14.03.2009

11 Mars ? Connais plus !

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Le mercredi 11 mars, NATION a rendu une nouvelle fois hommage aux victimes des attentats du 11 mars 2004 à Madrid.

Mais au-delà de l'action militante, cette commémoration nous donne l'occasion de multiples réflexions.

La première est sur la rapidité avec laquelle ce massacre a été mis de côté. Par les médias, bien sûr. Par les hommes politiques également. Mais aussi par les Européens eux-mêmes.

Nous savons tous pourquoi les deux premiers ont fait passer cette commémoration aux oubliettes : il ne faut pas déplaire à une communauté musulmane toujours plus importante et qui pourrait se sentir visé par ces commémorations et par la suite, le faire payer cher aux partis traditionnels sur un plan électoral.

Mais l'Européen de base, pourquoi a-t-il aussi vite oublié, lui ? Tout simplement, car il a totalement été absorbé par cette société consumériste et que, même conscient des dangers qu'il court, il n'entreprendra RIEN qui pourrait menacer son petit confort social.

On met des bombes dans son métro, on rackette ses enfants à l'école, on l'agresse dans les rues ? Pas grave, il ne réagira pas tant que son petit confort à lui peut être globalement préservé.

Mais seulement voilà : les conséquences, qui restent à venir de la récente crise financière, pourraient être si catastrophiques que cette « sécurité » sociale risque bien de disparaître. L'Européen se réveillera-t-il à cette occasion ? Et si oui, les nationalistes auront-ils un outil qui aidera au réveil de nos populations ?

Nous le pensons et nous pensons que cet outil existe déjà et est NATION. Et que rien que pour cela, il est important que NATION existe et subsiste.

Il est également essentiel qu'un mouvement tel que NATION existe lorsqu'on voit que PERSONNE de toute la droite nationale de Belgique n'a estimé bon soit de venir à notre commémoration ni d'en organiser une. Il est vrai que l'ensemble de la droite nationale n'a plus qu'une obsession : les prochaines élections et surtout garder les salaires liés à leurs postes. A côté de cela, rien à foutre bien sûr des victimes du 11 mars.

Bien sur, ils diront que cela ne rapporte rien politiquement de faire ce genre de choses. Et bien, ce n'est rien car l'essentiel, c'est le principe de le faire. Et ce n'est sans doute pas plus inutile de le faire que de faire élire des gens dont l'incompétence rivalise bien souvent avec la cupidité.

Ce 11 mars, outre l'hommage naturel aux morts et aux blessés, NATION était présent pour le devoir de mémoire mais aussi pour sauver l'honneur d'un camp nationaliste dont quasiment personne en Europe n'a rien entrepris pour commémorer ce massacre. Alors que, bien souvent, cette droite nationale se précipite aux commémorations du 11 septembre. Il est vrai que des morts américains semblent bien plus intéressants que des morts européens. C'est ça aussi, l'occidentalisme.

Et là aussi, rien que pour cette raison, NATION a sa raison d'être. Et indépendamment des élections et des résultats, ce qui importe, c'est qu'il subsiste un mouvement pour lequel, les principes doivent primer sur le reste.

Et très franchement, avoir réuni quelques dizaines de militants pour ce 11 mars, est quelque chose de bien plus concret que le tourbillon de combinaisons politicardes auquel on est en train d'assister dans la mouvance de droite nationale.

La Troisième Voie est en marche !

07.09.2008

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01.07.2008

Joan Brossa

 

brossa.gifJoan Brossa est né à Barcelone en 1919, il y est décédé en 1998. Il a commencé à écrire pendant la guerre civile espagnole alors qu’il combattait sous le drapeau de l’armée républicaine. Ses premiers livres sont écrits dans la veine du néo-surréalisme. Il a donné vie à ses textes en employant la voie théâtrale. En 1946, il participe à la rédaction de l’unique numéro de la revue Algol sous-titrée « revue diabolique » rédigée sous la férule d’amateurs d’art appartenant tous à une génération issue de la guerre et manifestant un esprit avant-gardiste. Algol fut à l’origine de la revue Dau al Set (1948-1951) qui eut, au départ, des points communs avec le surréalisme, pour se rapprocher ensuite du « réalisme magique » tout en s’aventurant sur le terrain de la fantasmagorie. Littéralement, « Dau al Set » signifie « septième face du dé », expression qui résume le rôle souhaité par les concepteurs, les peintres Joan Ponç, Antonio Tapiès, Modest Cuixart, Joan-Josep Tharrats et le philosophe Arnau Puig, : le hasard serait créatif. En 1949, Joan Brossa publie de la poésie. Ses discussions avec le poète d’origine brésilienne Joâo Cabral de Melo font évoluer sa littérature dans une nouvelle direction et dès 1950, il se consacre à une œuvre d’engagement social, à travers poésie et théâtre. En 1951, ses poèmes écrits en catalan sont confisqués par la police. Mais il peut présenter « Rencontres nocturnes » au Théâtre Olimpo de Barcelone, commence à créer des œuvres de poésie visuelle et de « poésie objet ». Il intègre alors le monde des arts plastiques. Pendant les années soixante, il se consacre à des actions-spectacles, à l’écriture de scénarios de films et à la création de sextines –une forme médiévale de poèmes-, création qu’il exploitera au moins jusqu’en 1987. Entre 1970 et 1983, il publie des recueils d’écrits de poésie. A partir de 1986 et jusqu’à sa mort en 1998, il enchaîne expositions et réalisations d’objets. Ses poèmes-objets dépassent les objets surréalistes de Duchamp et Ray ; ils sont un apport à notre culture visuelle, rassemblent éléments linguistiques et images et, avec humour, s’attaquent à ce qui aliène. Sa seule langue de création a été la langue catalane. Son message fut patriotique, politique et social.

JO

 

( D’après « 1947-2007 BARCELONE », juillet 2007, exposition à la Fondation Maeght / 06570 Saint-Paul ).

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