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  • Le Corsisme, un nouveau front Bolivarien

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    La Corse est à la France ce que Bolivar et Chavez sont aux Yankees. L’Amérique du Sud a toujours été l’arrière-cour de l’impérialisme. Après l’opération Condor et ses coups d’état, l’assassinat de responsables politiques et syndicaux, le sud de l’Amérique, aujourd’hui, donne ses latinos aux Marines pour la survie de l’empire US.

    La Corse, au XX° siècle a donné 20% des cadres de l’administration coloniale, 22% des soldats, 6% des officiers coloniaux et près de 30000 morts en 1914 1918. Elle a payé très cher le prix du sang des hommes et pire encore avec le sang de sa terre. Après l’exode et le sacrifice de ses fils au service de l’empire français, entre 1850 et 1930 les surfaces cultivées diminuèrent de plus de 50%. Même après le martyre de Fred Scamaroni et l’insurrection en 1958 de l’île en faveur de Charles De Gaulle, il y avait, à la fin des années 1950 plus de corses hors de l’île qu’à l’intérieur. Qu’on le veuille ou non, ce territoire et ses habitants ont subi un sort comparable aux latinos : la masse destinée au carnage militaire ou économique et quelques « idiots utiles » bachagas corrompus, jouant l’exotisme sous les ors d’une république, au fond méprisante. Ce constat, perçu comme une « des heures les plus sombres de notre Histoire » ne porte-t-il pas le levier même de la résurrection de la nation corse : le Corsisme.

    Le Corsisme comme le bolivarisme trouve sa justification dans l’injustice persistante. Les corses sont un peuple avec une langue et un territoire mais un peuple sans état alors que la France est un état sans peuple !

    Les comparaisons avec la Bretagne et le Pays Basque, qui ont beaucoup donné pour une patrie ingrate, sont pertinentes, cependant la position éminemment stratégique de la Corse place celle-ci dans une situation particulière. Elle est un enjeu au cœur d’un ouragan car, petite plateforme de l’Italie, porte des Balkans (vieille frontière entre Islam et Chrétienté), elle demeure le point de contrôle des relations Nord-Sud, osons le mot, des tensions entre l’Occident et l’Orient…

    En Corse, environ 10% de la population est d’origine maghrébine. L’histoire du travail est indissociable de l’histoire des migrations. Le capitalisme, c’est l’enrôlement de l’homme comme force de travail. C’est une réquisition avec son corollaire, la mobilisation : rendre mobile.

    Rendre mobile de façon inéluctable, interprétation économiste et utilitariste des comportements humains, alibi pour entériner les misères du tiers-monde et abandonner toute politique de coopération d’envergure, indifférence pour tous les hommes dont les destins ont été broyés par le déracinement et dont les corses gardent les cicatrices purulentes.

    Certains musulmans veulent rester eux-mêmes luttant avec ténacité contre les séductions superficielles d’un Occident déculturé et atomisant. On ne peut que leur rendre hommage. Mais à qui veut-on faire croire que si les corses sont dans la même démarche, ils ont pour visée un même objectif ?

    Veut-on transformer, tôt ou tard, le Monte Cinto en Massada où les derniers corses s’immoleront plutôt que de capituler devant les exigences de flux migratoires immaîtrisables par les fonctionnaires mondialistes irresponsables de Bruxelles ?

     La Corse est chaleureuse et accueillante Plus elle sera forte, moins elle sera violente.

    Le Corsisme c’est la volonté de doubler les 281000 habitants de l’île en instituant « une loi du retour » pour les corses de la diaspora : de doubler !

    La Sicile a plus de 5 millions d’habitants et Malte près de 400000 !

    Le Corsisme c’est la prise en compte que la patrie réelle est nécessairement complétée de la Corse rêvée par tous ceux qui, un jour, ont dû la quitter.

    « Demain à Sartène ou à Aullène, à Rogliano ou Bonifacio » est, au moins, autant légitime que le « demain à Jérusalem » des juifs en diaspora…

    Le Corsisme est un projet politique historique et humaniste qui propose aux insulaires et aux corses de la diaspora , réunis dans une même nationalité, de reconquérir l’île, de se réapproprier chaque village et chaque terrain, au-delà de l’image d’une économie touristique et agro-pastorale.

    Le Corsisme, c’est la Nation en armes, dans une Force de Défense capillaire implantée et disséminée dans le moindre recoin du « Macchia ».

