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  • Nouvelle pièce de 1 Euro

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    Suite à la crise bancaire mondiale, une nouvelle pièce vient d'être mise en circulation ...

    sans oublier le dicton du jour : Mieux vaut avoir des bourses en action que des actions en bourse.

  • Crise économique et financière : les remises en cause, les responsabilités, les axes de refondation

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    La crise financière et économique constitue un événement majeur qui va marquer le début de ce siècle. Elle annonce la fin du système dans lequel nous vivons et représente l’échec majeur des dirigeants qui nous gouvernent depuis des décennies. Elle est porteuse de perturbations très graves qui vont mettre en cause le niveau de vie des Français et fragiliser l'équilibre économique et social de notre société.

    Mais elle peut aussi être l'amorce d'un changement profond, car, au-delà des difficultés très sérieuses qui vont en résulter, elle peut être l’occasion de mutations bénéfiques et donner naissance à un nouveau système économique et financier et à un nouvel équilibre géopolitique plus conformes aux intérêts des peuples européens.


    1 - La remise en cause du système
    Cette crise est en effet le fruit naturel du système délétère dans lequel nous vivons. Elle ne résulte pas des seules erreurs de gestion commises par des banquiers d'outre-Atlantique trop laxistes dans l’octroi de prêts à des foyers américains qui n’en avaient pas les moyens. Elle est la conséquence quasi mécanique de l’hyper-libéralisme économique international voulu par les Américains. Elle découle de la domination de la finance, du libéralisme à tout crin, de la mondialisation sauvage, et de la prééminence des Etats-Unis. Ce que la crise met en cause c’est le système économique mondialisé que dénonce le MNR depuis de nombreuses années.

    Remise en cause du capitalisme financier
    Cette crise est d'abord la conséquence de la primauté donnée au financier sur l’économique, à la spéculation sur la production, aux constructions virtuelles sur les biens réels. Depuis longtemps maintenant, l’économie n’était plus structurée par des stratégies de développement industriel dans le long terme mais par l’obsession du rendement financier maximum dans l'immédiat. Et ce système a lamentablement échoué : en déconnectant la finance de l'économie réelle, il a créé des bulles financières qui n’ont pas encore toutes produit leurs effets dévastateurs. Car ce processus ne se limitait pas à la pratique des « subprime », c'est aussi cette logique qui prévaut par exemple lorsque le dollar, déconnecté de toute référence matérielle, permet aux États-Unis d'accumuler, sans les financer, des déficits extérieurs colossaux. Force est de constater que la prééminence de la finance a conduit à la catastrophe. Les banquiers, les traders qu'on présentait comme les seigneurs de la société d'aujourd'hui sont apparus comme des amateurs incompétents et irresponsables qui jouaient avec l'argent des autres comme on joue au casino.

    Remise en cause du tout libéral
    Cette crise montre également les limites du système libéral que l'on considérait il y a peu encore comme incomparablement supérieur aux organisations publiques taxées d'archaïsme et d’inefficacité. Il apparaît en effet que le secteur privé peut générer des pratiques de gestion hasardeuses et se révèle incapable de produire des mécanismes d'auto-régulation. S'il n'est pas question de vanter les mérites du socialisme qui porte de son côté des tares insurmontables, force est là encore de constater que le tout libéral peut conduire à des catastrophe majeures et que la puissance publique demeure dans tous les cas le recours suprême indispensable et légitime.

    Remise en cause du mondialisme
    La crise débouche aussi sur une remise en cause du mondialisme qu’on présentait pourtant comme la panacée depuis près de quarante ans. Cette crise issue des États-Unis s'est en effet propagée avec une rapidité surprenante vers l’Europe et le reste du monde du fait de l'absence de frontières et de mécanismes de régulation : lorsque l'on globalise l'économie, on globalise aussi ses problèmes. Ajoutons que si un État tolère la désindus-trialisation de son territoire, c'est-à-dire une perte de richesse pour son pays tout en voulant maintenir la croissance continue du niveau de vie de ses habitants, il n'a d'autre solution que de recourir à l'emprunt. C'est ce qu'ont fait les États-Unis avec les « subprime » et c’est ce qu’ils continuent de faire en accumulant une dette extérieure abyssale. Il est frappant de constater par ailleurs que la Grande-Bretagne, qui a joué sans réserve le jeu de la mondialisation en acceptant de perdre son industrie au profit d’une activité de premier plan dans la finance internationale, est le pays européen le plus frappé par la crise

