28.03.2009

La France et le renouveau de l’Islam

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Une mutation de notre nation est en cours, elle va se développant, profonde, mais incontrôlée. Vraisemblablement, insoupçonnée de l’immense majorité des Français.
Des centaines de milliers de familles musulmanes, originaires du Maghreb, du Proche Orient et de l’Afrique noire - dont la religion, les aspirations et les mœurs sont radicalement différents des nôtres - vivent désormais sur notre sol.
Le taux de fécondité est supérieur à celui des familles européennes.
Conséquence ? D’ici un tiers de siècle, la population de culture islamiste pourrait être majoritaire chez les moins de quarante ans.
En France, nous aurons entre 6 et 8 millions d’Arabes dans les années 2005 - 2010″, annonce Edgar Pisani, Président honoraire de l’Institut du monde arabe. Nous voici prévenus : il s’agit bien d’une transformation radicale (politique, économique, culturelle et sociale) de notre société.
Cette mutation est en cours au moment même, où, pour reprendre l’expression de Toynbee “un prolétariat extérieur” se constitue sur les rives méridionales et orientales de la Mer Méditerranée. Cette armée de réserve s’explique par le taux de fécondité de ces peuples par l’absence d’un développement économique susceptible de leur assurer une vie décente dans leur patrie. Or, en face, il y a la France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, terres de mirage, hautement développées, assurant des emplois, la gratuité de la protection sociale et de l’éducation. Qui pourrait résister à l’appel de cette “terre promise” ?
LA RE-NAISSANCE DE L’ISLAM
Au même moment, dans le monde entier, soulevé par d’immenses espoirs, l’Islam connaît un renouveau sans précédent. Il se réveille après une longue nuit, et a retrouvé vigueur, pugnacité et ambitions. Du Maroc à l’Indonésie, des Etats musulmans de l’Asie Centrale à l’Afrique noire, plus d’un milliard deux cents millions d’hommes - jeunes par rapport aux peuples vieillissant d’Europe - constituent une “communauté” (Uma).
Elle est transnationale, animée d’aspirations spirituelles, revendications matérielles et ambitions politiques et, ici et là, financée par les revenus du pétrole.
En France, jamais les vagues successives d’Italiens, Polonais, Juifs d’Europe centrale, Espagnols et Portugais n’avaient posé des problèmes d’intégration comparables. Pourquoi ? Leur appartenance au rameau européen, leurs traditions religieuses et leurs ambitions à plus de libertés individuelles, facilitaient leur assimilation. Enfin - et ceci n’est pas la moindre raison - ces immigrants exprimaient une volonté de partager le destin du peuple - français. De s’y fondre. Or, l’intégration ne se décrète pas. Pour se réaliser, deux volontés sont évidemment nécessaires, elles doivent converger. Aujourd’hui, la situation est différente. Radicalement différente Une minorité active et déterminée parmi les Islamistes refuse l’intégration. Délibérément.
En communion intime avec l’Islam (sa matrice), elle est réceptive aux mots d’ordre de l’étranger, conseils spirituels, idéologie, appuis financiers. Et bien davantage. Non seulement elle entend maintenir son identité, mais réislamiser les non pratiquants, sinon convertir à la vraie religion les indigènes du pays d’accueil. L’Islam ne s’est jamais conçu comme minoritaire dans un Etat laïc, mais comme religion nécessairement majoritaire, comme le rappelle aujourd’hui Soheib Bencheikh, mufti de Marseille. Comme l’annonçait, dès 1970, le Président Alija Izetbegovic, dans sa “Déclaration Islamiste”, avant de transformer la Bosnie en “Iran des Balkans”. Exalté par son renouveau, propulsé et par sa démographie et par son absence de développement économique, s’insinuant partout où il ne rencontre pas de résistance, l’Islam avance comme une vague.
Au nombre de mosquées se multipliant sur leur territoire (parfois avec l’assistance des hiérarchies catholique et laïques), mosquées animées par des imams à 96% de nationalités étrangères, les Français peuvent en mesurer la vitalité. Egalement à la perspective de voir - dans la seconde moitié du XXIème siècle - le catholicisme rétrograder en France au second rang, pour abandonner à l’Islam la première place.
Ainsi, deux dynamiques vont se développant : l’une à l’intérieur de nos frontières (accroissement du nombre de Musulmans) ; l’autre à l’extérieur (renaissance de l’Islam). Concomitantes et convergentes, ces évolutions sont déterminantes pour l’Europe, et pour la nation française dont la stagnation démographique est alarmante.