    Le Corsisme c’est la prise de conscience que la Corse , cette montagne dans la mer, est une forteresse qui ne sera défendue que par des patriotes corses.

    Le corsisme c’est de ne plus tuer par l’oubli les paroles de Jean-Jacques Rousseau dans Le Contrat Social : « Il est encore un pays, en Europe, capable de législation; c’est l’île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté méritent bien que quelque homme sage lui apprit à la conserver ! ».

    Le Corsisme c’est l’établissement d’un axe Moscou-Jerusalem-Caracas-Alger-Ajaccio contre cet Occident qui n’est plus qu’une immense machine à mettre en mouvement les hommes, les techniques et les capitaux en arasant différences et identités…. Et l’on verra si la Corse est incapable de se défendre militairement !

     Les chants polyphoniques ne sont pas des gémissements de folklore. Ce sont les voix des enfants de Sparte qui se mêlent avant l’assaut.

    Les corses sont différents, ils sont autres et veulent le rester car comme l’écrivait le normand Jean Mabire : « Jamais un Bouriate ne sera un Kalmouk ni un Blanc un Jaune. Et pourtant ils peuvent se battre côte à côte, justement pour faire régner dans le monde la différence nécessaire entre les peuples et entre les hommes. C’est cela le sens de mon combat : la revanche de l’individu. Je hais l’égalité. C’est le mensonge des prophètes. Pas un peuple ne ressemble à un autre peuple. Pas un homme à un autre homme. J’aime les étrangers justement parce que ce sont des étrangers. ».

    La seule bonne politique est la politique de sa géographie. Aujourd’hui, la base de la coexistence est le positionnement économique et éthique, le rapport entre économie globale et économie régionale, c’est-à-dire l’intérêt des peuples corse,italien,maghrébin,israélien, palestinien et libanais à un développement « écologique » harmonieux par une coopération économique, mutuellement équitable. Pour cela il est indispensable d’admettre une fois pour toute que l’Occident n’est pas la seule boussole. La Corse est la clé de dialogue de civilisation à civilisation de part et d’autre de la Méditerranée .
    La Corse c’est l’Europe en Orient.
    Laissons les américains se perdre, plaignons leurs soldats latinos qui meurent pour rien, ou plutôt pour le capitalisme sauvage, les pétroliers cyniques, les roitelets corrompus.
    La culture corse est un espoir de civilisation qui lève le voile sur ce que Péguy prévoyait: « la lutte mortelle entre le monde de l’argent d’une totale et absolue matérialité et tous les autres mondes ensembles ( le monde des philosophies et le monde des religions) qui sont de quelque spiritualité et dont les sorts sont liés, les fortunes conjointes »

    Jean-Marc DESANTI

     

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  • "La Corse : Un juste destin universel" de Jean-Marc DESANTI

