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  • Les patriotes européens nos frères d’armes !

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    Il faut que ça cesse ! A défaut d’être l’invitée des élites politico-médiatiques autoproclamées, Marine Le Pen est décrétée d’accusation publique et pire encore, elle est présumée coupable. Bien des magistrats parlent avec plus de considération à des prévenus présumés « innocents » violeurs assassins.

    Pour faire assaut de testostérone, c’est à celui ( ou celle ) qui la traitera, le plus, avec mépris, vulgarité et agressivité. On se doit de l’humilier tout en claironnant qu’au fond, elle est la fille de son père ( dixit Duhamel ) et que donc « mauvais sang » ne saurait mentir !

    En dehors du fait que cet argument est d’une sottise incommensurable, cette bouillie vomitoire qui sert de pensée s’apparente surtout « aux heures les plus sombres de notre histoire ». On navigue en eaux contaminées en compagnie d’Alexis Carrel et de Walther Darré. Quoi donc ? Vous êtes une Le Pen ? Soyez maudite comme Lévy, Cohen ou Malka jusqu’à la fin des temps. De vous entendre, il ne peut être question, d’une simple écoute nous ne vous gratifierons pas.

    Laissons plutôt s’exprimer les nouveaux antisémites de gauche ou de la gauche extrême qui condamnent « la politique criminelle d’Israël » et manifestent aux côtés des islamistes. C’est la Démocratie ça, mes camarades ! Avez-vous enfin compris ?

    Alors, osons aller au fond des choses ! Jean-Marie Le Pen aurait commis de si grands crimes que sa fille jamais ne pourrait s’en purifier ? Le lieutenant Le Pen, officier au 1°REP, est tellement anti-israélien que lui, le 6 novembre 1956, il risque sa peau, aux côtés de Tsahal, lorsque son régiment débarque à Port Saïd et Port-Fouad dans le cadre de la crise du Canal de Suez. A cette époque, il était un exemple pour les « affreux » sionistes. Et puis, il serait devenu brusquement antisémite ? Vraiment ? Il « faut tout dire ou se taire ! ». Alors disons ! A partir du moment où Le Pen Jean-Marie, avant tout le monde, alerta les européens du danger des flux migratoires, volontairement incontrôlés ( pour créer rapidement un prolétariat facilement malléable par le Patronat ), provoquant la baisse du coût de la main d’œuvre ; les médias à la botte, les « nouveaux philosophes » , les mondialistes dont une bonne partie de juifs égarés,suicidaires, naïfs et psychotiques ont sorti l’arme fatale : l’ultima Reductio ad Hitlerum.

    C’est rapide,efficace,définitif ( On a fait aussi le coup à nos frères serbes patriotes, défendant leur terre ancestrale contre l’invasion islamiste). On le vit aujourd’hui avec Eretz Yisrael ! Alors « le Vieux » en bon breton, marchant plus au calva qu’à la "marie-jeanne" a piqué une colère sans limite. Il est monté au baston ne pouvant ravaler son égo.

    Le cinéaste Claude Chabrol dit un jour, scandalisant, les mous du bide : « antisémite Jean-Marie ? C’est un fout-la-merde magnifique, voilà un homme sincère ! Il ne ment pas ! c’est un type très costaud, très buveur aussi. s’il devient président de la République, je serai ministre de la Culture et de l’Agriculture, car il ne faut pas séparer les deux… Quand on pense ... c’est apocalyptique, mais à la fois d’une telle drôlerie ! Mais, ne nous y trompons pas... les “déçus du socialisme” n’ont que ce qu’ils méritent. » N’oublions pas, aussi, de brûler Serge Moati : « Le Pen, c’est un type marrant sympa et cultivé ».

    Je me permets, en si bonne compagnie, de relater une anecdote personnelle. En 1974 le « Menhir » vint donner une conférence de presse en province. Jeune nationaliste judéo-pied-noir, je m’y rendais, avec d’autres camarades, chargés de la protection du bonhomme ( Le Pen n’était pas encore la célébrité Le Pen ).

    Nous nous attendions à voir arriver un mec en blouson d’aviateur et le cheveu ras. A notre grande surprise, débarqua devant nous, un grand échalas hilare,en costume Mao brique avec des bottes à la Rastapopoulos, les cheveux bouclés encadrés de rouflaquettes à la rastaquouère … Il nous dit « Ne restez pas devant la porte , venez bouffer avec nous, si les cocos nous cherchent, ils nous trouveront ensemble au coude à coude » La conversation s’engagea, je découvris un type marrant sympa et cultivé et grand admirateur d’Israël. Depuis lors, des coreligionnaires névrosés, parlant abusivement au nom de la communauté, lui ont porté des coups. Il a répondu ... pas intelligemment. Une provocation en entraîne une autre. Mais alors que dire de l’interview d’Ariel Sharon par Amos Oz ? : "You can call me anything you like. Call me a monster or a murderer. Just note that I don’t hate Arabs. On the contrary. Personally, I am much more at ease with them, and especially with the Bedouin, than with Jews. Those Arabs we haven’t yet spoilt are proud people, they are irrational, cruel and generous. It’s the Yids that are all twisted. In order to straighten them out you have to first bend them sharply the other way. That, in brief, is my whole ideology".

    …. Ou des propos de Rav Dynovisz : “Blancs, défendez vous !” Et puis nous nous devons de rappeler que sont reçus en Israël Filip Dewinter (chef de file du parti flamand « Vlaams belang ») ainsi que deux parlementaires du FPÖ autrichien. Ils y côtoient des élus « populistes » suédois et danois ainsi que René Stadtkewitz, le leader de la nouvelle formation allemande Freiheit Partei. Marine, comparée à ces sbires c’est Blanche-Neige contre Dark Vador !   Alors attention, pas de contradictions mortelles entre patriotes israéliens et européens ! Il ne peut être question de cautionner une dialectique du genre : là- bas, « on » s’arme et on s’allie avec des nationalistes européens mais en Europe « on » les désarme. Nous sommes les génies de la politique, du « diviser pour mieux régner ».

    Non et non, camarades, amis, sœurs et frères ! Ou nous sommes avec les « collabos » et nous percevons déjà notre fin programmée ou nous sommes avec la Résistance européenne. Pas de double jeu ! Nous ne leur demandons rien d’autres, que d’être, avec nous, de bons soldats et d’être à leurs côtés de fraternels et fiables combattants. Il ne manquerait plus d’exiger d’eux une circoncision « cachère » ...Non ? Quant à « nos juifs » traitres, à nous de nous en occuper, sans les ménager, au prétexte qu’ils seraient … juifs.

    Jean-Marc DESANTI

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  • YHWH et MERLIN

    Merlin2.jpgN’y aurait-il pas déjà dans l’intitulé même de ce texte un blasphème des plus intolérable ? Y a-t-il seulement quelque chose à « voir » entre Odin et Moise, entre la pensée mythique européenne -l’âme éternelle du Paganisme- et le Judaïsme ?…Mais les dieux païens, aussi, croyez-vous qu'on puisse les mépriser ? Le christianisme en porte l'empreinte, par ses saints, ses chapelles et ses miracles... et le christianisme n’est-il pas cette lumière jetée sur les bouleversements  ainsi que sur les relations souvent tendues au sein même du monde juif  qui permet de voir comment s'est opéré le passage d'une société pluraliste vers une société institutionnelle imposant ses normes et comment se sont constituées progressivement une orthodoxie et une hétérodoxie.
    Cela fait pourtant des siècles, que de ce regard tantôt tendre et tantôt cruel entre Merlin et YHWH, l’histoire de l’Europe et de l’humanité s’écrie en lettres d’or ou en flots de sang. Nietzsche, le plus grand des incompris peut-être , écrivit en septembre 1886 : « le judaïsme a donné à l'Europe une religion héroico-épique ».
    Le rabbin Samson Raphael Hirsch fondateur de l'école Torah im Derech Retz, et
    qui fut au XX ° siècle l’ardent patriote et porte parole du judaïsme orthodoxe allemand lui fait écho : « l’Europe est un appel au sens du sacrifice. Le judaïsme réveillera la vieille patrie européenne endormie au cœur de nos forêts, où coulent les sources de vie. »

    LIRE LA SUITE :   http://www.politique-actu.com/dossier/yhwh-merlin-jean-marc-desanti/35334/

  • POUR EN FINIR AVEC LES PONCIFS DE L'IMMIGRATION

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    Lorsque dans les années 1980, j’écrivais mon roman Poitiers demain, la guerre ethnique me paraissait inévitable et je bâtissais alors un scénario sur cette conviction : les populations en majorité africaine et nord-africaine qui arrivaient toujours plus nombreuses sur notre continent allaient immanquablement provoquer une violente réaction de rejet de la part des Européens.
    Il est toujours périlleux d’affirmer ce que sera l’avenir et on ne peut donc repousser cette perspective, toujours possible. Seulement, je n’ai plus, pour ma part, une telle certitude.
    Ce qui me semble le plus plausible, au regard des vingt dernières années et au constat des sociétés européennes actuelles, c’est que se met en place, progressivement, non pas la société multiraciale dont on nous rabat tant les oreilles, mais une société multiraciste, faite de quantité de ghettos : ethniques et religieux, bien sûr, mais aussi et surtout financiers. Cette société multiraciste se construit peu ou prou sur le modèle de celle des États-Unis d’Amérique, ce qui ne signifie pas forcément qu’elle sera ou restera à jamais un clone de l’American way of life.
    Les idées préconçues, fausses ou obsolètes sont sans doute les pires maux en matière de débat, bien sûr, mais surtout pour trouver et appliquer des solutions rapides et acceptables par tous aux problèmes posés.

    EN FINIR AVEC LES IDÉES PRÉCONÇUES
    D’abord, celle d’un homme blanc coupable, forcément coupable, de racisme vis-à-vis d’un homme d’une autre couleur qui ne serait que victime, sa victime, forcément victime, toujours victime. Un tel concept est d’ailleurs d’un racisme évident, puisqu’il sous-entend que les non-Européens ne sont capables que de subir.
    Une autre idée préconçue est celle de l’immigré non-européen, avide de s’intégrer à la civilisation occidentale. Encore une fois, c’est mettre cette civilisation-là « au-dessus » de toutes les autres, ainsi que se justifiaient les colonisateurs européens du XIXe siècle.
    Une telle démarche sous-entend implicitement aussi que la civilisation occidentale est, non pas seulement la plus puissante, mais surtout la seule qui doit servir de modèle au reste de l’Humanité. Une idéologie très « à gauche » sur l’échiquier politique dont Léon Blum se fit le chantre en proclamant qu’il fallait apporter la civilisation aux peuples qui ne la possédaient pas.
    Seule différence aujourd’hui, on n’apporte pas « notre » bonheur chez les autres, ce sont les autres qui viennent soit-disant s’en repaître chez nous. Seulement, la majorité des immigrés ne tient pas, et c’est tout à l’honneur de ces derniers, à oublier son identité, ne méprise pas sa civilisation et n’a donc pas forcément envie de s’intégrer à la nôtre.

    EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES
    Parmi celle-ci, celle d’une race blanche bientôt disparue, parce que malade de dénatalité. Elle serait submergée par les autres races, beaucoup plus prolifiques. C’est oublier qu’il n’y a jamais eu autant, quantitativement, de « Blancs » – comme de toutes les autres races – de par le Monde depuis le début de l’Humanité… et que l’on sache, aucune race ne prône, et n’a jamais prôné d’ailleurs, l’extermination totale d’une autre. Des civilisations ont disparu, jamais des races.
    Lorsque Claude Bébéar, ex-Pd-g d’AXA, affirmait lors de l’université du Medef en 2002 que « la race blanche est en train de se suicider en raison de sa faible démographie et (…) qu’il y a un véritable suicide par les taux de natalité », il ne fait que renforcer, en fait, l’idée que c’en est fait de cette « race-là » et que seuls les racistes – totalement diabolisés par ailleurs et donc sans pouvoir – peuvent le déplorer. Ce n’est pas l’Humanité qui va disparaître puisque la « fécondité » des autres races, africaine et asiatique, est extrêmement forte, alors où est le problème ? Si on en trouve un, c’est que l’on est raciste : on ne conçoit que la couleur de la peau et non l’espèce humaine dans son ensemble.
    D’ailleurs, Claude Bébéar avait poursuivi son analyse de façon parfaitement logique en appelant au renouveau de la natalité (sous-entendue européenne) par un surcroît d’immigration. On connaît le « baiser qui tue », voilà désormais « l’aveu qui tue ».
    Il est également nécessaire de relativiser la « fécondité » des peuples : ceux-ci ne sont prolifiques que tant qu’ils sont pauvres : les immigrés africains ou asiatiques qui se sont implantés en Europe limitent dès la deuxième ou troisième génération le nombre de leurs enfants, ramenant celui-ci au même niveau que les Européens « de sang ». Certes, il en vient toujours d’autres d’Afrique ou d’Asie, mais on assiste désormais, à défaut encore d’une nécessaire réglementation des frontières – leur « fermeture » est un non-sens et leur « étanchéïté » parfaitement utopique –, à une prise de conscience de tous les gouvernements occidentaux sur la nécessité d’arrêter cet afflux exagéré et par trop déstabilisant de populations étrangères.
    Ne serait-ce que parce que les Africains ou Asiatiques naturalisés connaissent tout naturellement, en la matière, les mêmes craintes et les mêmes angoisses que les Européens. Eux aussi sont, de fait, « logés à la même enseigne » : comment ne réaliseraient-ils pas qu’ils pourraient perdre tout ce qu’ils ont acquis s’ils doivent travailler, eux aussi, pour subvenir aux besoins de toujours plus d’immigration ?
    Ces Européens « de sol » ont même un avantage indéniable sur les Européens « de sang » : ils connaissent leurs ex-compatriotes, savent leurs véritables motivations ou leur aveuglement sur les réalités de l’Occident et n’ont aucun sentiment de repentance à leurs égards.
    On peut par ailleurs déplorer la loi sur l’avortement, mais elle est applicable pour tous et les immigrés non-européens n’y sont pas plus insensibles que les Européens de souche.

