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  • Commémorer hier ou combattre demain ?

    Nous vivons une époque épique. Mesurons-nous la chance que nous avons de partager des moments historiques tels que les commémoration de quatre années de Nicolas Sarkozy ou la célébration des trente ans du 10 mai 1981 ?

    Et encore nous l'échappons belle ! Imaginons que Charles de Gaulle soit mort une année plus tard … Quoique.

    Se trouveraient alors réunis en une messe laïque et baroque le gaullisme qui sauva l'honneur de la France en 1940 pour le perdre en 1962 à Alger; le mitterrandisme qui porta toutes les espérances des travailleurs en 1981 pour les trahir, de politique de rigueur en cohabitation, pendant 14 ans et le sarkozysme qui fait de notre pays un protectorat américain après s'être fait élire dans les costumes de Barrès, Jaurès et Clémenceau.

    Le peuple de France après avoir été amputé de ses meilleurs fils durant les deux guerres mondiales, la campagne d'Indochine et les « évènements » d'Algérie n'a cessé depuis de se donner une série de grandes gueules à la tête de ce qui restait de nation. Mais une grande gueule, même gesticulante et tonitruante sur un corps invalide, c'est pitoyable et grotesque comme un pantin désarticulé.

    Louis XVIII, gras dès sa jeunesse, attaqué par la goutte, obèse au point de pouvoir à peine se déplacer, faisant allusion à son successeur le comte d'Artois fringant mais « de cervelle point », dit un jour à ses conseillers : «  Vous vous plaignez d'un roi sans jambes, vous verrez ce que c'est qu'un roi sans tête ».

    Heureux mortels que nous sommes, nous avons les deux.

    Singulièrement, depuis la V° république comme disait l'ermite de Colombey : « ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein. » En effet, nous n'avons pas manquer et ne manquons pas de prétendants pour « porter le chapeau ».

    Président de la république française : Valorisant peut-être ? Le sommet de la réussite à la Guizot : « Enrichissez-vous ! » ? Un lieu de bon plaisir ? Le triomphe d'une pathologie de l'orgueil ?

    Mais pour nous citoyens, être dirigés par des névropathes à la solde de l'étranger ou par des vieillards en naufrage, nous fait passer de l'anorexie à la phase terminale. Ne nous y trompons pas : les gesticulations de tel ou tel n'empêchent en rien les barbares de piller et terroriser Marseille, ni les postures politiciennes hypocrites d'arrêter la destruction programmée, dans une lâche résignation, de l'identité française.

    De Gaulle, Mitterrand ou Sarkozy ou plutôt Croquignol , Filochard et Ribouldingue ont ramassé les lambeaux que, très démocratiquement, le peuple français leur a abandonnés. N'en déplaisent aux tenants paranoïaques du « complot » , c'est bien en étant élus que nos présidents président.

    C'est une galéjade de croire qu'il en sera autrement demain. Si, par exemple, DSK, l'expert en … Porsche, gagne la présidentielle , ce sera si une majorité de français le veulent , si et seulement si.

    Manquent-ils d'informations ces compatriotes ? Sont-ils idiots ? Veules ?

    Certainement pas, c'est en toute conscience qu'il font et feront leur choix, malgré toutes les conséquences catastrophiques prévisibles sur leur vie quotidienne. Bien sûr, les politologues assermentés, les sociologues médiatisés, les spécialistes autoproclamés, les psychologues de Secret story trouveront toutes les explications convenues et rassurantes incluant la nécessaire et inévitable évolution des temps, la sainte prise de conscience de l'utilité sans faille de la mondialisation, le respect des droits de l'homme, la victoire de la diversité.

    Mais le peuple des catacombes, le plus éclairé, car vivant dans la nuit de l'abandon et de la pauvreté, y verra des réalités plus dérangeantes : la paresse, le conformisme et la peur.

    La paresse de se reconstruire une identité contre les médias, nouveaux professeurs Diafoirus d'un totalitarisme où comme écrivait corneille :  « Les visages souvent sont de doux imposteurs, et où de beaux semblants cachent des âmes basses ! ».

