Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

afghanistan

  • Les coqs de la grande muette

    Hier soir, en rentrant chez moi, je passais Avenue Victor Hugo, devant  le campus européen de Sciences Po, au moment précis où une kyrielle d' officiers de nos trois armées, chamarrés, jeunes et fringants se disséminaient comme une flopée de moineaux femelles.

    Un colloque, sans doute ou une bonne parole à porter, ou encore un rituel de séduction pour l'élite future de l'Europe mondialisée, ils étaient plusieurs à orchestrer un curieux ballet, tortillant de l'arrière- train avec de larges gestes étudiés, parsemés de sourires béats et satisfaits.

    Brutalement une chose me frappa. Sur leurs uniformes impeccables sentant l'obsession de l'élégance convenue, exigée d'un maître tailleur, se dessinaient des dizaines de décorations. Tous, officiers de l'armée de terre, de la marine ou de l'air ressemblaient à ces bedonnants maréchaux soviétiques, ces roitelets africains ou colonels sud-américains qui semblent manquer de place pour pouvoir accrocher leurs hochets.

    Une question à l'odeur désagréable me vint à l'esprit : d'où tenaient-ils ces décorations ?

    Ma génération eut des chefs qui connurent les combats de la France Libre, de l'Indochine et de l'Algérie. Cependant, ils semblaient se contenter d'une ou deux rangées de médailles mais il est vrai avec citations et palmes.

    J'ai présenté les armes à Bigeard, venu visiter mon régiment, le 6° Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine, son ancien 6° Bataillon de Parachutistes Coloniaux de l'Indochine. « Bruno » n'avait qu'un imperméable bleu …

     

    Mais ceux-là, des couleurs de Carnaval pour afficher sans complexe l'agonie de ma patrie, la fin de l'indépendance de ma nation. On les connait leurs Campagnes : la guerre du Golfe, les bombardements de la Serbie, le Rwanda, Kaboul … et aujourd'hui la Libye.

    Si l'on excepte l'Afghanistan où nos jeunes camarades tombent dans des conditions pitoyables , pour faire de la « présence », mais avec honneur et courage, tous les autres engagements sont traités par de petits fonctionnaires internationaux, « beaux comme des américains », au service de sigles vagabonds : ONU, OTAN …

    Certes, on peut incriminer les politiques ectoplasmiques au service des diktats de l'Empire.

    Mais il faut y ajouter, et avant tout réclamer, l'obéissance inconditionnelle des hommes, de ces chefs, ces « soldats » qui, plus que jamais, méritent leur appellation indigne et vulgaire dérivée de « solde ».

    Où sont nos grands Capitaines, guerriers, à l'époque du zéro mort, pour les puissances de l'Hémisphère Nord ?

    Après tout, aujourd'hui, on risque plus sa peau sur la route, lors des accidents domestiques, en étant douanier ou policier qu'en faisant carrière dans l'armée.

    D'ailleurs, « la carrière » d'officier mène inévitablement chez Areva, Elf ou dans les cabinets ministériels, les piou-piou , eux, finiront au RMI.

    Nous sommes loin de Servitude et Grandeur militaires où Vigny écrivait : « Il n'y a au monde que deux classes d'hommes : ceux qui ont et ceux qui gagnent. Les premiers se couchent, les autres se remuent. »

    Depuis une semaine on nous fait vibrer d'inquiétude pour nos glorieux pilotes qui attaquent la Libye en expliquant eux-mêmes qu'ils ne courent aucun danger... Ils ont une frustrante heure de gloire où Juppé, l'inénarrable, les félicite d'avoir détruit six ou sept blindés …. A 350.000 euros le missile AASM , c'est sûrement tragique et malheureusement comique ! Pauvres gosses immatures pleins de rêves à la Mermoz, mais passés trop vite du jeu vidéo à la guerre virtuelle ... qui fait des morts.

    Voyez-vous, ces cadavres libyens, victimes « du droit d'ingérence » ne seront pas très embarrassants. Ce sont eux, de mauvais arabes. Ils habitent Tripoli ou Ajdabiya , pas de chance , les bons demeurent à Benghazi.

    Personne ici ne pleurera Kadhafi à qui Sarkozy proposa des « Rafales » et une centrale nucléaire, clés en main. Mais tout de même, entre-nous, une « coalition alliée » d'une force titanesque contre un pays aride de six millions d'âmes, sombrant dans une guerre civile ….

    Les « insurgés », une poignée de pauvres bougres ou on peut, par exemple, trouver des royalistes nostalgiques du régime d'Idris I, nous aiment, parait-il.

    « Vive Sarkozy et vive la France » hurlent-ils devant une télévision made in China.

    La voilà donc la faute du tyran lifté : avoir proposé de commercer avec la Chine et surtout d'envisager des contrats de matières premières avec le grand dragon du millénaire.

    Mon cher Mouammar , il ne suffit pas de combattre « les islamistes », de bloquer les mouvements migratoires colossaux venant d'Afrique ou de réparer financièrement les préjudices subis par les victimes du terrorisme pour continuer de parader avec tes amazones. Il fallait surtout casser ton addiction au jeu. On ne joue pas au poker menteur avec Oncle Sam. On est toujours perdant. Entends-tu ? Toujours. Les « compagnies » vont piquer le pétrole de « ton » peuple. Pauvre naïf … Pour un ancien agent émancipé du MI6 , diplômé du British Army Staff College de Camberley, tu t'es fait avoir comme un gamin romantique.

    Mais, au moins, dans cette triste histoire, à épisode, de spoliation de richesses des peuples, il y aura au ciel contaminé de la planète des cons heureux de promener leurs barrettes, cordons et croix, de colloques en terrain de tennis, où là, enfin, ils entendront les balles siffler.

     

    Jean-Marc DESANTI

     

     

     
    http://www.politique-actu.com/osons/coqs-grande-muette-jean-marc-desanti/251512/
    http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2011/03/29/Les-coqs-de-la-grande-muette

     

  • ben Laden ou l'autodafé d'un roman hérétique

     

    « Le roman est une méditation sur l'existence vue au travers de personnages imaginaires. »

    Milan Kundera

    ben laden, seal,cia,assassinat de ben laden,al qaida,11/9,isi,pakistan,afghanistan,talibans,olp,usa,capitalisme,inde,chine,komintern

     

    Il y a les apparences et ce à quoi nous invite notre condition d'homme, la traversée des apparences,long voyage initiatique , the voyage out.

    L'opération « Géronimo » a donc été un grand succès. Opération, nous dit-on, menée par des phoques ( les seal de l'US Navy ) mais plus vraisemblablement par le JSOA , le service des opérations conjointes, comprenant les bérets verts de l'US army, le groupe d'action psychologique ( PSYOPS ), trois bataillons de rangers et diverses unités « fantômes » de l'US Air Force. Bref, les les Forces spéciales se sont entraînées quelque part entre San Diego, en Californie, Norfolk en Virginie et Fort Bragg en Caroline du Nord, le tout planifié par les logiciels de la NSA à Fort Meade dans le Maryland.

    Le scénario, cependant, laisse un peu à désirer : A quelques mois du dixième anniversaire du 11 septembre, l'ingénieur milliardaire saoudien Oussama ben Laden, qui venait de fêter ses 54 ans, vivant depuis 5 ou 6 ans dans sa retraite de luxe au Pakistan, à cent kilomètres d'Islamabad, près d'une académie militaire, est malheureusement tué en se protégeant avec sa nouvelle jeune épouse. Miracle de la science, son identité est attestée par des tests ADN en quelques minutes et on balance son corps dans la mer à plus de mille kilomètres du lieu de l'attaque. De plus, le directeur de la CIA indique que les Etats-Unis n'ont pas informé le Pakistan de l'opération car ce pays "aurait pu alerter" le chef d'Al-Qaïda de l'imminence du raid.

    Nous pourrions nous contenter de ces explications et des rebondissements spectaculaires à prévoir ne serait-ce que pour ne pas gâcher la joie bien compréhensible, quoique parfois puérile, de certains new yorkais. Cependant ce tintamarre médiatique peut aussi nous pousser à remettre en ordre les séquences d'une histoire que l'on cherche à nous simplifier jusqu'à la nausée.

     

    Alain Marsaud, président de la fédération UMP de la Haute-Vienne, Ancien magistrat, notamment ancien chef du Service central de lutte antiterroriste au Parquet de Paris, a déclaré le 2 mai sur la chaine LCP :«  les américains racontent n'importe quoi et vous journalistes vous reprenez ces informations ».

    Et si nous essayions de sortir de ce « n'importe quoi » ?

    S'il n'est pas envisageable de minimiser dans l'épopée ben Laden, sa participation à la lutte, dans la fin du vingtième siècle, avec les USA contre « le communisme mondial », on ne saurait s'en contenter pour accéder à une compréhension contemporaine des mécanismes mis en place par la « nébuleuse » Al Qaida et qui , aujourd'hui encore, présentent un intérêt indéniable pour mieux saisir les coulisses de la marche du monde.

