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  • Sécurité privée, guerre économique et principe de réalité

     

     

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    Quel est le cinéphile qui ne connait le film de Sydney PollackLes Trois Jours du Condor ? Joseph Turner agent d'une unité spéciale de la CIA est une sorte d'encyclopédie vivante. Son emploi consiste à lire toute la littérature d’espionnage mondiale, livres, thèses, afin d’y découvrir d’hypothétiques messages codés qui impliqueraient de possibles menaces extérieures à l’encontre des États-Unis . Il effectue donc une veille permanente de tous les écrits édités à travers le monde et grâce à ses excellentes connaissances, il élabore des scénarios utiles à l'Agence, trouve des fuites dans ses méthodes et éventuellement de nouvelles sources de renseignements.

    Or, un jour, après être allé faire des courses pour la pause déjeuner, Turner retrouve tous ses collègues assassinés. S'engage alors une course contre la montre pour savoir qui a commis ces meurtres et comment leur échapper. Mais il comprend très vite que c'est un groupe secret, agents de la CIA, « Shadow cabinet », véritable état dans l'état, qui est à l'origine du drame. Sans le vouloir vraiment son unité avait commencé à démasquer la véritable source du pouvoir.

    Même logique pour Ali Kazancigil qui écrit dans son dernier ouvrage La gouvernance pour ou contre le politique « Loin de soumettre la gouvernance à la raison politique, la démocratie et l'état souverain se sont laissés pénétrer par sa logique marchande et gestionnaire. Nous assistons à la domination de la rationalité instrumentale du marché et de la défaite de la raison politique. » Tout le monde en effet peut constater que la gouvernance « est une modalité technocratique et privatisée de l'action publique ».

    Dans les deux cas, comme citoyen, chacun peut s'en féliciter ou s'en offusquer : décrypter ce jeu tentaculaire c'est déjà commencer à saisir la complexité et comprendre l'abandon des anciens droits et devoirs régaliens des états, mais comme acteur « économique » de la sécurité, ne devons-nous pas tenir compte de cette évidente réalité ?

    Les directions des entreprises internationales se doivent donc désormais, non seulement d'adapter leurs politiques de développement au contexte local mais aussi leur « risk management » à tout type de situation. Il ne s'agit plus seulement de « sécuriser » au maximum leurs activités donc leurs profits, lorsque l'entreprise est implantée dans un pays sensible ou continuellement en crise, mais aussi de développer des structures de défense à l'intérieur même des nations mères. Les services de sécurité privés ne sont pas des amicales de mercenaires mais bien des pompiers qui palliant au déficit des structures d'états affaiblies agissent, en coopération avec elles, en temps et en heures pour éteindre les incendies conformément aux besoins légitimes des acteurs économiques majeurs, de leurs employés et de leurs usagers dans une authentique « guerre économique ».

    Bien que la formule de « guerre économique » suscite toujours incompréhension et contresens, elle n’en recouvre pas moins une réalité. En effet, depuis vingt ans, la globalisation des marchés et l’émergence d’une compétition mondiale, sans règles stables, se traduisent par une concurrence sans retenue entre les pôles financiers et industriels.

    Ali Laïdi définit la guerre économique comme « la stratégie économique agressive d’une entreprise ou d’un État pour atteindre un objectif : conquérir ou protéger un marché ». Elle apparaît ainsi comme un instrument belliqueux au service de la puissance des États et peut revêtir plusieurs formes : le benchmarking offensif, la contrefaçon, le débauchage concurrentiel, la guerre de l’information, le social learning, etc. La sémantique du concept de « guerre économique » est sujette à polémique. Nombreux sont les spécialistes qui rejettent l’emploi du vocable martial, car la « guerre économique » ne repose pas sur le recours à la force armée. Ils préfèrent évoquer l’hyperconcurrence ou l’hypercompétition à laquelle se livrent les entreprises et les États. D’autres encore nient purement et simplement le durcissement des relations. Ainsi, Patrick Viveret, philosophe et magistrat, estime que la guerre économique est un prétexte pour faire accepter aux citoyens la disparition des avantages sociaux au nom d’une société toujours plus libérale. Quoiqu'il en soit, il est impossible de ne pas reconnaître que les rapports commerciaux entre les acteurs économiques se sont nettement radicalisés depuis la chute du Mur de Berlin.

    La globalisation du marché, n’a pas pacifié le monde des affaires, mais pousse de plus en plus les états comme les entreprises à durcir leur politique de compétitivité. Dans cet affrontement, ce qui reste de l’État est à la fois juge et partie. Juge lorsqu’il encadre de manière minimale le fonctionnement des marchés et partie lorsqu’il utilise toute sa force pour soutenir ses champions économiques. Si le principe de la libre concurrence empêche les États de mettre en place une certaine politique industrielle, ces derniers s’efforcent de contourner cette interdiction et utilisent leur administration, et particulièrement « leurs services de renseignement », pour soutenir leurs fleurons industriels. Le rôle de l’État dans la compétition économique est d’autant plus important à l’heure où la crise financière frappe l’économie mondiale. Tous, même les ultralibéraux, se tournent vers lui pour sauver « le système ». Des États-Unis à la Russie en passant par la Grande-Bretagne, les fonctionnaires des différents pays se transforment en véritables « guerriers du business ». Et comme dans le même temps les états effectuent des coupes brutales dans les budgets de sécurité, ils se tournent naturellement vers le traitement privé de celui-ci ou ne laissent aucun autre choix aux entreprises pour se protéger.

    Dans ce cadre,  « l ’intelligence » économique privée est rapidement apparue comme l’outil indispensable à la pérennité, au dynamisme et au développement économique durable des entreprises. La permanence et l'importance de « la veille » des « services privés » à l'intérieur des entreprises font désormais partie de ce principe de réalité définitivement admis. Dans la modernité du troisième millénaire, les milieux économiques doivent porter à la fonction publique le plus grand intérêt et réciproquement, afin de recueillir le maximum de renseignements vitaux pour la survie et l’expansion de ceux-ci ... Les phénomènes de « spy drain » (concept de transfert d'agents des service de renseignements publics vers les services de renseignements privés), privatisation et « outsourcing » sont amenés à se développer de façon exponentielle. Tout le problème réside alors dans l'encadrement par des professionnels pouvant harmonieusement négocier ces transferts dans l’efficacité, la rapidité et la mise à niveau concernant les exigences et les perspectives des entreprises.

    Jean-Marc DESANTI

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  • La stratégie du déclin

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    On connaît la maxime d’Arréat : « On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes. » Vision philosophique assez désespérée de la nature humaine certes, mais aussi d’une lecture plus prosaïque concernant la pratique politicienne. On aurait donc voulu, devant l’agonie de  notre nation que deux ou trois choses puissent changer, en profondeur. Mais que constatons-nous ?

    Le Président est toujours président, le Premier Ministre reste, la ministre de l’économie, le ministre du budget aussi, le ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de l’éducation nationale… et le ministre de l’intérieur. Dans toute société totalitaire ce sont là les postes clés du commandement, de la propagande et des décisions. On ne touche pas aux structures mises en place par les Case Officer ( officiers traitants ) du mondialisme. Mais peut-on objecter Juppé à la Défense et Alliot-Marie aux Affaires étrangères ?

    Des chiraquiens ! C’est-à-dire des impuissants, ils sont les marqueurs de la politique de patronage : Nous nous rappelons des grands chantiers de Chirac ( cancer et violence routière ), Sarkozy marquera son siècle par son action sur la « dépendance ». Sans doute que faute de créer une politique familiale d’envergure, il est préférable de transformer la France en gigantesque maison de retraite où les vieux gaulois se feront changer leurs couches par de jeunes exploités, venus d’ailleurs, acceptant de misérables salaires.

    Juppé, avec sa tête de croque-mort, succédant à un type ahuri à l’élocution incertaine conviendra mieux pour disserter sur les turpitudes de l’action militaire aux services d’intérêts financiers transnationaux.

    Il nous expliquera, à n’en pas douter, le pourquoi des buts de guerre : Le commerce mondial américain perturbé par le manque de débouché, provoque partout le chômage, les troubles sociaux, les faillites monétaires.  Les capitaux vagabonds en sont réduits à chercher, de place en place, à travers le monde, un abri toujours provisoire et en fin de compte, comme à leurs malsaines habitudes, les armements leur apparaissent comme le seul moyen de suppléer aux commandes civiles défaillantes. Si bien que leurs guerres ne sont qu’un expédient nécessaire et une diversion destinée à masquer la faillite.

    Le « gaulliste » Juppé nous dira ce que la Chine, qui possède à elle seule la plus grande réserve de dollars et d’actifs US, comptera faire des 790 milliards en bons du Trésor américain qu’elle possède. En d’autres termes, quand la Chine pourra-t-elle ruiner les USA si ça lui chante ?

    Le « gaulliste » Juppé nous expliquera combien de temps les américains vont occuper le Moyen-Orient pour encercler la Chine et contrôler les sources de matières premières nécessaires à Pékin pour continuer leur croissance spectaculaire ( le PIB a été multiplié par 9 à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par 10).

    La guerre dévoile toujours ses symptômes avant de se déclarer… Les USA savent que d’ici 20 à 30 ans, la Chine et l’Inde vont prendre le dessus économiquement. La Chine est l’alliée de la Corée du nord (qui possède la bombe atomique), de la Russie, qui elle même est l’alliée de l’Iran, qui lui aussi cherchera, tôt ou tard, à produire la « bombe ».

    Le « gaulliste » Juppé nous dévoilera donc que nos soldats meurent pour la masse des capitalistes imprudents qui ont placé leurs fonds en valeurs américaines et qui savent qu’une défaite US entraînerait la chute de tous leurs « avoirs » et l’effondrement de leurs fortunes.

    Le « gaulliste » Juppé nous révèlera, alors, pourquoi nous soutenons les gouvernements corrompus d’Irak et d’Afghanistan. Pourquoi nous sommes dans la même position que les Émigrés de l’ Ancien Régime combattant dans l’Armée des Princes contre leur propre pays. Avec cette différence toutefois que les premiers avaient laissé leurs biens en France, où la Révolution ne manqua pas de les confisquer.

    Mais c’est affaire de Président dira-t-on. Juppé n’est là que pour préparer la réélection de Nicolas.

    Et Nicolas … Il dodeline, fait dans l’humilité, parle de Carla qui est si intelligente …

    Parfois, trop rapidement, il fait allusion au G20 où il évoquera la réforme du système monétaire dès ce mercredi avec Dominique Strauss-Kahn.

    DSK -Sarko quel théâtre ! Des comédiens complices nous jouent leur pièce et le pays est si bon public …. Mais peut-on lui reprocher d’ignorer ce qui se trame dans les coulisses et de se contenter d’une fiction lourde de menaces voilées ?

    « Que les apparences soient belles car on ne juge que par elles. » disait avec ironie et cruauté Bussy-Rabutin. Il parlait de la cour du roi Louis XIV. Il fut embastillé. Aujourd’hui, au sommet de l’état où règnent des Gauleiter, on se contente de minauder, de jouer à la marelle des ego et aux chaises musicales.

