10.11.2008

«Hommage» à Barack Obama

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Un concert de louanges sans précédent a accueilli l’élection de Barack Obama, le «Nouveau phare de l’Amérique telle qu’on l’aime». Rien de mieux qu’une ligne éditoriale dressée et unie digne de la regrettée «Pravda» de Moscou, pour rendre hommage au nouveau leader US qui enthousiasme tant tous les journalistes et, par contagion, tout le peuple français. Ainsi, les quelques affreux doutes que certains ont sur le personnage seront rapidement balayés par des Evidences Lumineuses.

C'est les yeux mouillés et un peu tremblant que j'écris ces lignes, ma pensée encore embrumée par l’émotion débordante ayant suivi l'élection de Barack Obama mardi dernier. Barack Obama, La nouvelle lumière de l'Amérique redevenue «elle-même», le «Phare du Monde Libre», réconcilié même avec le monde arabe, banlieues françaises en tête.

La presse française, unanime, pas seulement celle du Très Grand Peuple de Gauche, a décidé que Barack Obama, après deux jours de pré-mandat, serait le plus grand Président des Etats-Unis d'Amérique depuis George Washington (1789-1797), et même peut-être encore plus grand que l’inénarrable Jimmy Carter (1977-1981), c'est dire.

Avec son légendaire sens de la probité et de l'investigation qui la pousse partout à dénicher l'information et fouiller jusqu’aux poubelles des politiques au péril de ses RTT, la presse française a accouché d'articles dithyrambiques, 100% favorables à Obama. L'exemple le plus émouvant étant bien sûr celui d’un journal "conservateur" et "libéral" (Le Figaro) par le très grand journaliste Philippe Labro [1], pas encore remis de la mort de son idole John Fitzgerald Kennedy (1961- 1963).

Puisque 88% des français soutiennent Barack Obama et que cette écrasante majorité ne peut avoir tort, je veux évidemment participer moi aussi à cet hommage et m’associer à la célébration du retour de la Civilisation et de la Lumière en Amérique. Hélas, n’ayant pas la verve aplaventrique et le talent lyrique d'un Philippe Labro ou d’un BHL en transe orgastique [2], j'ai préféré adapter, par simple substitution de nom propre, quelques sublimes lignes de plusieurs grands poètes soviétiques des années 30 à la gloire de Joseph Staline, poètes dont l'Histoire, parfois mauvaise fille bien ingrate, a malheureusement oublié les noms [3] :

LIRE LA SUITE : http://www.libertyvox.com:80/article.php?id=354

09.11.2008

Le métis, l’Amérique et l’ethnopolitique

 

  Obama, la créature forgée par Soros, Brejinsky, Rockfeller et les grands Banksters US
Depuis ses origines, l’histoire des Etats-Unis est marquée par une ambiguïté, disons même une ambivalence : la doctrine qui a servi de justification idéologique à l’Etat yankee est le melting-pot (le « mélange » - mélange ethnique s’entend), ce qui est compréhensible pour la mosaïque de populations que sont les « Américains ». Mais, dans la réalité, c’est la composante WASP (White Anglo Saxon Protestant) qui a toujours contrôlé le pouvoir (en liaison, plus ou moins discrète, avec la communauté juive). Cette composante WASP vient de subir un cuisant échec avec l’élection d’Obama (la défaite de MacCain, qui est aussi celle des néo-conservateurs bushistes, ne nous tire évidemment pas une larme tant nous avons toujours considéré ces gens-là comme les ennemis acharnés des peuples européens…).

OBAMA : METIS OU NOIR ?

La victoire d’Obama le métis est apparemment le triomphe du rêve qui excite les zélotes du métissage : imposer celui-ci comme la panacée universelle, le remède miracle pour pacifier le monde d’aujourd’hui et plus encore celui de demain. Grâce à ce melting-pot dont Obama serait le modèle, lui qui fait retrouver à l’Amérique ses fondamentaux. Une Amérique qui aurait pour ennemi idéologique le culte des différences, les appartenances communautaires enracinées, les identités ethniques, les patries charnelles. Obama pouvant affirmer avec d’autant plus d’assurance qu’il n’y a plus ni Blancs ni Noirs… puisqu’il n’est lui-même ni Blanc ni Noir.

