16.05.2009

Lieberman, l'homme qui dérange

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Alors que Benyamin Nétanyahou doit rencontrer Barack Obama, ce 18 mai, son ministre des Affaires étrangères occupe le devant de la scène. Avec quelles idées ?

Pour son premier face-à-face avec Barack Obama, prévu ce lundi 18 mai à la Maison-Blanche, Benyamin Nétanyahou, qui parle parfaitement l’anglais et maîtrise bien les arcanes de la politique américaine, ne sera pas accompagné – comme le veut l’usage – de son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lie­berman, une personna­lité très controversée.

Depuis l’investi­ture de “Bibi”, le 31 mars, c’est lui qui ­occupe le devant de la scène, en Israël et à l’étranger.

Le turbulent leader nationaliste du mouvement Israël Beitenou (“Israël notre maison”) a été le phénomène de la dernière campagne électorale. D’origine moldave, il n’avait longtemps recruté que parmi les seuls électeurs russophones. En février, il a hissé sa formation à la troisième place politique. Fort de sa position clé dans la coalition Nétanyahou, “Evet” (son prénom d’origine) n’a pas manqué une occasion de se faire remarquer. Il est même apparu sous les traits de l’inquiétant Dark Vador (le grand méchant de la Guerre des étoiles) dans les deux derniers épisodes de l’émission télévisée satirique vedette Eretz Nehederet, où il a aussi revêtu la longue coiffe blanche du Ku Klux Klan !

Avec son fort accent russe, ses ma­nières directes et son franc-parler, le “tsar”, n’a jamais eu peur de déplaire. Âgé de 51 ans, cet ancien videur de boîte de nuit, devenu directeur de cabinet de Nétanyahou, lors de son premier gouvernement (en 1996), a bâti sa carrière politique sur un agenda intérieur iconoclaste.

Lieberman donne la priorité au danger nucléaire iranien

Son principal cheval de bataille concerne les Arabes israéliens (20 % de la population), qu’il soupçonne de constituer “une cinquième colonne”. « Pas de citoyenneté sans loyauté », a-t-il martelé lors de la dernière cam­pagne. Pour lui, les Arabes israéliens qui refusent de faire allégeance à Israël devraient être privés du droit de vote. Lieberman rêve aussi d’intégrer les villes arabes israéliennes à un futur État palestinien, afin de récupérer les grandes colonies juives de Cisjordanie. Ses détracteurs jugent ces positions « racistes et xénophobes » même si, paradoxalement, elles l’ancrent plutôt dans le camp des partisans d’une solution à deux États.

Ehud Barak, le ministre de la Déf­ense, son partenaire travailliste dans la coalition d’union nationale, affirme que Lieberman défend des « positions beaucoup plus équilibrées et responsables qu’il n’y paraît ». De fait, dans sa logique favorable à un « État juif homogène », Lieberman ne s’opposerait pas à la restitution des quartiers de Jérusalem Est aux Palestiniens. Résident de la colonie de Nokdim, au sud de la Cisjordanie, il s’est même dit prêt à vendre sa maison, si le pays venait à mettre en œuvre son plan de transfert de territoires. Ces propos ont irrité une partie des juifs religieux, par ailleurs échaudés par sa campagne en faveur de l’instauration du mariage civil.

L’“effet Lieberman” fait surtout désordre sur le front diplomatique. Depuis son entrée en fonctions, l’émissaire d’Israël a multiplié les sorties verbales, sans s’embarrasser d’explication de texte. Il a ainsi proclamé haut et fort que son pays « n’était pas lié » par la conférence d’Annapolis organisée fin 2007, dans le but de négocier directement les grands dossiers du conflit israélo-palestinien. Nétanyahou a en revanche l’intention de poursuivre la “feuille de route”, qui prévoit plusieurs étapes préliminaires, avant d’aboutir à un accord final, basé sur deux États indépendants.

Avigdor Lieberman a semé la conster­nation en qualifiant l’initiative de paix saoudienne de « formule dangereuse », arguant que la Syrie ne peut pas être considérée comme un partenaire, alors que le gouvernement Nétanyahou, Barak en tête, serait prêt à une ­approche régionale du conflit, en liant le dossier iranien à la question palestinienne… Lors de sa récente tournée européenne, Lieberman a éludé la question palestinienne, préférant une nouvelle fois mettre l’accent sur la menace nucléaire iranienne.