    Durant la guerre froide, les USA ont développé partout dans le monde une « contre idéologie » s'opposant au  « communisme athée ».

    C'était logique. Le capitalisme américain ne pouvait présenter une doctrine humaniste enthousiasmante seulement basée sur « la théorie de l'accumulation ». C'était idéologiquement pauvre, historiquement catastrophique et philosophiquement désespérant. Aussi, il investit le champ religieux. Tout d'abord avec GLADIO et CONDOR, il accorda diverses « aides » aux structures chrétiennes de droite jouant sur leurs positions politico-sociales communes.

    On le vit en France, en Italie, en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Amérique du Sud évidemment.

    Concernant le « monde arabo-musulman », il se contenta longtemps du double verrou : l'Iran du Shah et Israël. Mais il ne trouvait pas d'allié fiable dans le monde sunnite. Or en 1979 il se trouva confronté à un double séisme : la victoire de la révolution islamique à Téhéran et la prise de Kaboul par les soviétiques.

    Sa réaction fut autant surprenante qu'admirable, nous devons bien l'admettre, stratégiquement et tactiquement parlant. Là où beaucoup d'autres auraient considéré qu'il fallait négocier ou faire une pause dans la guerre, il y vit la meilleure occasion d'abattre l'empire soviétique.

    Le capitalisme et son complexe militaro-industriel , les USA n'avaient pas à chercher, pour une fois, des mercenaires ou à engager des troupes au sol pour atteindre leurs objectifs, car vinrent à eux les partisans du Djihad, non seulement les combattants mais aussi les capitaux.

    Au milieu des années 80, le mariage de convenance entre les USA et le fondamentalisme sunnite se mua en un pacs à trois : direction américaine, argent saoudien et gestion pakistanaise. Le Pentagone injectait de fortes sommes dans la guerre mais cela ne suffisait jamais. Alors il entérina, par l'intermédiaire de la CIA, un accord politique avec Oussama ben Laden, acceptant ainsi une totale « privatisation » du financement de la guerre soviéto-afghane gérée par les islamistes des services secrets pakistanais de l'Inter-Services Intelligence ( l' ISI ).

    Le Pakistan voyait tout l'avantage d'entrer dans cette alliance pour aider les tribus sœurs d'Afghanistan.

    Mais aussi, mais surtout, grâce aux généreux donateurs et volontaires islamistes, la miraculeuse possibilité de contrôler et de disposer, en toute quiétude, des immenses bénéfices financiers générés par le commerce de la production d’opium tiré du pavot, le trafic de la résine d’opium brute et des dérivés narcotiques plus forts, comme la morphine, la codéine et l’héroïne, devenus des facteurs clé de l’économie de guerre , le tout blanchi par les banques et les œuvres charitables, sous la haute main de ben Laden.

    L'ISI détourna ainsi une partie des ressources destinées à la guerre antisoviétique au profit du conflit séculaire opposant Inde et Pakistan au Cachemire et de la haine religieuse des islamistes contre l'hindouisme majoritaire en Inde.

    Plus encore, l'ISI se servit et se sert encore du Cachemire comme base arrière du terrorisme pour déstabiliser la société indienne.

    A Langley, au QG de la CIA, on se félicitait de cette réussite sur tous les plans, surtout qu'on ne faisait pas confiance au géant indien si indifférent et « non aligné » mais dangereusement proche des soviétiques. On invita même le fidèle allié israélien à apporter une contribution substantielle à l'armée islamique afghane. Le prix à payer fut lourd. Les nombreux combattants palestiniens anticommunistes, antisoviétiques donc anti-fatah devinrent plus tard les fondateurs du Hamas. C'est au Pakistan que ben Laden rencontra puis finança Abdallah Azzam l'inspirateur du Hamas, qui considérait l'OLP comme des laïques vendus au Satan soviétique. C'est aussi au Pakistan que ben Laden fit la connaissance, à la mosquée Binoori de Karachi, d'un jeune religieux blessé grièvement au combat dans les montagnes afghanes, qui deviendra le chef des Talibans : le mollah Omar et dont il épousera la fille.

    Bien que ben Laden fit un cours séjour dans une unité militaire islamiste où il fut blessé dans la vallée du Laghmân, il était essentiellement le grand organisateur de l'intendance, un technicien de grande qualité pour les montages financiers et un fédérateur des mouvements islamistes mondiaux. On pourrait revenir sur ses actions en Algérie, Égypte, Tunisie, aux Philippines avec son ami Abu Sayyaf ou au Yemen dont sa famille était originaire. Contrairement à l'idée légèrement méprisante qu'il ne fut qu'un simple symbole pour des musulmans intégristes, il fut, avant tout, le créateur d'une véritable internationale, comparable au Komintern, avec ses groupes dissidents, ses actions « ponctuelles », ses luttes de pouvoir.

    C'est précisément dans ce développement d'une organisation puissante, autonome et très structurée qu'il faut chercher le point de rupture apparent avec les USA.

    Vu depuis Langley, le « programme » suivait les principes classiques et rassurants de la CIA. Les forces spéciales américaines et « alliés » forment les formateurs. Dans ses écoles et ses camps l'ISI entraîne la masse des simples moudjahidin et les convoie au combat, ben Laden se chargeant du trafic, de la distribution des armes ainsi que du convoyage et des émoluments des agents ( recruteurs ou provocateurs ), la CIA supervisant l'ensemble.

    En réalité la Centrale s'aperçut qu'après une bonne dose de corruption, beaucoup d' armes remises à l'ISI se retrouvaient aux mains de groupes internationaux de fanatiques musulmans formés à la guérilla et au terrorisme urbain.

    Ben Laden et l'ISI s'étaient progressivement émancipés de la tutelle US pour poursuivre ses propres buts de guerre.

    D'ailleurs une fois l'URSS forcée à retirer ses troupes, il apparut que ben Laden et l'ISI voulait assoir leur pouvoir sur l'Afghanistan. Bien qu'une extension de pouvoirs sunnites prêts à en découdre avec un Iran chiite ne déplaisait pas, à priori, à Washington, il semble que les premiers sérieux craquements se firent entendre.

    Le nouvel ennemi était devenu la Chine mais paradoxalement l'ISI et ben Laden semblaient ne plus prendre en compte le caractère  « communiste-athée » du grand Dragon. Et pourquoi donc ?

    Parce que la Chine, en conflit de puissance régionale avec l'Inde avait rapidement entamé une guerre révolutionnaire larvée, qui ne cesse de s' étendre, en soutenant des groupes maoïstes dans les provinces indiennes de Jharkand, Chhattisgarh ainsi que dans le Bengale occidental.

    Les américains de leur côté, en lutte pour l'hégémonie sur la planète avec Pékin, s'étaient rapprochés de l'Inde et surtout avaient engagé toutes leurs forces pour l'asphyxie du géant chinois, par le contrôle total des ressources de gaz et d'hydrocarbures. Un nouveau siècle commençait, celui des guerres du pétrole et du pillage néo-colonial.

    Il y eut le 11 septembre et les USA désignèrent ben Laden et la conspiration mondiale islamiste. On sait aujourd'hui où cela nous conduisit. Des alliances s'écroulèrent, les amis d'hier devinrent des ennemis, on abandonna les dictateurs.

    Et si ce dernier point était la clé de la compréhension de la fin du chapitre Oussama ? Si les « révolutions arabes » , l'appel à la « démocratie » , au modèle universel et indépassable de l'économie libérale capitaliste anglo-saxonne marquaient le début d'une autre forme de combat ?

    Si pour gérer et marginaliser la Chine, il était préférable, et finalement suffisant, de parler de « liberté », de « démocratie » et surtout de « bien-être » ?

    Au fond, Al Qaida ne promettait-il pas que seul le véritable bonheur se trouvait dans l'Au-delà ? Le combat, la guerre, la mort et l'héroïsme, c'est par trop antique et hypothétique pour une jeunesse fut-elle « arabe » à qui on a fini par faire préférer plutôt « le vin d'ici … que l'Au-delà » ….

    D'un point de vue Marketing, nous dirions que ben Laden était mal positionné sur le marché géopolitique, trop en décalage avec les aspirations de sa « cible » jeune. Il fallait donc en finir avec ce produit d'un autre siècle, d'un autre millénaire. Oussama plus vendeur, trop coûteux pour de lourds investissements qui ne rapportaient plus. On a retiré le produit de la vente. De toute façon, il était en rupture de stock depuis plusieurs années. Et puis les publicitaires commençaient à manquer d'idées. Il faut savoir terminer une grève, une guerre ou une propagande.