C’est là que le bât blesse. D’abord parce que cette vision irénique est totalement détachée du réel et même en contradiction avec le réel. Obama le sait d’ailleurs très bien : lui que les media occidentaux présentent comme le président « postracial » (Le Monde , 6 novembre), le symbole même d’une société multiethnique (aujourd’hui en Amérique, demain sur toute la planète), avait déclaré dans son désormais célèbre discours de Philadelphie (qualifié par Le Monde de « fondateur »), le 18 mars : « La race est une question que notre pays ne peut se permettre d’ignorer ». Certes, pour des raisons d’efficacité électorale, il lui a fallu surfer sur un double impératif, avec ses aspects contradictoires : bénéficier au maximum du vote noir (donc jouer la carte communautariste, qui s’est avérée efficace puisqu’il a en effet bénéficié de 96 % des votes Noirs) mais en même temps ne pas se laisser emprisonner dans ce choix, pour ratisser le plus large possible (ce qu’il a réussi à faire et ce qui lui a apporté la victoire). D’où la définition, assez bien vue, donnée par Le Monde (7 novembre) du nouveau président américain : « Un métis qui se revendique Noir ».

Problème : même si dans l’euphorie de ce qu’ils considèrent comme leur victoire, qui a un goût agréable de revanche, ils ont, provisoirement, mis entre parenthèses cet aspect dérangeant, nombre d’Africains-Américains (c’est le terme désormais consacré pour éviter de dire « Noirs ») estiment qu’Obama n’est pas vraiment leur « frère » (alors qu’ils reconnaissent à sa femme la qualité de sister  car elle est, à la différence de son mari, « descendante d’esclave » selon l’expression chère aux apôtres de la repentance obligatoire pour les Blancs). Qu’il le veuille ou non, Obama ne pourra ignorer les réalités ethniques. C’est ce que rappelle Charlton McIlwain, professeur à l’université de New York où il dirige le laboratoire de recherche « Races et politique » (notons au passage que l’existence d’un tel laboratoire est totalement impensable en France… pays, comme chacun sait de la Liberté !). Il met les pieds dans le plat : « Une fois l’euphorie passée, beaucoup de gens jugeront ce qu’accomplira Obama à travers le prisme racial. Que ses décisions soient perçues comme bonnes ou mauvaises, on les liera aussi à la couleur de sa peau ». Et bien des Noirs l’attendent sur la question de la discrimination positive (qui consiste, rappelons-le, à favoriser systématiquement les Noirs, en bien des domaines, en raison de la couleur de leur peau… ce qui est du racisme à la fois anti-Blancs, considérés comme coupables d’avoir une peau claire, mais aussi anti-Noirs, car cela suppose qu’on leur attribue une infériorité intrinsèque, d’origine ethnique, qu’il faut compenser par un favoritisme social…). Si Obama veut, par hostilité au racialisme « qui est si prégnant » (McIlwain) aux Etats-Unis, prendre des mesures pour réduire la dimension raciale de la discrimination positive au profit de critères purement sociaux, McIlwain estime qu’il va susciter contre lui une franche hostilité au sein de la communauté noire : « Cela heurterait beaucoup d’entre eux, et plus encore nombre de leurs dirigeants.  Parce que beaucoup fondent leur carrière sur la base de la représentation des intérêts raciaux ou ethniques. Beaucoup réagiraient en disant : « Mais que croit-il ? On ne l’a pas élu pour ça » (…) Sur des questions comme la déségrégation, la carte scolaire, la reconstruction de La Nouvelle Orléans, ses décisions seront scrutées de très près par les dirigeants et les activistes noirs. Des gens comme le révérend Jesse Jackson ou le révérend de New York Al Sharpton s’opposeront vigoureusement à toute velléité de remplacer les critères raciaux par des critères sociaux » (Le Monde,  6 novembre).

Voilà qui nous conforte dans notre conviction d’avoir, avec le critère ethnopolitique, la clé permettant de comprendre bien des situations et d’agir en fonction de cette compréhension car le facteur ethnique est déterminant dans le monde d’aujourd’hui. Nous sommes les seuls qui osent le dire aussi clairement aujourd’hui en France et ceux qui nient le choc des identités ethniques (expression que nous préférons à celle, ambiguë, de « choc des civilisations ») sont totalement déconnectés des réalités (nous aurons la charité de ne pas citer les déclarations pitoyables de ceux qui, au sein de ce qu’il est convenu d’appeler « les nationaux » - ou l’extrême-droite, comme on veut – se croient obligés de rechercher, à l’occasion de l’élection d’Obama, un brevet d’anti-racisme).

La réalité des confrontations ethniques est illustrée par ce qu’on peut appeler « l’effet Obama » en France (et ailleurs).

