07.11.2009
On en demande toujours plus aux juifs

«Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire.» Bouddha
Février 1944 l’affiche rouge et le poème d’Aragon :
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
RAYMAN, BOCZOV ,GRZYWACZ, ELEK, WAJBROT, WITCHITZ, FINGERWEIG …
A paris en 1944, l’armée du crime était une part de la dignité de la France.
On en demande toujours plus aux juifs … et il le faut. Toujours et encore plus jusqu’à la limite de l’insoutenable car le Judaïsme polymorphe est une corde tendue entre l’aveugle et le voyant : L’Homme vivant, l’Homme debout, celui qui doute, celui qui ne fait d’aucune croyance un article de foi fanatique quel que soit le respect dont cette croyance est auréolée.
Claude Lévy écrivait dans Information juive : « Des historiens se disent abusivement « révisionnistes » alors qu’il apparaît beaucoup plus judicieux de les désigner du vocabulaire de « négationnistes » .».
Vaine querelle de mots ?
Voulons-nous ignorer l’importance vitale du sens ?
J.Trier ( Structures sémantiques et conceptives du monde ) démontre que par leur sens donné, les mots constituent un ensemble structuré à l’intérieur duquel chacun est sous la dépendance des autres. Ils sont donc un champ linguistique recouvrant le champ conceptuel et exprimant une vision du monde dialectiquement cohérente.
Par exemple si un historien se dit « révisionniste », il vise à préparer son interlocuteur à embrasser son opinion avec la déférence et le respect que la recherche historique a attaché à ce mot.
Le théoricien du Révisionnisme est Édouard Bernstein qui formula à la fin du XIX° siècle la remise en cause des fondements théoriques du marxisme. Puis, après lui, Kautsky, Bauer, Browder…
Puis très vite, les mots révisionniste et révisionnisme désignèrent tous ceux qui préconisent la révision d’une doctrine, d’une croyance, d’une vérité dogmatiquement fixée et érigée en tabou.
Ainsi les partisans du capitaine Dreyfus, les historiens qui avant l’aveu d’Eltsine affirmaient que les massacres de Katyn étaient des crimes soviétiques, ceux qui veulent réviser les procès de Jeanne d’Arc, de Gilles de Rais, de Franco, de JFK …
LIRE LA SUITE : http://jssnews.com/2009/11/03/on-en-demande-toujours-plus...
11:11 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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31.05.2009
LES PALESTINIENS SONT VICTIMES D’UNE INJUSTICE INACCEPTABLE…
Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie. Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s'en débarrasser.
Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique. Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse.
Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie.
Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France (ni de Mbala Mbala dit Dieudonné).
La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de Guinéens par les Antillais.
Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu. Israël, 20.000 km2, 7,5 millions d’habitants, dont 5,5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui. Ne leur demandez pas ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce "faux" antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort. Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste.
Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances.
Pierre Jourde, romancier ("Paradis noir" sortira chez Gallimard en février), essayiste ("Littérature monstre" vient de paraître) critique littéraire ("La littérature sans estomac") et professeur à l'université de Grenoble III.
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21.04.2009
Télévision du Hamas : Si Allah veut, les Juifs seront exterminés jusqu´au dernier
Sermon du vendredi sur la télévision du Hamas : Si Allah le veut, les Juifs seront exterminés jusqu´au dernier
Ci-dessous des extraits d´un sermon du vendredi du Hamas, diffusé sur la télévision Al-Aqsa, le 3 avril 2009 :
Voir les extraits-vidéo sous-titrés en anglais surMEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2080.htm.
Voir la page web de MEMRI TV consacrée à la télévision Al-Aqsa : http://www.memritv.org/content/en/tv_channel_indiv.htm?id...
"Nous, musulmans, connaissons la nature des Juifs, parce que le Coran nous en a informés"
Prédicateur : "Qui c´est qui dirige aujourd´hui le monde contre l´islam et son peuple ? Qui c´est qui mène la campagne violente et sauvage contre l´islam et son peuple ? La réponse est claire comme le jour : c´est la nation des Juifs. Ce sont les Juifs qui mènent aujourd´hui la violente campagne contre les musulmans. (…)
Nous, musulmans, connaissons la nature des Juifs, parce que le Coran nous en a informés, et parce que la pure Sunna du Prophète Mahomet a consacré beaucoup de place pour informer les musulmans de la vérité sur les Juifs et leur animosité à l´égard de l´islam et de son Prophète. (…)"
"Dans le Protocole des Sages de Sion, les Juifs énoncent leur plan visant à assiéger le monde entier, par voie terrestre, aérienne et maritime, par l´idéologie, l´économie et les médias"
"Leur célèbre livre, dont les plus raisonnables d´entre eux nient l´existence, Le Protocole des Sages de Sion, comme on l´appelle, et que nous appelons le ´Protocole des Idiots de Sion´… Dans ce livre, les Juifs énoncent leur plan visant à assiéger le monde entier, par voie terrestre, aérienne et maritime, par l´idéologie, l´économie et les médias, comme on le voit aujourd´hui, mes frères en la nation du Prophète Mahomet. Les Juifs tissent aujourd´hui leurs toiles d´araignées afin d´encercler notre nation comme un bracelet enserre un poignet, afin de répandre la corruption partout dans le monde."
"Si Allah veut, le moment viendra où leur propriété sera détruite et leurs fils annihilés, jusqu´à ce que pas un seul Juif ne demeure sur la surface de la terre."
"Si Allah veut, le moment viendra où leur propriété sera détruite et leurs fils annihilés, jusqu´à ce que pas un seul Juif ne demeure sur la surface de la terre. (…)"
"Les chiots, comme les chiens, aboient et mordent, et tous deux sont impurs. Et cela est vrai des Juifs."
