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  • « Paris sous les bottes de l’ALN ? » Tribune libre de Jean-Marc DESANTI

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    On dit de notre diplomatie qu’elle est sans imagination, mesquine, peu généreuse et « à la remorque ». C’était compter sans notre ambassadeur à Alger Monsieur Xavier Driencourt qui a proposé, selon le magazine Le Point, au Président de la République, d’inviter l’armée algérienne à défiler sur les Champs-Élysées le 14 juillet 2012 (cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ).

    Pour avoir une pareille idée, sans doute, le pauvre homme a-t-il dû craindre d’être frappé d'un coup d'éventail comme le consul de France, le 30 avril 1827, ou peut-être lui a-t-on promis son poids en pâtisserie orientale ?

    Nous pourrions alors en retour comme le suggère fort justement Mme Taouès TITRAOUI, Membre du Haut Conseil des Rapatriés faire défiler l'armée française le 5 juillet 2010 à Alger pour marquer le 180e anniversaire de la libération de la "Barbarie" de l'occupation turque le 5 juillet 1830 ?

    En effet, nul n’ignore que l'Algérie française est, comme l'Algérie algérienne, une création hexagonale, ce pays n'existant pas avant la présence française. C'était un "pays sans nom" comme l'a si bien écrit Marcel AMROUCHE "L'Algérie un pays sans nom?".

    Quoique … Il convient de lire ce que nous enseignent les « historiens » algériens : http://www.algerian-history.info/algerian-history/index.html


    « Après des combats acharnés et de lourdes pertes subies de part et d'autre, le gouvernement Algérien capitula le 5 Juillet 1830. Le chef de l'état algérien, le dey, et le maréchal de Bourmont, commandant en-chef de l'armée française, signèrent la convention d’Alger. L'article 5 de cet accord garantissait le libre exercice de la religion musulmane, la liberté de toutes les classes d’habitants, leur religion, leurs propriétés, leur commerce, leur industrie, et enfin le respect absolu des femmes algériennes. L’article 2 spécifiait que les coutumes algériennes seraient respectées, et interdisait en particulier aux soldats français d’entrer dans une mosquée Algérienne. »

    Notons, tout d’abord, que les articles 2 et 5 marquèrent la volonté jamais démentie de refuser de traiter les indigènes d’Algérie comme furent traités les indiens d’Amérique, c’est-à-dire par le génocide.

    Chacun ici se réjouit d’une telle décision, à caractère humaniste et juridique, conforme au génie propre de la France, héritière de 1789.

    Mais rappelons cependant que le dey était le représentant direct de la milice turque de l’Empire Ottoman. Ankara devrait alors au plus vite réclamer le rattachement de leur belle province perdue. Et sans doute aucun, les algériens n’y verront aucune insulte de la part de leurs anciens maîtres musulmans. Car ces mêmes historiens replacent la lutte pour l’indépendance dans son vrai contexte : le combat Islam- Occident : « Le FLN diffuse en 1954 une émission radiophonique invitant les musulmans d'Algérie à s'associer dans une lutte nationale pour la restauration de l'État algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes de l'Islam : reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l'Algérie une terre française en déni de l'histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien. »

    Notons aussi, pour l’Histoire, que les jeunes soldats français partirent en 1830 dans un combat contre les barbaresques pour que cessent la piraterie et le paiement injurieux du tribut. Le grand socialiste, Louis Blanc écrivit : « La délivrance de la Méditerranée était une nécessité glorieuse. En forçant la barbarie dans son dernier asile, la France se montrait fidèle une fois de plus à son rôle historique; elle abritait la civilisation ».

    Bon, nous ne sommes pas naïfs, nous ne feindrons pas d’ignorer les enjeux économiques et financiers souterrains de l‘époque, mais aussi les moyens militaires disproportionnés employés contre une population civile entre 1954 et 1962. Si l’Algérie c’était la France, pouvait-on envoyer des avions bombardant au napalm les villages « rebelles » ? Mais pouvait-on aussi répéter les mêmes actions criminelles contre les quartiers « rebelles » OAS ? Nous savons et disons tout cela …de plus la citation de Louis Blanc ressemble par trop à du très mauvais Kouchner s’évertuant, en besogneux, à disserter maladroitement sur « le droit d’ingérence ».

    Mais si nous voulons analyser honnêtement, cette période complexe et si douloureuse pour tous de notre l’Histoire commune, nous attendons aussi de la part du gouvernement algérien une attitude similaire.

    Quand ce gouvernement reconnaîtra-t-il la violation des accords d'Evian du 19 mars 1962, dont le Parlement a reconnu la réalité par l'article 2 de la loi du 23 février 2005 ?

    Quand les Pieds-noirs, qui le désirent, pourront-ils récupérer leur nationalité algérienne ?

    Quand ce gouvernement reconnaîtra-t-il le massacre des harkis et de la population européenne après la proclamation de l’indépendance ?

    Quand ce gouvernement, conformément aux règles du droit international et de l’honneur portera-t-il réparation pour ces crimes ?

    Poutine agenouillé à Katyn … L’image d’un homme d’État, voulant réparer solennellement un crime d‘État.

    N’y aurait-il aucun homme d’État à Alger ? Les dictatures, il est vrai, cultivent souvent des serviteurs au cœur sec.

    Mais surtout, quand ce gouvernement prétentieux, vaniteux et pusillanime cessera-t-il d’éduquer sa jeunesse dans la haine de la France et de pousser le ridicule et le cocasse, dans le même temps, à se faire soigner dans nos meilleurs hôpitaux ?

    Je sais qu’il existe des chauffeurs de bus, d’origines algériennes, musulmans, fiers de leur double appartenance et qui se font caillasser par des racailles. Je connais des policiers, des pompiers, des enseignants, des médecins, des entrepreneurs honnêtes et loyaux envers la patrie. Ils n’en ont que plus de mérite. Ils doivent leur condition à l’éducation de leurs parents et à leur vive intelligence. Mais ils n’ont rien appris de respectueux et de grand des dirigeants algériens. Algérie qu’as-tu fait de ta jeunesse ?

    Elle te fuit pour l’ancien colonisateur sans en respecter l'histoire, la géographie, la langue, la religion et les mœurs…

    Nous sommes pour la réconciliation et le racisme n’est pas de notre côté, car nous avons appris de Robert Sabatier « qu’il est une façon de déléguer à l'autre le dégoût qu'on a de soi-même ».

    Nous sommes même pour l’ALN sur les Champs (si vous nous accordez notre poids en pâtisserie orientale) …. Après tout, si nous considérons les humiliations, les massacres, les atrocités et les injustices que nous infligea l’Allemagne et que nous avons pardonnés, alors l’Algérie a encore une certaine marge …

    Seulement plus jamais de drapeau vert et blanc au sommet du capitole, plus jamais de drapeau français souillé, plus jamais de Marseillaise sifflée, plus d’insultes envers la Nation !

    Oui à l’Union pour la Méditerranée et oui aussi, au projet d’une université euro-méditerranéenne ! Mais si vous voulez être respectés, commencez par être respectables, car sachez, mes frères algériens, que la construction de l'âme d’un peuple est conscience et respect avant tout, conscience de la fraternité et de l‘amour dûs envers tous les autres peuples, respect du message dont est porteur sa Nation, avec ses trois composantes : compassion, liberté, vérité.

    Jean-Marc DESANTI

    http://www.politique-actu.com/osons/aln-algerie-france-desanti/115226/

    http://www.resiliencetv.fr/?p=6964

    http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article1656

  • DE L’IDENTITE NATIONALE

     