    La répression contre le peuple ? Jusqu’ ici tout va bien : les syndicats se sont montrés responsables. Et puis pour les faux opposants, les faux révolutionnaires, bref les vrais traîtres, il y a toujours le divan rouge du consensuel Michel Drucker.

    Jusqu’ ici tout va bien… Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

    Jean-Marc DESANTI

  • France : île des lumières pour l’Islam ?

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    Au moment où ces lignes sont écrites, la France connaît une de ses plus importantes crises sociales. Malgré le vote « solennel » de la loi sur les retraites par les deux assemblées, de manifestations en « opérations coup de poing », la flamme de la révolte de la majorité des citoyens vacille mais ne s‘éteint pas. Personne, à ce jour, ne peut prévoir jusqu’où nous mènera le divorce entre l’État et le peuple, mais aussi la cassure entre les directions syndicales et les travailleurs sur le terrain.

    Comme si les enjeux réels n’étaient pas suffisamment affectés par les barbouilleurs des médias affamés de déclarer, chaque jour, que « c’est la fin de la grogne » ; les clameurs de la colère des cortèges se trouvent polluées par le vacarme de brigands casseurs qui vont, pour certains, jusqu’à brandir sur nos monuments des drapeaux étrangers où le vert de l’Islam côtoie le croissant. Pour une fois, si les informations nationales taisent cette forfaiture, les journaux régionaux osent enfin non seulement donner les informations, mais aussi publier les photos. De même des rapports alarmants de la DCRI indiquent que, mimant une Intifada fantasmée, les « jeunes » ponctuent « d’Allah Akbar » leurs agressions, leurs pillages et leurs jets de matériau sur les forces de l’ordre. D’autre part, de jeunes officiers font part de leur volonté « de balayer la racaille avec des pelotons blindés, avant de partir pour l’Afghanistan », pour ne pas laisser à l’arrière une « cinquième colonne » de l‘AQMI parrainé par Ben Laden.

    Nous le voyons, nous sommes au comble de l’effervescence et de la confusion. A ce stade, il convient de préciser et de rappeler les réalités. La guérilla urbaine n’est pas menée par les séides d’Al-Qaida mais par des « sauvages urbains », organisés en mafias ethniques, formes visibles de regroupements qui reconstituent les noyaux tribaux ancestraux.

    La cause en est désespérément simple : la saturation de l’environnement où ils évoluent ( la cité : pas assez d’espace ; le chômage : pas assez de ressources ) ; la destruction systématique de la spécificité française ( les fondements de 1789 et du CNR ) qui les poussent, à chaque coin de rue à la prédation primaire. Cependant la nature a horreur du vide sidéral et de l’inorganisation. Tous ceux qui travaillent sur et dans les banlieues savent que ce « lumpenprolétariat » est la proie prioritaire des musulmans fondamentalistes. Tant que la casse se fait sur les boutiques et le mobilier urbain cela indique que le niveau idéologique religieux reste bas mais ignorer ou faire semblant que, dans le même temps, se préparent des troubles insurrectionnels bien plus graves que n’importe quelle grève franco-française, c’est un aveuglement impardonnable pour chaque patriote soucieux de la pérennité de la nation.

    Il nous faut affirmer alors que notre devoir de patriote français passe par une pédagogie qui suscite à tenir en horreur la tyrannie exercée sur les âmes. Pédagogie du savoir pour décider en toute conscience !

    Il est du plus grand intérêt d’avoir à l’esprit et d’enseigner que l’art islamique donne à représenter le Dieu d’abstraction par la symétrie, la régularité, l’ordonnancement .Ainsi les philosophes et les théologiens de l’ Hégire cherchèrent aussi à percer le mystère de l’infinie répétition duplicative de l’univers par le développement de l’algèbre et les progrès considérables des sciences, des techniques et de la médecine. Nous vivions alors la démarche originelle de la traduction du message coranique dans la vie quotidienne. La révélation se faisait Incarnation. La religion devenait révolution. Dès le dixième siècle, Bagdad dépassait le million d’habitants.

    La philosophie grecque, oubliée de l’Occident, trouvait en Orient, un nouvel essor jusqu’aux confins de l’Asie. Mais cette pensée si riche de curiosité, insatiable et d’audacieuses initiatives allait entrer en conflit avec le dogme de la foi. Al-Ghazali, contre Avicenne ou Averroès, réduisait toute spéculation à une scolastique permettant le triomphe d’une orthodoxie qui interdisait et veillait à ce que nul siècle de lumières ne pût se lever en Islam.

    On ne trouva plus un Voltaire, si peu homme de foi fut-il, mais qui pouvait déclarer : « Ce n’est plus aux hommes que je m’adresse, c’est à toi Dieu de tous les êtres. Fais que nous nous aidions mutuellement, que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution. » Il ne s’agissait pas de caprices de pure pédanterie ou de victoire provisoire de tel courant mystique sur tel autre. Nous entrions là dans l’Islam immuable. Les docteurs de la foi considéraient que le message divin était porteur, à la lettre près, de la certitude de l’atteinte inespérée à la perfection. Ainsi le nouveau, la modernité ne pouvaient être tolérés que dans le respect de ce qui était déjà, de ce qui avait déjà été : « la doctrina sacra ». Depuis lors, toute cléricature islamique contrôla que toute avancée philosophique ou théologique n’était que la reproduction actualisée des modèles du passé. Le texte sacré devint alors le pré-texte à l’inhibition rituelle. Le blasphème fut la réponse portée, comme un coup, pour chaque émancipation de la doxa.

    Mais, si depuis des siècles, les masses musulmanes sont victimes de l’hypnose collective des oulémas , chaque croyant sait , au fond de lui, que rien n’est plus trompeur que cette apparente conquête facile des territoires de la connaissance. Le « djihad » ne permet pas seulement la libération « légale et légitime » de pulsions violentes contre les « infidèles », le mot signifie,aussi, en profondeur, le chemin que doit emprunter le pénitent pour se purifier, par lui-même, se perfectionner et, ce faisant, se rapprocher de son Dieu. C’est alors la grande « djihad », la guerre sainte contre soi-même qui seule permet d’établir un rapport avec la transcendance, le retour sur soi, puis le dépassement de sa faible personne par l’humilité : « le chemin vers la perfection ».

    En Islam, comme partout ailleurs, rien n’est définitif. La question qui est en débat pour chaque croyant est la suivante : Dois-je continuer de me durcir au-dedans et défier l’infidèle dans une guerre toujours plus infinie parce que nostalgique d’un passé magnifié mais irrémédiablement « dépassé » ? Ou comme me l’ordonne le message, bien compris aux temps prophétiques, d’un dieu de l’Universel, sortir de l’hostilité méprisante pour les êtres différents de moi mais fils aussi de mon créateur ?

    Est-ce encore l’heure de venir, comme une avalanche, s’écraser aux portes de l’Occident ? Dois-je perpétrer la haine contre Darwin ou me mêler avec mes connaissances et la spécificité de ma culture aux débats du 21° siècle ? La France, pays laïque, est la patrie des droits de l’homme mais chacun sait que c’est en pays chrétien que les droits de l’homme ont acquis droit de cité. En effet, dans l’Évangile, la notion de respect de l’autre a pris une dimension spirituelle remarquable, remplaçant ou contrecarrant celle quasi universelle du respect de la puissance. C’est cette dimension qui, précisément, permit le dépassement de la « tradition » pour cheminer vers les « lumières » parfois hostiles à la religion avec Diderot, d’Alembert, d’Holbach, Helvétius … La balle est dans le camp de l’Islam. Sa montée vers la réforme a été interrompue il y a dix siècles, rien, fondamentalement, ne s’oppose à la reprise de cette marche en avant.

    De notre côté, nous avons été tolérants, accueillants et compréhensifs. Nous avons même prié à Tibéhirine, dans l’ombre, à genoux aux côtés des djihadistes.

    Mais attention, il ne faut pas confondre l’humilité et la soumission. Le père fondateur de notre nation s’appelle Clovis et il nous enseigna pour toujours à Soisson qu’une humiliation peut se payer par une tête tranchée fusse un an plus tard. La vengeance est un plat qui se mange froid.

    Cependant « ce cher et vieux pays » est celui de l’invincible espérance. Il n’est pas dit que jamais ne viendra le jour où, de barricades en barricades, courront dans une même communion de destin avec les jeunes européens juifs, chrétiens ou païens de jeunes musulmans en fredonnant : « Je suis tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ». Le grand historien Jules Michelet écrivit dans son magnifique ouvrage Le Peuple : « Quand nos paysans gaulois lors du soulèvement des bagaudes vers 280 chassèrent un moment les Romains, et firent un Empire des Gaules, ils mirent sur leur monnaie le premier mot de ce pays ( et le dernier ) : Espérance. »

    Jean-Marc DESANTI

  • Identité nationale : le citoyen , le soldat et le guerrier

     

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    Le sentiment collectif est aussi vieux que le monde, qu'il ait abouti aux nations répond à un besoin essentiel : l'homme, animal social crée des instances politiques qui sanctionnent l'appartenance en assurant sa permanence et sa représentation.

    La nation peut se considérer comme une société regroupant de façon hasardeuse et transitoire des millions d'atomes, auquel cas la France n'est rien d'autre que la somme des français du moment, titulaires de la carte nationale d'identité. Ou bien au contraire, il convient de regarder la nation comme un ensemble excédant largement la somme de ses composants du moment, incluant aussi les morts et ceux qui sont à naître, c'est-à-dire une Histoire au fil de laquelle s'est forgée une commune identité et dans laquelle un destin s'élabore. La France ne serait donc pas seulement un lien d'assistance avec comme modèle indépassable la Sécurité sociale...

    LIRE LA SUITE : http://www.armees.com/Identite-nationale-le-citoyen-le.html

    http://www.theatrum-belli.com/

    http://www.identitenationale.net/forum/viewtopic.php?f=3&t=1354&start=0

  • La France se meurt : A moi la légion !

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    La France se meurt comme une vieille dame qui s’efface sans bruit alors que nous filons notre vie trépidante.

    Ce n’est pas une mort brutale et spectaculaire mais une succession de chutes dont on reste d’abord diminué mais qui inexorablement vous mène de paralysie en aphasie à l’issue fatale.

    Les docteurs en Histoire, en Sciences politiques et en Philosophie se disputent la généalogie du déclin. La Grande Guerre, mai 40 et la collaboration pour les uns. Et d’autres de rétorquer : «  Notre jeunesse avait du jus encore en Indochine ! ».

    -Justement Dien Bien Phu phase terminale …

    -Pas encore ! c’est la perte de l’Algérie française s’insurgent les

    Diaphoirus.

    -Que nenni vous oubliez les années Mitterrand !

    -Et l’avachissement Chirac alors ?

    -Ce n’est rien au regard de l’immigration.

    -Et que faites-vous de la vassalité affirmée de Sarkozy envers les américains ?

