22.03.2009
"Je ne veux plus rentrer chez moi..."
"Les mots nous divisent, les actes nous unissent" Tupamaros (Uruguay)
Le 29 janvier, nous étions des millions, le 19 mars, 500 000 de plus et, si on écoute certains, il faudrait attendre le 1er mai?
Pourquoi pas la Saint Glinglin?
Et que fait-on d’ici là ?
Des grèves, des grèves administratives, des désobéissances civiles qui durent dans l'université, l'industrie, le commerce, l'enseignement, chez les sans papiers depuis des mois et il faudrait rentrer chez soi avec la gueule de bois, nos revendications, nos espoirs, nos projets de société remisés jusqu'au 1er mai?
Et pourquoi pas la Saint Glinglin?!
Vous savez bien que la cause de nos malheurs, c’est le système capitaliste?
Le Capitalisme, nous n'en voulons plus mais nous faisons comme si on devrait faire obligatoirement avec. Croyons-nous vraiment comme certains voudraient nous le faire croire qu'il est indépassable, juste "moralisable" ?
Le capitalisme, on en connaît les conséquences catastrophiques pour les femmes, les hommes, les corps et les esprits, l'humanité, les civilisations et la planète mais nous n'osons pas dire « NON » et ne plus rentrer à la maison, au travail car tout se passe comme si nous avions besoin d’attendre un ordre, un signal venu d’on ne sait quel « en haut » pour nous mettre à la révolution permanente.
Cela nous rassure-t-il vraiment de rentrer à la maison, au travail alors que nous savons que ces lieux sont de plus en plus menacés en France, en Europe, en Afrique, dans le Monde ?
Avons-nous peur de ne pas savoir penser, construire un autre modèle de société ? Est-ce pour cela que nous rentrons chez nous, au travail ? Pourtant, les résistants dans le Conseil National de la Résistance, les communards et bien d'autres ont pensé et élaboré un projet de nouvelle société dans la lutte! Et leurs propositions sont encore pertinentes aujourd'hui!
Ou pensons-nous peut-être ne pas avoir le choix ?
Pourtant, aujourd’hui-même en Amérique du sud, des peuples inventent chaque jour un autre avenir pour eux-mêmes et leurs enfants !
Pourtant, en Guadeloupe et ailleurs, des luttes tenaces se sont construites à partir de milliers de gouttes d’eau qui ont su et voulu se rassembler !
Nous le savons bien, comme tant de fois dans l’histoire, nous n'avons rien à attendre « d’en haut ». Le changement ne peut venir que de nous !
Les organisations, les associations, les syndicats, les partis, bref en un mot: le mouvement social c’est nous !
Alors assumons nos responsabilités devant l’histoire !
Prenons nos revendications en main!
Donnons sans attendre de la force au mouvement !
Il faut bien commencer, je me lance. Reprenons la balle avec des modes d'organisation inspirés de la Commune, par exemple:
- organisons-nous en Commune autour des mairies de village, de ville, de quartier et d'arrondissement
-diffusons dès aujourd’hui ce message de rendez-vous dans les entreprises, aux portes des commerçants, à la sortie des écoles, devant les pôles emplois, les associations de quartier, les PMI, les foyers de travailleurs immigrés, dans les transports en commun, les jardins publics…
Il suffit d’écrire sur une feuille le rendez-vous :
« Pour faire suite aux manifestations et aux grèves, Lundi soir à 18h30 devant la mairie, on discutera de la suite, amenez un gâteau ou un sandwich à partager on ne sait jamais…Signé : « Je ne veux pas rentrer chez moi !»
-désignons nos délégués pour faire le lien avec les entreprises en lutte et les autres ! la coordination est à construire avec des délégués aux mandats impératifs et révocables par l'assemblée.
-organisons des gardes pour les enfants, des repas froids etc...
-faisons passer ce message partout autour de nous en imprimant un petit texte, en parlant du rendez-vous à nos proches, voisins, collègues, amis…..
- diffusons ce message pour ceux qui ont des contacts en Europe ou ailleurs dans le monde
Commençons lundi soir à partir de 18h30 et, pour l'instant, donnons-nous rendez-vous tous les lundis et/ou tous les soirs à la même heure au même lieu. Des mairies, il y en a même sur les lieux de vacances!
Commençons à collecter les communiqués, bilans etc sur un site pour savoir vraiment où on en est. Je propose, par exemple le site "Je ne veux plus rentrer chez moi" qui s'est créé dans la foulée de « l'Appel des Appels » ...
Aline Pailler
NOUS NE VOULONS PLUS RENTRER CHEZ NOUS !
11:09 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : grèves, 19 mars, commune, tupamaros, capitalisme, crise |
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01.01.2009
Qu'est-ce que la propriété ?