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    Peut être, quand on s’appelle Farida schera Bakhouche, qu’il est plus facile que pour d’autres de parler de l’identité nationale, tout simplement parce que l’on a eu besoin de définir sa place très tôt dans la communauté Nationale et donc de réfléchir à qui l’on est par rapport au pays dans lequel on vit. La France est une Idée. Il n’était pas écrit de toute éternité que les hommes vivant à l’intérieur de ses frontières naturelles formeraient une seule nation. Jules César le notait déjà, les peuples qui habitaient la Gaule étaient des peuples divers, qui différaient par la langue, les coutumes et les lois et dont seule une partie était celte et les autres étaient d’origine germanique ou ibérique. C’est pour cette raison que je me reconnais dans cette idée, admirable dans son absurdité même, selon laquelle il y a 2000 ans mon pays s’appelait la Gaule et mes ancêtres s’appelaient les gaulois. L’Identité française ce n’est pas un sentiment d’appartenance à un groupe ethnique, une religion, une idéologie, encore moins à une race. L’identité française c’est se sentir une communauté de destin avec d’autres hommes vivant sur le territoire national définit par ses frontières naturelles. Au moment où nous célébrons l’Amitié franco-allemande il faut avoir en tête que nous avons entre nos deux peuples une différence fondamentale : pour un allemand, là où est l’homme allemand, là est la terre allemande, pour un français, là où est la terre de France, là est l’homme français. Droit du sang, Droit du sol. L’Identité Nationale est donc basée sur l’adhésion individuelle de chaque Français à des Valeurs communes, quelle que soit son origine ou celle de ses parents. Rien n’est plus étranger à notre Identité Nationale que la notion de « communauté », de quelque nature qu’elle soit, qui enferme chacun dans un groupe en le prédéterminant collectivement sans lui laisser la Liberté de choix en tant que personne. Il ne s’agit pas de nier et donc de se priver de l’apport que constituent nos différences, (elles enrichissent bien au contraire notre Identité Nationale), mais elles ne doivent pas devenir à ce point discriminant qu’elles permettent à un groupe de s’autoriser à se croire autonome vis-à-vis du destin collectif. Alors, bien entendu et c’est ce qui fait l’actualité de ce débat, l’Identité Nationale française n’est pas une chose figée, elle évolue, non pas dans ses composantes mais dans leur importance relative. En 2009, en Europe, et d’ailleurs dans le monde, la France n’a pas l’exclusivité d’être un état de Droit, une Démocratie, un pays pacifique, prospère, ou les citoyens bénéficient de la protection sociale, de l’enseignement gratuit, de la Liberté de penser, de pratiquer ou non la religion de leur choix, d’en changer s’ils le veulent, de s’associer, d’entreprendre, un pays de l’égalité des droits entre hommes et femmes. Ceci ne veut pas dire que tout soit toujours, tout le temps, et totalement parfait. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faille pas en permanence être vigilant en ces matières. Être citoyen français ne signifie pas non plus que nous soyons les seuls à être les héritiers d’une grande Histoire, d’une grande Culture, d’autres Nations peuvent aussi s’en prévaloir. Mais dans le contexte de la mondialisation quelques heures d’avion suffisent pour se rendre compte de notre chance d’être les Citoyens d’un tel pays. Parler d’Identité nationale, c’est par nature parler de ce que sont nos spécificités par rapport aux autres nations et pour ma part j’en retiendrai trois. Tout d’abord la passion française de l’Intelligence qui se matérialise par le culte du diplôme et par le goût des débats d’idées à tout propos qui fascine les autres peuples où le pragmatisme à l’anglo-saxon est la règle plutôt que l’exception. Certes, c’est souvent un handicap en termes d’efficacité, mais je voudrais rappeler que le grand père d’un Prix Nobel de physique français prit la décision de quitter son ghetto de Lituanie à la fin du 19ème siècle car il pensait qu’un pays capable de s’enflammer et de s’entre-déchirer pour préserver l’Honneur d’un petit capitaine juif inconnu serait le seul pays où il pourrait vivre dignement. La deuxième caractéristique identitaire française me semble être la passion de l’Égalité avec son corollaire qui est le refus du privilège qu’il soit social ou de naissance car seuls les avantages obtenus par le talent le travail et l’esprit d’entreprise sont tolérés en France dans ce qu’on appelle le Mérite Républicain. La troisième caractéristique identitaire française tellement spécifique qu’elle n’a d’équivalence dans aucun pays ni même de traduction dans aucune langue étrangère est le principe de Laïcité. La Laïcité est à mes yeux la pierre angulaire du pacte Républicain non seulement parce qu’elle affirme la neutralité de l’État en matière religieuse mais surtout parce qu’en confinant à l’espace privé et au libre examen individuel le domaine de la foi, elle préserve la sérénité des rapports citoyens. La Laïcité c’est bien sûr le principe du Citoyen libre dans une société libre, mais c’est aussi le principe de respect que chacun se doit de porter aux croyances ou à l’absence de croyance en une transcendance chez les autres. La Laïcité c’est l’idée que la vie des Citoyens français, les règles du vivre-ensemble qu’ils se donnent librement et d’une façon générale la Politique de la Nation ressortent du débat démocratique à l’exclusion de quoi que ce soit d’autre sauf si des Représentants légitimes du pays ont conclu des traités qui nous font obligation, ratifiés par le libre examen des citoyens comme c’est le cas dans la construction Européenne à laquelle notre pays prend la place qui lui revient c’est-à-dire très souvent en avant-garde. Bien sûr, comme toute médaille a son revers, ces caractéristiques identitaires ont aussi leurs limites, leurs travers, leurs ridicules parfois, mais ce sont les nôtres, celles de la Nation, celles qui font que nous sommes heureux et fiers d’être français.

    Farida Schera Bakhouche

    Retrouvez ce texte sur :

    http://www.politique-actu.com/osons/identite-nationale-farida-schera-bakhouche/34074/

  • Kahena une reine pas comme les autres

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    Kahena, de son vrai nom Dihya ou Damia, est une reine guerrière berbère qui combattit l'expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle. Elle est la principale figure, avec Kusayla (chef de la tribus des Awarbas), de la résistance berbère en Afrique du Nord à l'avancée des troupes musulmanes entre 695 à 705.

    À l'aube de l'arrivée des Arabes en Afrique du Nord, l'unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et Centrale (les Aurès, actuelle Algérie) était en grande partie réalisée par Kusayla. À son décès en 688, Dihya prend la tête de la résistance. Issue de la tribu des Dejrawa, une tribu zénète implantée dans les Aurès (à l'est de l'actuelle Algérie) - comme le furent plusieurs rois (agellid, pluriel igelliden) berbères de Numidie - a été élue ou nommée à cette charge par le conseil de la confédération des tribus. Dihya procéda ainsi à la réunification de nombreuses tribus de l'Afrique du Nord orientale et du Sud.

    Histoire selon Ibn Khaldoun

    La tribu des Dejrawa était forte et puissante de la confédération des Zénètes. La conquête de l'Afrique du Nord sera ordonnée par Muawiya ( chef de la dynastie Omeyade).

    À l'aube de l'arrivée des Arabes en Afrique du Nord, l'unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et centrale (les Aurès, actuellement à l'est de l' Algérie et de la Tunisie) était en grande partie réalisée par Kusayla. Par la suite, Kusayla entre en conflit avec Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Àprès la mort de Kusayla en 688, Dihya prend la tête de la résistance. Dihya a commandé la tribu des Dejrawas pendant 65 ans, d'après les propos d' Ad Darisi,qui ont été rapporté par Ibn Khadloun, la Dihya a vécu 127 ans. La même source d'Ibn Khaldoun ajoute que Dihya a gouverné l'Ifriqiya pendant 5 années.

    Dihiya ordonne la mort de Oqba Ibn Nafi Al Fihri . Les Berbère Tahuda exécutent l'ordre de tuer Oqba Ibn Nafi Al Fihri. La guerre se déclenche entre les Berbères et les Omeyades. La tribu berbère des Banou Ifren Zénète sera la première tribu à défendre les territoires au côté de la Kahina [1].

    La Dihya sortira vainqueur et triomphante de cette guerre.

    Hassan demandera les renforts musulams. En 693, Après le renforcement des troupes musulmanes, Hassan écrasera les troupes berbère commandés par la Dihya. Cent mille berbères seront masacrés par Hassan dans les Aurès.

    La Dihya, surnommé Kahina par quelques historiens arabe, sera tuée par Hassan et ses fils adoptent l'Islam par la suite.

    Avant sa mort, elle ordonne à ses fils d'aller rejoindre Hassan.

     Parcours

    Alors que les musulmans ont déjà conquis un vaste territoire ils butent sur la résistance des byzantins (chrétiens), implantés essentiellement sur les côtes et en particulier à Carthage et Septum, mais aussi celle des Berbères. Les troupes musulmanes dirigés par Hassan Ibn Numan cherchaient à s'emparer de Carthage pour posséder l'Ifriqiya et se frayer un chemin vers l'Ouest. Le roi Kusayla, les Carthaginois et Dihya se liguèrent pour empêcher ce passage. Carthage finit par tomber aux mains des troupes musulmanes en 695 et Hassan Ibn Numan se fait nommer gouverneur d'Ifriqiya. L'empereur Leonitos récupère Carthage pour trois ans. La seule résistance qui demeurait alors était celle de Dihya. Hassan demandera les renforts musulams. En 693, Après le renforcement des troupes musulmanes, Hassan écrasera les troupes berbère commandés par la Dihya. Cent mille berbères seront masacrés par Hassan dans les Aurès.

    À la première bataille, Dihya remporta une victoire sur les troupes d'Ibn Numan à Miskyana, entre Tebessa et Aïn Beïda, dans la région constantinoise) :
    Dans la vallée de la rivière, déserte et à sec, la Dihya décide d'y dissimuler son armée pendant la nuit, en partie dans la montagne, en partie derrière, sa cavalerie et ses troupeaux de chameaux, pour prendre en embuscade les troupes d'Ibn Numan. Lorsque les Arabes attaquent, ils sont accueillis par une pluie de flèches tirées entre les jambes des chameaux des Berbères. Les Arabes sont écrasés. Les Aurésiens les poursuivront jusqu’à Gabès. La Dihya vient de remporter sa plus prestigieuse victoire, celle de la Meskiana, qu'on appellera « La bataille des chameaux », et parvient à repousser les troupes du Calife jusqu'en Tripolitaine. Ibn Numan sera à nouveau battu en 695 prés de Tabarqa par la Dihya.

    Ibn Numan reporta ses efforts sur Carthage en 699, qu'il reprend, avec la maitrise des mers et du bassin occidental de la Méditerranée. Il demanda alors un supplément d'hommes au calife Ibn Marwan pour s'attaquer aux Aurès, seul rempart restant. Sachant sa défaite imminente, Dihya fit pratiquer la politique de la terre brûlée en vue de dissuader l'envahisseur de s'approprier les terres, s'aliénant par là une partie de son peuple : Berbères sédentaires citadins, nomades et des campagnes.

