15.04.2009
L'Europe de la servitude volontaire
"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux." disait E. de la Boétie. Le 26 mars 2009, le Parlement européen (PE) a approuvé par 503 voix pour, 51 voix contre et 10 abstentions, une résolution sur « l'état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis ». Certes, une résolution du PE n’a pas de pouvoir contraignant dans la législation européenne, mais elle indique l’état d’esprit des eurodéputés et exprime la vision qu’a cette institution du projet européen.
La marche à suivre jusqu'en 2015
Ce document d'une dizaine de pages rédigées par la droite européenne (groupe PPE-DE) et voté avec le soutien massif de la gauche, trace les perspectives des relations entre l'Europe et les États-Unis d'ici à 2015, soit une période qui couvrira l'actuel mandat, et le second mandat potentiel du président étasunien, Barack Obama. C'est donc une référence importante pour comprendre ce qu'attendent les États-Unis et ce que projette la Commission Barroso, l'actuelle et la prochaine puisqu'à en croire les oracles, nous n'avons pas encore voté qu'elle serait déjà reconduite.
Considérant que « le partenariat transatlantique doit demeurer une pierre angulaire de l'action extérieure de l'Union », le but de cette résolution est affirmé sans détour : il s’agit de construire « un véritable marché transatlantique intégré », qui devra être établi « d'ici à 2015 », fruit du travail du Conseil économique transatlantique (CET). Le CET, conseillé entre autres par « des représentants du monde de l'entreprise », veillera notamment à l'harmonisation des législations pour faciliter « l'approfondissement du marché transatlantique ». On imagine sans mal les choix qui seront opérés entre place de l'État et rôle du marché.
L'accord de partenariat, à négocier une fois le traite de Lisbonne ratifié, devra être conclu d'ici à 2012. Il devrait comprendre la création d'un Conseil politique transatlantique (CPT) de haut niveau, chargé de coordonner « systématiquement » la politique étrangère et de sécurité. Au cas où quelque chose échapperait à l'OTAN, « pierre angulaire de la sécurité transatlantique » dont le rôle est déjà gravé dans le marbre du traité de Lisbonne (en son article 42), le CPT serait ainsi chargé de rectifier « systématiquement » des positions « coordonnés ». Ce qu'en d'autres termes on appelle l'alignement.
Les Européens sont d'ailleurs sommés d'augmenter leur effort de défense.
La lecture de cette résolution est édifiante. Ce texte s’inscrit pleinement dans la reprise des cadres économiques structurels néolibéraux et dans une soumission à la puissance étasunienne : encouragement au lobbying (article 16) ; demande de conclusion du cycle de libéralisation de Doha de l’OMC qui pourtant a bien du plomb dans l'aile (article 22) ; coopération énergétique et donc soumission aux buts de guerre des EU (article 24) ; félicitations prématurées aux envoyés spéciaux étasuniens au Proche-Orient et en Afghanistan (articles 26 et 29) et aux troupes étasuniennes présentes en Irak (article 31) ; échanges de données personnelles ; demande d’intégration des marchés financiers avec convergence des cadres réglementaires actuels et suppression de toutes entraves aux échanges ; libéralisation des investissements étrangers grâce à une « législation ayant une incidence territoriale sans consultation ni accord préalable » (sic, article 52 et 53) ; etc. Le document vaut la peine d'être lu dans son entier.
Cette feuille de route confirme, pour les plus sceptiques, que la stratégie étasunienne de la « Triple couronne », définie par l'administration Clinton à la fin du XXème siècle, est toujours d'actualité : à l'OTAN la défense; à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) le dialogue politique et le respect des droits de l'Homme - armes douces pour les régions sensibles des frontières de l'Empire, comme les Balkans ou la Géorgie - à l'UE le grand marché unifié et libéralisé, de Dublin jusqu'à la Syrie. Il faudra bien, en effet, comme l'a dit Obama à Prague, inclure la Turquie dans l'UE d'autant plus que, ironie des concepts de la Maison blanche, l'intégration de cet État laïc serait un signal positif envers les... musulmans.
Cet inquiétant discours de la servitude volontaire de l'Europe est, dans la perspective des élections de juin prochain, un vrai sujet de débat. Ce projet, certes public mais discret, est noyé dans la masse de la production du Parlement ou de la Commission et appuyé par l'énorme majorité des eurodéputés. Il engage pourtant de manière déterminante notre continent, nos États et nos populations sur une voie délicate.
