culture différentes.
    Néanmoins, nous savons bien que cette lutte n’est pas terminée, que l’essentiel n’a pas encore été atteint : la Paix. Mais nous sommes déterminés et nous savons que nous y parviendrons, car nous savons qu’il n’y a d’avenir que dans la paix.
    Puisse- t’elle se réaliser le plus rapidement possible.

  • Résister et Agir pour la défense de nos identités

    Étant allée défendre l’identité de la France française au cours des débats organisés dans le cadre du Festival du Film à Douarnenez, en Finistère (18-24 août 2007) sur le thème « colonies, portraits de colonisés… » et ayant confirmée l’indignation et les accusations que j’avais exprimées de vive voix au cours de ces journées dans une lettre ouverte « J’ACCUSE… », celle-ci a conduit le juge d’instruction Richard Foltzer du tribunal de Grande Instance de Quimper a me mettre en examen (18/04/2008) en raison de la plainte déposée pour diffamation par le journaliste Olivier Legrand Maison et les cinéastes René Vautier et Mehdi Lallaoui.

    Les débats auxquels j’avais participé dans le cadre de ces journées avaient pourtant le caractère politique que souhaitaient les organisateurs, eux au nom d’une « démarche citoyenne » de dénonciation de l’œuvre civilisatrice de la France d’outre-mer et d’outre Méditerranée, et moi, au nom du refus de l’obligatoire repentance et ce dans le cadre démocratique de la liberté d’expression d’un pays civilisé.

    Me Frédéric Pichon du barreau de Paris assurera ma défense mais je compte également sur le réseau des amitiés patriotes pour profiter de cette tribune afin de crier la vérité en disant pourquoi nous ne demandons pas pardon, fiers du rôle que nous impose notre "blanchitude".

    Claudine Dupont-Tingaud

    Présidente de Réagir

    A propos du Festival du Cinéma à Douarnenez....

    488432962.jpgJ'ACCUSE ses organisateurs, les cinéastes et conférenciers invités, de FALSIFICATION DE NOTRE HISTOIRE COLONIALE :

    car les films de René Vautier et Medhi Lallaoui, notamment, sont des films de propagande gauchiste et de « kollaboration » anti-française.

    Pour des intervenants, tel Olivier Le Cour Grandmaison ou Odile Taubler, la colonisation ne fut que « spoliation, humiliation et violence » envers les populations indigènes... Routes, écoles, hôpitaux réservés « aux blancs ».... Populations locales affamées, « condamnées au travail forcé »....Richesses locales exploitées au seul profit des colons...

    Bref : le refus sans aucune concession de ce que même les historiens ou hommes politiques les plus critiques à l'égard de notre présence outre-mer, les plus favorables aux luttes pour les « indépendances » de nos anciennes colonies ou départements, n'ont jamais contesté... Tel Ferhat Abbas, président du « Gouvernement Provisoire de la République Algérienne » (GPRA) reconnaissant que « la France n 'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a fondée ! » ou Aït Ahmed, chef historique du FLN, déplorant les conditions dans lesquelles les Européens avaient été contraints de quitter l'Algérie en 1962, et paraphrasant Talleyrand « .. Ce fut pire qu’un crime, une faute ! »

    J'ACCUSE le cinéaste René Vautier de mensonge délibéré dans ses « films culte » « 20 ans dans les Aurès » et «Afrique 50 » où, lui-même en faisant l'aveu, des images prises hors contexte sont présentées comme prises sur le vif pour rendre plus «saignante sa caméra citoyenne » et plus convaincante son idéologie manipulatrice....

    J'ACCUSE le professeur Olivier Le Cour Grandmaison de « négationnisme » - au sens primaire du terme - en niant l'œuvre positive de notre civilisation alors qu'il peut constater comme nous que des milliers de colonisés quittent chaque jour, au péril de leur vie, leur continent d'origine pour rejoindre le pays des colonisateurs.... et en refusant de se souvenir que dans un article récent, un responsable politique de Centre-Afrique lui rappelait que les Gaulois avaient, eux aussi, étaient colonisés... par les Romains, et que nous n'en demandions pas compte... aux Italiens !