L’EFFET OBAMA

La vague d’euphorie délirante provoquée par l’élection d’Obama chez les Noirs et les Maghrébins de l’hexagone est très révélatrice du véritable enjeu de la présidentielle américaine tel qu’il est vu par ces populations : c’est la défaite du Blanc. Le métis Obama est devenu, sur toute la planète, le champion des Non-Blancs obsédés par un fantasme revanchard : imposer ou jour ou l’autre leur domination sur les Blancs. Obama peut bien s’en défendre, la main sur le cœur. C’est pourtant bel et bien ainsi qu’il est perçu REELEMENT, au-delà des lénifiants discours de circonstance dégoulinants de bons sentiments sur la réconciliation que le nouveau président américain se croit obligé de tenir. Sont révélatrices, à cet égard, les réactions enregistrées par Le Figaro (6 novembre) auprès de « Français de la diversité » (autrement dit les « Franco-Africains »). « Obama, c’est nous tous », dit Ali, cafetier à Aubervilliers. Roger, né en Côte d’Ivoire, est heureux de « sentir le monde basculer ». Pourquoi Gilles est-il pour Obama ? « Parce que je suis noir ». Et Safia : « Dommage que ce ne soient pas nos élections ».

Pour Le Monde, qui se désole de ne pas trouver un « Barack Obama français » (29 octobre) le nouveau président est (6 novembre) « l’homme qu’il faut ». Pourquoi ? Parce qu’il « a fait coïncider l’espoir avec le noir ». Les media hexagonaux font assaut d’ethnomasochisme. Dans Le Monde 2 (1er novembre) Franck Nouchi, renégat exemplaire et donc soucieux de manifester sa servilité à l’égard de la négritude,  commente ainsi l’héritage génétique reçu par Obama de sa mère Blanche et de son père Noir : « A elle, la Blanche, il devait ses petits sourcils fins qu’on ne remarque pas. A son père, le Noir, son cerveau, son caractère ». Vous avez dit supériorité raciale ? Ou ça donc  

RETOUR AU REEL

Ceci étant, sont bien naïfs ceux qui s’imaginent que grâce à Obama va surgir un « nouveau monde », d’où disparaîtrait, par exemple, la volonté américaine de faire régner son hégémonie sur le monde. A peine élu, dans son premier discours, Obama a asséné : « Une nouvelle aube du leadership américain est à portée de main ». Avis aux doux rêveurs européens…

De même, le système américain reste verrouillé par les mêmes détenteurs des vrais pouvoirs. En est l’illustration le rôle joué par la firme Goldman Sachs, qui est « la banque la plus puissante du monde » comme le reconnaît Marc Roche, envoyé spécial du Monde à New York qui a publié dans son journal (21 octobre) une passionnante étude sur cette firme. Laquelle, pour l’élection présidentielle, n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier, en versant  228 000 dollars (seulement, si on peut dire…) à McCain et 874 000 dollars à Obama (ce qui met Goldman Sachs au deuxième rang des plus gros contributeurs d’Obama). Marc Roche rappelle : « L’histoire de cet établissement fondé en 1869 par un instituteur juif bavarois, Marcus Goldman, se confond avec celle des Etats-Unis. Le numéro un planétaire des métiers financiers a tissé un réseau unique au sein des cercles du pouvoir. Une toile d’araignée qui unit le gratin de la haute banque d’affaires new-yorkaise à l’establishment de Washington ». Un homme symbolise cette « Goldman connection » (dixit Marc Roche) : Henry Paulson, secrétaire au Trésor (c’est à dire ministre des Finances) pendant la dernière partie du règne de Bush, depuis 2006, après avoir été directeur général de Goldman Sachs. Mais l’arbre Paulson ne doit pas cacher la forêt : dans son enquête, Marc Roche a recensé les noms d’une vingtaine de hautes personnalités de la vie politique et financière américaine qui, tous, ont des liens très étroits avec Goldman Sachs, où ils ont occupé d’importants postes de responsabilité. Ils incarnent un système de ramifications public-privé au plus haut niveau, système où le pouvoir financier fait la loi. Avant même les résultats de l’élection présidentielle, Roche notait, au sujet du futur secrétaire au Trésor : « Les noms qui circulent, en cas de victoire de Barack Obama, sont ceux d’anciens associés ou de personnalités du monde financier très proches de la noble maison. Pas trop de soucis à se faire… Ce qui est bon pour Goldman Sachs est bon pour les Etats-Unis. Et vice-versa ». Autrement dit, on prend les mêmes et on recommence…