    EN FINIR AVEC LES IDÉES OBSOLÈTES
    Au début des années 70, il est vrai « qu’un million d’immigrés », c’était « un million de chômeurs français », ainsi que l’affirmait un slogan du Front national de Jean-Marie Le Pen. Mais c’est qu’alors, les Gaulois avaient honte de ne pas avoir de travail ; ils avaient honte de vivre de la charité publique, rebaptisé « Assedics » et les Grands Manitous de l’économie donnaient le travail – leur travail, considéraient-ils à juste titre – à des populations qu’ils pouvaient ainsi sous-payer.(1)
    Près de quarante ans plus tard, les Gaulois n’ont plus honte de vivre de la charité publique et la notion même de travail horrifie généralement la plupart d’entre eux. Que des millions d’immigrés soient directement passés à la case « charité » sans être passé par la case « travail » est une autre question.

    « LAISSEZ VENIR À NOUS LES ESCLAVES… »
    Lorsque l’ancien Premier ministre Alain Juppé déclarait que l’Europe avait besoin de « plus » d’immigration, il n’avait pas tort, à condition de s’entendre sur « quelle » immigration. Car l’immigration dont tous les pays ont besoin est toujours une immigration qualifiée, capable d’occuper des emplois extrêmement spécialisés.
    Il est certain que voir des immigrés occuper des emplois de caissières ou de vigiles dans les grands supermarchés est non seulement un non-sens, mais surtout un scandale.
    Un non-sens vis-à-vis de nombreux Français de souche qui pourraient occuper ce travail – mais qui préfèrent les avantages des Assedic ou du RMI – généralement sous-payé et de ce fait, un scandale d’un point de vue moral : c’est exploiter volontairement un immigré qui a une rélle volonté de s’intégrer avec dignité et ne peut vivre décemment, du moins comme on l’entend dans nos sociétés, avec un tel salaire, même si sa vie est toutefois préférable à celle qu’il connaîtrait dans son pays d’origine.
    Dans l’esprit d’Alain Juppé, le « besoin d’immigration » de la France était surtout un « besoin d’esclaves ». Ni plus, ni moins.
    S’il est concevable, juste et indispensable, non seulement de contrôler sévèrement l’arrivée de nouveaux immigrants, de débusquer et de renvoyer sans autre forme de procès dans leur pays d’origine(2) tous les clandestins parvenus à s’introduire sur le sol européen, et de renvoyer les immigrés ne disposant que de simples contrats de travail au terme de ceux-ci – si, évidemment, ils ne sont pas renouvelés par l’employeur –, il est stérile et injuste de penser à remettre en cause la présence de ceux qui ont été légalement naturalisés. La rétroactivité des lois est toujours odieuse.
    D’autant que parmi les millions d’immigrés naturalisés, nombreux sont ceux qui ne sont nullement intégrés, et qui ne le seront jamais. Ces immigrés-là, dans une société qui supprimerait à tous, sans distinction, le réservoir démesurément gonflé par la démagogie des politiciens, des subventions et allocations en tous genres, n’auraient bien souvent aucun intérêt, donc plus aucune envie, de rester sur notre sol.
    C’est bel et bien l’État-providence, comme l’écrivait Alain Dumait, alors directeur de l’hebdomadaire Les 4 vérités-Hebdo, qui favorise l’immigration. C’est également l’État-Providence qui a réduit le « Gaulois » à l’assistanat des Assedic et du RMI, ces deux mamelles des sociétés contemporaines. La société multiraciale que préconisent certains n’aboutirait, en fait, qu’à une nouvelle race de médiocres, toutes ethnies confondues.
    On peut bien discourir à l’infini sur la nécessité de la « préférence nationale » ou de la « société multiraciale », les réalités, elles, ont toujours plus forces de lois que les utopies.
    C’est pour cela, d’ailleurs, qu’elles font si peur...

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    © Philippe Randa

    NOTES
    (1) Et aujourd’hui que les ex et nouveaux immigrés coûtent cher, aussi chers que les Gaulois, les Grands Manitous de l’Économie délocalisent le travail, loin de la France et de ses lois sociales.
    (2) Lorsque des immigrés clandestins refusent de reconnaître leur pays d’origine, mentent sciemment sur celui-ci ou revendiquent un droit d’asile sous de fallacieux prétextes de persécutions, ils pratiquent tout bonnement un chantage odieux, digne du premier terroriste venu. Tous les gouvernements, de par le monde, admettent qu’on ne négocie pas avec les terroristes, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs motivations. De la même façon, on ne doit pas négocier avec de tels gens. S’il y a le terrorisme du sang, il y a aussi celui de la charité. L’un et l’autre sont tout aussi innacceptable.

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  • Ces racistes qui nous gouvernent

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    L’Obamania délirante de ces derniers jours a eu le mérite de clarifier définitivement la situation.

    En préambule nous avons eu droit aux manifestations des hyènes musulmanes qui ont par leurs slogans souillés nos rues, le tout avec la complicité active des nouveaux crétins utiles de la gauche trotskyste, communiste, crasseuse et frustrée.

    Dans l’indifférence si ce n’est l’assentiment de nos pseudos autorités cette racaille levantine et haineuse a pu à loisir entre deux sourates du coran crier « à mort Israel » « à mort les sionistes » et brandir haut le drapeau des nazislamistes du Hamas. Qu’a fait le pouvoir corrompu si prompt à combattre le patriote ulcéré par l’état de déliquescence du pays ? RIEN !!! Qui ne dit mot consent et approuve.

    C’était un premier signe de la dérive communautariste et racialiste de la nomenklatura, elle a été confirmée avec les commentaires unanimes saluant l’accession au pouvoir de Barak Hussein Obama...

    Pourquoi mérite-t-il de telles louanges, a-t-il montré des qualités d’homme d’état exceptionnelles, a-t-il transformé le monde ? Pour l’instant son seul fait d’armes est d’avoir été élu comme d’autres avant lui et il a tout à prouver, ne venant que prendre ses fonctions.

    Sa seule et unique qualité qui fait se pâmer la bobocratie c’est la couleur de sa peau…. Curieuse conception des choses au pays des droits de l’homme mais significative de l’idéologie en cours.

    Cet événement a ouvert les appétits des éternels prébendiers et auto proclamés représentants des « minorités visibles ». Aidés en cela par le farfadet inculte élyséen qui a un point commun avec eux, la détestation de la France éternelle de son histoire et de son peuple historique.

    Ainsi le nouveau commissaire politique à la diversité ou plutôt SS-Obergruppenfuher le clown adipeux qui se déclare totalement algérien Yazid Sabeg vient-il d’exiger avec arrogance et insolence des mesures raciales en faveur de ses protégés.

    Il n’hésite pas à faire un tri écœurant entre les pauvres en déclarant : « les pauvres, les exclus sont essentiellement, massivement des minorités »..

    Pour lui il y a les bons pauvres et les autres qui peuvent crever mais qui n’ont qu’un défaut : être français de souche européenne. Ces propos ségrégationnistes et méprisables sont tenus tranquillement avec l’approbation implicite de la canaille Umps.

    Mais il a fait mieux, aidé en cela par une fondation créée par le grand patronat, l’Institut Montaigne, décidément c’est une grande tradition dans cette haute bourgeoisie de collaborer avec les occupants ; il se propose d’établir un fichier ethnique des élus au vu de leurs photographies !!

    Ainsi ce bouffon diabétique veut il renouer avec les méthodes mises en place par Himmler et les SS de l’Ahnenerbe pour sélectionner et classifier les gens. En 2009 en Francarabia on peut tranquillement et impunément débiter de telles énormités car ce n’est pas de l’inconscience mais bien une volonté politique délibérée. Le seul conseil que l’on peut donner à ce sinistre trublion c’est de partir en Algérie prodiguer ses avis à son ami proxénète tueur de français et de kabyles Bouteflika.

    Ce racisme ne se cache même plus il s’affiche avec la bonne conscience du tortionnaire nazillon. Au moins les choses sont claires désormais, pour le pouvoir en place il faut éliminer le peuple français.

    Ce dernier sait ce qu’il lui reste à faire désormais...

    CANAL ER

  • Délinquance, expulsions, natalité : des bilans en trompe l'œil qui ne doivent pas tromper les Français !

     

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    Les bilans de la délinquance et celui des expulsions viennent d'être publiés et commentés par les ministres concerné avec, à chaque fois, un satisfecit prétentieux revendiquant le succès de leur politique, voulant démontrer que la délinquance était en baisse et les expulsions en hausse. De même les chiffres de la natalité en 2008, publiés par l'INSEE sont accompagnés de commentaires lénifiants sur la France « championne des bébés» qui n'aurait donc pas de souci à se faire pour son avenir démographique.
     
    Pour Convergences Nationales, la réalité des chiffres  impose de nuancer largement ces bilans triomphants, voire d'en inverser les conclusions, compte tenu de leur présentation en trompe-l'œil :

    - La délinquance : Alliot-Marie , la « bonne élève », annonce une baisse générale des faits constatés de 0,86% ce qui est vrai, mais le plus important et inquiétant, c'est que les violences aux personnes, continuent à progresser (+2,4%) , les vols à main armée à augmenter fortement (+15,4%), et que les règlements de comptes dans le milieu du banditisme se mettent à exploser (+117%) !
     
    - Les expulsions : comme toujours, Hortefeux, le « premier de la classe », se fiche des Français ! l'essentiel est pour lui de prétendre à une bonne note avec son bilan de soit disant « 29.796 éloignements» : en y regardant de plus près, on en conclut au contraire que les véritables  reconduites à la frontière  ont baissé en 2008. Les 10 072 « retours volontaires » de Roumains , compris dans les chiffres annoncés mais qui légalement peuvent revenir demain, permettent en effet de manipuler ces chiffres pour faire gober aux Français n'importe quoi !
     
    - La natalité : un nouveau « record» de la natalité est claironné , avec des « Françaises» qui arrivent à dépasser maintenant le chiffre considéré comme exceptionnel de 2 enfants par femme (2,02) ! Mais là encore, il s'agit d'un bilan en trompe l'œil car c'est la natalité des étrangères, sans parler des immigrées, qui permet d'atteindre ce chiffre : si l'on ne prend en compte que les femmes nées françaises, quelque soit leur origine, on tombe à 1,7. Si l'on ne comptait enfin que les Françaises de souche, le chiffre, bien entendu censuré même si on le connaissait,  serait encore plus faible.

    Convergences Nationales dénonce donc cette manière trompeuse de présenter l'information aux Français. La réalité est que leur sécurité ne cesse de se dégrader, que l'invasion migratoire continue de plus belle, et qu'à moyen terme les Français de souche vont se retrouver minoritaires sur leur propre sol, s'ils ne réagissent pas à temps en soutenant la droite nationale....