Si j'avais à répondre à la question suivante: Qu'est-ce que l'esclavage ? et que d'un seul mot je répondisse: C'est l'assassinat, ma pensée serait d'abord comprise. Je n'aurais pas besoin d'un long discours pour montrer que le pouvoir d'ôter à l'homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c'est l'assassinat. Pourquoi donc à cette autre demande: Qu'est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même: C'est le vol, sans avoir la certitude de n'être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ?
J'entreprends de discuter le principe même de notre gouvernement et de nos institutions, la propriété; je suis dans mon droit: je puis me tromper dans la conclusion qui ressortira de mes recherches; je suis dans mon droit: il me plaît de mettre la dernière pensée de mon livre au commencement; je suis toujours dans mon droit.
Tel auteur enseigne que la propriété est un droit civil, né de l'occupation et sanctionné par la loi; tel autre soutient qu'elle est un droit naturel, ayant sa source dans le travail: et ces doctrines, tout opposées qu'elles semblent, sont encouragées, applaudies. Je prétends que ni le travail, ni l'occupation, ni la loi ne peuvent créer la propriété; qu'elle est un effet sans cause: suis-je répréhensible ?
Que de murmures s'élèvent !
La propriété, c'est le vol ! Voici le tocsin de 93 ! voici le branle bas des révolutions !
Lire la suite : http://www.drapeaunoir.org/fondateurs/proudhon/propriete....
13:17 Ecrit par Ivan dans Fondements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : proudhon, anarchisme, capitalisme, crise |
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24.10.2008
L'euro s'écroule
L’euro chute très fortement face au yen japonais. Vers 11h, elle cède près de 7% à 117,09 yens contre 1,2580 en recul de 2,73% face au billet vert.
Depuis le 15 juillet dernier, la monnaie unique aura perdu plus de 20% de sa valeur.
Une chute qui pourrait ne pas s'arrêter là, aucun facteur n'étant de nature à la conforter. La perspective de baisse du différentiel de taux entre la zone euro et les zones dollar et yen continue par ailleurs de jouer en défaveur de l'euro. Une monnaie amenée à être moins bien rémunérée est en effet moins attrayante que celles dont la rémunération devrait rester stable.
L'un des membres du directoire de la BCE, Jose Manuel Gonzales-Paramo, indiquait hier dans un entretien à l'Irish Independant que la banque était «en mesure» de réduire ses taux directeurs «sans ajouter de risques inflationnistes à moyen terme ».
D’autre part, les craintes liées à une récession longue et profonde n’apaisent pas la pression baissière sur l’euro, d’autant que les signes d’impact de la crise financière sur l’économie réelle se multiplient. Le secteur automobile se trouve complètement en berne, avec des ventes de voitures en baisse suite à un ralentissement important de la conjoncture mais également l’assèchement des crédits.
De la société spécialisée de vente par correspondance (La Redoute) aux compagnies aériennes (Air France-KLM), on révise ses perspectives d’exercice, en procédant à des restructurations sociales ou encore en réduisant ses investissements. L’impact de la crise financière sur les résultats des sociétés de la zone euro est clairement perceptible.
Les cambistes, se tournent alors vers des monnaies considérées comme des valeurs refuges - le dollar ou encore le yen -, ceci s’ajoutant ainsi à la pression baissière d’un euro qui a longtemps été surévalué face au billet vert...
http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2008/10/22/04004-200...
VOIR AUSSI : http://leschevaliersnoirs.hautetfort.com/archive/2008/10/...
12:37 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : crise, euro, dollar, yen, crise financière |
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14.10.2008
« Les difficultés ne font que commencer », par Alain de Benoist
On dit souvent que le capitalisme est synonyme de crise, qu’il se nourrit des crises qu’il provoque, ou encore que sa « faculté d’adaptation » est sans limites, laissant ainsi entendre qu’il est indestructible. En réalité, il faut distinguer les crises cycliques, conjoncturelles (on connaît les célèbres cycles de Kondratieff), et les crises systémiques, structurelles (comme celles qui ont eu lieu entre 1870 et 1893, lors de la Grande Dépression de 1929, ou entre 1973 et 1982, lorsqu’un chômage structurel a commencé à apparaître dans les pays occidentaux). Avec la crise financière actuelle, il ne fait pas de doute que nous sommes devant une crise conjoncturelle, correspondant à une rupture de la pertinence logique et de la cohérence dynamique de l’ensemble du système. Venant après la crise du marché des actions de 1987, la récession américaine de 1991, la crise asiatique de 1997, l’explosion de la bulle des valeurs Internet de 2001, cette crise, beaucoup plus forte que les précédentes, est de toute évidence la plus grave que l’on ait connue depuis les années trente.
LIRE LA SUITE : http://www.mecanopolis.org/?p=1639
21:06 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise, tempête financière, wall street, lehman brothers, fed, aig, crise financière |
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