"Il était une fois un chien qui effrayait tout le voisinage avec ses aboiements. Ce chien engendra un chiot plus mauvais encore que son père. Les Juifs sont toujours les mêmes, mes frères. Les chiots, comme les chiens, aboient et mordent, et tous deux sont impurs. Et cela est vrai des Juifs."
Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site
Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.
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27.03.2009
Qui Perd Gagne !

Ainsi en va-t-il du hamas. Apres des années de bombardements de notre population civile dans le sud du pays, après avoir supporté pendant des années des centaines et des milliers de roquettes, fusées, obus et mines, après avoir accepté de voir notre dignité nationale, notre honneur et la vie de nos citoyens bafoués, Tsahal avait enfin reçu le feu vert pour attaquer l'ennemi arabe à Gaza. Démarrée trop tard, terminée trop tôt, la campagne "Plomb durci" s'est soldée par une victoire de Tsahal. Les adeptes du Hamas se sont terrés dans leurs trous d'où l'armée juive les a délogés. Ils ont utilisé la population "civile", leurs femmes et enfants, leurs vieillards et invalides comme boucliers mais il l reste évident que pour le monde civilisé occidental, le "criminel de guerre" est celui qui tire pour défendre sa vie et non l'arabe qui se cache derrière un enfant, dans un hôpital ou dans une école. Le responsable restera toujours le Juif et il suffit de le savoir pour ne pas s'émouvoir des réactions onusiennes ou de celles du quai d'Orsay. Depuis le nouveau retrait de Tsahal, les Kassam continuent à pleuvoir et le Hamas pose ses conditions pour un cessez le feu ou pour relâcher Guilad Shalit. Le gouvernement de l'échec continue à discuter par égyptiens interposés, à livrer des milliers de tonnes de nourriture, médicaments et produits divers dans la bande de Gaza et à donner l'impression que le perdant de la guerre a gagné. L'imaginaire arabe se repaît des déclarations belliqueuses et triomphalistes des terroristes du Hamas et le monde entier, y compris nos medias, espère saluer le gouvernement d'union nationale, Fatah Hamas, en voie de constitution. Cela donnera l'alibi nécessaire pour l'Union européenne et le Département d'Etat de discuter avec les chefs du Hamas, les maîtres de Damas et les antisémites nazis de Téhéran.
En Israël, même, on applique ces règles du jeu. Le peuple d'Israël a voté et exprimé son soutien au camp national sans aucune équivoque possible. Pourtant, le premier ministre pressenti continue à négocier avec ceux que le peuple a rejeté dans l'opposition. L'homme qui porte lourdement une part essentielle de la responsabilité de la conclusion hâtive de la guerre et de la non éradication totale du Hamas, peut être demain maintenu à son poste de ministre de la défense. Nulle analyse honnête ne peut prétendre que c'est "ce que veut le peuple" ou que le scrutin électoral va dans ce sens.
Seuls nos medias s'en réjouiront. Leur rôle négatif dans l'affaire Shalit, la répétition incessante des déclarations selon lesquelles nous devons payer "un prix lourd", (il ne leur viendrait pas à l'idée que ce sont les arabes qui doivent payer et pâtir de cette prise d'otage et de ce traitement aussi long qu'inhumain), leur couverture des manifestations en Israël qui ont donné l'impression au Hamas que nous étions prêts à tout, leur rôle défaitiste dans le traitement de l'information, ne peut que prolonger cette règle stupide qui semble diriger notre comportement. Il est temps de décréter que qui perd paie et que "qui gagne, gagne".
Alors nous saurons comment traiter le Hamas et ses alliés de Ramallah, comment pousser à la constitution d'un gouvernement conforme aux souhaits des électeurs juifs et sionistes de ce pays, comment libérer notre soldat à quelques dizaines de mètres de nos positions.
Jabotinsky nous enseignait qu'un propriétaire doit savoir se comporter comme tel et défendre ses droits. Un vainqueur doit savoir assumer avec fierté sa victoire et ne pas s'excuser d'avoir gagné.
Jacques Kupfer
23:18 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.03.2009
LA RAFLE D'AULNAY... FROID DANS LE DOS
Certains ont sûrement déjà vu cette vidéo. Un groupe de militants d'Europalestine, une cinquantaine de personnes qui viennent vider un Carrefour de ses produits "israéliens". "Boycott Israël" c'est le combat de ce mouvement désespérant de bêtise.C'est pas le Vel d"Hiv, c'est la rafle d'Aulnay.
Oui, c'est bien elle la France de mon enfance, qui permet en toute impunité un tel acte de se dérouler en plein jour (sans la moindre contestation autour de personne d'ailleurs). Dur à avaler. Quelques minutes de vidéo qui donnent froid dans le dos. 5 minutes d'antisémitisme primaire tout simplement et de revendications qui n'ont aucun sens.
Doit-on être désespéré ou bien lutter et répondre à tant d'ignares' Les produits Israéliens sont fabriqués dans leur ensemble à l'intérieur des frontières, par des israéliens.Les tomates ou fleurs qui proviennent de Gaza, qui faut-il le rappeler n'est plus occupé depuis 5 ans, permettent à des familles palestiniennes de survivre, de nourrir des familles et de conserver l'espoir d'une collaboration par le travail avec Israël.Il s'agit de paysans palestiniens qui, malgré le conflit, continuent de vendre leurs matières premières à Israël.
Bien tristes images; non ce n'est pas un cauchemar ...
Alain Eskenazi
VOIR LA VIDEO : http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=3908
18:52 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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16.03.2009
DEUX PAS EN ARRIERE…

L’équipe Olmert-Livni-Barak a réussi à partir de leurs bureaux à anéantir les résultats obtenus sur le terrain par Tsahal lors de l’opération "Plomb durci". Les Kassam et Grad continuent de pleuvoir sur le Néguev et seuls les miracles quotidiens préservent nos enfants dans les écoles d’Ashkelon atteintes par les missiles arabes. Le Hamas continue à prétendre avoir gagné la guerre. C’est à croire que l’opération militaire n’était pas destinée à éliminer les terroristes mais à rajouter quelques mandats législatifs à une équipe en faillite.