    Kahena s'engagea une dernière fois dans la bataille en 702 à Tabarqa. La défaite des troupes de Dihya est en partie due à la trahison par Khalid, jeune Arabe que la reine avait épargné et adopté selon la coutume de l'anaïa (« protection ») en vigueur chez les anciens Berbères [réf. nécessaire][2].

    Faite prisionnière, Dyhia fut décapitée, et sa tête apportée au calife. Ses deux fils, Ifran et Yezdia, sont forcés de se convertir à l'islam et rejoignent les troupes maures en partance pour l'Espagne. Elle eut également une fille nommé Khenchela.

    Divergences historiques

    Le rôle joué par Dahia a constitué un enjeu considérable pour ses commentateurs. Les sources que nous avons sur Kahina, symbole indirectement du frein à l'expansion musulmane, proviennent en grande partie des historiens musulmans. C'est donc pour certains d'entre eux, sur des arrière-pensées et vues politiques que sont basées leurs affirmations. Cela est d'autant plus difficiles à vérifier que les autres sources sont rares.

    Véritable nom

    Son véritable nom reste inconnu[réf. nécessaire]. Elle s'appelait peut être Kahena, Kahya, Dihya (Dihya bent Matya bent Tifane), ou Damya.

    En effet, cet élément fait objet de nombreuses interprétations idéologiques, ainsi le surnom de Kahina, qui signifierait en un sens « sorcière », car décrite comme un personnage haïssable par certains historiens musulmans[réf. nécessaire], comme Ibn Ben Attir et Le Bayan [réf. nécessaire]. Mais le sens n'est probablement pas péjoratif, puisqu'à l'origine, ce terme dérive de l'hébreu "Cahen, Cohen" qui signifie prêtresse et du grec être pure. Ces mêmes historiens rapportent que son vrai nom serait Dihya.

    De même le surnom Damya, dérivé du verbe amazigh edmy signifie « devineresse », « prophétesse ». Dihya, en berbère signifie « la belle ». Elle fut souvent appelée Reine Dihya Tadmayt/Tadmut (« La belle Reine gazelle »).

    Religion

    La religion de cette Berbère, d'origine noble et descendante probablement d'une longue lignée royale des Aurès, n'est pas établie de manière sûre. Était-elle chrétienne ? Animiste ? Les sources historiques apportent des témoignages bien divergents.

    Selon l'historien et géographe français, le professeur Émile Félix Gauthier : « Les Djeraouas ne sont plus des chrétiens comme les Aurébas, mais bien des juifs ». Auparavant, Strabon avait témoigné à l'époque romaine que les juifs étaient nombreux en Afrique du Nord. Certains y étaient venus librement au fil des siècles avec les phéniciens, dès le temps des Carthaginois, tandis que d'autres y avaient été déportés par Trajan, après avoir tenu tête en Cyrénaïque aux légions romaines. Ainsi avaient-ils participé à la conversion de nombreuses tribus berbères.

    Certains (c'est le cas de Gabriel Camps dans son livre Berbères - Au marges de l'histoire) pensent que Dihya était chrétienne parce qu'elle était la fille de Matya lui-même fils de Tifan. Des noms qui seraient les déformations de Matthieu (comme l'Apôtre) et Théophane (repris par de nombreux Saints chrétiens). Aussi le christianisme était largement répandu, une grande partie des populations berbères du nord avaient été christianisés sous l'empire romain.

    D'autres laissent entendre que Dihya aurait pû être animiste sans pouvoir pour autant préciser de quel culte il s'agirait, les Berbères ayant été païens avant l'arrivée du christianisme. Ainsi, la signification prêtresse et être pure de son nom Kahena, correspondrait à une tradition animiste en Afrique du Nord, selon laquelle les prêtresses subiraient un rituel de purification.
    En prenant pour exemple la reine touareg Tin Hinan que l'on supposait, de la même manière, chrétienne, alors que la découverte récente de son tombeau laisse penser qu'elle était animiste.

    Politique de la terre brûlée

    L'historiographie a également mis l'accent sur la politique de la terre brûlée qui aurait été pratiquée sous la Kahena, d'après Ibn Khaldoun, Ibn El Athir et Le Bayan, ce qui aurait motivé le mécontentement des cultivateurs de la côte. Cette version est contestée par certains selon lesquels, il se serait agi, pour les historiens musulmans, de discréditer la reine berbère hostile à l'expansion musulmane : des villes et des villages auraient certes effectivement été brûlés, mais cela s'expliquerait non par l'invasion arabe, mais par le fait que l'Afrique du Nord, depuis la chute de l'empire romain d'Occident, était le théâtre d'affrontements entre Byzantins et autochtones, voire entre Berbères nomades et sédentaires.

    Archéologie

    En Algérie, dans la région des Aurès, aucune étude sérieuse n'a été entreprise à ce jour. Mais depuis 2006, les autorités algérienne affirment entreprendre des recherches[3]. En Tunisie, le seul endroit qui témoigne de l'existence de cette femme est l'amphithéâtre d'El Djem[4].

    Anecdotes

    Entre l'antique Thevest romaine (aujourd'hui Tebessa) et l'agglomération de Bir El Ater se trouve un puits appelé « Bir el kahina » (le puits de la kahina), en référence ou en souvenir du lieu où elle aurait été tuée. À Baghaï, actuellement petit village à une vingtaine de kilomètres de Khenchela, les habitants désignent certaines ruines anciennes comme étant les ruines du « palais de la Kahina ».
    Le nom de la rivière Meskian, où Kahina y remporta sa première victoire contre le général Ibn Numan, ainsi que celui du village de Meskiana qu'elle traverse, viendrait des mots berbères Mis n Kahina qui signifie « les fils de Kahina ».
    Certains berbères chaouis des Aurès disent qu'ils ont le « nez de la Kahina » qui d'une grande beauté aurait eu, un peu comme Cleopâtre, un nez particulier, mais cette fois non pas long mais doté d'une petite bosse.
    Dans toute la region des Aurès, le nom Diyya est assez courant chez les chaouis. Aussi, le personnage historique de Dihya est devenue de nos jours un symbole, aux cotés de Massinissa et de Jugurtha, etc. La tradition orale des chaouis ne donne pas beaucoup de renseignements précis sur tout le parcours historique de la Kahina ni même sur sa tribu des Dejrawa ni d'ailleurs sur les Zénètes ni des Houaras ni des Aurébas.

    Notes et références

       1.  Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères , partie des Zénètes , traduit par Slane, édition Berti, Alger 2003
       2.  L'Anaïa était accordée obligatoirement à toute personne qui en faisait la demande. Par exemple, le roi Massinissa l'avait accordée à ceux qui furent au départ ses ennemis (Meztul, Lacumazes, Sophonisbe, etc).
       3.  « Khenchela, Hommage à El Kahina », Le Soir d'Algérie.
       4.  « Inscriptions de l'Amphithéâtre d'El-Djem (1), (Tunisie) », Revue Africaine, Octobre 1856 - N°01.

     Bibliographie [modifier]

        Voir références sur Dihya/Dimya (Kahina) sur http://www.mondeberbere.com/

        * Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères (traduit de l'arabe par le Baron de Slane), Tome I, Alger, 1852-1856, p.208.
        * Émile Félix Gauthier, Les Siècles obscurs du Maghreb, Payot, Paris, 1927, p.245.
        * André Chouraqui, "Histoire des Juifs d'Afrique du Nord" PUF, Paris, 1952.
        * Nabile Farès, Mémoire de l'absent, Éditions du Seuil, Paris, 1974.
        * Tahar Djaout, L'Invention du désert, Éditions du Seuil, Paris, 1987, pp. 31-33.
        * Gisèle Halimi, La Kahina (roman), Plon, 5 octobre 2006.

    AFRICTICE.NET

  • Document choc : Entretien avec Ayman Al-Zawahiri coordonné par le Centre Médiatique Al Fajr et la Production Médiatique As-Sahab

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    Transcription française :

    RafidaynCenter Publications

     

    Au nom d’Allah, et toutes les louanges sont à Allah, que les prières et la paix soient sur le Messager d’Allah, sur sa famille, ses compagnons et ses alliés.

    Mes frères Musulmans de toute part: que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions.

    En outre:

    Je remercie tous ceux qui ont porté un intérêt à l’invitation d’as-Sahab pour une rencontre ouverte avec moi, et je remercie particulièrement les soldats inconnus assignés à nos lignes de front dans le média Jihadique. Qu’Allah les récompense pour les efforts qu’ils ont accompli pour cette rencontre, et j’espère qu’Allah nous guidera dans ce qu’Il aime et dans ce dont Il est satisfait, et que les questionneurs en trouveront un bénéfice pour eux-mêmes. Et j’espère que ceux qui ont envoyé des questions n’ont pas été contrariés par l’attente entre le moment où ils ont posé les questions et la publication des réponses. Allah sait que j’ai fait de mon mieux pour répondre rapidement aux questions, mais il y a certaines circonstances qui s’imposent, par exemple, l’insistance des frères qui se chargent de la sécurité sur le fait que certaines procédures peuvent être suivies en communication, et - par exemple - ma préférence à donner priorité sur toute autre réalisation à la production du livre « L’Exonération », qui répond aux ambiguïtés de ce qui fut appelé le « document de la guidance du Jihad », ou - après examen - le « document mettre le Jihad à genoux ». Et louange à Allah pour avoir rendu ceci possible, et auprès de Lui nous cherchons de l’aide pour toutes les bonnes choses.