MANE - THECEL - PHARES
Chaque nation s’exprime par une subtile, délicate et secrète balance entre rêves, ambitions et forces parfois contraires, transcendés par une aspiration commune à vivre ensemble et à réaliser ensemble de grandes choses. Cette identité nationale, est pour les uns, son âme ; pour les autres, son génie. Chaque nation est une plante aux racines nourries par un terroir et une Histoire, la fierté de son passé.
Immédiate au coeur de Dieu”, elle est unique et par là justifiée.
Combien de siècles, de guerres, de concessions, de sacrifices et d’oublis furent nécessaires pour permettre - finalement - à la France, l’Angleterre, l’Espagne et l’Allemagne de surmonter leurs divisions internes afin de devenir ce qu’elles sont !

S’il convient - comme le recommande Montesquieu - de toucher d’une main tremblante aux institutions, que dire du respect à manifester à l’égard de l’harmonie en profondeur de notre nation ? De sa composition interne - gage de sa permanence et de ses performances. Aux leçons tirées de notre passé, le présent vient chaque jour multiplier les avertissements pour l’avenir. Comment se laisser aveugler au point de ne pas voir (les mêmes causes produisant les mêmes effets) la prolifération et l’exaspération des conflits ethniques et religieux tout autour de nous ?
En Asie : Sri Lanka ; en ex-Palestine (Juifs et Musulmans) en Turquie (Arméniens, Kurdes) ; au Cachemire ; en Chine, (Sinkiang Tibet) ; en Indonésie (Timor, Moluques, Bornéo, Irian Java).
En Afrique: Nigeria et Soudan (Musulmans et chrétiens) ;Rwanda.
En Europe : à nos portes, Chypre et ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo, Macédoine).
Et nous, Français, après avoir dominé tant de frondes, insurrections et révolutions, liquidé nos querelles entre Catholiques, Protestants, Israélites et Libres penseurs ; entre nobles, bourgeois et prolétaires, nous laisserions se créer les conditions propres à des déchirements ?

Attention. Faute pour les Français autochtones d’être les plus nombreux nous voyons nos jours comptés.
Faute de limiter le nombre d’immigrés : nous serons jugés trop légers dans la balance de l’Histoire.
Faute d’affirmer une ambition nationale : nous préparons l’éclatement de notre nation.

Souvenez-vous. Un jour, à Babylone sur le mur de son palais, Balthazar vit s’inscrire, en lettres de feu, trois avertissements : MANE - THECEL - PHARES.
Le prophète Daniel les traduisit :
Dieu a compté tes jours”.
Tu as été jugé trop léger dans la balance de l’Histoire”.
Ton royaume est voué à l’éclatement”.
Pour nous, aujourd’hui, les avertissements viennent s’inscrire quotidiennement sur les écrans de nos télévisions. Mais, aucun prophète n’ose les traduire.