Rien de tel, pour comprendre la réalité du pouvoir qu’incarne désormais Obama, que d’examiner de très près les hommes (et femmes) qu’il choisit pour en faire sa garde rapprochée, sans laquelle aucun président américain ne peut fonctionner. Un nom saute aux yeux : celui de Rahm Emanuel. Il a été choisi, dès le 5 novembre, comme « chief of staff » de la Maison Blanche,  c’est à dire l’équivalent du secrétaire général de l’Elysée, en plus puissant puisque, nous dit Libération (6 novembre), c’est « le poste réputé le plus important de Washington, après celui de président ». Le même journal nous donne des précisions bien intéressantes sur le personnage : « Fils d’un pédiatre israélien immigré à Chicago, Emanuel est resté très proche du pays de sa famille, où il est très connu et populaire. Il parle hébreu avec son père et avait effectué une période de service civil en Israël durant la première guerre du Golfe ». Ajoutons que le père d’Emanuel a été membre de l’Irgoun, ce qui démontre son caractère de parfait humaniste… Tout ceci pour dire qu’Israël n’a pas besoin de s’inquiéter : les Etats-Unis d’Obama seront, comme l’étaient ceux de Bush, un soutien inconditionnel de l’Etat juif. Y compris si cela doit conduire à une troisième guerre mondiale.

ET MAINTENANT ?

La fête est finie, les lampions sont éteints. Pour beaucoup de jobards le réveil sera difficile. Après le délire soigneusement orchestré pour célébrer la victoire d’Obama, celui-ci se retrouve confronté aux dures réalités. Et là, l’imagerie d’Epinal sera sans effet.

Obama n’est qu’un leurre. Cette réalité va apparaître crûment quand il butera, dès demain, sur les choix fondamentaux qu’imposent aux Etats-Unis les réalités du monde : la crise financière et économique, qui ne fait que commencer, le bourbier irakien, le piège afghan… Le proche avenir va être intéressant.

Pour nous, d’un point de vue argumentaire, la situation est idéale car elle est limpide : il y a, d’une part, ceux qui veulent, ou qui acceptent le soi-disant « nouveau monde » incarné par Obama ; et il y a, d’autre part, ceux qui le refusent et sont déterminés à le combattre. Voilà : tout est simple. Il faut choisir son camp. Et ceux qui ne veulent pas choisir se retrouveront, et c’est justice, dans les poubelles de l’Histoire...

  Pierre VIAL  http://www.terreetpeuple.com/actualite/chroniques-par-pie...

07.11.2008

Barack Obama icône ambiguë

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Se réjouir, à ce point d'unanime exaltation, de l'élection de Barack H. Obama ?

Bien sûr, si l'universel anti-américanisme, exacerbé par deux mandats de George W. Bush, ne devait plus trouver de prétextes à ses rancœurs. Mais l'opinion planétaire aimerait les États-Unis dociles et tout sucre. Le nouveau président "citoyen du monde" sera-t-il ce sirop ? Bien qu'il répugne à déplaire, rien ne permet de lui prêter cette faiblesse. Pourtant l'incertitude est permise.

L'immaculé Obama, cette image doucereuse produite par un exceptionnel marketing politique, n'est pas la moindre des ambiguïtés de cette élection, soutenue par les médias et les élites. Devenue l'incarnation du Bien, l'icône aura été financée par Wall Street et scénarisée par Hollywood. Dans ce temple de la bien-pensance, il serait même interdit de se dire républicain, comme l'a révélé Libération, mardi. Ainsi font souvent les donneurs de leçons de tolérance.

Ce culte de la personnalité, que la Corée du Nord ne renierait pas, n'est pas l'effet d'une démocratie sereine. D'autant qu'à la propagande sur l'homme providentiel s'est ajoutée une suspicion de racisme contre ceux qui regimberaient. Alors qu'Obama s'est intelligemment présenté comme le symbole post-racial, sa couleur de peau aura été au centre des arguments de ses soutiens. On est prié d'applaudir l'élection d'un Noir et l'enterrement de la vieille Amérique.

L'événement est incontestablement historique pour les États-Unis, qui soldent un drame avec les 40 millions d'Africains-Américains issus de l'esclavage et de la ségrégation. Ces derniers ont d'ailleurs voté à 95 % pour Obama. Mais la même lecture raciale qu'en font les commentateurs français - qui se félicitent qu'"American is Black" (Le Monde, jeudi), outre qu'elle joue avec le feu (que dirait-on d'un éloge des Blancs ?), conduit à accepter le communautarisme et ses fractures. Serait-ce là le nouvel idéal ?

