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  • « NICOLAS ET LE MAQUIS » par Jean-Marc DESANTI

     

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    C dans l’air comme on dit. La France malade de son monarque se découvre un réseau «Vercors», «Réunissant – Magistrats, Officiers d’active, hauts fonctionnaires, militants et syndicalistes – le Réseau opérationnel «VERCORS» s’inscrit dans la vieille tradition française – celle des comités de Salut public, des Comités insurrectionnels et des Comités de grèves générales – »

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-vercors-cnr/104120/

    Bien, mais là, rien de surprenant. Il existe déjà le Comité Valmy, l’Arc Républicain de Progrès, ainsi que la réactualisation du CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE … Il semble cependant qu’un pas de plus est franchi vers l’affrontement «musclé» entre le peuple qui souffre et ses souverains.

    Jusqu’où cela ira-t-il ?

    Qui pensait en 1789 que les têtes du roi et de la reine tomberaient ?

    Qui prévoyait en 1917 le crime atroce de la famille impériale russe à Iekaterinbourg ?

    Celui qui, à cette heure, nourrirait une pulsion quelconque de massacre concernant Nicolas, Carla, François ou les autres n’aurait sa place que dans un asile d’aliénés.

    Chacun sait que les braves gens veulent parler, espèrent que «là-haut» on les entendra et ne souhaitent jamais, a priori, occire, voler, violer ou piller. Ils veulent que le président «aille au peuple» sans gardes du corps et sans médias parasites collés à lui. Ils souhaitent parler «d’homme à homme» pour vérifier si ce président peut proposer comme espoir autre chose que le pire de l’Amérique : quelque chose entre le Brésil, la Colombie et Harlem mâtiné de Miami.

    Il veulent vraiment savoir si celui-ci ne s’étonne pas des riches vivant de plus en plus reclus, à l’abri «des classes dangereuses» derrière leurs alarmes, leur codes confidentiels, leurs caméras de surveillance pendant que dans nos cités dortoirs de terreur et d’extermination les dents des gosses se pourrissent, les peaux se rident à 25 ans, les caves font peur et les murs sentent l’urine.

    Il suffirait donc de parvenir au pouvoir ? D’être un parvenu ? C’est là une parade mortelle pour la nation que d’avoir seulement pour chef un portrait dans les mairies et de se contenter de jouer les statues du Commandeur.

    Que reste-t-il de Chirac ? Un gars un peu voyou mais sympa ?

    Que restera-t-il de Nicolas Sarkozy ? Une parole de derviche à la place du glaive indispensable ? Les mots de Guaino pour guérir la détresse du petit peuple ? Rien ou la volonté de vider la France de sa substance et le génie de gérer ce vide.

    Pourtant, le président semblait avoir chaussé les bottes de l’homme du 18 juin. Mais voilà notre drame politique : il se déplace avec les bottines à talonnettes d’un chanteur à minettes. Nous nous sommes assoupis sous la protection du grand Charles mais nous nous éveillons bercés par les rengaines d’un petit « Cloclo ».

    Mais que diable ! Que nous importe sa taille ou sa rhétorique ! Nous voulons un patriote !

    Allende avec son ventre rond, sa démarche de gauche cassoulet, sa dégaine de pas de couilles mains moites, a su tenir une arme dans la Moneda et défendre l’indépendance de son pays au prix de sa vie !

    C’est l’odeur de la poudre aussi que Bonaparte sentit à Arcole et non pas la douce brise d’une croisière pour pré-retraités à Rolex.

    Je suis français et comme mes compatriotes je ne suis pas irrespectueux et chahuteur par «nature». En des temps affreux nos anciens suivirent un gars mal fagoté, tout petit, tout vieux mais les deux bottes dans la boue : Clemenceau.

    Il est presque minuit dans ce siècle nouveau mais il n’est pas encore trop tard pour détourner la barbarie «qui est entrée dans Paris». A l’Horloge de l’Histoire, le président peut encore marquer son temps.

    C’est la guerre nous dit-on. A l’intérieur et à l’extérieur. Alors qu’il agisse en guerrier !

    Qu’il partage le vin rouge chaud sur les piquets de grève avec les ouvriers épuisés, délocalisés, désespérés.

    Qu’il mobilise chaque citoyen au service du peuple dans l’armée du peuple à la campagne comme à la ville.

    Qu’il ne transige plus avec la laïcité et qu’il écrase toutes velléités communautaristes.

    Qu’il engage le processus de sortie de l’euro, de taxation des profits spéculatifs, de la suppression du bouclier fiscal.

    Qu’il installe un pôle judiciaire de 300 magistrats pour réduire la corruption et la prévarication dans les sphères de l’État, seule condition crédible pour écraser les trafiquants des cités.

    Qu’il ordonne de quitter l’OTAN.

    Qu’il exige de nos armées de se déployer dans l’unique souci de la défense de nos intérêts stratégiques.

    Qu’il demande à notre diplomatie de se situer dans l’axe Caracas-Paris-Berlin-Moscou.