    Nous entendons cela et, malhonnêtement, en fonction de notre histoire personnelle ou de nos inclinaisons politiques partisanes nous nous plaçons dans un camp.

    La réalité est que c’est tout ce « matériel historique » que nous devons prendre en compte, cette combinaison apparemment insoluble et contradictoire. L'historien et philosophe Jean Ellenstein, ex-membre du PCF disait fort justement : « Staline c’est le Goulag et Stalingrad. »

    Vous avez dit Contradictions ? Oui les Nations font partie du vivant.

    LIRE LA SUITE > http://www.politique-actu.com/opinion/politique-france-jean-marc-desanti/4666/

  • « L’avenir de la France se joue entre une dictature fasciste et la transformation en une masse informe »

    Les jeunes patriotes le considèrent comme leur maître à penser, les défenseurs des droits de l’homme ne lui serrent pas la main. Alexandre Prokhanov, auteur de 30 romans et rédacteur en chef du journal nationaliste Zavtra, fait écrire sa biographie par un critique littéraire à la mode et répond aux attaques du Congrès des Juifs russes qui l’accusent d’incitation à la haine raciale. À près de soixante-dix ans, l’écrivain collectonne les papillons, dessine dans le style art naïf et travaille sur l’arrivée des émissaires du Hezbollah en Russie. À l’heure où des groupes ultra nationalistes défilent dans la capitale d’un pays qui se vante d’avoir vaincu le fascisme, le Courrier de Russie interroge leur inspirateur éclairé.

    Le Courrier de Russie : Que pensez-vous de l’état russe ?
    Alexandre Prokhanov : Il n’existe pas dans le monde un meilleur état. L’état de Eltsine était aussi parfait que celui de Staline ou de Nicolas II. Il n’est rien de plus beau que l’histoire du pouvoir russe. Dans sa totalité. On ne choisit pas son état. On naît en son sein.

    LCDR : La Russie n’a donc pas à rougir de certains moments de son histoire ?
    A.P. : Non. Aucun. Il ne s’agit que de grâce divine. Le joug tataro-mongole était magnifique. Il n’y a rien de plus beau que les troubles. Révolutions. Camps de concentration. Tous ces banissements. Massacres. Changements de régime. Eltsine ivre qui fait revenir les troupes russes stationnées dans les pays de l’ex-bloc soviétique. Mikhaïl Gorbatchev qui trahit la Russie. Non. Décidément, l’histoire russe n’a connu aucun événement regrettable.

    LCDR : Que voyez-vous de « beau » dans les goulags ?
    A.P. : Ah ! Mais c’est par leur moyen que Dieu nous fait subir des supplices afin que nous devenions des martyrs. La petite morale bourgeoise, mesquine, empêche de comprendre ce phénomène. Mais si vous êtes mystique, métaphysicien, si vous appartenez à l’ordre des franciscains ou des dominicains, si vous êtes carmélite, si vous imaginez un peu qui est Saint François d’Assise ou Serge de Radonège, il vous devient évident que la souffrance est un grand bien pour l’âme. Prenez l’Eglise orthodoxe russe. Au XIXème siècle, c’était une église obèse qui ne voyait plus les cieux, qui s’adonnait à la cupidité. Mais quand le mal est venu, quand on a commencé à détruire les temples et à fusiller les prêtres, plusieurs de ses serviteurs obèses sont devenus des saints. Avant la mort, ils ont béni leurs bourreaux.

    LCDR : Et dans quel état l’Eglise orthodoxe russe se trouve-t-elle actuellement ?
    A.P. : Elle tente d’augmenter sa puissance et se développe de façon très extensive. Nombreux sont ceux qui lui reprochent de représenter les intérêts des riches et non ceux des pauvres. Mais après l’immense déclin qu’elle a subi, après le temps où ses paroisses se réduisaient à une dizaine, elle doit aspirer à l’épanouissement, et cela lui prend toutes ses forces. Elle ne brûle effectivement pas par le feu de sa foi. En revanche, plus il y aura de monastères, plus on aura de saints. C’est au sein de l’église que l’âme russe trouve aujourd’hui abri de tout ce qui la blesse et la souille.

    LCDR : Et en Union Soviétique, quand les églises n’étaient pas les lieux les plus fréquentés du pays, où l’âme russe trouvait-elle abri ?
    A.P. : Elle s’est concentrée dans la victoire de mai 1945. L’événement est une église en soi, immense, colossale, bâtie par les hommes soviétiques. La Russie des tsars est morte justement car elle avait perdu l’âme russe. Rappelez-vous l’histoire russe du début du XXème siècle. C’est une succession de défaites ! D’abord, lors de la guerre russo-japonaise, ensuite pendant la première guerre mondiale. L’empire blanc était dans une impasse. Les intellectuels ne voulaient rien avoir de commun avec le pouvoir. Les artistes créaient des oeuvres où l’âme russe ne trouvait pas sa place. Alors, cette dernière s’est fait pousser des ailes rouges et s’est envolée. Elle est tombée dans le piège de la guerre civile mais Staline l’en a fait sortir. Il a transformé la Russie en une grande puissance où les talents russes se sont épanouis. Des paysans qui labouraient la terre devenaient chercheurs et cosmonautes. Ensuite, ils ont pris Berlin ! De 1945 aux années 1970, du point de vue spirituel, la Russie fut le plus grand pays du monde.

    LCDR : Et que s’est-il passé ensuite ?
    A.P. : Ensuite, des vers sont venus. De petits vers qui dorment la nuit et qui, dès qu’il commence à faire chaud, se mettent à grignoter la pomme russe. Et c’est alors que l’empire succombe.

    LCDR : Qui sont ces vers ?
    A.P. : Les adeptes des idées libérales. Les ennemis de la centralisation russe, qui seule permet de rassembler des territoires, d’accumuler des ressources. C’est l’empire qui rend possible la construction de Saint-Pétersbourg ou la découverte du pôle Nord… Mais le centralisme a rarement la vie longue. À la moindre marque de faiblesse, des voix s’élèvent qui réclament la liberté. Des libres-penseurs qui exigent plus que la simple possibilité de publier leurs idées dans la presse. Ce sont des gens qui ne souhaitent pas vivre dans un empire et appellent à le disloquer en quatre vingt états indépendants, sous prétexte que cela facilitera leur intégration dans l’Union Européenne… Mais, d’après une loi curieuse, quand les forces libérales entrent en vigueur en Russie, une autre force fait remonter le centralisme à la surface.

    LCDR : Quel moment historique vivons-nous actuellement ?
    A.P. : Nous avons survécu aux années 1990 qui nous ont transformés en cochons. Ensuite, Poutine est arrivé. Il a fait revenir la Russie dans le contexte impérial, mais il a conservé une économie néo-libérale qui ronge les racines de notre état, le cinquième empire comme je l’appelle. Pour que le régime impérial actuel réalise pleinement son potentiel, la Russie doit se développer, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

    LCDR : Dans quelle direction doit-elle se développer ?
    A.P. : Dans une alternative à la direction occidentale. La Russie doit redevenir un pays de créateurs, de héros et de chercheurs. Elle ne doit pas se mesurer au nombre de ses cuvettes de wc mais à celui de ses vaisseaux spatiaux. Elle ne doit pas aller gaspiller son argent à Courchevel, en compagnie de femmes aux pubis dorés, mais investir dans la résolution des pro-blèmes extrêmement complexes, comme la victoire sur la mort. Ces objectifs doivent mobiliser les Russes pour la création d’une grande science, d’une grande culture et d’une grande église.

    LCDR : Qu’est-ce qui empêche la Russie de se développer ?
    A.P. : Tous les gens rassasiés, lourds et dénués de spiritualité que l’on trouve au pouvoir.

    LCDR : Quel avenir voyez-vous pour la Russie ?
    A.P. : Si les contradictions entre les différentes couches de la population s’intensifient, seule une révolution pourra les résoudre. Je crains sa force destructrice, mais je vois qu’elle approche à chaque seconde.

    LCDR : Quand devrait-elle commencer ?
    A.P. : Dans un quart d’heure environ. Vous aurez juste le temps de finir votre thé et vous verrez des cheveaux rouges entrer dans la salle.

    LCDR : Rouges ? La révolution sera-t-elle socialiste ?
    A.P. : Certainement. Aujourd’hui le monde n’a le choix qu’entre le fascisme et le socialisme. Le projet libéral est mort. Il a créé une surhumanité qui dévore les ressources du monde, laissant un grand terrain vague derrière elle. Il faut le délaisser complètement, comme on l’a fait déjà avec l’Afrique, ou bien le reconstruire d’après les paramètres de la justice universelle, voilà le nouveau socialisme du XXI siècle.

    LCDR : A vous en croire, les Russes ne sont capables d’exploits que sous un régime impérial. Est-ce vrai pour d’autres nations également ?
    A.P. : L’histoire universelle oblige à répondre oui. Regardez les Etats-Unis. Ils ont affirmé leur puissance uniquement dans le contexte impérial. Le jour où ils arrêteront d’être un empire, ils se transformeront en un tas de déchets dont personne ne voudra. La France a aussi connu ses heures de gloire quand elle était un empire, royal ou napoléonien. Le gaullisme a été une tentative ratée pour restaurer les principes spirituels qui fondent un régime impérial. À l’heure actuelle, la France fait de la peine. C’est un pays en perte d’identité qui subit une arabisation intense. Notre-Dame de Paris a toutes les chances de devenir un jour une mosquée. L’avenir de la France se joue entre une dictature fasciste, comme moyen de sauvegarder le patrimoine français, et la transformation en une masse informe. D’ailleurs, c’est un choix auquel toute l’Europe est actuellement confrontée.

    LCDR : Qu’est-ce que l’empire d’après vous ?
    A.P. : C’est une union harmonieuse d’espaces, de peuples, de cultures et de religions ayant pour but de produire un effet créateur maximal. C’est justement ce que l’empire russe représente.

    LCDR : Qu’en est-il de la liberté individuelle, inévitablement opprimée sous un régime impérial ?
    A.P. : L’individu ne peut réaliser pleinement son potentiel que dans un empire. En dehors, il se transforme en un consommateur qui n’a qu’une seule liberté, celle des membranes muqueuses. La liberté est une formule qui permet aux uns de devenir riches et transforme les autres en esclaves. Le monde n’est pas fondé sur les principes de la liberté, mais sur ceux de la justice.

    LCDR : Et du temps de Staline, avait-on affaire à la justice ?
    A.P. : La justice s’exprime en termes de résultats, qui seuls comptent pour l’histoire. Pour remporter la victoire de 1945, le peuple russe a dû parcourir en cinq ans la distance d’une centaine d’années. Il ne l’aurait jamais fait si l’on n’avait pas opprimé sa liberté. Dans le cas contraire, on n’aurait eu que des fours crématoires partout. Et, à la place de Moscou, il y aurait eu un lac, comme l’opération Barbarossa le prescrivait.

