02.05.2008
FÊTES PAÏENNES DES QUATRE SAISONS
Solstices, Imbolc et fête des chandelles, fête de la Communauté, fête de l’Empire, Ostara, Beltaine et fête du Mai, Lugnasad, Fête de la moisson et du vin, Samain... Le païen, c’est à dire l’homme enraciné, vit en fonction d’une conviction très simple : quand on a conscience d’être un élément, parmi tant d’autres, au sein de l’univers, on comprend que l’équilibre et la sérénité, dans sa vie quotidienne, sont le fruit d’un respect des lois naturelles.
Autrement dit, chacune et chacun doit s’insérer dans le cycle vital de la nature, rythmé par le déroulement des saisons.
Ce rythme saisonnier, éternel retour, est marqué par des fêtes ancestrales, traditionnelles, qui sont autant de rappels que, dans la vision païenne du monde, le sacré est sans cesse omniprésent dans la vie de tous les jours et doit donc être pris en compte, respecté et célébré.
Vous voulez savoir de quel très lointain passé surgissent les fêtes païennes des quatre saisons ? Quelles sont leur signification, leur histoire ? Vous voulez savoir comment, aujourd’hui, perpétuer ces fêtes, en respectant leur sens profond tout en les adaptant à notre temps ?
Cet ouvrage, abondamment illustré, est destiné à unir la connaissance historique et les conseils pratiques, pour faire vivre concrètement, dans le cadre familial et communautaire, l’héritage des ancêtres.
Les Editions de la ForêtFÊTES PAÏENNES DES QUATRE SAISONS
PIERRE VIAL
20:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, vial, fêtes païennes
29.04.2008
Un mythe contemporain: le dialogue des civilisations

« Dialogue » et « civilisaton » sont à redéfinir
Le dialogue d’abord, n’a de sens que si il met en relation des gens qui pensent différemment: il faut donner et recevoir, et non s’autocongratuler sur la démocratie et les droits de l’homme.
Ensuite, « culture » désigne chez nous la culture de l’esprit, le travail personnel d’un individu sur lui-même (ministère de la culture ou lieux de culture). Etymologiquement, il se situe entre culte et agriculture. Une civilisation désigne une réalité collective plus profonde car elle comprend à la fois un état de société, un mode de vie, une religion et un ensemble de pays (l‘islam est une civilisation car il existe une organisation des états islamiques (OCI), contrairement au christianisme). Selon Régis Debray, il faut entendre par culture tout ce qu’une société s’accorde à tenir pour réel car nous ne donnons pas le même degré de réalité aux mêmes choses et cet indice dépend du prisme formé par l’ensemble des relations d’un groupe d’homme.
La culture divise alors que la technique universalise
Le monde technique (toujours nouveau) s’oppose à la multiplicité des mondes culturels (toujours le même). La culture fractionne l’espèce humaine en personnalités non inter changeables alors que la technique l’unit, en rendant nos objets inter opérables. Les téléphones portables, les 4x4, les satellites ou les codes barres voyagent partout alors que les calendriers, les manuels d’histoire ou les lieux de mémoires favorisent l’ethnocentrisme. Il y a 3000 langues parlées dans le monde mais une seule organisation de l’aviation civile internationale (OAC), avec un code technique anglais.
Ainsi, nous habitons une culture, non une technique. Nous habitons une langue mais nous nous servons d’un mac.
La technique ne veille pas sur la mondialisation
Internet structure le monde comme un réseau mais structurer le réseau comme un monde est une autre affaire: un réseau d’autoroute et de chemin de fer était indispensable pour faire l’Europe mais absolument insuffisant pour créer un quelconque sentiment d’identité. Un système technique ne crée pas un sentiment d’appartenance: il est universel mais n’a aucune saveur ni peau.
La mondialisation des objets s’accompagne de la tribalisation des sujets
La mondialisation techno-économique s’avère être une balkanisation politico-culturelle. Comme si à chaque bon en avant dans les outillages, correspondait un bon en arrière dans les réflexes. Jamais les outils de communication n'ont été aussi performants et jamais les replis identitaires n'ont été si puissants: jamais les murs de séparation n'ont autant proliféré (Israël, Etats-Unis, Irak, Espagne, Irlande, Inde, etc.). On voit se multiplier des réflexes quasi-immunitaires, une volonté nouvelle de sauvegarde identitaire (par exemple en France le ministère de l'Intégration, de l'Identité nationale et de l'Immigration).
19:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, régis debray, dialogue des civilisations
26.04.2008
Les frères séparés. Drieu La Rochelle, Aragon, Malraux face à l'histoire
Il existe une vaste littérature, en France et dans le monde entier, sur l'œuvre, l'action politique et l'héritage de Drieu La Rochelle, d'Aragon et de Malraux.