Il semblerait que la gauche israélienne a fini par faire sienne la proposition défaitiste qui considère qu’il n’y aurait pas de solution militaire. Le fait d’avoir déclenché l’attaque de Gaza trop tard et de l’avoir terminé trop tôt sans obtenir la fin du Hamas et la reddition sans condition des terroristes éventuellement encore en vie, affaiblit l’Etat hébreu. Notre faiblesse et nos propres compromissions laissent supposer aux puissances "amies" qu’il est indispensable de céder aux revendications arabes.
Une Extorsion de fonds
Si Madame Livni estime qu’il est indispensable de créer un deuxième état "palestinien" sur ce qui reste d’Erets Israël entre des mains juives, pourquoi s’étonner que Madame Clinton estime cette création "inévitable" ? Si l’exemple de la destruction du Gouch Katif n’a pas suffi à la gauche israélienne pour comprendre que, en cas de retrait de Judée-Samarie, ce sera à partir de là que seront lancés les missiles perfectionnés contre toutes les villes côtières et contre Jérusalem, pourquoi s’étonner des pressions européennes et américaines ?
Si la néfaste équipe gouvernementale a accepté d’envisager un retrait du Golan, pourquoi s’étonner que le président Obama désire renouer avec Damas sans considérer les dangers de prolifération nucléaire dont la Syrie est reconnue coupable ? Si la seule réaction aux agressions arabes est le bombardement de quelques tunnels vides sur les centaines en exercice, pourquoi s’étonner que les pays donateurs offrent au Hamas plus de quatre milliards de dollars pour "reconstruire" ce qu’Israël sera appelé dans un proche avenir à détruire à nouveau ?
Et quid des maisons détruites à Ashkelon et Sderot ? Et quid de Guilad Shalit ? Et quid des fusées quotidiennes qui pleuvent sur Israël ? Les 75 pays donateurs n’en ont cure car le principal est de répondre favorablement à l’extorsion de fonds organisée par Abbas et Hanyeh !
C’est le Sharm avec cheque !
Le responsable de cette situation hostile réside dans cette gauche israélienne qui cultive la haine de soi, les complexes et le sentiment de culpabilité. Et il semblerait que ce soit contagieux au point de contaminer la droite.
C’est notre presse et nos politiciens qui ont décrété que des futurs ministres israéliens représentent "l’extrême droite" alors qu’il s’agit de recentrage. Il est extraordinaire de voir que le parti Kadima qui prône le retrait et l’expulsion des juifs de Judée Samarie, la création d’un état terroriste à quelques kilomètres de Natanya, de Kvar Saba et de Herzlya soit qualifié par nos medias de "centriste" ! Dans ces conditions effectivement tout le bloc national devient d’extrême droite !
Le résultat de Munich : la Guerre
La politique de concessions et d’apaisement des arabes et de l’islam le plus meurtrier sont pratiqués par ces chefs d’Etat qui pensent régler leur propres problèmes en sacrifiant Israël. Tout comme les Chamberlain et Daladier ont cru acheter la paix et l’apaisement d’Hitler en dépeçant la Tchécoslovaquie. Ce n’est pas en créant au détriment de l’Etat juif une énième dictature arabe que M. Sarkozy réglera les problèmes de la Seine Saint Denis. Le résultat de Munich fut la seconde guerre mondiale car les Tchèques avaient été forcés d’accepter leur propre sacrifice.
Nous nous orientons sur ce même chemin. Il n’est que temps de parler d’une vois ferme et puissante pour expliquer au monde que nous sommes, une fois de plus aux avants postes de la lutte contre la barbarie et l’obscurantisme. Nous formons le barrage que l’union européenne et les USA d’Obama tentent de démanteler.
Il est indispensable de réveiller les consciences intelligentes en Occident car après nous, ce sera sur eux que déferlera (et que déferle déjà) l’Islam de la "guerre sainte".et que Israël n’a aucune intention de se suicider.
Nous attendons encore l’intervention d’un dirigeant juif qui alerte le monde, sorte le peuple juif de son anesthésie et mobilise nos amis dans un combat pour la pérennité de nos civilisations contre l’obscurantisme des ennemis de la liberté et de la démocratie.
Faisons un pas en avant. Avec confiance dans le destin d’Israël et dans notre Gardien, le courage finira par payer et s’il ne nous amènera pas plus l’amour des peuples qu’aujourd’hui, il amènera au moins le respect et l’admiration.
18:17 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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13.03.2009
«Israël n'est pas le peuple juif»
Jacques Attali, né en 1943, à Alger, est économiste et écrivain. Ancien conseiller de François Mitterrand puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il dirige actuellement PlaNet Finance qui s’occupe du microcrédit
L'écrivain français vient de publier le «Dictionnaire amoureux du judaïsme». Rencontre.
Laszlo Molnar - le 10 mars 2009
Le Matin
Votre nouveau livre porte le titre de «Dictionnaire amoureux du judaïsme», pensez-vous que le conflit israélo-palestinien empêche actuellement d'être amoureux du peuple juif?
Ça n'a absolument aucun rapport. C'est étrange que vous posiez cette question. C'est un conflit territorial entre deux nations. Ça n'a aucun rapport avec le judaïsme qui existe depuis 3000 ans et qui continuera à exister quoi qu'il arrive à Israël.
Pourtant depuis l'invasion du Liban par Israël, les gens ont tendance à lier le peuple juif et Israël...
Mais les gens c'est qui ? C'est vous ? Le peuple juif a une histoire planétaire et millénaire qui n'a rien à voir avec l'Etat d'Israël.
Mais beaucoup d'Européens...
Vous êtes peut-être entouré de gens qui font la confusion. L'Etat moderne d'Israël n'a rien à voir avec l'identité juive.
Les gens font donc la différence...
