11.07.2008
23 octobre 1983 – 14 juillet 2008

25 années se sont écoulées depuis l’attentat du Drakkar à Beyrouth, où 58 jeunes paras (appelés volontaires et engagés) des 1er et 9e Régiments de Chasseurs Parachutistes ont trouvé la mort.
Bien sûr, l’enquête n’a jamais réussi à identifier les coupables, mais il ne fait aucun doute que la Syrie et les Services secrets Syriens ont joué un rôle, parmi d’autres, dans la préparation ou la réalisation de cet attentat sordide.
Lundi 14 juillet, jour de la Fête nationale, M. SARKOZY fera défiler une partie de l’Armée française, celle qu’il projette de réduire à l’état de supplétif des Etats-Unis en réintégrant l’OTAN, devant le fils de l’ancien Président Syrien HAFEZ-EL-ASSAD. Pourtant, jamais la Syrie, en 25 ans, n’a fourni ni la moindre explication, ni la moindre excuse !
Combien de fois, nos soldats, trop souvent transformés en soldats-cibles, ont-ils séjourné au Liban, accomplissant là bas des prouesses, pour contenir les Gardiens de la Révolution islamique et du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa et ce dans l’indifférence parfois tout juste apitoyée de la presse et même de nos politiques ?
On nous parlera d’un pseudo intérêt d’État ou de commerce… c’est dégueulasse !
Je pense aux familles de mes 58 camarades assassinés là bas, je pense aux blessés qui encore aujourd’hui souffrent des séquelles de leurs blessures. Et tout cela fait monter mon dégoût, pour celui qui lundi acceptera l’inacceptable présence sur les Champs Elysées ! Je pense alors à CHURCHILL et à cette terrible phrase « Vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre, vous aurez le déshonneur et la guerre !».
Quand sortirons-nous de ce mauvais rêve et de la petitesse démocratique, quand retrouverons nous le chemin de l’honneur ? Et puisque nous parlons d’honneur, une question M. SARKOZY, à quel titre proposez vous Me BETANCOURT pour la Légion d’Honneur, je serais curieux de le savoir ??? Et encore, comment peut-on accepter la présence de M. BOUTEFLIKA sur les Champs Elysées ? Quelle triste Fête nationale !
Christian PEREZ
Ancien Sous-officier au 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes
Président du Parti Populiste
08:21 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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17.06.2008
L'honneur perdu d'un 14 juillet

Les plus intransigeants rétorqueront que Bachar El Assad ne dépare pas dans ce parterre de chefs d’Etat étrangers qui, réunis à Paris pour le lancement de l’Union de la Méditerranée, ne sont pas des parangons de vertu démocratique. Mais les autres possèdent au moins le mérite, si l’on ose dire, de laver leur linge sale en famille. Certes, un moindre mal. En digne héritier de son père, le régime dictatorial de Bachar Al Assad a poursuivi l’occupation de l’état voisin du Liban, y a perpétré surveillance, arrestations arbitraires, violences et assassinats politiques à l’encontre de tous ceux qui, journalistes comme écrivains, militants comme dirigeants, dénonçaient ou tentaient de le faire, les exactions de Damas. Indirectement, un ambassadeur de France et des soldats d’un contingent français en furent également les victimes.
Même si le pouvoir à Damas a donné aux puissances occidentales un gage en acceptant, à Doha, la désignation du Général Michel Sleiman à la présidence du Liban, n’importe quel spécialiste de la région savait que c’était pour mieux ralentir ensuite, et sans apparaître au premier plan, le second round des négociations : la formation du gouvernement de Fouad Siniora. Ce pouvoir ne saurait non plus, il faut l’espérer, se prévaloir du « nettoyage » drastique intervenu depuis deux ans dans son entourage sécuritaire. Entre mise à l’écart et élimination physique des personnes susceptibles d’être incriminées dans l’attentat contre Rafic Hariri, celui-ci fait plutôt froid dans le dos. Donner aussi précocement qu’intégralement quitus au président Assad relève d’une méconnaissance confondante de la stratégie syrienne. Cela revient également à ignorer, sans doute en raison d’une logique de précipitation et d’exagération, les ressources offertes par la différence entre le dialogue, la main tendue et le fait de gratifier par un geste fort un hôte pas encore complètement recommandable. Tout ce qui est excessif, disait Talleyrand, est insignifiant.