Qu’en disent les forces politiques, notamment à gauche, qui solliciteront nos suffrages le 7 juin ?
E. Aperaude, fonctionnaire international. (Marianne2.fr)
08:17 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.08.2008
Soldats français morts en Afghanistan : détails de l’opération (vidéo)

L’opération dans laquelle étaient engagés les soldats s’inscrivait dans le cadre de l’extension du mandat des troupes françaises en Afghanistan, et notamment dans la province de Kapisa, décision prise par le président Sarkozy après le sommet de l’OTAN de Bucarest début avril. Les soldats du 8e RPIMa, arrivés le 23 juillet en Afghanistan, figuraient à l’avant-garde d’un convoi, comprenant aussi des troupes de l’armée afghane et des forces spéciales de l’armée américaine, chargé de reprendre le contrôle d’une zone abandonnée aux insurgés entre les provinces de Kaboul et de Kapisa.
Au sein de l’état-major de l’OTAN, à Kaboul, on confirmait, mardi soir, que la mission de ce convoi consistait à sécuriser une route jusque-là considérée comme dangereuse et peu fréquentée entre les districts de Saroubi, appartenant à la région de Kaboul où se trouvent des troupes françaises depuis 2002, et de Tag Ab, dans la province voisine de Kapisa où a été affecté le nouveau contingent envoyé cet été par la France.
Cette route en lacet, interminable et idéale pour les embuscades, ne revêt, en soi, que peu d’intérêt stratégique, car on peut accéder à cette région, connue sous le nom de Kohistan, par d’autres voies. On note juste la présence d’un barrage dans le district de Saroubi. Cette mission consistait à faire le lien entre deux provinces désormais sous contrôle des Français.
Le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a décrit, lors d’une conférence de presse à Paris, ce qu’il a décrit comme “une embuscade bien montée”. “Arrivé à proximité d’un col, le chef de section a fait débarquer l’élément de tête de sa section pour aller reconnaître le site à pied.” C’est à ce moment-là que “le feu nourri” des assaillants a surpris la patrouille. “Le chef de section a été blessé à l’épaule tout de suite, ce qui a contribué à la désorganisation”, a ajouté le général Georgelin, pour lequel l’attaque a correspondu à “un schéma d’embuscade classique”. Puis s’est engagée “une série de combats qui ont duré jusque tard le soir, sur un terrain extrêmement favorable à l’ennemi”, selon le général, tandis que “les appuis aériens étaient apportés par la coalition”.
LIRE LA SUITE : http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/20/afghanistan-l...
11:21 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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La France: Future province de l'Empire?

Le Livre Blanc remis le 17 juin 2008 par Jean Claude Mallet, président de la commission en charge de sa rédaction, au président de la République Nicolas Sarkozy, est un des volets annonciateurs du futur de la Défense Nationale, avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) et la future Loi de Programmation Militaire, qui devrait voir le jour à la rentrée. Dans un contexte géopolitique toujours plus incertain, la France doit définir le rôle qu'elle veut jouer sur la scène mondiale, estimer la nature et la gravité des risques auxquels elle peut être confrontée, déterminer les moyens qu'elle a à sa disposition et/ou qu'elle doit mettre en oeuvre pour arriver à ses fins et enfin choisir l'organisation qu'elle veut donner à sa défense nationale. Les trois volets précédemment cités ont pour ambition de répondre à ces questions.
La problématique, pour dire les choses simplement, est la suivante : la France doit elle définitivement abandonner le peu d'indépendance qui lui reste et pleinement rejoindre le camp du "Monde Libre", c'est à dire pleinement assumer sa subordination aux États-Unis ou lui reste t'il une marge de manoeuvre?
Les deux premiers volets du triptyque de la Défense Nationale, montrent une tendance très nette. Le Président Sarkozy choisit clairement la première option de la problématique. Tant au niveau de la doctrine (le Livre Blanc) que des moyens (la RGPP).