Encore une fois, les gens je ne sais pas qui c'est. Mais je pense que oui, ils font la différence.
Vous croyez que les écoles ont enseigné cette différence ?
L'enseignement catholique n'a pas insisté sur la judaïté de Jésus. Je préciserais que certains chrétiens minoritaires et certains musulmans minoritaires n'aiment pas rappeler que leur religion a des racines juives. Ils préféreraient qu'il n'y ait personne avant eux. On peut les comprendre: il n'est pas aisé d'avoir quelqu'un avant soi. Pour ces personnes, la religion commence avec eux et pas avant eux. Dans ces religions, on reconnaît cependant la paternité du judaïsme.
L'intolérance actuelle n'est donc pas liée au conflit israélo-arabe?
L'antisémitisme précède l'existence de l'Etat d'Israël. La Shoah a eu lieu avant la création de l'Etat d'Israël.
Ces dernières années, on a considéré la France comme un pays antisémite...
C'est complètement faux. La France n'a jamais été un pays antisémite. C'était une tentative de certains Israéliens et de certains Américains. Je sais que même des personnes de la communauté juive de France l'ont dit, mais c'est absurde.
Dans quel but?
Quelques responsables israéliens auraient souhaité que les juifs français immigrent vers Israël. D'autres cherchaient à brouiller les relations franco-américaines. Mais c'était complètement absurde.
Destinez-vous votre livre à un large public, ou seulement aux intellectuels?
Il a été publié il y a un mois, et, selon les critiques, il devrait intéresser un large public. C'est ce que je souhaite. Je cherche avec ce livre à reparler des fondements du monothéisme que partagent le judaïsme, le catholicisme et l'islam.
«Dictionnaire amoureux du judaïsme», par Jacques Attali, aux éditions plon/fayard
© Jacques Attali et Le Matin, de Lausanne
Il est atterrant d'entendre un tel concentré de lieux communs, aussi simplistes et agressifs que controuvés, de la bouche de ce grand bourgeois juif, pour qui il n'est bon bec que de Paris et de la France, et non de Jérusalem et d'Israël. Habitué à parler et à s'écouter parler, Attali use d'un ton protecteur, non dénué de brutalité. Il interrompt son intervieweur avec une houtzpah toute israélienne, insolite chez cet israélophobe impénitent. Impossible de commenter chaque contrevérité, chaque insulte, émises d'un ton d'autant plus sûr de soi, que sa Seigneurie ne se gêne pas pour vous faire comprendre qu'à part lui, rares sont les génies capables de réaliser que "l'Etat moderne d'Israël n'a rien à voir avec l'identité juive". Qu'Attali n'en pince pas pour l'Etat juif, c'est visible, et c'est son droit; mais qu'il s'évertue à en dégoûter les autres, c'est de l'hubris et du mauvais goût. A défaut de le faire avec "quatre grains d'ellébore" [*], je lui conseille de se purger avec la magnifique définition de l'ex-rédacteur en chef du "Monde", Luc Rosenzweig, qui parle d'Israël comme d'«un problème qui tarabuste nos éditorialistes hexagonaux depuis toujours : celui de la complexité d’une religion-peuple où même les juifs athées sont persuadés de la nécessité et de la légitimité d’un Etat juif». Môssieu Attali ferait bien d'en prendre de la graine. (Menahem Macina).
[*] Cf. Jean de La Fontaine, Le lièvre et la tortue. [**] Voir, sur le site Causeur, "Shlomo de Paname"
19:15 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07.02.2009
Guerre froide au Moyen-Orient
1ère partie : la Guerre de Gaza
Introduction
La Guerre de Gaza de 2009 a été qualifiée par les médias de conflit militaire opposant Israël et le Hamas. Cette guerre toutefois, à l´instar de la guerre du Liban de 2006 et d´autres événements militaires et politiques intervenus pendant les trois dernières décennies au Moyen-Orient, ont un dénominateur commun : ils découlent tous du conflit qui oppose l´Iran révolutionnaire et le Royaume d´Arabie saoudite et les camps respectifs de chacun. Là se trouve la clé d´une bonne compréhension du Moyen-Orient du 21ème siècle.
Ce conflit irano-saoudien, dont les différents volets géostratégique, religieux, ethnique et économique affectent le Moyen-Orient depuis trente ans, a débuté avec la Révolution islamique d´Iran, sous l´ayatollah Ruhollah Khomeiny. Depuis, il y a eu des périodes d´accalmie (notamment sous la présidence du président iranien Mohammed Khatami), mais ce conflit s´est enflammé avec l´arrivée au pouvoir du président Mahmoud Ahmadinejad. Il s´est dernièrement muté en véritable guerre froide, comme le reflète l´émergence de deux blocs distincts au Moyen-Orient : l´axe iranien (qui comprend l´Iran, la Syrie, le Qatar, le Hezbollah et le Hamas) et le camp égypto-saoudien, auquel s´identifie la plupart des autres pays arabes.
Ce chiisme et cette guerre froide ont un impact majeur au niveau national, régional et international, limitant considérablement la marge de manoeuvre diplomatique dans le règlement des conflits inter-palestinien, arabe-israélien et face au problème de la nucléarisation de l´Iran.
La Guerre de Gaza : chronologie des événements
La Guerre de Gaza a éclaté le 27 décembre 2008, après que le dirigeant du Hamas Khaled Mechaal eut refusé – apparemment sur les ordres du ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki (1) – de participer aux pourparlers pour un accord inter-palestinien négocié par l´intermédiaire du Caire. Au lieu de quoi, il a annoncé de Damas que la Tahdia (période de calme) avec Israël avait pris fin et ne serait pas renouvelée, tandis que ses hommes lançaient des dizaines de roquettes sur le sud d´Israël.
