02.07.2008
Le général Elrick Irastorza chef d'état-major de l'armée de terre
Le général Elrick Irastorza est nommé en conseil des ministres, ce mercredi matin, chef d'état-major de l'armée de terre. Actuellement major général de l'armée de terre - c'est-à-dire numéro deux - il sera remplacé à ce poste par Pierre-François Joly, un sapeur qui était jusqu'à présent gouverneur militaire de Lyon et commandant de la Région Terre Sud-Est (RTSE).
Elrick Irastorza est né le 29 septembre 1950 à Maillezais (Vendée),il est marié et père de 2 enfants.
Parcours militaire
Sa carrière s’est partagée entre des responsabilités opérationnelles en métropole et outre – mer, des responsabilités dans le domaine de la formation et enfin, des responsabilités dans le domaine des ressources humaines.
Cursus académique militaire :
Écoles militaires préparatoires d’Autun et d’Aix (1961 – 1970),
École Spéciale Militaire de Saint Cyr en septembre 1970, il choisit l’Infanterie de Marine,
École d’Application de l’Infanterie à Montpellier,
DEA de défense et de relations internationales (1986),
École supérieure de guerre (1987),
Brevet d’études militaires supérieures générales (1989).
Responsabilités opérationnelles :
1973 : Chef de section de combat au 3e régiment d’infanterie de marine à Vannes ( 3e RIMA ), puis au 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à la Réunion ( 2e RPIMA ),
1980 : Commandant de compagnie au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à Castres ( 8e RPIMA ),
1989 : Chef du bureau « Opérations » au régiment d’infanterie de marine du pacifique Nouvelle Calédonie ( RIMAP ),
1991 : Chef de corps du 8e RPIMA,
2004 : Adjoint au Général commandant la force d’action terrestre à Lille.
Opérations : « TACAUD » au Tchad en 1979 et commandant du 1er bataillon français de l’Autorité Provisoire des Nations – Unies au Cambodge (APRONUC) en 1992. Commandant de la Force LICORNE en juin 2005.
Responsabilités de formation :
1982 : Chef du Centre d’Instruction de Préparation Militaire ( Montpellier ),
2002 : Commandant l’École d’Application de l’Infanterie ( Montpellier ) .
Responsabilités de gestion des Ressources Humaines :
1993 : Officier rédacteur et Adjoint au Bureau Organisation Effectifs à l’état – major de l’armée de terre à Paris,
1996 : Chef de bureau à la Direction du Personnel Militaire de l’armée de terre (DPMAT) à Paris,
2000 : Sous – Directeur à la DPMAT, chargé du recrutement.
Divers :
1985 : Officier rédacteur à l’État – Major de la 3e région militaire à Rennes au bureau logistique.
Il est officier de la Légion d’Honneur et commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec deux citations.
09:43 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : défense nationale, armée française, chef d'état-major de l'armée de terre, général elrick irastorza
15.05.2008
Menace sur notre capacité militaire

A quelque temps de la sortie du Livre blanc sur la sécurité et la défense, l'inquiétude et le malaise grandissent dans une armée de terre vouée, selon un procédé désormais bien établi, à payer l'essentiel de la note que devra régler une Grande Muette considérée une fois de plus comme une variable d'ajustement de notre politique budgétaire.
Composée, sous l'autorité d'un préfet, d'un bataillon de contrôleurs généraux des armées, la commission de rationalisation du soutien a attaqué à la hache la fonction soutien des armées, jugée pléthorique et redondante. Chef-d'oeuvre du raisonnement technocratique, ses attendus comme ses conclusions ignorent certaines réalités opérationnelles et fonctionnelles des armées. Ainsi un large recours à la sous-traitance aux sociétés privées est préconisé, alors que les armées savent, après les premières expériences d'externalisation des services, que leur budget est incapable de financer les prestations nécessaires.
Quant au Livre blanc, il part d'un double constat : d'une part le projet "Armées 2015" développé à compter du précédent Livre blanc n'est pas réalisable, ayant par trop souffert de coupes budgétaires répétitives que les effets d'annonce ont partiellement masquées ; d'autre part, le contexte géopolitique et stratégique a considérablement changé et il est temps d'en prendre acte. Si les militaires ne peuvent que regretter le premier volet du constat, ils se réjouissent du souci de nos gouvernants de se doter de l'outil de défense le plus adapté à la nouvelle donne, d'autant plus que ce sont eux qui, sur le terrain, mesureront la pertinence des transformations réalisées... Et c'est bien là que le bât blesse pour l'armée de terre ; en effet, compte tenu du piètre état de nos finances et sous la pression des lobbies aéronautique, naval et nucléaire, les propositions de la commission s'orientent vers une réduction drastique des capacités déjà souvent résiduelles de nos forces terrestres.
http://www.lemonde.fr:80/opinions/article/2008/05/13/mena...
07:41 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, armée française, otan