    J’avais l’intention auparavant, à l’arrivée des questions, de répondre à chacune d’entre elles qui m’atteindraient, à l’exception de deux types de questions: celles qui concernent les divergences personnelles et les querelles, et celles qui concernent les affaires de sécurité. Cependant, j’ai vu que les frères m’ont honoré avec un flot de questions auxquelles je ne peux répondre entièrement. J’ai donc cherché la guidance d’Allah et j’ai choisit parmi elles 90 questions, qui en réalité dépassent les 100, car beaucoup de questionneurs en ont posé plusieurs. Je pense que celles que j’ai sélectionnées sont les plus importantes questions, et je pense que les réponses répondent à la plupart des questionneurs, car il y a beaucoup de questions qui se répètent. Celui qui écoute et celui qui lit remarquera que j’ai donné plus de place aux questions des opposants, en dépit du fait qu’elles soient moins nombreuses que celles des supporteurs, et ce dans le but d’encourager les opposants à éclaircir leurs objections afin d’y répondre et de réfuter et que les preuves des Moujahidines soient montrées.

    A la vue du grand nombre de questions, j’ai jugé bon  de répandre mes réponses dans deux fascicules. Je commence avec le premier fascicule, et je dis, en cherchant l’aide d’Allah:

    Dans un premier temps, je répondrais en détail, puis je mentionnerais les questions qui se répètent et celles qui sont similaires auxquelles j’ai déjà répondu.

    J’ai aussi divisé les questions en groupes autant que possible, car le questionneur peut poser plusieurs questions sur plus d’un sujet.

    Et c’est pour Allah que nous œuvrons et c’est Lui qui guide dans le chemin. Je n’ai aucun pouvoir d’accomplir quoi que ce soit si ce n’est à travers Allah. En Lui je place ma confiance et c’est vers Lui que je me tourne.

    Je commence avec le premier groupe, qui concerne le meurtre d’innocents.

    LIRE LA SUITE : http://mecanopolis.wordpress.com/2008/10/04/rencontre-ouverte-avec-ayman-zawahiri-traduction/

  • LE SANG...ET LA HONTE

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    Le 14 juillet 1789, les Français prenaient d’assaut la Bastille, parce qu’ils ne voulaient plus jamais connaître la misère, le mépris, le mensonge et l’humiliation…

    Le 5 juillet 1830, les Français, portés par le concert des nations européennes, débarquaient sur une terre d’inhumanité pour mettre fin à la domination de l’Homme par l’Homme, abolir l’esclavage, détruire un nid de pirates ottomans, recueillir les survivants d’une barbarie permanente, décimés, non seulement par la famine et les luttes tribales, mais aussi par de redoutables pandémies qui les laissaient pantois comme des cadavres au fil de l’eau…

    Les Français ont retroussé leurs manches, ils ont relevé et soigné les humains, ils ont défriché et fertilisé la terre, ils ont fait d’un cloaque infâme un pays prospère dont tous les habitants, depuis le Sénatus-consulte du 15 juillet 1865 sont devenus des nationaux français et se sont conduits comme tels.

    Si ces nationaux français ont versé leur sang dans tous les conflits menés par la France, ils l’ont fait en tant que Français, avec une vaillance exemplaire et pour prouver leur attachement, non seulement à la France, mais aussi à leur terre française.

    Lors de l’insurrection de 1954, fomentée et soutenue par l’étranger, et perpétrée par « quelques meneurs ambitieux », les Français d’Algérie de souche nord-africaine ont souffert bien davantage que les Français d’Algérie de souche européenne, car il s’agissait, pour les meneurs de ce djihâd, de les rallier à leur cause par la terreur, ce qu’ils n’ont jamais pu faire, tant que la France les a soutenus, malgré huit ans d’un terrorisme d’une cruauté inhumaine !

    S’il s’était agi, comme le prétendent, aujourd’hui, les égarés et les menteurs, en Algérie comme en France, du soulèvement massif de tout un peuple, la « guerre d’indépendance » n’aurait pas duré huit ans, car la meilleure armée de la terre, à moins d’utiliser la bombe atomique, n’aurait pas pu résister à la pression de dix millions d’hommes. fetd010sm9.jpg

    Or, pour les Français musulmans d’Algérie, leur dignité était celle de rester Français, tout comme la dignité des soldats français était celle de se battre contre le terrorisme pour défendre une terre française.

    Comment ne pas suffoquer d’indignation et de dégoût devant le discours prononcé le 14 juillet 2008 à Alger par l’Ambassadeur de France, M. Bernard BAJOLET, discours d’un ignare, qui n’a aucun scrupule à manier le mensonge pour mieux dénigrer, à l’étranger, l’œuvre de son propre pays ! Malheureux pays que le nôtre où tous ceux qui devraient avoir pour mission la défense de son honneur, n’hésitent pas à le traîner dans la boue ! Voici un extrait des falsifications de M. BAJOLET.

    « La relation franco-algérienne a été soudée, pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le sang que des milliers d’Algériens ont versé pour notre liberté pendant les deux guerres mondiales, le sang de l’injustice versé par tant d’Algériens pendant la période coloniale, mais aussi, le sang des soldats français versé pour une cause qui n’était pas la leur, les larmes des milliers de Pieds Noirs arrachés à la terre natale qui les avait vus naître, qu’ils aimaient, et qu’ils avaient travaillée avec tant d’ardeur. »

    · Ce ne sont pas des milliers « d’Algériens », mais des milliers de « Français d’Algérie » toutes ethnies confondues qui ont versé leur sang pour la France, pendant les deux guerres mondiales.

    · Pendant la période dite, aujourd’hui coloniale, la civilisation, l’humanisme et, surtout la paix, ont été apportées aux populations affamées, ravagées, terrorisées, et incultes du pays.

    · Pendant la dite « guerre d’indépendance » les soldats français se sont battus contre l’hydre naissante du terrorisme, et ont du faire face à la barbarie la plus cruelle, selon les ordres donnés par la France pour défendre les départements français d’Algérie. Si demain, dans les Alpes Maritimes ou la Savoie (dont le rattachement à la France était ultérieur à celui de l’Algérie) les ressortissants français étaient attaqués par des hordes féroces, l’Armée française considérerait-elle que la cause de ces victimes n’est pas la sienne ? L’affirmation de l’Ambassadeur de France nous donne la nausée !

    · Les Pieds Noirs n’ont pas seulement versé des larmes en quittant leur terre natale et les tombes de leurs proches immédiatement profanées. Ils ont aussi versé leur sang, le sang de leurs enfants et des plus innocents d’entre eux, victimes d’atteintes barbares et sadiques dans le bled, d’attentats à la bombe dans les villes, d’enlèvements, de tortures, de carnages, de disparitions, de répression sanglante comme celle de la rue d’Isly à Alger, de début de génocide, avec la complicité du Chef de l’État français, le 5 juillet 1962 à Oran, et la liste de leurs épreuves seraient trop longue à énumérer…

    Que l’Ambassadeur de France à Alger n’évoque surtout pas les Pieds Noirs, ils se sentiraient souillés par l’infamie qui transperce de ses paroles !

    Monsieur Bajolet, ou bien, vous êtes un thuriféraire inculte, incompétent et stupide, ou bien, ce qui est plus grave, vous vous faites volontairement le complice d’un mensonge d’État qui suffit, à lui seul, à déshonorer la France, sans qu’il soit utile d’en rajouter, mensonge élaboré par des politiciens délinquants, vipérins et malintentionnés envers leur propre patrie pour cacher encore que Charles De Gaulle a laissé perdre : l’espace, l’honneur et l’espérance de la France !

    Le premier Président de la Vème République, par ses engagements « au nom de la France », puis ses infâmes palinodies illégales et anticonstitutionnelles, a enseigné à ses successeurs le viol de toutes les valeurs républicaines, il a fait des hommes politiques français de véritables culs-de-jatte, il a découragé les Français d’être fiers d’être français, il leur a enfoncé dans le cœur le désarroi d’être eux-mêmes, et le dédain de leur image dans la glace…

    Quant à nous, Français d’un autre monde et d’un autre pays qui fut un morceau de France, nous ne pouvons pénétrer le sens de la dhimmitude actuelle. C’est un noir mystère contre lequel nous nous insurgeons sans bien comprendre les mobiles de la forfaiture actuelle.

    Alors que la France s’humilie, se flagelle, s’agenouille, et vilipende notre œuvre en Algérie, voici ce qu’écrit, à notre sujet, Boualem Sansal, un Algérien lucide et clairvoyant, défenseur de la vérité historique que notre pays bafoue : « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi. Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants. ».

    Anne CAZAL

  • LE PRESIDENT ALGERIEN A PARIS

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    APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT EN MEMOIRE DES FRANCAIS D'ALGERIE VICTIMES DES ACCORDS D'EVIAN DU 19 MARS 1962

    DIMANCHE 13 JUILLET A 15 HEURES

    PARVIS DES LIBERTES ET DES DROITS DE L'HOMME - PARIS

    (Place du Trocadéro - Métro Trocadéro)

     

    "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois"

    Nicolas SARKOZY, le 31 mars 2007 devant les représentants des Harkis et leurs enfants réunis au siège de l'UMP.