    LCDR : Pendant la guerre, les gens savaient au moins que leurs sacrifices n’étaient pas vains. Mais quelle justice universelle voyez-vous dans les purges, les goulags, les répressions ?
    A.P. : En 1937, Staline a exterminé la vieille garde de Lénine, des bourreaux qui avaient fusillé des paysans et des prêtres. S’il ne l’avait pas fait, le pays aurait sombré dans une nouvelle guerre civile, déchiré entre les partisans de Trotski et ceux de Boukharine. Les purges étaient nécessaires pour mobiliser au maximum la population, pour la préparer à la guerre. Et la technique a donné des résultats. Les gens se paraient de grenades et se jetaient sous les chars…

    LCDR : Voulez-vous dire que, sans la répression, les Russes n’auraient pas remporté la victoire ?
    A.P. Très précisément.

    Source : Le Courrier de Russie

  • Jean-Luc Pujo à Dijon (Bourgogne) samedi 8 novembre 2008

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    Invité par le Cercle Bourgogne-Résistance étudiante, Jluc Pujo a accepté de relever le défi lancé par cette organisation de réflexion.

     

     Après une présentation de l'auteur visant à expliciter sa démarche double - à la fois littéraire et politique - le débat enflammé a duré plus de trois heures autour de thèmes politiques passionnants : Pourquoi y a-t-il urgence pour une Révolution Républicaine en France ? Quel serait son contenu ? Thème développé à souhait par jluc Pujo , président des Clubs « Penser la France » et républicain de gauche. Les propos hyper-républicains de l'écrivain et militant ont eu l'heur de plaire aux étudiants s'accordant sur l'urgence d'un nouvel ordre social et politique.

    LIRE LA SUITE : http://delafrance.blogg.org/

  • UNE DÉMOCRATIE DE SEMI-EXPRESSION

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    Chatouilleuse liberté d’expression ! Tout à chacun ne cesse de s’en gargariser, mais elle est une chose trop importante, sans doute, pour qu’on permette à n’importe qui d’en faire usage comme bon lui semble.
    Jean-Marc Rouillan, deux fois condamné à la réclusion perpétuelle et actuellement en semi-liberté après vingt ans de détention, en fait l’amère expérience.
    L’État est bon Prince, tout de même, mais point trop n’en faut : l’ancien membre d’Action Directe n’a en effet pas le droit – entre autres – « d’évoquer publiquement les faits pour lesquels il a été condamné. »
    Des faits qui remontent à un quart de siècle, que tout le monde –à l’époque et ensuite – a largement commentés. Seul l’intéressé n’en a pas, aujourd’hui, la possibilité. Ses déclarations pourraient-elles être des révélations, gênantes pour certains ? Si c’était le cas, on a peine à croire qu’il n’ait pas encore trouvé le moyen de les exposer sur la place publique.
    Non, si l’ancien leader d’Action directe risque de perdre l’aumône qui lui a été faite de cette généreuse « semi-liberté », ce n’est pas pour avoir évoqué son passé ou quelques zones restées dans l’ombres de celui-ci, mais pour avoir indiqué qu’il en aurait probablement le droit « s’il crachait sur tout ce (qu’ils) avaient fait » et que « par cette obligation de silence on empêche aussi (son) expérience de tirer son vrai bilan critique. » À la lâcheté de ne pas l’avoir, à l’époque, fait exécuter – lui et ses complices qui avaient sciemment versés le sang – la Justice française ajoute aujourd’hui l’ignominie d’exiger du militant politique qu’il est resté, qu’il devienne un renégat.
    Cela fleure bon les méthodes des régimes de Joseph Staline ou de Mao Tse-Tong qui acculaient leurs ennemis politiques à se couvrir eux-mêmes d’opprobre pour bénéficier d’une mort plus rapide, sans torture.
    Le jovial Petit Père des Peuples et le sympathique Grand Timonier entendaient ainsi imposer à leurs peuples leurs excitantes démocraties populaires.
    Nicolas Sarkozy, moins sanguinaire, reconnaissons-le, semble, lui, en tenir plus simplement pour une démocratie de semi-expression.
    Si Jean-Marc Rouillan était acculé à faire repentance, il bénéficierait à l’évidence de quelques conforts de vie, mais ce serait aussi une mise-à-mort. Celle du respect que l’on peut avoir pour quelqu’un qui a mis son existence au bout de ses convictions.
    Aussi imbibées de sang soient-elles.

    Philippe Randa

  • "Avec la guerre en Afghanistan, il existe un risque d'effondrement indo-pakistanais"

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    Dans un chat au Monde.fr, mardi 23 septembre, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, analyse la guerre en Afghanistan et ses débordements au Pakistan. Pour lui, cette "guerre ne peut être gagnée", la solution n'est pas militaire. il faut revenir à l'essentiel : la société afghane...

    leonard : La coalition de l'OTAN peut-elle encore gagner la guerre, alors que depuis sept ans les Afghans n'ont pas vu leur condition s'améliorer, qu'ils ne se sentent pas en sécurité et que la coalition perd du coup le soutien de la population ?

    Bertrand Badie : De l'avis presque général, cette "guerre" ne peut pas être gagnée. Encore faudrait-il, d'ailleurs, s'entendre sur les mots : le mot "guerre" est employé avec prudence, précaution, et souvent rejeté, au profit d'autres formules bien plus obscures. Nous ne sommes pas dans une logique de guerre dans la mesure où ne s'affrontent pas deux coalitions d'Etat, où le caractère asymétrique de son conflit tient au fait que, de plus en plus, la coalition de l'OTAN a face à elle, sinon une société, du moins des acteurs sociaux profondément enracinés dans le tissu social afghan. Ce type de situation, qui rappelle, mais seulement en partie, les guerres coloniales, s'est durablement installé dans la mémoire comme forme de conflit qui ne donne jamais le dernier mot à la puissance. On peut même redouter l'inverse : un renforcement mal contrôlé des moyens militaires de la coalition alimente ce conflit ainsi que la force même des talibans et de tous ceux qui leur sont associés.

    LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3216,55-1096106,0.html

  • Lutte contre le terrorisme : le Parlement approuve le maintien et le renforcement du dispositif français en Afghanistan

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    Dans la guerre - toutes les guerres - il ne peut y avoir des victoires nettes et tranchantes, sans bavures et sans pertes ou dégâts. Pour gagner une guerre, il ne suffit pas de la déclarer, mais il faut se donner les moyens de la livrer, avant de prétendre de la gagner. Il faut s’investir et être prêt à payer le prix. La France semble avoir compris cette équation. Elle vient de décider le maintien et le renforcement de son dispositif en Afghanistan.

    La télévision « Al Arabiya » souligne en effet que la France (débat parlementaire sur le sujet) vient d’annoncer le renforcement de ses troupes en Afghanistan. Paris a enfin compris qu’il faut des sacrifices pour gagner la guerre contre le terrorisme. Et que ces sacrifices seront plus importants dans le futur, si la France décide de se replier devant le terrorisme. Al-Qaïda, comme tous les mouvements terroristes dans le monde, sont des parasites qui se nourrissent des faiblesses des autres. En se retirant d’Afghanistan, la France aurait pris le risque d’ouvrir ses portes aux terroristes pour l’attaquer sur son propre sol. Mais son maintien en Afghanistan ne signifie nullement que la France se met définitivement à l’abri du terrorisme. Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique vient en effet de réitérer ses menaces contre la France et l’Occident, et d’inviter les musulmans au Maghreb de s’éloigner des intérêts étrangers qui seront prises pour cibles. Ces propos ont été réitérés dans un enregistrement audio de 28 minutes, mis en ligne sur les sites islamistes, le 21 septembre 2008.

    Chawki Freïha (MAI)

  • De nouveaux moyens pour les soldats français en Afghanistan

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    La France dépêchera dans les prochaines semaines des moyens militaires supplémentaires pour ses soldats déployés en Afghanistan, a annoncé aujourd'hui François Fillon.

    "Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'appui", a dit le Premier ministre lors d'une déclaration en préambule du débat sur la présence française en Afghanistan à l'Assemblée.

    "Ces moyens seront sur place dans quelques semaines. Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes", a-t-il précisé.

    François Fillon a déclaré que l'exécutif tirait ainsi les enseignements de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août à l'est de Kaboul.

    Quelque 2.600 militaires français sont déployés sur le sol afghan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias), sous le commandement de l'Otan.

    Sophie Louet

  • AFGHANISTAN : Rapport secret de l'OTAN sur la mort des paras français French soldiers unprepared for Taliban ambush: report

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    A secret NATO review obtained by The Globe and Mail shows that the French who were killed in August did not have enough bullets, radios and other equipment. By contrast, the insurgents were dangerously well prepared

    It was mid-afternoon when a tribal elder invited a U.S. military commander for a quiet chat in a garden. His village was surrounded by foreign troops, hunting around the mountain valley in search of infiltrators from Pakistan rumoured to be lurking in the barren hills.

    Thirty soldiers from a French airborne platoon wandered farthest from the village, exploring a steep slope covered with rocks and scrubby vegetation under a high ridge.

    That hill would soon become a killing ground, scene of the deadliest ambush against international forces since 2001, and the latest troubling sign that the insurgents are mastering the art of guerrilla war.

    A NATO report on the incident obtained by The Globe and Mail provides the most in-depth account so far of an attack on Aug. 18 that shook the countries involved in the increasingly bloody campaign. The NATO report, marked “secret,” reveals woefully unprepared French troops surprised by well-armed insurgents in a valley east of Kabul. Ten soldiers were killed, the report concludes, but the other soldiers were lucky to escape without more deaths.

    LIRE LA SUITE : http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080919.wparatroopers20/BNStory/International/home?cid=al_gam_mostview

  • Afghanistan : La CIA trafique, les soldats trinquent

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    Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…

    Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.

    Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.

    Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.

    Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.

    Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.

    Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.

    Du passé croit-on ? Non.

    Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques «  made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain …

     

    Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l'université d'Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.

    En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.

    Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.

    Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai . »était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans

    Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

    Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

    L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.

    Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.

    L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan» À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan..

    L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »

    Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.

    Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al Quaeda.

    Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.

    Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.

    Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.

    Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.

    En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.

    Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.

    L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».

    Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.

    Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…

    Ben Laden? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.

    Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.

    Jean-Marc DESANTI

  • Quelle Europe ? Américaine, russe, européenne ?

    spieler-2.jpgLes récents événements de Géorgie ont le mérite de poser clairement la question : quelle Europe voulons-nous ?

     

    Les petites gesticulations de Sarkozy ont démontré la parfaite faiblesse d'une Europe qui singe la puissance, sans en avoir les moyens ni la volonté. Le caricaturiste de Libération a parfaitement résumé la situation en croquant Sarkozy sous les traits d'un petit écolier colérique à qui un Poutine, impérial, tourne le dos.