    Remise en cause de l'hégémonie américaine
    Les Etats-Unis dominaient l’économie mondiale et ce sont eux qui ont provoqué la crise. Chacun ne peut que le constater : la crise est venue des Etats-Unis, ce sont les principes du système américain qui ont été mis en cause et c'est le système américain qui s'est révélé le plus fragile. La prééminence économique et financière des États-Unis va donc être inéluctablement contestée et ne pourra plus, quoi qu’il arrive, se maintenir comme par le passé. La crédibilité américaine est entamée et cette perte de confiance va toucher tout particulièrement le dollar qui constituait l'instrument privilégié des bulles spéculatives mais aussi de l’hégémonie américaine. La crise va provoquer un reflux des Etats-Unis et, tôt ou tard, un déclin de leur influence.

    2 - La responsabilité des dirigeants économiques et politiques
    La responsabilité de cette crise ne peut cependant être attribuée aux seuls banquiers américains, en dépit de leur laxisme et de leur irresponsabilité. Si la catastrophe actuelle est la conséquence logique du système en place, ce sont les promoteurs de ce système qui en sont les principaux coupables.

    Les premiers responsables ce sont donc les architectes de ce système. Et parmi eux, bien sûr, les théoriciens et les idéologues du mondialisme, ses praticiens, les financiers et les banquiers, et ses zélateurs, les journalistes et les politiques.

    Car ce système a été soutenu par l'ensemble des dirigeants politiques qu'ils soient de droite ou de gauche en France comme à l’étranger. À tour de rôle lorsqu'ils ont été au pouvoir, ils se sont faits les défenseurs de ce système mondialisé et ne cessaient d’en vanter les mérites. Or, les dirigeants politiques sont en charge du destin des peuples : si les peuples souffrent, ils sont responsables.

    Lorsque M. Sarkozy explique qu’il faut sévir à l’encontre des fauteurs de crise, il devrait donc se compter parmi les personnalités à sanctionner ainsi que ses collègues de l’UMP, du PS et de l'ensemble de la classe politique.

    C'est d'autant plus vrai que M. Sarkozy est aujourd'hui incapable de concevoir et de porter un dispositif global pour remplacer le système délétère qui a échoué. Et c'est pourtant ce qu'il faudrait faire maintenant.

    3 - Les axes d'un nouveau système
    Pour sortir de la crise et remettre en ordre le système économique et financier international, il faut en venir à quelques idées forces que le système politiquement correct avait complètement oblitérées mais que le MNR a toujours préconisées.

    La régulation des échanges
    Il est temps de mettre un terme au chaos que provoque la mondialisation sauvage. Et, s’il n’est pas question d'interrompre le commerce international, il faut maintenant instaurer une régulation des échanges entre les grands ensembles géopolitiques homogènes sur le plan socio-économique. Cette régulation qui permettrait de défendre notamment les intérêts de l'Europe devrait porter sur les échanges de marchandises mais aussi sur la circulation des capitaux et les migrations de personnes. Il s’agit ainsi de préserver les équilibres mondiaux, de compartimenter les problèmes et d’éviter des crises généralisées.

    La réindustrialisation de la France et de l'Europe
    Dans ce cadre il est nécessaire de lancer un vaste plan industriel pour notre pays et notre continent. L'Europe doit pouvoir disposer de nouveau sur son sol de l'ensemble des industries stratégiques nécessaires à sa survie. Il faut aussi changer la logique de la spécialisation mondiale du travail au profit d’un principe plus sûr, plus social et plus écologique : les productions doivent être effectuées au plus près des zones de consommation de façon à réduire les déséquilibre de richesses, à fournir du travail à ceux qui consomment et à diminuer les transports et notamment les pollutions qu'ils provoquent.