René SERVOISE Ancien ambassadeur de France en Indonésie

( Merci à Nast )

18.02.2009

Une thèse de doctorat sur l'enseignement de l'islam crée un tollé en Autriche

 

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Le contenu d'une thèse doctorale sur l'enseignement de la religion islamique ébranle l'Autriche. Sur les quelque 400 enseignants de l'islam, 22 % rejetteraient la démocratie. Ce n'est certes que le travail d'un étudiant, mais la presse s'enflamme, le personnel politique monte au créneau, on demande la tête du président de la communauté islamique. Après cinq jours de tempête, la ministre de l'enseignement, Claudia Schmied, calme le jeu en passant un pacte avec la communauté : l'enseignement de la religion islamique sera désormais contrôlé par l'Etat autrichien.

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http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/02/17/u ne-these-de-doctorat-sur-l-enseignement-de-l-islam-cree-un-tolle-en-autriche_1156515_3214.html

05.02.2009

Tou Bichvat – la fête de la nature… et de la démocratie

 

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Tou Bichvat veut dire littéralement « le 15 du mois de chevat ». A cette date, chaque année, le peuple d’Israël célèbre le « nouvel an des arbres ». Ce jour là, il est de coutume de consommer un repas de fruits, le plus grand nombre possible, frais ou secs, et comportant :
- D'une part, des fruits faisant partie des 7 espèces d'Israël tels que décrits dans la Torah (blé, orge, raisin, figue, grenade, olive, datte).
- Et d'autre part, un fruit nouveau, non encore goûté dans l'année. De plus, dès 1908, l'usage de planter des arbres ce jour là a été instauré en Israël...Lire la suite

Tou Bichvat n'est pas seulement fêté en Israël comme le nouvel an des arbres, c'est aussi la date anniversaire à laquelle a été inaugurée la première Knesset, le Parlement d'Israël (15 chevat 5709), le 14 février 1949. Jusqu'à ce jour là, "le comité national" réunissait l'ensemble des organes dirigeants au niveau politique du Yishouv (communauté juive de Palestine). A la suite de la déclaration d'Indépendance le 14 mai  1948, le Comité national a été transformé en Commission du peuple qui a géré l'installation des institutions permanentes de la jeune nation, notamment l'organisation d'élections constituantes pour la mise en place d'un organe législatif définitif –la Knesset le parlement d'Israël. Ces élections s'étant tenues en janvier 1949, la question s'est posée de choisir le jour où les 120 nouveaux élus – premiers parlementaires de l'Israël moderne- se réuniraient pour leur première séance inaugurale du premier parlement... Lire la suite

31.10.2008

Les États-Unis se préparent à des troubles intérieurs majeurs

Le 30 septembre 2008, The Army Times révélait que la 1ère brigade de combat de la 3ème division d’infanterie US [1] avait été rapatriée d’Irak et affectée au maintien de l’ordre intérieur aux États-Unis [2]. Devant le tollé général, le journal a publié un démenti de son propre article.

Cependant tout laisse à penser que l’Administration Bush, inquiète des conséquences sociales de la crise financière et du Plan Paulson, envisage une répression brutale en cas d’émeutes.

Après avoir été traitée avec dérision dans la presse nationale, l’information a ému l’American Civil Liberties Union (ACLU), la puissante association de défense des droits de l’homme. Celle-ci a engagé une procédure FOIA pour se faire transmettre les documents officiels précisant les attributions exactes de cette unité militaire d’élite en matière de police [3].

De source diplomatique, on indique que Washington semble particulièrement craindre de mauvaises nouvelles économiques et des troubles civils durant la période de transition entre les deux présidents (4 novembre-20 janvier). Des démarches ont même été entreprises auprès des autorités financières des pays alliés pour envisager la possibilité de fermeture simultanée des Bourses en cas de crise politique aux États-Unis.

Source : Réseau Voltaire

[1] Site officiel

[2] « Brigade homeland tours start Oct. 1 », par Gina Cavallaro, Army Times, 30 septembre 2008.

[3] « ACLU Demands Information On Military Deployment Within U.S. Borders », communiqué de l’American Civil Liberties Union, 21 octobre 2008.

SOURCE : MECANOPOLIS*** http://www.mecanopolis.org/?p=1967