    Arrii.jpgMonsieur Maxime Cohen, président de la communauté juive de Corse,a entamé une procédure pour que l’île soit le premier territoire au monde à obtenir le statut de «Juste» concernant son rôle joué dans la protection des juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.
    L’enjeu n’est pas mince . Cela reviendrait à concevoir qu’il existât un peuple corse, une langue corse, un territoire corse, une nation corse qui ont permis de sauver, protéger, cacher des juifs.
    Oui, il serait effectivement « juste »  de rappeler  qu’en 1732, au couvent d'Orezza, une Consulta des patriotes proclama l'indépendance de l'île de Corse. Et que Paoli rédigea un projet de constitution dont le préambule décrétait, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité :
    " Les hommes naissent libres et égaux en droit ".
    Il serait « juste » de reconnaître, qu’après avoir donné au monde la première constitution, cet héritage juridique et moral ne cessa de couler dans les veines de chaque corse  d’une  manière naturelle et vitale comme le sang qui irrigue le corps.
    Oui, les corses ont sauvé massivement des juifs précisément parce que nos anciens ont choisi de faire vivre les qualités de chevalerie, de droit et de bonté. La protection des faibles est inspirée par l’ancestral christianisme insulaire ( « Le royaume élit pour sa protectrice l’immaculée conception de la Vierge Marie …Dio vi Salvi » ) qui a su se nourrir aux sources d’autres cultures. Les corses ont beaucoup voyagé, marins, guerriers ou lointains fonctionnaires dans les colonies françaises. Ils en ont rapporté l’expérience de l’altérité et la connaissance des savoirs indigènes .On aime à décrire notre population comme d’orgueil ombrageuse alors qu’elle pratique encore la pudeur qui sied aux peuples « qui ont la plus longue mémoire », ceux qui enracinés ou en diaspora ont cultivé et médité l’adage : « lorsque tous trahiront, nous resterons fidèles ».
    L’Omerta, si étrange et étrangère aux individualismes des « sans famille » est, en réalité, une mise à distance du conformisme et de l’autoritarisme d’État, une réflexion, une interrogation mais aussi une certitude que les solutions d’honneur viennent de la tradition séculaire de chaque peuple qui veut survivre. Les corses n’avaient rien à apprendre, à attendre, à emprunter des occupants de l’île. La vue de l’injustice, de l’imbécile cruauté frappant les innocents ont suffi. Nos compatriotes n’ont jamais voulu et ne veulent en rien parler de leur héroïsme. Bon sang ne saurait mentir…
    Le dossier suit son cours à Yad Vashem et nul ne doute que l’issue soit favorable avant deux ans. Alors, peut-être qu’en dehors de toute polémique politicienne, la Nation corse sera honorée à la face du monde et enfin perçue pour ce qu’elle est : un heureux compromis historique, géographique et éthique entre ombres et lumières. Pour René Goscinny, issu d’une famille d’origine polonaise de confession juive, Astérix le breton, représentait l’archétype du petit, résistant à l’Empire … Il existait un autre îlot : la corse. Relisons avec délice Astérix en Corse.
    Si le vingtième siècle fut « le siècle juif » - comme le décrit admirablement Yuri Slezkine dans son ouvrage - voyant l’opposition structurale des « apolliniens », paysans et guerriers et d’une minorité de « mercuriens », nomades « fonctionnels »; gageons que ce siècle à l’exemple de notre île soit le siècle des petites patries, des terres familiales, des valeurs de la Restonica et des lacs où l’autorité des pères, forgée à l’enclume de l’Humanisme et du courage, sert de boussole aux enfants égarés.
    Que les solidarités des villages et des montagnes s’imposent contre l’indifférence glacée des mégapoles sans âme.
    Cultivons les symboles de la résistance d’un peuple face à l’ouragan déchaîné et aveugle de la mondialisation et  ses crimes.
    Résister contre le « colonialisme français », c’est un peu court  i mio  fratéllu …Nous risquons de manquer d’air et de nous y étouffer.
    Nous devons, comme nos frères grecs, petit peuple mais grande nation, jouer dans la cour des grands. Nous sommes la Nation des « justes ». Mettons haut, bien haut la barre : Contre l’Empire !
    Nous avons, hier, dans notre Maquis combattu les fascismes et dressé une barrière infranchissable entre le bourreau et ses victimes. Aujourd’hui, au nom de l’héritage imprescriptible que nous devons à l’humanité pour demain, nous devons mener une lutte aussi titanesque.
    Elle nous conduit à nous lever, encore une fois, pour abattre les théocraties ou les dictatures fardées en démocrates mondialistes, qui écrasent les patries charnelles de l’Europe aux mille drapeaux et osent poser leurs pieds sanglants sur le sol sacré de notre terra corsa tant'amata .