    Le conformisme avec comme idéal premier de naître avec les pompes funèbres payées d'avance et se fondre dans la masse des zombis, surtout sans se faire remarquer, pour suivre sa petite route avec sa petite auto jusqu'à sa petite maison préférant la chaleur bourgeoise du foyer à l'air pur des glaciers.

    La peur de combattre dans nos rues les armes à la main pour conserver, oui conserver contre les assauts des vandales, les valeurs ancestrales de nos lignées.

    Au fond ces commémorations, sans vergogne, des hontes d'hier, préparant celles de demain, sont une façon déguisée pour casser les rotules à l'animal et mépriser la loi naturelle.

    Aucune bête au monde ne se laisserait manipuler, tourmenter ou martyriser, depuis des décennies comme notre peuple a pu l'accepter.

    Les coups de griffes auraient jailli, les crocs auraient déchiqueté.

    Aucune bête sauf le chien, ce loup brisé, apprivoisé, domestiqué comme esclave.

     

    Sándor Petőfi, poète et âme de la révolution hongroise de 1848 qui trouva la mort au combat écrivit deux textes un pour les chiens l'autre pour les loups.

    Les chiens : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige

    Filles jumelles de l’hiver. Que nous importe, il fait si doux dans notre coin de cuisine, notre bon maître qui nous aime a permis que nous y restions. Aucun souci de nourriture quand finit le repas du maître, il reste toujours à sa table des reliefs qu’il nous abandonne … Le fouet il faut le reconnaître claque parfois sur nos échines. Cela fait mal, évidemment, mais plaie de chien se cicatrise. Une fois tombée sa colère, le maitre à nouveau nous appelle et nous venons lécher, ravis,la semelle de ses souliers. »

    Les loups : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige

    Filles jumelles de l’hiver. Ici règne la désolation et un désert nous environne. Il n’y a même pas un petit buisson qui nous protège. Au dehors il y a le froid et la famine en dedans. Double ennemi, double tourment qui nous harcèle sans répit. Mais encore un ennemi, le chasseur et son fusil. Voyez la neige rougie par notre sang qui s'enfuit. Nous avons froid, nous avons faim et le flanc transpercé de balles. Voilà notre sort horrible, mais vivons et mourrons libres. »

     

    A chacun librement de choisir quel sorte d'animal français nous voulons être.

    Alors, au lieu, la larme à l'œil , de commémorer, de gémir, de regretter ou d'encenser, nous redeviendrons ce peuple fauve, renversant les idoles de mauvais plâtre.

    Nous crierons de nouveau l'adresse du Commandant Changarnier à ses hommes le 24 novembre 1836 : «  Soldats, ils sont six mille, vous êtes trois cents. La partie est donc égale. Regardez-les en face et tirez juste. »

    Peu importe notre couleur de peau, notre religion, notre origine sociale et notre cosmogonie, nous repartirons ensemble à la conquête de l'Histoire.

     

    Jean-Marc DESANTI 

     

    Lire aussi sur -----> http://www.armees.com/info/actualites/commemorer-hier-ou-combattre-demain,42276.html

                                     http://voxfnredekker.canalblog.com/archives/2011/05/08/21088049.html

                                     http://www.legaulois.info/2011/05/commemorer-hier-ou-combattre-demain-par.html

                                     http://jean-marielebraud.hautetfort.com/archive/2011/05/10/le-billet-de-jean-marc-desanti.html

                                      

     
  • Et le déshonneur et la guerre !

     

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    « Des gouvernements de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. »

    Charles de Gaulle

    On a donc annulé l’Apéro géant Saucisson et Pinard de La Goutte d’Or !

    Il est donc impossible pour un citoyen européen, de festoyer avec les produits de son terroir, dans la lignée de Bruegel quand la rue et la place étaient des lieux de rendez-vous et de divertissements  : jeux d’hiver, carnaval, procession et kermesse, danses ou rites campagnards.