  • La montée de l'islamisme radical en Europe est liée à l'abandon des Juifs et d'Israël

    RP_20060126_57_G.jpgEliézer Cherki analyse ici les tenants et les aboutissants de l'islam militant parti à la conquête de l'Europe. Ce faisant, il souligne la propre responsabilité de l'Occident, en particulier dans son rapport aux communautés juives locales et à l'Etat hébreu.
    Question: Assiste-t-on à une réelle montée de l'islam intégriste militant en Europe?
    Eliézer Cherki:
    C'est une réaction tangible presque partout en Europe occidentale avec des accents différents en fonction des pays; en France, en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Italie et en Espagne. Ces différences reposent sur la diversité des origines des immigrants islamistes. En Allemagne, ils viennent de Turquie, et en France d'Afrique du Nord…Cela tient également aux différentes façons de réagir de la société, des classes dirigeantes ou des médias de ces pays face au phénomène d'expansion de l'islamisme. En Italie, on relève ainsi un pôle de résistance plus fort qu'en Espagne par exemple.

    Comment analysez-vous cette impressionnante expansion?
    Le phénomène est avant tout de nature démographique et dû au changement historique massif des 30 dernières années en Europe. Ce qui a changé, c'est cette présence massive de Musulmans en Europe occidentale. Alfred Sauvy, le grand démographe, disait que la démographie c'est comme la "petite aiguille d'une montre": on ne la voit pas bouger, mais c'est celle qui compte….Ce facteur démographique est la base sur laquelle va se développer l'islamisme, accentué par le net déclin des taux de natalité des européens.

    Quelle importance revêt cette dimension démographique aux yeux des islamistes?
    Il faut faire ici une parenthèse et aborder le domaine de la théologie. L'islam ne connait pas la notion de "galout" – l'exil en hébreu. Le peuple d'Israël peut se trouver en exil sur une terre qui n'est pas la sienne, mais cette notion n'existe pas dans l'islam, car les Musulmans ont une notion "territoriale" universelle du monde!
    A partir de là, la présence de Musulmans sur une terre non islamique ne peut s'expliquer, en terme de théologie islamiste, que dans une dimension de Djihad, c'est-à-dire de conquête….Lorsque les Musulmans sont minoritaires, le problème ne se pose pas: ils sont en situation "d'impossibilité de Djihad"; mais dès qu'ils parviennent à une réalité démographique tangible, le pays où ils se trouvent devient potentiellement une contrée islamique, et la tentation est grande chez les islamistes de transformer cette terre d'accueil en terre islamique!

    Cette vague islamiste peut-elle s'inscrire dans une perspective plus large?
    Elle est liée à l'expansion de l'islamisme radical dans le monde arabo-musulman car les évènements qui se déroulent en Europe n'en sont qu'un reflet. En fait, cette renaissance du Djihadisme est beaucoup moins nouvelle qu'elle n'y parait! Dans une perspective historique à long terme, l'arrêt de l'expansion militaire de l'islam fut une parenthèse assez courte. En effet, la dernière tentative de conquête de l'Occident par l'islam date de 1683 lors du siège de Vienne par les turcs ottomans, soit à peine plus de trois siècles.
    Cette expansion ottomane militaire fulgurante était considérée par l'Empire turc lui-même comme un Djihad. Par la suite, l'échec de la conquête de Vienne, la décadence de l'Empire ottoman puis la montée de l'Europe coloniale donnèrent le sentiment que l'islam allait être complètement marginalisé, puis dominé par l'Occident, et qu'il avait achevé son rôle militaire sur la scène de l'histoire. C'était une illusion!
    Aujourd'hui, on assiste à une nouvelle expansion. Le grand orientaliste anglais Bernard Lewis a relevé trois tentatives de conquête de l'Europe par les Musulmans: la première est la conquête arabe qui fut arrêtée à Poitiers en 732, la seconde est l'expansion ottomane qui échoua devant Vienne en 1683, et la troisième tout à fait contemporaine – a une dimension démographique et semble être la plus réussie des trois…

    Cette expansion de l'islam est-elle confortée par d'autres facteurs?
    Il faut citer les changements culturels qui affectent l'Occident lui-même. En effet, l'Europe est en train de perdre ses repères nationaux, culturels et religieux. Elle se trouve dans une situation d'extrême faiblesse idéologique face à un mouvement qui, lui, est extrêmement déterminé de ce point de vue!
    Par ailleurs, l'islamisme se considère comme le représentant de la "force morale" face à ces pays "en décadence". Se prétendant porteur de valeurs "divines", l'islamisme a lancé un combat contre l'Europe "immorale"… De plus, la crise culturelle européenne s'accompagne d'un profond sentiment de culpabilité consécutif à son passé colonial: la voilà aux prises avec l'énorme difficulté – voire l'impossibilité – d'identifier ces anciens peuples colonisés comme étant, non plus des victimes, mais les nouveaux oppresseurs potentiels…

    Existe-t-il des forces qui s'opposent à cette montée des islamistes en Europe?
    Il y a d'abord de nombreuses consciences individuelles, de toutes origines, qui tentent d'alerter l'opinion sur les dangers que les dérives islamistes font peser sur la société. Mais ces individus sont de plus en plus marginalisés par les pouvoirs publics, les milieux intellectuels et les médias.
    Certains Musulmans sont d'ailleurs parmi les plus lucides et les plus informés sur ces dangers, et ils mènent un combat très courageux… Mais ils sont trahis par ces pouvoirs qui préfèrent ultimement se concilier les bonnes grâces des milieux les plus radicaux!
    Par ailleurs, les courants islamistes ont identifié les communautés juives comme étant les "poches de résistance" les plus réfractaires: elles sont perçues comme l'obstacle principal à l'expansion de l'islamisme en Europe. Une situation liée bien sûr à leur rapport à l'Etat d'Israël, qui est le modèle de résistance politique et spirituelle faisant face à l'expansion islamique, mais tout autant à leur hostilité à la nature et aux positions intellectuelles et morales des Juifs, souvent eux-mêmes originaires des pays arabes. Or ces Juifs ne peuvent adopter la même attitude victimaire vis-à-vis des Musulmans car ils ont été eux-mêmes victimes de l'oppression des Musulmans en terre d'Islam… Aujourd'hui, le monde musulman est "judenrein", dégagé de toute présence juive sur tout son territoire: un phénomène qui n'est pas un hasard de l'Histoire, ni dû à la simple expansion des Juifs vers l'Occident. Il faut reconnaître que la présence occidentale, si décriée aujourd'hui, a libéré les Juifs de l'oppression de l'islam et les a sortis de leur situation de dhimmis, leur offrant l'égalité des droits et la dignité de citoyen. En tant que collectivité, les Juifs sont désormais non seulement débarrassés du complexe d'infériorité morale vis-à-vis des Musulmans, mais plus encore viscéralement attachés aux valeurs démocratiques et aux traditions culturelles des pays qui les ont accueillis, notamment la France. Enfin, les Juifs ont leurs propres repères religieux fortement ancrés dans une tradition plusieurs fois millénaire que ne peut contester l'islam.

    Pensez-vous que l'Europe abandonne Israël à son sort?
    En choisissant la soumission à l'islam et en jetant Israël en pâture aux islamistes extrémistes, l'Europe a volontairement refusé de se joindre à ses alliés naturels dans le monde que sont les communautés juives et l'Etat hébreu. Cette attitude est non seulement motivée par des intérêts politiques et économiques évidents, mais elle s'explique également par un antisémitisme toujours profondément ancré dans l'espace mental européen. Pour toutes ces raisons, l'Europe a une attitude suicidaire: elle a décidé de trahir les Juifs et Israël en espérant que les Musulmans accepteront de leur faire grâce… Typique de la dhimmitude, cette attitude a été magistralement analysée par l'historienne Bat Yéor dans son livre "Eurabia".
    Il existe une troisième dimension à prendre en compte: c'est un mélange de fascination, de séduction et de peur devant la barbarie – ce mélange impur qui demeure un vieux démon de l'Europe. Les Européens éprouvent une crainte grandissante face aux courants islamistes extrémistes, mais ils laissent se développer sur leur sol un antisémitisme violent – de cette violence qui a pour fonction d'intimider avant de se soumettre!
    Il est vrai que les pays occidentaux ont lancé de vastes opérations sécuritaires en signe de réaction, mais à terme, pour préserver leurs propres valeurs et leur liberté, ils devront changer leur regard sur eux-mêmes, sur Israël et sur les Juifs. Dans le cas contraire, nous aboutissons à une victoire de l'islamisme radical dont l'avenir seul nous dira la forme qu'elle prendra: soumission totale, civilisation "mixte", partition géographique, ou tout autre modèle encore…

  • Naomi Klein : La Stratégie du Choc

  • SPARTE

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    « Assumez le fardeau de l’homme blanc, 

    Et récoltez sa vieille récompense :

    Le blâme de ceux qui valent moins que vous,

    La haine de ceux que vous préservez ».

    Joseph Rudyard Kipling

  • "L'Europe frigide", d'Elie Barnavi : amis européens, arrêtez de pleurnicher !

    Faut-il être israélien pour être - encore - européen ? Ce regard excentré est-il nécessaire pour défendre un projet que ses bénéficiaires eux-mêmes ne paraissent plus capables de porter ? C'est la démonstration paradoxale qu'administre Elie Barnavi, avec une chaleur, une énergie et une conviction que, sur ce sujet, l'on n'avait plus rencontrées depuis belle lurette.

    Historien, ancien ambassadeur d'Israël à Paris, initiateur du Musée de l'Europe à Bruxelles, l'auteur n'est pas du genre à mâcher ses mots, tant le désolent ou l'agacent la neurasthénie et les "pleurnicheries" où s'abîme l'Union européenne. De quoi souffre-t-elle ? Le diagnostic est sévère : grave crise de confiance, d'identité même, fréquente à la cinquantaine ! Et les symptômes nombreux : au fond, l'Europe a peur de tout, peur de son histoire, de son succès et du vaste monde, peur de l'autre (surtout s'il tente par tous les moyens de débarquer du continent africain), peur, enfin, de la puissance et de ses responsabilités.

    Les exemples abondent. Ainsi de cette querelle, invraisemblable aux yeux de Barnavi, sur les "racines chrétiennes" de l'Europe, qui a plombé les débats sur le préambule du traité constitutionnel, en 2004-2005. Car enfin, l'Europe a bien été chrétienne, pendant près de deux millénaires, et l'on se condamne à ne rien en comprendre "si l'on s'entête à gommer de son histoire un élément aussi essentiel de son identité". Refuser d'assumer cet héritage est donc "absurde et dommageable", même et surtout si c'est au nom d'une laïcité frileuse qui, voyant des intégristes partout, les renforce plus qu'elle ne les isole.

    Hésitant à assumer son histoire, l'Europe fait de même avec sa civilisation, berceau du meilleur comme du pire, "Beethoven et Auschwitz, Beethoven à Auschwitz". Oubliant qu'ils ont fourni au monde quelques valeurs cardinales - liberté, rationalité, laïcité et solidarité -, les Européens s'empêtrent dans des nationalismes de clocher, sans mesurer ce qu'ils ont en commun et qui devrait leur permettre de jumeler une identité partagée et des identités nationales.

    La question des frontières extérieures de l'Europe, d'autant plus indispensables que les vieilles lignes de partage intérieures ont été gommées, n'est pas moins significative de la crise d'identité européenne. Et Barnavi n'y va pas par quatre chemins : "Si l'histoire et la géographie sont les critères de l'européité, ni la Russie ni la Turquie n'ont vocation à intégrer l'Union européenne", sauf à renoncer définitivement à l'hypothèse même d'une Europe-puissance.

    Quant à l'immigration, qui nourrit tous les populismes, il faudra bien que l'Europe apprenne à vivre avec et surmonte, pour cela, la "névrose de culpabilité" qu'elle entretient avec son passé colonial. Avec cet avertissement à la clé : "Ce que les démocraties ne feront pas pour l'intégration des immigrés, les fascistes le feront pour leur expulsion."

    En bon médecin de famille, Elie Barnavi ne propose pas de remède miracle à ses malades et amis européens. Mais quelques vigoureuses et sages recommandations : acceptez le monde tel qu'il est, pour inventer un bon usage de la mondialisation ! leur lance-t-il. Ayez l'intelligence de vos diversités, pour mieux vous unifier ! Cessez de faire de l'Union "une créature courtelinesque" pour retrouver enfin le chemin de la politique, la vraie, et par là une "place sur les tréteaux du monde".

    Et n'oubliez pas, conclut-il, que l'Europe est un "modèle" et un "espoir" pour tant de peuples et que vous ne pouvez prendre la responsabilité de les désespérer ! Le plaidoyer est revigorant et charpenté.

    L'EUROPE FRIGIDE d'Elie Barnavi. André Versaille Editeur, 2008, 162 p., 12,90 €.

    Gérard Courtois  ( Le Monde )

  • DEVENIR LIBRE

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    de la inteligencia en sus múltiples dimensiones, una de ellas es la inteligencia corporal y .
          