    Jean-Marc DESANTI


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    PS : Seule une nouvelle révolution française et l’établissement d’une hyper république renforcera la double  identité de notre patrie corse car la corse ne porte pas en elle la haine de la France mais le dégoût de l’injustice. Pourquoi respecter un Ordre aux ordres de la tyrannie de l’argent roi ? Où sont et qui sont les modèles « de la grande nation française » ?
    L’Homme doit vivre libre, c’est le principe de base de la DDH, et par conséquent craindre plus que tout l'esclavage. Quel est le républicain « français » qui oublierait que la Corse est apparue , aux yeux des philosophes encyclopédistes, notamment Rousseau et Voltaire, comme le premier État démocratique de l'Europe des lumières ? Quel historien ignore qu’avant d’être victime de trahisons, Paoli rallié à la révolution française est accueilli par Lafayette et est reçu le 22 avril 1790 à l'Assemblée nationale puis, le 26, par le Club des Jacobins, alors présidé par Robespierre, qui l'admet à l'unanimité en son sein …
    Le sujet du débat n’est pas politique pour les corses ( Il ne s’agit pas de discuter de l’indépendance que la France octroierait  à l’île ) mais bien de conclure une dissertation philosophique … Où comme dirait mon ami Marc : « Pour que la corse donne enfin, son indépendance à la France. »
    Selon la phrase célèbre de Simonde de Sismondi : «  L'indépendance du gouvernement et les droits politiques font les peuples ; la langue et l'origine commune font les
    nations. »
    On ne décrète pas le génie du Jacobinisme. Avoir une origine commune dépasse une quelconque analyse littéraire où se disputeraient les valeurs concédées à la cosmologie ou l’épistémologie ! Le lieu de création de la fraternité franco-corse s’est dissout avec la souillure des valeurs de la République !
    Redressons l’impartialité de l’État et nous verrons alors les combattants du juste combat pour l’indépendance de la Corse entrer VOLONTAIREMENT dans l’armée des patriotes luttant pour l’indépendance de la France.
    On dit chez nous : « Una lingua si cheta, un populu si more. » ( Une langue qui se tait, c’est un peuple qui meurt.) et aussi « Aceddu in cabbia S'eddu un canta d'amori Canta di rabbia » ( L'oiseau en cage : s'il ne chante pas par amour, il chante de rage. ).
    C’est dans l’armée de Libération, contre l’Empire que se forgera le chant de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. La nouvelle armée du Rhin partira d’Ajaccio, de Bastia et de Sartène …

    http://www.politique-actu.com/osons/corse-desanti/110468/

  • Corses et juifs : Frères d'armes !

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    L'histoire des Juifs en Corse remonte à plusieurs centaines d'années. Les premières traces d'une présence juive dans l'île se situent aux alentours de l'an 800. A cette époque, une importante immigration venue d'Égypte s'est installée dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces juifs parlaient et écrivaient l'hébreu. La majorité d'entre eux s'est implantée à proximité d'un village dénommé Levie (le bien nommé), situé à l'intérieur des terres à 20 km environ de Porto-Vecchio . Par la suite, les membres de la communauté se sont disperses un peu partout dans l'île en devenant partie intégrante de la population autochtone et dans certains villages de montagne, des églises gardent encore la trace de documents rédigés en hébreu à coté de ceux rédigés en latin. Bien des siècles plus tard, dans les années 1500-1530, environ 1000 Juifs de la région de Naples trouvèrent refuge en Corse, fuyant une persécution locale, et s'installèrent dans les régions montagneuses du centre de l'île. En l'an 1684, la ville de Padoue, en Italie, qui était peuplée en grande partie par des Juifs qui habitaient un ghetto édifié en 1516, fut le théâtre de violences dirigées contre ses citoyens juifs, dont une partie faillit se faire lyncher. Une rumeur malveillante selon laquelle leurs coreligionnaires de Buda, avaient commis des actes de cruauté contre les Chrétiens de la ville hongroise, déclencha cette flambée de brutalité dirigée contre la communauté juive de la ville. C'est grâce a l'intervention d'un père Franciscain, le Père Marco, qui écrivit une lettre afin de dénoncer cette mystification, que la communauté juive échappa au massacre annoncé. Une grande partie cette communauté décida d'émigrer sous d'autres cieux plus cléments. Certains arrivèrent en Corse, et les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venu de Padoue. Le nom de famille Padovani est un nom très répandu de nos jours en Corse.

    Mais la plus importante vague d'immigration juive qu'ait connue la Corse se situe entre 1750 et 1769. La première république corse constitutionnelle et démocratique d'Europe venant de naître, Pascal Paoli fit venir 10000 Juifs du nord de l'Italie, de Milan, de Turin ainsi que de Gênes pour revitaliser l'île suite a 400 ans d'occupation génoise. Afin de les rassurer sur leur intégration et sur la volonté du peuple corse de les considérer comme leurs égaux, Paoli fit une déclaration destinée aux nouveaux venus : "Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu'ils partagent le même sort". Cela fit comprendre aux Juifs qu'ils étaient des citoyens à part entière et qu'ils bénéficiaient d'une totale liberté de culte, ce qui n'était pas le cas dans bon nombre de pays.

    En réalité, plus de 30% de la population corse a des origines juives.

    Ces immigrants portaient pour la plupart des noms à consonance ashkénaze, qui étaient très difficilement prononçables par la population locale. Une partie d'entre eux étant roux, ils se virent affubles du surnom de Rossu qui signifie rouge et désigne les rouquins ce qui donne au pluriel Rossi, nom extrêmement répandu en Corse. En lisant les états civils, on peut facilement s'en rendre compte : les noms tels que Giacobbi, Zuccarelli, Costantini, Simeoni... très communs dans l'île, ne laissent planer aucun doute quant à leur origine.