    **************

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    des Associations

    AJIR - CNFA - JPN - UNHAS - UNLAS

    ( Communiqué commun ouvert à toutes les associations qui souhaitent soutenir cette demande collective nationale - Nous contacter. )

    Le Président Algérien doit faire des excuses aux Français et aux Harkis

    Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, le Président de la République a invité à Paris les chefs d’états des pays riverains de la méditerranée, parmi lesquels le président algérien Abdelaziz Boutéflika.

    Les Français, dont les Harkis, dans leur ensemble, n’ont pas oublié ses déclarations lors de sa visite officielle en juin 2000. Dans le JT de 20 heures de France 2, il avait qualifié les Harkis de « collabos » sous-entendant par là que les Français s’étaient conduits en Algérie comme les nazis le firent en France durant la seconde guerre mondiale.

    Cette diatribe, iconoclaste et inutile dans le cadre d’une visite officielle avait suscité de nombreuses réactions dont celle du président de la République, Jacques CHIRAC, qui s’était déclaré « choqué » par les propos de son homologue algérien lors de son interview du 14 juillet 2000.

    La présence de Monsieur BOUTEFLIKA en France n’est pas souhaitable tant qu’il ne sera pas revenu sur ses propos scandaleux de juin 2000 et présenté des excuses circonstanciées aux Français ainsi qu’aux Harkis et à leurs familles.

    Les séquelles de la guerre d’Algérie provoquent encore aujourd’hui des réactions fortes des deux côtés de la méditerranée et c’est se conduire en irresponsable que de jeter encore de l’huile sur le feu. C’est pourquoi les peuples algériens et français doivent dépasser les passions du passé et se tourner résolument vers l’avenir afin d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

    Se tourner vers l’avenir n’implique pas l’oubli du passé bien au contraire ! Des deux côtés de la méditerranée, un travail sérieux et impartial doit être entamé pour rétablir la complexité de la guerre d’Algérie ainsi que les responsabilités des uns et des autres.

    Pour leur part, les Harkis réclament que toute la vérité soit faite sur le massacre de 150 000 personnes, femmes et enfants compris, par le FLN dans sa quête de revanche au lendemain du cessez-le-feu du 19 mars 1962.

    Ce n’est qu’à ce prix que les relations franco-algériennes pourront s’apaiser et se normaliser.

    CONTACTS PRESSE

    Saïd MERABTI : 06 20 27 23 14

    Bernard COLL : 06 80 21 78 54 - Alain MARTIN : 06 24 46 16 55

     

     

    NON A LA VISITE DU PRESIDENT ALGERIEN

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    du Cercle Algérianiste

    Abdelaziz BOUTEFLIKA présent à Paris pour le 14 juillet
    Quel prix la France a-t-elle payé ?

    Le Président algérien Abdelaziz BOUTEFLIKA vient d'annoncer sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée prévu à Paris le 13 juillet prochain et probablement au défilé du 14 juillet. Ainsi, celui qui insulte notre pays depuis plusieurs années déjà en le comparant à l'occupant nazi, en exigeant que la France reconnaisse les crimes de la colonisation, en qualifiant de génocide la présence française en Algérie sera reçu avec tous les honneurs dus à son rang. C'est une triste nouvelle pour les Français d'Algérie, Pieds Noirs ou Harkis, qui ne sauraient oublier les outrances, les dérapages verbaux et le discours de haine de ce sinistre personnage. Nos compatriotes s'interrogent aujourd'hui légitimement sur le prix que la France et le Président Sarkozy sont prêts à payer pour s'assurer d'une telle présence. S’agit-il d'une repentance officielle de la France ? Cette présence raisonne comme une insulte envers tous ceux qui se sont sacrifiés pour l'œuvre de la France Outre-mer, envers tous ceux qui ont été victimes d'assassinats et d'enlèvements du F.L.N., envers tous les anciens combattants qui s'estiment aujourd'hui bafoués dans leur honneur. Cette présence est une véritable insulte à la France.

    Thierry Rolando - Président national

  • Al-Qaïda frappe à nouveau en Algérie. 13 morts dont un Français

    Qaïdat Al Jihad Fil Maghreb Al Islami - QJMI - l’antenne maghrébine de l’organisation de Ben Laden, met en application les recommandations d’Oussama Ben Laden et d’Ayman Zawahiri, et frappe à nouveau les expatriés et les forces de l’ordre en Algérie. Dans tous ses enregistrements, la QJMI promet de "libérer le Maghreb islamique" des "impies, des étrangers et des agents de l’Occident et du pouvoir".

    Depuis l’allégeance du GSPC à Al-Qaïda, en septembre 2006, et sa transformation en Qaïdat Al Jihad Fil Maghreb Al Islami (QJMI), Oussama Ben Laden et Ayman Zawahiri n’ont manqué aucune occasion pour appeler les islamistes maghrébins, et particulièrement algériens, à « libérer la terre islamique d’Afrique du Nord des mécréants, condition indispensable pour libérer ensuite l’Andalousie », anciennement islamique. Pour Al-Qaïda, les impies et les mécréants en Afrique du Nord sont « les entreprises occidentales qui pillent les richesses des musulmans pour financer la guerre contre d’autres musulmans en Irak et en Afghanistan ». Il s’agit aussi « des pouvoirs, qui s’allient à cet Occident impie, et tous les agents du pouvoir » (les fonctionnaires, les agents de sécurité, l’armée... ».

    Vue sous le prisme d’Al-Qaïda, le double attentat qui a frappé Lakhdaria, dimanche 8 juin, est un succès. Car il a visé à la fois une entreprise française (Razel), tué un expatrié français (mécréant), et fauché 11 agents du pouvoir. Ce double attentat intervient trois jours après un autre double attentat contre la Garde républicaine à Bourdj El-Kiffan. Si la première opération a partiellement échoué, ne faisant que trois morts dont un kamikaze et une dizaine de blessés, celle de dimanche a été planifiée avec une grande minutie. Une première explosion a visé un « mécréant » selon la terminologie d’Al-Qaïda. Âgé de 57 ans, l’ingénieur de l’entreprise Razel a été grièvement touché, ainsi que son chauffeur. Ils ont succombé à leurs blessures peu après. A l’arrivée des secours et des forces de l’ordre, une deuxième bombe, actionnée à distance, a fait 11 morts. Il s’agit de huit militaires et de trois agents de la protection civile. Au total, le double attentat a fait 13 morts.

    Selon « Radio-Orient », les autorités ont immédiatement coupé le réseau de téléphonie mobile, pour empêcher les terroristes d’actionner d’autres éventuelles bombes placées autour du lieu du drame. La police scientifique a entamé son enquête. Mais certains se demandent à quoi servent les enquêtes du moment où les auteurs des attaques sont connus et ils ne cessent de les revendiquer et d’en annoncer d’autres à venir ? D’autres s’inquiètent surtout de la politique algérienne en matière de lutte contre la QJMI et s’interrogent sur le fondements des jugements prononcés à l’encontre des islamistes, jugements très marqués par de très lourdes peines quand les terroristes sont jugés par contumace, et des peines très réduites quand ils comparaissent. Ce double langage des autorités, qui annoncent une fermeté exemplaire contre le terrorisme, mais qui sont d’une extrême clémence avec les terroristes, ne fait qu’encourager les maquisards dans leur entreprise.

    MediArabe.info

  • Ve REPUBLIQUE : 50 ANS DE MENSONGES FRANCAIS !