    Il y aura encore des attentats car les frustrations et les injustices demeurent mais on pourra désormais aisément les qualifier de résidus d'un autre age. Et le temps passera. On s'apercevra, un jour, c'est certain mais trop tard, que ben Laden était un roman car le roman est l'art de créer un homme. On écriera alors, peut-être, une vraie biographie car la biographie est l'art de ressusciter.

    Mais si ce jour arrive, si l'on ose affronter l'impensable, l'inénarrable, l'inimaginable alors nous nous ferons peur. Car selon le mot d'Aragon ce personnage pour toujours insaisissable « est la clef des chambres interdites de notre maison ».

    Jean-Marc DESANTI

  • Dijon au coeur de la guerre

     

    p019_1_01.png

    Y a-t-il une ville plus paisible que Dijon ? Une ville plus éloignée des conflits et des drames qui ensanglantent régulièrement la planète ?
    Et pourtant la cité des Ducs de Bourgogne est au cœur de la nouvelle guerre déclarée par le fanatisme et le terrorisme aux démocraties libérales, dont l'attentat contre le World Trade Center
    restera le symbole : exilés de la Révolution iranienne, chefs de guerre afghans sur la piste de Ben Laden, trafiquants du Hezbollah libanais, soldats d'Auxonne en partance pour les vallées pashtounes, agents secrets de la lutte antiterroriste...
    Depuis le 11 septembre, Dijon est bel et bien au cœur de la guerre moderne. Il ne faudrait pas que les Dijonnais soient les derniers à le savoir...

  • Les Etats-Unis fomentent une "révolution de velours" en Iran

    webIRAN-THE-NEXT.jpg

    TEHERAN, 20 janvier - RIA Novosti. Les Etats-Unis déploient d'intenses efforts afin de provoquer en Iran une "révolution de velours" censée renverser le régime islamique en place, a déclaré lundi le chef du Département du contre-espionnage du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, rapporte la TV locale.

    "Les Etats-Unis utilisent leurs services de renseignement dans différents pays de la région, y compris aux Emirats arabes unis, en Turquie, en Azerbaïdjan et au Koweït, afin de déclencher une "révolution de velours" en Iran", a indiqué le représentant des services spéciaux iraniens, commentant la récente arrestation de quatre citoyens iraniens.

    La semaine dernière, le porte-parole du pouvoir judiciaire de la République islamique, Alireza Djamchidi, a annoncé l'arrestation de quatre Iraniens soupçonnés de fomenter un coup d'Etat avec le soutien de l'administration américaine.

    "Ces quatre individus ont collaboré avec les services spéciaux des Etats-Unis, exécutant à la lettre toutes leurs indications", a indiqué le chef du Département du contre-espionnage, dont le nom n'est pas divulgué.

    Selon ce dernier, plusieurs dizaines de personnes figurent dans le dossier concernant le "réseau" chargé de renverser le régime iranien en place. L'administration américaine a dépensé près de 32 millions de dollars afin de financer ladite cellule.

    "Très prochainement, les médias iraniens rendront publiques les dépositions de certains agents arrêtés qui raconteront les plans des Etats-Unis",

  • مقاتلات أميركية تقصف معسكرات داخل سوريا لمجموعات مقاتلة تتحضر للانتقال إلى العراق

    f620cd9.jpg

    شنّت مقاتلات أميركية غارات عنيفة على مواقع في منطقة بوكمال السورية الواقعة على الحدود مع العراق أسفرت عن سقوط عدد من القتلى والجرحى. وقالت وكالة الانباء السورية "سانا" ان أربع مروحيات اميركية شاركت في الغارة على مبنى مدني تحت الانشاء في منطقة البوكمال، وأطلقت النار على العمال داخل المبنى وقتلت ثمانية مواطنين من بينهم زوجة حارس البناء ، كما ذكر التلفزيون السوري ان جنودا اميركيين اقتحموا مبنى في المنطقة خلال الغارة، في وقت أكدت مصادر مطلعة لموقع "nowlebanon.com" أن العملية استهدفت معسكرات تدريبية تابعة لمجموعات مقاتلة تتحضر للإنتقال إلى العراق.

    وعلم موقع "nowlebanon.com" أيضاً ان العميد السوري جامع جامع، الذي تولّى مسؤوليات أمنية في لبنان إبّان فترة تواجد القوات السورية فيه، قد تولى بعد ترقيته منذ أشهر المسؤولية الأمنية في المنطقة المستهدفة الواقعة على عمق 8 كيلومترات داخل الأراضي السورية. 

    هذا واستدعت وزارة الخارجية السورية القائم بالاعمال في السفارة الاميركية في دمشق وابلغته "احتجاج وادانة سوريا للاعتداء الخطير" الذي حصل. وقالت "سانا" انه تم "تحميل الادارة الاميركية المسؤولية الكاملة عنه". كما تم استدعاء القائم بالاعمال العراقي الى وزارة الخارجية للغرض

    Raid américain en Syrie

    Alors que Damas a confirmé que le bombardement américain a visé des civils, en dévoilant leur identité, le site libanais "Now Lebanon" affirme que le raid américain a visé un camp où s’entraînaient des terroristes, avant de passer en Irak.

    Selon « Now Lebanon », l’opération héliportée de l’armée américaine en Syrie a eu lieu à huit kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, contre des cellules terroristes entraînées en Syrie avant de rejoindre le théâtre irakien.

    Selon la même source, le haut officier syrien Jameh Jameh, qui avait servi au Liban jusqu’au retrait syrien (avril 2005) consécutif à l’assassinat de Rafic Hariri (et qui avait été interrogé par la Commission d’enquête internationale pour son rôle dans cet assassinat), a été récemment promu et nommé responsable de la sécurité de la région visée par le raid américain (Deir Ez-Zor).

    Selon Zouhair Ibrahim, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Damas, souligne ce soir que Damas a reconnu l’attaque américaine, et affirme qu’elle a fait huit morts, tous des civils. Le ministère syrien des Affaires étrangères a convoqué les chargés d’affaires américain et irakien, en poste à Damas, pour protester contre cette agression. La Syrie s’en prend violemment à l’administration américaine, responsable de cette attaque, et à Bagdad, puisque les appareils américains ont utilisé le territoire irakien pour mener leur opération.

    MediArabe.info

  • Mondialisation : Un choix entre la peste et le choléra ?

    peste_005.jpg

    La leçon n’est plus à faire sur les guerres de rapines nécessaires à la survie de ce que l’on nomme pudiquement l’économie de marché au moment même où le « marché » , malgré son cortège d’aventures militaires calculées, s’écroule dans une crise financière d’ampleur mondiale et quémande aux humbles, aux honnêtes gens, aux « non possédants » de se saigner encore plus pour combler ses déficits abyssaux.

    Cependant, ce qu’il faut bien mesurer, c’est la contradiction pas si claire à détecter , entre les apparences d’aujourd’hui et la réalité de demain.

    Certains commencent à expliquer ( et comment les en blâmer?) qu’à l’évidence, nous arrivons au « seuil d’incompétence » de la mondialisation; Les petites guerres ne suffisent plus pour huiler les vieux systèmes de production féodaux de Washington, les outils bancaires sont caduques, la vision archaïque de l’économie libérale s’estompe pour laisser la place au réalisme social: le capitalisme nationalise ! Après le national bolchevisme voici venir l’heure du bolcho capitalisme. Les lendemains chantent. Les affairistes de Wall Street déclinent le Dow Jones en lisant le Capital de Karl Marx ! Certes, la souffrance et la faim peuvent pousser les peuples à se mettre à espérer un « autre possible » et il est de l’intérêt de leurs dirigeants de les encourager à se gaver d’espoirs opiacés…Cependant, ce que nous démontrent les événements, c’est le déroulement logique et implacable de la nécessité pour le capitalisme d’un choc frontal de système à système contre les sociétés qui refusent la normalisation nécessaire à toute dictature de l’argent.

    Tout totalitarisme exige la capitulation sans condition des insoumis. La solution pour survivre aux tensions sociales et financières, n’est pas et n’a jamais été l’alimentation de petits foyers, mais bien le déclenchement d’une grande guerre mondiale sans laquelle précisément, la mondialisation périclitera.

    Parlons clair. Les banksters de New York ont réussi à établir les preuves de liaisons insupportables pour eux: l’axe Moscou-New Delhi-Pékin-Téhéran-Caracas (nouveau missile hypersonique indo-russe BrahMos-2, cap sur le Venezuela pour la Marine de guerre russe, construction de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran par la compagnie russe Atomstroyexport, augmentation du "fonds stratégique"pour le Venezuela créé il y a moins d'un an, doté de 4 milliards de dollars déposés par la Chine.)

    C’est le premier cercle de résistance. Il couvre un deuxième cercle immédiatement plus explosif et plus complexe: l’axe Islamabad- Kaboul- Bagdad.