Dans ce contexte, aggravé par la crise financière, John McCain a perdu avec les honneurs. On lui reprochera sa mauvaise campagne (mais difficile d'être bon quand on a deux fois moins d'argent que son adversaire et la presse contre soi) et son choix de Sarah Palin, bête noire de l'intelligentsia et des branchés. La défaite du camp républicain signe-t-elle pour autant la fin de la révolution conservatrice ? Elle est stoppée, assurément. Mais gare au retour de manivelle.


Pas cow-boy

Observer la clique des islamistes, des despotes et des autocrates se féliciter de l'élection de Barack Obama et l'encourager à choisir la voie de l'apaisement [*] pourrait faire vite regretter la vision, plus réaliste et combative, de John McCain face à la dangerosité du monde. En Iran, un proche de Mahmoud Ahmadinejad, cet illuminé qui attend l'Apocalypse, conseille au nouveau président d'opter pour le "pacifisme". Le Vénézuélien Hugo Chavez dit vouloir rétablir le dialogue avec un "Afro-Américain". Pour sa part, le président russe, Dmitri Medvedev, appelle au "dialogue constructif", tout en menaçant de riposter militairement au déploiement du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque. Le gentil Obama, qu'on n'imagine pas en cow-boy, saura-t-il éviter la facilité d'une diplomatie angélique, uniquement construite sur le "soft power" et les amabilités ? " À ceux qui voudraient détruire le monde, nous vous battrons. À ceux qui aspirent à la paix et à la sécurité, nous vous soutenons ", a-t-il déclaré, mercredi. Wait and see.


Politique raciale

En France, l'élection d'Obama est évidemment comprise par les 'immigrationnistes' comme un plébiscite en faveur du multiculturalisme et de l'accès des Noirs et des Arabes au pouvoir. Il est vrai que le président américain (né d'un père africain et musulman, et d'une mère blanche et chrétienne) représente l'idéal cosmopolite de façon remarquable. Mais il est aussi le fruit d'une assimilation exemplaire, rendue possible par l'éducation de sa famille (notamment sa grand-mère maternelle, décédée la veille de sa victoire), par le système éducatif et par ses propres efforts. Son métissage est passé par une adhésion totale à la démocratie américaine, à sa patrie, et même, en l'occurrence, à la religion chrétienne.

De ce point de vue, Obama devrait être le modèle à suivre pour les jeunes d'origine immigrée, qui, pour certains, en sont à douter de leur sentiment d'appartenance à la nation. Un sondage récent montre que 14 % des musulmans se considèrent d'abord comme Français, contre 60 %, qui se disent autant Français que musulmans. Seuls 38 % estiment que la charia n'a pas à s'appliquer dans un pays non musulman. Les exemples donnés par Rama Yade, Fadela Amara et Rachida Dati sont pourtant autant d'espoirs donnés aux compatriotes musulmans d'accéder, au terme d'un parcours républicain normal, aux plus hautes responsabilités.

Cependant, entendre l'obamania soutenir que la couleur de la peau et l'origine vaudraient un droit d'accès prioritaire fait froid dans le dos. Une politique raciale dirait-elle autre chose ? Il faut, certainement, mieux soutenir les ambitions de ceux qui, issus de la diversité, ont choisi de participer à la vie commune et d'en accepter les règles et les codes. Mais, dans une nation où l'intégration est "à bout de souffle" (Brice Hortefeux), les minorités, qui ont choisi leur exil - contrairement aux Noirs américains -, ont encore beaucoup à prouver.


Ivan Rioufol 

Texte repris du Blog de l’auteur

06.11.2008

Obama et Rahm Emanuel

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Au lendemain de l'élection, Barack Obama n'a pas fait d'apparition publique, ce qui ne l'a pas empêché d'être très actif en coulisses. Le président élu n'a "pas pris un jour pour se reposer et il commence à construire son équipe de transition", écrit The New York Times. Il a désigné comme chef de cabinet Rahm Emanuel, une figure influente du Parti démocrate à la Chambre des représentants ; connu pour sa combativité, Emanuel est surnommé "Rambo".