    JEUNE PIED-NOIR INFORMATION
    Voir pour plus de détails le site JPN : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst
    jeunepiednoir@wanadoo.fr - Tel : 06 80 21 78 54
    COMMUNIQUE DE PRESSE
    Mercredi 4mai juin 2008
    CAMPAGNE "VERITE et JUSTICE" POUR LES FRANCAIS RAPATRIES
    13 MAI 2008 - 5 JUILLET 2012
    Mercredi 4 juin 2008
    4 JUIN 1958 - 4 JUIN 2008
    Ve REPUBLIQUE : 50 ANS DE MENSONGES FRANCAIS !
    LE 4 JUIN 1958, EN TROMPANT LES FRANCAIS D'ALGERIE AU FORUM D'ALGER LE GENERAL DE GAULLE INSTAURAIT LE MENSONGE ET LE CRIME D'ETAT COMME PRINCIPE DE GOUVERNEMENT
    En acceptant délibérément de tromper les Français d'Algérie le 4 juin 1958 au Forum d'Alger par un discours leur laissant croire qu’il les avait « compris », mais « bien calculé » comme il le reconnaîtra lui-même, le général De Gaulle instaurait une nouvelle forme de République, celle du mensonge permanent, celle des crimes d'Etats, véritables crimes contre l'Humanité, où les victimes sont présentées comme des coupables et les bourreaux comme des innocents soumis à un inéluctable "sens de l'Histoire". Le 4 juin 1958, le général De Gaulle a encore besoin des "10 millions de Français à part entière d'Algérie" pour retrouver le pouvoir. Confiants, ces 10 millions de Français d’Algérie de toutes origines voteront à 96,2 % (alors que la métropole ne le fera qu’à 79,2%) la nouvelle Constitution au nom d’une France de « 50 millions de Français de Dunkerque à Tamanrasset ».
    "Un mensonge français", dénoncé par Georges-Marc Benamou dans l'ouvrage portant ce titre (Robert Laffont - 2003), qui gangrène depuis 50 ans la relation entre les Français et leur représentation nationale et locale : « La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice ‘ un crime contre l’ humanité. » (Georges-Marc Benamou dans Paris-Match - N°2841 - 30/10- 5/11/2003)
    Lors de la campagne présidentielle de 2007, les éditorialistes, comme de nombreux hommes politiques, annonçaient que la Ve République était à bout de souffle. Les Français manifestaient une attente de changement, poussant le candidat Nicolas Sarkozy à annoncer une « rupture » avec les moeurs politiques issus du gaullisme et une moralisation de la relation entre les citoyens et l'Etat basée sur le retour aux valeurs humaines les plus élémentaires, comme le respect des engagements et de la parole donnée. Certains élus parlaient même de VIe République.
    Un an après l'élection présidentielle, les Français s'aperçoivent que cette rupture n’était, semble-t-il, qu’un effet d’annonce entrant dans la logique du "mensonge français" qui dure depuis 50 ans.
    Devant l’absence de débat public sur un sujet aussi fondamental pour l’avenir de notre pays, lors de la manifestation organisée à Marseille le 13 mai 2008, les Français rapatriés ont lancé une réflexion autour des causes qui ont conduit à la création de la Ve République née de la révolte pacifique du 13 mai 1958 à Alger. Ils invitent tous leurs compatriotes à poursuivre cette réflexion commune à l’occasion de l'évocation des étapes qui menèrent, il y a 50 ans, la France de "l'espérance trahie" du 13 mai 1958 au "crime d'Etat du 19 mars 1962" et à ses dramatiques conséquences pour des millions de Français rapatriés et métropolitains : massacre de plus de 100.000 Harkis, blocus de Bab-el-Oued, mitraillage de la population civile, saccage des biens, fusillade de la rue d'Isly du 26 mars 1962 (80 morts et 200 blessés), enlèvements de milliers d'européens et musulmans fidèles à la France, massacre d'Oran du 5 juillet 1962, assassinat des partisans de l'Algérie française par des tribunaux d'exception illégaux, par les polices officielles et parallèles, exode de plus d'un million de Français de leur terre natale, absence d'accueil des exilés, isolement dans les "camps de la honte" des Harkis et de leurs familles rescapés des massacres, refus de leur appliquer les lois françaises... Cela fait beaucoup pour le pays des Droits de l'Homme !
    50 ans après, à ces crimes monstrueux reconnus par la loi du 23 février 2005, d'autres crimes peuvent aussi être portés à l'action politique du général De Gaulle et de ses gouvernements : répressions de Sétif en 1945, de la manifestation du FLN à Paris du 17 octobre 1961, de la manifestation communiste du métro Charonne le 8 février 1962,... jusqu'à l'assassinat - par erreur des services spéciaux français - du jeune Jean-Claude Saint-Aubin et de sa passagère, Melle Kaydash, le 5 juillet 1964, 2 ans après l'indépendance de l'Algérie. A en croire les banderoles déployées par les manifestants de mai 1968, le général De Gaulle serait encore responsable d'autres crimes (cf. photo ci-jointe). Cela fait beaucoup pour un seul homme auquel l’Etat vient de consacrer un "Historial" aux Invalides à Paris. Non pour rappeler ses crimes et les condamner, mais pour louer son action politique exemplaire ! Au nom du «mensonge français » du 4 juin 1958.
    Les Français n’ont-ils que le choix d’accepter cet éloge permanent du mensonge et du crime comme moyen d'accéder et de se maintenir au pouvoir ? Ne leur appartient-il pas, comme membres du « peuple souverain » de rechercher de nouvelles institutions basées sur la Vérité et la Justice ? N’est-ce pas aussi la mission du premier d’entre eux, dont la fonction est de les représenter tous, Nicolas Sarkozy, Président de la République, qui, alors candidat, avait déclaré le 31 mars 2007 à réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP : "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois."
    En "oubliant" son engagement envers les Harkis, Nicolas Sarkozy ne risque-t-il pas de devenir l'assassin de leur mémoire, comme l'oubli par le général De Gaulle de sa déclaration radiotélévisée du 23 octobre 1958 : "Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si nous étions assez stupides et lâches pour l'abandonner" le conduisit à devenir l'assassin des Français d'Algérie ?
    Bernard COLL - Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

  • Il y a 50 ans : 13 mai 1958

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    13 mai 1958, date funeste qui vit le retour de De Gaulle et de ce qui s'en suivit : la fin de l'Algérie française, la mort inutile et programmée de milliers de Français, le massacre des harkis, l'exode. Deux textes importants sur ce moment d’Histoire qui illustrent et éclairent ces faits d'une sinistre lumière:

    « La foule applaudissait à Alger un être de légende, personnification de la grandeur française, et à Paris nos républicains rassurés voyaient revenir vers eux, porté par ce raz de marée, leur serviteur, le grand restaurateur fatigué de leurs jeux démocratiques ! Alger criait “ Algérie Française ”, mais acclamait quelqu’un qui se vante encore de sa Charte de Brazzaville, mère de toutes nos guerres et de toutes les sécessions. Alger clamait son dégoût du parlementarisme, en plébiscitant comme son fondé de pouvoir celui qui dans cette même ville, quinze ans plus tôt, rendait à la France ces misérables institutions. Alger voulait voir en de Gaulle l’énergique chef du pays réel ; il n’était que le funeste organisateur de ce pays légal qui nous trahit. C’est une erreur populaire, monstrueuse, ou plutôt c’est, dans le cri spontané de millions de français, la trace de l’énorme mensonge de la libération. J’ai pitié de ce peuple pour demain, quand il tombera dans le désespoir au spectacle des actions de son idole. Car de Gaulle a étendu à l’Algérie cette fureur démocratique et scrutatrice, mère de toutes les rivalités, les haines, les promesses mensongères. Écarté, par la vigueur du mouvement algérien, de son lieu naturel, de son élection de cœur, tout l’y ramène, esclave de ses passions propres, et je crains qu’il n’aille une nouvelle fois à l’extrême et ne soit le meilleur des valets de la subversion, au nom de la dignité française… »

     