     

    Les Russes ont quasiment annexé l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. Et alors ? Ces régions ont la volonté d'acquérir leur autonomie et de se rapprocher de la Russie, et non d'un Etat géorgien inféodé aux Américains et aux Israéliens, et qui rève d'intégrer l'OTAN. J'avoue une grande "Schadenfreude" (mot allemand qui signifie le plaisir de voir la souffrance de l'autre) quand je vois ceux qui ont permis la partition du Kossovo et le bombardement de la Serbie, au nom du droit des peuples à disposer de leur avenir, user aujourd'hui de l'argument de l'intégrité territoriale pour refuser aux Ingouches et aux Ossètes ce qu'ils avaient imposé aux Serbes.

     

    Russie, USA ?

     

    L'émergence de la nouvelle puissance russe ne manque pas d'inquiéter certains pays, tels les pays baltes et la Pologne qui ont eu à subir le joug communiste. D'aucuns évoquent aussi la dépendance énergétique de l'Europe vis à vis de la Russie. On imagine cependant mal la Russie envahir la Pologne, ou les pays baltes, dès lors que ceux-ci s'ancrent résolument dans la construction d'une Europe de la puissance, notamment sur le plan militaire. Cette construction passe forcément par le retrait des Européens de l'OTAN, inféodé aux intérêts américains qui ne sont pas toujours, loin s'en faut, ceux de l'Europe. Elle passe par le refus de voir s'installer des bases de missiles américains, en Pologne notamment, destinés soit-disant à contrer la très fantaisiste perspective d'une attaque iranienne, mais dirigés en réalité contre la Russie. La Pologne avait déjà manifesté le peu de cas qu'elle faisait des intérêts européens en achetant des avions militaires américains plutôt qu'européens, quelques jours après son adhésion à l'Union européenne, se liant ainsi pour 30 ans à la technologie américaine. La Pologne veut-elle être européenne ? A elle de répondre !

     

    Pour ce qui est de la dépendance énergétique, elle est une réalité. Aujourd'hui 32% du gaz européen est d'origine russe, et dans 30 ans nous en serons à 53% du fait du tarissement des réserves norvégiennes. La relation avec la Russie n'est cependant nullement déséquilibrée, celle-ci ayant un besoin vital de la technologie européenne. La dépendance de l'Europe est surtout une réalité par rapport aux Etats-Unis. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui ont bombardé la Serbie imposant la partition du Kosovo et créant ainsi une enclave musulmane et maffieuse en Europe. Que je sache, ce ne sont pas les Russes qui oeuvrent ouvertement pour l'intégration de la Turquie dans l'UE, dans le but de rendre impossible l'émergence de l'Europe de la puissance. Que je sache, l'impérialisme culturel et financier que subit l'Europe n'est pas davantage le fait des Russes.

     

    Il est parfaitement compréhensible que les Américains défendent leurs intérêts. Il me parait parfaitement souhaitable que nous défendions les nôtres.

     

    Afghanistan ?

     

    Certains de mes amis, que je respecte, arguent du fait que le combat contre les islamistes se joue en Afghanistan. Je ne partage pas cet avis. Outre le fait qu'il est impossible de contrôler cet immense pays montagneux et truffé de grottes, les Anglais l'ayant constaté à leur dépens au XIXème siècle et les Soviétiques au XXème, la véritable base islamiste se trouve dans les régions tribales de l'ouest pakistanais, à la frontière afghane. Ces régions, qui constituent le "hinterland" des islamistes afghans sont incontrôlées par l'armée pakistanaise qui y a subi récemment plusieurs revers. Sauf à envisager de raser ces territoires à coup de bombes atomiques, une victoire militaire est totalement impossible. Ajoutons à cela le fait que le problème majeur que pose aujourd'hui l'Afghanistan à l'Europe n'est pas tant l'islamisme que la production de pavot. Le paradoxe est que jamais cette production n'a été aussi massive que depuis la présence occidentale dans ce pays. Les Talibans avaient, quant à eux, commencé l'éradication de la production de drogue. Cherchez l'erreur...

     

    Alors, que faire ? Il y a des problèmes qui n'ont pas de solution. Et quand un problème n'a pas de solution, mieux vaut s'en retirer.

     

    L'Europe que j'espère.

     

    L'Europe que j'espère doit être européenne. Certains se reconnaissent dans le concept d'Occident. Je ne partage pas leur avis. Les Etats-Unis et Israël font partie de l'Occident mais leurs intérêts peuvent diverger de ceux de l'Europe. Faudra-t-il demain, au nom de la solidarité occidentale participer aux bombardements de l'Iran, ou à une guerre contre la Syrie ? Certainement pas.

     

    La Russie est-elle européenne ? Non, pour des raisons historiques, culturelles et géopolitiques. Un partenariat renforcé, notamment sur le plan économique est en revanche souhaitable. La constitution d'un espace économique Europe / Russie protégé peut permettre de sortir de la logique libérale et mondialiste qui tue les emplois et les industries européennes. Pour faire simple : les Chinois n'acheteront plus d'Airbus au prétexte que leurs machines-outils (qu'ils ont copiées) seront soumises à de lourdes taxes ? Et alors ? Dès lors que le nouvel espace européen élargi achètera, devra acheter, Airbus et européen...

     

    Je ne défend évidemment pas un quelconque néo-collectivisme. Je suis attaché à la liberté d'entreprendre, je rejette le matraquage fiscal, mais pour autant j'exige que cette liberté ne soit pas en contradiction avec l'intérêt et la survie de nos peuples. Ainsi, les banquiers de la Banque de l'Union Européenne ont à se soumettre à la volonté des peuples, et non à imposer la leur.

     

    L'immigration est la conséquence du libéralisme, forcément égoiste et mondialiste. Dans les années 70, on est allé chercher dans les douars d'Afrique du Nord des "travailleurs" supposés être corvéables et malléables à merci. Alors que le Japon, confronté à la même problématique de production, choisissait, par refus de perdre son identité, la modernisation de son outil de production et la robotisation, le patronat français choisissait, dans un souci de profits à court terme, la pire des solutions, l'immigration, qui allait mettre en péril, avec la complicité des politiciens du système, la substance même de notre peuple. Il est tout à fait légitime qu'un chef d'entreprise recherche le profit. Il est tout aussi légitime que la société se protège des dérives, des excès et des conséquences de cette logique.

     

    Pour conclure, je ne suis pas naïf au point d'imaginer que le nécessaire renversement de valeurs et la création d'une Europe de la puissance sera chose facile. Il passe forcément dans un premier temps par la création d'une Europe à deux vitesses. D'une part ceux qui veulent de l'Europe de la puissance, forcément identitaire, de l'autre, ceux qui n'en veulent pas encore, mais qui ont vocation à la rejoindre plus tard. Partout en Europe des mouvements identitaires et patriotes émergent, avec maintes difficultés face à de puissants adversaires. C'est autour de ces mouvements que l'Europe libre peut et doit se construire, certes pas dans une relation de vassalisation envers quiconque. L'Europe sera européenne ou ne sera pas.

    Robert Spieler

  • Louis Rossel contre Thiers !

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    À Aix en Provence, de manière récurrente, la question du nom des rues de la cité est révélatrice de l’idéologie de classe, réactionnaire et bourgeoise, de madame Maryse Joissains, maire sarkozyste de la ville.

    Voilà qu’elle a trouvé un nouveau héros bien dans l’esprit du pouvoir actuel, dont il est urgent, pense t-elle, de redorer le blason : Adolphe Thiers. Le « boucher de la Commune de Paris ».

    « Une comparaison en vogue fait de Nicolas Sarkozy la projection de Napoléon III, cet autocrate populiste dans le sillage duquel prospéra une bourgeoisie financière avide et qui, par orgueil et bêtise, précipita en 1870 le pays dans le désastre militaire de Sedan. Passons sur le décalage historique : l’appétit d’enrichissement d’une nouvelle classe possédante, avec Guizot en gourou des marchés, est plus à mettre au compte de la Monarchie de Juillet que du Second Empire. En fait, le livre que Georges Valance vient de consacrer à Adolphe Thiers suggère moins d’analogies avec “Badinguet”, le surnom de l’empereur, qu’avec “Foutriquet”, le sobriquet attribué par les Communards à l’objet de cette captivante biographie. » (Jean-Michel Helvig Rue 89)

    Cette comparaison pertinente permet de mieux saisir certaines affinités qui ont amené la municipalité d’Aix en provence à décider pour le 20 septembre 2008, une commémoration de celui que Marx traitait de “nabot monstrueux” et dont il qualifiait la conduite de sanguinaire. Autour du personnage Thiers (1797-1877), tel sera le thème de cette opération municipale hagiographique que le Comité Valmy dénonce fermement.

    Adolphe Thiers fut un tyran aux ordres de la bourgeoisie financière de son époque et le premier président de la 3ème République. Au cours de la « semaine sanglante », du 22 mai au 29 mai 1871, il dirigea la répression par les forces versaillaises de la Commune qui fut « la première insurrection prolétarienne autonome ». Cette répression barbare fit selon les sources entre 40000 et 60000 morts. Thiers décida, entre autres, l’assassinat du colonel Louis Rossel qui avait rejoint le camp du peuple, et qu’il fit exécuter. Le général de Gaulle rendit hommage à Louis Rossel à propos duquel le Comité Valmy suggère que son nom pourrait remplacer, de façon plus populairement consensuelle celui de Thiers, pour cette rue d’Aix en Provence, si elle était judicieusement débaptisée par les citoyens.

    La Commune fut une expression du patriotisme du peuple de Paris et de France, en même temps que d’internationalisme. « Le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. Ses martyrs seront enclos dans le grand cœur de la classe ouvrière. »

    Comité Valmy

  • Dix parachutistes français tués en Afghanistan

     

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    Reuters

    Dix parachutistes français ont été tués en Afghanistan lors d'une embuscade à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, apprend-on de source militaire française. Il s'agit de la plus grosse perte enregistrée dans les rangs de forces françaises depuis le début de leur intervention en Afghanistan, en 2001.

    L'information a été confirmée à Kaboul de source militaire afghane. Les soldats étaient engagés dans un violent combat, qui a éclaté lundi, avec des talibans, a déclaré un responsable militaire afghan.

    Vingt-et-un autres militaires français ont été blessés, a précisé à Paris un responsable militaire français sous le sceau de l'anonymat.

    Les victimes appartiennent au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn).8RPIMa_pins.jpg

    Une conférence de presse était prévue mardi après-midi au ministère de la Défense, à Paris.

    Près de 2.000 Français sont déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'Otan. Nicolas Sarkozy avait annoncé en avril, lors du sommet de l'Otan, le renforcement des effectifs militaires français en Afghanistan, décision vivement critiquée par l'opposition. Lors de la conférence internationale d'aide à l'Afghanistan, organisée en juin à Paris, le chef de l'Etat avait affirmé que la France assurerait une présence militaire dans le pays "aussi longtemps que ce sera nécessaire".

    Services France et International, édité par Pascal Liétout

  • « EDVIGE » et la contre Révolution de juillet : la fin des libertés républicaines ?

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    La révolution de juillet 1830 a été le produit des brimades politiques que le régime coercitif de Charles X imposa au peuple et aux partis. Malheureusement pour la République, le mois de juillet 2008 n'est pas celui de l'émancipation, mais, au contraire, celui de la coercition et de la persécution. MM. Sarkozy et Barroso tissent sournoisement et simultanément la fin des libertés.