La page de la wikipedia française sur Rahm Emanuel étant particulièrement pauvre, on pourra se reporter sur la wikipedia anglaise, qui nous apprendra que :

Le père de Rahm Emanuel était un membre de l’Irgun, groupe national- sioniste actif pendant la première moitié du XXe siècle

Rahm Emanuel s’engagea pendant la Guerre du Golfe comme volontaire ( mitnadev ) dans l’armée israélienne

Les liens d’Emanuel avec la communauté lui permirent d’atteindre le record absolu de 72 millions de dollars collectés pour la campagne de Bill Clinton en 1992

De 1999 à 2002, un passage dans une banque, la Dresdner Kleinwort Wasserstein à Chicago, lui fit gagner 18 millions de dollars

Il est élu à la Chambre des Représentants en 2002, au siège de Rod Blagojevich

C’est un Démocrate mais totalement aligné sur les positions de GW Bush concernant la guerre en Irak

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05.11.2008

Obama ni noir ni blanc : mondialiste !

 

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BLOC IDENTITAIRE

Communiqué du 5 novembre 2008 : Le nouveau président des Etats-Unis n'est ni noir ni blanc : il est mondialiste

Les militants de l'idéologie antiraciste en Europe ne se tiennent plus de joie ce matin : le candidat blanc à la Maison Blanche a été battu, le candidat noir, ou demi noir, a été élu. Hors ce « symbole », ce « jour historique », rien ne compte réellement pour les journalistes ou passe au second plan de leurs commentaires.

Le Bloc Identitaire relève, pour sa part, qu'avant d'être élu par le vote des citoyens américains, Barak Obama avait été élu, et largement élu, par celui des banques, du complexe industrialo-militaire et des lobbys qui contrôlent l'hyperpuissance américaine. En récoltant plus de 600 millions de dollars auprès des puissances financières pour sa campagne électorale, le nouveau président a battu tous les records. Ce simple fait nous rappelle que l'élection américaine est d'abord et avant tout une élection ploutocratique, le vote démocratique ne faisant qu'arbitrer, ensuite, entre les deux choix offerts par le système, le choix républicain ou démocrate.

L'élection d'Obama ne changera rien à la nature profonde de la politique américaine dans le monde. Que la guerre d'Irak se termine et que celle d'Afghanistan augmente d'intensité traduira seulement un déplacement des intérêts pétrolifères des grandes compagnies américaines et de leurs alliées. En Europe de l'Est, la même politique agressive à l'égard de la Russie continuera de se développer. Enfin, les Etats-Unis continueront de vivre aux frais du reste du monde, notamment en lui faisant payer au maximum les fruits empoisonnés de la crise financière. Bref, le nouveau président des Etats-Unis, comme ses devanciers, sera un outil docile au service du mondialisme financier après avoir été un outil de propagande au service de son idéologie antiraciste.

La victoire d'Obama n'est pas une victoire des noirs ou une défaite des blancs. Elle sera sans doute ainsi perçue du fait de la racialisation du débat mis en place par ceux-là même qui ne cessent de dénoncer le racisme pour mieux détruire les identités et contrôler les Etats. La victoire d'Obama est une victoire pour tous ceux qui, dans le monde, veulent un gouvernement planétaire au service des puissances financières. Pour tous les autres, c'est-à-dire l'immense majorité des hommes et des femmes des peuples du monde, qu'ils se pensent de « gauche » ou de « droite », « progressiste » ou « conservateur », cette élection est mauvaise. Car la victoire d'Obama, c'est celle du mondialisme contre la diversité, contre les identités, contre le pouvoir aux peuples et aux nations. C'est la victoire du global contre le local.

Mais cette victoire n'est peut-être que la fin d'un cycle et non la confirmation d'un règne. L'illusion antiraciste aura servi, une fois encore, à masquer l'essentiel du débat, c'est-à-dire le fait qu'il n'y en avait pas.

Oui, les temps changent et le Bloc Identitaire, avec ses alliés en Europe, entend bien agir pour que le XXIème siècle tourne le dos aux totalitarismes du XXème nés des utopies du XIXème.

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31.10.2008

Les États-Unis se préparent à des troubles intérieurs majeurs

Le 30 septembre 2008, The Army Times révélait que la 1ère brigade de combat de la 3ème division d’infanterie US [1] avait été rapatriée d’Irak et affectée au maintien de l’ordre intérieur aux États-Unis [2]. Devant le tollé général, le journal a publié un démenti de son propre article.

Cependant tout laisse à penser que l’Administration Bush, inquiète des conséquences sociales de la crise financière et du Plan Paulson, envisage une répression brutale en cas d’émeutes.