    Abbé de Nantes



    « Dans ces évènements du 13 mai 1958 nous pouvons identifier plusieurs intervenants.
    1 –Tout d’abord une volonté stratégique qui a conduit une fraction dominante du capitalisme financier à se débarrasser de l’Algérie française. Dans le but de faire produire une plus forte valeur ajoutée à leurs investissements, elle décide le "délestage économique" de l’Algérie française.
    2 - En deuxième lieu, on a mis en marche un agent d’exécution tactique dominant : le FLN avec ses deux organes de direction, le CNRA et le CCE. Le 18 septembre 1958 naîtra le GPRA.
    3 - En troisième lieu, un groupe de protagonistes qui, lui même, va se subdiviser en deux sous-groupes d’intervenants tactiques successifs :
    a) Le premier fonctionne en grand secret sous le couvert de l’autorité officielle. Il est constitué de personnalités de la IVème République qui ont joué un rôle dans différents gouvernements. Le secret de leurs activités pro-FLN est motivé par un constat : l’opinion nationale française, dans son ensemble, est encore hostile à l’abandon de l’Algérie. Ce sous-groupe s’appuie essentiellement sur les partis de gauche. Sur le marxisme-léninisme protéiforme, avec ses différents ersatz et dérivés.
    Mais cette structure de gauche s’essouffle. Elle n’arrive à rien de concret. Elle va être concurrencée par l’autre sous-groupe, qui veut lui damer le pion sur l’échiquier des contacts, sur l’échiquier où s’élabore la défaite de la France en Algérie.
    b) Ce second sous-groupe, quant à lui, s’identifie à une structure qui se dit de droite. Elle prétend être seule capable d’obtenir un "cessez-le-feu en Algérie avant la victoire". De l’imposer aux Français, conduisant ainsi une fraction importante de nos compatriotes de droite à souscrire à l’abandon de l’Algérie par ruse, par tromperie, par envoûtement. Ces manœuvriers, conduits par le général De Gaule cette fois, fourniront à la première structure socialo-communiste l’appui décisif qui lui manque.
    L’appui d’une fraction non négligeable de la France traditionnelle. Celle qui va à la messe, qui défend l’école libre, qui parfois a chanté "Maréchal nous voilà", qui a adhéré en 1946 au MRP, plus tard au RPF, et qui ne veut plus affronter un conflit.
    La paix, la tranquillité, pour faire ses petites affaires, voilà ce qui la motive et qui la conduira à être complice, en se couvrant les yeux d’une main capitularde, de l’assassinat de la province française d’Algérie.
    4 - En quatrième lieu, c’est De Gaule.
    Comment faire naître l’évènement qui va le transformer en "torrent anti-Algérie française ?" C’est en réalité Bourguiba qui se situe à l’origine des manœuvres tragiques et sanglantes, qui déclencheront le 13 mai 1958.
    Au début de l’année 1958 Bourguiba accorde une interview publiée dans la revue des Deux Mondes. Dans cet article le "Combattant suprême" divisait les Français en deux catégories : Les Sudistes et Les Nordistes.
    D’après lui les Nordistes acceptent la mort de l’Algérie française. "Les Sudistes ne l’accepteront jamais" dit-il. Il précise : "Les Sudistes sont prêts à tout pour garder l’Algérie. Ils se préparent à un coup de force militaire." Il ajoute : "Seul, le général De Gaulle sera capable de les contrôler et de les mater. D’autant plus facilement que ce sont ces mêmes Sudistes qui feront appel à lui et qui l’installeront au pouvoir."
    Tout s’accélère tragiquement à partir du 9 mai 1958.
    Le FLN publie à grands coups médiatiques un effroyable communiqué. Est annoncée l’exécution de trois soldats français : René Decoutreix, Robert Richomme, du 23ème RI et Jacques Feuillebois du 18ème Dragon.
    Ces quatre soldats faits prisonniers lors de l’accrochage du 11 janvier 1958, ont été jugés à toute allure par un tribunal militaire FLN. Celui-ci prit grand soin d’acquitter l’un d’entre eux. Ce qui permit au FLN, le plus sérieusement du monde, de démontrer son objectivité dans le jugement de ces "criminels de guerre".
    A Alger c’est l’horreur ! La rage évolue vers la haine. Nous réclamons justice.
    Nous réclamons vengeance. Alger explose ! Alger se jette dans la rue, en masse, et demande que l’on venge nos trois soldats assassinés ! Alger veut mettre à bas un gouvernement qui passe son temps à baisser culotte devant les terroristes de l’anti-France. Et le voici ! Il est là ! Il est arrivé ce fameux 13 mai 1958 ! Avec son enthousiasme, son délire, sa connerie !
    J’y participe bien évidemment. Je pénètre avec les émeutiers dans les locaux du Gouvernement Général d’Algérie, le fameux GG. En accord avec mon camarade Ortiz , j’essaye de limiter la casse : "Occupez les lieux ! Mais ne détruisez rien !"
    Je balance quelques claques, quelques marrons. Puis, dépassé par les événements, je laisse faire. La foule est décérébrée. Ça gueule, ça chante les Africains et la Marseillaise. Et ça continue de casser.
    Je remarque tout à coup le général Allard en personne. Le commandant du Corps d’ Armée d’Alger.
    Il observe la manifestation, immobile dans l’angle d’un escalier. D’un calme hautain, sceptique, mais pas hostile. Je n’hésite pas à l’interpeller avec correction. Le chahut est tel que je suis obligé de hurler pour lui dire : "Mon général, l’armée doit mettre à la porte tous les fossoyeurs de l’Algérie française !"
    En toute sincérité, ce jour-là, le 13 mai 1958, j’ai l’impression d’avoir formulé quelque chose qui ressemble à une imprécation digne d’un CATON ! Aujourd’hui quand il m’arrive d’évoquer le souvenir de cette phrase, j’éclate de rire devant ma naïveté, mon idiotie. J’aurais dû crier : "Mon général, prenez le pouvoir, fusillez tous les traîtres et assassins présents en Algérie. Menacez le FLN d’un massacre. Faites la révolution !"
    Mais le général Allard se situait à des années-lumière de ces considérations martiales et révolutionnaires. Il me répond d’un ton pondéré et courtois : "Mon cher monsieur, si nous faisons tuer nos garçons en Algérie, c’est bien pour la garder. Mais, dites-moi, avez-vous une idée de l’origine de cette journée que nous sommes en train de vivre ? Qui se situe derrière tout ça ? C’est trop beau pour être vrai."
    Quelques heures plus tard on entend le général Massu. Celui-ci, qui n’était au courant de rien EN THEORIE, s’adresse à la foule depuis le balcon du GG : "Nous n’accepterons jamais les décisions d’un gouvernement d’abandon... Nous supplions le général De Gaulle de faire entendre sa voix.". Intervient à son tour le général en chef, Raoul Salan : "Vive l’Algérie française !"
    Et, parce que Léon Delbecque le lui souffle, il ajoute : "Vive De Gaulle !"
    La nuit est en train de tomber sur le forum d’Alger. Mon vieux camarade Sigüenza est à mes côtés. Je l’entends dire :"Nous sommes lésés... avec un B majuscule."
    Les gaullistes qui sont présents, ignorent évidemment les intentions du général De Gaulle. Quelques jours plus tard Soustelle arrive. Il veut imposer le gaullisme en Algérie. Inconscience ? Crime ? Pourquoi s’interroger ? Parce que Soustelle est parfaitement informé des projets véritables du général De Gaulle. Mon camarade et frère d’armes Serge Jourdes m’a rappelé quelque chose, il y a quelques années :
    "Quelques heures avant l’arrivée de son mari, madame Soustelle converse avec monsieur Weckel, le grand patron de l’EGA, pour lui déclarer que si les Algérois étaient informés de la teneur des propos confiés par le général De Gaulle à Soustelle sur le sort de l’Algérie, ils lui réserveraient certainement un autre accueil."
    L’opération est déclenchée.
    De Gaulle entreprend l’assassinat de l’Algérie française aux cris de : "Je vous ai compris... Des Français à part entière... Vive l’Algérie française..."
    Quand on évoque le 13 mai 1958 il faut éviter les termes de "promesses bafouées", de "parjure". C’est uniquement pour se débarrasser de l’Algérie française qu’il vient de prendre le pouvoir. Mais pour conduire sa mission à bonne fil il lui faut encore manoeuvrer. Ces cris d’encouragement étaient les seuls qu’il pouvait pousser, compte tenu de l’ambiance locale et de l’état d’esprit national.
    Bourguiba, le FLN et lui- même ont réussi cependant à contrôler le torrent Algérie française pour le transformer en rivière rampante et soumise. A Paris, dans un bureau feutré de la DST, existe un dossier. Bourré de dynamite. C’est le dossier de la collusion De Gaulle-FLN établie depuis 1956. Le dossier des contacts secrets que le général De Gaulle entretient avec les rebelles depuis cette date. Le dossier de la conjuration contre la France.
    Pour ces fonctionnaires, il est parfaitement établi que l’avènement de De Gaulle sera le résultat d’une manoeuvre montée par le FLN avec l’appui de Bourguiba.
    Manoeuvre payée tout d’abord par la mort des quatorze soldats français massacrés dans l’embuscade du 11 janvier 1958. Massacre complété trois mois plus tard par l’assassinat de Richomme, Decourtreix et Feuillebois, exécutés le 30 avril 1958.
    Ont participé à cette conjuration contre la France des personnalités en renom, Gaston Palewski, ambassadeur de France au Vatican et Olivier Guichard.
    Le grand patron de la DST n’y tient plus. Il veut intervenir et faire échouer la conjuration. Il dispose de relations privilégiées dans les milieux des services secrets français. Il fait expédier à Alger deux officiers parachutistes, anciens SAS auprès du général Massu. Ils l’informent des intentions réelles de De Gaulle. Ils lui proposent une procédure... de neutralisation définitive...
    Celui-ci ne veut rien entendre.
    C’est en toute connaissance de cause qu’il s’est soumis à De Gaulle. Il joua lui aussi la comédie de l’Algérie française. Avant d’être l’élu des Français, De Gaulle fut l’élu du FLN. C’est le FLN qui le propulsa au pouvoir, grâce à l’assassinat des trois soldats français le 30 avril 1958...  »


    Docteur Jean-Claude PEREZ

  • Une nouvelle vidéo de la QJMI atteste de la menace terroriste aux portes de l’Europe

    Le « Times » tire la sonnette d’alarme et croit savoir que la menace terroriste en Afrique du Nord se développe dangereusement et menace désormais l’Europe. Cité par « Elaph.com », le « Times » estime que le Grand désert africain s’est transformé un terrain fertile, où Al-Qaïda progresse et se renforce.

    Le « Times » s’appuie dans son analyse sur des rapports confidentiels émanant de sources diplomatiques occidentales et de Services de renseignement qui convergent vers un constat : Al-Qaïda s’est renforcée en Afrique du Nord et dans les pays du Sahel et s’emploie à s’étendre sur toute la région. Le chef des Renseignements extérieurs allemands a récemment reconnu que son pays surveillait avec inquiétude « les développements sur la rive sud de la Méditerranée. Cette situation menace la sécurité de l’Europe et favorise l’installation d’un nouveau foyer du Jihad aux portes du Vieux continent ».

    Les Occidentaux semblent cependant « sous-estimer les capacités d’Al-Qaïda au Maghreb ». Les rapports des Services évaluent seulement à « 200 le nombre des combattants de la QJMI (ex-GSPC) en Algérie », tout en reconnaissant leurs capacités à enrôler et à mener des attentats d’envergure, notamment des attaques suicides, un procédé importé d’Irak.

    Selon un observateur de la scène algérienne interrogé à Paris par MediArabe.info, les islamistes mènent l’une des plus importantes offensives médiatiques contre le pouvoir algérien, mais également contre les Européens, Français et Espagnols en tête. La QJMI multiplie les appels au Jihad, fait son apologie grâce aux discours mobilisateurs des chefs d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri, qui réitèrent leur invitation aux musulmans à « libérer l’Afrique du Nord de toute présence Croisée, et de chasser les Français et les Espagnols des terres islamiques, avant de libérer l’Andalousie ».