    Le nombre relativement peu important de membres de la communauté juive, ajouté au fait que les Corses n'ont fait aucune différence entre les originaires de l'île et ces nouveaux venus, est très certainement à l'origine d'un grand nombre de mariages mixtes qui déclenchèrent une assimilation quasi-totale. Malgré cela, les signes sur l'île de beauté d'une ancienne présence juive y sont très nombreux ; un exemple probant en est le nom d'un village Casalabriva qui vient de: casa di l'ébréo, littéralement la maison de l'hébreu . Ou bien encore, de nos jours dans certaines régions, il subsiste une tradition très ancienne de donner aux nouveaux-nés des prénoms d'origine hébraïque tel que Mouse (Moise) etc. ...

    Plus proche de nous, durant la seconde guerre mondiale, alors que la Corse était occupée par les fascistes italiens, les habitants de l'île se mobilisèrent pour aider les Juifs à se cacher. Avec les moyens du bord, ils aidèrent hommes, femmes et enfants a se réfugier dans les villages de montagne.

    La Corse eut donc une attitude plus qu'honorable envers les Juifs persécutés, et pas seulement pendant la Seconde guerre mondiale. En effet, c'est le seul endroit en Europe ou l'on n'eut jamais a déplorer des actes antisémites, et cela mérite d'être dit. En 1947, la Corse apporta sa contribution a la création de l'État d'Israël. Des Corses d'alors décidèrent de secourir les combattants juifs luttant pour leur indépendance et pour former leur État. Leur mission: accueillir des avions qui doivent être bourrés d'armes pour s'envoler vers des lieux gardés par la Haganah. Ajaccio est alors choisie comme piste d'atterrissage. Des hommes, parmi eux des policiers mais aussi des voyous, rendent visite au préfet de l'époque; il a pour nom ... Maurice Papon.

    L'homme a un passé confus, on lui explique que l'aéroport d'Ajaccio sera réservé a ces transports d'armes. Les Corses bénéficient de l'accord du gouvernement socialiste qui ne peut agir ouvertement. Maurice Papon ferme donc les yeux. Les armes transiteront par la Corse pour s'évaporer vers le futur État juif. Il ne faut pas oublier de souligner qu'hormis toutes les vagues d'immigration juive qu'ait pu connaître la Corse , des individus isolés sont venus s'y installer, provenant notamment des communautés juives d'Afrique du nord. De nos jours, la communauté juive de l'île, très peu nombreuse, se concentre essentiellement à Bastia. On ouvre deux fois dans l'année la synagogue qui possède deux Rouleaux de la Torah en parfait état: pour Roch Hachana, le jour de l'an Juif et Yom Kipour. Les jeunes, pour la plupart, quittent l'île pour aller étudier sur le continent et bien souvent ils y rencontrent leur moitie et s'y installent définitivement. Il existe en Corse de très nombreuses personnes soutenant l'État d'Israël dans la période difficile qu'il traverse actuellement. Parmi ces amis d'Israël, certains sont allés jusqu'a écrire des missives au président français, à la Haute Cour internationale de La Haye ainsi qu'aux medias français, afin de dénoncer la politique européenne et française en particulier, toujours pro palestinienne. Ce soutien important s'explique, en partie par le fait que beaucoup de corses ont le sentiment qu' il y a un gouffre entre ce qui se passe réellement et ce qui se dit dans les médias français. Du reste , une association Corse - Israël s'est crée afin de rapprocher les deux communautés et de développer le dialogue entre elles .

    ARTICLE PARU DANS ISRAEL MAGAZINE

  • Vers une Europe des "patries charnelles" ?

     

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    « Il est probable que l'ethnie ne résistera pas à une forme de tourisme destructeur, à une mise en valeur qui ne se soucie pas d'elle. Comme les Indiens légendaires de l'Amérique latine, qui seraient les dépositaires des secrets de leur civilisation passée et les uniques représentants de leur race, les Corses devront-ils garder le silence en attendant de disparaître ? »