    Au niveau de la République française, un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de << toutes personnes âgée de 13 ans et plus >> <<ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif >>.

    En clair, tous les citoyens ayant un jour envisagé de s'investir dans leur cité. Ce fichier doit servir a identifier tout individu, groupe ou organisation dont l'activité est <<susceptible de troubler l'ordre public >>.

    L'enregistrement des données a caractère personnel n'a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l'appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule, etc.

    Malgré les recommandations du Conseil de l'Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d'adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.

    En effet, EDVIGE aura vocation à se prémunir contre toute forme d'opposition.

    Le gouvernement choisit de progresser vers un contexte autoritaire plus global, qui remet en cause l'indépendance des médias, comme celle de la Justice, a déclaré Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député gaulliste de l'Essonne et Président de Debout la République.

    Mais, si le Conseil de l'Europe a émis des réserves sur EDVIGE, l'Union européenne a voté le 7 juillet une réforme du droit européen sur les communications électroniques dit <<Paquet Télécom >>. Un eurodéputé britannique conservateur, Malcolm Harbour, se fait le petit télégraphiste de la BSA (Business Software Alliance) une association contrôlée par des éditeurs de logiciels, afin d'introduire dans le droit européen les mesures permettant de surveiller les communications des internautes dans le but de détecter des violations de propriété intellectuelle.

    Comme il est techniquement impossible de faire ce type de détection sans surveiller la totalité des communications, c'est la globalité des usages de l'ensemble des internautes que les fournisseurs d'accès seront contraints d'espionner: mails, navigation, messagerie instantanée, jeux en réseau ....

    Cela revient à ouvrir la totalité des courriers à la poste pour espionner les correspondances, afin de voir si ce qui est écrit est conforme aux oukases d'un lobby d'affaires.

    Notons que le rapporteur du <<Paquet Télécoms >>, Catherine Trautmann, eurodéputée ancienne ministre socialiste de la culture, ne semble pas vraiment s'opposer a ce saccage d'un droit fondamental, celui de la vie privée.

    Dans un tel contexte, la réforme prend de plus en plus l'aspect d'une contre-réforme, doctrinaire et liberticide.

    Debout La République dénonce vivement ces dangereuses logiques de négation des droits fondamentaux des citoyens qui, sous prétexte de « moderniser » la législation, liquident aussi la liberté d’opinion, le droit à la vie privée et la présomption d'innocence.

    Ch. LECHEVALIER

  • LE SANG...ET LA HONTE

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    Le 14 juillet 1789, les Français prenaient d’assaut la Bastille, parce qu’ils ne voulaient plus jamais connaître la misère, le mépris, le mensonge et l’humiliation…

    Le 5 juillet 1830, les Français, portés par le concert des nations européennes, débarquaient sur une terre d’inhumanité pour mettre fin à la domination de l’Homme par l’Homme, abolir l’esclavage, détruire un nid de pirates ottomans, recueillir les survivants d’une barbarie permanente, décimés, non seulement par la famine et les luttes tribales, mais aussi par de redoutables pandémies qui les laissaient pantois comme des cadavres au fil de l’eau…

    Les Français ont retroussé leurs manches, ils ont relevé et soigné les humains, ils ont défriché et fertilisé la terre, ils ont fait d’un cloaque infâme un pays prospère dont tous les habitants, depuis le Sénatus-consulte du 15 juillet 1865 sont devenus des nationaux français et se sont conduits comme tels.

    Si ces nationaux français ont versé leur sang dans tous les conflits menés par la France, ils l’ont fait en tant que Français, avec une vaillance exemplaire et pour prouver leur attachement, non seulement à la France, mais aussi à leur terre française.

    Lors de l’insurrection de 1954, fomentée et soutenue par l’étranger, et perpétrée par « quelques meneurs ambitieux », les Français d’Algérie de souche nord-africaine ont souffert bien davantage que les Français d’Algérie de souche européenne, car il s’agissait, pour les meneurs de ce djihâd, de les rallier à leur cause par la terreur, ce qu’ils n’ont jamais pu faire, tant que la France les a soutenus, malgré huit ans d’un terrorisme d’une cruauté inhumaine !

    S’il s’était agi, comme le prétendent, aujourd’hui, les égarés et les menteurs, en Algérie comme en France, du soulèvement massif de tout un peuple, la « guerre d’indépendance » n’aurait pas duré huit ans, car la meilleure armée de la terre, à moins d’utiliser la bombe atomique, n’aurait pas pu résister à la pression de dix millions d’hommes. fetd010sm9.jpg

    Or, pour les Français musulmans d’Algérie, leur dignité était celle de rester Français, tout comme la dignité des soldats français était celle de se battre contre le terrorisme pour défendre une terre française.

    Comment ne pas suffoquer d’indignation et de dégoût devant le discours prononcé le 14 juillet 2008 à Alger par l’Ambassadeur de France, M. Bernard BAJOLET, discours d’un ignare, qui n’a aucun scrupule à manier le mensonge pour mieux dénigrer, à l’étranger, l’œuvre de son propre pays ! Malheureux pays que le nôtre où tous ceux qui devraient avoir pour mission la défense de son honneur, n’hésitent pas à le traîner dans la boue ! Voici un extrait des falsifications de M. BAJOLET.

    « La relation franco-algérienne a été soudée, pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le sang que des milliers d’Algériens ont versé pour notre liberté pendant les deux guerres mondiales, le sang de l’injustice versé par tant d’Algériens pendant la période coloniale, mais aussi, le sang des soldats français versé pour une cause qui n’était pas la leur, les larmes des milliers de Pieds Noirs arrachés à la terre natale qui les avait vus naître, qu’ils aimaient, et qu’ils avaient travaillée avec tant d’ardeur. »

    · Ce ne sont pas des milliers « d’Algériens », mais des milliers de « Français d’Algérie » toutes ethnies confondues qui ont versé leur sang pour la France, pendant les deux guerres mondiales.

    · Pendant la période dite, aujourd’hui coloniale, la civilisation, l’humanisme et, surtout la paix, ont été apportées aux populations affamées, ravagées, terrorisées, et incultes du pays.

    · Pendant la dite « guerre d’indépendance » les soldats français se sont battus contre l’hydre naissante du terrorisme, et ont du faire face à la barbarie la plus cruelle, selon les ordres donnés par la France pour défendre les départements français d’Algérie. Si demain, dans les Alpes Maritimes ou la Savoie (dont le rattachement à la France était ultérieur à celui de l’Algérie) les ressortissants français étaient attaqués par des hordes féroces, l’Armée française considérerait-elle que la cause de ces victimes n’est pas la sienne ? L’affirmation de l’Ambassadeur de France nous donne la nausée !

    · Les Pieds Noirs n’ont pas seulement versé des larmes en quittant leur terre natale et les tombes de leurs proches immédiatement profanées. Ils ont aussi versé leur sang, le sang de leurs enfants et des plus innocents d’entre eux, victimes d’atteintes barbares et sadiques dans le bled, d’attentats à la bombe dans les villes, d’enlèvements, de tortures, de carnages, de disparitions, de répression sanglante comme celle de la rue d’Isly à Alger, de début de génocide, avec la complicité du Chef de l’État français, le 5 juillet 1962 à Oran, et la liste de leurs épreuves seraient trop longue à énumérer…

    Que l’Ambassadeur de France à Alger n’évoque surtout pas les Pieds Noirs, ils se sentiraient souillés par l’infamie qui transperce de ses paroles !

    Monsieur Bajolet, ou bien, vous êtes un thuriféraire inculte, incompétent et stupide, ou bien, ce qui est plus grave, vous vous faites volontairement le complice d’un mensonge d’État qui suffit, à lui seul, à déshonorer la France, sans qu’il soit utile d’en rajouter, mensonge élaboré par des politiciens délinquants, vipérins et malintentionnés envers leur propre patrie pour cacher encore que Charles De Gaulle a laissé perdre : l’espace, l’honneur et l’espérance de la France !

    Le premier Président de la Vème République, par ses engagements « au nom de la France », puis ses infâmes palinodies illégales et anticonstitutionnelles, a enseigné à ses successeurs le viol de toutes les valeurs républicaines, il a fait des hommes politiques français de véritables culs-de-jatte, il a découragé les Français d’être fiers d’être français, il leur a enfoncé dans le cœur le désarroi d’être eux-mêmes, et le dédain de leur image dans la glace…

    Quant à nous, Français d’un autre monde et d’un autre pays qui fut un morceau de France, nous ne pouvons pénétrer le sens de la dhimmitude actuelle. C’est un noir mystère contre lequel nous nous insurgeons sans bien comprendre les mobiles de la forfaiture actuelle.

    Alors que la France s’humilie, se flagelle, s’agenouille, et vilipende notre œuvre en Algérie, voici ce qu’écrit, à notre sujet, Boualem Sansal, un Algérien lucide et clairvoyant, défenseur de la vérité historique que notre pays bafoue : « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi. Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants. ».

    Anne CAZAL

  • Pourquoi pas ?

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    Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
    par Thierry Meyssan

    Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.
  • 23 octobre 1983 – 14 juillet 2008

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    25 années se sont écoulées depuis l’attentat du Drakkar à Beyrouth, où 58 jeunes paras (appelés volontaires et engagés) des 1er et 9e Régiments de Chasseurs Parachutistes ont trouvé la mort.

    Bien sûr, l’enquête n’a jamais réussi à identifier les coupables, mais il ne fait aucun doute que la Syrie et les Services secrets Syriens ont joué un rôle, parmi d’autres, dans la préparation ou la réalisation de cet attentat sordide.

    Lundi 14 juillet, jour de la Fête nationale, M. SARKOZY fera défiler une partie de l’Armée française, celle qu’il projette de réduire à l’état de supplétif des Etats-Unis en réintégrant l’OTAN, devant le fils de l’ancien Président Syrien HAFEZ-EL-ASSAD. Pourtant, jamais la Syrie, en 25 ans, n’a fourni ni la moindre explication, ni la moindre excuse !

    Combien de fois, nos soldats, trop souvent transformés en soldats-cibles, ont-ils séjourné au Liban, accomplissant là bas des prouesses, pour contenir les Gardiens de la Révolution islamique et du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa et ce dans l’indifférence parfois tout juste apitoyée de la presse et même de nos politiques ?

    On nous parlera d’un pseudo intérêt d’État ou de commerce… c’est dégueulasse !

    Je pense aux familles de mes 58 camarades assassinés là bas, je pense aux blessés qui encore aujourd’hui souffrent des séquelles de leurs blessures. Et tout cela fait monter mon dégoût, pour celui qui lundi acceptera l’inacceptable présence sur les Champs Elysées ! Je pense alors à CHURCHILL et à cette terrible phrase « Vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre, vous aurez le déshonneur et la guerre !».