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  • SPARTAN SPIRIT

    "La civilisation européenne s'écroule et on ne la remplace par rien, voilà la vérité. A la place de ces immenses épargnes accumulées de civilisation, d'humanités, de spiritualité, de sainteté, on offre de déposer un chèque sans provision, signé d'un nom inconnu, puisqu'il est celui d'une créature encore à venir. Nous refusons de rendre l'Europe. Et d'ailleurs on ne nous demande pas de la rendre, on nous demande de la liquider. Nous refusons de liquider l'Europe. Le temps de liquider l'Europe n'est pas venu, s'il doit jamais venir. Il est vrai que le déclin de l'Europe ne date pas d'hier, nous le savons. Mais nous savons aussi que le déclin de l'Europe a marqué le déclin de la civilisation universelle. L'Europe a décliné dans le moment où elle a douté d'elle-même, de sa vocation et de son droit."

    Georges Bernanos

  • Vers une Europe des "patries charnelles" ?

     

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    « Il est probable que l'ethnie ne résistera pas à une forme de tourisme destructeur, à une mise en valeur qui ne se soucie pas d'elle. Comme les Indiens légendaires de l'Amérique latine, qui seraient les dépositaires des secrets de leur civilisation passée et les uniques représentants de leur race, les Corses devront-ils garder le silence en attendant de disparaître ? »

    Ces lignes sont de Simon Vinciguerra, écrivain et résistant corse dont le collège de Bastia porte le nom. Elles ont été écrites en 1967, à une époque où il n'était pas encore question de PADDUC. Pourtant, le choix d'une certaine forme de tourisme inquiétait déjà les plus clairvoyants, qui y voyaient une menace de disparition pure et simple pesant sur la communauté corse. Depuis, cette menace n'a pas été écartée et s'est même considérablement aggravée. Certes, les lourds sacrifices consentis par les militants nationaux ont longtemps permis de préserver notre patrimoine naturel et de tenir à distance nombre de spéculateurs. Mais aujourd'hui, un système politico-économique dont les intérêts sont opposés à ceux du peuple corse a décidé de lancer l'offensive finale. Celle-ci peut se résumer en trois orientations : main basse par certaines multinationales sur les secteurs stratégiques ; accaparement de la terre par des intérêts étrangers ; enfin, mise au pas de tous ceux qui refusent cette logique. Pour mener à bien ce programme, ses promoteurs ont trouvé quelques Corses qui, moyennant la satisfaction de leurs intérêts privés, ont accepté de servir de cheval de Troie. Trahissant honteusement le mandat confié par les électeurs, ils jouent contre leur communauté. Que dire de ces élus, si ce n'est que leur comportement leur vaudra à la fois le mépris des Corses et celui de leurs maîtres parisiens, qui ne manqueront pas de les abandonner lorsque le moment sera venu. On sait ce qu'il advient des « idiots utiles » lorsqu'ils perdent leur utilité… Au reste, la France n'a jamais témoigné trop de reconnaissance à ceux qui trahirent les leurs pour la servir. L'essentiel est ailleurs. Il réside dans le choc frontal qui est en train de se préparer entre, d'une part, les Corses qui refusent d'abandonner leur pays à de plus fortunés, et d'autre part les forces politico-économiques qui organisent la mise en coupe réglée de ce même pays. Dans cette perspective, les nationaux corses sont prêts, une fois de plus, à se placer en première ligne. Ils se sont dotés pour cela d'un nouvel instrument dont le nom résume à la fois la philosophie et l'objectif à atteindre : Corsica Libera. Mais dans la bataille qui se profile pour la survie d'un petit peuple, le mouvement patriotique aura davantage besoin d'aide que de reproches, de solidarité que de bons conseils… Oui, la solidarité sera vraiment la notion clé des temps à venir. Cette solidarité dont les Corses ont toujours fait preuve aux heures les plus sombres. Cette solidarité à laquelle ont manqué quelques uns : ceux qui emplissent les poubelles de notre longue histoire. Les autres, tous les autres, par delà leurs différences, on su reconnaître ceux qui - au prix de mille difficultés traçaient la voie du salut...

    Jean-Guy Talamoni

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    "Vers une Europe des "patries charnelles" ?"

    Saint-Loup_portrait.jpgPéguy trouva cette admirable définition et personne n'eut l'idée de l'accuser de racisme. L'honnête homme, en ce temps là, ne s'effaçait pas encore devant les dialecticiens qui manipulés par les sectes, les partis politiques, les loges, les syndicats, sont arrivés à dévitaliser le mot lui-même qui, maintenant, désigne aussi bien un C.R.S. frappeur, qu'un patron refusant une prime de farniente à son personnel, alors que le racisme n'est qu'une prise de conscience de la différenciation raciale. Il n'implique en aucune manière la volonté d'opprimer ou détruire une race sous prétexte qu'elle présente des caractères différents de la nôtre. Bien au contraire ! Nous sommes racistes pour les Noirs autant que pour les Ariens et les Juifs. Pour reprendre en le transformant quelque peu un slogan qui fit fortune : « Nous sommes tous des Israéliens » ! Car pour nous, les SS, comme pour les Sabras, le ventre de la mère détient le privilège de définir, en la produisant, une race d'hommes, au même titre que celui de la louve définissant l'espèce des loups qui ne sont pas des chiens. Si elle commet le péché qui sera un jour reconnu comme le véritable péché originel en s'accouplant avec un chien, ses descendants ne seront plus tout à fait des loups et pas tout à fait des chiens. Les lois qui régissent l'évolution de l'homme et celle des animaux sont exactement les mêmes.
    A la base de l'Europe dont nous restons les porteurs lucides, apparaît donc la notion raciale dans toute la mesure où un millénaire d'obscurantisme ne fa pas diluée dans l’indifférenciation biologique du « monde gris » qui se prépare. Le second impératif qui s'impose à l'Europe s'appelle la notion de territoire. C'est la plus puissante de toutes celles qui conditionnent le comportement des hommes et des animaux. Konrad Lorenz et Hardrey l'ont démontré et Heinz Heidiger a dit : « L'histoire du territorialisme dans le règne animal est le premier chapitre de l'histoire de la propriété dans l'espèce humaine ». Le rouge-gorge qui sautille dans votre jardin se trouve sur son territoire et ne le partage pas avec d'autres, sauf sa femelle. Ce même jardin, ou ce parc, ou ce domaine, est aussi votre territoire. L'instinct du lieu d'origine se rattache directement à celui du territoire, celui de la procréation également. Les saumons traversent les océans pour venir frayer dans le fleuve où ils sont nés et y mourir d'épuisement. Méconnaître cet instinct que la philo-genèse a ancré profondément dans toutes les espèces de vertébrés, hommes compris, aboutit aux aberrations politiques et sociales débouchant sur le communisme. Or, l'homme communiste ne possédant plus de territoire personnel, a cessé d'aimer la terre et de la cultiver, plaçant ainsi l'URSS au bord de la famine. En pays communiste, c'est aussi la grisaille de la vie, l'apathie du prolétaire qui, moins heureux que les bêtes, ne possède plus une parcelle de terre bien à lui. Mais l'évolution actuelle des pays dits capitalistes aboutit au même résultat. Bien nourris cependant, les mains pleines d'objets dits de consommation, les hommes de l'Occident déracinés végètent dans les soixante mètres carrés de leur appartements HLM, tristes, hargneux, prêts à casser n'importe quoi, molester n'importe qui, parce qu'ils ne possèdent plus l'espace réclamé par leur instinct animal.

    L'Europe doit donc être repensée à partir de la notion biologiquement fondée du sang, donc des races, et des impératifs telluriques, donc du sol. Voilà quel est le contenu des « patries charnelles ». Il ne peut exister que de petites patries charnelles nourries de cette double force. En effet, plus l'espace unifié s'étend, plus la réalité raciale se dilue par mélange et plus le territoire échappe à la propriété de l'individu au profit du groupe. En gros, nous devrons choisir entre l’URSS et la Bretagne, le destin continental ou le destin régional. La grenouille peut bien se faire aussi grosse que le bœuf et en crever, mais elle peut aussi rester grenouille. C’est là que je me sépare de mes nombreux amis nationalistes, tout en partageant beaucoup de leurs opinions de base. C'est là que je me sépare de mes nombreux amis catholiques tout en partageant aussi une bonne partie de leur morale. Car la France qui portait dignement ce nom, celle des rois, qui représenta la plus brillante réussite de toute l'histoire de l’Occident, s'est suicidée en assassinant Louis XVI et ne renaîtra plus. Elle achèvera de disparaître dans un continent soviétisé, entraînant avec elle la disparition des noyaux qui firent sa force, les Germains, les Celtes, et les Alpins.
    La SS pourrait aujourd'hui, comme il y a trente ans, sauver l'Europe, mais elle n'existe plus au plan temporel. Comme je l'ai montré dans mon dernier livre Les SS de la Toison d'Or [Presses de la Cité, Paris] , elle avait en 1944, galvanisé tout ce qui restait de vrais guerriers et de penseurs audacieux sur le vieux continent. Porteuse de la plus antique croix du monde, descendue du Nord avec les Aryens primitifs, la Waffen SS n'était plus allemande au sens restreint et nationaliste du terme. Elle était européenne et en humeur de ressusciter les valeurs de base du sang et du sol. Au Centre d'Etudes de Hildesheim, au monastère SS « Haus Germania », nous avions dressé la carte des « patries charnelles » que nous prétendions faire reconnaître par notre combat et imposer aux pangermanistes qui ne nous suivaient pas – et il yen avait – avec l'appui des armes que nous aurions, si nécessaire, conservées au~delà d'une victoire militaire. C'était une Europe racialement fondée et dénationalisée. Je la considère comme parfaitement valable aujourd'hui car, aujourd'hui comme hier, les Bretons ne sont pas des Niçois, les Basques des Andalous, les Bavarois des Prussiens, les Corses des Picards et les Piémontais des Siciliens ! Nous disions : chacun chez soi et les vaches seront bien gardées Mais gardées par la SS, bien entendu, car la masse reste incapable de s'autogérer. Car nous étions les libérateurs des ethnies prisonnières des nations, les porteurs de croix d'une nouvelle religion qui enseignait ceci : L'homme n'a pas été créé l’image de Dieu mais doit se soumettre à l’évolution que Dieu dirige depuis six cents millions d'années car, seule elle nous permettra de découvrir un jour son image à travers le surhumain conquis et non octroyé.

    De toute manière, les nations historiquement fondées sont condamnées. Elles ont fait leur temps et coûté trop de sang pur. Exemple : le vent tourne aujourd'hui au mariage d'amour entre la France et l’Allemagne ? Apparence seulement que sous-tendent les grands intérêts économiques. Il n'y aura jamais de véritables entente franco~allemande. Le contentieux historique entre les deux nations est trop lourd. Mais entre la Bretagne et la Bavière il n'existe pas de contentieux historique. La SS voulait sauver les ethnies à dominance raciale encore évidente, leur donner la souveraineté culturelle c'est-à-dire un niveau supérieur de liberté, les laisser s'administrer selon les us et coutumes du lieu. La France disparaissait. Mais l’Allemagne aussi ! L'Europe se diversifiait, donc retrouvait son génie et reprenait son évolution ascendante car l'évolution réside dans une diversification de plus en plus accentuée.
    Fédérées, toutes ces provinces s'effaçaient devant la collectivisation des moyens de défense et de l’économie. Cinquante millions de Waffen SS commandés par l’élite raciale du continent tenaient facilement en respect les deux milliards d'Asiates et d'Africains qui fatalement, vont nous donner l’assaut au cours du siècle prochain. L'économie qui, elle, ne pouvait être « régionalisée » aurait été planifiée car on ne voit pas une 5 CV Renault conçue selon une technique basque, entrant sur la chaîne selon une méthode poméranienne et recevant une finition scandinave. Problème mineur. Depuis l'âge des cavernes l'homme reste en mesure de se donner l'économie qui lui plaît et il n'est d'autre richesse que d'hommes. Avec ceux des patries charnelles, pris en main par les porteurs de la nouvelle croix, l'Europe redevenait l'objet d'admiration, d'envie et de crainte salutaire qu'elle inspira au monde entier pendant mille ans. En luttant à contre-courant, de 1939 à 1945, les Européens ont perdu cette chance qui, peut-être, aura été la dernière.