    Ces lignes sont de Simon Vinciguerra, écrivain et résistant corse dont le collège de Bastia porte le nom. Elles ont été écrites en 1967, à une époque où il n'était pas encore question de PADDUC. Pourtant, le choix d'une certaine forme de tourisme inquiétait déjà les plus clairvoyants, qui y voyaient une menace de disparition pure et simple pesant sur la communauté corse. Depuis, cette menace n'a pas été écartée et s'est même considérablement aggravée. Certes, les lourds sacrifices consentis par les militants nationaux ont longtemps permis de préserver notre patrimoine naturel et de tenir à distance nombre de spéculateurs. Mais aujourd'hui, un système politico-économique dont les intérêts sont opposés à ceux du peuple corse a décidé de lancer l'offensive finale. Celle-ci peut se résumer en trois orientations : main basse par certaines multinationales sur les secteurs stratégiques ; accaparement de la terre par des intérêts étrangers ; enfin, mise au pas de tous ceux qui refusent cette logique. Pour mener à bien ce programme, ses promoteurs ont trouvé quelques Corses qui, moyennant la satisfaction de leurs intérêts privés, ont accepté de servir de cheval de Troie. Trahissant honteusement le mandat confié par les électeurs, ils jouent contre leur communauté. Que dire de ces élus, si ce n'est que leur comportement leur vaudra à la fois le mépris des Corses et celui de leurs maîtres parisiens, qui ne manqueront pas de les abandonner lorsque le moment sera venu. On sait ce qu'il advient des « idiots utiles » lorsqu'ils perdent leur utilité… Au reste, la France n'a jamais témoigné trop de reconnaissance à ceux qui trahirent les leurs pour la servir. L'essentiel est ailleurs. Il réside dans le choc frontal qui est en train de se préparer entre, d'une part, les Corses qui refusent d'abandonner leur pays à de plus fortunés, et d'autre part les forces politico-économiques qui organisent la mise en coupe réglée de ce même pays. Dans cette perspective, les nationaux corses sont prêts, une fois de plus, à se placer en première ligne. Ils se sont dotés pour cela d'un nouvel instrument dont le nom résume à la fois la philosophie et l'objectif à atteindre : Corsica Libera. Mais dans la bataille qui se profile pour la survie d'un petit peuple, le mouvement patriotique aura davantage besoin d'aide que de reproches, de solidarité que de bons conseils… Oui, la solidarité sera vraiment la notion clé des temps à venir. Cette solidarité dont les Corses ont toujours fait preuve aux heures les plus sombres. Cette solidarité à laquelle ont manqué quelques uns : ceux qui emplissent les poubelles de notre longue histoire. Les autres, tous les autres, par delà leurs différences, on su reconnaître ceux qui - au prix de mille difficultés traçaient la voie du salut...

    Jean-Guy Talamoni

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    "Vers une Europe des "patries charnelles" ?"

    Saint-Loup_portrait.jpgPéguy trouva cette admirable définition et personne n'eut l'idée de l'accuser de racisme. L'honnête homme, en ce temps là, ne s'effaçait pas encore devant les dialecticiens qui manipulés par les sectes, les partis politiques, les loges, les syndicats, sont arrivés à dévitaliser le mot lui-même qui, maintenant, désigne aussi bien un C.R.S. frappeur, qu'un patron refusant une prime de farniente à son personnel, alors que le racisme n'est qu'une prise de conscience de la différenciation raciale. Il n'implique en aucune manière la volonté d'opprimer ou détruire une race sous prétexte qu'elle présente des caractères différents de la nôtre. Bien au contraire ! Nous sommes racistes pour les Noirs autant que pour les Ariens et les Juifs. Pour reprendre en le transformant quelque peu un slogan qui fit fortune : « Nous sommes tous des Israéliens » ! Car pour nous, les SS, comme pour les Sabras, le ventre de la mère détient le privilège de définir, en la produisant, une race d'hommes, au même titre que celui de la louve définissant l'espèce des loups qui ne sont pas des chiens. Si elle commet le péché qui sera un jour reconnu comme le véritable péché originel en s'accouplant avec un chien, ses descendants ne seront plus tout à fait des loups et pas tout à fait des chiens. Les lois qui régissent l'évolution de l'homme et celle des animaux sont exactement les mêmes.
    A la base de l'Europe dont nous restons les porteurs lucides, apparaît donc la notion raciale dans toute la mesure où un millénaire d'obscurantisme ne fa pas diluée dans l’indifférenciation biologique du « monde gris » qui se prépare. Le second impératif qui s'impose à l'Europe s'appelle la notion de territoire. C'est la plus puissante de toutes celles qui conditionnent le comportement des hommes et des animaux. Konrad Lorenz et Hardrey l'ont démontré et Heinz Heidiger a dit : « L'histoire du territorialisme dans le règne animal est le premier chapitre de l'histoire de la propriété dans l'espèce humaine ». Le rouge-gorge qui sautille dans votre jardin se trouve sur son territoire et ne le partage pas avec d'autres, sauf sa femelle. Ce même jardin, ou ce parc, ou ce domaine, est aussi votre territoire. L'instinct du lieu d'origine se rattache directement à celui du territoire, celui de la procréation également. Les saumons traversent les océans pour venir frayer dans le fleuve où ils sont nés et y mourir d'épuisement. Méconnaître cet instinct que la philo-genèse a ancré profondément dans toutes les espèces de vertébrés, hommes compris, aboutit aux aberrations politiques et sociales débouchant sur le communisme. Or, l'homme communiste ne possédant plus de territoire personnel, a cessé d'aimer la terre et de la cultiver, plaçant ainsi l'URSS au bord de la famine. En pays communiste, c'est aussi la grisaille de la vie, l'apathie du prolétaire qui, moins heureux que les bêtes, ne possède plus une parcelle de terre bien à lui. Mais l'évolution actuelle des pays dits capitalistes aboutit au même résultat. Bien nourris cependant, les mains pleines d'objets dits de consommation, les hommes de l'Occident déracinés végètent dans les soixante mètres carrés de leur appartements HLM, tristes, hargneux, prêts à casser n'importe quoi, molester n'importe qui, parce qu'ils ne possèdent plus l'espace réclamé par leur instinct animal.