Lieberman joue-t-il le rôle de pyromane afin de permettre à Nétanyahou de passer pour “modéré” à Washington ? Beaucoup d’observateurs le ­pen­sent. « Il n’est pas un frein à la mise en place d’une solution à deux États, car il veut la plus grande séparation entre juifs et Arabes », relève Frédéric Encel, spé­cialiste de la question. Les obstacles au processus de négociation se trouveraient davantage du côté des partis religieux et d’autres membres de la coalition, issus des rangs de la droite dure. « Lieberman est prêt à faire davantage de concessions que Bibi et les travail­listes », renchérit le politologue israélien Mark Heller, de l’INSS (Institute for National Security Studies), tout en reconnaissant que les conditions man­quent pour que Jérusalem concrétise des avancées dans le dossier palestinien. Lieberman comme Bibi ne peuvent pas aller à l’encontre d’une coalition et d’un consensus israélien majoritairement hostiles à des retraits territoriaux.

Nathalie Harel pour Valeurs actuelles

04.05.2009

Proche-Orient : une majorité de Palestiniens et d’Israéliens veulent une solution à deux États

drapeau_israelien-palestinien.gifSondage The Associated Press, publié dans Ha’aretz.

( traduction T.A. pour La Paix Maintenant )

La grande majorité des Israéliens et des Palestiniens veut vivre en paix côte à côte dans des États séparés, d’après un sondage de source indépendante publié mercredi dernier. Les résultats du sondage, commandé par le mouvement OneVoice, indiquent que 74 % de Palestiniens et 78 % d’Israéliens sont prêts à accepter une solution à deux États.

La marge d’erreur est de 4,1 % côté palestinien et de 4,5 % côté israélien, selon les sondeurs.

Le sondage a été réalisé par téléphone en Israël, et en face-à-face dans les territoires palestiniens. OneVoice a déclaré que ce sondage contredit les craintes d’une baisse de soutien à la solution à deux États en Israël et dans les territoires palestiniens.

D’après son site internet, OneVoice vise à rapprocher les Israéliens et les Palestiniens ; le mouvement plaide en faveur d’une solution à deux États et pour “faire entendre puissamment la voix des modérés parmi les Israéliens et les Palestiniens, leur donnant la force de reprendre la main dans la résolution du conflit”.

OneVoice réunit plus de 650. 000 signataires, en nombre plus ou moins égal parmi les Israéliens et les Palestiniens.

Le sondage a été mené par Colin Irwin, de l’institut d’Études irlandaises à l’université de Liverpool, Nader Saïd de l’Arab World for Research and Development in the West Bank, et l’institut de recherche Dahaf à Tel-Aviv.

Voir cet article sur son site d'origine

La Paix Maintenant www.lapaixmaintenant.org

Baptême du feu diplomatique pour Avigdor Lieberman en Europe

Le leader du parti ultranationaliste Yisraël Beïtenu, avec lequel le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dû composer en mars pour réunir une majorité à la Knesset, a en effet inauguré ses fonctions par un coup d'éclat.

Israël, a-t-il déclaré le 1er avril, n'est pas lié par la promesse faite par l'ancien Premier ministre Ehud Olmert en novembre 2007 à la conférence de paix d'Annapolis d'oeuvrer à la création rapide d'un Etat palestinien.

Netanyahu lui-même a soigneusement évité avant les élections législatives du 10 février comme depuis la formation de son gouvernement de coalition de s'engager en faveur d'une solution dite "à deux Etats".

Or telle est la politique établie de l'Union européenne et des Etats-Unis, comme celle de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.

Dans l'entourage de Lieberman, on présente sa tournée comme un moyen pour le nouveau gouvernement israélien de gagner du temps en attendant de mettre au point une stratégie diplomatique.

"Il va établir des canaux de communication, discuter de l'orientation de nos relations, plutôt que de discuter d'une politique précise à ce stade", dit Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ce premier déplacement de Lieberman à l'étranger vise aussi à peaufiner la stature internationale de cet immigré d'origine moldave qui fut videur de boîte de nuit avant de devenir chef de cabinet de Netanyahu et de fonder son propre parti, à la fin des années 1990.

AUCUNE STRATÉGIE COHÉRENTE?

Lieberman a provoqué l'ire des Arabes israéliens, qui constituent 20% de la population du pays, en mettant en cause leur loyauté. Il prône le détachement territorial des villes qu'ils habitent en Galilée en échange de l'annexion des colonies juives de Cisjordanie.

Les Européens attendent encore la première rencontre entre Netanyahu et le nouveau président américain Barack Obama, le 18 mai, pour savoir sur quel pied danser avec le gouvernement conduit par le chef du Likoud.

Mais la Commission européenne, qui subventionne largement l'administration d'Abbas, a d'ores et déjà marqué son désaccord avec les premières orientations du gouvernement de Netanyahu en gelant son projet de renforcement des relations bilatérales.

L'UE exige qu'Israël réaffirme son engagement en faveur d'un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza, mais elle se heurte à une fin de non-recevoir de l'Etat juif, où ce militantisme risque d'amenuiser son influence.

En attendant la prise de contact entre Obama et Netanyahu, Lieberman a de son côté décidé de reporter la réunion politique annuelle commune entre Israël et l'UE, explique Palmor.