    La guerre chaude y distribue son lot quotidien de cadavres déchiquetés. Cela se voit. Mais les humiliations et les frustrations accumulées font, qu’à l’intérieur même des appareils d’état, en apparence collaborateurs dociles de l’Oncle Sam , se sont développés des systèmes secrets, opaques, capillaires, qui contournent les politiques de coopération, infiltrent les armées nationales alliées de l’Empire, sabotent les opérations de pacification : échange de tirs entre militaires pakistanais et Américains le long de la frontière afghano-pakistanaise, multiplication des pôles d’opposition à « l’Occident » au sein du parlement afghan ( progressistes post-communiste, centralistes royalistes, nationalistes pachtounes, islamistes conservateurs), document de La Mecque concernant l’Irak signé entre les chiites et les sunnites rappelant « la défense de l'unité de l'Irak et de son intégrité territoriale » .

    Ne nous y trompons pas, le Pentagone n’ignore rien de ces « trahisons » et de ces alliances, au final, funestes pour leurs objectifs. Ce n’est pas par hasard que les destroyers de l'US Navy venus "ravitailler" la Géorgie mouillent désormais à quelques encablures de la base navale russe de Gudauta.

    Ce n’est pas à une multiplication de guerres régionales qu’il faut s’attendre de la part des grands brigands impérialistes, mais bien à une marche à la guerre mondiale à cadence forcée.

    La mort héroïque de Malalaï Kakar, la Sophie Scholl afghane, musulmane qui dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar illustre tragiquement les futures limites d’un simple positionnement « humaniste » dans la défense du droit des identités et "du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" face à la politique d’agression menée par l’impérialisme US , outil du capitalisme trans-national. Ne nous restera-t-il que le choix entre l’obscurantisme religieux et la machinerie Mac Do Coca à décerveler les peuples? C’est le cadeau empoisonné de la mondialisation . Il est à craindre que cela soit notre sale héritage, notre traité de Versailles pour le XXI ème siècle .

    Jean-Marc DESANTI

    http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/3542/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://librafrique.com/index.php?option=com_alphacontent&section=1&cat=1&task=view&id=459&Itemid=99999999

    http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/30/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nationspresse.info/?p=9849

    http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-23267189.html

    http://www.marcfievet.com/article-23269122.html

    http://www.houmous.net/2008/10/02/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera/

    http://www.nation.be:80/web/article.php3?id_article=1813

    http://be.novopress.info/?p=4332

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2418&Itemid=116

    http://www.eric-dillies.fr/archive/2008/10/19/mondialisation-un-choix-entre-la-peste-et-le-cholera.html

    Photo 2995.JPG

    Merci à F Galéa dont UN DES TABLEAUX SERA EXPOSE AU GRAND PALAIS à PARIS EN NOVEMBRE 2008....SALON DES ARTISTES FRANCAIS...
    Photo_3778.jpg
  • Assassinat de Malalaï Kakar : le sacrifice d'une femme afghane

    h_4_ill_1100547_748535.jpg

    Malalaï Kakar, la policière la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée aujourd'hui, devant son domicile, à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan.

    "Malalaï Kakar a été la cible de tirs d'hommes armés ce matin, entre 7 heures et 8 heures, devant sa maison, alors qu'elle se rendait à son travail. Elle est morte sur le coup et son fils a été blessé", a déclaré à l'AFP Zalmay Ayoobi, porte-parole du gouverneur de Kandahar.

    Un porte-parole des talibans a revendiqué cet assassinat. "Malalaï Kakar était l'une de nos cibles et nous avons aujourd'hui réussi à l'éliminer", a déclaré à l'AFP par téléphone, Yousuf Ahmadi.

    Malalaï Kakar, âgée de près de 40 ans, était mère de six enfants. Elle avait le grade de capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 1980, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, qui avaient interdit aux femmes de travailler, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime, fin 2001.

    Elle avait fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. "Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée à Kandahar, on savait qu'elle était très courageuse", a indiqué une source de la police de Kandahar qui a requis l'anonymat.

    Son prénom renvoie d'ailleurs à une héroïne afghane légendaire de la guerre contre les Britanniques, à la fin du XIXe siècle.

    Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'intérieur. La police afghane compte environ 82 000 policiers, dont seulement quelques centaines de femmes.

    hidden_half_02_580x385.jpg
  • "Avec la guerre en Afghanistan, il existe un risque d'effondrement indo-pakistanais"

    21355_21259_une-attentat-mariott.jpg

    Dans un chat au Monde.fr, mardi 23 septembre, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, analyse la guerre en Afghanistan et ses débordements au Pakistan. Pour lui, cette "guerre ne peut être gagnée", la solution n'est pas militaire. il faut revenir à l'essentiel : la société afghane...

    leonard : La coalition de l'OTAN peut-elle encore gagner la guerre, alors que depuis sept ans les Afghans n'ont pas vu leur condition s'améliorer, qu'ils ne se sentent pas en sécurité et que la coalition perd du coup le soutien de la population ?

    Bertrand Badie : De l'avis presque général, cette "guerre" ne peut pas être gagnée. Encore faudrait-il, d'ailleurs, s'entendre sur les mots : le mot "guerre" est employé avec prudence, précaution, et souvent rejeté, au profit d'autres formules bien plus obscures. Nous ne sommes pas dans une logique de guerre dans la mesure où ne s'affrontent pas deux coalitions d'Etat, où le caractère asymétrique de son conflit tient au fait que, de plus en plus, la coalition de l'OTAN a face à elle, sinon une société, du moins des acteurs sociaux profondément enracinés dans le tissu social afghan. Ce type de situation, qui rappelle, mais seulement en partie, les guerres coloniales, s'est durablement installé dans la mémoire comme forme de conflit qui ne donne jamais le dernier mot à la puissance. On peut même redouter l'inverse : un renforcement mal contrôlé des moyens militaires de la coalition alimente ce conflit ainsi que la force même des talibans et de tous ceux qui leur sont associés.

    LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3216,55-1096106,0.html

  • Lutte contre le terrorisme : le Parlement approuve le maintien et le renforcement du dispositif français en Afghanistan

    20080819Afghanistanfrance.jpg

    Dans la guerre - toutes les guerres - il ne peut y avoir des victoires nettes et tranchantes, sans bavures et sans pertes ou dégâts. Pour gagner une guerre, il ne suffit pas de la déclarer, mais il faut se donner les moyens de la livrer, avant de prétendre de la gagner. Il faut s’investir et être prêt à payer le prix. La France semble avoir compris cette équation. Elle vient de décider le maintien et le renforcement de son dispositif en Afghanistan.

    La télévision « Al Arabiya » souligne en effet que la France (débat parlementaire sur le sujet) vient d’annoncer le renforcement de ses troupes en Afghanistan. Paris a enfin compris qu’il faut des sacrifices pour gagner la guerre contre le terrorisme. Et que ces sacrifices seront plus importants dans le futur, si la France décide de se replier devant le terrorisme. Al-Qaïda, comme tous les mouvements terroristes dans le monde, sont des parasites qui se nourrissent des faiblesses des autres. En se retirant d’Afghanistan, la France aurait pris le risque d’ouvrir ses portes aux terroristes pour l’attaquer sur son propre sol. Mais son maintien en Afghanistan ne signifie nullement que la France se met définitivement à l’abri du terrorisme. Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique vient en effet de réitérer ses menaces contre la France et l’Occident, et d’inviter les musulmans au Maghreb de s’éloigner des intérêts étrangers qui seront prises pour cibles. Ces propos ont été réitérés dans un enregistrement audio de 28 minutes, mis en ligne sur les sites islamistes, le 21 septembre 2008.

    Chawki Freïha (MAI)

  • De nouveaux moyens pour les soldats français en Afghanistan

    2008-09-22T134031Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-FRANCE-AFGHANISTAN-FILLON-URGENT-20080922.jpg

    La France dépêchera dans les prochaines semaines des moyens militaires supplémentaires pour ses soldats déployés en Afghanistan, a annoncé aujourd'hui François Fillon.

    "Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'appui", a dit le Premier ministre lors d'une déclaration en préambule du débat sur la présence française en Afghanistan à l'Assemblée.

    "Ces moyens seront sur place dans quelques semaines. Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes", a-t-il précisé.

    François Fillon a déclaré que l'exécutif tirait ainsi les enseignements de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août à l'est de Kaboul.

    Quelque 2.600 militaires français sont déployés sur le sol afghan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias), sous le commandement de l'Otan.

    Sophie Louet

  • AFGHANISTAN : Rapport secret de l'OTAN sur la mort des paras français French soldiers unprepared for Taliban ambush: report

    photo-francephoto-drapeau-francais08_1177430643.jpg

    A secret NATO review obtained by The Globe and Mail shows that the French who were killed in August did not have enough bullets, radios and other equipment. By contrast, the insurgents were dangerously well prepared

    It was mid-afternoon when a tribal elder invited a U.S. military commander for a quiet chat in a garden. His village was surrounded by foreign troops, hunting around the mountain valley in search of infiltrators from Pakistan rumoured to be lurking in the barren hills.