    Aujourd'hui cependant, la tendance centrifuge des ethnies qu'oppriment les nations est plus accusée que voici trente ans. L'espace germanique constitue une république fédérale où Munich ne dépend pas de Hambourg comme Nice ou Bordeaux de Paris. Si un référendum populaire posait aux Piémontais, Bergamasques, Vénitiens, Lombards, la question : « préférez-vous un régime d'autonomie à la domination républicaine de Rome ? », les « OUI » représenteraient 80 % des réponses et, déjà, le Val d'Aoste, le Sud Tyrol, la Sicile, ont gagné leur indépendance culturelle. Les Flamands désirent se séparer des Wallons et de l'Etat royal belge. Et si Franco avait donné l'autonomie aux Basques et aux Catalans, il aurait empêché les marxistes de se faire leur porte-paroles.

    L'Europe ancienne sera fatalement contrainte de rendre leur liberté à ses ethnies ou de les décimer. Car on ne voit pas qui, dans l'immédiat, pourrait détenir les moyens de fédérer ces « patries charnelles ». La liberté par le suffrage universel ? C'est le chaos, la lutte à couteau tiré pour délimiter les zones d'influences respectives; adopter une langue communautaire complétant les langues régionales (quelle bagarre entre le Français, l'Anglais et l'Allemand ! )…
    Le marché commun peut-il devenir autre chose qu'une affaire de gros sous jouant au profit de quelques puissances internationales ? Les Loges qui pourraient trouver dans cette libération des peuples un idéal humaniste n'oseraient la promouvoir. Alors, qui ? Mais peut-être les Russes, Messieurs ! N'oubliez pas que l'URSS est dotée d'une constitution fédérale qui sert de drapeau à la dictature raciste des Grands Russes Moscovites ! Alors, un continent de peuples fédérés de Gibraltar à Vladivostock ? Avec un Czar fédérateur et communiste comme le grand Staline ? Après tout, pourquoi pas, puisque une partie de l'Europe a craché sur le prophète que les dieux lui avaient envoyé et qui était tout de même « bien de chez nous ? » Mais il faudra payer !
    Saint-Loup  ( texte paru dans le numéro 136 (mars 1976) de la revue Défense de l'Occident ) Discutable certes mais quelques bonnes choses ...
  • Nouveaux et multiples débats sur l'ennemi principal

    080918a080918bChacun son point de vue, ou son absence de talent. Quant à moi, habitué sans doute au genre polémique, je me passionne volontiers pour tout débat, à condition de demeurer un peu à l'écart et d'exprimer mes idées, ayant cherché auparavant à saisir celles des autres, naturellement impossibles à toujours partager entièrement.

    En dépit de la forte culture bonapartiste de notre pays, particulièrement à droite, en dépit de la cacophonie dérisoire dans laquelle s'abîme la gauche cet automne, entre la Fête de l'Huma de septembre et le congrès de Reims du parti socialiste en novembre, il existe quand même, fort heureusement, de petites structures de débat.

    Aujourd'hui je me bornerai à évoquer les débats de politique extérieure sur l'ennemi principal, et sur l'identité des Européens.

    Ainsi ce soir l'excellent Institut d'Histoire sociale (1) examine les nouvelles zones de tensions internationales, entre le Caucase, l'Afghanistan, etc. et je regrette beaucoup de ne pouvoir assister à cette intéressante réunion.

    Dans une semaine, le "café philo de droite", qui s'adresse à un public se réclamant de la droite nationaliste, donne la parole à un spécialiste de l'islam (2) : voilà bien une occasion, de rappeler à cette frange d'opinion, parmi la globalité des dangers extérieurs qui menacent notre pays, quelle priorité on constate.

    Je suis porté à répondre quant à moi que, spectaculairement, l'islamo-terrorisme nous menace tous assez clairement. Il suffit d'écouter sa propagande désignant tous les pays d'occident, englobant je le répète la Russie, l'Europe autant que l'Amérique. Dans mes chroniques précédentes j'avais déploré l'attitude, selon moi contre-productive du point de vue des intérêts à long terme de la Russie, adoptée par les dirigeants du Kremlin. Écoutant la chronique [fort inégale] d'Alexandre Adler du 17 septembre (3) je me sens d'ailleurs un peu moins seul dans cet argumentaire.

    Je conserve à ce sujet un souvenir très précis de la guerre de Yougoslavie : comme une partie des Ex-Yougoslaves semblait s'apparenter à l'islam, les Bosniaques et les Albanais s'étant [partiellement] convertis à cette religion à l'époque ottomane, les réseaux islamistes, notamment les amis des wahhabites saoudiens et ceux des mollahs iraniens, avaient profité de la circonstance pour s'implanter dans le sud-est européen. Rappelons que les conflits s'y sont révélés multiples. Les défenseurs de Belgrade se réclamaient de la conservation des frontières territoriales et des structures fédérales, et non pas de l'identité. L'opposition conjointe des républiques centrifuges ne les empêchait pas de se faire par ailleurs la guerre entre elles, Croates contre musulmans par exemple.

    Mais comme [en gros] les éléments les plus pro américains se trouvaient dans ce camp-là on a pu lire des thèses du genre de celle du général Gallois, la plus caricaturale, sur le thème "les États Unis sont gouvernés par un lobby musulman", ce qui ne me convainc guère, et "les Américains se sont alliés à l'islam contre l'Europe".

    Il apparaît clairement du reste qu'aucun pays occidental, Russie comprise, ne commet l'erreur extrême de confondre "musulman" et "islamo-terroriste". Tout au plus certains déploreront-ils ce peu d'efficacité des autorités dites "modérées" de l'islam à s'opposer au terrorisme. Et certains islamologues avertis de s'employer à analyser les mécanismes de cette semi-complaisance.

    Se greffe sur ce débat la question lancinante de la candidature de la Turquie à l'Union européenne. Une controverse passionnante s'est ainsi déroulée à ce sujet le 16 septembre à l'antenne de Radio-France (4) entre deux personnages éminents, MM. Eli Barnavi et Michel Rocard.

    Paradoxalement l'ancien Premier ministre français, aujourd'hui député européen, affirme lui-même "avoir cru pendant 50 ans" à l'idéal fédéraliste. Cependant il considère aujourd'hui que si la Turquie peut, je ne dis pas entrer, mais envisager d'entrer dans l'Union européenne cela correspondrait, selon lui, au fait que l'idée européenne serait morte depuis l'entrée de la Grande-Bretagne. Aux yeux de M. Rocard

    "la Turquie est une chance pour l’Europe. Une chance, parce que son économie est dynamique et qu’elle constitue un marché de près de 80 millions de personnes, nettement plus jeunes que la moyenne européenne. Une chance géostratégique, parce qu’elle constitue une voie d’accès au pétrole et au gaz de la Caspienne. Une chance, enfin, de donner naissance à un islam européen parce que, en Turquie, l’islam et la démocratie vont main dans la main."

    En aucun cas il ne nous explique, pour autant, pourquoi cette "chance" ferait partie de notre famille de nations. Récusant, par ailleurs, le mythe de l'Europe puissance, il ose affirmer que ce qu'il appelle le "hard power", expression recouvrant en fait la force des armes, ne sert à rien, etc. En somme les dégâts de la psychanalyse sur la belle intelligence de l'ancien chef du PSU ne connaissent aucune limite prévisible.

    Tout cela, posant à l'irréfutable, ne saurait par conséquent revendiquer la moindre part de légitimité scientifique.

    En revanche on a pu entendre avec plaisir l'ancien ambassadeur d'Israël à Paris théoriser les raisons inverses qui plaident pour une Europe unie, active et forte, consciente d'une identité, dans laquelle il sait courageusement rappeler la part du christianisme.

    JG Malliarakis
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    Notes

    1. L'Institut d'Histoire sociale, 4 avenue Benoît Frachon à Nanterre publie notamment une excellente revue "Histoire et Liberté" dont je me permets ici de recommander vivement le numéro 35 "Cuba suite et fin".
    2. Le "Café philo de droite" présidé par M. Jean-Pierre Pagès-Schweitzer[blog:http://cafephilodedroite.blogspot.com/] organise le Mercredi 24 septembre 2008, à 19h00 une conférence où M. Johan Bourlard universitaire belge parlera sur le thème : "Djihad et apocalypse dans l'islam" au "Café Marguerite" 3 rue Rougemont 75009 Paris (métro : Grands Boulevards)
    3. Sur France Culture à 8 h 15.
    4. Émission Du Grain À Moudre du mardi 16 septembre 2008 "L’identité européenne est-elle mise au défi par la candidature turque ?"
    5. Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002. Directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles auteur de "L'Europe frigide : réflexions sur un projet inachevé" A. Versaille éditeur
  • Ukraine: l’exécutif philo-atlantiste est dissous

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    La coalition philo-atlantiste, au pouvoir à Kiev, a été dissoute. Le président du parlement ukrainien, Arseny Yatseniouk, l’a annoncé, en même temps  que la fin du gouvernement formé naguère par les putschistes de la révolution orange. La coalition avait été composée par le parti “Notre Ukraine” du président Viktor Youchtchenko et par le “Bloc” (BYUT) de Ioulia Tymochenko, l’actuel premier ministre. Les déclarations du président du Parlement ont confirmé le divorce entre les deux partis du gouvernement, celui de Youchtchenko et celui de Tymochenko, tous deux alliés lors de la fameuse “révolution orange” mais devenus, ces derniers temps, des rivaux absolus. Malgré toute cette effervescence, le président ukrainien a néanmoins manifesté son espoir de voir la majorité orange se reconstituer. La coalition, espère-t-il, pourrait se voir élargie aux centristes de Vladimir Litvine qui, pourtant, avait déclaré récemment, qu’il ne serait disponible que pour une coalition formée avec le “Parti des Régions”  de l’ancien chef de l’exécutif, le pro-russe Viktor Yanoukovitch, et avec le BYUT.

     

    Lire la suite (Euro-Synergies)...

  • Quelle Europe ? Américaine, russe, européenne ?

    spieler-2.jpgLes récents événements de Géorgie ont le mérite de poser clairement la question : quelle Europe voulons-nous ?

     

    Les petites gesticulations de Sarkozy ont démontré la parfaite faiblesse d'une Europe qui singe la puissance, sans en avoir les moyens ni la volonté. Le caricaturiste de Libération a parfaitement résumé la situation en croquant Sarkozy sous les traits d'un petit écolier colérique à qui un Poutine, impérial, tourne le dos.

     

    Les Russes ont quasiment annexé l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. Et alors ? Ces régions ont la volonté d'acquérir leur autonomie et de se rapprocher de la Russie, et non d'un Etat géorgien inféodé aux Américains et aux Israéliens, et qui rève d'intégrer l'OTAN. J'avoue une grande "Schadenfreude" (mot allemand qui signifie le plaisir de voir la souffrance de l'autre) quand je vois ceux qui ont permis la partition du Kossovo et le bombardement de la Serbie, au nom du droit des peuples à disposer de leur avenir, user aujourd'hui de l'argument de l'intégrité territoriale pour refuser aux Ingouches et aux Ossètes ce qu'ils avaient imposé aux Serbes.

     

    Russie, USA ?

     

    L'émergence de la nouvelle puissance russe ne manque pas d'inquiéter certains pays, tels les pays baltes et la Pologne qui ont eu à subir le joug communiste. D'aucuns évoquent aussi la dépendance énergétique de l'Europe vis à vis de la Russie. On imagine cependant mal la Russie envahir la Pologne, ou les pays baltes, dès lors que ceux-ci s'ancrent résolument dans la construction d'une Europe de la puissance, notamment sur le plan militaire. Cette construction passe forcément par le retrait des Européens de l'OTAN, inféodé aux intérêts américains qui ne sont pas toujours, loin s'en faut, ceux de l'Europe. Elle passe par le refus de voir s'installer des bases de missiles américains, en Pologne notamment, destinés soit-disant à contrer la très fantaisiste perspective d'une attaque iranienne, mais dirigés en réalité contre la Russie. La Pologne avait déjà manifesté le peu de cas qu'elle faisait des intérêts européens en achetant des avions militaires américains plutôt qu'européens, quelques jours après son adhésion à l'Union européenne, se liant ainsi pour 30 ans à la technologie américaine. La Pologne veut-elle être européenne ? A elle de répondre !

     

    Pour ce qui est de la dépendance énergétique, elle est une réalité. Aujourd'hui 32% du gaz européen est d'origine russe, et dans 30 ans nous en serons à 53% du fait du tarissement des réserves norvégiennes. La relation avec la Russie n'est cependant nullement déséquilibrée, celle-ci ayant un besoin vital de la technologie européenne. La dépendance de l'Europe est surtout une réalité par rapport aux Etats-Unis. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui ont bombardé la Serbie imposant la partition du Kosovo et créant ainsi une enclave musulmane et maffieuse en Europe. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui oeuvrent ouvertement pour l'intégration de la Turquie dans l'UE, dans le but de rendre impossible l'émergence de l'Europe de la puissance. Que je sache, l'impérialisme culturel et financier que subit l'Europe n'est pas davantage le fait des Russes.