Dès le déclenchement des hostilités, la Syrie et le Qatar se sont efforcés de réunir un sommet d´urgence de la Ligue arabe pour venir en aide au Hamas. Cette initiative a été bloquée par l´Egypte et l´Arabie saoudite lors de la réunion au Caire du 31 décembre 2008 des ministres arabes des Affaires étrangères, où il a été décidé de limiter l´activité diplomatique aux efforts visant à faire cesser les hostilités. Selon des rapports, le président égyptien Hosni Moubarak aurait déclaré lors d´un entretien à huis clos avec les ministres européens des Affaires étrangères que "le Hamas ne doit pas sortir gagnant des affrontements". (2)
Le Qatar et la Syrie ont toutefois persévéré dans leur voie, avec le sommet d´urgence du 16 janvier 2009, auquel pouvaient assister tous ceux qui le souhaitaient. A ce stade, une campagne visant à faire pression sur les autres pays arabes fut lancée des deux côtés, l´Iran, la Syrie et le Qatar les invitant à participant au sommet, l´Arabie saoudite et l´Egypte à ne pas y assister.
Cette confrontation s´est terminée par la victoire du camp égypto-saoudien, vu que le sommet, tenu à Doha, a eu lieu en l´absence du quorum nécessaire. (3) A la consternation de certains pays arabes, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad était invité en tant qu´observateur. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan était aussi présent et y a manifesté son soutien total pour le Hamas. (4)
Pour consolider sa victoire politique, le camp égypto-saoudien a cherché le soutien international en convoquant tous les dirigeants européens à un week-end spécial à Charm el-Cheikh, le dimanche 18 janvier 2009. Les dirigeants européens ont tous participé au sommet, manifestant par là leur soutien au camp égypto-saoudien.
Le jour suivant (19 janvier), une conférence économique se tenait au Koweït et était partiellement consacrée à la Guerre de Gaza. Cette conférence, à laquelle ont assisté tous les dirigeants arabes, a révélé la prédominance du camp égypto-saoudien. Lors de la conférence, le Qatar a demandé l´approbation de la résolution de la conférence de Doha (selon laquelle l´Egypte abrogerait son Accord de paix avec Israël et l´Arabie saoudite reviendrait sur son Initiative de paix), demande rejetée par l´Arabie saoudite et l´Egypte. La conférence s´est achevée sans nouvelle résolution.
Le 18 janvier, le Hamas fut contraint d´accepter le cessez-le-feu déclaré unilatéralement par Israël le jour précédent, ainsi que la médiation égyptienne des pourparlers inter-palestiniens – deux demandes qui avaient été catégoriquement refusées avant la guerre.
On peut en conclure que contrairement à la Guerre du Liban de 2006 et aux affrontements consécutifs entre le Hezbollah et les Forces du 14 mars, qui ont conduit au contrôle du Liban par le Hezbollah et l´axe irano-syrien, (5) la Guerre de Gaza a favorisé la partie adverse : elle s´est terminée par la défaite du Hamas sur le terrain et la victoire politique du camp égypto-saoudien au niveau régional.
Notes:
(1) Al-Tayyeb Abdel Rahim, secrétaire général de la présidence de l´Autorité palestinienne, a affirmé que lors d´une visite à Damas, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait demandé aux dirigeants du Hamas de reprendre la résistance et d´empêcher l´Egypte de jouer un rôle dans le dialogue inter-palestinien. Al-Hayat Al-Jadida (Autorité palestinienne), 1er janvier 2009
(2) Haaretz (Israël), 6 janvier 2009
(3) Selon la charte de la Ligue arabe, toute réunion d´urgence doit réunir un quorum d´au moins 15 Etats membres. Ainsi, en soutenant l´initiative du sommet d´urgence ou en la rejetant, chaque pays arabe s´est positionné dans l´un des deux camps.
Ont assisté au sommet de Doha la Syrie, le Soudan, l´Algérie, le Liban (dont le président, selon le Hezbollah, a tout fait pour montrer qu´il y assistait sous la contrainte), l´archipel des Comores, la Mauritanie, l´Irak, Oman, la Libye, le Maroc et Djibouti. Le président de l´Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui coopère avec l´Egypte et l´Arabie saoudite, était absent. En revanche, des représentants de diverses factions palestiniennes, dont le Hamas, le Djihad islamique et le Front démocratique sont arrivés – dans le jet privé de l´Emir du Qatar.
(4) Le ministre égyptien des Affaires étrangères Abu Al-Gheit a expliqué dans un entretien sur Orbit TV que l´Egypte avait contrecarré les efforts visant à réunir un sommet d´urgence parce que "l´action arabe ne peut dépendre du consentement de pays [non arabes] tels que l´archipel des Comores." Il a ajouté : "Où se trouvent les grands pays influents de la région, tels que l´Egypte et l´Arabie saoudite ?" Al-Masri Al-Yaum (Egypte), 29 janvier 2009.
(5) L´affrontement de 2008 entre le Hezbollah et les Forces du 14 mars s´est terminé par la victoire du Hezbollah, les exigences du mouvement ayant été exaucées : une majorité d´un tiers au cabinet, lui conférant le contrôle des décisions gouvernementales, et la nomination d´un président approuvé par le mouvement. En outre, le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora est revenu le 6 mai 2008 sur les décisions qui avaient déclenché l´affrontement entre Hezbollah et Forces du 14 mars, à savoir : le fait de déclarer illégal le réseau de communications privé du Hezbollah, accusé d´empiéter sur la souveraineté libanaise, et la poursuite de ceux l´ayant mis en place ; il et également revenu sur la décision de limoger le chef de la sécurité de l´aéroport de Beyrouth Wafiq Shuqair, affilié au Hezbollah. Al-Mustaqbal (Liban), le 15 mai 2008.
Lire la suite du rapport en anglais : http://memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=IA49209.