    Thirty soldiers from a French airborne platoon wandered farthest from the village, exploring a steep slope covered with rocks and scrubby vegetation under a high ridge.

    That hill would soon become a killing ground, scene of the deadliest ambush against international forces since 2001, and the latest troubling sign that the insurgents are mastering the art of guerrilla war.

    A NATO report on the incident obtained by The Globe and Mail provides the most in-depth account so far of an attack on Aug. 18 that shook the countries involved in the increasingly bloody campaign. The NATO report, marked “secret,” reveals woefully unprepared French troops surprised by well-armed insurgents in a valley east of Kabul. Ten soldiers were killed, the report concludes, but the other soldiers were lucky to escape without more deaths.

    LIRE LA SUITE : http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080919.wparatroopers20/BNStory/International/home?cid=al_gam_mostview

  • Afghanistan : La CIA trafique, les soldats trinquent

    i1_an_1b.jpg

    Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…

    Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.

    Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.

    Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.

    Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.

    Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.

    Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.

    Du passé croit-on ? Non.

    Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques «  made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain …

     

    Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l'université d'Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.

    En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.

    Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.

    Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai . »était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans

    Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

    Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

    L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.

    Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.

    L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan» À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan..

    L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »

    Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.

    Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al Quaeda.

    Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.

    Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.

    Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.

    Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.

    En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.

    Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.

    L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».

    Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.

    Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…

    Ben Laden? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.

    Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.

    Jean-Marc DESANTI

  • Quelle Europe ? Américaine, russe, européenne ?

    spieler-2.jpgLes récents événements de Géorgie ont le mérite de poser clairement la question : quelle Europe voulons-nous ?

     

    Les petites gesticulations de Sarkozy ont démontré la parfaite faiblesse d'une Europe qui singe la puissance, sans en avoir les moyens ni la volonté. Le caricaturiste de Libération a parfaitement résumé la situation en croquant Sarkozy sous les traits d'un petit écolier colérique à qui un Poutine, impérial, tourne le dos.

     

    Les Russes ont quasiment annexé l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. Et alors ? Ces régions ont la volonté d'acquérir leur autonomie et de se rapprocher de la Russie, et non d'un Etat géorgien inféodé aux Américains et aux Israéliens, et qui rève d'intégrer l'OTAN. J'avoue une grande "Schadenfreude" (mot allemand qui signifie le plaisir de voir la souffrance de l'autre) quand je vois ceux qui ont permis la partition du Kossovo et le bombardement de la Serbie, au nom du droit des peuples à disposer de leur avenir, user aujourd'hui de l'argument de l'intégrité territoriale pour refuser aux Ingouches et aux Ossètes ce qu'ils avaient imposé aux Serbes.

     

    Russie, USA ?

     

    L'émergence de la nouvelle puissance russe ne manque pas d'inquiéter certains pays, tels les pays baltes et la Pologne qui ont eu à subir le joug communiste. D'aucuns évoquent aussi la dépendance énergétique de l'Europe vis à vis de la Russie. On imagine cependant mal la Russie envahir la Pologne, ou les pays baltes, dès lors que ceux-ci s'ancrent résolument dans la construction d'une Europe de la puissance, notamment sur le plan militaire. Cette construction passe forcément par le retrait des Européens de l'OTAN, inféodé aux intérêts américains qui ne sont pas toujours, loin s'en faut, ceux de l'Europe. Elle passe par le refus de voir s'installer des bases de missiles américains, en Pologne notamment, destinés soit-disant à contrer la très fantaisiste perspective d'une attaque iranienne, mais dirigés en réalité contre la Russie. La Pologne avait déjà manifesté le peu de cas qu'elle faisait des intérêts européens en achetant des avions militaires américains plutôt qu'européens, quelques jours après son adhésion à l'Union européenne, se liant ainsi pour 30 ans à la technologie américaine. La Pologne veut-elle être européenne ? A elle de répondre !

     

    Pour ce qui est de la dépendance énergétique, elle est une réalité. Aujourd'hui 32% du gaz européen est d'origine russe, et dans 30 ans nous en serons à 53% du fait du tarissement des réserves norvégiennes. La relation avec la Russie n'est cependant nullement déséquilibrée, celle-ci ayant un besoin vital de la technologie européenne. La dépendance de l'Europe est surtout une réalité par rapport aux Etats-Unis. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui ont bombardé la Serbie imposant la partition du Kosovo et créant ainsi une enclave musulmane et maffieuse en Europe. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui oeuvrent ouvertement pour l'intégration de la Turquie dans l'UE, dans le but de rendre impossible l'émergence de l'Europe de la puissance. Que je sache, l'impérialisme culturel et financier que subit l'Europe n'est pas davantage le fait des Russes.

     

    Il est parfaitement compréhensible que les Américains défendent leurs intérêts. Il me parait parfaitement souhaitable que nous défendions les nôtres.

     

    Afghanistan ?

     

    Certains de mes amis, que je respecte, arguent du fait que le combat contre les islamistes se joue en Afghanistan. Je ne partage pas cet avis. Outre le fait qu'il est impossible de contrôler cet immense pays montagneux et truffé de grottes, les Anglais l'ayant constaté à leur dépens au XIXème siècle et les Soviétiques au XXème, la véritable base islamiste se trouve dans les régions tribales de l'ouest pakistanais, à la frontière afghane. Ces régions, qui constituent le "hinterland" des islamistes afghans sont incontrôlées par l'armée pakistanaise qui y a subi récemment plusieurs revers. Sauf à envisager de raser ces territoires à coup de bombes atomiques, une victoire militaire est totalement impossible. Ajoutons à cela le fait que le problème majeur que pose aujourd'hui l'Afghanistan à l'Europe n'est pas tant l'islamisme que la production de pavot. Le paradoxe est que jamais cette production n'a été aussi massive que depuis la présence occidentale dans ce pays. Les Talibans avaient, quant à eux, commencé l'éradication de la production de drogue. Cherchez l'erreur...

     

    Alors, que faire ? Il y a des problèmes qui n'ont pas de solution. Et quand un problème n'a pas de solution, mieux vaut s'en retirer.

     

    L'Europe que j'espère.

     

    L'Europe que j'espère doit être européenne. Certains se reconnaissent dans le concept d'Occident. Je ne partage pas leur avis. Les Etats-Unis et Israël font partie de l'Occident mais leurs intérêts peuvent diverger de ceux de l'Europe. Faudra-t-il demain, au nom de la solidarité occidentale participer aux bombardements de l'Iran, ou à une guerre contre la Syrie ? Certainement pas.

     

    La Russie est-elle européenne ? Non, pour des raisons historiques, culturelles et géopolitiques. Un partenariat renforcé, notamment sur le plan économique est en revanche souhaitable. La constitution d'un espace économique Europe / Russie protégé peut permettre de sortir de la logique libérale et mondialiste qui tue les emplois et les industries européennes. Pour faire simple : les Chinois n'acheteront plus d'Airbus au prétexte que leurs machines-outils (qu'ils ont copiées) seront soumises à de lourdes taxes ? Et alors ? Dès lors que le nouvel espace européen élargi achètera, devra acheter, Airbus et européen...

     

    Je ne défend évidemment pas un quelconque néo-collectivisme. Je suis attaché à la liberté d'entreprendre, je rejette le matraquage fiscal, mais pour autant j'exige que cette liberté ne soit pas en contradiction avec l'intérêt et la survie de nos peuples. Ainsi, les banquiers de la Banque de l'Union Européenne ont à se soumettre à la volonté des peuples, et non à imposer la leur.

     

    L'immigration est la conséquence du libéralisme, forcément égoiste et mondialiste. Dans les années 70, on est allé chercher dans les douars d'Afrique du Nord des "travailleurs" supposés être corvéables et malléables à merci. Alors que le Japon, confronté à la même problématique de production, choisissait, par refus de perdre son identité, la modernisation de son outil de production et la robotisation, le patronat français choisissait, dans un souci de profits à court terme, la pire des solutions, l'immigration, qui allait mettre en péril, avec la complicité des politiciens du système, la substance même de notre peuple. Il est tout à fait légitime qu'un chef d'entreprise recherche le profit. Il est tout aussi légitime que la société se protège des dérives, des excès et des conséquences de cette logique.

     

    Pour conclure, je ne suis pas naïf au point d'imaginer que le nécessaire renversement de valeurs et la création d'une Europe de la puissance sera chose facile. Il passe forcément dans un premier temps par la création d'une Europe à deux vitesses. D'une part ceux qui veulent de l'Europe de la puissance, forcément identitaire, de l'autre, ceux qui n'en veulent pas encore, mais qui ont vocation à la rejoindre plus tard. Partout en Europe des mouvements identitaires et patriotes émergent, avec maintes difficultés face à de puissants adversaires. C'est autour de ces mouvements que l'Europe libre peut et doit se construire, certes pas dans une relation de vassalisation envers quiconque. L'Europe sera européenne ou ne sera pas.