Le 17 juin devant les Parlementaires, lors de son discours de présentation du Livre Blanc, le Président a évoqué les relations de la France avec l'OTAN :
"Depuis 1949, la France est membre de l’Alliance atlantique. Depuis 1949, je rappelle. La France est même membre fondateur de l’Alliance atlantique. Et, aujourd’hui, la France est l’un des principaux contributeurs en troupes. Je vous rappelle ces réalités que l’on a eu grand tort de ne pas rappeler aux Français. Cette alliance, l’Alliance atlantique, notre Alliance est le symbole de la communauté de valeurs et d’intérêts transatlantiques. C’est bien sûr l’alliance entre les Européens et les États-Unis. Mais c’est aussi, on ne le dit pas assez, un traité d’alliance entre les nations européennes elles-mêmes. L’OTAN, ce n’est pas simplement l’alliance avec les États-Unis, c’est l’alliance entre des nations européennes.
La guerre froide est terminée. En Europe, nos partenaires sont presque tous membres de l’Alliance. Ils ne comprennent pas pourquoi nous persistons à nous tenir à part. On continue à se demander, en Europe, si la France veut opposer l’Europe de défense et l’OTAN. Moyennant quoi, on européanise pas assez l’OTAN, et on ne fait pas avancer l’Europe de la défense. Observons ce qu’il s’est passé : Une alliance qui n’est pas assez européanisée, une Europe de la défense qui n’avance pas. Beau résultat.
Notre position, hors du commandement militaire, entretient une méfiance sur l’objet de notre ambition européenne. C’est vrai notamment, et on les comprend, pour tous les pays de l’Union qui ont rejoint l’OTAN après avoir subi le Pacte de Varsovie. Parce qu’allez expliquer à des pays qui ont connu le pacte de Varsovie que l’OTAN est une menace pour leur liberté. Il faut prendre du temps… Parce que ceux que l’on a laissés tomber, parce qu’on a les a laissés tomber, pendant des années, et qui ont été maintenus sous une dictature communiste dans un pacte de Varsovie qui faisait régner une main de fer sur la moitié de l’Europe, allez expliquer à ces pays là, qui ont vécu cela alors que nous nous étions du bon côté du mur, que l’entrée dans l’Alliance c’est une mise en cause de leur indépendance. Vous n’aurez guère de succès. Je vous le dis. Parce que pour ces pays, l’OTAN est le symbole de leur sécurité retrouvée, comme l’Union Européenne est le symbole de leur nouvelle prospérité. Ils nous ont rejoints en Europe, pour la liberté et pour la prospérité. Et ils ont rejoint l’OTAN pour la sécurité. Et quand ils ont connu la misère, la dictature et le pacte de Varsovie, on peut les comprendre. Je ne me fais pas leur avocat, je décris simplement l’Europe telle qu’elle est. Parce que la guerre froide est terminée.
Aujourd’hui, la Commission du Livre blanc conclut, la Commission du Livre blanc, pas moi, la Commission du Livre blanc conclut que rien ne s’oppose à ce que nous participions aux structures militaires de l’OTAN. La France est un allié indépendant, un partenaire libre. Les principes posés en son temps par le Général de Gaulle, je les fais miens intégralement. Quels sont ces principes ? :
- la France gardera en toutes circonstances une liberté d’appréciation totale sur l’envoi de ses troupes en opération ;
- la France ne placera aucun contingent militaire de façon permanente sous commandement de l’OTAN en temps de paix ;
- la dissuasion nucléaire de la France restera strictement nationale quand bien même, j’en ai la certitude, l’existence même de notre dissuasion est une contribution à la sécurité de toute l'Europe"
Passons rapidement sur l'Europe de la Défense, qui telle qu'elle est présentée par le président sert juste à faire passer la pilule amère du retour au commandement intégré. Un constat : la PESD défendue par la France est une coquille vide, car hormis elle, personne n'en veut. Finies donc les belles illusions des européanistes, notamment socialistes, d'une Union Européenne puissance. L'UE à 27 ne peut pas dissocier sa politique de défense de celle de l'OTAN. Tout au plus pourra-t-elle constituer une succursale.
L'argumentaire du Président contient de plus une contradiction de taille. En 1966, le Général de Gaulle décide de faire sortir la France du Commandement Intégré de l'OTAN, tout en continuant d'affirmer son appartenance à l'Alliance atlantique. Le Traité de l'Atlantique Nord repose sur l'obligation faite à ses signataires de se porter mutuellement secours en cas d'agression externe. Le Général, par cette décision, souhaitait empêcher l'entrée automatique en guerre de la France en cas d'agression externe, sous commandement otanien et donc américain (rappelons par exemple que le SACEUR -Supreme Allied Chief in Europe- est systématiquement américain depuis la création du poste en 1951).