    Notre interlocuteur, qui suit de très près l’évolution de la scène islamiste dans le Maghreb, qui scrute les communiqués et visionne les vidéos du maquis et des attentats des dernières années, confirme l’authenticité des inquiétudes révélées par le « Times ». Mais il croit savoir que « les islamistes ont d’ores et déjà une longueur d’avance sur l’Occident et qu’il est déjà tard pour briser leur élan ». D’autant plus que la QJMI accentue sa pression et multiplie la diffusion de vidéos à travers la multitude de sites liés à la mouvance. Après « les amoureux des vierges du paradis », la QJMI vient de diffuser son dernier enregistrement réalisé en avril 2008 et mis en ligne à la fin du mois écoulé. Ce document de 45 minutes confirme l’offensive médiatique et psychologique islamiste et apporte une nouveauté : la QJMI recourt aux discours du pionnier du Jihad en Afghanistan et père spirituel de Ben Laden, le Palestinien Abdallah Azzam, mort à la fin des années 1980. Durant son militantisme en Afghanistan, Azzam rendait déjà le « Jihad obligatoire, non seulement en Afghanistan, mais partout ailleurs, y compris en Europe, pour libérer l’Andalousie ».

    Ces enregistrements favorisent le Jihad et facilitent les recrutements. La dernière vidéo présente à juste titre un camp d’entraînement des nouveaux maquisards. Ils seraient une centaine et se livrent à des exercices dignes d’une armée régulière : maniement des armes et des lance-roquettes, combat de corps, escalade et descente en rappel, assassinats ciblés... Ces entraînements physiques éprouvants alternent avec des séances d’endoctrinement qui portent sur la symbolique et l’importance du martyre. La dernière vidéo présente également un « volet social » de la vie du camp : la cuisine, la logistique, la couture, la fabrication du pain...

    Ces éléments sont d’une grande importance : ils s’adressent aux jeunes Algériens qui subissent la crise socio-économique et qui sont de plus en plus sensibles aux arguments d’Al-Qaïda qui, au passage, dénonce la corruption du régime et son alliance avec l’Occident. La dernière vidéo montre justement une poignée de main entre le président Bouteflika en et l’ancien Premier ministre israélien et actuel ministre de la Défense, Ehud Barak, en marge des obsèques du roi Hassan II, puis Bouteflika en réunion avec George Bush, « l’envahisseur de l’Irak et de l’Afghanistan »...

    Selon notre interlocuteur, l’avertissement relayé par le « Times » est tardif, bien qu’il soit indispensable.

    "Pour voir la dernière vidéo du camp d’entraînement, mise en ligne le 30 avril 2008, cliquez ici"

    Khaled Asmar  ( MediArabe.info )

  • Résister et Agir pour la défense de nos identités

    Étant allée défendre l’identité de la France française au cours des débats organisés dans le cadre du Festival du Film à Douarnenez, en Finistère (18-24 août 2007) sur le thème « colonies, portraits de colonisés… » et ayant confirmée l’indignation et les accusations que j’avais exprimées de vive voix au cours de ces journées dans une lettre ouverte « J’ACCUSE… », celle-ci a conduit le juge d’instruction Richard Foltzer du tribunal de Grande Instance de Quimper a me mettre en examen (18/04/2008) en raison de la plainte déposée pour diffamation par le journaliste Olivier Legrand Maison et les cinéastes René Vautier et Mehdi Lallaoui.

    Les débats auxquels j’avais participé dans le cadre de ces journées avaient pourtant le caractère politique que souhaitaient les organisateurs, eux au nom d’une « démarche citoyenne » de dénonciation de l’œuvre civilisatrice de la France d’outre-mer et d’outre Méditerranée, et moi, au nom du refus de l’obligatoire repentance et ce dans le cadre démocratique de la liberté d’expression d’un pays civilisé.

    Me Frédéric Pichon du barreau de Paris assurera ma défense mais je compte également sur le réseau des amitiés patriotes pour profiter de cette tribune afin de crier la vérité en disant pourquoi nous ne demandons pas pardon, fiers du rôle que nous impose notre "blanchitude".

    Claudine Dupont-Tingaud

    Présidente de Réagir

    A propos du Festival du Cinéma à Douarnenez....

    488432962.jpgJ'ACCUSE ses organisateurs, les cinéastes et conférenciers invités, de FALSIFICATION DE NOTRE HISTOIRE COLONIALE :

    car les films de René Vautier et Medhi Lallaoui, notamment, sont des films de propagande gauchiste et de « kollaboration » anti-française.

    Pour des intervenants, tel Olivier Le Cour Grandmaison ou Odile Taubler, la colonisation ne fut que « spoliation, humiliation et violence » envers les populations indigènes... Routes, écoles, hôpitaux réservés « aux blancs ».... Populations locales affamées, « condamnées au travail forcé »....Richesses locales exploitées au seul profit des colons...

    Bref : le refus sans aucune concession de ce que même les historiens ou hommes politiques les plus critiques à l'égard de notre présence outre-mer, les plus favorables aux luttes pour les « indépendances » de nos anciennes colonies ou départements, n'ont jamais contesté... Tel Ferhat Abbas, président du « Gouvernement Provisoire de la République Algérienne » (GPRA) reconnaissant que « la France n 'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a fondée ! » ou Aït Ahmed, chef historique du FLN, déplorant les conditions dans lesquelles les Européens avaient été contraints de quitter l'Algérie en 1962, et paraphrasant Talleyrand « .. Ce fut pire qu’un crime, une faute ! »

    J'ACCUSE le cinéaste René Vautier de mensonge délibéré dans ses « films culte » « 20 ans dans les Aurès » et «Afrique 50 » où, lui-même en faisant l'aveu, des images prises hors contexte sont présentées comme prises sur le vif pour rendre plus «saignante sa caméra citoyenne » et plus convaincante son idéologie manipulatrice....

    J'ACCUSE le professeur Olivier Le Cour Grandmaison de « négationnisme » - au sens primaire du terme - en niant l'œuvre positive de notre civilisation alors qu'il peut constater comme nous que des milliers de colonisés quittent chaque jour, au péril de leur vie, leur continent d'origine pour rejoindre le pays des colonisateurs.... et en refusant de se souvenir que dans un article récent, un responsable politique de Centre-Afrique lui rappelait que les Gaulois avaient, eux aussi, étaient colonisés... par les Romains, et que nous n'en demandions pas compte... aux Italiens !

    J'ACCUSE le cinéaste Mehdi Lallaoui de vouloir, en nous imposant la « tyrannie de la repentance » instiller en nous la haine de notre Histoire commune, alors qu'il sait fort bien que la conquête de l'Algérie en 1830 a libéré les populations d'Afrique du Nord du joug des Barbaresques de l'Empire Ottoman !... Et que ce sont massacres, tortures, viols exercés contre la population algérienne, toutes religions confondues, par un FLN fanatisé et un De Gaulle impatient de l'abandonner, qui a condamnée l'Algérie, privée des hommes qui en faisaient la richesse, à vivre la misère qu'elle connaît aujourd'hui.

    J'ACCUSE enfin les organisateurs de cette mascarade partisane financée par des fonds publics de ne m'avoir consenti qu'une brève contradiction aux thèses racistes anti-françaises, et de perpétrer ainsi, en n'ouvrant porte, micros et écrans qu'à une version hémiplégique de notre Histoire, un véritable génocide culturel au seul bénéfice des néo-colonialistes « humanitaires ».

     

  • A lire d'urgence ! Oran 5 Juillet 62

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    http://www.oranhlmcitedesjardins.com/jfpaya/1cinjuilletoran.htm

  • Kabylie : l’invasion islamiste en marche

    1750045209.jpgLe projet d’islamisation totale de la Kabylie - et de Tamazgha de manière générale - est loin d’être achevé !

    Aucun village de Kabylie ne doit échapper à ce plan de "mosquéisation"... L’islamisation forcée et/ou pernicieuse passe d’abord, et surtout, par là !
    C’est le sort que certains "délinquants" veulent réserver à ce paisible village de Basse Kabylie : At Mqeddem. Un village qui a vu environ deux tiers de ses enfants l’"abandonner". Disons qu’ils se sont exilés pour diverses raisons.
    Alors que tout se passait relativement bien dans ce village jusqu’à ce que, il y a trois ans, des personnes originaires du village mais qui l’ont quitté depuis très longtemps (ils se sont installés à Alger à Bgayet ou encore à Akbou) ont eu l’idée de construire une mosquée dans le village. Une mosquée surdimensionnée par rapport à un village qui ne compte pas plus de trois cent habitants. Au passage, notons que ce village dispose d’un endroit qui fait office de salle de prière. Le même endroit sert aux réunions du village ainsi qu’à certaines fêtes traditionnelles. L’endroit jonche le mausolée de l’ancêtre du village. Pour les quelques personnes qui fréquentent de façon irrégulière ce lieu de culte, l’espace est largement suffisant, un espace qui répond très largement à la demande locale en matière de pratique cultuelle. Alors que ces individus, coupés du village et insoucieux de ses intérêts élémentaires, tiennent à imposer une mosquée au village, d’autres villageois qui y habitent et qui y sont très liés, ne trouvent aucun intérêt à ce projet inutile. Les opposants à ce projet de construction de mosquée ont alors pu bloquer le projet qui n’a pas pu se concrétiser malgré toutes les tentatives d’intimidation exercées par un groupe d’individus qui agissent pour des intérêts occultes. Les mêmes individus ont aussi tenté de corrompre certains villageois pour leur faire changer d’avis.