    Le retour à la souveraineté de l'État
    Si le capitalisme, le libéralisme et le marché ne doivent pas être mis en cause dans la mesure où ils constituent les instruments les plus efficaces pour produire des biens et des services, il faut cependant réhabiliter le rôle de l'État. Celui-ci a en effet une fonction majeure comme instrument de la souveraineté nationale pour réguler le système économique et le mettre au service de l'intérêt national et du bien-être des populations.

    L’émergence d’une Europe puissante
    Alors que les Américains vont voir leur hégémonie mise en cause, il faut œuvrer à l'émergence d'une puissance européenne régulatrice et protectrice. Notre continent dispose pour cela d'économies nationales qui ne sont pas sans atouts et d'un euro fort capable de devenir une monnaie de change et de réserve vouée à se substituer au dollar. L’Europe doit donc s’organiser pour transformer son potentiel en puissance et pouvoir ainsi proposer et garantir le nouveau système économique et financier dont le monde a besoin...

    MNR

  • Crises des subprimes : Enfin l’explication !

     

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    Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le pas de Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu’elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut aussi augmenter un peu les prix de base du « Calva » et du ballon de rouge.
    Le jeune et dynamique directeur de la banque locale, quant à lui, pense que les ardoises du « troquet » constituent, après tout, des actifs recouvrables et commence à faire crédit à Mme Ginette ayant les dettes des ivrognes comme garantie.

    Au siège de la banque, des Traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n’est capable de comprendre.
    Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux bourses de Francfort et de Paris, etc .., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous ( c'est-à-dire les ardoises des ivrognes de Mme Ginette ).

    Ces « dérivés » sont alors négociés pendant des années comme si il s’agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.

    Jusqu’au jour ou quelqu’un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n’ont pas un « rond » pour payer leurs dettes.

    La buvette de Mme Ginette fait faillite.

    Et le monde entier l’a dans le cul …

    B.BEC

  • La crise ? une guerre contre la Chine ...

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  • Soros : la crise n'est pas finie !

  • George W. Bush : " une longue et douloureuse récession"

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    Face aux réticences du Congrès sur son plan de sauvetage de l'industrie financière, George W. Bush met en garde contre un scénario catastrophe qui se terminerait par une "longue et douloureuse récession" aux Etats-Unis.

    Attisant le sentiment d'urgence, le président américain est intervenu mercredi soir à la télévision pour demander aux parlementaires d'agir le plus vite possible pour sauver l'économie américaine.

    "Notre économie toute entière est en danger", a lancé George Bush qui entendait montrer que l'heure est grave. "Sans action immédiate du Congrès, l'Amérique risque de céder à la panique financière et un scénario alarmant se déroulerait", a-t-il averti dans une allocution de 12 minutes depuis la Maison Blanche. "Nous ne pouvons pas laisser arriver cela".

    Le président américain a donc pris l'initiative inédite d'inviter jeudi à la Maison Blanche les candidats à la présidentielle John McCain et Barack Obama et les principaux responsables républicains et démocrates des deux chambres du Congrès, pour travailler à un compromis sur le plan de sauvetage de l'économie présenté en fin de semaine dernière par le gouvernement.

    Ce plan sans précédent de 700 milliards de dollars (475,8 milliards d'euros) destiné à racheter les actifs douteux des banques entre autres, a rencontré le scepticisme des parlementaires, notamment au sein du propre parti de George W. Bush.

    Nombre de conservateurs républicains s'étranglent devant le coût de l'opération et le principe d'une intervention aussi massive du gouvernement dans le secteur privé. Même si chacun s'accorde sur la nécessité d'agir pour enrayer la crise financière, l'administration Bush a été forcée d'accepter chaque jour de nouvelles modifications, exigés par les parlementaires de droite comme de gauche.

    Peu habitué d'ordinaire à faire ainsi pression sur le Congrès, George W. Bush s'est efforcé mercredi soir de rassurer les conservateur, soulignant sa réticence à engager l'argent du contribuable pour aider des compagnies ayant pris de mauvaises décisions. Il a expliqué que le plan de sauvetage n'était pas destiné à aider des entreprises particulières mais l'économie et promis que leurs patrons ne seraient pas récompensés.

