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4 juin 1958

  • Ve REPUBLIQUE : 50 ANS DE MENSONGES FRANCAIS !

    JEUNE PIED-NOIR INFORMATION
    Voir pour plus de détails le site JPN : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst
    jeunepiednoir@wanadoo.fr - Tel : 06 80 21 78 54
    COMMUNIQUE DE PRESSE
    Mercredi 4mai juin 2008
    CAMPAGNE "VERITE et JUSTICE" POUR LES FRANCAIS RAPATRIES
    13 MAI 2008 - 5 JUILLET 2012
    Mercredi 4 juin 2008
    4 JUIN 1958 - 4 JUIN 2008
    Ve REPUBLIQUE : 50 ANS DE MENSONGES FRANCAIS !
    LE 4 JUIN 1958, EN TROMPANT LES FRANCAIS D'ALGERIE AU FORUM D'ALGER LE GENERAL DE GAULLE INSTAURAIT LE MENSONGE ET LE CRIME D'ETAT COMME PRINCIPE DE GOUVERNEMENT
    En acceptant délibérément de tromper les Français d'Algérie le 4 juin 1958 au Forum d'Alger par un discours leur laissant croire qu’il les avait « compris », mais « bien calculé » comme il le reconnaîtra lui-même, le général De Gaulle instaurait une nouvelle forme de République, celle du mensonge permanent, celle des crimes d'Etats, véritables crimes contre l'Humanité, où les victimes sont présentées comme des coupables et les bourreaux comme des innocents soumis à un inéluctable "sens de l'Histoire". Le 4 juin 1958, le général De Gaulle a encore besoin des "10 millions de Français à part entière d'Algérie" pour retrouver le pouvoir. Confiants, ces 10 millions de Français d’Algérie de toutes origines voteront à 96,2 % (alors que la métropole ne le fera qu’à 79,2%) la nouvelle Constitution au nom d’une France de « 50 millions de Français de Dunkerque à Tamanrasset ».
    "Un mensonge français", dénoncé par Georges-Marc Benamou dans l'ouvrage portant ce titre (Robert Laffont - 2003), qui gangrène depuis 50 ans la relation entre les Français et leur représentation nationale et locale : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice ‘ un crime contre l’ humanité. » (Georges-Marc Benamou dans Paris-Match - N°2841 - 30/10- 5/11/2003)
    Lors de la campagne présidentielle de 2007, les éditorialistes, comme de nombreux hommes politiques, annonçaient que la Ve République était à bout de souffle. Les Français manifestaient une attente de changement, poussant le candidat Nicolas Sarkozy à annoncer une « rupture » avec les moeurs politiques issus du gaullisme et une moralisation de la relation entre les citoyens et l'Etat basée sur le retour aux valeurs humaines les plus élémentaires, comme le respect des engagements et de la parole donnée. Certains élus parlaient même de VIe République.
    Un an après l'élection présidentielle, les Français s'aperçoivent que cette rupture n’était, semble-t-il, qu’un effet d’annonce entrant dans la logique du "mensonge français" qui dure depuis 50 ans.
    Devant l’absence de débat public sur un sujet aussi fondamental pour l’avenir de notre pays, lors de la manifestation organisée à Marseille le 13 mai 2008, les Français rapatriés ont lancé une réflexion autour des causes qui ont conduit à la création de la Ve République née de la révolte pacifique du 13 mai 1958 à Alger. Ils invitent tous leurs compatriotes à poursuivre cette réflexion commune à l’occasion de l'évocation des étapes qui menèrent, il y a 50 ans, la France de "l'espérance trahie" du 13 mai 1958 au "crime d'Etat du 19 mars 1962" et à ses dramatiques conséquences pour des millions de Français rapatriés et métropolitains : massacre de plus de 100.000 Harkis, blocus de Bab-el-Oued, mitraillage de la population civile, saccage des biens, fusillade de la rue d'Isly du 26 mars 1962 (80 morts et 200 blessés), enlèvements de milliers d'européens et musulmans fidèles à la France, massacre d'Oran du 5 juillet 1962, assassinat des partisans de l'Algérie française par des tribunaux d'exception illégaux, par les polices officielles et parallèles, exode de plus d'un million de Français de leur terre natale, absence d'accueil des exilés, isolement dans les "camps de la honte" des Harkis et de leurs familles rescapés des massacres, refus de leur appliquer les lois françaises... Cela fait beaucoup pour le pays des Droits de l'Homme !
    50 ans après, à ces crimes monstrueux reconnus par la loi du 23 février 2005, d'autres crimes peuvent aussi être portés à l'action politique du général De Gaulle et de ses gouvernements : répressions de Sétif en 1945, de la manifestation du FLN à Paris du 17 octobre 1961, de la manifestation communiste du métro Charonne le 8 février 1962,... jusqu'à l'assassinat - par erreur des services spéciaux français - du jeune Jean-Claude Saint-Aubin et de sa passagère, Melle Kaydash, le 5 juillet 1964, 2 ans après l'indépendance de l'Algérie. A en croire les banderoles déployées par les manifestants de mai 1968, le général De Gaulle serait encore responsable d'autres crimes (cf. photo ci-jointe). Cela fait beaucoup pour un seul homme auquel l’Etat vient de consacrer un "Historial" aux Invalides à Paris. Non pour rappeler ses crimes et les condamner, mais pour louer son action politique exemplaire ! Au nom du «mensonge français » du 4 juin 1958.
    Les Français n’ont-ils que le choix d’accepter cet éloge permanent du mensonge et du crime comme moyen d'accéder et de se maintenir au pouvoir ? Ne leur appartient-il pas, comme membres du « peuple souverain » de rechercher de nouvelles institutions basées sur la Vérité et la Justice ? N’est-ce pas aussi la mission du premier d’entre eux, dont la fonction est de les représenter tous, Nicolas Sarkozy, Président de la République, qui, alors candidat, avait déclaré le 31 mars 2007 à réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP : "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois."
    En "oubliant" son engagement envers les Harkis, Nicolas Sarkozy ne risque-t-il pas de devenir l'assassin de leur mémoire, comme l'oubli par le général De Gaulle de sa déclaration radiotélévisée du 23 octobre 1958 : "Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si nous étions assez stupides et lâches pour l'abandonner" le conduisit à devenir l'assassin des Français d'Algérie ?
    Bernard COLL - Secrétaire général de Jeune Pied-Noir