"Notre message pour le moment c'est que les stratégies cruciales sont encore en cours de définition", confie-t-il, tout en précisant que Lieberman cherchera à convaincre les Européens d'être plus fermes envers l'Iran.

En privé, des diplomates israéliens soulignent que Lieberman est plus circonspect, depuis qu'il a hérité du portefeuille des Affaires étrangères, qu'avant les élections qui ont permis à son parti d'arriver en troisième position devant les travaillistes.

Mais ils disent ne pas être sûrs que le nouveau ministre ait une vision stratégique cohérente. Ainsi prône-t-il l'intégration des Arabes israéliens dans le nouvel Etat palestinien tout en se déclarant contre la création de celui-ci.

"Sans surprise, il n'a aucune solution brillante à sortir de son chapeau", affirme un de ces diplomates...

Par LEXPRESS.fr avec Reuters : http://www.lexpress.fr/actualites/2/bapteme-du-feu-diplom...

25.03.2009

Israël : la divine surprise

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Benjamin Netanyahou a enrôlé hier les travaillistes d'Éhoud Barak dans un futur gouvernement de coalition susceptible d'éviter des frictions diplomatiques avec le grand allié américain au Proche-Orient.

Aux termes de l'accord de coalition passé avec Barak, le futur gouvernement dirigé par le Likoud respectera l'ensemble des accords internationaux passés par l'État hébreu, a affirmé un négociateur travailliste, Shalom Simchon. Pour ce dernier, cela veut dire endosser « la feuille de route » internationale pour la paix de 2003 et le processus d'Annapolis de 2007. Barak, architecte de la récente offensive de Tsahal dans la bande de Gaza en sa qualité de ministre de la Défense sortant, devrait conserver son poste.

Le comité central du Parti travailliste a entériné cet accord hier soir au terme de débats houleux. 57 % des 1200 délégués travaillistes ont ainsi soutenu l'appel de Barak en vue de rejoindre un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou, a annoncé Eitan Cabel, l'un des principaux responsables du Parti travailliste.

«Le comité central en décidé ainsi, et il l'a fait de manière très claire, a-t-il déclaré aux délégués. Nous ferons tout pour présenter un front uni».

De son côté, Barak a déclaré devant ce même auditoire, avant le vote: «Je n'ai pas peur de Bibi Nétanyahou. Je ne serai l'alibi de personne», a assuré le ministre de la Défense sortant en écartant l'hypothèse selon laquelle son parti aura très peu voix au chapitre sur la politique à suivre une fois au gouvernement. «Nous serons un contrepoids qui fera en sorte que ce ne sera pas un gouvernement étroit de droite

Netanyahou, chargé par le président Shimon Peres de former un gouvernement à l'issue des élections législatives indécises du 10 février, s'est pour le moment bien gardé d'apporter son appui à une solution dite des deux États prônée avec force par la nouvelle administration américaine de Barack Obama. Mais, selon Shalom Simchon, qui a exposé le projet de pacte entre Netanyahou et Barak, il est stipulé qu'Israël honorera tous les accords diplomatiques et internationaux passés, donc l'engagement pris à Annapolis en novembre 2007 d'aboutir à la création d'un État palestinien indépendant et viable.

Toutefois, le document ne fait pas spécifiquement mention des laborieux pourparlers directs engagés entre l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et Israël à la suite de la conférence d'Annapolis, se bornant à assurer que le prochain gouvernement recherchera «un accord régional pour la paix et la coopération au Moyen-Orient».

Avec l'éventuel ralliement des 13 députés du Likoud et le soutien déjà assuré des 15 parlementaires d'Israël Beïtenu et des 11 autres du Shass, le Likoud de Netanyahou disposerait d'une majorité de travail de 66 sièges sur les 120 de la Knesset, et ce alors que Kadima était arrivé en tête aux élections du 10 février…

12.02.2009

Elections Knesset 2009 : Dossier

election Knesset 2009

LES ELECTIONS
Le Systeme politique ...
Les partis politiques ?
Qu’est-ce que la Knesset ?
De quelle façon est élue la Knesset ?
Comment les partis établissent leur liste de candidats ?
Qui a le droit de voter ?
etc ....
un dossier complet, cliquez ici

   
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11.02.2009

Les élections israéliennes vues par la presse arabe

ofrtp-israel-elections-20090209_article_portrait.jpgLes élections législatives anticipées en Israël ont été particulièrement suivies par les médias arabes, puisque du résultat du scrutin dépendra le processus de paix. Mais les résultats, tombés dans la nuit pendant le bouclage des principaux quotidiens, sont peu commentés ce matin.