    "Devant une situation chaque jour de plus en plus précaire, j'étais face à un choix: intervenir avec une action spectaculaire du gouvernement ou rester en retrait et laisser les actions irresponsables de quelques-uns miner la sécurité financière de tous", a justifié le président, se transformant en professeur d'économie pour expliquer la crise en remontant jusqu'aux origines une décennie plus tôt.

    Le président a expliqué qu'il fallait aider le gouvernement à racheter les actifs dévalorisés pour que le robinet du crédit puisse être rouvert, afin que l'économie reparte de l'avant.

    S'il a reconnu que des décisions risquées et peu avisées avaient été prises, George Bush s'est gardé de montrer du doigt des responsables précis, qu'il s'agisse de son administration, des géants du crédit hypothécaire comme Fannie Mae ou Freddie Mac ou des firmes de Wall Street ayant bâti des fortunes en spéculant sur des titres fondés sur des crédits hypothécaires à risque. Il a ainsi parlé de banques d'investissement qui "se sont retrouvées plombées" par ces actifs pourris que le gouvernement propose aujourd'hui de racheter et de banques "qui se sont retrouvées" avec des comptes douteux.

    Canadian P

  • Le sinistre de Wall Street, le message d'Obama et la diversion de McCain

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    À J - 49 de la présidentielle américaine, le sinistre continue à Wall Street, où le gouvernement américain joue les pompiers pour tenter de le circonscrire et éviter qu'il ne gagne l'ensemble du système financier américain, et même international. Mais d'ores et déjà, le film d'horreur que les médias ont baptisé "Cauchemar à Wall Street" a changé la dynamique de la campagne, au profit du démocrate Barack Obama. "Ce qui se passe à Wall Street a fermé la parenthèse Palin et placé l'économie au centre de la campagne", note le sondeur démocrate Stan Greenberg. "Et les démocrates ont un avantage, d'entrée, sur les républicains quand il s'agit d'économique. Les Américains se souviennent des années Clinton comme d'un âge d'or... "

    La situation commence à sentir en effet le roussi pour John McCain, qui craint à juste titre que son envol dans les sondages, consécutif à l'apparition de sa colistière Sarah Palin, n'ait été qu'un feu de paille et s'effondre aussi rapidement que le cours des actions de Lehman Brothers, la grande banque d'investissements qui a fait faillite cette semaine. Mardi soir, alors que les électeurs n'avaient pas encore eu le temps de digérer la nouvelle de la plus grosse banqueroute de l'histoire des États-Unis, les informations télévisées étaient entièrement dominées par le sort d'un géant encore plus formidable que Lehman : AIG (American International Group).

    La plus grande société d'assurances au monde avait vacillé toute la journée et le gouverneur de New York, David Paterson annonçait sa faillite inéluctable si une bouée de sauvetage de plusieurs dizaines de milliards de dollars ne lui était pas lancée avant la fin de la journée. Chose faite à 19 h 30 quand on a appris que la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) prenait le contrôle de 80 % d'AIG en échange d'une injection de 85 milliards de dollars. Sauvetage en forme de quasi-nationalisation, de la même manière que le département du Trésor (ministère des Finances) avait pris il y a une semaine le contrôle des deux géants du crédit hypothécaire en train de sombrer, Fannie Mae et Freddie Mac.