Sommaire du rapport en anglais :
The Iranian-Saudi/Shi´ite-Sunni Rivalry in the Wake of the 1979 Islamic Revolution
The Escalation of the Conflict During Ahmadinejad´s Presidency
Iran Extends Its Influence Into the Arab World
The Emergence of the Iran-Syria-Qatar-Hizbullah Axis
The 2009 Gaza War Deepens the Schism Between the Two Camps
After The War - The Schism Between the Two Camps is An Acknowledged Fact
The Saudi Camp: Iran Is Responsible for the Rift in the Arab World
"The Trojan Horse" - Qatar´s Role in Consolidating the Iranian Axis
Two Camps, Two Contrasting Approaches to the Arab-Israeli Conflict
MEMRI Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.
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03.02.2009
En Turquie, la communauté juive craint une poussée d'antisémitisme
A bas Israël ! Nous ne voulons pas de vous dans la République turque." L'inscription en lettres rouges barre le mur d'un immeuble, près de la grande synagogue Neve Shalom d'Istanbul. Un immense drapeau palestinien a été déployé par les habitants au-dessus de la rue, bouclée et protégée par un car de police. Depuis trois semaines, les autorités turques ont renforcé la sécurité autour du rabbinat et des fondations appartenant à la communauté juive, qui compte environ 25 000 personnes, principalement regroupées à Istanbul.
Tous confient leur inquiétude à mots couverts et disent craindre une vague d'antisémitisme depuis les opérations israéliennes à Gaza, en janvier. Lettres de menaces et insultes antisémites ont fleuri. Le consulat d'Israël à Istanbul, assiégé par les manifestants, a reçu des milliers de courriels. La synagogue d'Izmir et celle de Kadiköy, à Istanbul, ont été barbouillées de graffitis. "Dans la communauté, beaucoup songent maintenant à quitter la Turquie", affirme Kerem, jeune patron stambouliote. Mon père, né dans les années 1940, dit que c'est la pire période qu'il ait vécue. L'antisémitisme n'est pas nouveau, mais il devient plus populaire à cause d'Erdogan."
Le premier ministre et chef du parti islamo-conservateur est accusé d'avoir attisé une colère déjà vive au sein de la société turque, majoritairement musulmane. "Les manifestations contre la politique israélienne ont rapidement pris un ton antisémite et le premier ministre a encouragé tout cela", acquiesce Sami Kohen, éditorialiste au quotidien Milliyet. En effet, M. Erdogan, dans ses discours dénonçant les "crimes de guerre israéliens", n'a pas pris la peine de faire la différence entre "juifs" et "Israéliens".
Le président de la communauté juive, Silvio Ovadia, a réclamé une réponse ferme des autorités contre les dérapages antisémites. Le cas d'une association locale à Osmangazi (ouest) interdisant ses locaux aux "juifs et Arméniens" a particulièrement ému la communauté. Des appels au boycottage contre "les entreprises juives" ont également été lancés par des associations de consommateurs.
Pour marquer leur soutien à la population palestinienne, les municipalités ont organisé des campagnes de dons et chaque député a mis la main à la poche. La plupart des juifs d'Istanbul refusent d'y voir plus qu'une poussée de fièvre passagère. "C'est difficile de subir cette hostilité, surtout pour les jeunes, soupire Ayse, employée d'une institution juive d'Istanbul. Mon fils a un enfant de 4 ans et il se pose des questions sur son avenir." De même, le 13 janvier, le ministère de l'éducation a fait observer une minute de silence pour les enfants palestiniens dans les écoles et beaucoup de parents ont craint des représailles.
M. Erdogan a maladroitement tenté de souligner que les juifs turcs vivaient en paix depuis la fin du XVe siècle : "Nos ancêtres ottomans vous ont sauvés quand vous êtes partis d'Espagne." "Le passeport turc nous a aussi sauvés pendant la seconde guerre mondiale, rétorque Ayse. Mais après cinq cents ans de présence, beaucoup ne supportent plus ni l'amalgame fait avec Israël ni d'être considérés, à chaque crise, comme des citoyens de second rang au motif qu'ils sont non-musulmans."
Un avis exprimé à son tour par la psychologue Leyla Navaro dans le quotidien libéral Radikal. "On me tient pour responsable de la guerre au Moyen-Orient parce qu'il est écrit "judaïsme" dans la case religion de ma carte d'identité, écrit-elle dans une tribune libre. Suis-je toujours redevable, matériellement et moralement, du fait que le sultan ait accueilli mes ancêtres ? Suis-je toujours considérée comme une invitée sur ces terres où je suis née et où j'ai grandi ? (...) Aujourd'hui, je suis triste, préoccupée. J'ai peur."
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29.01.2009
GAZA : Leçons d’une guerre

A la fin de l’année 2008, Israël a connu la guerre pour la dixième fois (2). Une guerre d’agression, une guerre de défense, une guerre contre le terrorisme palestinien, une guerre contre le Hamas.
Malgré la "tahadiye", cette trêve en trompe-l’œil, conclue par le Hamas le 19 juin 2008, pour une durée de six mois, les missiles tirés depuis la bande de Gaza n’ont jamais cessé de tomber sur les civils du sud d’Israël. Avec un certain cynisme, d’aucuns ont parlé de «missiles de fabrication artisanale», alors qu’en Israël on a déploré des morts et des blessés civils, de très nombreux traumatismes psychiques chez les enfants et chez les adultes, sans compter les nombreux dégâts matériels, à la suite de ces attaques.
Le 20 décembre 2008, le Hamas décide de ne pas reconduire la "tahadiye" et intensifie ses tirs de missiles sur Israël.
Pendant huit années, les gouvernements israéliens espérant aboutir à une «solution politique» avec les Palestiniens, avaient fait preuve de «retenue», mais devant l’intensification des tirs de roquettes et d’obus de mortiers venant de la bande de Gaza, le gouvernement d’Israël va changer de tactique.