    J'ACCUSE le cinéaste Mehdi Lallaoui de vouloir, en nous imposant la « tyrannie de la repentance » instiller en nous la haine de notre Histoire commune, alors qu'il sait fort bien que la conquête de l'Algérie en 1830 a libéré les populations d'Afrique du Nord du joug des Barbaresques de l'Empire Ottoman !... Et que ce sont massacres, tortures, viols exercés contre la population algérienne, toutes religions confondues, par un FLN fanatisé et un De Gaulle impatient de l'abandonner, qui a condamnée l'Algérie, privée des hommes qui en faisaient la richesse, à vivre la misère qu'elle connaît aujourd'hui.

    J'ACCUSE enfin les organisateurs de cette mascarade partisane financée par des fonds publics de ne m'avoir consenti qu'une brève contradiction aux thèses racistes anti-françaises, et de perpétrer ainsi, en n'ouvrant porte, micros et écrans qu'à une version hémiplégique de notre Histoire, un véritable génocide culturel au seul bénéfice des néo-colonialistes « humanitaires ».

     

  • Le 4 mai 2008 marquera le trentième anniversaire de l’assassinat d’Henri Curiel

    412766688.jpgMilitant de la cause de la libération des peuples dans le monde, assassiné à Paris par des tueurs professionnels que l’enquête policière et l’instruction judiciaire ont échoué à identifier.

    Né le 13 septembre 1914 en Egypte. Le pays – une monarchie corrompue avec une population paysanne pressurée par des propriétaires fonciers – est militairement occupé par les troupes britanniques. En 1943, Henri Curiel crée une organisation communiste qui, en 1947, constituera avec les principales organisations de l’époque, le Mouvement démocratique de libération nationale MDLN. Le parti communiste soudanais en est également issu.
    Dès le premier conflit israélo-arabe, Henri Curiel prend des positions qui le conduiront avec ses camarades en prison et, plus tard, à devenir l’un des pionniers du nécessaire dialogue entre Palestiniens et Israéliens. Il est expulsé par le roi Farouk en 1950 et perd sa nationalité égyptienne.

    A Paris où il vit dans la clandestinité, il continue de militer en direction de l’Egypte et du Soudan avec un groupe d’exilés. En 1957, il s’engage dans le soutien en France au FLN, en collaboration avec le "réseau Jeanson" puis, après les arrestations de celui-ci, il en prendra la relève à la demande de la Fédération de France en créant ce qui sera connu sous le nom de "réseau Curiel". En octobre 1960, il est arrêté et détenu à la prison de Fresnes.

    Libéré à la fin de la guerre, il reçoit le statut d’apatride. Il crée alors avec d’autres l’organisation qui s’appellera plus tard Solidarité et qui regroupera des militants d’horizons divers : communistes, prêtres ouvriers, des pasteurs, des syndicalistes et des personnalités de gauche d’horizons divers. Il s’agit de faire bénéficier les mouvements de libération nationale et les réseaux antifascistes (dans l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et de Caetano, et dans la Grèce des colonels) de l’expérience acquise dans le soutien aux combattants algériens. Pendant quinze ans, dans le respect absolu des choix des organisations concernées, une aide efficace fut ainsi apportée à des mouvements aussi divers que l’ANC de Mandela et la résistance chilienne à Pinochet. Ce soutien était prodigué dans un esprit de solidarité internationale pour la libération des peuples opprimés.

    A partir du début des années 70, Solidarité aide à la formation d’un groupe de Blancs afrikaans pour aider l’ANC sur place. Parallèlement il poursuit une action d’établissement de contacts entre Israéliens et Palestiniens dans le but de créer les conditions de la création d’un Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967..

    En juin 1976, une campagne de diffamation de son action est lancée par le journaliste Georges Suffert dans Le Point. Deux ans plus tard, il est assassiné.

    Cette action militante constante et désintéressée valut à Henri Curiel l’exil, la prison et la mort.

     

    Les Amis D'Henri Curiel

    Lire " Henri Curiel, citoyen du tiers-monde" par Gilles Perrault

    http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/PERRAULT/10239

  • 65ème anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie

    250762272.jpgDimanche 6 avril 2008
    Le 19 avril 1943, lorsque les troupes allemandes pénètrent dans le ghetto de Varsovie pour liquider les 50 à 60 000 Juifs qui y résident encore, les groupes de combattants de la résistance juive ouvrent le feu. L’insurrection se poursuit jusqu’au 16 mai 1943. Le soulèvement était au sein du ghetto l’ultime acte de lutte contre la barbarie et pour la sauvegarde de la dignité. Il a été l’inspirateur d’autres actions de résistance armée.