    L’État français sait parfaitement qu’aucun participant à cet évènement n’aurait physiquement agressé un allogène . Il sait tout aussi bien que la réciprocité n’est pas vrai. Le risque considéré était de voir de violentes altercations meurtrières ayant leurs origines chez les habitants de ces quartiers qui considèrent nos lieux publics comme leur espace privé, avec leurs propres lois, étrangères à nos principes républicains. On peut toujours invoquer, dans les médias aux ordres, une manipulation nécessairement occulte de « l’extrême droite ». On connaît le proverbe « quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage », mais là on dépasse toute mesure dans l’abjection. En effet ce ne sont pas moins de 23 associations, mouvements, organisations ou formations politiques qui avaient appelé à « teuffer » français, dont excusez du peu :

    • Cercle d’étude de réformes féministes, association pour « la défense des intérêts des femmes, l’étude et la promotion de réformes féministe »

    • Debout la République

    • La Droite libre, « mouvement libéral-conservateur associé à l’UMP »

    • Free World Academy, « think tank » de « diffusion d’études, d’essais et de concepts destinés aux décideurs et aux intellectuels du monde libre »

    • les Jeunes Pour la France (JPF), mouvement de jeunes du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villier

    • Rassemblement pour l’indépendance de la France présidé par Paul-Marie Coûteaux, ancien député au Parlement européen

    • Résistance républicaine, organisation de « défense de la République et de ses fondamentaux hérités de l´histoire et des lumières », présidée par Christine Tasin

    • Riposte laïque, « journal des esprits libres, pour l’égalité hommes-femmes, pour la République sociale », dirigé par Pierre Cassen

    • Union des athées

    • l’Union gaulliste, association ayant pour but de « de redonner vie à la démocratie en réaffirmant que celle-ci n’a de sens que si elle s’incarne dans la souveraineté du peuple, dans la solidarité du peuple, dans la solidarité de la Nation, et dans les valeurs républicaines »

    • Vérité Valeurs & Démocratie, association ayant pour but de défendre « la démocratie, la laïcité et les droits de l’Homme »

    Oui, en effet, de dangereux fascistes n’est-ce-pas ?

    Bien sûr que non ! L’inquiétude de nos gouvernants hypocrites était de vivre en direct, la démonstration de la rupture totale et irrémédiable entre les patriotes laïques et les « indigènes de la république ». En d’autres termes de ne plus pouvoir cacher que ce ne sont pas de simples tensions communautaires qui agitent notre pays, mais bien la mise en place, sur notre sol, de notre part, nous français des lumières, d’une véritable lutte anticoloniale. Nous refusons l’occupation de notre terre, la persécution de notre population, les atteintes intolérables au premier des droits : celui d’aller et venir librement partout en France.

    Il est assez facile de parler de la ligne de démarcation et de la Résistance de 1940, mais en 2010, ici et maintenant, des rues de France, des quartiers sont occupés et finalement annexés car nos us et coutumes y sont interdits.

    Parce que c’était quoi un collaborateur en 1940 ? C’était celui qui tolérait et encourageait par ses actes la destruction de la singularité, de l’identité française, celui qui faisait de « l’intelligence avec l’ennemil’état de fait », qui croyaient encore aux valeurs de la république malgré un gouvernement de soumission, qui combattaient l’acceptation de la politique économique et sociale de la tonte du mouton français pour nourrir le loup irrespectueux, conquérant et Souilleur d’âmes. ». Et, en face , qui résistait ? C’était celles et ceux qui refusaient «

    Le président Sarkozy commémore. Il s’est même rendu à Londres ! Plût-il à Dieu qu’il y restât pour organiser la Résistance contemporaine ! Les décisions d’interdiction, comme d’ailleurs la scandaleuse réforme des retraites, sont de véritables oukases où se confondent vitesse et précipitation. C’est toujours la marque des pouvoirs, exécutants provisoires de causes étrangères.

    Les résistants d’aujourd’hui sont bien semblables à l’armée des ombres de la Bataille du rail et du Vercors. On les insulte, les raille, on les traque et certains refusant de baisser les yeux sont poignardés à mort.

    Il ne faut pas s’inquiéter si pour l’instant rien ne bouge vraiment. La canaille, morne plaine, est toujours du côté du pouvoir légal … Jusqu’au moment où celui-ci s’effondre.

    Alors pour faire oublier sa coupable léthargie, on sort les piques pour y accrocher de tristes trophées : les têtes grotesques et sanguinolentes des collaborateurs … leurs anciens maîtres.

    Jean-Marc DESANTI