    Bref qu’il soit enfin le digne fils de la Commune et des partisans des Glières qu’il affectionne tant.


    Il le peut. Il en a l’énergie et l’intelligence.

    Nous verrons alors notre peuple, son peuple à ses côtés.

    Sinon selon l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

    Puissent les dieux le protéger alors, car personne ne pourra maîtriser le courroux impitoyable et sacré de la Patrie.

    Jean-Marc DESANTI

    PHOTO : ALLENDE dans le Palais de la Moneda

    http://www.politique-actu.com/actualite/politique-resistance/104911/

    http://www.ripostelaique.com/Que-reste-t-il-de-Nicolas-Sarkozy.html

  • Les civicos sonnent la charge contre Morales

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    En Bolivie, la sécession des riches, en réaction à l'élection de l'Amérindien Evo Morales à la présidence en 2006, a franchi un seuil périlleux à Santa Cruz avec une violente insurrection contre le gouvernement central mardi.

    «Les milices de droite appelées civicos ont attaqué, saccagé, pillé et brûlé les bureaux des ministères de la Réforme agraire et des Impôts, de la compagnie nationale de téléphone, et de la télévision d'État», a dit Richard Simard, chargé de programmes à Développement et Paix.

    Assiégé dans son hôtel de la ville où La Presse l'a joint hier, il a confié que ses partenaires boliviens, qui oeuvrent auprès des pauvres, lient ces événements à une «stratégie de rupture» pour faire reculer le gouvernement ou faire basculer le pays dans la guerre civile.

    Yvan Canelas, porte-parole du gouvernement, a accusé les préfets des cinq provinces riches opposés au président Morales, de «chercher la guerre civile» au moyen d'«un affrontement avec les militaires et la police».

    Pas d'état de siège

    Les ministres de l'Intérieur, Alfredo Rada, et de la Défense, Walker San Miguel, ont dénoncé le début d'un «coup d'État civil» de la part de ces préfets et exécuté par des groupes «fascistes».

    Mais conformément à la volonté du président Morales de régler les différends par le dialogue démocratique, les deux ministres ont écarté tout recours à l'état de siège et à l'armée dans le pays andin d'un million de kilomètres carrés.

    «Armés de bâtons et de barres de fer, les civicos ont aussi détruit et pillé une radio officielle et les locaux d'une grande ONG, le CEJIS, qui a fourni plusieurs ministres au gouvernement Morales», a dit Richard Simard.

    «Les milices cherchent l'affrontement à tout prix. Elles veulent des martyrs. Pour éviter cela, les forces de l'ordre, des policiers militaires, se sont retranchées dans leurs casernes, laissant libre cours aux pilleurs», a-t-il ajouté.

    Les violences ont éclaté dans la troisième semaine d'une campagne dans les provinces de Santa Cruz, Tarija, Beni, Pando et Chuquicaca pour l'autonomie, le transfert de l'impôt sur les hydrocarbures, et le rejet d'une nouvelle Constitution qu'elles jugent «étatiste et indigéniste».

    L'Église discréditée

    Des barrages ont été érigés dans toutes ces provinces. Les civicos tentent de bloquer les frontières avec le Brésil, l'Argentine et le Paraguay. Ils ont coupé hier en partie l'approvisionnement de gaz naturel vers l'Argentine et le Brésil. Trois blessés au moins sont signalés à Santa Cruz et Tarija, tous des policiers.

    Dans une lettre au président Morales, Branko Marinkovic, riche homme d'affaires et président duComité civique de Santa Cruz, a qualifié ce mouvement de «manifestation pacifique de citoyens».

    Arrivé plus tard à La Paz après avoir franchi un barrage sur la route de l'aéroport, Simard a dit à La Presse que «les partisans de Morales tentent d'encercler Santa Cruz», ajoutant qu' «un heurt entre les deux groupes peut vite dégénérer».

    «L'Église catholique a offert sa médiation, mais elle est avec les autonomistes, ce qui l'a discréditée aux yeux du gouvernement», a-t-il souligné. Invoquant la liberté du culte, Morales l'a accusée d'agir «comme sous l'Inquisition».

    Les 10 millions de Boliviens sont à 55% au moins amérindiens, avec 15% de Blancs et 30% de Métis. Ces deux groupes, qui ont dominé le pays conquis par l'Espagne en 1524, sont concentrés dans les cinq provinces rebelles, où ils font la vie dure aux autochtones.

    Ambassadeur non grata
    Le président Evo Morales a décrété hier persona non grata l'ambassadeur des États-Unis en Bolivie, Philip Goldberg, qu'il a accusé d'alimenter la division et le séparatisme en Bolivie. Un porte-parole du secrétariat d'État américain, Gordon Duguid, a qualifié d'«infondées» ces accusations.

    Avec AFP, AP, Reuters, BBC, VOA, Prensa Latina, IPS

    Jooneed Khan La Presse


    Après Morales, Chavez explulse l'ambassadeur des Etats-Unis