    L'Europe doit donc être repensée à partir de la notion biologiquement fondée du sang, donc des races, et des impératifs telluriques, donc du sol. Voilà quel est le contenu des « patries charnelles ». Il ne peut exister que de petites patries charnelles nourries de cette double force. En effet, plus l'espace unifié s'étend, plus la réalité raciale se dilue par mélange et plus le territoire échappe à la propriété de l'individu au profit du groupe. En gros, nous devrons choisir entre l’URSS et la Bretagne, le destin continental ou le destin régional. La grenouille peut bien se faire aussi grosse que le bœuf et en crever, mais elle peut aussi rester grenouille. C’est là que je me sépare de mes nombreux amis nationalistes, tout en partageant beaucoup de leurs opinions de base. C'est là que je me sépare de mes nombreux amis catholiques tout en partageant aussi une bonne partie de leur morale. Car la France qui portait dignement ce nom, celle des rois, qui représenta la plus brillante réussite de toute l'histoire de l’Occident, s'est suicidée en assassinant Louis XVI et ne renaîtra plus. Elle achèvera de disparaître dans un continent soviétisé, entraînant avec elle la disparition des noyaux qui firent sa force, les Germains, les Celtes, et les Alpins.
    La SS pourrait aujourd'hui, comme il y a trente ans, sauver l'Europe, mais elle n'existe plus au plan temporel. Comme je l'ai montré dans mon dernier livre Les SS de la Toison d'Or [Presses de la Cité, Paris] , elle avait en 1944, galvanisé tout ce qui restait de vrais guerriers et de penseurs audacieux sur le vieux continent. Porteuse de la plus antique croix du monde, descendue du Nord avec les Aryens primitifs, la Waffen SS n'était plus allemande au sens restreint et nationaliste du terme. Elle était européenne et en humeur de ressusciter les valeurs de base du sang et du sol. Au Centre d'Etudes de Hildesheim, au monastère SS « Haus Germania », nous avions dressé la carte des « patries charnelles » que nous prétendions faire reconnaître par notre combat et imposer aux pangermanistes qui ne nous suivaient pas – et il yen avait – avec l'appui des armes que nous aurions, si nécessaire, conservées au~delà d'une victoire militaire. C'était une Europe racialement fondée et dénationalisée. Je la considère comme parfaitement valable aujourd'hui car, aujourd'hui comme hier, les Bretons ne sont pas des Niçois, les Basques des Andalous, les Bavarois des Prussiens, les Corses des Picards et les Piémontais des Siciliens ! Nous disions : chacun chez soi et les vaches seront bien gardées Mais gardées par la SS, bien entendu, car la masse reste incapable de s'autogérer. Car nous étions les libérateurs des ethnies prisonnières des nations, les porteurs de croix d'une nouvelle religion qui enseignait ceci : L'homme n'a pas été créé l’image de Dieu mais doit se soumettre à l’évolution que Dieu dirige depuis six cents millions d'années car, seule elle nous permettra de découvrir un jour son image à travers le surhumain conquis et non octroyé.

