18.03.2009
Analyse d'Alain de Benoist sur le retour de la France dans l'OTAN
C'est désormais officiel, mais l'annonce en sera faite à l'occasion du sommet prévu les 3 et 4 avril prochains à Strasbourg et à Kehl, pour le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique : la France va réintégrer les structures militaires intégrées de l'OTAN. Le premier à en être informé a été le secrétaire général de l'Alliance atlantique, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, qui a rencontré Nicolas Sarkozy en février dernier, après avoir été reçu en audition par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale.
Avec cette décision, lourde de conséquences politiques et diplomatiques, le chef de l’Etat français rompt avec une tradition d’indépendance nationale vieille de plus de quarante ans que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, avaient (plus ou moins) respectée.
C’est en effet en mars 1966 que le général de Gaulle, posant clairement le problème de la compatibilité de l’OTAN avec les intérêts et l’indépendance de la France, avait pris la décision la plus importante sans doute de sa présidence, en annonçant le départ de la France des structures intégrées de l’OTAN, c’est-à-dire du dispositif plaçant les forces alliées sous l’autorité des Américains, et en exigeant le démantèlement de toutes les bases et installations américaines présentes sur le sol national. Il rejetait ainsi une tutelle faisant de la France un pays vassal des Etats-Unis.
La conviction du Général s’était faite bien avant son retour au pouvoir en mai 1958. Dès le milieu des années 1950, l’OTAN était déjà largement discréditée à ses yeux, dans la mesure où elle impliquait une inféodation inacceptable de la politique étrangère française au leadership américain. C’est la raison pour laquelle, le 17 septembre 1958, quelques mois à peine après la fondation de la Ve République, le général de Gaulle avait adressé au président américain, le général Dwight Eisenhower, et au Premier ministre anglais, Harold Macmillan, un mémorandum réclamant la création d’un « directoire » tripartite de l’Organisation composé des trois puissances américaine, britannique et française. Cette demande se heurta rapidement à une fin de non-recevoir de la part des Etats-Unis. L’année suivante, au printemps 1959, le Général décidait de retirer du commandement de l’OTAN la flotte française de Méditerranée (elle sera également retirée en 1964 du commandement allié de l’Atlantique), puis, à l’automne 1960, de n’affecter que partiellement les forces françaises à la défense aérienne intégrée mise en place dans le cadre de l’OTAN. En 1962, il décidait également de ne pas replacer sous le commandement Centre-Europe de l’OTAN deux divisions françaises qui en avaient été retirées lors du conflit algérien, et précisait que la France se tiendrait dans un rôle de réserve par rapport à la « défense de l’avant » que l’organisation intégrée entendait alors mettre en place en Allemagne le long du rideau de fer. A partir de 1963-64, l’affirmation de l’indépendance de la France devint indissociable de la création d’une force de dissuasion nucléaire française indépendante et d’une contestation générale de la politique des blocs instaurée à Yalta. La décision de mars 1966 sera la conséquence logique de cette politique mûrement réfléchie.
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19:36 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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19.11.2008
Estonie : Herman Simm, ancien du KGB a porté des coups sérieux à l’OTAN
Herman Simm, un ancien haut responsable du ministère estonien de la Défense, a pu vendre d’importants secrets de l’OTAN à la Russie, a affirmé le quotidien estonien Postimees.
« Simm est soupçonné d’avoir divulgué les plus grands secrets de l’OTAN aux services de renseignement russes », a affirmé le journal sans citer ses sources.
Les officiels estoniens se sont refusé jusqu’ici à dévoiler le détail des soupçons qui pèsent sur Simm, 61 ans, responsable précisément au sein de son ministère de la gestion des documents secrets.
Selon un autre quotidien estonien, Eesti Päevaleht, l’espion présumé a perdu l’accès à ces documents au moment où Tallinn fut prévenu par ses partenaires de l’OTAN sur une fuite possible d’informations secrètes via l’Estonie.
« En novembre 2006, Simm a été démis de ses fonctions de chef du département de la protection des secrets d’État, devenant conseiller du ministère sans accès aux secrets », a affirmé Eesti Päevaleht. Herman Simm a quitté son poste de conseiller en mars dernier.
« La personne concernée n’a pas été jugée et à ce stade l’OTAN n’a pas de commentaire à faire », a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’OTAN, Carmen Romero.
« C’est un cas extrêmement embarrassant », a affirmé un fonctionnaire anonyme du ministère de la Défense, cité par Postimees. Selon le journal, Herman Simm a pu travailler avec un intermédiaire espagnol ou italien.
L’épouse de Simm, une juriste travaillant pour la police, a été arrêtée avec lui pour complicité présumée.
Ancienne république soviétique, l’Estonie a recouvré son indépendance en 1991. Ce petit pays balte de 1,3 million habitants a rejoint l’OTAN et l’Union européenne en 2004.
Comme beaucoup de fonctionnaires estoniens de sa génération, Herman Simm avait été formé à l’époque soviétique, obtenant un diplôme de l’Académie de l’Intérieur de l’URSS. Il a travaillé pour le ministère estonien de la Défense depuis 1995.
Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a qualifié cette affaire d’« extrêmement regrettable » et appelé à renforcer les services de contre-espionnage, « pour éviter de tels cas à l’avenir ».
08:44 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.05.2008
L'Estonie accueille le premier centre de cyberdéfense
L'OTAN va enjamber le cadre juridique une fois encore, à travers la perquisition informatique à distance sans autorisation du pays hôte du serveur... en Estonie
Jo
Les premiers experts arrivent à Tallinn, la capitale estonienne, mais le gros des troupes débarquera progressivement à partir de cet été. Huit pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord ( OTAN ) ont créé à la mi-mai, à Bruxelles, le tout nouveau centre de cyberdéfense, qui vient de s'installer dans une caserne rénovée. Mais les soldats qui traînent ici ne sont pas suréquipés d'électronique. Le centre n'a même "aucune fonction opérationnelle", précise son patron, le major estonien Raul Riik. Cette tâche est confiée dans chaque pays aux CERT ( Computer Emergency Response Team) .
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/05/26/l-estonie...
08:23 Ecrit par Ivan dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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