Après avoir été traitée avec dérision dans la presse nationale, l’information a ému l’American Civil Liberties Union (ACLU), la puissante association de défense des droits de l’homme. Celle-ci a engagé une procédure FOIA pour se faire transmettre les documents officiels précisant les attributions exactes de cette unité militaire d’élite en matière de police [3].

De source diplomatique, on indique que Washington semble particulièrement craindre de mauvaises nouvelles économiques et des troubles civils durant la période de transition entre les deux présidents (4 novembre-20 janvier). Des démarches ont même été entreprises auprès des autorités financières des pays alliés pour envisager la possibilité de fermeture simultanée des Bourses en cas de crise politique aux États-Unis.

Source : Réseau Voltaire

[1] Site officiel

[2] « Brigade homeland tours start Oct. 1 », par Gina Cavallaro, Army Times, 30 septembre 2008.

[3] « ACLU Demands Information On Military Deployment Within U.S. Borders », communiqué de l’American Civil Liberties Union, 21 octobre 2008.

SOURCE : MECANOPOLIS*** http://www.mecanopolis.org/?p=1967

13.10.2008

Présidentielle américaine : Trois semaines pour combler l'écart

John McCain, de passage dans l'Iowa

Photo: AFP/Steve Pope

John McCain, de passage dans l'Iowa

À trois semaines du scrutin du 4 novembre, le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, John McCain, admet qu'il tire de l'arrière face à son adversaire démocrate, Barack Obama, et ne cache pas qu'il compte sur le troisième et dernier débat présidentiel, mercredi, pour renverser la vapeur.

« Laissez-moi vous donner l'état de la course aujourd'hui », prévoit-il lancer à ses partisans, lundi, selon un discours dont les médias ont obtenu copie. « Il reste 22 jours. Nous tirons de l'arrière par six points. Les médias nationaux nous comptent pour battus », constate-t-il.

Cet aveu quelque peu brutal précède une série d'arguments de vente. « Le sénateur Obama prend les mesures pour les rideaux et prévoit rencontrer la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, pour hausser les impôts, accroître les dépenses [...] et concéder la défaite en Irak]. Mais ils ont oublié de vous laisser décider. Mes amis, nous les avons là où nous les voulons. »

Selon le site Real Clear Politics, qui recoupe plusieurs sondages pour en faire une moyenne, Barack Obama détient en fait une avance de 7,1 points de pourcentage sur John McCain à l'échelle nationale. Tous les efforts des deux clans se concentreront néanmoins sur une dizaine d'États-clés d'ici la fin de la campagne.

Dimanche soir, John McCain a tenté de stimuler des partisans réunis au quartier général de sa campagne, en Virginie, en promettant de ne pas ménager ses efforts d'ici le 4 novembre. « Nous allons y consacrer beaucoup de temps et après que je lui aie fouetté le vous-savez-quoi lors de ce débat, nous serons là 24 h par jour, 7 jours par semaine » a-t-il lancé.

MM. McCain et Obama s'affronteront mercredi à l'Université Hofstra, dans l'État de New York, pour un débat sur la politique intérieure dans lequel les déboires de l'économie américaine tiendront vraisemblablement le haut du pavé. Le lendemain, John McCain sera l'invité de la populaire émission de fin de soirée de David Letterman. Le candidat républicain a fait faux bond à Letterman le mois dernier après avoir suspendu sa campagne, ce qui lui avait valu les railleries de l'animateur.

Dure semaine

La semaine qui vient de s'écouler a été plutôt difficile pour John McCain. Son clan avait annoncé qu'il attaquerait Barack Obama plus durement, ce qui s'est effectivement produit. Ses liens avec le radical Bill Ayers ont été martelés dans les médias et la colistière de M. McCain, Sarah Palin, a même tenté de ramener les commentaires de l'ex-pasteur d'Obama, Jeremiah Wright, sur le tapis. Des républicains ont recommencé à l'appeler Barack Hussein Obama.

Barack Obama dans un quartier de Holland, en Ohio

Photo: AFP/Joe Raedle

Barack Obama dans un quartier de Holland, en Ohio

L'affaire s'est toutefois retournée contre lui. Après que de nombreux médias se soient montrés inquiets des invectives lancées à l'endroit de M. Obama par des partisans républicains lors des rassemblements organisés par M. McCain et Mme Palin, le candidat républicain a tenté de calmer le jeu vendredi.

Vendredi, lorsqu'il a entendu quelqu'un dans la foule dire qu'il avait « peur » de Barack Obama, M. McCain s'est interposé : « Je dois vous dire que le sénateur Obama est une personne décente et dont vous ne devriez pas avoir peur comme président des États-Unis. » La foule a hué.