    Quand sortirons-nous de ce mauvais rêve et de la petitesse démocratique, quand retrouverons nous le chemin de l’honneur ? Et puisque nous parlons d’honneur, une question M. SARKOZY, à quel titre proposez vous Me BETANCOURT pour la Légion d’Honneur, je serais curieux de le savoir ??? Et encore, comment peut-on accepter la présence de M. BOUTEFLIKA sur les Champs Elysées ? Quelle triste Fête nationale !

    Christian PEREZ

    Ancien Sous-officier au 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes

    Président du Parti Populiste

  • LE PRESIDENT ALGERIEN A PARIS

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    APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT EN MEMOIRE DES FRANCAIS D'ALGERIE VICTIMES DES ACCORDS D'EVIAN DU 19 MARS 1962

    DIMANCHE 13 JUILLET A 15 HEURES

    PARVIS DES LIBERTES ET DES DROITS DE L'HOMME - PARIS

    (Place du Trocadéro - Métro Trocadéro)

     

    "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois"

    Nicolas SARKOZY, le 31 mars 2007 devant les représentants des Harkis et leurs enfants réunis au siège de l'UMP.

    **************

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    des Associations

    AJIR - CNFA - JPN - UNHAS - UNLAS

    ( Communiqué commun ouvert à toutes les associations qui souhaitent soutenir cette demande collective nationale - Nous contacter. )

    Le Président Algérien doit faire des excuses aux Français et aux Harkis

    Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, le Président de la République a invité à Paris les chefs d’états des pays riverains de la méditerranée, parmi lesquels le président algérien Abdelaziz Boutéflika.

    Les Français, dont les Harkis, dans leur ensemble, n’ont pas oublié ses déclarations lors de sa visite officielle en juin 2000. Dans le JT de 20 heures de France 2, il avait qualifié les Harkis de « collabos » sous-entendant par là que les Français s’étaient conduits en Algérie comme les nazis le firent en France durant la seconde guerre mondiale.

    Cette diatribe, iconoclaste et inutile dans le cadre d’une visite officielle avait suscité de nombreuses réactions dont celle du président de la République, Jacques CHIRAC, qui s’était déclaré « choqué » par les propos de son homologue algérien lors de son interview du 14 juillet 2000.

    La présence de Monsieur BOUTEFLIKA en France n’est pas souhaitable tant qu’il ne sera pas revenu sur ses propos scandaleux de juin 2000 et présenté des excuses circonstanciées aux Français ainsi qu’aux Harkis et à leurs familles.

    Les séquelles de la guerre d’Algérie provoquent encore aujourd’hui des réactions fortes des deux côtés de la méditerranée et c’est se conduire en irresponsable que de jeter encore de l’huile sur le feu. C’est pourquoi les peuples algériens et français doivent dépasser les passions du passé et se tourner résolument vers l’avenir afin d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

    Se tourner vers l’avenir n’implique pas l’oubli du passé bien au contraire ! Des deux côtés de la méditerranée, un travail sérieux et impartial doit être entamé pour rétablir la complexité de la guerre d’Algérie ainsi que les responsabilités des uns et des autres.

    Pour leur part, les Harkis réclament que toute la vérité soit faite sur le massacre de 150 000 personnes, femmes et enfants compris, par le FLN dans sa quête de revanche au lendemain du cessez-le-feu du 19 mars 1962.

    Ce n’est qu’à ce prix que les relations franco-algériennes pourront s’apaiser et se normaliser.

    CONTACTS PRESSE

    Saïd MERABTI : 06 20 27 23 14

    Bernard COLL : 06 80 21 78 54 - Alain MARTIN : 06 24 46 16 55

     

     

    NON A LA VISITE DU PRESIDENT ALGERIEN

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    du Cercle Algérianiste

    Abdelaziz BOUTEFLIKA présent à Paris pour le 14 juillet
    Quel prix la France a-t-elle payé ?

    Le Président algérien Abdelaziz BOUTEFLIKA vient d'annoncer sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée prévu à Paris le 13 juillet prochain et probablement au défilé du 14 juillet. Ainsi, celui qui insulte notre pays depuis plusieurs années déjà en le comparant à l'occupant nazi, en exigeant que la France reconnaisse les crimes de la colonisation, en qualifiant de génocide la présence française en Algérie sera reçu avec tous les honneurs dus à son rang. C'est une triste nouvelle pour les Français d'Algérie, Pieds Noirs ou Harkis, qui ne sauraient oublier les outrances, les dérapages verbaux et le discours de haine de ce sinistre personnage. Nos compatriotes s'interrogent aujourd'hui légitimement sur le prix que la France et le Président Sarkozy sont prêts à payer pour s'assurer d'une telle présence. S’agit-il d'une repentance officielle de la France ? Cette présence raisonne comme une insulte envers tous ceux qui se sont sacrifiés pour l'œuvre de la France Outre-mer, envers tous ceux qui ont été victimes d'assassinats et d'enlèvements du F.L.N., envers tous les anciens combattants qui s'estiment aujourd'hui bafoués dans leur honneur. Cette présence est une véritable insulte à la France.

    Thierry Rolando - Président national

  • Entretien avec Alain de Benoist sur la politique de civilisation du Président ‎Sarkozy

    20071018-benoist.jpgComment expliquez-vous la politique de civilisation dont a ‎parlé, tout récemment, le Président français, Nicolas Sarkozy ? ‎
    C'est un peu difficile à dire, parce qu'on ne sait, véritablement, pas ‎ce que Nicolas Sarkozy a voulu dire, en parlant de la politique de ‎civilisation. Parler de politique de civilisation est, finalement, une ‎chose assez banale et n'importe qui peut être d'accord pour une ‎politique de civilisation. Mais, on ne sait pas de quelle civilisation, ‎ou de quelle politique il s'agit. Et il est, donc, difficile de réagir. ‎Nicolas Sarkozy a employé cette expression sans donner aucune ‎précision de ce qu'il entendait par là. Donc, parler de désaccord ou ‎d'unanimité me parait un peu bizarre, parce qu'on ne sait pas ce ‎qu'il a voulu dire. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il conçoit une ‎politique de civilisation, selon ses options personnelles, qui sont ‎bien connues. C'est une ouverture des relations plus étroites avec ‎les Etats-Unis d'Amérique et c'est une politique méditerranéenne ‎plutôt favorable à Israël. ‎
    S'il d'agit d'une telle ouverture quelle en sera la conséquence ? ‎
    La conséquence en sera que la France perdra son indépendance ‎nationale et qu'elle sera de moins en moins crédible dans le monde ‎arabo-musulman et qu'elle perdra toute sa spécificité et sa capacité ‎d'action pour devenir aux ordres des Etats-Unis. Je dois dire, ‎également, un mot à propos de la politique de civilisation, c'est on ‎peut, peut-être, l'approcher de la rhétorique du choc de ‎civilisations, qui a été théorisé par Samuel Hantignton, dans un ‎article et dans un libre qui ont fait le tour du monde. La théorie de ‎Hantington, c'est d'opposer les civilisations, d'affirmer que ‎l'Europe occidentale fait peut-être du même ensemble atlantique ‎que les Etats-Unis. Ce sont des théories qui ont été, ‎passionnellement, discutées, et très souvent, réfutées. ‎
    L'annonce d'une telle politique intervient alors que la ‎civilisation française existe depuis des siècles ? ‎
    Oui, mais, on peut en dire autant à propos de la civilisation ‎européenne qui a eu ses grandes œuvres et également, ses pages ‎noires. Encore une fois, n'importe qui peut prendre positon en ‎faveur d'une politique de civilisation et moi-même, je suis, tout à ‎fait, favorable à une politique de civilisation. Mais, ce n'est, ‎certainement, pas la même que celle de Nicolas Sarkozy. A mon ‎sens, une véritable politique de civilisation est de faire de l'Europe, ‎à la fois, une puissance autonome, qui puisse apporter quelque ‎chose au reste de la terre et entrer dans un dialogue constructif ‎avec les autres cultures et les autres civilisations. ‎
    Le Président Sarkozy dit vouloir faire de la France, qui va ‎prendre au deuxième semestre de l'an 20008, la présidence de ‎l'union européenne, l'âme de la renaissance du vieux ‎continent, comment l'expliquez-vous ? ‎
    Je pense que ce sont des phrases creuses qui sont utilisées pour ‎séduire l'opinion. Je n'attache pas, énormément, d'importance aux ‎mots lorsqu'ils ne sont pas suivis d'effets. Vous savez que Sarkozy ‎n'écrit pas ses discours. On l'avait vu, d'ailleurs, durant sa ‎campagne électorale, faire usage d'une rhétorique qui est destinée ‎à séduire un électorat, plutôt, situé à droite, mais ce sont des faits ‎qui comptent. ‎

    Rédaction française de l'IRIB

  • EUROPE RÉELLE CONTRE EUROPE LÉGALE

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    Après les Irlandais, ce sont les Polonais qui s’en mêlent ! Décidément, tout ne va pas pour le mieux en Union européenne et pour Nicolas Sarkozy en particulier, au moment où la France accède à la Présidence de celle-ci.
    Ce n’est certes pas la première crise, ni sans doute la dernière, bien sûr. Au moins, les crises européennes se règlent-elles désormais sinon à l’amiable, du moins en simples crispations, suivi d’accords plus ou moins durables plutôt qu’à coups de canons. Cela évite toujours les routes jonchées de cadavres, on ne s’en plaindra pas.
    Certains responsables de l’UE s’insurgent donc contre ces pays, tels l’Irlande et la Pologne, qui ont largement bénéficié des mannes financières de l’UE et mettent la pagaille en refusant de signer le Traité de Lisbonne, pis-aller de feu la giscardienne constitution européenne, précédemment enterrée, elle, par les Pays-Bas et la France.
    Pour les dirigeants de l’UE, cela semblait pourtant aller de soi : nous payons, vous signez ! Mais aucune clause ne stipulait que l’un n’allait pas sans l’autre. Une colossale erreur, incompréhensible de la part de vieux chevaux de retours de la politique, de hauts fonctionnaires blanchis sous le harnais des échanges internationaux.
    Incompréhensible sauf d’admettre… ce qu’eux-mêmes ne pourront jamais comprendre pour cause de formatage idéologique, certains qu’ils sont de détenir, eux et eux seuls, la seule et unique vérité. Cette folle prétention les empêche d’envisager tout avis contraire.
    La construction européenne telle que la conçoit cette caste d’arrogants – telle qu’on leur a appris à la concevoir – peut ne pas être forcément, automatiquement, du goût de tous. Elle pourrait même ne pas l’être du tout pour une majorité d’Européens.
    Faire fi de l’histoire des peuples, de leurs particularités régionales, de leurs sensibilités nationales, culturelles ou religieuses, vouloir imposer comme une évidence le rouleau-compresseur d’une pensée politique unique, d’une administration totalitaire autant qu’anonyme, de décrets incessants, incompréhensibles, d’ukases insupportables, et surtout la morgue en permanence affichée de leur douteuse supériorité auto-proclamée, déclenche un inévitable et bien naturel sentiment de rejet…
    Vouloir imposer de force des traités, via des politiciens toujours plus jaloux de leur pouvoir légal, mais toujours plus coupés du pouvoir réel, ne peut que susciter d’inévitables déconvenues.
    De la même façon, le royaliste Charles Maurras critiquait déjà, voilà près d’un siècle, le régime républicain et ses administrations hyper-centralisées, ses partis politiques et ses soutiens idéologiques qui formaient, pour lui, un « masque grotesque, tyrannique et inefficace », superposant artificiellement le « pays légal » au « pays réel », le pays qui « travaille et qui vit », que l’on appellerait aujourd’hui la société civile.
    Les blocages de l’Union européenne proviennent bien davantage de cet état d’esprit largement faussé de dirigeants persuadés d’être les propriétaires du destin des peuples européens… que de l’ingratitude de ces derniers.
    Les claques à répétition qui leur sont administrées parviendront peut-être à fissurer leur terrifiante armure de certitudes…

    © Philippe Randa www.philipperanda.com

  • La Pologne refuse de ratifier le traité de Lisbonne

    58b85522-472e-11dd-b22a-c0e466ddee57.jpgLe président Lech Kaczynski estime que le non irlandais a rendu le traité «sans objet». Un sévère coup au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne.