     

    Il est parfaitement compréhensible que les Américains défendent leurs intérêts. Il me parait parfaitement souhaitable que nous défendions les nôtres.

     

    Afghanistan ?

     

    Certains de mes amis, que je respecte, arguent du fait que le combat contre les islamistes se joue en Afghanistan. Je ne partage pas cet avis. Outre le fait qu'il est impossible de contrôler cet immense pays montagneux et truffé de grottes, les Anglais l'ayant constaté à leur dépens au XIXème siècle et les Soviétiques au XXème, la véritable base islamiste se trouve dans les régions tribales de l'ouest pakistanais, à la frontière afghane. Ces régions, qui constituent le "hinterland" des islamistes afghans sont incontrôlées par l'armée pakistanaise qui y a subi récemment plusieurs revers. Sauf à envisager de raser ces territoires à coup de bombes atomiques, une victoire militaire est totalement impossible. Ajoutons à cela le fait que le problème majeur que pose aujourd'hui l'Afghanistan à l'Europe n'est pas tant l'islamisme que la production de pavot. Le paradoxe est que jamais cette production n'a été aussi massive que depuis la présence occidentale dans ce pays. Les Talibans avaient, quant à eux, commencé l'éradication de la production de drogue. Cherchez l'erreur...

     

    Alors, que faire ? Il y a des problèmes qui n'ont pas de solution. Et quand un problème n'a pas de solution, mieux vaut s'en retirer.

     

    L'Europe que j'espère.

     

    L'Europe que j'espère doit être européenne. Certains se reconnaissent dans le concept d'Occident. Je ne partage pas leur avis. Les Etats-Unis et Israël font partie de l'Occident mais leurs intérêts peuvent diverger de ceux de l'Europe. Faudra-t-il demain, au nom de la solidarité occidentale participer aux bombardements de l'Iran, ou à une guerre contre la Syrie ? Certainement pas.

     

    La Russie est-elle européenne ? Non, pour des raisons historiques, culturelles et géopolitiques. Un partenariat renforcé, notamment sur le plan économique est en revanche souhaitable. La constitution d'un espace économique Europe / Russie protégé peut permettre de sortir de la logique libérale et mondialiste qui tue les emplois et les industries européennes. Pour faire simple : les Chinois n'acheteront plus d'Airbus au prétexte que leurs machines-outils (qu'ils ont copiées) seront soumises à de lourdes taxes ? Et alors ? Dès lors que le nouvel espace européen élargi achètera, devra acheter, Airbus et européen...

     

    Je ne défend évidemment pas un quelconque néo-collectivisme. Je suis attaché à la liberté d'entreprendre, je rejette le matraquage fiscal, mais pour autant j'exige que cette liberté ne soit pas en contradiction avec l'intérêt et la survie de nos peuples. Ainsi, les banquiers de la Banque de l'Union Européenne ont à se soumettre à la volonté des peuples, et non à imposer la leur.

     

    L'immigration est la conséquence du libéralisme, forcément égoiste et mondialiste. Dans les années 70, on est allé chercher dans les douars d'Afrique du Nord des "travailleurs" supposés être corvéables et malléables à merci. Alors que le Japon, confronté à la même problématique de production, choisissait, par refus de perdre son identité, la modernisation de son outil de production et la robotisation, le patronat français choisissait, dans un souci de profits à court terme, la pire des solutions, l'immigration, qui allait mettre en péril, avec la complicité des politiciens du système, la substance même de notre peuple. Il est tout à fait légitime qu'un chef d'entreprise recherche le profit. Il est tout aussi légitime que la société se protège des dérives, des excès et des conséquences de cette logique.

     

    Pour conclure, je ne suis pas naïf au point d'imaginer que le nécessaire renversement de valeurs et la création d'une Europe de la puissance sera chose facile. Il passe forcément dans un premier temps par la création d'une Europe à deux vitesses. D'une part ceux qui veulent de l'Europe de la puissance, forcément identitaire, de l'autre, ceux qui n'en veulent pas encore, mais qui ont vocation à la rejoindre plus tard. Partout en Europe des mouvements identitaires et patriotes émergent, avec maintes difficultés face à de puissants adversaires. C'est autour de ces mouvements que l'Europe libre peut et doit se construire, certes pas dans une relation de vassalisation envers quiconque. L'Europe sera européenne ou ne sera pas.

    Robert Spieler

  • NOS CAMARADES SONT DE RETOUR DE MISSION !

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     LIRE LA SUITE : http://cercle-bourgogne.hautetfort.com/

  • De la Géorgie à l’Iran, le plan d’une guerre globale

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    Scénario catastrophe. Nombre de commentateurs et d’experts militaires, usant de la liberté de la blogosphère, qualifient la guerre en Géorgie de “diversion stratégique”, en vue d’un conflit imminent contre l’Iran. Affabulation ou analyse perspicace ? Retour sur les éléments troublants du drame en train de se jouer.

    Sourires affichés, complicité évidente : George Bush et Vladimir Poutine ont l’air étrangement ravi, en ce vendredi 8 août 2008, alors que se déroulent les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques, quelques heures après le début de l’offensive russe en Géorgie. La diplomatie d’apparat relativise ce jour-là à Pékin la gravité de la situation : l’allié inconditionnel des Etats-Unis et l’ex-République soviétique, la Géorgie, subit le retour de bâton de la part de la Russie, à la suite de ses incursions répressives en Ossétie du Sud, province pro-russe.

    Lire la suite : http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/15/de-la-georgie-a-l%e2%80%99iran/

  • Slavicis!

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    SLAVICIS jest stroną poświęconą Słowiańszczyznie i Panslawizmowi. Naszym celem jest propagowanie ideii kulturowej i językowej jedności Słowian.

    SLAVICIS это сайт, который просвещён славянизму и панславянизму. Наша цель заключается в распространении идеи культурного и лингвистического единства славян.

    SLAVICIS je blog věnovaná Slovanům a Panslavismu. Naší snahou je prosazovat myšlenku kulturní a jazykové jednoty všech Slovanů.

    SLAVICIS је интернет презентација посвећена славизму и панславизму. Циљ нам је да развијамо идеју културног и лингвистичког јединства свих Славена.

    SLAVICIS е блог посветен на Славянството и Панславизма. Нашата цел е да съдействаме за pазпространяването на културно-езиковото единство на всички славяни

    SLAVICIS Наша ідея полягає у тому, щоб просувати ідею культурного і лінгвістичного об'єднання слов'ян

    SLAVICIS is the blog devoted to Slavdom and Panslavism. Our aim is to promote the idea of cultural and linguistic unity of all the Slavs.

    SLAVICIS est dedié à la slavitude et au panslavisme. Notre mission est de propager l'unité culturelle et linguistique des slaves.

    HTTP://SLAVICIS.PL

  • EUROPE RÉELLE CONTRE EUROPE LÉGALE

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    Après les Irlandais, ce sont les Polonais qui s’en mêlent ! Décidément, tout ne va pas pour le mieux en Union européenne et pour Nicolas Sarkozy en particulier, au moment où la France accède à la Présidence de celle-ci.
    Ce n’est certes pas la première crise, ni sans doute la dernière, bien sûr. Au moins, les crises européennes se règlent-elles désormais sinon à l’amiable, du moins en simples crispations, suivi d’accords plus ou moins durables plutôt qu’à coups de canons. Cela évite toujours les routes jonchées de cadavres, on ne s’en plaindra pas.
    Certains responsables de l’UE s’insurgent donc contre ces pays, tels l’Irlande et la Pologne, qui ont largement bénéficié des mannes financières de l’UE et mettent la pagaille en refusant de signer le Traité de Lisbonne, pis-aller de feu la giscardienne constitution européenne, précédemment enterrée, elle, par les Pays-Bas et la France.
    Pour les dirigeants de l’UE, cela semblait pourtant aller de soi : nous payons, vous signez ! Mais aucune clause ne stipulait que l’un n’allait pas sans l’autre. Une colossale erreur, incompréhensible de la part de vieux chevaux de retours de la politique, de hauts fonctionnaires blanchis sous le harnais des échanges internationaux.
    Incompréhensible sauf d’admettre… ce qu’eux-mêmes ne pourront jamais comprendre pour cause de formatage idéologique, certains qu’ils sont de détenir, eux et eux seuls, la seule et unique vérité. Cette folle prétention les empêche d’envisager tout avis contraire.
    La construction européenne telle que la conçoit cette caste d’arrogants – telle qu’on leur a appris à la concevoir – peut ne pas être forcément, automatiquement, du goût de tous. Elle pourrait même ne pas l’être du tout pour une majorité d’Européens.
    Faire fi de l’histoire des peuples, de leurs particularités régionales, de leurs sensibilités nationales, culturelles ou religieuses, vouloir imposer comme une évidence le rouleau-compresseur d’une pensée politique unique, d’une administration totalitaire autant qu’anonyme, de décrets incessants, incompréhensibles, d’ukases insupportables, et surtout la morgue en permanence affichée de leur douteuse supériorité auto-proclamée, déclenche un inévitable et bien naturel sentiment de rejet…
    Vouloir imposer de force des traités, via des politiciens toujours plus jaloux de leur pouvoir légal, mais toujours plus coupés du pouvoir réel, ne peut que susciter d’inévitables déconvenues.
    De la même façon, le royaliste Charles Maurras critiquait déjà, voilà près d’un siècle, le régime républicain et ses administrations hyper-centralisées, ses partis politiques et ses soutiens idéologiques qui formaient, pour lui, un « masque grotesque, tyrannique et inefficace », superposant artificiellement le « pays légal » au « pays réel », le pays qui « travaille et qui vit », que l’on appellerait aujourd’hui la société civile.
    Les blocages de l’Union européenne proviennent bien davantage de cet état d’esprit largement faussé de dirigeants persuadés d’être les propriétaires du destin des peuples européens… que de l’ingratitude de ces derniers.
    Les claques à répétition qui leur sont administrées parviendront peut-être à fissurer leur terrifiante armure de certitudes…

    © Philippe Randa www.philipperanda.com

  • Europe, et si on changeait le contexte ?, par Bronislaw Geremek

    geremekby6.jpgAprès le non irlandais au traité de Lisbonne, l'Union européenne a évité de prendre des décisions à la hâte. Mais il semble qu'il y ait déjà un plan : faire aboutir la ratification du traité de Lisbonne dans tous les pays qui ne l'ont pas fait et obtenir de la part de l'Irlande, isolée dans son refus, la répétition du référendum sur le même texte.

    Le plan qui consiste à pousser l'Irlande à organiser un deuxième référendum a plusieurs précédents dans l'histoire de l'Union et n'est pas en contradiction avec les règles juridiques. Tout de même on ne peut pas nier que c'est un peu humiliant pour les Irlandais (oserait-on le demander aux Français ?) et que la culture démocratique des Européens en souffrirait aussi. Et imaginons ce que l'Europe ferait si des Irlandais s'obstinaient dans leur refus et répondaient non encore une fois ?

    Lire la suite : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/27/europe-et-si-on-changeait-le-contexte-par-bronislaw-geremek_1063685_3232.html

  • Sur les traces de notre plus longue mémoire, à la poursuite du Soleil invaincu...

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    Dans un monde où beaucoup de femmes et d’hommes de nos peuples Européens cherchent une lumière dans la nuit, la quête des origines donne un fil conducteur… Toute culture n'existe que dans le combat et ne se développe que par le combat, le combat pour l'existence, le combat pour la vie !

    L'importance de ce combat culturel se traduit par la fondation de cercles destinés à aborder les aspects les plus variés ; archéologie, chant, ornithologie, mythologie, sculpture ...

    Bon Solstice à tous et à toutes… Une longue marche qui continue.
    Par ailleurs, faites le savoir, Terre et Peuple a refait son site Internet : http://www.terreetpeuple.com/

    Il est encore en phase d’ « enrichissement ».  Toute contribution digne d’intérêt pourra y être intégrée… sans exclusive aucune, et toujours au service de notre plus longue Mémoire. Faites nous connaitre vos articles ou citations préférées, vos blogs, et sites ; là encore s’ils sont de notre famille, nous les ajouterons à notre rubrique «  La Résistance Identitaire  ».

  • L’Irlande a dit « NON » !

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    L’Irlande est un pays rugueux, son peuple est fier et lucide. Il vient de sauver l’honneur de la vieille Europe, celle des nations, celle d’une extraordinaire civilisation qui étouffait sous l’occupation de l’Europe fédérale.