Malgré cet appel au calme, John McCain a goûté à cette médecine à son tour, en fin de semaine, en étant associé à un fervent ségrégationniste, l'ex-gouverneur George Wallace. L'attaque est venue de nul autre que John Lewis, qui représente la région d'Atlanta au Congrès américain depuis plus de 20 ans, et dont la notoriété est issue du rôle important qu'il a joué dans la lutte contre la ségrégation raciale dans les années 60.

Lewis, qui partageait la scène avec Martin Luther King lorsque celui-ci a lancé « I Have a Dream », en 1963, a accusé le clan McCain-Palin de « jouer avec le feu » en y allant d'attaques négatives à l'endroit de Barack Obama. Du même souffle, il a évoqué le spectre de Wallace, un gouverneur de l'Alabama qui a déjà déclaré « la ségrégation maintenant, la ségrégation demain, la ségrégation pour toujours ».

« George Wallace n'a jamais lancé une bombe. Il n'a jamais fait feu. Mais il a créé un climat et les conditions propices à des attaques vicieuses contre des Américains innocents qui tentaient seulement d'exercer leurs droits constitutionnels. À cause de cette atmosphère de haine, quatre petites filles sont mortes un dimanche matin quand une explosion est survenue dans une église de Birmingham, Alabama. »

L'affaire n'a guère plu à McCain, qui s'est dit « attristé que John Lewis, un homme que j'ai toujours admiré, fasse des commentaires si effrontés et sans fondement ». Le candidat républicain a soutenu qu'il s'agissait de commentaires inacceptables et il a demandé à son adversaire de les répudier. Son clan soutient que les questions soulevées au sujet de l'intégrité et du jugement de Barack Obama sont « légitimes ».

Le clan Obama a effectivement répondu qu'il ne croit d'aucune façon que McCain ou ses politiques puissent être comparés à Wallace. Il a tout de même ajouté que Lewis avait raison de « condamner la rhétorique haineuse ».

La campagne de McCain fait d'ailleurs l'objet de nombreuses critiques de la part de républicains. Dimanche, le New York Times a publié un article concluant que les dirigeants républicains sont d'avis que le clan McCain se dirige tout droit vers la défaite, à moins qu'il ne stabilise immédiatement sa campagne et qu'il adopte un message clair pour les trois dernières semaines.

L'ex-gouverneur du Wisconsin Tommy Thompson s'est notamment fait demander s'il était satisfait de la campagne du clan McCain. « Non. Je ne sais pas qui l'est », a-t-il répondu.

Radio Canada

12.10.2008

Homer prova a votare per Obama

09.10.2008

OBAMA - MC CAIN ? « Le risque de la continuité »

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Pourquoi M. OBAMA peut maintenant gagner ou les assurances données par les Démocrates au complexe militaro-industriel américain !

 

L'«Obamania» parcourt la planète. L'élection présidentielle américaine est, pour beaucoup, la promesse d'un changement, notamment de la politique étrangère. François Vautrot, pseudonyme d'un conseiller politique dans une organisation internationale, défend la thèse que c'est le risque de continuité qui domine, si l'on analyse tous les grands défis à relever : Chine, Russie, Afghanistan, Proche-Orient, climat, pays émergents et même Irak. Un essai stimulant, une thèse qui tranche avec l'air du temps.

 

http://www.jean-jaures.org/essai17/vautrot.pdf

02.10.2008

Joe Biden contre Sarah Palin

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La politique spectacle n'est pas un vain mot aux États-Unis. Le débat des vice-présidents a beau avoir peu d'impact sur le scrutin, il n'en constitue pas moins une attraction majeure de la campagne. Plus encore cette année, où deux personnalités populaires et controversées se rencontrent pour la première fois.

Ce soir, à l'Université Washington de Saint Louis, Joe Biden et Sarah Palin voleront la vedette aux deux candidats à la présidence. Leur unique face-à-face télévisé, retransmis dans tout le pays, suscite une curiosité considérable. Entre le sénateur de 65 ans et le gouverneur de l'Alaska de 21 ans sa cadette, le choc promet du théâtre, sinon de la substance. «Je suis curieuse de le connaître, j'entends parler de ses discours au Sénat depuis l'école primaire», dit perfidement Sarah Palin, qui avait 8 ans lorsque le président de la commission des affaires étrangères a été envoyé à Washington par le Delaware.

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