    Robert Spieler

  • Dix parachutistes français tués en Afghanistan

     

    4%20CIE.jpg

    Reuters

    Dix parachutistes français ont été tués en Afghanistan lors d'une embuscade à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, apprend-on de source militaire française. Il s'agit de la plus grosse perte enregistrée dans les rangs de forces françaises depuis le début de leur intervention en Afghanistan, en 2001.

    L'information a été confirmée à Kaboul de source militaire afghane. Les soldats étaient engagés dans un violent combat, qui a éclaté lundi, avec des talibans, a déclaré un responsable militaire afghan.

    Vingt-et-un autres militaires français ont été blessés, a précisé à Paris un responsable militaire français sous le sceau de l'anonymat.

    Les victimes appartiennent au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn).8RPIMa_pins.jpg

    Une conférence de presse était prévue mardi après-midi au ministère de la Défense, à Paris.

    Près de 2.000 Français sont déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'Otan. Nicolas Sarkozy avait annoncé en avril, lors du sommet de l'Otan, le renforcement des effectifs militaires français en Afghanistan, décision vivement critiquée par l'opposition. Lors de la conférence internationale d'aide à l'Afghanistan, organisée en juin à Paris, le chef de l'Etat avait affirmé que la France assurerait une présence militaire dans le pays "aussi longtemps que ce sera nécessaire".

    Services France et International, édité par Pascal Liétout

  • IRAN : Nouveaux tirs de missiles

    iran-missiles_484.jpg

    Malgré une mise en garde lancée par les États-Unis, l'Iran a procédé, aujourd'hui, à une nouvelle série d'essais de missiles dans le cadre d'exercices militaires qui font monter la tension dans la région depuis maintenant trois jours.

    Selon la télévision iranienne, les Gardiens de la Révolution ont testé jeudi plusieurs missiles sol-mer, mer-sol et sol-sol dans le golfe Persique. L'Iran a également procédé à l'essai de la torpille iranienne à grande vitesse Hout.

    Mercredi, les Gardiens de la Révolution, qui sont les troupes d'élite de la République islamique, ont testé neuf missiles, dont un Shahab 3, capable d'atteindre Israël et des bases militaires américaines au Proche-Orient.

    Washington hausse le ton

    De passage à Tbilissi, en Géorgie, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a averti Téhéran que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans la région pour y assurer la sécurité et défendre leurs alliés, dont Israël.

    « Nous défendrons les intérêts américains et les intérêts de nos alliés. Nous prenons très au sérieux nos obligations de défendre nos alliés et nous avons l'intention de le faire », a déclaré Rice.

    La chef de la diplomatie américaine a ajouté que Washington était déterminé à « empêcher l'Iran de menacer nos intérêts ou les intérêts de nos amis et alliés [...]. Je ne pense pas que les Iraniens se posent trop de questions sur la capacité et la puissance des États-Unis pour faire cela ».

    Cette mise en garde de Washington survient à la suite d'un regain de tensions dans le golfe Persique en raison de cette série d'exercices militaires, baptisés Grand Prophète 3.

    Ces exercices, qui comprennent l'essai de plusieurs types de missile à courte et moyenne portée, surviennent alors que la tension est vive entre l'Occident et Téhéran, qui refuse de suspendre son programme nucléaire et qui multiplie les menaces à l'endroit d'Israël.

    Les États-Unis et Israël menacent régulièrement d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran si Téhéran refuse de coopérer avec la communauté internationale. Des discussions particulièrement difficiles à ce sujet sont en cours.

    « Le but de ces exercices est de montrer que nous sommes prêts à défendre l'intégrité de la nation iranienne », a déclaré mercredi le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, à l'agence Al-Alam. « Nos missiles sont prêts à être lancés n'importe où, n'importe quand, vite et avec précision ».

    En plus du Shahab 3, d'une portée d'environ 2000 kilomètres, des missiles Zelzal, d'une portée de 400 km, et Fateh, d'une portée d'environ 170 km, ont également été testés lors de ces manoeuvres militaires, baptisées Grand Prophète 3. Tous les missiles iraniens étaient armés de charges conventionnelles lors de ces exercices.

  • Pour empêcher la guerre, ou la retarder, l’Iran allume un contre-feu régional grâce au terrorisme سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,

    2ddcc44a-1237-11dd-b282-4e91f263cfff.jpgAu moment où les Gardiens de la Révolution (سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,)  organisaient d’importantes manœuvres maritimes et terrestres en Iran, pour prouver leurs capacités à riposter contre toute attaque israélienne ou américaine, la région connaît une flambée de violence tous azimuts. L’Iran en serait l’organisateur dans un double objectif.

    Parallèlement à la montée de la tension entre la communauté internationale et l’Iran dans le dossier nucléaire, tension marquée ces derniers jours par les manœuvres américaines dans le Golfe, suivies d’exercices iraniens et de tirs de missiles de longue portée, les opérations terroristes se sont multipliées dans la région, notamment dans les pays où la République islamique possède de l’influence, directement par les antennes locales du Hezbollah, ou indirectement par Al-Qaïda dont les dirigeants sont hébergés en Iran et exploités par ses Services.

    Ainsi, au Soudan, une attaque contre les forces africaines stationnées au Darfour a fait ce mercredi cinq morts et une quinzaine de disparus ; en Turquie, une fusillade visant le consulat américain a fait six morts ; en Irak, les attentats se succèdent avec leurs lots de victimes. Le dernier en date vient de frapper Mossoul, ce mercredi, faisant sept morts et une vingtaine de blessés... Vue sous cet angle, l’attaque qui a visé l’ambassade d’Inde à Kaboul, faisant 41 morts et 140 blessés, pourrait avoir été fomentée par Téhéran, d’autant plus que l’Afghanistan l’a attribuée aux Services d’un pays voisin. Après le démenti du Pakistan, l’Iran reste le principal suspect.

    Il s’agit d’une démonstration de force réalisée par les Iraniens pour prouver leurs capacités de nuisance en cas d’attaque contre leurs sites nucléaires. Ils avaient promis de brûler Tel-Aviv, de détruire la flotte américaine dans le Golfe et de s’en prendre aux intérêts américains dans la région. A travers le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Turquie, au Soudan et dans d’autres pays et monarchies du Golfe, ainsi qu’à Gaza et en Egypte, au Liban et bien au-delà, Téhéran cherche à déstabiliser ses adversaires régionaux et à dissuader Washington et Tel-Aviv de s’aventurer dans un conflit armé. Les Iraniens rappellent aussi que leur bras est long, et qu’il est capable de déstabiliser l’ensemble de la planète. Le président syrien, Bachar Al-Assad, l’avait promis lui aussi à Ban Ki-Moon. Aujourd’hui, réhabilité par la France, Assad délègue sa sale mission à Mahmoud Ahmadinedjad. Assad aura donc tout le loisir et le plaisir de se consacrer à « caresser » la France et à l’endormir, pour mieux la berner. Il pousse son machiavélisme à son comble et projette de nommer à Paris son futur ambassadeur à Paris en la personne de Haïtham Staïhi, membre du commandement du Baas syrien [En outre, la France aurait accordé 75 visas à la délégation syrienne qui doit accompagner le Président Assad au sommet de l’UPM, le 13 juillet. Parmi les dirigeants syriens qui « honoreront » la France, le 14 juillet, figure notamment le beau-frère Assef Chawkate. Son épouse (sœur du Président) Bouchra Al-Assad serait déjà à Paris depuis trois jours. Elle s’affaire à mettre à jour sa garde-robe, profitant des soldes parisiens, ont ironisé des sites syriens]. Cette évolution était prévisible. Les stratèges syriens l’avaient planifiée et dévoilée à travers l’interview de Bachar Al-Assad à « France 2 », en mars 2007.

    Khaled Asmar ( MAI )

  • Massacre à l'ambassade d'Inde à Kaboul

    a06241c2-4bf6-11dd-9a06-914802768189.jpg Un attentat suicide a fait 41 morts et 139 blessés dans la capitale afghane. L'Afghanistan accuse «les milieux du renseignement de la région» d'avoir participé à l'attaque.

    Jusqu'alors épargnée, Kaboul est devenue depuis deux ans le théâtre d'une série d'attentats suicide sanglants. Lundi matin, juste après 8h30 (6 heures à Paris), un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée contre la grille d'entrée de l'ambassade d'Inde en plein centre ville. La puissante explosion a immédiatement libéré une épaisse colonne de fumée noire et le sol était jonché de membres mutilés et de morceaux de chair humaine. Les vitrines des magasins ont été soufflées à plusieurs centaines de mètres à la ronde. «Nous marchons sur des décombres», a précisé un responsable de l'ambassade à Kaboul, la police ayant bouclé le quartier. «L'ambassade a été sérieusement endommagée», a-t-il ajouté.