Mais aucune étude connue, qui se propose d'analyser leurs itinéraires croisés d'un point de vue chronologique et thématique à la fois, sur fond des " guerres civiles " européennes de leur temps. C'est le pari tenté par Maurizio Serra. II a relu ce moment capital de " l'idéologie française" du vingtième siècle, où s'affrontent révolution et anarchie, communisme et fascisme, surréalisme et décadence, Résistance et Collaboration, patriotisme et " parti de l'étranger ", gaullisme et internationalisme à travers le destin extraordinaire de trois intellectuels "furieusement" engagés.
Trois hommes unis et lacérés par leurs contradictions, leurs passions, leurs démons intérieurs. Paru en Italie en 2006, Les Frères séparés a été entièrement revu par l'auteur pour cette version française.
On peut lire sur le site BibliObs.com un premier article sur cet ouvrage:
11:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, drieu, aragon, malraux
Malaise dans la mondialisation
«La mondialisation, ce n'est pas simplement l'amplification des échanges, c'est la mise en compétition des systèmes économiques et sociaux. Toute la question est de savoir si ce phénomène est de nature à valoriser le capital non marchand (culturel) des sociétés ou si au contraire la prise en compte des systèmes sociaux dans la compétition conduira à considérer ceux-ci comme des "coûts". La première hypothèse nous permettrait d'envisager de vivre dans des "sociétés à économie de marché", c'est-à-dire dans des sociétés qui estiment indispensable de préserver des espaces mon marchands, à côté d'un marché accepté par tous. La seconde nous ferait basculer vers la "société de marché", c'est-à-dire vers une société où le lien social serait exclusivement marchand, comme l'avait prophétisé l'économiste autrichien Friedrich Hayek dans les années 1930.»
Zaki Laïdi, Malaise dans la mondialisation
10:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, mondialisation, zaki laïdi
Sexualité de l’homme couvert de femmes
Un inédit de Pierre Drieu La Rochelle vient de paraître : Notes pour un roman sur la sexualité (95 pages, 11 euros, Gallimard). Ne vous fiez pas au titre, il signifie précisément le contraire de ce qu’il annonce. A une nuance près : c’est bien de notes dont il s’agit. Des fragments retrouvés. Non pas de ces notes de blanchisserie dont seuls les généticiens de la littérature peuvent faire leur miel. De vrais morceaux retrouvés que les amateurs connaissaient en partie pour les avoir autrefois entrevus dans la grande biographie de Frédéric Grover et Pierre Andreu. S’il ne s’agit pas de la préparation d’un roman sur la sexualité, de quoi s’agit-il alors ? De la confession de Pierre Drieu La Rochelle sur les débuts de sa vie sexuelle et, partant, sur l’ombre portée sur son œuvre par cette misère si lourde à porter.
Il avait déjà écrit ses mémoires politiques et littéraires à la première personne, mais pour ce qui touche à l’intime, il doit encore se réfugier derrière le voile de la troisième personne, même s’il se doute bien que nul n’en serait trompé. Si Je est un autre, Il n’est autre que moi-même. Le récit de sa vie sexuelle n’en est pas moins désolant. Blennorragie, syphilis, morpions, dysenterie, défécation et compagnie. Dans son imaginaire, la femme est vierge ou putain, propre ou sale ; un homme, un vrai, se doit de refuser toute passivité au profit d’une « virilité positive ».
http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/15/du-sexe-de-d...
( Merci Jo )
09:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, drieu, roman sur la sexualité
03.04.2008
L'APOCALYPSE RUSSE. DIEU AU PAYS DE DOSTOÏEVSKI

Ce livre s'ouvre sous le ciel septentrional des îles Solovki, cette monumentale banquise voisine du cercle polaire qui fut l'archipel de la "Russie glorieuse", avant d'être celui de la "Russie recluse". Pointe avancée de la grande tradition orthodoxe d'inspiration byzantine, elle devient bagne sous le règne des soviets : "Cellules monastiques et cachots se superposent, le knout dispense du cilice, les râles succèdent aux psalmodies (...). Le fleuron de l'orthodoxie russe devient l'orgueil du goulag communiste", écrit Jean-François Colosimo.
Aucun autre ouvrage récent en langue française, dans ce style à la fois savant et frémissant d'émotion, ne traduit aussi bien l'"identité schizoïde" de la Russie. Converti à l'orthodoxie, écrivain, chroniqueur, éditeur, Jean-François Colosimo fut le disciple de Jean Meyendorff (1926-1992) et de cette génération disparue des grands théologiens de la diaspora russe en France (Lossky, Florovsky, Berdiaev qu'il égratigne). Il enseigne la philosophie et la patristique à l'Institut Saint-Serge à Paris. Auteur de Dieu est américain (Fayard, 2006), un livre déjà remarqué, il poursuit en Russie sa quête sur les rapports du religieux et du politique à travers le monde.
http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/04/01/l-ame-rus...
07:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, littérature, l'âme russe, soljenitsyne, goulag



