11.05.2008
Analyse d'images du 11 septembre 2001...
23:07 Publié dans document choc | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, wtc, new york
24.04.2008
Mais que fait l’ambassade américaine dans les banlieues françaises ?

Le Parisien du 21 avril révèle une énorme opération d’infiltration de l’ambassade des Etats-Unis dans les banlieues françaises. Selon le quotidien, ces opérations qui ont vu le jour au lendemain du 11 septembre 2001, ont été renforcées après l’invasion d’Irak par l’armée américaine et surtout, après les émeutes de 2005, présentées à tort par les médias internationaux comme étant le produit d’un Islam radical. Justin Vaisse, un expert des Etats-Unis et de l’Islam explique que, traumatisés par ces expressions d’anti-américanisme, les Etats-Unis souhaiteraient comprendre ce phénomène pour mieux le contrer. Selon un universitaire cité par Le Parisien qui avait été contacté par deux « américains » dans ce contexte, le but était, plus prosaïquement, de « mettre la main sur le réseau associatif, et comprendre en passant du temps dans les banlieues européennes comment on pouvait basculer dans un commando terroriste ». Méfiant, il avait à cette époque, refusé de les amener dans les banlieues.
L’ingérence de l’ambassade des Etats-Unis prend la forme de prises de contact tous azimuts avec les dirigeants ou dirigeants potentiels de ces banlieues, les invitant à l’ambassade, les amenant dans des voyages de « formation » aux Etats-Unis, et finançant abondamment leurs associations en France. Le Parisien révèle en particulier, comment trois élus des banlieues les plus chaudes des émeutes de 2005, ont été invités à un déjeuner de travail dans un appartement chic du XVIème arrondissement avec l’attaché culturel de l’ambassade des Etats-Unis. Le cœur de la discussion portait sur la mise en œuvre dans les banlieues françaises, des mêmes programmes sociaux que ceux appliqués dans les ghettos de Philadelphie où des artistes de renom, travaillant avec la population, ont repeint les murs de la ville. En avril, une dizaine de lycéens du 9-3 ont été reçus par l’ambassadeur des Etats-Unis et sa femme, dans leur résidence parisienne. Ce projet est considéré comme une telle priorité, que lorsque Dan Fried, le secrétaire d’Etat américain aux affaires européennes est venu en France l’hiver dernier, c’est ce milieu associatif qu’il rencontra en premier !
http://mecanopolis.wordpress.com/2008/04/24/mais-que-fait...
18:58 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, terrorisme islamique, banlieues française
01.04.2008
Le Kosovo : passé et avenir de l’Europe
L’événement qui a marqué le début du XXIe siècle, l’entrée dans un nouveau millénaire (entrée qui se charge toujours d’une signification beaucoup plus large que celle d’une simple addition mécanique des années), n’a pas – malgré sa brutalité, sa soudaineté et ses conséquences – été le 11 septembre 2001. Certes, ce terrible événement, qui frappait les Etats-Unis chez eux et anéantissait, en un instant[1], des symboles d’un pouvoir jusque-là censé presque invincible, tragédie humaine éveillant la compassion des étrangers et provoquant chez les Américains le rejaillissement d’un intense sentiment de solidarité humaine et nationale, cet événement a naturellement troublé beaucoup d’esprits et bouleversé l’idée qu’on avait pu se faire, assez naïvement, d’une époque de tranquillité, de sécurité, voire d’harmonie globale. Il a paru révélateur, il l’est sûrement, de la condition humaine hantée par l’insécurité et la vulnérabilité, par l’imprévisible tragique, d’une humanité toujours déchirée par des conflits irréconciliables, par des incompatibilités sous le rapport des mentalités, voire des civilisations, révélateur encore de la trame des forces politiques et militaires planétaires.
L’événement qui signalait, en réalité, le commencement du XXIe siècle, événement encore plus révélateur, car mettant à nu non pas seulement des rapports de force mais des conflits d’ordre spirituel autrement graves, qu’un regard encore ébloui par la chute spectaculaire du communisme, espérant en un renouveau spirituel européen (prise de conscience, retour en arrière, réflexion nouvelle) comme suite à cette chute, n’avait pas encore décelés, cet événement a été la guerre de l’OTAN dans un coin d’Europe, coin obscur, tombé dans l’oubli – oubli d’autant plus intéressant et moins innocent que la mémoire en était constitutive non pas uniquement d’un seul peuple mais de la conscience de soi de l’Europe : le Kosovo[2]. C’est cette guerre qui a constitué l’événement le plus profond, le plus significatif, et le plus révélateur du temps, l’événement qui définissait à lui seul l’essence de l’époque post-communiste et dévoilait l’orientation mentale politique et la destinée historique des peuples à peine affranchis du communisme.
Tandis que décembre 1989 marquait un renversement des choses, une rupture, une brèche, la présence (au moins potentielle) d’une liberté où l’homme peut choisir son chemin, la décennie qui a suivi, a, peu à peu, fait entrevoir la continuité fondamentale des deux périodes – continuité dans les idées, dans le fonctionnement des systèmes, similitude dans les intentions et les comportements politiques, ce qui n’est pas sans rappeler l’image, que nous donne le livre de l’Exode, des eaux de la mer qui “ se fendirent ” pour un moment, permettant le passage, et qui revinrent par la suite, quand “ le vent d’est ” cessa (Ex 14,21-28).
Dix ans après la chute du communisme, la guerre de l’OTAN contre la Serbie : guerre opposant une force militaire gigantesque (la force de 19 Etats, pour la plupart des pays avancés, ayant joui d’un demi-siècle de paix et d’abondance matérielle, la force de la seule Superpuissance à l’heure actuelle) aux possibilités de défense naturellement minces d’un petit Etat, et, qui plus est, d’un pays en crise, pas encore guéri des blessures d’un passé récent odieux (le communisme) et d’un présent pas moins douloureux[3] ; guerre dépourvue d’appui légal (sans mandat des Nations unies) et constituant une violation évidente des principes tant modernes qu’anciens du droit international[4] ; guerre revêtant de surcroît une dimension spirituelle à part : commencée les 23-24 mars 1999, poursuivie pendant 78 jours, la guerre de l’OTAN contre la Serbie s’est déroulée pendant le Carême et la fête de la Résurrection du Seigneur. Le fait que les bombardements américains se sont prolongés pendant les Pâques n’est pas seulement significatif en lui-même, il l’est d’autant plus par comparaison au respect que les Américains ont tenu à manifester pour le sentiment religieux des musulmans d’Irak, interrompant les hostilités pendant le Ramadan[5].
18:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, guerre de l’otan contre la serbie, histoire du kosovo