    La déflagration a fait 41 morts et 139 blessés. La plupart des victimes sont des civils afghans venus chercher un visa. L'attaché militaire indien --un général--, un autre diplomate, deux gardes de sécurité indiens et six policiers afghans ont également péri. Il s'agit du bilan le plus élevé d'un attentat à la bombe dans la capitale afghane depuis le début de l'insurrection des talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition militaire emmenée par les Etats-Unis.

    Qui est responsable de l'attentat ?

     

    Le gouvernement indien a «fermement condamné» cet attentat suicide, de même que les Etats-Unis et la Commission européenne. Mais qui est derrière l'attaque ? Depuis plusieurs mois, la capitale, est la cible des talibans, qui concentraient auparavant leurs attaques dans leurs bastions du sud et de l'est du pays.

    Lire la suite : http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/07/01003-20080707ARTFIG00340-un-attentat-frappe-l-ambassade-de-l-inde-a-kaboul.php

    AFGHANISTAN •  Al-Qaida n'a pas dit son dernier mot

    Depuis deux ans, d'anciens militaires et insurgés pakistanais sont venus grossir les rangs des islamistes. Inspirés par les méthodes de guérilla vietnamiennes, ils prépareraient un nouvel 11 septembre en Europe.

    Jusqu'à l'an dernier, les renseignements américains avaient eu vent de plusieurs projets d'Al-Qaida comparables aux attentats du 11 septembre 2001 à New York. Ces plans avaient pour but de renforcer l'impact de l'insurrection talibane en Afghanistan et de la rébellion encadrée par Al-Qaida en Irak. Les détails des prochaines opérations combinées des talibans et d'Al-Qaida sont si jalousement gardés que la plupart des services secrets de la planète ne disposent que de peu d'informations à leur sujet. Il semble toutefois que ces attaques soient inévitables, dans le sillage des récents succès des talibans en Afghanistan.

    Lire la suite : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=87461

  • Afghanistan: le monde aide la reconstruction, mais veut un effort de Kaboul

    ALeqM5hLU1YRZyFWvWLn9ePu9n3I0SaiAA.jpgPARIS (AFP) — La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a promis jeudi à Paris de fournir près de 15 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Afghanistan, tout en exhortant Kaboul à lutter contre la corruption et à consolider un Etat de droit encore précaire.

    Plus de 80 délégations -68 pays et 17 institutions internationales- se sont réunies sous le parrainage du président afghan Hamid Karzaï, de son homologue Nicolas Sarkozy et du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.

    M. Karzaï a présenté un ambitieux plan de développement de 50,1 milliards de dollars sur cinq ans, axé prioritairement sur les infrastructures, la sécurité, l'éducation et l'agriculture.

    En fin d'après-midi, alors que la conférence n'était pas terminée, les promesses d'aide avoisinaient les 15 milliards de dollars, chiffre proche de l'objectif évoqué par des responsables américains.

    M. Karzaï a notamment insisté sur la nécessité d'aider les agriculteurs à se détourner de la culture du pavot qui sert à fabriquer l'opium, dont l'Afghanistan fournit plus de 90% de la production mondiale.

    Le président afghan a aussi reconnu que la sécurité restait le plus "important défi" du pays, où 70.000 soldats étrangers tentent toujours de contrer la montée en puissance des talibans avec l'aide de forces afghanes pas totalement opérationnelles.

    L'épouse du président américain Laura Bush a confirmé une contribution de son pays de 10,2 milliards de dollars, sur deux ans. La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a reconnu quant à elle que la situation dans ce pays restait "encore fragile".

    M. Sarkozy a annoncé "un renforcement de l'aide française" qui sera "plus que doublée", soit un engagement de 107 millions d'euros sur 2008-2010, en priorité pour l'agriculture et la santé.

    Il a confirmé qu'un bataillon supplémentaire serait déployé cet été dans l'est du pays. "La France maintiendra son engagement en Afghanistan aussi longtemps que ce sera nécessaire pour gagner, parce qu'on ne cède pas devant les terroristes", a dit M. Sarkozy. "La France est fière de l'action de ses soldats en Afghanistan. Ils servent une cause juste".

    M. Sarkozy a aussi rendu un hommage appuyé à son homologue afghan : "Hamid, vous êtes un homme courageux, déterminé", a-t-il lancé.

    Parmi les contributions annoncées, l'Allemagne a notamment promis de 420 millions d'euros entre 2008 et 2010, le Canada 600 millions de dollars sur trois ans, et la Grande-Bretagne 1,2 milliard sur cinq ans. La Banque mondiale (BM) a annoncé 1,1 milliard de dollars sur trois ans.

    Le soutien à M. Karzaï a toutefois été assorti d'incitations à lutter contre la corruption et de critiques sur la gestion de l'aide.

    "J'exhorte le gouvernent à prendre des mesures actives" contre la corruption, et à "pratiquer la transparence et la bonne gouvernance", a ainsi déclaré Ban Ki-moon.

    Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a quant à lui pointé du doigt la mauvaise gestion d'une partie de l'aide.

    Des ONG avaient ces derniers jours critiqué la priorité donnée à l'option militaire par les Occidentaux et appelé à ce que la réunion de Paris ne débouche pas sur de nouvelles promesses d'aide sans lendemain.

    Les aspects purement militaires ont été peu abordés jeudi, les organisateurs faisant valoir qu'ils ont déjà été au centre du sommet de l'Otan de Bucarest, en avril.

  • Intifada américaine

    poing1bjr1.jpg

    Version originale anglaise: American Intifada
    Adaptation française: Alain Jean-Mairet

    Note: Toutes les citations du texte suivant et toutes les références à des événements intervenus avant juin 2007 sont authentiques. Toutes les références à des événements ultérieurs sont évidemment fictives. Les phrases entre parenthèses carrées ne figurent pas dans la version imprimée.

    A posteriori, on constate la présence de nombreux indices de la guerre qui éclata si brutalement le 19 juin 2008.

    D'abord, il y avait eu des menaces verbales. Hatem Bazian, maître de conférences en études islamiques à l'université de Berkeley, en Californie, déclara lors d'un ralliement, en 2004, que le temps de la violence de masse, de l'intifada, était venu aux États-Unis. «Nous sommes là et nous observons le monde qui avance, les gens bombardés [par les forces américaines] et il est temps que ce pays connaisse une intifada, qui change de manière fondamentale la dynamique politique à l'œuvre ici.»

    Au Canada, Aly Hindy, du Centre islamique Salaheddin de Toronto, menaça la ministre de la sécurité publique Anne McLellan parce que le gouvernement aurait «terrorisé» les Musulmans. «Si vous franchissez la ligne, je ne peux pas répondre de ce qui va se passer. Nous ne pouvons pas contrôler nos jeunes gens.» Lorsque la police fit observer que «c'est là une sorte de menace», Hindy répliqua: «Oui, mais c'est pour le bien de ce pays.»

    Un signe important est apparu en mai 2007, lorsqu'une étude du Pew Research révéla que 13% des répondants musulmans américains pensaient que «les attentats-suicide à la bombe et autres formes de violence contre des cibles civiles sont justifiées pour défendre l'Islam contre ses ennemis» et 5% déclarèrent nourrir une opinion favorable d'Al-Qaida.

    Ces déclarations sont complétées par plus d'un quart de siècle de violence islamiste largement ignorée aux États-Unis. Le premier meurtre s'est déroulé en juillet 1980, lorsqu'un Américain converti à l'Islam assassina un dissident iranien dans la région de Washington, D.C. Parmi les autres incidents, notons un libre-penseur égyptien tué à Tucson, Arizona; Meir Kahane, tué à New York; un islamiste égyptien tué à New York; et deux membres du personnel de la CIA tués près du siège de l'agence à Langley, Virginie.

    La première tentative d'attentat de masse a eu lieu en février 1993, quand un camion explosa sous le World Trade Center, tuant six personnes, mais sans parvenir à faire chuter une tour sur l'autre, comme l'espéraient les terroristes. Les observateurs y virent un signal d'alerte, mais les Américains pressèrent bien vite le bouton de veille. Les tueries – un jeune Juif orthodoxe sur le pont de Brooklyn ou encore un touriste danois au sommet de l'Empire State building – se poursuivirent à vive allure sans vraiment éveiller l'intérêt. Les forces de l'ordre parvinrent à faire échouer la «Journée de la terreur» préparée en 1993 par le cheikh aveugle dans l'intention de tuer des milliers de gens à New York City ainsi que des actes de violence de moindre envergure en Floride du Sud et en Californie du Sud.