Le samedi 27 décembre 2008, à 11heures 30 du matin, à la grande surprise d’un monde occupé à la préparation des fêtes de fin d’année, le gouvernement d’Israël prend la décision de mener une offensive militaire contre le Hamas. Cette opération, appelée “Plomb durci” avait deux objectifs : mettre fin aux tirs de roquettes du Hamas sur le territoire israélien et détruire les centaines de tunnels creusés sous la frontière entre la bande de Gaza et le territoire égyptien par lesquels transitent, en contrebande, les armements destinés au Hamas.
En trois semaines, Israël a mené une offensive aérienne et terrestre contre toutes les infrastructures du Hamas dans la bande Gaza, détruisant la majorité des arsenaux d’armes et de roquettes, une grande partie des tunnels situés à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza.
Le 17 janvier 2009, le cabinet ministériel israélien, considérant que ses objectifs étaient atteints, décidait un retrait unilatéral prenant effet le 18 janvier 2009, à deux heures du matin.
Le conflit palestino israélien sera-t-il résolu pour autant ? On peut en douter d’autant que le Hamas comme le Hezbollah ne sont que des pions avancés par l’Iran qui, au-delà d’Israël, ambitionne d’islamiser le monde entier !
Quelles leçons peut-on en tirer ?
1) En l’espace de deux ans seulement, sous la présidence du Premier Ministre Ehoud Olmert et la législature du parti Kadima, Israël a subi deux guerres : l’une, au nord contre l’entité terroriste du Hezbollah et l’autre, au sud, contre le mouvement terroriste du Hamas. En déclenchant ces deux conflits, de façon aussi rapprochée, les ennemis d’Israël avaient parié sur un affaiblissement de sa capacité de dissuasion.
Le Hamas croyait pouvoir ébranler la direction politique et militaire d’Israël et démoraliser l’opinion israélienne comme l’avait fait le Hezbollah, lors de la deuxième guerre du Liban. Mais en deux années, Israël a su prendre la mesure de ses insuffisances et les avaient corrigées. Lors de la guerre contre le Hamas, Tsahal était mieux préparée pour affronter cette guerre urbaine, le gouvernement israélien s’était fixé des objectifs précis, une progression parfaitement coordonnée des opérations militaires, l’utilisation de moyens de haute technologie et des services de renseignements efficaces.
2) Il faut bien reconnaître à présent que le concept des «territoires contre la paix», présenté comme la pierre angulaire des Accords d’Oslo est un échec. En effet, dans ces deux derniers conflits, Israël s’était retiré volontairement des territoires «contestés», que ce soit le sud Liban ou la bande de Gaza.
Le retrait du sud Liban, en mai 2000 n’a pas été considéré par le Hezbollah comme un geste de bonne volonté d’Israël, il fut, au contraire, perçu comme signe de faiblesse. Pendant six ans, avec la complicité de l’Iran et de la Syrie, le Hezbollah, s’était préparé à une nouvelle attaque du nord d’Israël. Le Hezbollah n’avait pas respecté la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’Onu qui prévoyait pourtant:
«le retrait des troupes étrangères, le désengagement et la dissolution de toutes milices et l’organisation de l’élection présidentielle hors de toute interférence étrangère».
Le retrait unilatéral des israéliens du sud Liban n’a donc pas empêché la guerre déclenchée par le Hezbollah. Malgré les directives de la résolution 1701 de l’ONU (3), le Hezbollah n’a jamais été désarmé et, à la fin des combats, les deux soldats israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Regev, kidnappés par le Hezbollah, ne sont pas revenus vivants en Israël !
En août 2005, le gouvernement de Kadima a obligé 8000 citoyens israéliens à quitter leurs maisons au Goush Katif. Il a fermé 42 crèches, 36 jardins d’enfants, sept écoles primaires et trois lycées, pensant que ce retrait de la bande de Gaza permettrait d’obtenir le calme sur sa frontière sud. Non seulement les roquettes ont continué à tomber sur les villes du sud d’Israël mais encore, le Hamas a conquis la bande de Gaza et y a installé son régime islamique fondamentaliste.
Le retrait de la bande de Gaza a donc, lui aussi, été un échec. Il n’a pas empêché la guerre contre le Hamas et n’a pas permis la libération du soldat franco-israélien, Guilad Shalit toujours aux mains du Hamas !
3) Lors de ces deux guerres, les victimes les plus nombreuses auront été parmi les populations civiles. Selon des sources palestiniennes, le nombre de morts chez les Palestiniens aurait été de 1315, dont 65% seraient des civils et celui des blessés de 5285. Selon des investigations militaires israéliennes, le nombre de mort serait, en réalité de 700 militants du Hamas et de 250 civils. Coté israélien, on a compté 13 morts, 10 soldats et 3 civils ainsi que 197 blessés dont 113 soldats et 84 civils.
Même si le bilan des victimes palestiniennes est biaisé, l’opinion publique a accusé Israël d’avoir riposté de façon «disproportionnée» !
Pour Alan Dershowitz : «Le fait de prétendre qu'Israël a violé le principe de proportionnalité, en tuant plus de terroristes du Hamas que le nombre de civils israéliens tués par les roquettes Qassam, est absurde. D'abord, il n'y a aucune équivalence légale entre le fait de tuer délibérément des civils innocents et le fait de tuer délibérément des combattants du Hamas. Selon les principes de la guerre, n'importe quel nombre de combattants peuvent être tués pour empêcher la mort de, ne serait-ce qu'un seul civil innocent. Ensuite, la proportionnalité n'est pas mesurée par le nombre de civils effectivement tués, mais par le risque posé [par la cible]». (4)
Peut-on comparer l’attitude du gouvernement israélien qui a tout fait pour protéger sa population avec celle des chefs du Hamas qui se sont servis de leur propre population comme boucliers humains pendant qu’ils se terraient dans des bunkers souterrains, à l’intérieur des mosquées, dans des écoles, dans des hôpitaux ou dans des immeubles où vivaient de nombreuses familles palestiniennes ? A l’inverse, pendant toute la durée de l’opération «Plomb Durci», le Président de l’Etat d’Israël, Shimon Pérès, les leaders politiques, le chef d’Etat-major et ses généraux ont toujours été proches de la population civile israélienne qui, de son côté a fait preuve de patriotisme et d’une solidarité nationale digne d’éloges !