    De toute manière, les nations historiquement fondées sont condamnées. Elles ont fait leur temps et coûté trop de sang pur. Exemple : le vent tourne aujourd'hui au mariage d'amour entre la France et l’Allemagne ? Apparence seulement que sous-tendent les grands intérêts économiques. Il n'y aura jamais de véritables entente franco~allemande. Le contentieux historique entre les deux nations est trop lourd. Mais entre la Bretagne et la Bavière il n'existe pas de contentieux historique. La SS voulait sauver les ethnies à dominance raciale encore évidente, leur donner la souveraineté culturelle c'est-à-dire un niveau supérieur de liberté, les laisser s'administrer selon les us et coutumes du lieu. La France disparaissait. Mais l’Allemagne aussi ! L'Europe se diversifiait, donc retrouvait son génie et reprenait son évolution ascendante car l'évolution réside dans une diversification de plus en plus accentuée.
    Fédérées, toutes ces provinces s'effaçaient devant la collectivisation des moyens de défense et de l’économie. Cinquante millions de Waffen SS commandés par l’élite raciale du continent tenaient facilement en respect les deux milliards d'Asiates et d'Africains qui fatalement, vont nous donner l’assaut au cours du siècle prochain. L'économie qui, elle, ne pouvait être « régionalisée » aurait été planifiée car on ne voit pas une 5 CV Renault conçue selon une technique basque, entrant sur la chaîne selon une méthode poméranienne et recevant une finition scandinave. Problème mineur. Depuis l'âge des cavernes l'homme reste en mesure de se donner l'économie qui lui plaît et il n'est d'autre richesse que d'hommes. Avec ceux des patries charnelles, pris en main par les porteurs de la nouvelle croix, l'Europe redevenait l'objet d'admiration, d'envie et de crainte salutaire qu'elle inspira au monde entier pendant mille ans. En luttant à contre-courant, de 1939 à 1945, les Européens ont perdu cette chance qui, peut-être, aura été la dernière.

    Aujourd'hui cependant, la tendance centrifuge des ethnies qu'oppriment les nations est plus accusée que voici trente ans. L'espace germanique constitue une république fédérale où Munich ne dépend pas de Hambourg comme Nice ou Bordeaux de Paris. Si un référendum populaire posait aux Piémontais, Bergamasques, Vénitiens, Lombards, la question : « préférez-vous un régime d'autonomie à la domination républicaine de Rome ? », les « OUI » représenteraient 80 % des réponses et, déjà, le Val d'Aoste, le Sud Tyrol, la Sicile, ont gagné leur indépendance culturelle. Les Flamands désirent se séparer des Wallons et de l'Etat royal belge. Et si Franco avait donné l'autonomie aux Basques et aux Catalans, il aurait empêché les marxistes de se faire leur porte-paroles.

    L'Europe ancienne sera fatalement contrainte de rendre leur liberté à ses ethnies ou de les décimer. Car on ne voit pas qui, dans l'immédiat, pourrait détenir les moyens de fédérer ces « patries charnelles ». La liberté par le suffrage universel ? C'est le chaos, la lutte à couteau tiré pour délimiter les zones d'influences respectives; adopter une langue communautaire complétant les langues régionales (quelle bagarre entre le Français, l'Anglais et l'Allemand ! )…
    Le marché commun peut-il devenir autre chose qu'une affaire de gros sous jouant au profit de quelques puissances internationales ? Les Loges qui pourraient trouver dans cette libération des peuples un idéal humaniste n'oseraient la promouvoir. Alors, qui ? Mais peut-être les Russes, Messieurs ! N'oubliez pas que l'URSS est dotée d'une constitution fédérale qui sert de drapeau à la dictature raciste des Grands Russes Moscovites ! Alors, un continent de peuples fédérés de Gibraltar à Vladivostock ? Avec un Czar fédérateur et communiste comme le grand Staline ? Après tout, pourquoi pas, puisque une partie de l'Europe a craché sur le prophète que les dieux lui avaient envoyé et qui était tout de même « bien de chez nous ? » Mais il faudra payer !
    Saint-Loup  ( texte paru dans le numéro 136 (mars 1976) de la revue Défense de l'Occident ) Discutable certes mais quelques bonnes choses ...