    Puis vinrent les attentats du 11 septembre et leurs 3000 victimes, mais cette atrocité exacerba les craintes sans vraiment susciter des contre-mesures efficaces. Le terrorisme islamiste continua de se répandre aux États-Unis en grande partie dénigré comme étant le résultat de «déséquilibre mental», de «stress professionnel», de «problèmes de couple» ou de «crise de rage». Même dans les cas qui ont bénéficié d'une énorme publicité, n'importe quels motifs étaient proposés plutôt que la dévotion à l'idéologie islamiste. Une analyse du Los Angeles Times sur les tueries des Beltway Snipers en octobre 2002, par exemple, mentionne les «relations orageuses» de John Muhammad avec sa famille, sa «rude prise de conscience» de perte et de regret, son sentiment d'être injustement traité en tant que Musulman d'après le 11 septembre, sou désir de «prendre le contrôle» d'autrui, sa relation avec son jeune partenaire et sa tentative de faire de l'argent facile – tout et n'importe quoi, en somme, sauf le djihad.

    L'absence de terrorisme de grande échelle incita les analystes à conclure avec suffisance que les forces de l'ordre avaient imposé la loi, ou que les islamistes avaient opté pour des méthodes non violentes.

    La surprise a donc été très grande, en juin 2008, quand 51 bombes explosèrent en l'espace de quelques heures, réparties dans les 50 États américains plus le district de Columbia, tuant plus de 800 personnes dans des écoles, des magasins et des stations de métro. De telles prouesses terroristes avaient déjà eu lieu auparavant, mais en des lieux éloignés – 500 bombes en une journée au Bengladesh en 2005, 50 en une journée en Thaïlande du Sud en 2006 – et le monde extérieur ne leur avait prêté que peu d'attention.

    LIRE LA SUITE : http://fr.danielpipes.org/article/4735

  • 'الافراج عن امارة افغانستان ال

    496251463.jpg

    A United Nations investigator released a preliminary report last week citing widespread civilian deaths in Afghanistan, often at the hands of unaccountable units led by the CIA or other foreign intelligence agencies.

    The investigator is Philip Alston, a New York University professor serving as the Special Rapporteur of the United Nations Human Rights Council on extrajudicial, summary or arbitrary execution. His report provides a partial glimpse into the illegal actions of intelligence agencies, occupying forces, and Afghan police, as they seek to repress opposition to the US-led occupation and US-backed government.

    A more detailed final report will be released later this year.

    Alston focused on civilian killings by US and other international military forces, citing 200 reported deaths in the first four months of 2008. This figure, however, was based on tabulations by the United Nations and other international organizations, and is undoubtedly a serious underestimation.

    In addition to civilians killed in air raids—often targeted indiscriminately at civilian dwellings—Alston reported on “a number of raids for which no state or military command appears ready to acknowledge responsibility.”

    In a press conference on Thursday, Alston elaborated, saying, “I have spoken with a large number of people in relation to the operation of foreign intelligence units. I don’t want to name them but they are the most senior level of the relevant places. These forces operate with what appears to be impunity.” The location of the incidents cited in the report indicate that the intelligence agencies in question include the CIA or US Special Operations Forces.

    The report cited a few incidents as examples of extra-judicial killings. In January 2008, two brothers were killed in Kandahar province in a raid led by “international personnel.” Alston found that the victims “are widely acknowledged, even by well-informed Government officials, to have had no connection to the Taliban, and the circumstances of their deaths are suspicious. However, not only was I unable to get any international military commander to provide their version of what took place, but I was unable to get any international military commander to even admit that their soldiers were involved.”

    Other incidents involved raids by Afghans led by unnamed “international intelligence services” out of bases in both Kandahar and Nangarhar provinces.

    “It is absolutely unacceptable for heavily-armed internationals accompanied by heavily-armed Afghan forces to be wandering around conducting dangerous raids that too often result in killings without anyone taking responsibility for them,” the report stated.

    The British Independent newspaper provided some additional information. It noted, “A Western official close to the investigation said the secret units are still known as Campaign Forces, from the time when American Special Forces and CIA spies recruited Afghan troops to help overthrow the Taliban during the US-led invasion in 2001. ‘The brightest, smartest guys in these militias were kept on,’ the official said. ‘They were trained and rearmed and they are still being used.’”

    The Independent went on to cite one incident involving British forces. “In Helmand, where most of Britain’s 7,800 troops are based, Special Forces were accused of slitting a man’s throat in a botched night raid last year. Security sources now claim the operation was mounted by a secret spy unit.”

    Alston also reported on the actions of Afghan police. “They function not as enforcers of law and order, but as promoters of the interests of a specific tribe or commander,” he reported. He cited one incident in which Afghan police massacred a group from a rival tribe. There was no investigation by the government or the occupying forces. In another incident, police killed nine and wounded 42 unarmed protestors in Sheberghan in May 2007.

    In general, he found little to no interest among US or Afghan officials in monitoring or following up on civilian deaths. “The level of complacency in response to these killings is staggeringly high,” he said.

    At the press conference, he noted, “When I asked for the number of reported civilian casualties over the past year or so, I was told that those figures are either not available in Afghanistan—which I was told by several senior military people—or that they are secret and cannot be provided to me. When I asked for the results of certain cases, to ascertain whether those involved have been punished, I was told that no such information is available here in Afghanistan and that perhaps I should read the newspapers of the countries concerned.”

    The fact that the CIA is involved in covert operations in Afghanistan is neither new nor surprising. Already by the 1970s, the CIA had developed ties to sections of the Afghan population, and in particular Islamic fundamentalist elements, in an effort to undermine the Soviet-backed government. Later, the CIA was heavily involved in developing ties to anti-Taliban warlords prior to the US invasion and occupation in 2001.

    Following the invasion, Afghanistan—and in particular the Bagram Air Force Base near Kabul—became a transit point for prisoners captured by the United States and destined for Guantánamo Bay, secret CIA prisons, or US-allied countries that practice torture. US intelligence agencies were reportedly also involved in the interrogation of prisoners at the Abu Ghraib prison in Iraq.

    In 2005, US media reported on the operations of US-backed deaths squads in Iraq, deployed to kill suspected opponents of the US occupation. Yasser Salihee, a special correspondent for news agency Knight Ridder who was investigating the death squads, was killed with a bullet to the head in June of that year. Separate reports related how the US military had modeled Iraqi units on the death squads deployed in Central America during the 1980s to eliminate left-wing opposition to US policies.

    While most of the CIA’s actions remain shrouded in secrecy, one CIA contractor was prosecuted for torturing an Afghan prisoner to death in 2003. The contractor, David Passaro, interrogated and beat the prisoner, Abdul Wali, for two days, injuring him so severely that he died two days later.

    In a separate development, the New York Times reported on Saturday that the Pentagon is moving forward with the construction of a 40-acre prison complex at the Bagram military base. The current prison, as well as separate prisons run by the Afghans and by the US, are reportedly insufficient to hold the massive number of individuals swept up by the occupying forces.

    The facility may also be used for prisoners currently detained in Guantánamo Bay. It will be designed to hold as many as 1,100 people.

    http://mecanopolis.wordpress.com/category/%d8%a7%d9%84%d8%a7%d9%81%d8%b1%d8%a7%d8%ac-%d8%b9%d9%86-%d8%a7%d9%85%d8%a7%d8%b1%d8%a9-%d8%a7%d9%81%d8%ba%d8%a7%d9%86%d8%b3%d8%aa%d8%a7%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%a7%d8%b3%d9%84%d8%a7%d9%85%d9%8a%d8%a9/

  • Terrorisme: Kaboul exhorte Islamabad à empêcher les talibans d'utiliser le territoire pakistanais

    259625365.jpgKABOUL, 3 mai - RIA Novosti. L'Afghanistan veut vivre en paix et bon voisinage avec le Pakistan et tient à ce que le territoire de cet Etat voisin ne soit pas utilisé par terroristes et commandos talibans, lit-on aujourd'hui dans une déclaration du porte-parole du ministère afghan de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi.

    Répondant à une déclaration parue récemment dans les médias régionaux des représentants des talibans pakistanais, selon lesquels "après l'entente enregistrée avec le Pakistan, un vrai djihad commencerait en Afghanistan", le général Azimi a déclaré: "Cela nous a indignés".

    "Nous exhortons sincèrement le Pakistan à empêcher l'utilisation de son territoire par des éléments qui sapent le calme en Afghanistan", a poursuivi le porte-parole du ministère afghan de la Défense.

    L'Afghanistan et l'ensemble de la communauté internationale s'attendent à des changements politiques positifs qui s'opèrent déjà au Pakistan et veulent que l'Afghanistan et le Pakistan luttent ensemble contre le terrorisme et les menaces régionales, a souligné le général afghan.

    "L'expérience amère de l'année dernière a montré que les ennemis n'avaient pas manqué de temps pour s'armer et se préparer à des attentats, tant sur le territoire de l'Afghanistan que sur celui du Pakistan. Des centaines d'innocents - d'enfants, de femmes et d'hommes - ont péri", a fait remarquer le général Azimi.