Pourquoi l’opinion internationale n’a-t-elle avancé l’argument humanitaire qu’à propos de la seule population palestinienne, sans faire remarquer qu’Israël a permis, au plus fort des combats, le passage de convois alimentaires, de carburants et de médicaments ? Pourquoi la majorité des médias n’a pas souligné que l’aviation israélienne a toujours averti, par des tracts et par des coups de téléphones, les populations civiles de l’imminence de tirs pour leur permettre de quitter les lieux ? Dans quelle autre guerre a-t-on vu l’une des parties prendre de telles précautions humanitaires ?
Depuis la nuit des temps, dans toutes les guerres l’objectif n’est-il pas d’infliger le maximum de dommages à l’ennemi tout en minimisant ses propres pertes ? Dans toutes les guerres, le vainqueur n’est-il pas celui qui a obligé son adversaire à reconnaître sa supériorité ? Israël attaqué sur son sol serait-il le seul pays à ne pas pouvoir utiliser sa force de frappe contre ses adversaires ? La véritable «disproportion» réside plutôt dans la prétention du Hamas qui exige en échange d’un seul soldat israélien, Guilad Shalit, la libération de milliers de prisonniers palestiniens qui ont été jugés et condamnés par des tribunaux israéliens et dont la plupart ont «du sang sur les mains», comme on le dit en Israël et qui sont prêts à reprendre le combat dès le lendemain de leur libération !
4) On retrouve dans ces guerres, les mêmes motivations religieuses islamiques. Dans une vidéo, Oussama ben Laden a «appelé au djihad pour stopper l’agression contre Gaza» et Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’al-Qaïda, a incité à attaquer des cibles israéliennes occidentales : «O musulmans du monde entier, combattez la croisade sioniste. Frappez ses intérêts partout où vous pouvez les atteindre ». (5)
Les islamistes sont capables de surmonter leurs dissensions internes, politiques et religieuses pour lutter ensemble contre Israël et contre l’Occident qu’ils ambitionnent d’islamiser. Christophe Barbier l’a bien compris lorsqu’il écrit : «Israël agit pour nous. Les bombes ne suffisent pas à couvrir le chœur des hypocrites, qui attendent que Tsahal éradique le Hamas, en espérant que les dégâts et les bavures seront limités : pays arabes voisins ou lointains, Fatah palestinien ou grandes puissances sont tous impatients que ce sale travail soit terminé, comme ils seront soulagés et ravis qu’il soit fait». (6)
5) On a assisté de part le monde à des manifestations de soutien aux Palestiniens. Ces défilés ont été organisés par une majorité de musulmans et soutenus par des mouvements de la gauche altermondialiste, anticapitaliste et révolutionnaire. Ces hommes, ces femmes et ces enfants n’ont pas défilé dans un désir de paix mais pour brûler des drapeaux d’Israël, déverser des torrents de haine contre Israël et crier : «mort à Israël», «Israël, t’es foutu, les Musulmans sont dans la rue», «Nous sommes tous des Palestiniens» et «Allah hou Akbar». N’est-il pas inquiétant de voir que ces musulmans n’ont pas défilé en tant que citoyens d’Europe ou d’Amérique mais en tant que Musulmans, solidaires de la Oumma ? Et tous les dénonciateurs de l’islamophobie ne se sont pas privés d’exprimer publiquement leur judéophobie !
6) Avec l’arrivée au pouvoir de Barak Obama, une ère nouvelle commence… Certes, la recherche d’une solution à la crise financière mondiale sera son principal défi, mais le nouveau Président des Etats-Unis s’est empressé de dépêcher George Mitchell, l’homme qui avait obtenu la signature de l’accord de paix de Belfast, en 1998, afin de traiter du dossier du Moyen-Orient. Ne serait-il pas plus urgent, pour la paix du monde de s’occuper du dossier de l’Iran, afin de mettre un frein à la détermination de l’Iran islamiste d’Ahmadinejad de devenir une puissance nucléaire et d’imposer le «djihad offensif» à tout le monde ?
En Israël, le Premier Ministre, Ehoud Olmert quittera ses fonctions après les élections prévues le 10 février 2009. Les électeurs israéliens ont le choix entre la poursuite de la politique prônée par Kadima, à savoir le retrait unilatéral et la recherche de compromis politiques ou, au contraire, une gestion politique plus ferme et plus adaptée à la réalité des enjeux dans notre région.
Israël a besoin d’un chef d’Etat ayant la probité d’un Pierre Mendès-France, la vision et le génie de Ben Gourion, la vigueur d’une Golda Meïr et l’amour du peuple et de la Terre d’Israël de Ménahem Begin...
© Roland Y. Dajoux à Jérusalem pour LibertyVox
Notes :
1 ) Une guerre juste, juste une guerre. L’Express.fr 14 janvier 2009
2) Guerre d’Indépendance (1948), Guerre de Suez (1956), Guerre des Six Jours (1967), Guerre de Kippour (1973), Guerre du Liban (1982), Première Intifada (1987), Guerre du Golfe (1991), Deuxième Intifada (2000), Deuxième Guerre du Liban (2006), Guerre de Gaza (2008-2009).
3) La résolution 1701 de l’ONU, votée le 11 août 2006 exigeait une cessation totale des hostilités, le retrait israélien du sud Liban ainsi que le désarmement de tous les groupes armés au Liban.
4) The Wall Street Journal, 2 janvier 2009. Israel's Policy Is Perfectly "Proportionate".
5) Le Figaro 7 janvier 2009. Al-Zawahiri appelle à frapper Israël.
6) Une guerre juste, juste une guerre. L’Express.fr 14 janvier 2009
17:28 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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