    LIRE LA SUITE : http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/le-sinistre-de-wall-street-le-message-d-obama-et-la-diversion-de/1447/0/274564

  • Tempête financière : la "socialisation" des pertes

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    DE ROBERTO ( merci à toi ) 

    Les points de repères manquent... Même pour les dirigeants de la FED

    La semaine dernière leur priorité affichée était « to Big To Fail » ; trop gros pour tomber, leur démarche était donc de sauver les banques les plus importantes. Ils sauvèrent alors avec de l’argent public, Freddy Mac et Fannie Mae qui annonçaient pourtant des déficits de 5 300 Milliards de Dollars, vous lisez bien, 5 300 Milliards (soit près de 20 fois le budget de l’État Français). Freddy Mac et Fanny Mae sont deux géants du refinancement du crédit immobilier aux Etats-Unis. A eux deux, ils représentent pratiquement la moitié de l'encours des prêts immobiliers aux Etats-Unis, soit 5 300 milliards de dollars ! Leur dépôt de bilan aurait des conséquences dramatiques

    Cette semaine, ils (la FED) ont abandonné une des plus grosses Banque (Lehman Brothers qui affichait 613 milliards de dettes pour 639 milliards d’actifs), et demain peut être le premier assureur Mondial (AIG) qui annonce un besoin de recapitalisation de 80 Milliards de Dollars.

    Alan Greenspan, l’ancien président la Banque centrale américaine, la Fed, déclarait : « Je n’ai jamais rien vu de pareil. Ce n’est pas encore fini et cela prendra du temps

    Pourtant, en Avril 2008 les pays du G8 avaient appelé les Banques à annoncer toutes les pertes Réelles, sous 100 jours !

    Un mini ultimatum qui fin Juin 2008 ne verra aucun bilan annoncé par les grandes Banques, bien au contraire...

    Il s'agit donc de sauver désormais les banques d'investissements qui sont aussi, souvent, nos banques de dépôt !!!

     Les Banques centrales inondent le marché de Liquidités pour faire face à l’appétit de crédit du Marché, pour combler tous ces gouffres !

    Les opérations des Banques centrales, pour combler des vides colossaux suffiront-elles à rassurer les Marchés ?

    La faillite de plus de 5 000 Banques et assimilés (annoncée par certains) est-elle commencée ?

    Les banques centrales ont injecté massivement des liquidités après la faillite de Lehman Brothers

    Pour calmer les marchés, la Fed a injecté ce lundi 70 milliards de dollars, la Banque centrale européenne 30 milliards d'euros et la Banque d'Angleterre (BoE), 5 milliards de livres, qui se sont très vite arrachés. (NDLR : et quasiment autant ce Mardi 16/09 !!!, pour ne répondre qu’à environ 20 % de la demande .) Pour calmer les marchés et notamment le marché monétaire après la faillite de Lehman Brothers, les banques centrales sont intervenues massivement . En première ligne, la Fed, la Réserve fédérale américaine, a injecté les liquidités dont les banques avaient besoin pour se refinancer à la hauteur de 70 milliards de dollars via deux opérations de refinancement au jour le jour. La première était de 20 milliards face à une demande de 160 milliards, la seconde de 50 milliards pour une demande de 109,5 milliards de dollars.

    Sur ce total de 70 milliards, 48,742 milliards ont été alloués en échange de titres adossés à des crédits immobiliers, à l'origine de la crise financière actuelle avec les fameux crédits hypothécaires à haut risque dit "subprime".

    De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté lundi 30 milliards d'euros de liquidités sur le marché monétaire de la zone euro. La demande a été forte: 51 établissements ont demandé des crédits pour un montant total de 90,27 milliards d'euros, selon un communiqué de la BCE destiné aux marchés.

    De son côté, la Banque d'Angleterre (BoE) n'est pas restée inactive. Elle a offert lundi 5 milliards de livres (6,3 milliards d'euros) au taux directeur actuel de 5% aux marchés financiers pour répondre à l'inquiétude des marchés, et ils se sont arrachés. Avec cette somme, la banque centrale n'a en effet pu servir que 20,75% de la demande (24,1 milliards de livres).

    Cette opération dite de "réglage fin" (fine tuning), qui consiste à mettre des livres sterling aux enchères dans un délai limité, est à échéance de trois jours et doit permettre de calmer les tensions sur le crédit avant l'opération hebdomadaire, jeudi, de refinancement. "Cette action a été entreprise en réponse aux conditions du marché du crédit à court terme (...) La Banque s'assurera que le taux au jour le jour est proche du taux directeur et surveillera de très près les évolutions du marché", a commenté la BoE dans son communiqué.