Partagés entre l’incrédulité teintée d’ironie et la volonté d’aller manifester devant l’ambassade de France, les Libanais ne manquent pas de s’interroger sur l’ambivalence et le tempo d’une diplomatie où l’on compatit le samedi avec la victime avant, le dimanche, d’honorer le bourreau. Ils nous invitent également à méditer la substance et les enjeux d’une parole ou d’une promesse, qu’elle intervienne au palais présidentiel de Baabda ou dans les locaux d’une usine de la province française. Quelque embarras que cette idée suggère aux partisans inconditionnels de celui qui les prononce, on ne saurait blâmer nos amis levantins de nous en faire part. En Irlande aussi, et même en le regrettant, d’autres se sont chargés à leur manière de sanctionner une voix devenue inaudible.
Favoriser la reprise d’un dialogue entre des pays en conflit demeure un objectif aussi ambitieux que louable. Encore convient-il de prendre garde au tropisme psychologique qui, au nom d’une obsession de la réussite, consiste à accorder davantage à ceux qui s’opposent qu’à ceux qui acceptent. Plagions Sénèque en guise de conclusion : il en va de la démocratie comme de la dictature : à force de fréquenter l’une ou l’autre, on finit par en prendre le goût.
17:53 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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13.06.2008
Le 14 juillet à Paris, Assad retrouvera sa « virginité ». Se contentera-t-il de flirter avec la France ?
En confirmant l’invitation adressée par le président français Nicolas Sarkozy à son homologue syrien Bachar Al-Assad, l’Elysée a suscité une avalanche de réactions de la classe politique française, indignée par ce geste jusque là gratuit. La plupart des Libanais manifestent leur dégoût et craignent avoir été sacrifiés sur l’autel de la « rupture ». D’autres, plus pragmatiques et réalistes, estiment qu’ils ont été vendus « peu chers ». En ce qui me concerne, cet épisode m’inspire quelques réflexions.
Catastrophé par cette évolution, un ami franco-libanais parisien m’a appelé à Beyrouth la nuit dernière, et m’a livré ses sentiments crus et cruels. Il m’a rappelé que son premier souvenir de Paris fut le slogan publicitaire qui fleurissait sur les panneaux du métro, à l’approche de chaque été, invitant les Français à « sortir couverts ». Cette publicité avait interpellé ce jeune étudiant, passant sans transition de la guerre aux bancs de la Sorbonne. Il avait demandé des explications à ses camarades et a eu le droit à un cours magistral : « avec l’approche des beaux jours, et avec la montée de la sève, les Français ont souvent tendance à multiplier les partenaires », lui avait-on dit. C’était le slogan d’une campagne de prévention contre le Sida. Avec son humour légendaire, mon ami franco-libanais m’a ressorti cette histoire pour me mettre en garde contre une tentative syrienne de flirter à nouveau avec la France, depuis leur rupture.
Cet épisode passe et repasse dans ma tête depuis la confirmation de l’invitation adressée à Assad, et j’ai du mal à m’empêcher de penser que le président syrien est convié au défilé du 14 juillet sans doute en guise de récompense pour services rendus. Et comment en être autrement, puisque Bachar Al-Assad, digne héritier de son père Hafez, a respecté la liberté de son peuple à choisir entre le cimetière et l’exil, à défaut de démocratie, et s’est montré le plus fervent promoteur de la liberté et défenseur acharné des droits de l’homme...