    Occupation certes ni casquée, ni bottée, mais qui nous proposait un avenir sordide, fait de destruction de nos nations, en faveur de régions faciles à dominer, fait de communautarisme, conséquence inéluctable d’une immigration massive, fait d’un laminage de nos pouvoirs de décision, politique, économique et juridique. Cet avenir sordide recule enfin !

    L’Irlande nous a vengés du viol de notre « NON », par un SARKOZY mondialiste et atlantiste avec son pseudo « mini Traité ».

     

    MONDIALISTES DE TOUS LES PAYS, BARREZ VOUS !!

     

  • Stonehenge et ses mystères

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    Ce n’est pas de l’archéologie à la Indiana Jones, mais tout de même : les recherches en cours autour du mythique site de Stonehenge, ont fait reculer l’horloge de 500 ans : plusieurs siècles avant l’érection des premières pierres, Stonehenge était déjà un cimetière.

    « C’était un cimetière qui a grossi pendant plusieurs siècles », résume Mike Parker-Pearson, de l’Université de Sheffield, en Angleterre, et ceci pourrait expliquer pourquoi ce site est progressivement devenu sacré, aux yeux des habitants de la région.

    Les plus anciennes traces de crémation humaine que son équipe a découvertes ont été datées de 3000 ans avant J.C., et les autres s’étalent sur cinq siècles; les archéologues croyaient jusqu’ici qu’il n’avait été un site d’enterrement qu’entre 2800 et 2700 av. J.C.. Les plus anciennes pierres ont été érigées entre 2500 et 2400 av. J.C..

    Étonnamment, ces traces de crémation ont été découvertes dans un... musée. Elles font partie de 52 sites excavés dans les années 1920. La majorité des restes avait été à nouveau enterrée, parce que jugée ayant peu de valeur. Trois sont restés au musée de Salisbury, où elles ont livré ces secrets.

    Parallèlement, l’équipe de Parker-Pearson a à son tour creusé quelques trous sur un site appelé les Murs de Durrington —un vaste cercle situé à un peu plus de 3 kilomètres au Nord de Stonehenge. En 2005, cette équipe y avait découvert les restes de plusieurs maisons; elles ont à présent découvert les restes d’autres habitations, le long d’une avenue reliant les Murs de Durrington à la rivière Avon. Les Murs de Durrington auraient donc en fait été un village, qu’il évalue à 300 familles, ce qui en aurait fait le plus gros d’Europe du Nord à cette époque.

    Sa présence à proximité de Stonehenge n’est certainement pas une coïncidence, mais s’agit-il de l’oeuf ou de la poule? Une élite locale se serait fait enterrer à cet endroit, en faisant ainsi un lieu de plus en plus vénéré, avant même que ne soient érigées les pierres? Ou bien est-ce l’élite locale qui a fait ériger les pierres pour honorer la mémoire de ses ancêtres? Dans tous les cas, affirme l’archéologue, « Stonehenge n’était pas érigé dans l’isolement » mais faisait partie de ce plus vaste complexe funéraire.

    Un complexe funéraire formé d'une paire : l’un se voulant éternel (la pierre), l’autre plus éphémère. Entre les deux, la rivière Avon, lieu symbolique de passage d’une vie à l’autre.

    Mais il y a une hypothèse alternative : Stonehenge aurait pu être un lieu de pélerinage. Un genre de Lourdes de son époque : un lieu auquel on attribuait des pouvoirs de guérison et où, fatalement, des gens venaient mourir. C’est l’hypothèse avancée par Tim Darvill, de l’Université Bournemouth, en Angleterre : l’érection des pierres marquerait, dans cette hypothèse, une période de transition entre l’époque où le lieu était un site de pélerinage populaire, et celui où une élite locale a formalisé cette croyance.

    Darvill et son collègue ont mené ce printemps une fouille à Stonehenge, la première qui ait été autorisée en 44 ans.

    De Stonehenge, on a tout dit : observatoire, temple dédié à la Lune, lieu d’atterrissage d’extra-terrestres... On a tout dit, mais jamais rien prouvé. Stonehenge est également loin d’être unique : de tels monuments faits de pierres levées sont éparpillés à travers les îles britanniques. Stonehenge ne s’en distingue que par ses pierres, en particulier les pierres bleues, transportées sur 400 km. Darvill et son collègue espèrent, par leur fouille, dater plus précisément l’arrivée de ces pierres bleues. Les résultats sont attendus ce mois-ci, tandis que les recherches de Parker-Pearson ont fait l’objet d’un documentaire de la série National Geographic.

    (Agence Science-Presse)

  • Karl Haushofer

    1101733032201.jpgNé le 27 août 1869 à Munich, Karl Haushofer choisit la carrière militaire dès 1887. Officier d'artillerie dans l'armée bavaroise en 1890, il épouse le 8 juillet 1896, Martha Mayer-Doss, issue d'une famille d'origine israélite de Munich. Elle lui donnera deux fils, Albrecht (né en 1903) et Heinz (né en 1906). Gravissant rapidement tous les échelons de la hiérarchie militaire, Haushofer devient professeur à l'Académie de guerre en 1904. En octobre 1908, il est envoyé au Japon pour y organiser l'armée impériale. Il rencontre en Inde Lord Kitchener, qui lui prédit que tout affrontement entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne coûtera aux deux puissances leurs positions dans le Pacifique au profit des Etats-Unis et du Japon; remarque prophétique que Haushofer retiendra toujours, surtout quand il élaborera ses thèses sur l'aire pacifique. Après son long périple, il est affecté au Régiment d'artillerie de campagne de la 16ième Division japonaise. Le 19 novembre 1909, il est présenté à l'Empereur Mutsuhito (1852-1912), initiateur de l'ère Meiji, et à l'Impératrice Haruko. En retournant en Allemagne, il passe par la Sibérie en empruntant le transsibérien, se rendant compte de visu des immensités continentales de l'Eurasie russe. En 1913, paraît son premier ouvrage destiné au grand public, Dai Nihon (le Grand Japon), bilan de son expérience japonaise qui connaîtra un vif succès. En avril 1913, il commence à suivre les cours de géographie à l'Université de Munich, en vue d'obtenir le titre de docteur qu'il obtiendra de fait sous le patronage du Professeur August von Drygalski. Mobilisé en 1914, il part d'abord pour le front occidental, où il combattra en Lorraine et en Picardie. En 1915, il est déplacé en Galicie pour revenir rapidement en Alsace et en Champagne. En 1916, il est dans les Carpates. Il termine la guerre en Alsace. Pendant les hostilités, sa pensée (géo)politique se précise: les historiens anglais Macaulay et Gibbon, le théoricien allemand de la politique Albrecht Roscher lui donnent le cadre où s'inscriront ses réflexions historiques et politiques tandis que Ratzel et Kjellen lui procurent l'armature de sa pensée géographique. Après l'armistice, il est nommé commandeur de la 1ière Brigade d'artillerie bavaroise. Il se réinscrit à l'université, présente une thèse sur les mers intérieures du Japon (17 juillet 1919), est nommé professeur de géographie à Munich et donne son premier cours sur l'anthropogéographie de l'Asie orientale. Il fait la connaissance de Rudolf Hess le 4 avril 1919; une amitié indéfectible liera les deux hommes. En tant que dirigeant national-socialiste, Hess étendra toujours son aile protectrice sur l'épouse de Haushofer, descendante par son père d'une vieille lignée sépharade, et sur ses fils, considérés comme "demi-juifs" après la promulgation des lois de Nuremberg.
    Pendant les années 20, Haushofer fonde la célèbre Zeitschrift für Geopolitik (Revue de géopolitique), destinée à donner aux diplomates allemands une conscience pratique des mouvements politiques, économiques et sociaux qui animent le monde. Les plus grands spécialistes des relations internationales y ont collaboré, dès la parution du premier numéro en janvier 1924. Parallèlement à cette activité, il organise une association, le Verein für das Deutschtum im Ausland (Association pour les Allemands de l'étranger), qui se donne pour but de défendre et d'illustrer la culture des minorités allemandes en dehors du Reich. Dès 1923, Haushofer accepte d'organiser les travaux préparatoires à la fondation d'une "Académie allemande", pendant des académies française, italienne et suédoise. Cette académie sera officiellement fondée le 5 mai 1925. En 1927, paraît à Berlin son étude magistrale sur les frontières. Pendant cette décennie, Haushofer rencontre plusieurs personnages importants: Ludendorff, Spengler, les Colonels et diplomates japonais Kashyi, Oshima et Koozuki, l'Amiral Tirpitz, le Général suisse U. Wille, le Cardinal Schulte (Cologne), Konrad Adenauer, Hitler et le Comte Coudenhove-Kalergi, fondateur du concept de "Paneurope".
    Ses fils entament une brillante carrière; l'aîné, Albrecht, fait un voyage au Brésil après avoir acquis son titre de docteur en philosophie à Munich. Il sera le secrétaire de son père pendant les travaux préparatoires à la fondation de l'"Académie allemande", puis deviendra le secrétaire de la Gesellschaft für Erdkunde (Société de géographie) de Berlin. Le cadet, Heinz, obtient son diplôme d'ingénieur agronome.
    En 1930, Karl Haushofer devient Fellow de l'American Geographical Society. Il effectue de nombreuses tournées de conférences en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Italie et dans les Pays Baltes. Le 10 mars 1933, un commando national-socialiste perquisitionne la maison des Haushofer à la recherche d'armes. Jouissant de la protection de Hess, qui leur accorde une "lettre de protection" le 19 août 1933, Haushofer et ses fils conservent leurs postes universitaires et en acquièrent de nouveaux, malgré les protestations des "enragés" à propos de l'ascendance de leur épouse et mère. Le 11 mars 1934, Haushofer est nommé Président de l'"Académie allemande". Il le restera jusqu'en avril 1937. Au cours de cette décennie marquée par l'hitlérisme, Haushofer rencontre, outre les dignitaires du nouveau régime, dont Hitler lui-même, l'historien Hans Kohn, le maire indépendantiste indien de Calcutta, Subra Chandra Bose, le Premier ministre hongrois Gömbös, l'ambassadeur à Rome Ulrich von Hassell, Monseigneur Hudal, Pie XI, Konrad Henlein, le leader des Allemands des Sudètes, l'ambassadeur du Japon, le Comte Mushakoji, l'Amiral Canaris, le Cardinal Pacelli, etc.
    C'est surtout son fils aîné, Albrecht Haushofer, qui occupe une place importante dans la diplomatie allemande à partir de 1935. Cette année-là, de février à décembre, Albrecht effectue, pour le compte de la diplomatie allemande, six voyages en Angleterre. Il y retourne l'année suivante. En 1936 toujours, il est envoyé pour une "mission secrète" à Prague et rencontre Benes. En 1937, il est aux Etats-Unis et au Japon.
    Quand la guerre éclate, Haushofer entre dans une profonde dépression: il avait voulu l'éviter. Mais le sort de la famille est scellé quand Hess s'envole vers l'Angleterre en mai 1941. Albrecht est arrêté à Berlin et Karl Haushofer est convoqué à la Gestapo. En 1944, après l'attentat manqué du 20 juillet contre Hitler, la Gestapo perquisitionne la maison du géopoliticien et l'interne à Dachau. Albrecht Haushofer entre dans la clandestinité et n'est arrêté qu'en décembre. Heinz, le cadet, est enfermé à la prison de Moabit à Berlin avec sa femme. Le 22 ou le 23 avril 1945, un commando exécute Albrecht d'une balle dans la nuque. Heinz est libéré.
    Après l'effondrement du IIIième Reich, Haushofer est interrogé par des officiers américains, parmi lesquels le Professeur Walsh qui tente de le protéger. Le 21 novembre 1945, un décret des autorités d'occupation américaines lui retire son titre de professeur honoraire et ses droits à une pension. Déprimés, Martha et Karl Haushofer se suicident le 10 mars 1946.
    La géopolitique de Haushofer était essentiellement anti-impérialiste, dans le sens où elle s'opposait aux menées conquérantes des puissances thalassocratiques anglo-saxonnes. Ces dernières empêchaient le déploiement harmonieux des peuples qu'elles soumettaient et divisaient inutilement les continents. Séduit par les idées pan asiatiques et paneuropéennes (Coudenhove-Kalergi), Haushofer entendait dépasser les nationalismes et voulait contribuer, par ses écrits, à l'émergence de "grands espaces continentaux" formés de nations solidaires. Ensuite, il a souhaité la collaboration des Européens, des Russes et des Japonais dans une grande alliance eurasienne, fermée aux influences anglaises et américaines.