Il s'agissait donc de préserver la liberté d'action de la France, tout en rappelant tout de même qu'en cas d'agression soviétique le pays n'hésiterait pas à s'engager auprès de ses alliés américains et européens. Il s'agissait de rendre possible une politique internationale indépendante pour la France, de ne pas être nécessairement avec les États-Unis, mais sans être forcément contre, de garder la possibilité d'une realpolitik.
Comment le Président Sarkozy peut-il faire siens les principes du Général de Gaulle tout en souhaitant revenir au sein du Commandement Intégré?
En réintégrant pleinement l'OTAN, la France est elle prête à porter assistance à tout membre de l'organisation subissant une agression externe? D'autant qu'avec la chute de l'Union Soviétique, contre laquelle l'OTAN était sensée protéger l'Occident capitaliste et libéral, l'organisation a vu l'entrée des pays de l'est, anciens membres du Pacte de Varsovie.
L'actualité rend particulièrement pertinente cette interrogation. Si la Géorgie, tout comme l'Ukraine, pays qui ont récemment " basculé " dans le camp libéral, avec l'aide de la CIA, étaient devenus membres de plein droit de l'organisation au cours du sommet de Bucarest en 2008, la France aurait-elle accepté d'envoyer des troupes pour défendre la petite république caucasienne face à " l'agression " russe?
Même si le Président Sarkozy, tout comme d'ailleurs le Secrétaire à la Défense des États-Unis, Robert Gates déclarent que "la guerre froide est terminée", nous n'avons jamais été aussi prêt d'un conflit avec la Russie. A trop se focaliser sur le terrorisme on en oublie le Grand Jeu entre États autour du pétrole et des ressources naturelles.
Le Livre Blanc établit la liste des risques et menaces que le pays peut rencontrer. Dans l'ordre : attentats terroristes, attaques informatiques, menaces balistiques, pandémies, catastrophes naturelles, criminalité organisée... Paradoxalement un conflit symétrique serait, dixit la commission, "une surprise stratégique"! Le Livre Blanc de 1994 fixait à l'Armée de Terre un contrat opérationnel en cas de conflit majeur de 50 000 hommes. Celui de 2008 le réduit à 30 000.
En considérant de plus les velléités de restriction budgétaire du gouvernement, il apparaît inévitable que la structure de notre Défense et les moyens qui y sont consacrés évoluent. C'est l'objectif du volet militaire de la RGPP, rendu public fin juillet, et de la future Loi de la Programmation Militaire. Le mot clé est réduction
Les effectifs des trois armées passeront d'ici 6 ans de 270 000 à 220 000 hommes et notre puissance de feu est considérablement réduite (diminution d'un quart de nos effectifs de chars Leclerc, suppression d'une partie de notre artillerie sol-air). Ce sont donc les fonctions nécessaires à la conduite d'un conflit symétrique qui sont visées, augmentant ainsi notre dépendance vis à vis de l'OTAN.
La non considération du risque de conflit majeur est étonnante d'autant plus que la doctrine américaine, tout en s'adaptant aux impératifs actuels des conflits asymétriques, ne perd pas de vue la menace d'un conflit avec des pays comme la Chine ou la Russie. L'occultation volontaire ou non de la question des ressources énergétiques, du risque de guerre symétrique qui en résulte, la focalisation sur le terrorisme, ainsi que la pénurie, entretenue ou non, des moyens, rendent inévitables notre subordination militaire à l'OTAN et paradoxalement, accroissent le risque d'un conflit majeur
Un pays souverain doit être le maître total de sa politique internationale. Il doit pouvoir choisir ses alliances en fonction des circonstances et de ses intérêts. La France de nouveau dans le Commandement Intégré de l'OTAN, ne serait plus libre de ce choix. Elle deviendrait par exemple de facto l'ennemie de la Russie, et couperait court à des relations fructueuses, notamment du point de vue énergétique en augmentant par ailleurs sa dépendance vis à vis des fournisseurs du Golfe Persique. La France ne serait finalement plus qu'une province au sein de l'Empire
Certains avancent que la France n'a plus les moyens, ni démographiques ni financiers, de ses ambitions internationales. Il existe pourtant un pays plus petit que le nôtre et moins riche, toujours maître de son destin, qui bien qu'allié des États-Unis peut s'y opposer quand son intérêt le lui ordonne : ce pays c'est Israël. Inspirons nous en.