Mais au-delà de l’excès de colère qui alimente ma plume, et qui anime une majorité de Libanais, de Syriens et de Français – pour ne citer qu’eux – excédés par la cogitation élyséenne et par la précipitation du président Sarkozy à normaliser avec Damas sans contrepartie apparente, l’espoir n’est pas interdit. Car, comme le slogan « Sortez couverts » s’adressait essentiellement aux aventuriers d’une nuit sans lendemain, il y a fort à parier que le coup de foudre de Sarkozy pour Assad fera long feu. Dans ses relations internationales, l’habitude de la Syrie consiste en effet à « manger l’appât et à pisser sur l’hameçon ». D’ailleurs, cela fait désormais école au Liban, où le général Michel Aoun a appelé cette semaine les Libanais à accepter les aides offertes par la Fondation Hariri (qui distribue du gasoil aux familles nécessiteuses pour les aider à survivre durant la flambée des prix du pétrole) mais sans contrepartie politique. Aoun a textuellement dit qu’« il n’y a pas de mal à manger l’appât et à pisser sur l’hameçon », et a interdit, le plus démocratiquement possible, les Libanais de voter pour les Hariri en 2009. Il est donc permis de penser que le mariage Sarkozy-Assad se termine par un divorce, la mariée syrienne ayant du mal à respecter ses engagements et ne connaissant pas le sens de la fidélité. La Syrie cherche en effet à « épouser » Washington, mais en attendant, elle se contente de collectionner les amants européens.
Pourtant, certains parient au contraire sur une alliance heureuse entre Paris et Damas, le premier étant habitué à encaisser les coups et à avaler les couleuvres. Pragmatique, Sarkozy considère la Syrie comme un marché économique à conquérir, que certains n’hésitent pas à qualifier de « pays vierge qui s’offre à Paris » (lequel n’aura pas d’inquiétude qu’un juge lillois annule son mariage pour non-virginité de la partenaire !). Après les fiançailles franco-syriennes, qui seront célébrées le 14 juillet avec un feu d’artifice grandiose tiré aux pieds de la Tour Eiffel, alors que les deux fiancés piétinent le Parvis des droits de l’homme au Trocadéro, il sera permis de vendre des centrales nucléaires aux Syriens. Pourquoi Paris ne peut-il pas remplacer la centrale détruite par Israël, l’ennemi sioniste ? La France a bien proposé à l’Algérie et à d’autres pays arabes son savoir-faire nucléaire en dépit des réticences des Services de renseignements qui mettent en garde régulièrement contre le risque d’islamisation dans ces pays. Mais grâce au pragmatisme élyséen, le jour où les islamistes arriveront au pouvoir, la France aura connaissance de leur arsenal et pourra le neutraliser ! La France peut aussi rêver de vendre des armes à la Syrie, les caisses de son allié iranien regorgeant de dollars. Un armement moderne, dit-on, qui sera commandé par Damas, payé par Téhéran et utilisé par le Hezbollah. Car, le pragmatisme politique en vogue à Paris suggère qu’à défaut de désarmer le Hezbollah, il faut l’armer pour éviter sa colère et son terrorisme.
Mieux encore, le quotidien koweïtien « Al Seyassah » nous apprend, ce 13 juin, que « la Syrie envoie des combattants du Hezbollah aux académies militaires russes, munis de faux passeports syriens, pour parfaire leurs connaissances en matière de combats et de tactiques militaires… Ce qui irrite fortement les officiers syriens privés de ces stages – très lucratifs par ailleurs – et de plus en plus inquiets quant à la place occupée par le parti chiite libanais dans la vie politique syrienne ». De ce point de vue, il n’est pas interdit de penser que les « Résistants » du Hezbollah, que Sarkozy avait qualifiés de « terroristes », soient un jour admis à la prestigieuse école militaire de Saint Cyr, qu’ils défilent un 14 juillet sur les Champs-Elysées , qu’ils participent à la Garden Party de l’Elysée, et qu’ils lèvent leurs tasses de thé (l’alcool aura été interdit) en criant « Vive la République (islamique) ». Le dernier conseil de mon ami franco-libanais : « Sortez couverts ! ».
Khaled Asmar ( BEYROUTH )
19:05 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29.05.2008
Tsahal sur les Champs Elysées le 14 juillet prochain
18:35 Ecrit par Ivan dans vidéos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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