En fonction des premiers résultats annoncés peu après la fermeture des bureaux de vote, la presse arabe revient ce matin sur la surprise réalisée par Tzipi Livni, devançant de peu Benyamin Natanyahou. Mais la presse s’est contentée de relever ces résultats partiels, sans s’attarder sur les commentaires. Deux raisons peuvent l’expliquer : d’abord, les résultats sont tombés à peine avant le bouclage ; ensuite, parce que le résultat était réellement surprenant. Bien que le scrutin ait fait du Kadima la première force politique, il ne lui permettrait pas de diriger le gouvernement, souligne unanimement la presse. Puisque la droite sort majoritaire à la Knesset, avec 64 ou 65 sièges sur les 120 que compte la Knesset.

Ainsi, tout le monde semble s’accorder pour dire que l’émiettement du paysage politique israélien ne permettrait pas d’envisager une stabilité durable. A moins que, comme l’a précisé Saëb Ereikat sur « Al Arabiya », cette nuit, « une menace extérieure ne pousse les israéliens à former un gouvernement d’union nationale ». Et Ereikat d’expliquer que « la main tendue de Barack Obama à l’Iran inquiète sérieusement Israël qui pourrait se préparer à une action militaire contre Téhéran. Ce qui nécessiterait un cabinet d’union ». Quant au processus de paix israélo-palestinien, Ereikat reste sceptique, et estime que « le résultat n’est pas encourageant pour la paix ».

En effet, les retombées du scrutin sur le processus de paix occupent la première place dans la presse arabe. Le quotidien « Al Hayat », par exemple, craint que « le futur gouvernement, qui sera forcément composé d’une coalition, donc fragile, ne tente d’enterrer le processus de paix avec les Palestiniens ». Il rappelle que l’une des conditions d’Avigdor Libermann pour intégrer le gouvernement est d’éradiquer le Hamas à Gaza. L’Autorité palestinienne compte, de ce point de vue, sur l’administration Obama pour faire avancer le processus de paix, précise le quotidien. Le Hamas a de son côté ironisé en estimant que « le changement de personnes ne signifie pas un changement de politique ». Pour les islamistes, « quelque soit le parti au gouvernement, il suivra la ligne tracée par le sionisme ».

Il convient de préciser que depuis le début de la campagne, plus précisément depuis la fin de la guerre de Gaza, les médias arabes avaient insisté sur « la tentative de tous les partis de tirer profit de l’opération Plomb durci ». La presse syrien et celle proche de Damas, tout comme les quotidiens algériens, n’ont pas manqué de relever, pendant la guerre de Gaza, que « le sang palestinien servait de carburant à la campagne électorale ».

Le quotidien « Al Quds Al Arabi », dans son éditorial de ce matin, dit « adieu à la paix », et estime qu’il ne s’agit que d’une illusion. Mais pour le rédacteur en chef du journal, Abdelbari Atwane, « le scrutin a révélé au grand jour la paralysie politique en Israël », et souligné qu’« aucun parti n’est capable de sortir le pays de cette crise et de la confusion qui y règne ». Ce qui se répercute indéniablement sur le processus de paix. « Al Quds Al Arabi », connu pour ses positions radicales, regrette cependant que « Natanyahou n’ait pas été élu confortablement. Car, son extrémisme est bénéfique pour les arabes et les musulmans, sur le long terme. Puisque Bibi a du mal à cacher la véritable nature du sionisme et il est de ce fait susceptible de mobiliser les arabes contre Israël et de réunifier les palestiniens ». L’éditorialiste ajoute que « l’élection de Libermann est également bénéfique », rappelant que le chef du parti Israel Beytenou avait appelé à bombarder le barrage d’Assouan en Egypte pour noyer la population, tout comme il avait milité pour rayer Gaza de la carte. Libermann sera sans doute le prochain ministre de la Guerre en Israël, ce qui confirmera que la politique sioniste ne changera pas avec le changement de personne.

« Al-Akhbar », le quotidien du Hezbollah, relève deux caractéristiques du scrutin : « le vote était tempétueux dans la journée » dit-il, faisant allusion aux conditions climatiques, et « la tempête s’est poursuivie dans la nuit avec l’annonce des premiers résultats, qui ont surpris tous les observateurs ». « Al-Akhbar » évoque aussi la « demi-victoire de Livni. Si elle a conduit son parti à la première place à la Knesset, elle ne peut pas, en revanche, prétendre diriger le gouvernement ».

Le quotidien palestinien « Al-Manar », n’a pas commenté les résultats du scrutin, qui l’ont sans aucun doute pris à contre-pied. Puisque depuis deux jours, il avait annoncé la victoire du Likoud comme acquise. « Al-Manar » croyait en effet savoir que « le Premier ministre sortant Ehud Olmert avait déjà rencontré Natanyahou, jeudi dernier, et l’avait mis au courant des négociations autour de la trêve à Gaza et autour de l’échange de prisonniers dans le cadre des tractations pour libérer Guilad Shalit ».

Chawki Freïha © MediArabe.info »