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d’annunzio

  • Chrestomathie d'Annunzienne

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    La dernière fois que j’ai croisé Gabriele d’Annunzio, c’était à Fiume le 22 septembre 1919. Je m’en souviens comme si c’était hier, car c’est hier ou presque que j’ai relu l’inoubliable relation qu’Albert Londres a fait de leur rencontre. L’envoyé spécial d’Excelsior voulait poser quelques questions à celui que les Italiens, subjugués par son éloquence, tenait pour un oracle. Venu interroger le commandante de la Squadra de San Marco, il se laissa également envoûter par tous les d’Annunzio que le soldat abritait en lui, le romancier, le dramaturge, le journaliste et le poète. Il avait donc franchi les barrages et bravé le blocus pour retrouver l’homme coulé vivant dans sa statue de bronze à Fiume, où d’Annunzio s’était retranché avec ses hommes afin d’éviter que la ville forgée d’héroïsme, attribuée à la Yougoslavie par le Congrès de Paris, ne fût mise à sac par les Croates. La suite dans les papiers d’Albert Londres que vous retrouverez dans le gros volume de ses Câbles et reportages publié il y a deux ans (Arléa). Si j’y pense à nouveau, c’est que vient de me parvenir Poèmes d’amour et de gloire (édition et traduction de l’italien de Muriel Gallot, 238 pages, 15 euros, Cahiers de l’Hôtel de Gallifet). Un mot d’abord de l’éditeur, dont le nom doit paraître assez mystérieux : il s’agit en fait de l’Istituto Italiano di Cultura de Paris qui a pris l’heureuse initiative de rééditer à sa façon des textes majeurs (Calvino, Bassani, Alfieri…) dans une présentation bilingue.

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