    Le président polonais Lech Kaczynski ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Pour lui cette question est pour le moment « sans objet ». Et d'ajouter, dans une interview au quotidien Dziennik que « l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse ».

    Cette défection est un sérieux coup porté au premier jour de la présidence française de l'Union, alors que Nicolas Sarkozy a souligné que sa priorité était de « circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire en sorte que les autres pays européens « continuent de ratifier ». Un objectif qui s'éloigne avec le refus polonais, qui s'ajoute au problème tchèque, où la ratification est loin d'être acquise, en raison de l'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir à Prague, à commencer par le président Vaclav Klaus. Le président polonais a d'ailleurs mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande. «Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution», a-t-il dit.

    Lire la suite : http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/01/01003-20080701ARTFIG00223-la-pologne-refuse-de-ratifier-le-traite-de-lisbonne.php

  • Camp identitaire 2008

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    Camp identitaire 2008 : Lyon 1793, révolte contre le monde moderne

    Le camp d'été des Identitaires se déroulera du dimanche 17 au vendredi 22 août en région lyonnaise.

    Inaugurant le cycle " Révoltes contre le monde moderne ", ce camp sera consacré à la question des libertés et souverainetés locales et provinciales en se basant sur l'insurrection fédéraliste de Lyon en 1793.

    Comme à l'accoutumée le camp associera réflexion et formation politique, ateliers pratiques, activités physiques et moments de communauté.

    Les frais de participation au camp sont de (seulement !) 60 euros.

    Le camp d'été est un moment privilégié dans la vie du mouvement identitaire, scellant la fraternité et la cohésion parmi ses militants de première ligne, ne le ratez pas !

    Les places étant limitées, la préinscription est impérative. Pour cela vous devez adresser avant le 20 juillet un courrier comportant vos coordonnées complètes (nom, adresse, téléphone, mail) et un règlement de 30 euros correspondant au paiement de la moitié des frais (chèques à l'ordre de " Jeunesses Identitaires ") à l'adresse suivante : JI - BP 75 - 57 185 Clouange.

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    JEUNESSES IDENTITAIRES
    http://www.jeunesses-identitaires.com
    Contact : contact@jeunesses-identitaires.com
    Adresse postale : JI - BP 75 - 57 185 Clouange
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  • Rendonnée estivale

     

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    RANDONNEE ESTIVALE sur les sentiers de Grande randonnée de TREIGNAC à Martel du dimanche 24 au 31 août.

    Les mois d'été étant propices à la grande randonnée et la découverte de nos terroirs ,

    la Bannière Île-de-France vous propose une semaine de balade sur les G.R de la Corrèze jusqu'à Martel dans le LOT.
    Nous découvrirons lors de cette randonnée :

    Treignac , La Pierre des Druides au sud de Treignac.
    la Montagne limousine avec ses forêts aux multiples essences, ses landes de bruyères et de fougères, ses ruisseaux,

    Les Gorges de la Vézère, Le Saillant, Voutezac et Vigeois avec leurs toits d'ardoises du pays et leur pont du Moyen-âge,
    . Les ruines de la forteresse de Comborn,
    . Uzerche, ancienne ville fortifiée

    Martel ville médiévale qui surplombe la Dordogne sur le causse du Quercy
    Co-voiturage ou R.V sur place TREIGNAC ( Corrèze )


    Organisateur : YVES
    Les personnes intéressées sont priées de se faire connaître avant la fin juillet au 06 68 75 95 46 ou demeter77@hotmail.fr
    L'hébergement aura lieu dans des gîtes d'étape.

  • Le 14 juillet à Paris, Assad retrouvera sa « virginité ». Se contentera-t-il de flirter avec la France ?

    Ahmadinejad_BacharElAssad.jpgEn confirmant l’invitation adressée par le président français Nicolas Sarkozy à son homologue syrien Bachar Al-Assad, l’Elysée a suscité une avalanche de réactions de la classe politique française, indignée par ce geste jusque là gratuit. La plupart des Libanais manifestent leur dégoût et craignent avoir été sacrifiés sur l’autel de la « rupture ». D’autres, plus pragmatiques et réalistes, estiment qu’ils ont été vendus « peu chers ». En ce qui me concerne, cet épisode m’inspire quelques réflexions.

    Catastrophé par cette évolution, un ami franco-libanais parisien m’a appelé à Beyrouth la nuit dernière, et m’a livré ses sentiments crus et cruels. Il m’a rappelé que son premier souvenir de Paris fut le slogan publicitaire qui fleurissait sur les panneaux du métro, à l’approche de chaque été, invitant les Français à « sortir couverts ». Cette publicité avait interpellé ce jeune étudiant, passant sans transition de la guerre aux bancs de la Sorbonne. Il avait demandé des explications à ses camarades et a eu le droit à un cours magistral : « avec l’approche des beaux jours, et avec la montée de la sève, les Français ont souvent tendance à multiplier les partenaires », lui avait-on dit. C’était le slogan d’une campagne de prévention contre le Sida. Avec son humour légendaire, mon ami franco-libanais m’a ressorti cette histoire pour me mettre en garde contre une tentative syrienne de flirter à nouveau avec la France, depuis leur rupture.

    Cet épisode passe et repasse dans ma tête depuis la confirmation de l’invitation adressée à Assad, et j’ai du mal à m’empêcher de penser que le président syrien est convié au défilé du 14 juillet sans doute en guise de récompense pour services rendus. Et comment en être autrement, puisque Bachar Al-Assad, digne héritier de son père Hafez, a respecté la liberté de son peuple à choisir entre le cimetière et l’exil, à défaut de démocratie, et s’est montré le plus fervent promoteur de la liberté et défenseur acharné des droits de l’homme...

    Mais au-delà de l’excès de colère qui alimente ma plume, et qui anime une majorité de Libanais, de Syriens et de Français – pour ne citer qu’eux – excédés par la cogitation élyséenne et par la précipitation du président Sarkozy à normaliser avec Damas sans contrepartie apparente, l’espoir n’est pas interdit. Car, comme le slogan « Sortez couverts » s’adressait essentiellement aux aventuriers d’une nuit sans lendemain, il y a fort à parier que le coup de foudre de Sarkozy pour Assad fera long feu. Dans ses relations internationales, l’habitude de la Syrie consiste en effet à « manger l’appât et à pisser sur l’hameçon ». D’ailleurs, cela fait désormais école au Liban, où le général Michel Aoun a appelé cette semaine les Libanais à accepter les aides offertes par la Fondation Hariri (qui distribue du gasoil aux familles nécessiteuses pour les aider à survivre durant la flambée des prix du pétrole) mais sans contrepartie politique. Aoun a textuellement dit qu’« il n’y a pas de mal à manger l’appât et à pisser sur l’hameçon », et a interdit, le plus démocratiquement possible, les Libanais de voter pour les Hariri en 2009. Il est donc permis de penser que le mariage Sarkozy-Assad se termine par un divorce, la mariée syrienne ayant du mal à respecter ses engagements et ne connaissant pas le sens de la fidélité. La Syrie cherche en effet à « épouser » Washington, mais en attendant, elle se contente de collectionner les amants européens.

    Pourtant, certains parient au contraire sur une alliance heureuse entre Paris et Damas, le premier étant habitué à encaisser les coups et à avaler les couleuvres. Pragmatique, Sarkozy considère la Syrie comme un marché économique à conquérir, que certains n’hésitent pas à qualifier de « pays vierge qui s’offre à Paris » (lequel n’aura pas d’inquiétude qu’un juge lillois annule son mariage pour non-virginité de la partenaire !). Après les fiançailles franco-syriennes, qui seront célébrées le 14 juillet avec un feu d’artifice grandiose tiré aux pieds de la Tour Eiffel, alors que les deux fiancés piétinent le Parvis des droits de l’homme au Trocadéro, il sera permis de vendre des centrales nucléaires aux Syriens. Pourquoi Paris ne peut-il pas remplacer la centrale détruite par Israël, l’ennemi sioniste ? La France a bien proposé à l’Algérie et à d’autres pays arabes son savoir-faire nucléaire en dépit des réticences des Services de renseignements qui mettent en garde régulièrement contre le risque d’islamisation dans ces pays. Mais grâce au pragmatisme élyséen, le jour où les islamistes arriveront au pouvoir, la France aura connaissance de leur arsenal et pourra le neutraliser ! La France peut aussi rêver de vendre des armes à la Syrie, les caisses de son allié iranien regorgeant de dollars. Un armement moderne, dit-on, qui sera commandé par Damas, payé par Téhéran et utilisé par le Hezbollah. Car, le pragmatisme politique en vogue à Paris suggère qu’à défaut de désarmer le Hezbollah, il faut l’armer pour éviter sa colère et son terrorisme.

    Mieux encore, le quotidien koweïtien « Al Seyassah » nous apprend, ce 13 juin, que « la Syrie envoie des combattants du Hezbollah aux académies militaires russes, munis de faux passeports syriens, pour parfaire leurs connaissances en matière de combats et de tactiques militaires… Ce qui irrite fortement les officiers syriens privés de ces stages – très lucratifs par ailleurs – et de plus en plus inquiets quant à la place occupée par le parti chiite libanais dans la vie politique syrienne ». De ce point de vue, il n’est pas interdit de penser que les « Résistants » du Hezbollah, que Sarkozy avait qualifiés de « terroristes », soient un jour admis à la prestigieuse école militaire de Saint Cyr, qu’ils défilent un 14 juillet sur les Champs-Elysées , qu’ils participent à la Garden Party de l’Elysée, et qu’ils lèvent leurs tasses de thé (l’alcool aura été interdit) en criant « Vive la République (islamique) ». Le dernier conseil de mon ami franco-libanais : « Sortez couverts ! ».

    Khaled Asmar  ( BEYROUTH )