Sean Diamenteca
09:21 Ecrit par Ivan dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.07.2008
Le général Elrick Irastorza chef d'état-major de l'armée de terre
Le général Elrick Irastorza est nommé en conseil des ministres, ce mercredi matin, chef d'état-major de l'armée de terre. Actuellement major général de l'armée de terre - c'est-à-dire numéro deux - il sera remplacé à ce poste par Pierre-François Joly, un sapeur qui était jusqu'à présent gouverneur militaire de Lyon et commandant de la Région Terre Sud-Est (RTSE).
Elrick Irastorza est né le 29 septembre 1950 à Maillezais (Vendée),il est marié et père de 2 enfants.
Parcours militaire
Sa carrière s’est partagée entre des responsabilités opérationnelles en métropole et outre – mer, des responsabilités dans le domaine de la formation et enfin, des responsabilités dans le domaine des ressources humaines.
Cursus académique militaire :
Écoles militaires préparatoires d’Autun et d’Aix (1961 – 1970),
École Spéciale Militaire de Saint Cyr en septembre 1970, il choisit l’Infanterie de Marine,
École d’Application de l’Infanterie à Montpellier,
DEA de défense et de relations internationales (1986),
École supérieure de guerre (1987),
Brevet d’études militaires supérieures générales (1989).
Responsabilités opérationnelles :
1973 : Chef de section de combat au 3e régiment d’infanterie de marine à Vannes ( 3e RIMA ), puis au 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à la Réunion ( 2e RPIMA ),
1980 : Commandant de compagnie au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à Castres ( 8e RPIMA ),
1989 : Chef du bureau « Opérations » au régiment d’infanterie de marine du pacifique Nouvelle Calédonie ( RIMAP ),
1991 : Chef de corps du 8e RPIMA,
2004 : Adjoint au Général commandant la force d’action terrestre à Lille.
Opérations : « TACAUD » au Tchad en 1979 et commandant du 1er bataillon français de l’Autorité Provisoire des Nations – Unies au Cambodge (APRONUC) en 1992. Commandant de la Force LICORNE en juin 2005.
Responsabilités de formation :
1982 : Chef du Centre d’Instruction de Préparation Militaire ( Montpellier ),
2002 : Commandant l’École d’Application de l’Infanterie ( Montpellier ) .
Responsabilités de gestion des Ressources Humaines :
1993 : Officier rédacteur et Adjoint au Bureau Organisation Effectifs à l’état – major de l’armée de terre à Paris,
1996 : Chef de bureau à la Direction du Personnel Militaire de l’armée de terre (DPMAT) à Paris,
2000 : Sous – Directeur à la DPMAT, chargé du recrutement.
Divers :
1985 : Officier rédacteur à l’État – Major de la 3e région militaire à Rennes au bureau logistique.
Il est officier de la Légion d’Honneur et commandeur dans l’Ordre National du Mérite. Il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec deux citations.
09:43 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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06.04.2008
« L'OTAN ... Au vent mauvais ! »
par Jean-Luc Pujo
Publié le 17 novembre dans le journal « Le Sarkophage »
En élisant Nicolas Sarkozy, les français ont largement mésestimé la rupture diplomatique et stratégique programmée. Nous y voilà. La France va rejoindre le commandement militaire intégré de l'OTAN, pour complaire aux pouvoirs qui ont porté le nouvel occupant de l'Elysée.
Cette décision s'inscrit en contradiction avec la tradition française, avec les choix stratégiques et diplomatiques des cinq décennies passées. La situation française peut-elle s'accommoder de la nouvelle stratégie portée par l'OTAN ? Ou doit-on conclure aux dangers éminents de ce rapprochement ?
Il faut le reconnaître, la Défense française a une particularité. Elle porte l'arme nucléaire, qui a fait d'elle une des plus grandes puissances stratégiques de la planète.
Dès la IVème République , les dirigeants français de tous bords - comme les militaires - ont considéré que « la première raison de faire la bombe vers 1954-1955 était d'avoir le même statut que les britanniques et les américains au sein de l'OTAN » rappelle Bruno Tertrais (Fondation de la Recherche stratégique).
Couteux, ce programme s'est inscrit depuis dans des limites technologiques ...
10:37 Ecrit par Ivan dans Tribune libre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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