    14h
    Projection
    Dernière Pâque juive à Varsovie
    d’Alain Jomy (France, documentaire, 1993, couleur, 37 min)
    La vie, l’organisation de la résistance, le soulèvement et la destruction finale du ghetto de Varsovie racontés par ses survivants. En présence d’Alain Jomy.

    15h15
    Projection

    The Last Fighters
    de Ronen Zaretzky et Yael Kipper Zaretzky (Israël/Pologne, documentaire, 2006, 76 min, couleur, vostf)
    Lors du 60e anniversaire de l’insurrection du ghetto de Varsovie, les six derniers combattants se retrouvent. Ils évoquent les différentes composantes et étapes du soulèvement.
    En présence de Jean-Charles Szurek, directeur de recherche au CNRS.

    17h30
    Cérémonie

    En présence de Éric de Rothschild, président du Mémorial de la Shoah, Richard Prasquier, président du CRIF, S.E.M. Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, Stepha Skurmik, représentantes des organisations du monde yiddish, Me Samuel Pisar, ancien déporté, avocat international, Féliks Tych, président de l’Institut historique juif de Varsovie. Prières par le rabbin Mévorah Zerbib, Chants interprétés par Talila.

    Lieu : Parvis du Mémorial

    Mardi 22 avril 2008
    20h
    Théâtre
    Hannah K.
    D’après Les deux morts de Hannah K. de Renaud Meyer.
    Ghetto de Varsovie, 1941. Hannah, comédienne renommée, trouve, grâce au théâtre, les ressources de sa survie et résiste à sa manière. Elle relate dans trois petits carnets sa vie quotidienne, son opposition à son père collaborateur, son amour et ses peurs pour son mari et son fils…
    Interprété par Marianne Epin.

    Jeudi 15 mai 2008
    19h
    Rencontre exceptionnelle avec les combattants du soulèvement du ghetto de Varsovie En présence de Simha Rotem-Kazik, Pnina Grinspan-Frimer, témoins, anciens combattants de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Animée par Henri Minczeles, historien et journaliste.
    Parution : Mémoires d’un combattant du ghetto de Varsovie (éd. Ramsay, 2008) de Simha Rotem-Kazik.

    Dimanche 6 avril à 17h30
    Mémorial de la Shoah
    17, rue Geoffroy-l'Asnier, 75004 Paris
    Tel : 01 42 77 44 72

         
  • MORT DE JEAN MARIE BALESTRE

     

    1410359517.jpgLe dirigeant le plus controversé de l’histoire française des sports automobiles s’est éteint ce vendredi. Jean-Marie Balestre, président de la FIA entre 1985 et 1991, est décédé à l’âge de 87 ans.

    Avec la guerre, commence la période la plus trouble de la biographie de Jean-Marie Balestre : en 1940, réfugié à Toulouse, il adhère aux organisations d’extrême droite « Jeunes du Maréchal » puis « Jeune Front », où il fait la rencontre de Robert Hersant qui en est l’un des dirigeants.

    Il s’engage en 1942 dans la « NSKK » (Nationalsozialistische Kraftfahrkorps, ou unité nazie des forces motorisées) puis dans la Waffen-SS française (17 mai 1943) Il prend ses fonctions dans l’Ersatzkommando de la SS française, matricule 10.248, avec le grade de deuxième classe (Schütze).

    Il lance le 18 novembre 1942 le journal « Jeune Force de France » et collabore à « Devenir », le journal des SS français. Ces faits, révélés par le journaliste Pierre Dubreuil dans son ouvrage Des bolides en or paru en 1984 ne seront pas démentis par le principal intéressé

    Alors qu’Hersant parlera ensuite “d’erreurs de jeunesse”, Balestre niera ce passé et prétendra avoir été un agent de la résistance infiltré (invérifiable, vu que les personnes qui auraient fait parti de sa cellule ont toutes été capturées et exécutées.)

    Il a obtenu la carte de déporté en 1954, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1979, il est nommé dans l’Ordre National du Mérite en 1990

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article264

  • A lire d'urgence ! Oran 5 Juillet 62

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    http://www.oranhlmcitedesjardins.com/jfpaya/1cinjuilletoran.htm