     

    Robert Steuckers

     

     

  • L'Europe est-elle chrétienne, par Pierre Vial (partie 1)

     

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    On parle beaucoup de l'Europe ces temps-ci, et c'est bien - même si le prétexte en est électoral et même si trop souvent, pour ne pas dire toujours, l'Europe dont il est question est celle de Bruxelles, c'est à dire une caricature technocratique, économiste, politiquement correcte, qui n'est pas et ne peut être notre Europe.

    Mais parler de l'Europe contribue à lui donner une possibilité d'existence et peut permettre, qui sait, un jour, le surgissement de cette Europe identitaire que nous voulons, celle des terres et des peuples riches tout à la fois de leur diversité et d'une unité fondamentale.

    Unité ? Utiliser ce mot en le faisant suivre d'un point d'interrogation c'est poser, en fait, la question de l'identité européenne.

    Lire la suite : http://www.terreetpeuple.com/histoire/l-europe-est-elle-chretienne-par-pierre-vial-partie-1.html

  • Une nouvelle vidéo de la QJMI atteste de la menace terroriste aux portes de l’Europe

    Le « Times » tire la sonnette d’alarme et croit savoir que la menace terroriste en Afrique du Nord se développe dangereusement et menace désormais l’Europe. Cité par « Elaph.com », le « Times » estime que le Grand désert africain s’est transformé un terrain fertile, où Al-Qaïda progresse et se renforce.

    Le « Times » s’appuie dans son analyse sur des rapports confidentiels émanant de sources diplomatiques occidentales et de Services de renseignement qui convergent vers un constat : Al-Qaïda s’est renforcée en Afrique du Nord et dans les pays du Sahel et s’emploie à s’étendre sur toute la région. Le chef des Renseignements extérieurs allemands a récemment reconnu que son pays surveillait avec inquiétude « les développements sur la rive sud de la Méditerranée. Cette situation menace la sécurité de l’Europe et favorise l’installation d’un nouveau foyer du Jihad aux portes du Vieux continent ».

    Les Occidentaux semblent cependant « sous-estimer les capacités d’Al-Qaïda au Maghreb ». Les rapports des Services évaluent seulement à « 200 le nombre des combattants de la QJMI (ex-GSPC) en Algérie », tout en reconnaissant leurs capacités à enrôler et à mener des attentats d’envergure, notamment des attaques suicides, un procédé importé d’Irak.

    Selon un observateur de la scène algérienne interrogé à Paris par MediArabe.info, les islamistes mènent l’une des plus importantes offensives médiatiques contre le pouvoir algérien, mais également contre les Européens, Français et Espagnols en tête. La QJMI multiplie les appels au Jihad, fait son apologie grâce aux discours mobilisateurs des chefs d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri, qui réitèrent leur invitation aux musulmans à « libérer l’Afrique du Nord de toute présence Croisée, et de chasser les Français et les Espagnols des terres islamiques, avant de libérer l’Andalousie ».

    Notre interlocuteur, qui suit de très près l’évolution de la scène islamiste dans le Maghreb, qui scrute les communiqués et visionne les vidéos du maquis et des attentats des dernières années, confirme l’authenticité des inquiétudes révélées par le « Times ». Mais il croit savoir que « les islamistes ont d’ores et déjà une longueur d’avance sur l’Occident et qu’il est déjà tard pour briser leur élan ». D’autant plus que la QJMI accentue sa pression et multiplie la diffusion de vidéos à travers la multitude de sites liés à la mouvance. Après « les amoureux des vierges du paradis », la QJMI vient de diffuser son dernier enregistrement réalisé en avril 2008 et mis en ligne à la fin du mois écoulé. Ce document de 45 minutes confirme l’offensive médiatique et psychologique islamiste et apporte une nouveauté : la QJMI recourt aux discours du pionnier du Jihad en Afghanistan et père spirituel de Ben Laden, le Palestinien Abdallah Azzam, mort à la fin des années 1980. Durant son militantisme en Afghanistan, Azzam rendait déjà le « Jihad obligatoire, non seulement en Afghanistan, mais partout ailleurs, y compris en Europe, pour libérer l’Andalousie ».

    Ces enregistrements favorisent le Jihad et facilitent les recrutements. La dernière vidéo présente à juste titre un camp d’entraînement des nouveaux maquisards. Ils seraient une centaine et se livrent à des exercices dignes d’une armée régulière : maniement des armes et des lance-roquettes, combat de corps, escalade et descente en rappel, assassinats ciblés... Ces entraînements physiques éprouvants alternent avec des séances d’endoctrinement qui portent sur la symbolique et l’importance du martyre. La dernière vidéo présente également un « volet social » de la vie du camp : la cuisine, la logistique, la couture, la fabrication du pain...

    Ces éléments sont d’une grande importance : ils s’adressent aux jeunes Algériens qui subissent la crise socio-économique et qui sont de plus en plus sensibles aux arguments d’Al-Qaïda qui, au passage, dénonce la corruption du régime et son alliance avec l’Occident. La dernière vidéo montre justement une poignée de main entre le président Bouteflika en et l’ancien Premier ministre israélien et actuel ministre de la Défense, Ehud Barak, en marge des obsèques du roi Hassan II, puis Bouteflika en réunion avec George Bush, « l’envahisseur de l’Irak et de l’Afghanistan »...

    Selon notre interlocuteur, l’avertissement relayé par le « Times » est tardif, bien qu’il soit indispensable.

    "Pour voir la dernière vidéo du camp d’entraînement, mise en ligne le 30 avril 2008, cliquez ici"

    Khaled Asmar  ( MediArabe.info )

  • Conférence de Pierre VIAL « LA RUSSIE, PAYS EUROPEEN »

    501057011.jpgSamedi 24 mai à 14 h, entrée gratuite

    Au CENTRE CULTUREL RUSSE  61 rue Boissiere  75016  Paris

    A l’heure où, avec l’installation du Président Medvedev et du Premier ministre Poutine, la Russie est plus jamais l’objet d’une désinformation systématique de la part des media occidentaux, il importe d’avoir une vue claire et objective sur le destin européen de la Russie.

    En partant des origines historiques de la Russie pour replacer ce pays dans le devenir d’une Europe à laquelle il appartient pleinement, Pierre Vial montrera quels sont les enjeux géopolitiques qui font de la Russie une pièce maîtresse sur l’échiquier mondial.

  • Charles Lindbergh

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    Grand, blond et taciturne, il appartenait à la race des conquérants nordiques. Cinq siècles avant Christophe Colomb, ses ancêtres avaient colonisé l'Amérique sous la conduite de Leif l'Heureux. Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh accomplissait la première traversée aérienne de l'Atlantique : 33 heures et 29 minutes de combat solitaire contre les forces conjuguées de la nature, de la fatigue et du découragement. Mort le 26 août 1974 à Hawaï, à l'âge de soixante-douze ans, Charles Lindbergh avait incarné alors les vertus des pionniers de l'Amérique, avec une espèce d'ingénuité qui faisait de lui véritablement une légende vivante. Comme l'écrivait Olivier Merlin dans Le Monde, il ressemblait à ces êtres solitaires des romans de science-fiction, " à la peau trop blonde, au regard trop candide pour être du sang de notre univers détraqué, comme s'il venaient de plus loin que notre firmament, d'on ne sait quel espace sidéral. "

    Mais Charles Lindbergh ne venait pas de quelque lointaine planète. Il venait de plus profond de cette race qu'il savait menacée dans " cet univers détraqué ".

    Héros de l'aviation civile américaine, nommé colonel par le président Coolidge, Charles Lindbergh fut en effet un observateur extraordinairement perspicace et terriblement angoissé. Son Journal du temps de guerre, publié aux éditions Albin Michel, a été l'objet d'un ostracisme significatif de la part des grands organes de presse. C'est que Lindbergh avait gardé un esprit critique peu conforme à la mentalité ambiante.

    Le livre commence par une déclaration : " Vous me demandez quelles sont les conclusions que je tire de cette relecture de mes journaux, de ce regard en arrière sur la Seconde Guerre mondiale, avec un recul d'un quart de siècle. Au sens militaire du mot, nous avons gagné la guerre ; dans un sens plus large, il me semble que nous l'avons perdue, car notre civilisation occidentale est moins respectée et moins sûre qu'auparavant. Une grande partie de notre culture occidentale a été détruite. Nous avons gaspillé une hérédité génétique formée pendant des millénaires par des millions de vies. Entre-temps, les Soviets ont abaissé un rideau de fer entre nous et l'Europe orientale, et un gouvernement chinois ennemi nous menace en Asie... "

    Patriote américain, Charles Lindbergh aimait l'Europe qui lui avait réservé un accueil fraternel. Au cours d'un voyage en Allemagne, il note dans son Journal : " Je voudrais mieux connaître ce pays. Les Allemands sont un grand peuple et je pense que leur bien-être est inséparable de celui de l'Europe. L'avenir de l'Europe dépend de la force de ce pays. Seule une guerre pourrait l'abattre et ce serait le désastre pour tous. Nous devons construire notre avenir sur la force, et non sur un équilibre de forces fondé sur la faiblesse. "

    Charles Lindbergh est alors obsédé par l'imminence d'une guerre civile européenne et dénonce le bellicisme irresponsable de Roosevelt. En décembre 1938 il écrit : " Si nous devons réarmer, faisons-le dans Ie but d'augmenter notre propre force, tout comme un homme s'entraîne physiquement pour se maintenir en bonne santé. Mais réarmer spécifiquement contre l'Allemagne ou le Japon est une grave erreur, à moins que nous ne désirions pas éviter la guerre. Ce qui me tracasse, c'est que tous nos peuples nordiques se montrent les dents et s'arment les uns contre les autres. Si l'Angleterre et l'Allemagne s'affrontent dans une nouvelle guerre, la civilisation occidentale peut en périr. "

    La société américaine ne lui inspire pas des commentaires plus optimistes. Charles Lindbergh est effrayé par la menace que le mixage racial fait peser sur elle. Il milite, au sein de l'association " America first ", pour la " non-intervention " des Américains dans la guerre qui déchire l'Europe et s'attire l'hostilité d'une fraction croissante de l'opinion publique, intoxiquée par la propagande rooseveltienne. Ses amis l'invitent même à se présenter aux élections présidentielles contre Roosevelt dont il dit : " 0n peut d'autant moins se fier à ses promesses, qu'il affirme aujourd'hui le contraire de ce qu'il dira demain. "

    Il note le 30 avril 1941 : " Quelle malchance ! Me voici en train de m'opposer a la participation de mon pays à une guerre à laquelle je ne crois pas, alors que je préférerais de beaucoup me battre pour mon pays dans une guerre à laquelle je croirais. Il y a des guerres pour lesquelles il est valable de se battre. mais entrer dans celle-ci, c'est se lancer dans une aventure désastreuse pour notre pays, et peut-être pour toute notre civilisation. "

    Après Pearl Harbour, Charles Lindbergh demande une affectation en première ligne, dans le Pacifique. Roosevelt la lui refuse. Par haine. Lindbergh réussira cependant à combattre grâce à l'amitié du général Mac Arthur.

    Aventurier et moraliste, Charles Lindbergh possédait ce génie créateur que l'on trouvait peut-être chez certains hommes de la Renaissance. En 1930, il rencontrait à l'institut Rockefeller un autre être d'élite : Alexis Carrel. Entre les deux hommes devait naître une étonnante collaboration scientifique, et une amitié indéfectible. A ce moment, les recherches du savant sur la survie in vitro d'un coeur extrait et séparé d'un corps en vie, se trouvaient arrêtées par des difficultés d'ordre mécanique. Dans son livre sur Alexis Carrel ( Les Sept Couleurs ), le docteur Robert Soupault raconte : " Encore une fois la chance - une chance invraisemblable - allait le servir. Alors que ses recherches semblaient bloqués par des obstacles invincibles... voilà que surgissait ce génie - car c'en était un - apparu déjà trois ans plus tôt dans le ciel du Bourget comme un jeune dieu maître de la machine vainqueur de l'espace, et qu'il lui tombait du ciel pour résoudre l'insoluble. "

    Cinq ans plus tard, l'aviateur mettait au point une " pompe artificielle ", la " Lindbergh pump ", ouvrait à la chirurgie cardiaque des possibilités insoupçonnables. Et en 1938, Carrel et Lindbergh écrivaient ensemble un ouvrage fondamental, La culture des organes.

    Il était peu de figures aussi exaltantes que celle de Charles Lindbergh. Peu d'aussi graves enfin. Il était venu au salon aéronautique du Bourget applaudir au vol du Concorde. Mais il craignait que l'homme ne se déracinât de ses origines naturelles. Alors durant plusieurs années, il se consacra à l'étude des espèces vivantes et à leur protection.

    Michel Marmin in Eléments n°7