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cinéma

  • La lumière bleue

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    Leni Riefenstahl est née en 1902 dans une famille aisée où elle put assouvir amplement ses intérêts intellectuels et physiques considérables. Jeune femme, elle aimait la danse, préférant les formes de danse spontanées et romantiques conçues pour « libérer l'âme », introduites en Allemagne par l'Américaine Isadora Duncan. Riefenstahl était une lectrice avertie qui s'intéressait aux écoles d'art moderne, notamment aux expressionnistes. Elle était moins intéressée par la théorie et combinait ses inclinaisons vers le romantisme et le mysticisme en littérature et en art avec un intérêt terre-à-terre pour les questions pratiques et techniques. Lorsqu'une blessure au genou mit fin à sa carrière de danseuse, Riefenstahl s'adonna au ski.

    Le ski fut sa première véritable introduction aux attraits et aux mystères des montagnes. Son adresse au ski et sa belle apparence furent remarquées par le géologue alpiniste et cinéaste Arnold Fanck. Ce dernier l'engagea comme actrice principale pour son film muet la Montagne sacrée (1926). Fanck était à l'origine d'un nouveau genre cinématographique dans les années 1920, les films alpestres, qui gravitaient autour d'un thème populaire du romantisme allemand ­ le combat de l'individu contre les forces de la nature.1610867075.jpg

    Riefenstahl profita de son expérience avec Fanck pour faire son propre long métrage la Lumière bleue (1932), dont l'action se déroule également dans les montagnes. Certains de ses premiers penchants romantiques sont évidents dans la Lumière bleue. La lumière bleue est le reflet de la pleine lune sur les maisons dans les montagnes. Elle incarne la beauté et la plénitude, mais en même temps ses dérangeantes conséquences. L'intrigue du film gravite autour d'un cristal doté de pouvoirs magiques. Lorsque des paysans du coin tentent de sortir le cristal de la grotte qui le renferme en pensant que cela les sauveraient d'une vie de pauvreté, le cristal perd ses pouvoirs magiques. Le manque de foi des paysans et leur mauvaise volonté à vouloir affronter les épreuves de la vie leur font subir des conséquences catastrophiques.

    La papauté à Rome fut évidemment impressionnée par le film. Riefenstahl rapporte que le film « fit une grande impression au Vatican. Plus que tout, le mysticisme du film interpellait le clergé ».